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13/11/2015 (Brève 514) Face aux terribles attaques qui ont lieu à Paris, toute l’équipe de l’ARDHD exprime sa solidarité avec les parisiens.

L’équpe de l’ARDHD exprime toute sa solidarité avec les parisiens qui sont sous le choc ce soir et elle adresse aux victimes et aux familles de victimes ses condoléances.

02/09/09 (B514) Ecouter et/ou télécharger trois enregistrements de Nima Djama Miguil avait enregistré à la mi-juillet quand elle était incarcérée dans la sinistre prison de Gabode sur ordre de la Paulette.

Pour chaque enregistrement, vous pouvez choisir de l’écouter en format WMA, de le télécharger en format MP3 ou d’activer le lieu avec YouTube où ils sont aussi dispoinbles
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Enregistrement n°1

Nimco jamac xafiiskii gabood iyo xabsigii nimco (Halagan Part 1)

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Enregistrement n °2

Nimco jamac Xafiiskii gabood iyo xabsigii Nimco (halgan Part 2)


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_________________________ Enregistrement n°3

Nimco jamac Xafiiskii gabod iyo xabsigii nimco jaamac (Halgan Part 3)

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05/09/09 (B514) Djibouti rebels claim to beat back troops (En Anglais) Un porte-parole du FRUD affirme que les rebelles ont fait reculer les forces militaires nationales djiboutiennes.(Info lecteur)

FRUD rebels said they sustained no casualties

FRUD spokesman says at least four soldiers killed by rebels in weekend clash in Mablas region.

A rebel group in Djibouti on Tuesday claimed that it had fought off a military attack, killing four soldiers and wounding 20 others in the weekend clash in the small Horn of Africa nation.

The ethnic Afar Front for the Restoration of Unity and Democracy (FRUD) said that on Sunday, troops had attacked a rebel position in the Mablas region, with two helicopter gunships in support.

But according to a statement signed by FRUD’s envoy for external relations, Hassan Mokbel, the soldiers "were pushed back and had at least four dead in their ranks, while 20 were injured, some of whom were evacuated by helicopter."

The FRUD rebels sustained no casualties, the statement said.

There was no immediate official comment on the claims.

The FRUD, which comes from northern Djibouti, almost overturned the regime of President Hassan Gouled Aptidon at the beginning of the 1990s, and fights to protect Afar interests from domination by the Issas, the other major ethnic group in Djibouti.

A moderate wing of the FRUD signed a peace pact with the government in 1994 and joined the ruling coalition. The movement’s historical leader, Ahmed Dini Ahmed, laid down arms in 2001 and has entered the political opposition.

Strategically located at the gateway to the Red Sea, the largely desert nation of half a million people houses France’s biggest military base in Africa as well as the only US military base on the continent.

01/09/09 (B514) Condoléances pour la disparition de Moumin Bahdon Farah (ARDHD).

L’équipe de l’ARDHD a appris avec une grande tristesse la disparition de Moumin Bahdon Farah.

A une certaine époque, lorsqu’il était opposant et harcelé à ce titre par le régime, l’ARDHD s’était mobilisée pour informer l’opinion internationale sur les conditions d’un procés pour le moins critiquable.

Ensuite, lorsqu’il avait choisi une autre voie que celle de l’opposition, il avait eu l’extrême courtoisie, contrairement à d’autres personnalités, de nous en informer au préalable, pour éviter de nous déstabiliser… et cela avait été fort apprécié par toute l’équipe.

Nous adressons à son épouse, à ses enfants et à ses proches, nos condoléances les plus sincères et les plus attristées.

05/09/09 (B514) Nouvel appel de l’Organisation modiale contre la troture (OMCT) Arrestation et détention arbitraire/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique. Concerne M. Mohamed Ahmed Abdillahi (né le 23/10/1967) incarcéré à Djibouti. (Info lecteur)

Cas DJI 050809.1
Suivi du cas DJI 050809

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations concernant la situation suivante à Djibouti.

