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30/05/11 (B606) IOG innove vraiment et c’est visible !!! Avec ses nouveaux ministres, vient-il de faire un nouveau pas dans le domaine de la censure ? Aurait-il inventé, aprés l’auto-proclamation, l’auto-censure ? (ARDHD)

Trés curieusement, nous avons constaté que le site www.presidence.dj n’est pas accessible ce lundi 30 mai à 17h30 (heure de Paris). Toutes les hypothèses sont permises et nous en avons privilégié 5 parmi les plus probables.

N°1 Pour se venger de Guelleh qui veut l’éjecter de son poste hautement lucratif, Djama Ali Guelleh aurait coupé le courant qui alimente le site de la Présidence (en même temps que la ville entière)

N°2 Guelleh a piqué une grosse colère en découvrant que ce site ne lui léchait pas encore assez les pieds et il l’a censuré, s’auto-censurant du même coup,

N°3 La Paulette aurait pris ombrage de la publicité que se faisait IOG sur ce site, qui n’évoque que très rarement son action personnelle (à elle) en faveur de la pérennité et du développement du système mafieux et elle l’aurait fait censurer par son pote des télécommunications …

N° 4 Le site est en maintenance temporaire et les joyeux informaticiens ont omis de mettre une page “d’attente” pour signaler cet état de fait.

N° 5 Il y a un bug dans les programmes. Le régime de Djibouti n’a pas le monopole du bug, mais il faut bien reconnaître qu’il y en a beaucoup : des immeubles qui brûlent opportunément, des opposants qui vont se présenter spontanément à Gabode, des dons et subventions qui disparaissent, des gens qui se suicident dans le Nord devant les fusils de l’AND, …

29/05/11 (B606) Appel d’un lecteur qui vit au Canada, en faveur des prisonniers politiques, injustement incarcérés dans les geôles du dictateur djiboutien et à la mémoire des victimes du régime

Dans un mois, nous allons fêter un sinistre anniverssaire, le 34ème depuis la date de notre indépendance. Au bénéfice d’une mascarade électorable éhontée, nous avons toujours un sanguinaire à la tête de notre pays.

Détesté par le peuple, hué par la communatuté internationale pour son ego surdimensionné et sa corruption insatiable, Guelleh a volé les aspirations démocratiques de tout un peuple.

Le jour viendra où il tombera et alors, il sera jugé pour tous les crimes qu’il a commis ou fait commettre. Reconnaissance sera rendue à toutes ces familles qu’il a contraintes à l’exil.

Nous lancons un appel de détresse a toute la comunauté, qui tarde a réagir à user de son influence pour obtenir la libération de tous les détenus politiques, qui ont bravé et defié ce tyran de pacotilles.

Voici une liste non exhanustive des personnes détenus au motif de s’être dressées pour changer le destin de notre pays que le mafieux et sa bande ont pris en otage :

Abchir Ibrahim Mohamed Dit Djaffar ;
Abdi Elmi Omar Dit Germany
Abdi Osman Dit Indhaabur
Abdillahi Robleh Booleh ;
Abdi Samireh
Abdo Dabaleh Mohamed
Abdo Houssein Ahmed
Abdourahman Youssouf Hassan ;
Adaweh Robleh Dit Bouh
Adaweh Robleh Absieh
Liban Daoud Soubaneh ;
Fahmi Abdi Obsieh ;
Fahmi Mohamed Adaweh ;
Farada Mohamed Witti Vice-Président De L’ard (Uad) Arrêté À Dhikil ;
Farhan Daher Abdillahi ;
Farhan Daher Gan ;
Faycal Djama ;
Idriss Abdi Aouled ;
Idriss Djama Allaleh Arrêté Le 25 02 11 ;
Idriss Ali ;
Ismael Dit Da’da’o;
Kadir Abdillahi Yassin;
Liban Daoud Soubaneh ;
Liban Mohamed Ali ;
Mohamed Abdillahi Mohamed ;
Mohamed Farah ;
Mohamed Kabo Idriss
Ziad Duffo;
Mohamed Ahmed Djama Dit Nasto ;
Mohamd Hassan Robleh
Mohamed Ibrahim Waiss ;
Mohamed Kamil ;
Mohamed Rirache Miguil ;
Mohamoud Mohamed
Niman Mohamed Amir ;
Omar Daher Ali ;
Omar Dajma ;
Sadam Houssein Robleh ;
Sahal Hassan Responsable Mrd Arrêté Le 24 02 11 ;
Saîd Houssein Robleh (Libéré) ;
Saleban Awad Waberi ;
Yabeh Mohamed Ibrahim ;
Yacin Houssein Walieh;
Yacin Ali Farah ;

Nos mémoires vont aussi aux familles de nos martyrs assassinés par le tyran et sa clic qui sont tombés sur le champ de la bataille.

