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05/01/2016 (Brève 605) Alerte risque probable de piratage – Ce matin nous avons constaté que la revue de presse en Pdf n’était plus accessible et nous vous fournissons un nouveau lien.

Même si un porblème purement technique est toujours possible, on ne peut pas exclure une intervention externe mal intentionnée et volontaire. Si c’était le cas, nous pourrions probablement désigner les commanditaires d’un piratage. Il aurait le mérite de confirmer que ce document dérange certaines autorités …. La revue de presse en format Pdf que nous proposions en téléchargement n’est plus accessible, alors nous mettons en place des solutions de dépannage:
1°) notre site est censuré à Djibouti depuis des années et les internautes peuvent nous adresser une demande par mail à equipe@ardhd.org
2°)
pour les internautes situés dans les autres pays, voici un nouveau lien (s’il était piraté, nous aurions une preuve du caractère mal intentionné des auteurs de ce que nous pourrions considérer effectivement comme un second piratage)
https://www.ardhd.org/r0104_communique_fr_eng/r0104_revue_presse_4jan2106.pdf.

25/05/11 (B605) Yémen Express – Le président du Yémen exclut de démissionner et de laisser son pays «en déroute» – Fusillades entre forces gouvernementales et opposants tribaux à Sanaa – un missile tiré sur la maison d’un chef tribal à Sanaa – Sanaa rejette toute ingérence – Violences au Yémen entre police et opposition – heurts entre police et éléments tribaux, des blessés – L’ambassadeur des USA encerclé au Yémen “se porte bien”, selon la diplomatie US – Saleh refuse de signer l’accord, menace d’une guerre civile – la médiation suspendue (10 articles)

_____________ Note de l’ARDHD : la politique de la terre brûlée !

Après avoir fait semblant d’accepter de signer l’accord qui prévoyait son départ, Saleh a louvoyé, allant même jusqu’à demander au dernier moment, à ses partisans, d’encercler les diplomates dans l’Ambassade des émirats pour éviter la cérémonie de signature..

Maintenant, il déclenche la guerre civile, préférant détruire son pays, dont il a asséché les finances alors qu’il est l’un des plus pauvres de la planète. La situation est alarmante et catastrophique à plus d’un titre. Espérons que la CPI va s’occuper de lui en diligentant une enquête, au cas où la justice yéménite serait empêchée de le faire.

_________________________ 10 – AP

Le président du Yémen exclut de démissionner et de laisser son pays «en déroute»

De Ahmed Al-Haj et Ben Hubbard,

Le président contesté du Yémen, Ali Abdullah Saleh, a promis mercredi de ne pas démissionner ni de laisser son pays devenir un «État en déroute», alors même que des combats entre des troupes gouvernementales et des membres de l’une des plus puissantes tribus du pays ont éclaté dans certaines parties de la capitale.

Les deux camps ont chacun évoqué le spectre d’une guerre civile, alors que le bilan des victimes des trois derniers jours a atteint au moins 63 morts. Les derniers sursauts de violence surviennent quelques jours seulement après qu’une tentative de médiation arabe visant à mettre fin au règne du président Saleh et à trois mois de révolte eut échoué.

La déclaration présidentielle de mercredi, lue par le porte-parole Ahmed al-Soufi lors d’une rencontre avec des alliés tribaux, exclut l’idée d’un départ volontaire du président et critique vertement les efforts appuyés par les États-Unis pour négocier son départ après 32 ans de règne autoritaire.

«Je ne quitterai pas le pouvoir et je ne quitterai pas le Yémen», affirme la déclaration. «Je n’accepte pas d’ordres de l’étranger.»

M. Saleh a également soutenu que son renversement pourrait transformer le Yémen en havre d’Al-Qaïda, touchant ainsi directement aux craintes des États-Unis, qui redoutent que le chaos au Yémen ne permette aux terroristes de se bâtir davantage de bases.

La branche yéménite d’Al-Qaïda a été liée à l’attentat raté à bord d’un avion à destination de Detroit, le jour de Noël 2009, et à des colis explosifs découverts l’an dernier à Dubaï et au Royaume-Uni.

«Le Yémen ne sera pas un État en déroute. Il ne deviendra pas un refuge pour Al-Qaïda», affirme le président Saleh dans la déclaration. Il a également soutenu qu’il travaillerait pour éviter que les violences récentes ne «plongent le pays dans un état de guerre civile».

Le président américain Barack Obama a demandé à son homologue yéménite de céder le pouvoir, un changement de position pour une administration qui a déjà considéré le dictateur comme un allié nécessaire contre le terrorisme.

Mercredi, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé l’arrêt immédiat des combats au Yémen, s’inquiétant du fait que les affrontements «pourraient déstabiliser davantage la situation», a indiqué le porte-parole Martin Nesirky au siège de l’organisation à New York.

Les combats ont débuté lundi après que des soldats pro-Saleh eurent tenté d’attaqué le complexe du cheikh Sadeq al-Ahmar, chef de la puissante tribu des Hached. Des centaines de combattants tribaux se sont dirigés vers le quartier de Hassaba, dans le nord de la capitale Sanaa, où des escarmouches ont eu lieu avec les soldats gouvernementaux.

Ces derniers ont bombardé mercredi la zone autour de la maison d’Al-Ahmar, tandis que des tireurs en tenue civile échangeaient des coups de feu et des roquettes avec des membres de la tribu.

Les batailles ont dévasté le quartier, où sont situés plusieurs bureaux ministériels et le quartier général du parti au pouvoir. Les combattants tribaux ont occupé 16 ministères et d’autres institutions gouvernementales, tandis que les forces pro-Saleh ont utilisé le ministère de l’Intérieur comme base principale.

Un groupe de partis d’opposition qui voulait négocier avec le président Saleh a qualifié l’attaque de «crime planifié» et de «violence étatique pour se venger» d’Al-Ahmar, qui a appuyé les manifestants anti-gouvernementaux.

________________________ 9 – 20 minutes.fr

Yémen: Fusillades entre forces gouvernementales et opposants tribaux à Sanaa

Les fusillades entre les forces gouvernementales yéménites et les opposants de la fédération tribale Hached ont repris ce mercredi à Sanaa, ont déclaré plusieurs habitants.

Le président Ali Abdallah Saleh a déclaré dans la matinée à quelques journalistes qu’il ne ferait pas de nouvelle concession aux rebelles et qu’il continuerait de combattre ceux qui menacent, selon lui, la sécurité et la stabilité du Yémen.