Nouvelles informations

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna Internationale, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, que les forces de sécurité de la prison centrale dite « Gabode » (sous l’autorité du ministère de l’Intérieur) ont reçu l’ordre de limiter les visites accordées à M. Mohamed Ahmed Abdillahi (né le 23/10/1967) aux seuls membres de sa famille proche (des amis et des collègues avaient pu auparavant lui rendre visite). Par ailleurs, il serait également privé de promenade dans la cour de la prison. Selon les mêmes informations, M. Mohamed Ahmed Abdillahi n’aurait toujours pas eu accès à un avocat.

M. Mohamed Ahmed Abdillahi a été arrêté le 22 mars 2009 par les forces du Service des Documents et de la Sécurité et est depuis détenu à la prison centrale dite « Gabode », dont les conditions seraient déplorables, sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui (voir Rappel des faits).

Le Secrétariat International de l’OMCT réitère ses vives préoccupations quant à la détention de M. Mohamed Ahmed Abdillahi et prie les autorités du Djibouti de garantir en toutes circonstances son intégrité physique et psychologique, conformément au droit régional et international pertinent et notamment aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies.

L’OMCT rappelle que nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire et demande également instamment aux autorités du Djibouti de respecter les garanties concernant la liberté de la personne conformément aux dispositions des traités régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par le Djibouti.

Par ailleurs, l’OMCT est également préoccupée quant aux circonstances du décès de M. Mahdi Ahmed Abdillahi, le frère de M. Mohamed Ahmed Abdillahi (voir Rappel des faits), et rappelle qu’en lien avec leurs obligations sous les traités mentionnés, les autorités du Djibouti doivent veiller à ce qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit conduite à chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture et autres formes de mauvais traitements aient été commis sur tout territoire sous sa juridiction.

Rappel des faits

L’OMCT avait été informée de la détention arbitraire de M. Mohamed Ahmed Abdillahi à la prison centrale dite « Gabode ».

Selon les informations reçues, M. Mohamed Ahmed Abdillahi a été arrêté, le 22 mars 2009, à son domicile au quartier 6 bis par les forces du Service des Documents et de la Sécurité et détenu à la prison centrale dite « Gabode ». Il serait détenu avec des criminels de droit commun.

M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait été présenté deux fois devant un juge d’instruction mais aucune charge ne lui aurait été signifiée. Toutefois, les raisons de son arrestation et sa détention seraient liées à l’arrestation et au décès de son frère, M. Mahdi Ahmed Abdillahi, ancien membre fondateur et dirigeant du Parti national démocratique (PND), survenu le 14 avril 2009 à la prison dite « Gabode ».

En effet, selon ces mêmes informations, M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait, dans un premier temps, soutenu son frère lors de son arrestation et aurait ensuite, conjointement avec sa belle-sœur, diffusé un communiqué, le 16 avril 2009, mentionnant les noms des auteurs présumés de la mort de son frère après le refus des autorités de pratiquer une autopsie afin de clarifier les causes du décès. M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait depuis été exhorté à réfuter les allégations du communiqué.

Actions requises

Merci d’écrire aux autorités du Djibouti, afin de leur demander de :

  1. Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mohamed Ahmed Abdillahi;
  2. Garantir l’accès immédiat et inconditionnel à un avocat de son choix ainsi qu’à un examen médical par un médecin de son choix et à un traitement médical approprié et se conformer à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies (en particulier quant à la promenade et les visites);
  3. Ordonner sa libération immédiate en l’absence de charges légales valables ou, le cas échéant, le traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en garantissant ses droits procéduraux en tout temps;
  4. Garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur ces évènements, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi ;
  5. Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’homme.

Adresses

• Son Excellence Ismail Omar Guelleh,
Président de la République,
Palais Présidentiel,
BP 6, Djibouti Ville, République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 50 49.

• Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi,
Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes,
chargé des droits de l’Homme,
BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20.

• Monsieur Maki Omar Abdoulkader,
Procureur de la République,
Tel / Fax : 00 253 35 69 90.
Email : likmik@caramail.com.

• Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations Unies
à Genève,
19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse,
Fax : + 41 22 749 10 91.
Email : mission.djibouti@djibouti.ch

• Ambassade de Djibouti à Bruxelles,
204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique,
Tel : + 32 2 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ;
Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.
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Genève, le 3 septembre 2009.

Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.

02/09/09 (B514) Africa Times – UA: fin du sommet sans mesures concrètes

Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi a conclu lundi soir à Tripoli un sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) consacré aux conflits en Afrique, sans prendre de mesures qui pourraient venir à bout des guerres qui minent le continent.

La séance de clôture a été marquée par l’arrivée du président vénézuélien Hugo Chavez et son homologue dominicain Leonel Fernandez, venus pour célébrer l’anniversaire de la révolution libyenne qui a porté au pouvoir le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, le 1er septembre 1969.

Dans un discours, M. Chavez a scandé plusieurs slogans contre l’impérialisme occidental et appelé à l’unité africaine.

“L’Afrique unie est une Afrique libre”, a-t-il dit, saluant “40 ans de révolution verte” en Libye.

“Nous avons confirmé l’invitation à l’ensemble des présidents de l’Union Africaine, pour que nous nous retrouvions au Venezuela les 26 et 27 septembre”, a poursuivi M. Chavez. “Nous avons choisi l’île de Margarita pour organiser cette réunion”, a-t-il ajouté.

Le deuxième sommet Afrique-Amérique du Sud était initialement prévu du 14 au 19 septembre à Caracas. Le premier avait eu lieu au Nigeria en novembre 2006.

Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement africains, dont le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup de poursuites internationales, ont participé à cette “session spéciale”, qui a notamment examiné la situation en Somalie et au Darfour.

A l’issue de leurs travaux, une “déclaration de Tripoli” et un plan d’action ont été adoptés “pour trouver des solutions urgentes aux crises et conflits” en Afrique, sans toutefois réaliser d’avancées concrètes par rapport au sommet ordinaire de de juillet à Syrte en Libye.

“Il n’y a quasiment rien de nouveau”, a indiqué à l’AFP un ministre africain sous couvert de l’anonymat. “Pour les Libyens, le sommet était juste un moyen de garantir la participation de chefs d’Etat aux célébrations du 1er septembre”, a-t-il dit.

Le plan d’action appelle notamment les pays membres ayant promis des contributions en troupes à la force africaine de paix en Somalie (Amisom) à honorer “rapidement” leurs promesses et “fournir le soutien nécessaire à l’Amisom et au gouvernement somalien de transition (TFG), y compris en ressources financières, en effectifs, équipements et formation”.

L’UA avait déjà appelé à plusieurs reprises au renforcement des effectifs de l’Amisom, qui avec ses 5. 000 hommes sur les 8. 000 initialement prévus sécurise notamment la présidence, le port et l’aéroport de Mogadiscio.

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed, présenté comme un islamiste modéré, est confronté à une vaste offensive depuis début mai des islamistes radicaux.

Le sommet a appelé par ailleurs à un congrès international pour discuter d’une résolution internationale au sujet de la piraterie en Somalie.

En ce qui concerne le Darfour, cette région de l’ouest du Soudan en guerre civile, les Chefs d’Etat ont souligné la nécessité de garantir “une avancée rapide dans les efforts visant à réaliser la paix, la sécurité, la justice et la conciliation ay Darfour”, selon le texte dont l’AFP a eu une copie.

De hauts responsables de la Mission de paix hybride des Nations unies et de l’Union africaine (Minuad) ont affirmé récemment qu’il n’y avait “plus de guerre” dans cette région de l’ouest du Soudan.

Outre M. Béchir, poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes au Darfour, le président du Zimbabwe Robert Mugabe était également présent sous la tente géante érigée sur le port de Tripoli.

En revanche, les présidents sud-africain Jacob Zuma, sénégalais Abdoulaye Wade, nigérian Umaru Yar’Adua et ougandais Yoweri Museveni étaient absents.

Mardi, un défilé militaire et un spectacle sont prévus pour retracer l’histoire de la Libye de Mouammar Kadhafi, à l’occasion de l’anniversaire de son accession au pouvoir le 1er septembre 1969, et célébrer le 10e anniversaire de l’UA.

