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08/03/2017 (Brève 934) Sous la signature de l’équipe de la LDDH – Cellule d’observation, le dernier rapport sur les élections locales à Djibouti, daté du 26 février 2017

FIN DE L’ELECTION

A Djibouti, les élections se suivent et se ressemblent.

L’on est en droit de se demander si l’alternance serait elle possible par la voix démocratique. A priori non car le Pouvoir en place à Djibouti qui est une démocratie de façade est profondément sans faille.

Les élections régionales et communales du 24 Février 2017 sont là pour attester une telle affirmation.

Participation
a) Djibouti : les 3 communes Les taux de participation affiché par les tenants du Pouvoir sont faux car tout un chacun sait pertinemment que ce taux est totalement fantaisiste et que ça n’a pas atteint les 10%.

Cela est su par le Peuple Djiboutien et les tenants du régime. Le Peuple ne s’est pas exprimé comme l’affirme le Régime en place à Djibouti. A lui de tirer les conclusions qui s’impose.

b- Régions de l’Intérieur

Auparavant les régions du NORD détenaient le palmarès des fraudes, des bourrages ou autres procèdes pour appuyer les dires des tenants du régime et ce, en affirmant un taux de participation de 100% puis le vote de 100% en faveur de l’UMP.

Mais les régions du Sud sont gagnées par ce miracle djiboutien. Lors de cette élection les électeurs d’Ali-Sabieh avec ceux d’OBOCK ont eu cette grande intelligence de voter 100% UMP.

L’on ne peut trouver aucune explication pour justifier une telle affirmation. Certes, le ridicule ne tue pas mais marque à vie. En outre les élections se sont clôturées à 13 heures dans les 5 régions de l’intérieur, heure où les habitants de notre pays ont une occupation particulière : s’adonner à la consommation de Khat.

Pratiquement personne ne se déplace après cette heure fatidique et les délégués de l’UMP font leur travail des bourrages d’urnes à la chaine pour être à l’heure et mériter la satisfaction de leurs chefs. Ainsi tous les bureaux de vote des 5 régions ont du et terminé les opérations de vote à 13 heures avec des résultats qui ont été annoncés.

Les malheureux concurrents de l’UMP surpris par l’ampleur de la fraude ne savent plus quoi dire même si le régime leur a promis le remboursement intégral des dépenses effectuées dans le cadre de ces élections.

C’est ce qui a été fait lors de l’élection présidentielle : « Reconnais la victoire du Candidat de l’UMP et on te rembourse tous les frais engagés dans l’élection ».

Certains l’ont accepté, d’autres non. Fidele à son idéal démocratique. La LDDH publiera prochainement un rapport détaillé sur cette élection.

L’équipe de la LDDH
La cellule d’observation

17/03/2012 (B648) Chroniques du Sergent Ariko : un regime a l’agonie. Non merci les djiboutiens ne sont pas des moutons.

N’oubliez pas de consulter la page du Sergent Ariko sur FaceBook (lien)

J’invite toutes les djiboutiennes et les djiboutiens et tous nos amis démocrates à consulter ma page sur FaceBook pour suivre les infos du pays…

– Le congrès du RPP remis à une date ultérieure.
Le régime avait décidé de convoquer les assises du RPP dont l’anniversaire tombe le 4 mars.

Mais il n’avait pas compté sur le fait que nous diffuserions au grand jour, des informations secrètes sur les règlements de compte en préparation au niveau du Bureau politique.

Est-ce parce que ses projets ont été éventés, que le chef du régime a décidé d’ajourner ces assises jusqu’à nouvel ordre ?

Deux hypothèses me semblent possibles :

1°) Le climat politique
Nous avions décrit le climat politique très lourd qui plane sur la République de Djibouti. Les querelles et les litiges se multiplient au sein de la coalition et elles sont rendues publiques. L’UMP n’a pas toujours pas digéré l’échec historique qu’il a encaissé aux dernières élections municipales. Le peuple djiboutien encouragé par les religieux, a massivement dit « NON » à ce régime dictatorial et sanguinaire qui asservit le peuple et qui l’a ruiné.

Le dictateur n’a pas supporté que sa coalition puisse être rejetée comme cela et sans appel et il lui faut des coupables. Mais il oublie que les djiboutiens ne sont pas des moutons qu’on utilise un jour et que l’on rejette le lendemain dès lors que l’on n’a plus besoin d’eux.