21 morts mardi

Il s’est redit prêt à parapher un accord de transition du pouvoir qu’il a déjà failli signer à trois reprises.

Les membres des forces de sécurité du président Ali Abdallah Saleh sont opposés à la garde de Sadik al Ahmar, chef de la fédération tribale Hached, qui s’est ralliée à l’opposition. Les affrontements ont fait au moins 21 morts mardi.

________________________ 8 – AFP

Yémen : 38 morts dans d’intenses combats entre la police et une tribu à Sanaa

De Hammoud MOUNASSAR

D’intenses combats ayant fait mardi 38 morts se sont poursuivis tard dans la nuit à Sanaa entre les partisans du chef tribal le plus influent du Yémen aux forces du président contesté Ali Abdallah Saleh, les premiers du genre depuis le début du mouvement de contestation fin janvier.

Vingt-quatre partisans du chef de la puissante tribu des Hached, cheikh Sadek al-Ahmar, ont été tués, dont trois dignitaires tribaux, et des dizaines d’autres ont été blessés, a indiqué à l’AFP une source médicale.

En outre, 14 soldats ont été tués et deux autres sont portés disparus, a rapporté le ministère de la Défense sur son site internet 26sep.net, citant le ministère de l’Intérieur.

Un précédent bilan faisait état de six morts -cinq éléments tribaux et un policier- mardi dans les combats, qui se poursuivaient tard dans la nuit dans le quartier al-Hasaba, dans le nord de Sanaa, selon un correspondant de l’AFP.

Les combats avec des armes de tous calibres se concentraient aux alentours de la résidence de cheikh Ahmar, tenue par des combattants de ce dignitaire, rallié à l’opposition, et des bâtiments du ministère de l’Intérieur notamment, a-t-il ajouté.

Peu après minuit, le crépitement des armes automatiques résonnait dans le quartier, ont indiqué des habitants, terrés chez eux.

En milieu de soirée, quatre obus se sont abattus sur le périmètre du ministère de l’Intérieur, selon des témoins.

Peu auparavant, la résidence de cheikh al-Ahmar avait été touchée par un missile, ce qui avait fait plusieurs morts et blessés, avait indiqué une source tribale.

"Parmi les blessés figure le général Ghaleb Gamach, chef d’une mission de médiation" entre le pouvoir et cheikh Sadek al-Ahmar, avait-elle ajouté.

Les affrontements, qui avaient déjà fait six morts lundi, ont éclaté au lendemain du refus du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur une transition pacifique du pouvoir, malgré les fortes pressions locales et internationales.

Face à ces violences, le médiateur du Golfe a appelé à un "arrêt immédiat" des combats sanglants à Sanaa. Abdellatif Zayani, secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a exprimé, dans des déclarations à la presse, la crainte de voir les combats qui se déroulent depuis deux jours à Sanaa s’"étendre" et appelé les parties impliquées à la retenue.

Il a estimé que l’initiative du CCG continuait d’offrir "une occasion de parvenir à une solution pacifique" au Yémen.

En dépit de plusieurs missions à Sanaa, il n’a pas réussi à convaincre le président Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, de signer un plan de sortie de la crise et le CCG a annoncé dimanche "la suspension" de sa médiation.

Le plan prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Selon des sources officielles, le ministère de l’Intérieur a été atteint dans la journée par une dizaine de roquettes antichars tirées par les partisans du chef tribal.

Pendant les violents affrontements de lundi, les partisans de cheikh Ahmar avaient pris le contrôle de plusieurs bâtiments publics, dont le ministère de l’Industrie.

La télévision d’Etat a affirmé pour sa part que le ministère du Tourisme, ainsi que l’agence de presse Saba, étaient la cible de tirs de la part des partisans du dignitaire tribal.

Chef de la puissante confédération tribale des Hached, dont fait partie M. Saleh, cheikh Ahmar s’est rallié en mars aux protestataires réclamant la chute du chef de l’Etat, qui a perdu aussi le soutien d’une partie de l’armée.

________________________ 7 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: un missile tiré sur la maison d’un chef tribal à Sanaa

La maison à Sanaa du chef tribal le plus influent du Yémen, cheikh Sadek al-Ahmar, a été touchée mardi en début de soirée par un missile, faisant plusieurs tués et blessés, a affirmé une source tribale.

La maison de cheikh Sadek Al-Ahmar (rallié à l’opposition du président Ali Abdallah) a été touchée par un missile et il y a eu plusieurs morts et blessés, dont des chefs de tribus et des médiateurs, a déclaré cette source.

Parmi les blessés figurent le général Ghaleb Gamach, chef d’une mission de médiation entre le pouvoir et cheikh Sadek al-Ahmar, a-t-elle ajouté, sans être en mesure de donner un bilan plus précis.

Cette source n’a également pas précisé le type de l’engin utilisé dans l’attaque et sa provenance.

De violents combats, ayant fait au moins six morts mardi, se sont déroulés durant la journée dans le périmètre de la résidence du chef des tribus Hached dans le nord de la capitale.

Ces combats, les premiers du genre depuis le début de la contestation du régime fin janvier, ont opposé les hommes du chef tribal aux forces de l’ordre.

Les affrontements, qui avaient déjà fait six morts lundi, ont éclaté au lendemain du refus du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur une transition pacifique du pouvoir, malgré les fortes pressions locales et internationales.

________________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Yémen: Sanaa rejette toute ingérence

Le Yémen a rejeté aujourd’hui toute ingérence dans ses affaires internes, après les déclarations de Paris qui a jugé "irresponsable" le refus du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur la transition.

Cité par les médias officiels, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a "regretté" la réaction de la France au refus de Saleh, fondée selon lui sur "des informations erronées". "Un règlement de la crise politique au Yémen est une affaire interne, et la République yéménite n’accepte les ordres d’aucune partie, respecte la souveraineté des Etats et refuse toute ingérence dans ses affaires internes", a ajouté le porte-parole. Il réagissait au porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero, qui a dénoncé hier comme "irresponsable et inacceptable" le refus du président contesté de signer un accord sur une transition du pouvoir, proposé par les monarchies du Golfe.

