23/02/2000 – Affaire BORREL: Dans un article paru dans La Nation “Point de vue”, le journaliste affirme que les coupables exercent des hautes fonctions au sein de la Françafrique (Extrait de la Nation – Djibouti – Rubrique “Point de vue”)!

Les récents développements du dossier BORREL (ancien magistrat français décédé à Djibouti dans des circonstances mystérieuses) révélés par les médias français sous prétexte d’éléments nouveaux, surviennent en vérité dans un contexte politique de clivages gauche / droite.

Derrière l’affaire BORREL se profilent donc des enjeux purement électoraux. A preuve, celle-ci s’est brusquement médiatisée quelques jours après la nomination d’un nouveau patron à la tête de la DGSE.

Ainsi, cet énième scandale (les financements occultes de partis politiques, les ramifications d’Elf ou encore la francophonie) est ordinaire, dirait-on. Mais ce qui est moins est la volonté à la limite de l’acharnement de quelques pivots de la criminelle nébuleurs d’acteurs qui interviennent dans cette affaire.

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Aujourd’hui à ce stade de la situation dans l’évolution de cette affaire qu’elle a volontairement déclenché, la France couvre pour raison d’Etat, les vrais coupables dans l’assassinat de M. BORREL qui continuent d’occuper en toute impunité de très hautes fonctions au sein de la Françafrique. (*)

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En conclusion, la France gagnerait beaucoup à transcender ses querelles politiciennes, à réformer ses structures gouvernementales de coopération, de même qu’à changer sa politique africaine. Ce sont-là quelques exigences pour des relations justes et respectueuses et pour l’usage à bon escient des deniers de ses contribuables.

Car la corruption n’existe pas que dans les pays du Sud, mais également dans ceux pourtant développés. “Les corrupteurs d’hier sont devenus des corrompus, risquant de mettre ainsi en péril les fondements même de la démocratie”.

(*) Note de l’ARDHD :
‘Françafrique’ ou ‘France à fric’ : terme ironique utilisé par François-Xavier Verschave
dans un ouvrage publié sur la politique africaine de la France,
on peut effectivement regretter, que les noms des personnalités visées ne soient pas cités !