02/09/09 (B514) Le Journal de la Flibuste (1 article en Français)

>_______________________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

Naufrages dans le Golfe d’Aden: 16 migrants illégaux noyés ou disparus

Seize migrants illégaux sont morts noyés ou sont portés disparus dans les naufrages de deux embarcations de passeurs clandestins dans le Golfe d’Aden le week-end dernier, a annoncé mardi le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Les deux bateaux avaient quitté la Somalie pour gagner les côtes yéménites.

La première embarcation, avec 44 Somaliens à bord, "a fait naufrage samedi soir lorsque les trafiquants ont commencé à pousser les passagers par dessus bord au large de la côte du Yémen", a indiqué le porte-parole du HCR, Andrej Mahecic.

Un mouvement de panique s’est alors emparé des passagers qui se sont tous rués sur un côté du bateau, provoquant son chavirage. Trente-quatre passagers ont pu gagner la côte à la nage, sept corps ont été recueillis et trois migrants sont portés disparus.

Le second bateau de passeurs clandestins transportait 42 Somaliens et est arrivé tôt dimanche matin près des côtes yéménites. Les passagers ont alors été forcés de se lancer à l’eau pour gagner le rivage. Trois d’entre eux sont morts noyés et trois sont portés disparus.

A Sanaa, le ministère de l’Intérieur a annoncé sur son site internet que les corps de sept réfugiés somaliens, dont ceux de deux femmes, avaient été repêchés sur les côtes du Yémen, puis enterrés après que le HCR en ait été informé.

Les Somaliens sont de plus en plus nombreux à tenter la dangereuse traversée du Golfe d’Aden. "Au cours des cinq derniers jours, un total de 17 embarcations transportant 835 personnes sont arrivées au Yémen", a indiqué le porte-parole du HCR.

Depuis le début de l’année, ce sont environ 36.000 Africains qui ont abordé les côtes du Yémen, soit une augmentation de 33% par rapport à la même période de l’année 2008 durant laquelle 590 migrants sont morts noyés et 359 ont été portés disparus, a-t-il précisé.

En août, 2.675 réfugiés somaliens, dont un millier de femmes et une centaine d’enfants, sont arrivés au Yémen, a indiqué le ministère yéménite de l’Intérieur sur son site.

Les services de sécurité yéménites s’inquiètent de l’afflux continu des Somaliens fuyant la guerre dans leur pays, ajoutant que leur nombre a dépassé un million de personnes, ce qui constitue une charge "au dessus des moyens du Yémen", selon le ministère de l’Intérieur.

Ces services appellent la communauté internationale à "se tenir aux côtés du Yémen face à ce problème humanitaire".

02/09/09 (B514) Yémen Express (4 articles en Français)

_____________________ 4 – EuroInvestor

Les combats du nord du Yémen inquiètent les agences humanitaires

Environ 35.000 habitants de la région de Saada, ville du nord du Yémen où de violents combats opposent l’armée à des rebelles chiites, sont à cours de nourriture, d’eau et de soins, ont fait savoir mardi plusieurs agences de l’Onu.

Le personnel humanitaire ne peut pénétrer dans la zone des combats, dont le bilan reste inconnu. Les hôpitaux y sont fermés et le carburant n’est disponible qu’en petites quantités.

« Il faut que nous puissions nous rendre auprès de ces gens. Ils manquent d’eau et d’électricité. Les conditions de vie sont de plus en plus précaires pour les déplacés et les habitants », a déploré Elisabeth Byrs, membre du Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations unies (Ocha).

Le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a par ailleurs lancé un appel à l’arrêt des combats qui ont fait une centaine de milliers de déplacés.

« Selon ceux qui sont parvenus à fuir la ville assiégée et notre personnel sur le terrain, les affrontements semblent concentrés dans la vieille ville de Saada. Ils signalent également de fréquents bombardements aériens », a rapporté Andrej Mahecic, au nom du HCR.

« Nous sommes également très préoccupés par l’impossibilité d’avoir une idée précise du nombre de blessés et de personnes souffrantes à l’intérieur de la zone de conflit », a par ailleurs souligné un porte-parole de l’Organisation mondiale de la Santé.