"Si le président Saleh persiste dans son refus de respecter ses engagements, la France est prête à en tirer toutes les conséquences, en lien avec l’Union européenne et ses partenaires européens", a averti Bernard Valero. Le président yéménite a mis en garde dimanche soir l’opposition contre une "guerre civile", en refusant de signer l’accord sur la transition.

La France est l’un des principaux partenaires économiques du Yémen, un pays pauvre de la Péninsule arabique, secoué depuis fin janvier par un large mouvement de protestation réclamant le départ du président Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans.

________________________ 5 – AP (Presse canadienne)

Violences au Yémen entre police et opposition

Les forces de sécurité ont affronté lundi à Sanaa des membres d’une des plus importantes tribus du pays, qui a rejoint l’opposition au président Ali Abdallah Saleh, face au refus de ce dernier de signer un accord de transition prévoyant son départ du pouvoir.

Au moins six personnes ont été tuées et 25 blessées dans les combats, les plus violents à ce jour entre pro et anti-Saleh.

Les violences se sont déclenchées devant le domicile de Sadeq al-Ahmar, chef de la principale tribu du Yémen, les Hachid, à laquelle appartient Saleh. En mars dernier, il a rejoint l’opposition au président au pouvoir depuis 32 ans.

On ignore ce qui a provoqué les violences, certains témoins évoquant l’installation de barrages par la police autour de la résidence d’Al-Ahmar, située près du ministère de l’Intérieur à Sanaa.

Les dirigeants du parti au pouvoir ont signé dimanche un accord prévoyant la démission du président Saleh dans les 30 jours, mais Saleh a refusé de le parapher.

________________________ 4 – Romandie News avec AFP

Yémen: heurts entre police et éléments tribaux, des blessés

Plusieurs personnes ont été blessées dans de violents affrontements entre la police et des partisans d’un chef tribal rallié à la contestation lundi à Sanaa, selon des sources de sécurité et des témoins.

De violents échanges de tirs opposaient par intermittence les deux parties autour de la résidence de cheikh Sadek al-Ahmar, le plus important chef tribal du Yémen, dans un quartier du nord de Sanaa, ont rapporté des témoins.

Les heurts ont commencé dans l’après-midi lorsque les forces de sécurité ont tenté de se déployer autour de la résidence de cheikh Ahmar, suscitant la réaction des hommes armés du chef tribal qui les en ont empêchés, ont indiqué des sources proches de cheikh Ahmar.

Une source policière a avancé une autre version, affirmant que les hommes de cheikh Ahmar ont pris d’assaut une école du quartier et les forces de sécurité sont intervenues.

Toutes les rues menant au quartier où se déroulaient les heurts ont été fermées, a constaté un correspondant de l’AFP

Ces violences sont intervenues au lendemain de l’échec d’une médiation du Golfe dans la crise politique au Yémen après le refus du président contesté Ali Abdallah Saleh de parapher un accord sur une transition du pouvoir prévoyant son départ.

________________________ 3 – AtlasInfo

L’ambassadeur des USA encerclé au Yémen "se porte bien", selon la diplomatie US

L’ambassadeur des Etats-Unis encerclé en compagnie d’autres diplomates dans une ambassade au Yemen "se porte bien", a indiqué, dimanche un responsable du Département d’Etat américain, cité par la chaine CNN.

L’ambassadeur américain Gerald Feierstein "a contacté ses supérieurs pour leur dire qu’il se porte bien", a déclaré à CNN la même source.

"Les ambassadeurs américain, britannique et de l’Union Européenne au Yémen sont encerclés dans une ambassade par des hommes armés en colère contre les efforts de médiateurs arabes visant à faciliter un transfert du pouvoir", a confirmé ce responsable.

D’après lui, les ambassadeurs d’Arabie saoudite, du Koweït, d’Oman et des Emirats arabes unis "sont également empêchés de quitter l’ambassade".

Le responsable américain estime que le gouvernement yéménite est derrière cet incident.

A rappeler que le président Saleh refusait dimanche de signer un accord sur la transition alors que ses partisans assiégeaient l’ambassade des Emirats arabes Unis à Sanaa où étaient réunis les diplomates et un médiateur pour tenter de trouver une issue à la crise politique au Yemen.

Des centaines de partisans du régime, armés, ont encerclé dans l’après-midi l’ambassade.

Samedi, le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton a appelé, Ali Abdallah Saleh à "donner suite à son engagement de transférer le pouvoir", estimant que le gouvernement du Yémen "doit répondre à la volonté légitime du peuple".

_______________________________ 2 – Le Point

Yémen: Saleh refuse de signer l’accord, menace d’une guerre civile

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur la transition et menacé d’une guerre civile, amenant les monarchies du Golfe à suspendre leur médiation.

Un manifestant a été tué et un autre blessé sur la route de l’aéroport par des tirs de partisans du président Saleh, qui se sont déployés par centaines dans la capitale, bloquant les principales artères de la ville et faisant craindre le pire aux habitants.

M. Saleh a mis en garde l’opposition contre une "guerre civile", multipliant les conditions pour signer l’accord de sortie de crise élaboré par le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et prévoyant son départ dans un mois.

Réunis en soirée à Ryad, les ministres des Affaires étrangères du CCG ont annoncé avoir "décidé de suspendre leur initiative en l’absence des conditions propices" pour la réussite de leur médiation.

Cette mesure survient alors que le président Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur une transition du pouvoir au Yémen, paraphé la veille par l’opposition et dimanche par le parti présidentiel et ses alliés en présence du secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani.

M. Zayani a quitté en début de soirée Sanaa pour Ryad sans avoir obtenu la signature par le chef de l’Etat de l’accord.

Le médiateur a été évacué par hélicoptère, avec l’ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa Gerald Michael Feierstein, de l’ambassade des Emirats arabes unis où ils avaient été encerclés par des centaines de partisans armés du régime yéménite.

Les deux hommes ont assisté au palais présidentiel à la signature par des responsables du parti au pouvoir et de ses alliés -n’engageant pas le président Saleh- de l’accord sur la transition.

L’ambassadeur américain a ensuite regagné, par hélicoptère, l’ambassade des Emirats d’où il avait pu sortir en milieu de soirée avec ses homologues de Grande-Bretagne, de l’Union européenne et de pays du Golfe, après une intervention des autorités, selon un diplomate du Golfe.

Le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahayane, avait demandé instamment à Sanaa d’assurer la sécurité de l’ambassade et des diplomates qui s’y trouvent.