Vos noms seront gravés dans l’histoire de notre pays.

R.
CANADA

29/05/11 (B606) Communiqué de presse du PND, sous la signature de son Président fondateur (Aden Robleh), qui nous a été transmis par un correspondant. Nous pensons, sans en avoir la certitude à l’heure de le publier, que ce communiqué est authentique.

COMMUNIQUE DE PRESSE

PARTI – NATIONAL – DEMOCRATIQUE – Représentation Europe –

Le Parti National Démocratique vient de faire l’objet d’un clônage, pratique bien connue du régime djiboutien. Elle a été utilisée dans le passé contre plusieurs partis d’opposition dont le PND et consiste à remplacer les membres dirigeants d’un parti par des militants du parti au pouvoir, le RPP lors d’un « Congrés extraordinaire » organisé par ce dernier.

Nous condamnons sans réserve cet acte antidémocratique que nous considérons comme nul et non avenu.

Veuillez trouver ci-dessous deux documents du Président du PND relatant ces évènements ainsi que les crimes et actes de torture utilisés par le régime actuel contre les militants du PND et de l’opposition djiboutienne :

____________________ 1°) Une supercherie grotesque

Le dictateur Ismaïl Omar Guelleh, vient de commettre à la face du peupledjiboutien et du monde une mise en scène invraisemblable.

Il a réuni dans un grand hôtel de la place quelques dizaines de membres de son parti – le rassemblement populaire pour le progrès (RPP) – avec la mission de se transformer en « congrès extraordinaire du parti National Démocratique ».

L’objectif était d’imposer un autre président au Parti National Démocratique.

C’est un jeune choisi par le régime ; ce garçon remplit deux conditions chères au dictateur : tribalisme et délinquance.

1°) Il se trouve qu’il appartient à mon sous-clan tribal ;

2°) c’est un délinquant puisqu’il a imité ma signature et usurpé mon chéquier, ce qui lui a permis de tirer de mon compte bancaire une somme de neuf cent mille francs djibouti. Il a commis ce vol grave en 2005 alors qu’il était mon chauffeur personnel.

C’est en ce moment-la que je l’avais congédié tout en portant une plainte devant la justice.

Il a été emprisonné quelques mois mais son affaire est jusqu’à aujourd’hui en appel.

Ces dernières années il était chauffeur de bus. Ce garçon n’est pas un adhérent du PND. Je l’avais recruté comme chauffeur personnel par solidarité compte tenu de la misère dans laquelle vivait sa famille notamment la longue maladie qui a emporté son père, il y a de cela plusieurs années.

En portant son choix sur ce garçon, le dictateur pense illusoirement que le parti pourrait tomber dans les mains de quelqu’un qui appartient à mon sous-clan.

Au grand dam du dictateur je dis solennellement que le PND n’est pas un parti fondé sur le clanisme tribal. C’est un parti qui a pour but de regrouper toutes les communautés qui appartiennent à cette terre depuis des millénaires. La très grande audience du PND qui fait tant trembler le dictateur trouve son essence dans ces bases.

Le dictateur doit savoir que l’on ne peut tuer le Parti National Démocratique.

Même au cas où il parviendrait à m’assassiner comme il le projette la doctrine du PND me survivra. Les gens que vous avez réuni à Sheraton hôtel ne comprenaient qu’une seule personne ayant appartenu au PND ; il s’agit de M. Dabaleh qui assumait le titre de vice-président avant de quitter ce parti il y a 9 mois.

J’ai eu le coeur serré lorsque cet homme m’a parlé du dilemme auquel il était confronté. Il était venu me voir chez moi un soir et il m’avait dit ceci que je rapporte textuellement :

« M. le président, je vous respecte très « fortement, et j’ai une grande estime et considération pour le PND ; je ne peux pas « poursuivre le chemin avec vous car je suis terriblement menacé par le régime ; des gens « très proches du régime sont venus me voir et m’ont dit : vous « devez choisir entre deux solutions :

– ou vous restez au PND et dans ce cas vous serez licencié de votre travail et vous risquez d’être jeté en « prison ;


ou vous le quittez en rejoignant le régime, auquel cas vous « serez immédiatement nommé chef de service tout en obtenant une bonne somme « d’argent.