Les agences humanitaires s’efforcent d’obtenir l’ouverture d’un « couloir humanitaire » via l’Arabie saoudite.

Les autorités yéménites, qui accusent l’Iran d’alimenter le conflit, ont rejeté lundi une offre de trêve des miliciens chiites du clan Houssi.

Ces derniers ont pris les armes en 2004 pour dénoncer ce qu’ils jugent être des discriminations économiques et religieuses. Le Yémen est un pays à majorité sunnite.

 

 

Stephanie Nebehay,
version française Jean-Philippe Lefief

_______________________ 3 – Le Figaro

Arabie: le kamikaze avait téléphoné

Le kamikaze qui a tenté jeudi d’assassiner un prince saoudien l’avait appelé auparavant, lui disant qu’il désirait se repentir et qu’il voulait le rencontrer, a déclaré mardi le ministère de l’Intérieur. Abdallah Hassan Taleh Assiri, « un terroriste recherché », avait également dit au prince Mohammed ben Nayef ben Abdel Aziz qu’il essaierait d’arranger le retour dans leur pays de certains Saoudiens résidant comme lui au Yémen, a rapporté l’agence officielle SPA, citant un communiqué du ministère.

« J’aimerais vous rencontrer pour discuter l’ensemble de ces sujets avec vous », a dit Assiri au prince saoudien, selon des extraits de la conversation téléphonique diffusés par la chaîne de télévision satellitaire à capitaux saoudiens, Al-Arabiya. La conversation s’est tenue après l’arrivée de Assiri à la frontière saoudienne, a indiqué SPA, sans préciser de date.

Une fois arrivé à la résidence du prince à Jeddah (ouest), Assiri a réitéré son souhait de se livrer et d’aider un groupe de Saoudiens résidant au Yémen à revenir chez eux, selon le ministère. L’attaque s’est produite au moment où le prince recevait des convives pour le féliciter pour le mois sacré musulman du ramadan.

_______________________ 2 – Centre Info de l’ONU

HCR : La situation humanitaire empire au nord du Yémen

Une crise humanitaire se développe dans la ville de Sa’ada, au nord du Yémen, où la situation se détériore jour après jour, a indiqué mardi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), qui appelle le monde musulman et la communauté internationale à contribuer à l’appel de 5 millions de dollars en faveur de ce pays.

« Nous sommes vivement préoccupés par le sort et le bien-être de la population civile prise au piège à l’intérieur de la ville, suite aux combats virulents survenant entre les forces Al Houthi et les troupes gouvernementales et rentrant dans la troisième semaine », a dit le porte-parole du HCR, Andrej Mahecic.

« Plus de 35 000 personnes ont déjà été déplacées dans et autour de la ville de Sa’ada. Au total, nous estimons que 150 000 déplacés ont été affectés par les combats depuis 2004 », a-t-il ajouté.

« Selon les personnes qui ont réussi à fuir la ville assiégée et notre personnel sur le terrain, les combats surviendraient en majorité dans la vieille ville de Sa’ada. Ils a été fait également état d’attaques aériennes fréquentes. De ce fait, davantage de personnes fuient dans d’autres parties de la ville de Sa’ada recherchant assistance et abri – plaçant une charge supplémentaire sur les voisins, les amis et les proches alors que s’épuisent leurs maigres ressources », a précisé le porte-parole.

Un couvre-feu de 12 heures reste en vigueur et il restreint les mouvements de la population locale et des personnes déplacées internes spécialement durant la nuit. Les réserves de vivres s’épuisent et les prix du marché noir ont dramatiquement augmenté dans la plupart des quartiers affectés par les combats.

Ceux qui ont les moyens ont payé des passeurs qui les font sortir de la ville de Sa’ada via les montagnes vers le gouvernorat voisin d’Al Jawaf. « Nous ne pouvons toujours pas accéder à cette partie du Yémen où nous estimons que jusqu’à 4 000 déplacés internes y ont trouvé abri », a expliqué le porte-parole.