Pour protester contre cet incident, un haut responsable du Congrès populaire général (CPG), le parti de M. Saleh, Ahmed Soufane, a annoncé dimanche à l’AFP sa démission du bureau politique du parti.

Les rues de la capitale étaient vides dimanche soir à l’exception des partisans du régime armés. "Nous avons peur, la situation peut tourner à l’anarchie avec les hommes de tribus armés acheminés par le président" à Sanaa, a affirmé un habitant, Nabil Sadek.

L’opposition, qui avait signé samedi soir l’accord sur la transition, a averti M. Saleh qu’il serait "chassé du pouvoir" sous la pression de la rue s’il ne signait pas l’accord.

Les opposants à M. Saleh ont organisé sur la place du "Changement" la plus grande manifestation qu’ait connue la capitale depuis janvier pour réclamer le départ immédiat du président, selon le correspondant de l’AFP.

Quelque 1,5 million de personnes ont pris part à ce rassemblement, selon des estimations concordantes dans les milieux de l’opposition. Les manifestants ont maintenu leur sit-in en soirée, protégés par les hommes du général Ali Mohsen al-Ahmar, qui a fait défection en mars et s’est rallié aux contestataires.

Le Yémen est secoué par une contestation populaire contre le régime de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, accusé de népotisme et de corruption. La révolte a coûté la vie à 181 personnes, selon un décompte de l’AFP.

Le plan de sortie de crise, élaboré avec l’aide des Etats-Unis et de l’UE, prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d’une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

_______________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Yémen: la médiation suspendue

Les monarchies du Golfe ont annoncé ce soir "la suspension" de leur médiation dans la crise au Yémen, après le refus du président Ali Abdallah Saleh de signer leur plan de sortie de crise.

Dans un communiqué publié à Ryad au terme d’une réunion consacrée au Yémen, les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe ont annoncé avoir "décidé de suspendre leur initiative en l’absence des conditions propices" pour la réussite de leur médiation.

Cette mesure survient alors que le président Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur une transition du pouvoir au Yémen, paraphé la veille par l’opposition en présence du secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani.

Le Yémen est secoué par une contestation populaire contre le régime de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, accusé de népotisme et de corruption. La révolte a coûté la vie à 181 personnes, selon un décompte de l’AFP.

Le plan de sortie de crise, élaboré avec l’aide des Etats-Unis et de l’Union euroépenne, prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d’une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

25/05/11 (B605) Radio-Trottoir. Selon un article publié par LePost.fr et que de nombreux lecteurs nous ont signalé, le régime djiboutien serait accusé de trafic de canabis par des autorités américaines. N’ayant pas encore de confirmation par d’autre média, nous signalons cet article au seul titre de l’information, recommandant la plus extrême prudence à nos lecteurs. En effet, il s’agit d’accusations très graves. 26/05/11 modification : l’article a été retiré, semble-t-il sur LePost.fr..

Le président djiboutien Ismael Omar accusé de trafic de drogue.
(Le Post.fr 25/05/2011)

23/05/11 (B605) Yémen Express – des diplomates évacués de l’ambassade assiégée, Saleh n’a pas signé l’accord – des partisans du régime encerclent médiateur et ambassadeurs à Sanaa – Saleh refuse de signer l’accord, menace d’une guerre civile – le président Saleh serait prêt à signer l’accord de sortie de crise – Saleh évoque un “complot” – Bouteflika continue de soutenir le pouvoir au Yémen (6 articles)

___________________________ ARDHD

Comme on pouvait s’y attendre, en fonction de toutes les manoeuvres dilatoires dont il est coutumier, Saleh a trouvé une nouvelle raison pour ne pas signer au dernier moment, l’accord avec l’opposition.

Cette fois, il a fait encercler les négociateurs, dont certains ont du quitter l’Ambassade en hélicoptère.

Saleh préfère garder le pouvoir et continuer à tuer systèmatiquement ses concitoyens. Espérons que l’immunité pour lui et ses proches, qui faisait partie des termes de l’accord, ne lui sera plus accordée et qu’il sera jugé pour tous les crimes qui ont été commis sous ses ordres.

_________________________ 6 – RTL (Belgique) avec Belga

Yémen: des diplomates évacués de l’ambassade assiégée, Saleh n’a pas signé l’accord

Le médiateur du Golfe dans la crise yéménite et l’ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa, encerclés par des centaines de partisans armés du régime yéménite, ont été évacués dimanche soir par hélicoptère, a indiqué un diplomate du Golfe.

Des témoins avaient indiqué auparavant que le médiateur du Golfe et des diplomates occidentaux avaient été évacués par deux hélicoptères. Mais selon le diplomate, les ambassadeurs de Grande-Bretagne, de l’Union européenne et de monarchies du Golfe se trouvaient toujours encerclés à l’ambassade des Emirats arabes unis.

Seuls le médiateur du Golfe, Abdellatif Zayani, et l’ambassadeur américain ont été évacués par hélicoptère de l’ambassade émiratie vers le palais présidentiel.

Les deux hommes ont assisté au Palais à la signature par des représentants du régime de l’accord sur la transition du pouvoir, proposé par les monarchies du Golfe et cautionné par les Etats-Unis et l’Union européenne, selon le diplomate.

M. Zayani a été ensuite héliporté jusqu’à l’aéroport de Sanaa, quittant le Yémen sans avoir obtenu la signature par le président Ali Abdallah Saleh de l’accord, a annoncé le porte-parole du parti de M. Saleh, Tarek Chami. (DGO)


_________________________ 5 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: des partisans du régime encerclent médiateur et ambassadeurs à Sanaa

Des centaines de partisans du régime yéménite, armés, encerclaient dimanche après-midi l’ambassade des Emirats Arabes Unis à Sanaa, où étaient réunis des ambassadeurs occidentaux et un médiateur du Golfe dépêchés pour tenter de dénouer la crise, a indiqué un diplomate à l’AFP.

Les ambassadeurs des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de l’Union européenne ainsi que le secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), Abdellatif Zayani, se trouvent dans l’ambassade assiégée, selon la même source.

Les diplomates étaient réunis dans l’attente d’une décision du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur la transition au Yémen, élaboré par le CCG.

Ils avaient assisté samedi soir à la signature par l’opposition parlementaire de ce document.

Un haut responsable du parti au pouvoir a affirmé que le chef de l’Etat refusait de signer l’accord avant d’en définir le mécanisme d’application.