M. Dabaleh a ajouté en tremblant : tout le monde n’est pas courageux comme vous ; ils ont tellement peur de vous qu’ils peuvent vous assassiner, ce régime est vraiment sanguinaire comme vous avez dit».

Fin de citation.

Je lui ai répondu : "sans rancune, je comprends votre situation".

Le RPP ne peut désigner le Président du Parti National Démocratique et sa direction. Le PND, un des deux premiers partis avec le PRD à être légalisés, demeure libre et indépendant. Il n’est pas l’allié de l’alliance au pouvoir. Le PND est ancré dans l’opposition.

Le Parti National Démocratique (PND) compte des dizaines de milliers d’adhérents et de sympathisants. En tant que Président fondateur je demande à tous les adhérents de poursuivre le combat pour la démocratie. Je vous demande de considérer les mascarades et les mises en scène du régime dictatorial comme nul et non avenu.

Militantes et militants continuez votre combat avec votre volonté et courage légendaires. Souvenons-nous que les 84 militantes et militants torturés atrocement sous les ordres directs du dictateur et son épouse n’ont jamais accepté de se plier.

Le combat continue, Incha’allah.
Djibouti le 28 mai 2011

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

_____________________________ 2°) Actes de tortures

Je suis placé en résidence surveillée. Cette mesure est appliquée à mes résidences – la principale située à la cité de l’aviation (capitale) et celle, secondaire, sise à mon jardin d’Ambouli.

Vingt policiers et gendarmes se relaient toutes les vingt-quatre heures aux environs de ces deux résidences sans pénétrer dans celles-ci. Ils observent de loin toutes les personnes qui y entrent sans les en dissuader. Ils attendent que les visiteurs sortent des résidences et les suivent jusqu’à deux cent mètres environ pour les arrêter avec des mitraillettes et les menottent pour les embarquer dans des véhicules.

La surveillance dont il s’agit a commencé six mois avant le scrutin présidentiel du 8 avril 2011. Aucun document de quelque nature que ce soit ne fait état de cette situation restrictive de ma liberté de citoyen et d’homme politique. Je suis, en fait, placé en résidence surveillée qui ne dit pas son nom.

Les arrestations ne visent ni moi-même, ni mon épouse et nos enfants, ni nos frères et soeurs. Lorsque je rentre et sors de mes résidences ces policiers et gendarmes habillés en civil se dissimulent derrière des pâtés de maisons ou des arbres, certainement pour ne pas que je les identifie.

Il apparaît que l’alliance au pouvoir se soient senti « désemparée » par la position très critique qu’avait adoptée le Parti National Démocratique (PND) pendant la campagne électorale présidentielle.

Jusqu’à ce jour 84 personnes ont été arrêtées et emprisonnées durant un temps variant entre 15 et 30 jours. L’ensemble de ces 84 personnes sont des adhérents du PND, une grande partie étant membres des instances dirigeantes (Conseil National, sections, commissions, etc..).

Toutes ces personnes, sans exception, doivent répondre à deux questions :
pourquoi adhérez-vous au PND ? A quel clan tribal appartenez-vous ?

Après ces questions ils subissent les tortures de ce genre :

– déshabillement du prisonnier,
– chaîne métallique liant la main et le pied gauches,
– brutalités extrêmes (coud de pieds, coups de poing, coups de gourdin, etc..etc..) n’épargnant aucune partie du corps,
– serviette arrosée d’eau couvrant la figure en vue d’étouffer,
– nourriture journalière :150 grammes de pain et un peu de thé contenu dans une petite boîte métallique.

Ce calvaire dure trois jours consécutifs et commence dès l’arrivée en cellule du prisonnier. Il reprend une semaine après si le détenu n’accède pas aux injonctions des tortionnaires.

Les injonctions consistent à faire admettre qu’il quittera le PND en condamnant vigoureusement la position du président de ce parti et en promettant de rejoindre le RPP.

Le détenu doit signer une papier dans ce sens. En s’engageant de la sorte il aura également une grosse somme d’argent et un « travail bien rémunéré ». Personne n’a signé un tel papier.

Chacun a réaffirmé son soutien au président du PND, parti menant le combat pour la démocratie.

Les 84 membres du PND qui sont passés par ce traitement ont refusé les injonctions des tortionnaires. La grande majorité d’entre deux sont libérés à présent mais les arrestations continuent parmi d’autres adhérents du PND.