En premier lieu, il s’en est pris à son premier ministre l’accusant d’avoir mal organisé cette élection. La « vache qui rit » a répondu en accusant le staff de l’UMP de n’avoir pas anticipé les aspirations de cette jeune opposition qui refuse de subir le sort de leurs parents et de n’avoir pas non plus su canaliser les jeunes militants de l’UMP (qui sont en majorité à la botte du régime et d’autres courtisans) : en un mot, il les accuse d’avoir prononcé l’arrête de mort de l’UMP.

Devant ses ministres, qui ne sont tous que des loups affamés, le chef du régime n’a pas caché son ras-le bol les accusant d’incompétence et de tous les maux. Car la situation devient critique.

2) Le manque d’argent.
Sans liquidités, IOG ne dispose plus des moyens pour corrompre certains vieux et tous les autres Warabeys. La population n’a pas apprécié que Dileita fasse débloquer plusieurs millions pour assurer la victoire de son premier conseiller, mais toujours employé du SDS.

A peine élu, Abdourahman TX n’a rien fait en faveur des habitants de Balbala dont les maisons viennent d’être rasées par la police. Pourtant hier encore, il jouait les « Robin des bois » devant cette population mise à mal par la mauvaise gestion des finances publiques érigée en système de gouvernement. Le lendemain, il s’est réinstallé confortablement à Haramous où de son point de vue l’air est certainement meilleur qu’au milieu des banlieues de Balbala.

Ce congrès aurait pu être l’occasion pour les membres du comité exclusif de régler leur différends, en étalant devant une opinion publique déjà hostile au régime les sourdes tensions et querelles qui battent leur plein au sein du vieux parti le RPP.

IOG a compris que la tribune du RPP serait une estrade pour échanger des insultes et il a annulé le congrès, pour sauver la mise du parti. Du haut de son perchoir, secrétaire général du parti et président de l’AN, Idriss Arnaoud a lu un communiqué officiel pour saluer l’anniversaire du parti, mais la RTD a oublié de filmer l’événement … Seule l’ADI s’est fendu d’un petit article sans grand intérêt.

Mais qui a vraiment compris la nouvelle ?

En bref, le congrès du RPP n’a pas eu lieu. Merci à l’ARDHD qui a fait connaitre au monde entier la défaillance du parti état.

– L’ADI dans la tourmente ?

Un climat social très lourd se serait installé au sein de l’agence djiboutienne d’information. Les journalistes et les employés ne sont pas contents. Le mot grève a été lancé pour contraindre le ministre Abdi Houssein à prendre ses responsabilités et à engager des négociations discrètes avec les salariés en prenant bien soin de ne pas salir son image de 1er millionnaire du pays.


= La « quête de l’oseille » !

À Djibouti le régime, qui a peur d’une révolte de rue, envoie ses ministres pour tenter d’obtenir de nouvelles sources de financement.

Le ministre des affaires étrangères s’est d’abord rendu en Arabie saoudite avant de s’envoler pour la République de Kazakhstan.

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On se souviendra qu’IOG était déjà allé dans cette République pour demander une aide, que les Kazakhs avaient refusée, classant le dossier aux oubliettes.
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Mahamoud Ali Youssouf y est retourné pour rencontrer les dirigeants afin de renouveler la demande. Il était accompagné de Syadine Bamakrama, (ambassadeur de Djibouti auprès de l’Arabie saoudite et ancien numéro deux du protocole de la présidence de la république recyclé d’abord comme conseiller au consulat de Djibouti à Djeddah du temps du consul Mohamed Aden Waiss dit Chey).

Mahamoud Ali Youssouf ne comprend-il pas le langage diplomatique ? Lorsque des dirigeants des anciennes républiques du bloc soviétique, ont dit NON, eh bien c’est NON…

Mahamoud Ali Youssouf propose aux Kazakhs de faire transiter leurs marchandises via le port de Djibouti qui subit une perte d’activité considérable.

A Djibouti le peuple gronde et le pouvoir ne l’ignore pas. Il a déjà menacé les fonctionnaires de licenciement s’ils participaient aux manifestations. Le régime utilise le chantage pour tenter de faire baisser la tension et aussi pour tenter de maitriser la population.

IOG a promis le changement, mais il est incapable de tenir parole et le peuple à 99,99 % souhaite son départ.

Depuis que les bailleurs de fonds ont fermé la majorité des robinets et ne disposant plus des moyens financiers pour assurer le minimum vital au pays et pour acheter des personnages faibles, l’État se trouve au bord de l’asphyxie générale. Bientôt il ne pourra plus payer les salaires des fonctionnaires. IOG sait que l’heure est grave.