Des centaines de partisans du chef de l’Etat avaient bloqué dès le matin les principales artères de Sanaa.

_________________________ 4 – AFP

Yémen: Saleh refuse de signer l’accord, menace d’une guerre civile

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur la transition et menacé d’une guerre civile, amenant les monarchies du Golfe à suspendre leur médiation.

Un manifestant a été tué et un autre blessé sur la route de l’aéroport par des tirs de partisans du président Saleh, qui se sont déployés par centaines dans la capitale, bloquant les principales artères de la ville et faisant craindre le pire aux habitants.

M. Saleh a mis en garde l’opposition contre une "guerre civile", multipliant les conditions pour signer l’accord de sortie de crise élaboré par le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et prévoyant son départ dans un mois.

Réunis en soirée à Ryad, les ministres des Affaires étrangères du CCG ont annoncé avoir "décidé de suspendre leur initiative en l’absence des conditions propices" pour la réussite de leur médiation.

Cette mesure survient alors que le président Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur une transition du pouvoir au Yémen, paraphé la veille par l’opposition et dimanche par le parti présidentiel et ses alliés en présence du secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani.

M. Zayani a quitté en début de soirée Sanaa pour Ryad sans avoir obtenu la signature par le chef de l’Etat de l’accord.

Le médiateur a été évacué par hélicoptère, avec l’ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa Gerald Michael Feierstein, de l’ambassade des Emirats arabes unis où ils avaient été encerclés par des centaines de partisans armés du régime yéménite.

Les deux hommes ont assisté au palais présidentiel à la signature par des responsables du parti au pouvoir et de ses alliés -n’engageant pas le président Saleh- de l’accord sur la transition.

L’ambassadeur américain a ensuite regagné, par hélicoptère, l’ambassade des Emirats d’où il avait pu sortir en milieu de soirée avec ses homologues de Grande-Bretagne, de l’Union européenne et de pays du Golfe, après une intervention des autorités, selon un diplomate du Golfe.

Le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahayane, avait demandé instamment à Sanaa d’assurer la sécurité de l’ambassade et des diplomates qui s’y trouvent.

Pour protester contre cet incident, un haut responsable du Congrès populaire général (CPG), le parti de M. Saleh, Ahmed Soufane, a annoncé dimanche à l’AFP sa démission du bureau politique du parti.

Les rues de la capitale étaient vides dimanche soir à l’exception des partisans du régime armés. "Nous avons peur, la situation peut tourner à l’anarchie avec les hommes de tribus armés acheminés par le président" à Sanaa, a affirmé un habitant, Nabil Sadek.

L’opposition, qui avait signé samedi soir l’accord sur la transition, a averti M. Saleh qu’il serait "chassé du pouvoir" sous la pression de la rue s’il ne signait pas l’accord.

Les opposants à M. Saleh ont organisé sur la place du "Changement" la plus grande manifestation qu’ait connue la capitale depuis janvier pour réclamer le départ immédiat du président, selon le correspondant de l’AFP.

Quelque 1,5 million de personnes ont pris part à ce rassemblement, selon des estimations concordantes dans les milieux de l’opposition. Les manifestants ont maintenu leur sit-in en soirée, protégés par les hommes du général Ali Mohsen al-Ahmar, qui a fait défection en mars et s’est rallié aux contestataires.

Le Yémen est secoué par une contestation populaire contre le régime de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, accusé de népotisme et de corruption. La révolte a coûté la vie à 181 personnes, selon un décompte de l’AFP.

Le plan de sortie de crise, élaboré avec l’aide des Etats-Unis et de l’UE, prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d’une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

_________________________ 3 – RFI

Au Yémen, le président Saleh serait prêt à signer l’accord de sortie de crise

L’opposition a signé ce samedi soir 21 mai 2011 le plan de sortie de crise au Yémen présenté par les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et prévoyant le départ d’Ali Abdallah Saleh dans un mois. Le président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, doit le signer dimanche à Sanaa, selon son parti. Ali Abdallah Saleh a confirmé ce samedi qu’il le signerait, tout en parlant de « complot ». Il faut savoir que la signature de ce plan de sortie de crise avait déjà été maintes fois annoncée.

David Baché

Cela fait environ un mois et demi que le plan de sortie de crise est « sur le point d’être signé ». Proposé par le Conseil de coopération des pays du Golfe (CCG), il prévoit notamment la formation d’un gouvernement de réconciliation, le départ, un mois plus tard, du président Ali Abdallah Saleh, et l’organisation d’une élection présidentielle 60 jours plus tard. Et cela en échange d’une immunité totale pour le président sortant et pour ses proches.

Mais Ali Abdallah Saleh pariant sur un pourrissement du mouvement, fait traîner les choses : le parti au pouvoir, son propre parti donc, annonce régulièrement qu’un accord a bien été trouvé avec l’opposition sans que jamais le président ne le signe.

Ce samedi, Ali Abdallah Saleh a lui-même pris la parole pour dire qu’il acceptait le plan de sortie, une prise de position inédite. Aussitôt équilibrée par des accusations de « complot » ourdi à son encontre par les monarchies du Golfe, et par la menace, s’il venait à quitter le pouvoir, d’un nouvel essor d’al-Qaïda dans le pays.

Ce dimanche, le Yémen célèbre le 21e anniversaire de son unification. Reste à voir s’il pourra aussi célébrer la fin d’un régime qui dure depuis plus de 32 ans.

_________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Yémen: Saleh évoque un "complot"

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a qualifié aujourd’hui de "complot" le plan du Golfe sur une transition du pouvoir qui prévoit son départ, réclamé par un large mouvement de protestations populaires.

Cette attaque surprise survient à la veille de la signature du plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG), confirmée pour demain par le porte-parole du parti de M. Saleh et par un responsable du CCG. "Cette initiative (du Golfe), que nous traitons positivement dans l’intérêt de la patrie, n’est en fait qu’un pur complot. Mais nous l’avons acceptée", a déclaré M. Saleh lors d’une intervention diffusée par la télévision d’Etat.