Malheureusement une dizaine de ces martyrs sont décédés à la suite des graves blessures subies (côtes cassées, reins bloqués, poumons et mâchoires traumatisés etc..) et ce après retour dans leurs foyers.

Cela se passe en République de Djibouti. La dénonciation du dictateur sanguinaire se vérifie clairement.

Les victimes de ces terribles tortures connaissent l’identité des tortionnaires. Les plus en vue dans ce mécanisme sont deux colonels, deux commandants, trois capitaines et une quinzaine de sous officiers et de soldats de rang.

Je ne peux pas ne pas faire connaître ces crimes au peuple djiboutien et aux organisations internationales des droits de l’homme. Il s’agit réellement de crimes contre l’humanité qui se définit comme suit : « Un crime contre l’humanité est une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un « groupe d’individus inspirée par des motifs politiques ou ethniques »

Du côté des exécutants des tortures les langues se délient ; certains d’entre eux semblent saisis d’un certain remord : ils font état, mais avec discrétion, trois préoccupations :

a) pourquoi le couple présidentiel nourrit-il une haine aussi tenace à l’égard du PND ?

b) pourquoi tous ceux qui sont arrêtés et torturés appartiennent-ils à certains clans ?

c) pourquoi refuser aux citoyens la liberté d’aller où ils veulent ?

Je ne peux pas donner ici la liste de noms des personnes victimes de ces tortures car je ne doute pas qu’ils risqueront de se faire assassiner. Le Parti National Démocratique adressera ladite liste à la Commission des Nations Unies pour les droits de l’homme sise à Genève, en Suisse. Il saisira également le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI). Le PND demandera à ces instances de mener une enquête en République de Djibouti pour prendre connaissance de ces crimes et lancer des sanctions à l’encontre des auteurs et commanditaires.

Le Parti National Démocratique ne stoppera cette procédure que si les dirigeants de ce pays présentent des excuses en bonne et due forme au Parti National Démocratique et mettent fin aux attaques éhontées et illégales dont ce parti fait l’objet, mais aussi en indemnisant les personnes victimes des crimes en question pour le préjudice physique et moral subi !

Djibouti, le 28 Mai 2011

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

29/05/11 (B606) Petites nouvelles du front (Vu à la RTD) Aden Robleh n’est plus le Président du PND. Le nouveau Président affirme son ralliement et son soutien sans faille à IOG. (Info lecteur)

Le journal de la RTD de vendredi nous informe qu’Aden Robleh Awaleh a été écarté de la Présidence du parti (PND). Lors du congrès qui s’est tenu au Sheraton hotel, il a été remplacé par Abdourahman Mohamed Alaleh.

Plusieurs personnalités politiques proches du pouvoir (dont la fille de M. Moumin Bahdon, disparu, responsable du PDD) et des ministres
et sous-ministres ont apporté la bénédiction du régime dictatorial et sanguinaire qui asservit la population.

Aden ne semble pas avoir participé à ce congrès et son bilan à la tête de son parti n’a pas été chaudement salué ni reconnu comme positif par le nouveau Président !.

Le PND a renouvelé son soutien au dictateur Guelleh.

Nous n’avons pas eu connaissance d’une réaction officielle d’Aden Robleh.

Pas de doute, il y a la main du couple mafieux derrirèe cette comédie, montée de toutes pièces.

28/05/11 (B606) Comment invoquer les Droits de l’Homme à Djibouti et déposer des plaintes devant les institutions internationales ? (Source : Claiming Human Rights)

Lien avec le site :
http://www.claiminghumanrights.org/djibouti.html?L=1 (L’article donne de nombreux liens avec les organisations internationales)

Invoquer les droits de l’homme –
en Djibouti

La République de Djibouti est un État membre des Nations Unies et de l’Union africaine. Le pays a ratifié plusieurs des conventions relatives aux droits de l’homme (voir liste comparative ci-contre) et s’est ainsi obligé à respecter les règles contraignantes qui sont inscrites dans ces instruments internationaux.

Djibouti est un pays de la Corne de l’Afrique dont le français et l’arabe sont les langues officielles. C’est un pays d’une superficie de 23.200 mètres carrés situé au bord de la Mer rouge. À l’échelle mondiale, la densité de population est faible. Le pays est devenu indépendant de la France le 27 juin 1977. Sa capitale est la ville de Djibouti. Djibouti est un État membre des communautés économiques régionales IGAD, CEN-SAD et COMESA.