C’est pourquoi, il envoie ses ministres faire la quête a l’extérieur. Son ministre des affaires étrangères est rentré bredouille de sa mission. La Russie qui était occupée par les élections présidentielles n’a pas trouvé le temps de recevoir Abdi Ibrahim Absieh l’envoyé d’IOG. (Celui qui a mis à genoux l’éducation nationale …).

– Le port, au bord de la faillite

Le port est pratiquement en faillite. Mais le régime n’aime pas le prétendant Bolloré, qui a fait une offre de reprise. Ne sachant plus quoi faire pour sauver le port, qui est au bord du dépôt de bilan, IOG a délégué à Doha, Ali Hassan Bahdon qui officie comme ministre du travail.

On se demande ce que le ministre pourrait demander aux Qataris qui connaissent tout de Djibouti, de son régime et de ses mauvaises pratiques. Le seul espoir, serait une visite personnelle d’IOG à son vieil ami l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani.

– Guelleh « convoqué » par l’Émir du Qatar à l’occasion du sommet sur les « Télécoms »

Toujours disposé à enjoliver les choses, l’ADI voudrait nous faire croire qu’IOG a répondu à une aimable invitation de l’Émir pour assister au sommet arabe des Télécoms. Mais en réalité, c’était une convocation ferme, portant sur deux points précis.

À Doha après le sommet de la télécommunication dont IOG a prononcé un discours axé sur la télécommunication. Il a oublie de dire pourquoi le patron de Djibouti télécom l’ingénieur Abdourahman a mis en place 8 numéros. Il a ajouté le numéro 77 a partir de ce mois de mars.

Pourquoi 77 ? Parce que c’est l’année de notre indépendance ! Les fixes ont un numéro tandis que les cellulaires en ont un autre. Cela cache-t-il une nouvelle tactique des espions chinois payés par le régime pour surveiller ceux qui dénoncent le pouvoir ou qui informent les opposants qui sont à l’extérieur de la situation critique de Djibouti ?

En tout cas la population demande des explications à Djibouti télécom pour l’attribution de ces nouveaux numéros.

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La question érythréenne
L’émir du Qatar n’apprécie pas que Djibouti traine des pieds dans la reprise des négociations secrètes entre Djibouti et l’Érythrée. Comme Djibouti ne joue pas franc jeu, Asmara a demandé au Qatar de régler le litige afin que le conseil de sécurité de l’ONU puisse revoir la question, lorsque les prisonniers seront libérés de part et d’autre.

Mais Guelleh ne l’entend pas de cette oreille et au lieu d’un échange de prisonniers, il veut que l’Érythrée libère en premier les prisonniers djiboutiens.

Il n’avait pas apprécié le fait que son ami yéménite tente de les réunir (par surprise ?) à Sanaa pour régler la question et il avait refusé de parler au dictateur érythréen. Même le Qatar avait été choqué à l’époque de cette ingérence yéménite dans les négociations qu’il préside.
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Pour se rendre à la conférence, IOG a été contraint de faire appel aux moyens aériens de son ami. D’ordinaire il utilisait son avion personnel pour ses promenades dans les pays qu’il aime.

Mais … depuis que la délégation du FMI est venue à Djibouti demander des comptes sur cet avion qu’il a hérité de son ami et dictateur comme lui le camerounais Paul Biya, l’avion est au repos.

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L’émir du Qatar lui a envoyé un avion militaire appartenant à l’armée Qatarienne, profitant du fait qu’il était venu livrer des matériels au détachement d’interposition stationné à Doumera. Ces militaires en ont marre et ils auraient demandé à rentrer au pays, à partir du moment où les deux pays respectent le cessez-le-feu
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Le leader érythréen a été aussi convoqué par l’émir du Qatar afin que les deux hommes puissent se voir et discuter.

– La main secrète d’Israël dans les équilibres régionaux ?

Asmara a été discrètement poussé par l’état d’Israël (qui entretient de solides liens avec l’émir du Qatar – le premier conseiller de l’émir est l’ancien conseiller du premier ministre israélien Shimon Perez – afin que celui-ci prenne langue avec Djibouti pour régler définitivement le litige qui oppose les deux États depuis 1988, date à laquelle les premiers soldats d’Asmara avaient envahi des portions non surveillées de Djibouti.