Ali Abdallah Saleh Saleh, qui s’exprimait lors d’un défilé militaire organisé dans une caserne de la police à Sanaa à l’occasion du 21e anniversaire de l’unification du Yémen, à célébrer demain, s’en est pris aux Etats-Unis et à l’Occident, sans les nommer. La révolte populaire au Yémen, lancée fin janvier dans la foulée des soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte, répond "à un agenda de grandes puissances qui exportent leurs problèmes et entendent imposer leur tutelle à des peuples démunis en raison de leurs problèmes économiques et politiques", a-t-il dit.

Il semble répondre au président américain Barack Obama qui, dans un discours jeudi sur la future stratégie américaine au Moyen-Orient, a placé fermement son administration du côté des manifestants arabes pour la démocratie, et enjoint au président Saleh de respecter ses engagements sur une transition du pouvoir. M. Saleh a par ailleurs accusé les monarchies du CCG de financer les protestataires qui réclament son départ. "L’argent afflue de l’étranger, dont une partie par les canaux officiels" et "le reste provient d’organisations caritatives des Frères musulmans, notamment dans les pays CCG", a-t-il accusé à propos des protestataires, dans une rare attaque publique contre ses voisins des riches monarchies pétrolières du Golfe.

Selon un bilan établi à partir de sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations anti-régime.

_________________________ 1 – @-Marrakech

Bouteflika continue de soutenir le pouvoir au Yémen

eMarrakech: «Je tiens à vous exprimer ma détermination à continuer à œuvrer avec vous pour le développement des relations de fraternité et de coopération qui lient nos deux pays dans l’intérêt des deux peuples frères»

Ainsi, s’est adressé le présient algérien Bouteflika à son homologue yéménite Ali Abdallah Saleh à l’occasion des 21 ans de réunification du Yémen. Bouteflika continue de soutenir Saleh qui se trouve mêlé à un bain de sang puisque, selon des sources médicales et sécuritaires, 180 personnes ont été tuées depuis fin janvier dans la répression des manifestations appelant au départ de Saleh.

«Il m’est agréable, au moment où la République du Yémen s’apprête à célébrer le 21e anniversaire de sa fête nationale de vous présenter au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel mes sincères félicitations ainsi que mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour vous-même, Bouteflika, rapporté par la presse.

Un message bien fraternel à un président qui refuse de quitter le pouvoir malgré les grandes manifestations qui secouent son pays.

22/05/11 (B605) Chroniques du Sergent Ariko – Marques de sympathie adressées par plusieurs lecteurs.

Plusieurs lecteurs nous ont écrit pour féliciter le Sergent Ariko à propos des informations qu’il nous a prié de diffuser.

L’un d’entre eux nous propose un correctif sur un point précis, dans le souci d’assurer la plus grande crédibilité aux chroniques.

Simplement, il nous confirme que le député Saïd Barkhat n’est pas issu de la tribu Mahad Assey, comme cela avait été écrit, mais qu’il est membre de la tribu Reer Nuur de la branche Makahil.

La correction est faite !

21/05/11 (B605) ALERTE / Dix-septième anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens sur le sol éthiopien. De nouvelles menaces pour tous les réfugiés en Ethiopie, avec de nouvelles mesures inacceptables et humiliantes qui pourraient les frapper une nouvelle fois??

Selon des informations alarmantes que nous venons de recevoir, les autorités en charge des réfugiés en Ethiopie (probablement l’ARA et/ou le UN HCR) auraient décidé de diminuer de nombre des réfugiés présents à Addis Abeba, en attente d’une réinstallation hypothétique dans un pays d’accueil.

Il semble que le moyen qui pourrait être utilisé pour convaincre les réfugiés de rallier des campas, soit la suspension des aides accordées, qu même si elles sont modestes, couvrent au moins les frais médicaux et une petite partie du loyer.

Le 17 mai 2011, le UN HCR et l’ARA ont convoqué les représentants des différentes communautés pour leur expliquer les nouvelles directives.

Le représentant des réfugiés djiboutiens confirme ce qu’il a entendu : ‘ le UN HCR et l’ARA ont décidé de réduire le nombre des réfugiés des différentes nationalités, admis au statut.

Pour les Djiboutiens, cela pourrait concerner les 20 familles qui ont été seules admises au statut (sur combien de familles sans statut ?)

Va-t-on tirer au sort les familles qui seront délogées de la capitale et entassées dans des camps de réfugiés ?

Les réfugiés djiboutiens refusent ces mesures inacceptables et humiliantes et ils vont écrire une lettre collective pour protester contre cette decision .

En concertation avec Omar Gabasse, le co-représentant des réfugiés, nous lançons un appel au UN HCR et à l’ARA pour leur demander de préciser leurs intentions et les mesures qui sont envisagées. Chacun sait que la (sur)vie dans les camps de réfugiés n’est pas une solution à terme. Vivre dans un camp, c’est perdre toute autonomie, tout espoir, c’est être oublié du monde des actifs. Mais c’est surtout un grand risque pour leur sécurité. En effet regroupées dans un seul point, elles constitueraient une cible. Ensuite, il serait facile au SDS, de les harceler (et pire probablement) soit directement, soit par l’intermédiaire de policiers locaux ou de réfugiés d’autres nationalités qui percevraient une rémunération pour services rendus.

D’ailleurs, on nous fait remarquer que la mesure serait curieuse, car il n’y a jamais eu de camp pour les réfugiés djiboutiens qui survivent en Région 2 Afar, grâce à la générosité de leurs soeurs et frères qui partagent les maigres ressources.

Il faut savoir aussi que les 20 familles reconnues au titre de réfugiés (toujours parmi combien) avaient été contraintes de fuir la région 2 Afar où elles avaient trouvé refuge dans un premier temps, après avoir quitté le territoire djiboutien. Il s’agissait pour elles d’échapper à l’insécurité et au harcèlement (voire aux mesures d’extradiction) qui sont opérées par des fonctionnaires de police éthiopien, qui toucheraient, dit-on, un deuxième revenu, versé par le SDS de Guelleh …

Omar Gabasse témoigne en connaissance de cause, puisqu’il a été dans ce cas, obligé de quitter la Région 2 pour échapper aux humiliations et aux harcèlements des policiers locaux

En dépit des risques cités ci-dessus, il semble que la communauté des réfugiés djiboutiens puissent accepter au final la création d’un camp à deux conditions essentielles : qu’il soit uniquement réservé aux réfugiés djiboutiens et qu’il accueille tous les réfugiés djiboutiens qui le demanderont, même s’ils ne bénéficient pas actuellement de la reconnaissance du UN HCR

Pour le moment, il ne s’agit encore que d’une alerte et nous espérons que les 20 familles de réfugiés djiboutiens ne soient pas visées par ces nouvelles mesures.