Avec un Indice de Développement Humain de 0,52; Djibouti est placé 155ème des 182 pays dans l’édition 2009 du Rapport sur le Développement Humain de la PNUD. Les 800.000 d’habitants ont une espérance de vie de 55 ans. La croissance de la population atteint 1,8 % par an. Le PIB totalise 1.130 US-$ par habitant. Les dettes extérieures s’élèvent à 51,8 % du produit intérieur brut. Le taux de scolarisation primaire est de 45,3 %.

Dans la mesure où Djibouti a ratifié les protocoles facultatifs à ces conventions ou a accepté la compétence des organes des Nations Unies chargés des droits de l’homme (voir liste comparative ci-contre), les ressortissants djiboutiens et leurs représentants peuvent revendiquer leurs droits auprès de ces organes.

Tous les Djiboutiens peuvent s’adresser soit au Comité des droits de l’homme des Nations Unies sur la base de la procédure 1503, soit aux rapporteurs spéciaux chargés des violations des droits de l’homme selon leur spécificité ou à l’ECOSOC s’il s’agit de violations des droits des femmes.

Djibouti étant un État membre de l’UNESCO, ses ressortissants peuvent utiliser la procédure de l’UNESCO en cas de violations des droits de l’homme dans les domaines de compétence de l’Organisation.

Conformément aux conventions que Djibouti a ratifiées, les organisations d’employeurs comme celle des travailleurs et certaines autres organisations de ce pays peuvent adresser des plaintes selon les procédures de l’OIT (Organisation Internationale du Travail).Les plaintes individuelles ne sont pas recevables.

Djibouti étant membre de l’Union africaine, les ressortissants et organisations non gouvernementales (ONG) peuvent déposer des plaintes auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

Ils peuvent aussi adresser des plaintes conformément aux orientations de l’Union Européenne concernant les défenseurs des droits de l’homme, s’agissant de peine de mort ou de torture auprès des ambassades des États membres de l’UE et des délégations de la Commission européenne.

En cas de violations des droits de l’homme par des entreprises multinationales, il est également possible de contacter les points de contact nationaux dans un État membre de l’OCDE.

Djibouti est déjà membre de la Cour Pénale Internationale, la Cour est ainsi compétente pour juger des crimes graves.

28/05/11 (B606) Le journal de la Flibuste (Deux articles à lire/relire parus respectivement sur CyberPress en Janvier 2009 (Canada) et sur le site Bruxelles 2 en décembre 2010)

_______________________________ 1 – CyberPress

http://www.cyberpresse.ca/international/afrique/200901/27/01-821230-juger-les-pirates-un-casse-tete-legal-pour-ceux-qui-les-capturent.php

Juger les pirates, un casse-tête légal pour ceux qui les capturent

Traduire en justice les pirates qui s’attaquent aux navires au large de la Somalie se révèle être un casse-tête légal pour les Etats qui les capturent, nuisant jusque présent à l’efficacité des opérations internationales contre les bandits des mers.

Pour juger les pirates, «la solution expéditive d’antan du “pendu haut et court”, ou du passage à “la planche” vers l’eau profonde et les requins n’est plus applicable», ironise Bruno Pardigon, directeur général des Services de sécurité maritime de Djibouti, en marge d’une conférence de l’Organisation maritime internationale (OMI) qui réunit cette semaine à Djibouti 22 pays riverains de l’océan Indien, du golfe d’Aden et de la mer Rouge pour renforcer l’arsenal judiciaire contre les pirates.

Selon un document djiboutien présenté à la conférence «en 2008 près de 150 personnes ont été arrêtées par les navires de guerre croisant dans le golfe d’Aden» dans le cadre de la lutte anti-piraterie.

«Sur ce nombre, une centaine ont été remises aux autorités étatiques: 19 ont été rapatriées en Europe, 85 transférées aux autorités judiciaires des pays riverains», à savoir la région somalienne autoproclamée autonome du Puntland et le Yémen, indique ce document.

Les Britanniques qui disposent d’un accord particulier avec le Kenya ont remis huit pirates à cet Etat, faute de pouvoir les livrer à la Somalie, pays livré au chaos depuis bientôt 20 ans.

La France a elle envoyé à deux reprises ses forces spéciales arrêté des pirates somaliens et a décidé d’en juger certains sur son sol.

Mais ce cas est rarissime. Onze autres présumés pirates ont été relâchés rapidement, précise le rapport djiboutien.