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Israël veut mettre fin à ce conflit. Un article, paru dans une revue datant de 1989, époque à laquelle le régime de Hassan Gouled avait reçu des armes de guerres de la part de Saddam Hussein pour mater les frères afar du nord dont l’AROD (association pour la restauration de l’ordre et de la démocratie -ancêtre du FRUD) avait donné des sueurs froides au régime RPP.

Il avait été clairement été écrit que la sécurité de l’état d’Israël dépendait de la sécurité de la république de Djibouti par où passe presque la totalité du trafic maritime international. Hassan Gouled l’avait déjà dit dans une interview à la BBC en 1976.
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– Le déplacement de Guelleh à Doha. Une autre mission : acheter des armes pour la G.R. ?

La seconde raison du déplacement de IOG, outre de fournir des explications à l’émir du Qatar en a assez que Djibouti effectue sans arrêt des voltefaces.

IOG avait envoyé son ministre du travail Ali Hassan Bahdon et le chef d’état major de sa garde républicaine, le Colonel berger Mohamed Djama Doualeh pour acheter des matériels militaires pour sa garde. Il a visité plusieurs casernes de la garde républicaine du Qatar et il a demandé si ce pays pouvait fournir des chevaux à la GR pour concurrencer ceux de la police nationale (et son ennemi le Colonel Abdillahi Abdi) qui ont été offerts par le Soudan.

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Pourtant les deux hommes ont partagé le même sort : on se souvient qu’ils ont failli être éliminés par le régime qu’ils servent.

Cette photo prise lors de la fête de la garde républicaine prouve la communauté entre ces deux personnages qui ont échappé chacun et par miracle à une mort annoncée, mais cette union de façade cache mal la tension qui persiste entre les deux hommes.
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Au Qatar le berger a signé plusieurs accords de défense aux termes desquels, les officiers de la garde républicaine iront se perfectionner dans les écoles militaires au Qatar comme ce fut le cas au Soudan.

En effet, il n’est plus question d’envoyer des militaires en formation en Allemagne, depuis que deux d’entre eux se sont fait « la malle » en allant solliciter l’asile en Suède, ce qui avait provoqué la colère de l’État-major de la GR …

Le régime craint une révolte à l’égyptienne. Il renforce discrètement ses armes pour avoir la capacité d’anéantir tout début de contestation. Et il privilégie la GR au détriment de la gendarmerie, qu’il accuse de paresse et de la Police nationale qui croule sous les tâches. Les accords avec le Yémen sont importants, puisqu’ils sont censés remplacer les anciens accords devenus caduques qui avaient été signés avec le Yémen, dont la garde républicaine n’a pas pu empêcher la chute du président Ali Abdallah Saleh.

Le colonel berger n’a pas oublié d’inviter son collègue de la garde républicaine du Qatar à visiter les installations flambant neuves de son unité.

Envoyé en mission à Doha pour s’enquérir sur les méthodes de travail de la garde républicaine qatarie, le berger qui ne parle pas un mot d’arabe a du se faire assister par le capitaine Mimouna Abar et le sous-lieutenant Ahmed Hachi qui lui servaient d’interprète. (le sous-lieutenant Ahmed Hachi (ex-chef des motards de la GR sous Gouled qui avait été mis à l’écart par le commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca)

Le colonel Mohamed Elmi, chef du cabinet militaire de la présidence, faisait partie aussi de la délégation, alors qu’il aurait du se rendre en Turquie. Mais IOG a fait retarder son déplacement dans la perspective de l’ouverture d’une ambassade à Ankara. En effet, compte-tenu de la bonne santé de l’économie turque, IOG a préféré ouvrir une ambassade à Ankara plutôt qu’en Afrique du Sud.
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Mimouna Abar, une jeune fille, promue capitaine sur ordre de la dernière dame de Djibouti.


Mimouna est sortie de l’école des services de santé du soudan. La jeune fille a obtenu un simple diplôme infirmière major et non de docteur. On n’achève pas une formation de docteur en trois ans mais en 10 ans + deux ans pour compléter par une spécialité.

Après une petite enquête, j’ai appris que la jeune Mimouna Abar avait réussi ses examens grâce a l’aide d’un jeune docteur djiboutien du nom de Wahrân. Ce jeune djiboutien a obtenu son diplôme à l’issue de ses 10 années d’étude.

Issu de la tribu Gadaboursi, qui n’est pas aimée par le régime, ce jeune homme n’a reçu aucun soutien du régime. Pire Abdallah Miguil, le ministre de la santé l’a envoyé à Borama pour soigner ses concitoyens. Humilié et ne sachant plus vers qui se tourner le jeune docteur avait demandé l’aide d’Hachi, qui lui a conseillé aussi la route de Borama.