Nous allons prendre contact avec les responsables du UN HCR pour avoir leur version et ensuite nous déciderons des actions à mener..

Jean-Loup Schaal

21/05/11 (B605) Chronique du Sergent Ariko (2ème partie et fin)

Le dictateur, qui s’est attribué l’élection, a bien compris que le peuple s’était éloigné de ses ambitions et de sa manière de gouverner..

Il a voulu faire un geste envers la population et c’est la raison pour laquelle il a reconduit son premier ministre Dileïta.

Un premier ministre qui ne croyait même pas à sa reconduction à ce poste, car il n’est pas aimé par celle qui se dit être… la première dame de Djibouti.

La Kadra Haid lui reproche son immobilité lorsqu’il faudrait, selon elle, mener des actions fermes et répressives contre les Afar.

Quand récemment, le premier ministre Dileita est venu en France, il avait finalement reçu la confirmation de la confiance que le président lui accordait et qu’il conserverait son maroquin.

Le problème est que Kadra Haid marche ouvertement sur les plate-bandes du premier ministre. Alors, il craignait le pire. N’oublions pas qu’il fut exclu de la campagne électorale et qu’il était absent lors du déroulement des festivités de l’investiture.

Dileita Mohamed Dileita a été sauvé par son prédécesseur.

En apprenant vers 7h00 du soir que Dilieta serait remplacé par l’actuel ministre des affaires étrangères Mohamoud Ali Youssouf, l’ancien premier ministre Barkhat Gourad a pris son bâton de pèlerin pour aller plaider la cause de son protégé auprès du locataire du palais d’Haramous.

Le dictateur IOG, qui accorde toute sa confiance à l’ancien premier ministre, a vite remis sur sa liste, Dileita (surnommé par les Djiboutiens « la vache qui rit »).

Le jeune ministre des affaires étrangères Mohamoud Ali Youssouf était visiblement déçu par le maintien de Dileïta à son poste alors qu’il se voyait déjà à la primature. Il a préféré jouer les invisibles.

On peut dire que Dileïta a sauvé sa tête à la dernière seconde.

Il faut savoir que Barkhat Gourad n’a pas été le seul à plaider la cause de Dileita. On nous a dit que le grand Sultan Aboubaker de Tadjourah serait intervenu dans le même sens..

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Rifki aurait perdu le moral
et Abdi Elmi Ackir le remplace mais sur un siège éjectable

Rifki n’a plus envie de diriger un ministère et de toujours mentir pour répéter que tout va bien à Djibouti et que l’Etat a baissé les prix alors que c’est sur le contraire sur les étals des magasins de la ville. Il a été remplacé par Abdi Elmi Ackkir.

Le limogeage d’Abdi Elmi Ackkir de son poste de directeur de cabinet de la présidence est une longue histoire.

On se souvient que DAF avait publié en avant-permière des informations, alors gardées absolument secrètes sur la nomination de la fille d’IOG, Aibado comme numéro deux de la présidence.

IOG avait piqué une grosse colère et il avait demandé à la gendarmerie nationale d’enquêter sur les origines de cette fuite qui émanait de ses services.

Le secrétaire général de la présidence Ismail Tani ainsi que le secrétaire général du gouvernement Mohamed Hassan avaient même été auditionnés par la gendarmerie.

L’enquête aurait décelé une faille potentielle du coté d’Abdi Elmi Ackir qui était le directeur de cabinet d’IOG.

Aibado et Abdi Elmi Ackir n’étaient pas d’accord ni sur l’organisation de la conférence des donateurs ni sur celle de la conférence (qui a tourné au fiasco) qu’IOG, son père, avait tenu à organiser, espérant ramener la jeunesse dans ses filets.

A la suite des doutes qui planaient sur lui, Abdi Elmi Ackir avait été déjà placé en position de « bras cassé ». Il conservait officiellement son poste à la présidence, mais les dossiers les plus sensibles lui avaient été retirés et confiés à Aibado, la fille d’IOG.

Et comme si cela ne suffisait pas, Hachi Abdillahi Orah avait été appelé en renfort pour qu’il donne un avis sur le cas.

Il aurait déclaré qu’il fallait nommer Abdi Elmi Ackir au commerce afin de commencer à le pousser vers la porte de sortie. Abdi Elmi doit normalement être interviewé par les medias aux ordres de la présidence sur les prix, l’augmentation du coût de la vie et comment y remédier.

A la première faute il va sauter de son siège et se retrouver du jour au lendemain « chômeur de luxe ».

Voici les raisons qui ont présidé à la nomination Abdi Elmi Ackir au poste de ministre.
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Concernant la nomination de la plus jeune ministre femme dans le gouvernement IOG 3, Madame Zahra Youssouf Kayad, dont le père est le colonel Youssouf Kayad Guelleh, sous-chef de l’Etat major de la défense.

C’était un moyen de récompenser le père qui n’a pas apprécié de ne pas avoir été nommé Général. Le dictateur lui a préféré un homme qui a déjà du sang sur les mains et qui est un ancien de Siad Bareh.

C’est donc le colonel Soubagleh qui a été nommé général et qui a été très vite envoyé en mission a l’étranger (il est commandant de l’unité Isbrig qui est stationnée en Ethiopie) par le général Zakaria qui voyait en lui un adversaire de taille.

Le colonel Youssouf Kayad Guelleh pensait démissionner de son poste. Il a fallu toute l’insistance du ministre de la défense Ougoureh Kifleh Ahmed, pour le persuader de rester Colonel au ministère de la défense nationale.

Pour calmer le père, Zahra Youssouf Kayad a été nommée secrétaire d’état. Elle devra convaincre les différentes organisations de l’ONU de « passer a la caisse », car certaines sont devenues très réticentes …

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L’autre femme promue, s’appelle Amina Abdi. Ancienne directrice de l’habitat
elle a bien manœuvré dans son département.

Mais elle est célibataire et les appétits des dragons du RPP sont là.

Cette dame a été nommée sur recommandation personnelle de la dernière dame de Djibouti.

Kadra Haid va donc pouvoir l’utiliser pour continuer à voler le (pauvre !) richissime arabe Lootaa. Elle va lui proposer des maisons à construire qui vont appartenir, en réalité et en sous-main, à Kadra Haid.