Le texte ajoute qu’«une quarantaine de pirates présumés ont par ailleurs été relâchés par les navires de guerre qui les avaient interpellés» et qui ne savaient qu’en faire, ignorant quel est leur statut juridique lorsqu’ils sont détenus à bord, quel tribunal, ou quel pays devait les juger.

En effet, «la question de la loi pénale applicable aux pirates, de leur possible procès et des procédures à appliquer» ne sont pas définies précisément jusque présent, explique M. Pardigon. Et les pirates bénéficient de ce vide juridique.

Certes explique un diplomate européen participant aux travaux, «le corpus juridique concernant la piraterie est assez bien fourni (…) pour tout ce qui touche aux attaques en haute mer. Le problème c’est la mise en oeuvre de ce texte dans les législations nationales».

Jusque présent, les Etats sont réticents à adopter certaines dispositions. Ainsi le Yémen, concerné au premier chef par le fléau de la piraterie, est opposé au droit de poursuite par des navires de guerre étrangers des pirates dans ses eaux territoriales.

Pour éviter que les pirates ne soient immédiatement relâchés après leur arrestation et ne recommencent à sévir au large de la Somalie, l’OMI tente de convaincre les 22 Etats réunis à Djibouti de signer un accord d’harmonisation législative permettant de «faciliter l’arrestation et les poursuites judiciaires contre les suspects de piraterie».

Sur le dossier de «la piraterie, les problèmes légaux rejoignent la diplomatie», estime Chantal Poiret, ambassadeur française chargée de la coordination de la lutte internationale contre la piraterie: «les pays riverains voient leur intérêt dans une coopération entre eux et avec les pays dont les marines viennent lutter contre ce fléau», estime-t-elle.

——————————————————– 2 – Bruxelles 2

Quand le McArthur de Blackwater s’introduisait dans la lutte anti-piraterie

http://www.bruxelles2.eu/piraterie-golfe-daden-ocean-indien/quand-le-mcarthur-de-blackwater-sintroduit-dans-la-lutte-anti-piraterie.html

Publié le 2 décembre 2010 par Nicolas Gros-Verheyde

Blackwater avait prévu de se reposer pour le soutien médical sur l’hôpital Bouffard des FFDJ (crédit : 13dble)

Cela fait partie du lot de révélations amenée par Wikileaks et analysée par le New York Times. Le gouvernement djiboutien a autorisé en 2009 la société privée américaine Blackwater Worldwide (BW), a reçu l’autorisation d’opérer à partir du port de Djibouti, un navire armé contre les pirates, pour protéger les navires commerciaux.

Ce n’est un secret pour personne que la lutte anti-piraterie est un vaste marché pour les sociétés militaires privées, en voie de reconversion après l’ère plutôt fastueuse de l’Irak. Et que Blackwater l’investit espérant un débouché. Un investissement qui n’a pas eu le résultat espéré. En revanche, ce qui me semble intéressant ce sont les détails donnés par le télégramme, le soutien américain à cette initiative qui reste très prudent (nous attendons des instructions du Département d’Etat est-il mentionné à la fin du télégramme), et surtout la motivation qui repose sur une approche assez pragmatique (il y a un marché, les sociétés américaines se doivent d’être présents, faut-il les soutenir) ainsi que le partage d’informations (Blackwater communiquera son SOP – procédure opérationnelle – aux ambassades de Nairobi et Djibouti), partage qui n’est pas illogique (et se pratique couramment).

Une équipe robuste d’US boys, l’hôpital militaire français en assistance et un intermédiaire franco-djiboutien

Blackwater a ainsi obtenu l’autorisation pour le « McArthur, » un ancien navire de 183 pieds de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) battant pavillon américain, servi par un équipage de 33 hommes (tous citoyens américains) 15 marins et 3 équipes de 6 gardes, armés. Blackwater n’a pas l’intention de procéder à l’arrestation des pirates mais usera de la force lethale contre les pirates. Le navire est ainsi équipé de «mitrailleuses de calibre 50 ». Il a une plateforme pour hélicoptères mais n’en sera pas doté ; en revanche, un UAV sera à bord. Un « système vidéo permettra d’enregistrer l’activité des pirates ».

Précision intéressante : la société a négocié via un intermédiaire Inchcape, un accès pour ses hommes à l’hôpital militaire français Bouffard. Et son agent local sur place sera un franco-djiboutien, « favorablement connu de l’ambassade » est-il précisé, Bruno Pardigon, qui possède plusieurs sociétés, dont une nouvelle consacrée à la sécurité maritime « Djibouti Maritime Security Services » (DMSS).