Heureusement pour lui, l’ancien président du Somaliland Dahir Rayaleh Kahin l’a soutenu et il est maintenant le médecin-chef de l’hôpital de Borama. Par la faute de la ségrégation tribale entretenue par le régime, un jeune médecin djiboutien, plein de talent a été contraint de devenir somalilandais et Djibouti perd un docteur. Cela a été le cas aussi pour des jeunes médecins qui ont fait leurs études à Cuba
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Le colonel Mohamed Djama l’avait promue sous-lieutenant en 2006. Mais pour Kadra Haid, que rien n’arrête plus, la jeune fille est « docteur ». Kadra Haid avait hurlé en exigeant qu’elle soit promue lieutenant. Mohamed Djama avait eu beau protester, il n’avait pas eu d’autre choix que de s’exécuter.

Pour punir la jeune fille, il l’avait affecté au service du docteur de la garde républicaine, le commandant Idriss Abdi Galab, qui est le médecin personnel d’IOG. Elle travaille avec lui.

En 2008 Mimouna devient capitaine sans passer par le cursus militaire obligatoire pour l’obtention des grades militaires. C’est encore le bras long de Kadra Haid qui l’a imposée. Le Colonel berger n’a pas apprécié d’être contraint de lui remettre les nouveaux insignes…

– YEB exilé aux USA ?

L’ambassadeur de Djibouti à Washington Robleh Olhayeh, inamovible jusqu’à maintenant, a vivement protesté contre le projet par Yacin Elmi Bouh, l’ancien ministre de l’intérieur, qui commence à agacer avec ses projets de création d’un parti politique pour contrebalancer ce qu’il appelle l’issakisation du pays, sous l’autorité de Paulette. Ce parti qui réunit les 12 tribus Issas représente une menace pour IOG et surtout pour son épouse. YEB s’est joint à la manifestation de l’ARD au quartier 3 aux côtés de Mahdi Ibrahim God, l’un des vice-présidents de l’ARD.

IOG se méfie des alliances de cet ancien baron du RPP avec les opposants et de sa capacité de mobiliser les tribus Issas et les anciens cadres du RPP écartés par Kadra. Pour y mettre un terme, il a fait lancer la rumeur de son prochain départ pour Washington, afin de l’éloigner.

Aux dernières nouvelles, j’ai appris que le premier Ministre avait vivement répliqué aux insultes proférées par l’ex ministre de la santé Abdallah Abdillahi Miguil en lui envoyant deux pelotons de gendarmes mobiles pour récupérer des voitures appartenant dit-on au Ministère.

Cela confirme le climat de guerre qui s’est installé entre les anciens barons du régime IOG.

Ces luttes entre tenant du pouvoir n’inquiètent pas la population qui ne se sent plus concernée et l’opposition se prépare activement à provoquer la chute du régime fanfaron.

– Tous nos voeux à Jean-Paul Noël Abdi

Un dernier mot pour Jean-Paul Noël Abdi, qui est malade. Je lui adresse tous mes vœux de bon rétablissement. Courage Jean-Paul, nous avons besoin de toi et de ton engagement sans faille pour le rétablissement d’une véritable démocratie et pour mettre un terme à la dictature. Nous sommes tous à tes côtés.

Sergent Ariko
Londres
la lutte continue

28/04/09 (B496) RSF Une radio fermée et trois journalistes arrêtés par la milice islamiste Al-Shabaab.

Reporters sans frontières condamne avec la plus grande fermeté le raid mené par des éléments du groupe islamiste armé Al-Shabaab, le 26 avril 2009 à Baidoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), ayant mené à la fermeture de Radio Jubba et à l’arrestation de trois de ses journalistes.

« Le climat de terreur que font régner les insurgés islamistes somaliens sur la presse n’a que trop duré. Coupables d’une grande partie des assassinats de journalistes en Somalie depuis deux ans, les miliciens ont pris pour cibles privilégiées les membres les plus éminents de la société civile qu’ils accusent de servir les intérêts des ‘Croisés’. Si rien n’est fait pour les en empêcher, les shabaab pourraient finir par décourager définitivement les journalistes de faire leur travail », a déclaré l’organisation.