Malgré les combats incessants, les partenaires locaux du HCR ont déjà enregistré 2 200 familles déplacées internes dans la ville de Sa’ada et dans les villages voisins. Toutefois, la situation sécuritaire continue à entraver la distribution d’articles de secours qui étaient destinés à 370 familles déplacées vulnérables.

Avec la dégradation de la situation dans le nord, la priorité absolue du HCR est l’ouverture de corridors humanitaires dans le nord du Yémen qui pourrait permettre aux civils de quitter la zone de conflit et aux travailleurs humanitaires d’acheminer davantage d’aide humanitaire dont le besoin se fait tant ressentir auprès de milliers de personnes déplacées dans cette partie isolée du pays.

Le HCR a d’urgence besoin d’une contribution de cinq millions de dollars pour répondre à la situation d’urgence dans le nord du Yémen. Ces fonds permettraient de fournir une protection et une assistance dont le besoin se fait tant ressentir à quelque 70 000 déplacés pour les quatre prochains mois à Sa’ada et dans d’autres gouvernorats affectés comme Mahaleet, Hajjah et Amran.

Le HCR appelle également à la générosité de la communauté internationale et au monde musulman en particulier, d’alléger les souffrances des Yéménites déplacés par les récents combats tout spécialement à l’occasion du mois saint de Ramadan – une période de solidarité et de partage.

_______________________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen : « la situation absolument dramatique s’aggrave » à Saada

La situation humanitaire dans le nord du Yémen et notamment dans la ville de Saada, en proie aux combats entre l’armée et les rebelles chiites « est absolument dramatique et s’aggrave » ont averti mardi à Genève les organisations d’aide humanitaire de l’ONU.

Environ 150.000 personnes ont été déplacées par le conflit, dont 100.000 « cherchent actuellement désespérément un lieu sûr dans le gouvernorat de Saada et les gouvernorats voisins », a indiqué la porte-parole à Genève du Programme alimentaire mondial (PAM), Mme Emilia Casella.

« Les combats empêchent les travailleurs humanitaires d’avoir accès aux blessés et civils qui ont besoin d’aide dans la ville de Saada », à l’épicentre de la rébellion, a indiqué la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Mme Elisabeth Byrs.

Le responsable des affaires humanitaires de l’ONU John Holmes doit rencontrer mercredi à Genève les représentants des pays donateurs et annoncer ensuite un appel de fonds d’urgence pour venir en aide à la population affectée par les combats.

Le PAM estime avoir besoin de 18,6 millions de dollars pour venir en aide aux personnes déplacées à Saada jusqu’en juin 2010. Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a de son côté avancé le chiffre de 5 millions de dollars pour venir en aide durant les 4 prochains mois à environ 70.000 déplacés à Saada et dans les gouvernorats de Malaheet, Hajjah et Amran.

« La situation extrêmement instable dans la ville de Saada a obligé les agences de l’ONU à déplacer leur personnel vers la capitale, Sanaa », a indiqué la porte-parole du PAM en appelant à « l’ouverture de couloirs humanitaires pour permettre de venir en aide aux personnes déplacées par le conflit ».

Le PAM dispose en effet d’un stock de 935 tonnes de nourriture dans la ville même de Saada, ce qui permettrait de fournir une ration mensuelle complète à 60.000 personnes si la distribution d’aide alimentaire était possible. « Le PAM a autorisé son partenaire à Saada –le Secours Islamique– à distribuer ces vivres aux nouveaux déplacés dès que la situation le permettra », a indiqué Mme Casella.

« Les combats semblent se concentrer dans la vieille ville de Saada », selon les témoignages recueillis par le HCR, qui a fait état également de « frappes aériennes fréquentes » et a réclamé lui aussi la mise en place de couloirs d’aide humanitaire.

« Un couvre-feu de 12 heures est toujours en vigueur, ce qui restreint les déplacements de la population locale et des personnes déplacées, particulièrement durant la nuit », a déploré le HCR.

« Les réserves de nourriture s’épuisent et les prix au marché noir subissent une hausse dramatique dans la plupart des quartiers affectés par les combats », a ajouté le porte-parole du HCR, M. Andrej Mahecic.