Quelques interrogations : que faire des pirates surtout s’ils sont blessés ?

Si les privés américains ne veulent pas procéder à des gardes-vues de pirates, il est difficile de ne pas se poser la question de l’arrestation de suspects. « Même si les Français ont remis des suspects au Puntland, Downey (le directeur du développement pour l’Afrique, un ancien officier des forces spéciales) n’a pas l’intention de le faire, ni avec la Somalie ni avec le Kenya ». Le diplomate – dont on sent qu’il est très prudent sur cet engagement – précise que Blackwater ne peut bénéficier de l’accord signé avec le Kenya, qui est un accord de gouvernement à gouvernement ».

Cette implication reste pleine d’inconnue. « Il n’y a pas de précédent d’une opération paramilitaire d’un environnement purement commerciale ». Et de nombreuses questions se posent. Si le droit international maritime permet l’usage de la force contre les pirates (2), Downey « reconnait également la nécessité de respecter le droit international humanitaire ». Mais dans la pratique : que faire des pirates blessés ? « sans nuire à la capacité de protection du client », on voit bien comment la problématique est posée, et où se situent la balance des priorités …

« BW has no intention of taking any pirates into custody. While the French have previously put pirates ashore in Puntland, Downey said BW had no plans to do so, either in Somalia or Kenya (noting that Kenya’s bilateral PUC agreements with the USG and HMG were government-to-government). (…) While asserting that international maritime law allows the use of lethal force against pirates, BW also recognizes the need to respect international humanitarian obligations. Of concern, for example, is whether BW would be responsible for assisting injured pirates, if doing so endangered BW’s ability to protect its client(s). »

Dilemne : soutenir une entreprise US or not

Au moment de l’écriture du télégramme : « Blackwater n’a pas de client aujourd’hui (février 2009) mais elle compte développer un marché avec le lancement en mars (2009) avec la présence d’officiels. Coût de l’escorte : moins de 200.000 $.» Le diplomateexplique son dilemme. Il demande donc des « lignes directrices » sur « l’engagement approprié avec Blackwater », en respectant également le « rôle du gouvernement de défense commerciale et de soutien aux entreprises américaines ».

« Post would appreciate Department’s guidance on the appropriate level of engagement with Blackwater, while also fulfilling the USG’s commercial advocacy responsibilities to support U.S. firms. »
Epilogue : peut-on préciser qu’après un démarrage en fanfare, XE (le nouveau nom de Blackwater) a décidé de vendre son navire phare, le McArthur, comme nous l’apprend un journal américain (1).

(1) Le Virginian Pilot parle d’un prix réduit de 3,7 millions $

(2) Selon moi, l’exclusivité de l’usage de la force en haute mer est cependant réservé à la force publique ou habilitée (sauf cas de légitime défense). Et la société « Blackwater » ne peut se réintroduire dans aucune des deux, sauf à réintroduire les « lettres de marques » qui habilitaient de joyeux drilles à aller courser (piller et couler au besoin) des navires « ennemis »

28/05/11 (B606) Les chroniques du Sergent Ariko (suite) / Coup d œil sur la situation politique et sociale à Djibouti depuis la prise de fonction des nouveaux ministres du gouvernement bénéficiaires du scrutin volé le 8 avril 2011.

– L’éviction des rats, qui ont fait sauter le navire IOG, ne suffira pas !

Après avoir constitué une jeune équipe à la tête de chaque département ministériel et chassé les fameux Warabeys issus de son école, le dictateur djiboutien n’arrive quand même pas à redorer son image ternie auprès de la population de la république de Djibouti et de la diaspora.

Maintenant, le despote « aveuglé » de Djibouti s’attaque à la jeunesse djiboutienne. Une jeunesse qui ne veut même plus entendre les « fausses » promesses du dictateur et qui le rejette a 99 %.

Depuis plusieurs jours, le courant est coupé ! En dépit des images tapageuses de la RTD aux ordres de la présidence qui a diffusé des images dans lesquelles on voyait le directeur de l’EDD qui expliquait les problèmes et les solutions à son ministre de l’énergie. Ce dernier n’a été copté que pour faire de la figuration, mais il est incapable de comprendre les problèmes et surtout de les résoudre.