Le 26 avril dans la soirée, un groupe de miliciens shabaab lourdement armés a pénétré dans les locaux de la station privée Radio Jubba à Baidoa et a ordonné aux journalistes de cesser les émissions. Le directeur de la radio, Muktar Mohamed Atosh, le rédacteur en chef, Mohamed Adawe Adan, et un reporter, Mohamed Nur Mohamed, ont été arrêtés. Le raid a été ordonné par le responsable de la sécurité de la région, Sheik Hassan Derow, qui reproche à la radio de ne « pas obéir aux ordres de l’administration ».

Le 16 avril, également à Baidoa, le correspondant pour la radio privée Radio Shabelle, Muhidin Hassan Mohamed, avait été arrêté par les mêmes « shabaab », quelques heures après la diffusion d’un reportage dans lequel il évoquait le racket de la population par les miliciens à des barrages établis autour de la ville. Le journaliste avait été relâché au bout de quatre jours de détention, après avoir dû admettre s’être livré à la désinformation.

Avec onze journalistes tués en l’espace de deux ans, la Somalie est le pays le plus meurtrier d’Afrique pour les médias. La milice Al-Shabaab figure dans la liste des « prédateurs de la liberté de la presse » que condamne Reporters sans frontières.

Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
47, rue Vivienne
75002 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org

10/11/02 Djibouti est une république indépendante depuis 1977.

Auparavant, colonie
française, le territoire bénéficiait du statut des TOM. Appelée d’abord
Côte française des Somalies, puis Territoire des Afars et des Issas,
Djibouti s’est développée sous l’influence française depuis la seconde
moitié du XIX ème siècle.

Le territoire de
23.000 Km2 (soit la superficie approximative de quatre départements
français), en majorité désertique, est encore parcouru par les nomades.
Il est bordé au nord-est par la Mer Rouge et il a des frontières communes
avec l’Éthiopie et la Somalie.

La population est
estimée à environ 500.000 habitants dont la majorité vivent à Djibouti
ville.

La
République de Djibouti ne dispose pratiquement d’aucune ressource naturelle
exploitée. Le budget de l’État est alimenté par les aides octroyées
majoritairement par la France et par Bruxelles, mais aussi par les USA
et par les pays arabes. La présence de la plus importante base militaire
française à l’étranger constitue une source de revenus importante pour
l’État djiboutien.

Les forces françaises
(FFDJ) comprennent environ 3.500 hommes et leurs familles :

  • L’état-major,
  • La base navale,
    port d’attache du navire amiral de la flotte de l’océan indien,
  • La base aérienne
    (10 avions de chasse modernes), 800 / 1.000 hommes,
  • Un régiment de
    la légion : 13ème DBLE
  • Un régiment d’infanterie
    d’Outre-Mer : 5ème RIAOM
  • Un bataillon
    de Commandement et de services : 10ème BCS

La
majorité des postes clefs de l’administration jusqu’aux Ministres sont
doublés par des conseillers français.

La jeune République
de Djibouti n’a connu qu’un seul Président : Hassan Gouled Aptidon qui
a été réélu à deux reprises dans des conditions assez peu « démocratiques »
: candidature unique, aménagement des listes d’électeurs, dépouillement
des bulletins de vote par les membres du parti présidentiel unique,
etc.

Dans
les faits le Président et son neveu Ismaël Omar Guelleh agissent, depuis
22 ans, en véritables dictateurs.

Ils s’acharnent pour briser tous les opposants politiques, tous les
candidats de l’opposition et tous ceux qui s’expriment au nom de la
démocratie et du respect des Droits de l’Homme :

  • arrestations
    arbitraires,
  • tortures
    dans la villa Christophe,

  • exécutions sommaires,
  • pillages
    et destruction des villages dans le Nord et dans le Sud,
  • viols,
  • destruction
    de cheptels et de points d’eau,
  • fermeture
    des écoles et des dispensaires

10/11/02 Parmi les dates les plus importantes depuis l’indépendance et jusqu’au 26/09/1999

Actualité
récente
avant 26/09/99
Actualité
après 26/09/99

1999

janvier
Monsieur C. JOSSELIN, Ministre délégué à la
Coopération, en visite à Djibouti, accorde au régime
une aide supplémentaire de 65 millions de francs

15
février

Procès politique de Maître AREF qui est condamné, après
un délibéré de cinq minutes à deux ans de prison,
dont six mois ferme. Faute d’avoir pu obtenir un visa, aucun avocat français
n’a pu se rendre à l’audience. Maître
Anne Monseu, administrateur d’Avocats Sans Frontières, avait obtenu
un visa en Belgique, mais le Président du Tribunal lui a interdit
de plaider, en violation des termes de la convention d’assistance judiciaire
franco-djiboutienne.