Amina Abdi est une secrétaire d’état au logement qui va avoir une multitude de problèmes à régler et surtout qui risquera en permanence de tomber sous le coup de la colère de la dernière “folle” de Djibouti.

Elle ferait mieux de se renseigner auprès des personnes qui ont bossé avec la Paulette, comme l’ex-secrétaire général de l’UNFD qui était mariée à l’ex-ministre des sports, Hassan Farah Miguil. Elle devrait aller parler à cette dame qui a certainement pas mal de choses à lui dire sur la “Reine de Pacotilles”.
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A 33 ans, Djama Elmi Okieh a échappé jusqu’à maintenant aux problèmes qui touchent les autres ministres.

Sauf que ce jeune médecin sportif, formé à Cuba, a fait passer par plusieurs couleurs, sa ministre Hasna Barkhat Daoud qui le voyait comme un concurrent direct. Mister Djama est un homme très actif dans le milieu du sport et il a le soutien du Colonel berger Mohamed Djama Doualeh de la garde républicaine.

Djama avait même été mis sur la touche par sa ministre Hasna Barkhat Daoud qui n’avait pas apprécié que le president le préfère à elle.

Elle l’aurait suspendu a plusieurs reprises. Malgré cela, le jeune médecin de 33 ans continuait son travail sur le terrain. Surnommé par les Djiboutiens « docteur cubain » le jeune Djama est le seul du gouvermement qui a fait ses preuves sur le terrain. Est-ce pour ruiner ses ambitions et sa notoriété grandissante, qu’IOG l’a nommé ministre des sports, directement rattaché au cabinet du premier ministre Dileita ?

IOG en a assez de cette jeunesse qui lui a tourné le dos lors de l’élection présidentielle. Cela explique qu’il ait supprimé le ministère de la jeunesse des sports et des loisirs.

Décidément IOG n’aime pas la jeunesse.

Quant aux autres ministres il les a choisis uniquement sur des considérations tribales afin que tel cousin remplace tel autre.
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Le ministère de l’intérieur échoit au commissaire Hassan Darar Houfaneh. La raison de cette nomination est très simple.

Il fallait non seulement donner au colonel Abdillahi Abdi Farah le pouvoir absolu … celui de régler toutes les affaires selon les directives du Palais, mais aussi il fallait faire chuter le ministre Yacin Elmi Bouh qui s’entêtait à donner des ordres au colonel de la police.

Maintenant que le colonel sera face à un ministre faible, Abdillahi Abdi aura carte blanche pour appliquer toutes les directives qui émanent de la première dame de Djibouti.

Quant à la chute d’Ali Abdi Farah, elle est aussi la conséquence des multiples scandales sexuels qui l’ont fait surnommer « le lapin ». Pour IOG il fallait reconquérir le cœur de la communauté des Issaks qui ne se reconnait plus dans ce pays et qui préfère désormais le Somaliland à Djibouti.

Pour ce qui concerne Saïd Barkhat, le ministre de la communauté Gadaboursi, il a été mis sur la touche sur les conseils d’Hachi Abdillahi Orah.

A partir du moment où l’affaire qui l’opposait a l’ex-général Ali Meidal Waiss était réglée et que le « bon ex-général » était rentré dans le bercail du RPP, Saïd Barkhat n’avait plus aucune raison d’être ministre de la justice.

D’autant plus qu’il est détesté, y compris par sa propre communauté Gadabouris.

Pour calmer ceux qui avaient été « secoués » lors de l’attentat du café de Paris, IOG a nommé un certain Mohamed Somali (gros parleur) ministre en titre alors qu’il n’était encore qu’un sous-ministre, il n y a pas de cela si longtemps.

Des ambassadeurs en ligne de mire

IOG a dans sa ligne de mire aussi plusieurs ambassadeurs qui n’ont pas fait du bon travail à commencer par Siad Doualeh qui dort sagement à Genève.

Mohamed Moussa Chehem a été incapable de faire quelque chose pour la communauté Djiboutienne vivant en Belgique.

Selon nos sources, le pouvoir aurait été surpris d’apprendre que l’ambassadeur Mohamed Moussa Chehem utilisait des emplois fictifs pour “enrichir” la liste des salariés de son ambassade et taxer l’état djiboutien en conséquence.

Ces individus travaillent soit-disant pour le compte de l’ambassade de Djibouti en Belgique et en même temps, ils continuent à percevoir l’aide sociale belge.

Du jamais vu dans les annales des ambassades Djiboutiennes.

Il y aussi le cousin Robleh Olhayeh qui est empêtré dans des scandales de faux dollars et de trafic illégal de khat au Etats-Unis.

L’ambassadeur aurait été placé sous surveillance discrète par les agents fédéraux du FBI. Washington n’a pas supporté ces trafics et il a demandé le remplacement immédiat de l’ambassadeur Robleh Olhayieh.

Chose qu’IOG n’a accepté qu’à contre-cœur.

Le cas de Djamaa Ali Guelleh n a pas été encore réglé.

Reste le cas du général Zakaria Cheik Ibrahim qui a boudé la cérémonie d’investiture d’IOG.

On voit sur cette photo que le colonel Mohamed Djama en grande tenue rouge pur sang, de même que le général Hassan Ali Kamil. Mais où est passé le général Zakaria Cheik Ibrahim???????.

Aurait-il été informé que sa carrière s’achevait là ?

En tout cas l’histoire nous le dira dans le proche avenir.

Quant à la population, elle regarde le pays avec une grande inquiétude.

Le parfum du changement n’est pas pour demain en République de Djibouti.

Sergent Ariko
Londres

21/05/11 (B605) Courrier des lecteurs (une petite erreur à corriger)

Bonjour à toute l’équipe.

Je tiens d’abord à saluer le travail extraordinaire qui est réalisé par mon compatriote, le sergent Ariko, parce qu’il nous donne des informations très intéressantes .

Je lui propose juste un petit détail à corriger : le défunt Mohamed Ahmed Issa plus connu sous le nom de Cheiko, l’un des artisans de l’indépendance de notre République n’était pas natif de Dikhil, mais d’Obock.

Ce détail ne remet absolument pas en cause, la qualité des informations de mon compatriote. Je tenais au contraire à contribuer à en renforcer la crédibilité en proposant cette clarification.

Continuez. Nous restons à l’écoute !