On nous dit que la visite du ministre a été un succès ! Pourquoi l’EDD a-t-elle coupé le courant aussitôt après, plongeant la ville de Djibouti dans le noir le plus absolue. Deux sites ont échappéà la pénurie : la caserne de la garde républicaine (camp Omar Aline) et le palais d’Haramous.

Les Djiboutiens privilégiés, qui ont un générateur les ont mis en marche, alors que la majorité des habitants n’a pas pu fermer l’œil de la nuit. C’est un désaveu de plus pour IOG et pour son nouveau ministre de l’Energie qui n’a pas les moyens de s’opposer à la volonté de Djama Ali Guelleh, prêt, semble-t-il à précipiter le pays dans le chaos total, pour ses seuls intérêts personnels.

– Quel but poursuit Djama Ali Guelleh ?

Djama Ali Guelleh n’a pas digéré qu’il lui soit demandé de quitter ce poste stratégique pour les intérêts du clan mafieux qui est au pouvoir. Au moment où le pouvoir d’achat des Djiboutiens se réduit parce que l’inflation a atteint le seuil critique, la population malmenée par la crise politique organisée par le Pharaon, subit maintenant les chantages du cousin Djama Ali Guelleh.

Combien de Djiboutiens n’attendent plus que la fin de l’année scolaire pour prendre le large (définitivement ?) vers les pays limitrophes tels que l’Ethiopie ou le Somaliland ? La nomination de jeunes cadres diplômés à des postes de ministre ou de sous-ministres pour les femmes(*) n’a pas étonné l’homme de la rue, parce qu’il sait que rien ne bougera tant que le pharaon restera au pouvoir.

Le limogeage du médiateur de la république Abdoulkader Doualeh Waiss en a surpris plus d’un, même au sein du RPP, le parti godillot au pouvoir depuis l’indépendance, qui nous a été confisquée par Hassan Gouled aujourd’hui rappelé par Allah le grand. L’ex-médiateur avait préparé sa candidature à l’élection présidentielle, comme deux autres Warabeys bien connus : Yacin Elmi Bouh et Abdallah Abdillahi Miguil.

Yacin Elmi aurait eu le soutien de la quasi totalité des ministres sortant, qui voyaient en lui un Président « bis ». De son côté, le ministre de la Santé est soutenu par la tigresse de la République Ina Haid.

Constatant que la population avait largement boudé la cérémonie du congrès organisé dans la salle dont le plafond s’est écroulé depuis, le pharaon a compris que le peuple ne serait pas au rendez-vous et que sa stratégie était vouée à l’échec.

Plutôt que de se remettre personnellement en cause, il en a déduit que c’étaient de la responsabilité de ses ministres qui n’avaient pas fait un bon travail. D’où une colère habituelle à l’encontre de son système et de sa propagande usés par le mensonge. C’est probablement la raison qui l’a poussé à s’enfuir à Haramous, laissant le congrès régler les affaires. Bien que les participants s’adressaient des sourires de circonstance, on sentait que chacun avait une haine tenace dans son coeur.

IOG a décrypté et il s’est aperçu que même au sein du RPP, les tensions montaient et qu’il y avait un risque d’explosion. Il a préféré prendre les devants en déclarant aux congressistes et en langue Somali que le peuple l’avait majoritairement appelé à se représenter pour poursuivre la destruction de la Nation.

Mensonge toujours ! Quand on sait que la population a massivement rejeté son appel en manifestant massivement sur la route d’Arta pour dire « IOG, dégage – à bas le RPP ». Cette démonstration avait fait beaucoup de tort à IOG. En réponse, il n’avait pas hésité à envoyer la police pour réprimer les manifestants.

Pour lui, comme pour son chef de la sécurité, il ne fallait pas que la population de Djibouti imagine qu’elle pourrait imiter les foules tunisiennes ou égyptiennes en obtenant la démission de leur dictateur sans violence ni provocation de leur part.

N’ayant pas encore retenu la leçon du 18 février, le dictateur s’est fait piéger par un journaliste de Jeune Afrique qui lui a posé la semaine dernière une question sur les mécontentements de la population djiboutienne. Se croyant crédible, le despote a répondu que 800 personnes seulement avaient manifesté et non une grande partie de la population, comme ce fut le cas !

Encore un mensonge de trop ! Et une nouvelle claque sur la figure de la population qui l’a rejeté massivement.

(*) Comme si les femmes étaient moins compétentes, parce qu’elles ne sauraient pas faire du bon travail ! Bravo !!!!