12
mars

Un prisonnier politique meurt, faute de soins médicaux, dans la prison

de Gabode.
Manifestation devant
l’Ambassade de Djibouti à Paris, pour réclamer la libération
des prisonniers politiques et le retour à la démocratie.

29
mars

Grève de la faim des prisonniers politiques détenus à
Gabode. Ils sont soutenus par d’autres grèvistes à Bruxelles
et à Paris.

Les autorités
refusent les soins médicaux aux malades

9
avril
Ismaël
Omar Guelleh est ‘élu’ deuxième président de la République
de Djibouti, grâce à une fraude électorale sans précédent.
Mëme à l’Ambassade de Djibouti à Paris, l’observateur
mandaté par le Conseil Constitutionnel est molesté avec brutalité.

6
mai
Le Parlement européen vote une motion
pour condamner vigoureusement le régime djiboutien et toutes les
violations des Droits de l’Homme. Il appelle Ismaël Omar Guelleh à
respecter ses promesses électorales.

8
mai
Isamël Omar
GUELLEH, nouveau président ‘élu’, grâce à une
fraude électorale sans précédent, prête serment
et promet de continuer sa politique…

11
mai

Maître
AREF est libéré après trois mois passé en prison.
Aucune mesure n’est prise en ce qui concerne son interdiction d’exercer
le métier d’avocat pendant cinq ans. Cette sanction avait été
décrétée illégalement par la Cour d’Appel.
Aucun des prisonniers politiques, incarcérés sans jugement,
ne sont libérés. Ils continuent à être emprisonnés
à Gabode dans des conditions effroyables et sans qu’aucune instruction
ne soit ouverte à leur encontre.

13
mai

Barkat,
le premier ministre complaisant et sans pouvoir depuis plus de 20 ans, est
reconduit dans le premier gouvernement d’Isamël Omar Guelleh

Consultez aussi (pour
1999)
:


  • les détails de l’actualité de janvier1999 au 26 septembre
    1999
  • les
    détails de l’actualité à partir du 26 septembre 1999

———————–Retour
index
—————————-
1998

17
février

Le
Président du Front Uni de l’Opposition Djiboutienne et le Directeur du journal
AL WAHADA ont été arrêtés et transférés à la prison de Gabode.

23
mars

U
ne centaine
d’employés du ministère de la santé ont été arrêtés et transférés dans le
« centre de détention » de Nagad à la suite d’une grève. Six d’entre eux,
parmi lesquels une femme, ont été incarcérés à la prison civile de Gabode,
le 25 mars 1998. Un employé de l’hôpital, passé à tabac par les forces de
l’ordre, est tombé dans le coma suite à ses blessures.

3
mai

L
e Directeur
de l’hebdomadaire LE POPULAIRE et son adjoint ont été arrêtés et transférés
à la prison civile de Gabode.

5
octobre

Occupation pacifique de l’Ambassade de Djibouti à Paris à
l’appel de quatre associations : ADD, ASPA, ARDHD et CODEPP.

21
octobre

Suppression de la libre circulation dans le pays et instauration de laissez-passer
pour tous les déplacements.

21
novembre

Le Ministre de l’Intérieur demande aux populations du Nord de quitter
leurs campements sous la menace de massacres.

————————Retour index —————————-
1997

2
février

Des retraités,
qui réclamaient le paiement en retard de leur pension
, sont
victimes d’une charge de police avec des gaz lacrymogènes. De nombreux
blessés

5
février

Suspension
sur décision gouvernementale de Maître AREF, doyen des avocats,
en sa qualité de Membre du Bureau.

16
février

Treize dirigeants syndicaux du SEP et SYNESED, syndicats des enseignants
sont arrêtés et incarcérés. Ils
seront révoqués par la suite. Leur
avocat était Maître AREF suspendu, par décision gouvernementale,
quelques jours auparavant…

23
mars

Des dizaines d’employés du Ministère de la Santé en
gréve sont arrêtés.

25
mars

Six employés en gréve du Ministère de la santé
sont incarcérés

27
septembre

Arrestation en Ethiopie de Mohamed KADAMY et de ses amis, qui sont aussitôt
extradés illégalement à Djibouti. Il sont toujours
en prison, détenus dans des conditions inhumaines, sans hygiène
ni soins médicaux.

7
décembre

Une manifestation du PND est durement réprimée par une centaine
de policiers : vingt blessés graves et arrestation de tous les dirigeants
du PND
.

18
décembre

Le Parlement européen condamne le régime
du Président GOULED et demande la libération de tous les prisonniers
politiques

19
décembre

Le RPP remporte la totalité des 65 sièges lors des élections législatives.

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1996

8
janvier

Les forces de l’ordre tire à balles réelles sur les étudiants
et tue un élève du collège d’Ali Sabieh

14
janvier

Treize dirigeants syndicalistes sont arrêtés, incarcérés
et jugés le 16 janvier pour trouble à l’ordre public.

1er
mars

Légalisation de la branche dissidente du FRUD, qui se transforme en parti
politique, mais qui est manipulée par le pouvoir en place

19
juin

Formation d’une « Coordination de l’Opposition djiboutienne » par plusieurs
dirigeants de l’opposition et d’anciens responsables exclus récemment du
RPP.

7
août

Cinq opposants, dont trois parlementaires, ont été condamnés à l’inéligibilité
et à la prison pour simple offense au Président de la République, au mépris
des règles de levée de leur immunité parlementaire. Amnesty International,
l’Union Interparlementaire et la Fédération Internationale des Droits de
l’Homme ont dénoncé et condamné cette atteinte aux droits de l’homme et
à la Constitution djiboutienne.

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1995

13
janvier

Trois cent instituteurs en grève sont radiés de la fonction
publique.

18
décembre

Les forces de police use de leurs armes à feu sur des manifestants,
tuant un élèvre de 5ème du Collège de Boulaos.

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1994

26
décembre

Signature d’un soi-disant accord de paix entre le gouvernement et des dissidents
du FRUD, pour tenter de mettre un terme aux combats qui ont fait entre 400
et 500 morts. Le FRUD poursuit effectivement la résistance.

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1993

7
mai

Première élection présidentielle « pluraliste » et réélection du président
Gouled à plus de 90 % des suffrages.

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1992

Juillet
Procès de Maître Aref et des 13 co-inculpés dans le
soi-disant complot de 1991. Maître Aref est mis hors de cause. Il
sera libéré le lendemain.

4
septembre

Adoption par référendum d’une nouvelle constitution instituant un multipartisme,
mais limité à quatre partis avec l’obligation d’obtenir une accréditation
préalable auprès du Ministère de l’Intérieur.

18
décembre

Premières élections « multipartites ». Le RPP, au pouvoir, remporte les 65
sièges de l’assemblée nationale.

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1991

8/9
janvier

Les autorités dénoncent un soi-disant « complot » contre le régime: soixante
personnes sont arrêtées, dont Ali Aref Bourhan, un Afar, ancien président
du Conseil et son neveu Maître Aref. Après deux ans de détention dans des
conditions effroyables dans un fort en plein désert, Maître Aref est mis
hors de cause, mais son oncle est condamné à 10 ans de réclusion en juillet
1992, il sera gracié et libéré en décembre 1993, ainsi que ses 13 codétenus.

18
décembre

Massacre d’ARRIBA. Les forces armées investissent la cité
d’Arriba en plein centre de Djibouti et forcent les portes des maisons.
Elles font sortir tous les habitants qui sont rassemblés au centre
de la cité. Les militaires commencent à tirer sur la foule,
faisant 59 morts (hommes, femmes et enfants) et de nombreux blessés.
L’intervention d’un hélicoptère de l’Armée française,
qui filme la scène, a probablement permis d’éviter encore
pire ….
Les djiboutiens organisent chaque année
une manifestation devant l’Ambassade de Djibouti à Paris pour rendre
hommage aux victimes et pour dénoncer l’état de dictature.

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1990

27
septembre

Attentat à la grenade contre le « Café de Paris », situé en plein centre de
Djibouti et fréquenté par la communauté française : un mort et 17 blessés.

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1987

18
mars

Un attentat ravage le café « l’Historil », en plein centre de Djibouti: 12
morts (dont 5 Français) et une quarantaine de blessés

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1981

21
octobre

Instauration du parti unique, le Rassemblement populaire pour le Progrès
(RPP), surnommé familièrement par les djiboutiens « Rien Pour le Peuple »

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1977

27
juin

Indépendance du pays après 115 ans de présence française. Hassan Gouled
Aptidon, un Issa Mamassan, devient président de la République.

15
décembre
Un attentat
contre le bar « le Palmier en zinc » à Djibouti, fréquenté par la communauté
française, fait six morts, dont quatre Français.

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(Document préparé par
l’ARDHD,
partiellement avec l’aide de sources AFP)