25/06/10 (B557) Courrier des lecteurs. Daf joue-t-il un double jeu ?

Je voudrais savoir comment DAF, Président du MRD, peut-il rester membre de l’UAD, alors qu’il participe, semble-t-il à la consitution d’une alliance politique d’opposition concurrente ? Cela me donne l’impression qu’il joue un double jeu. D’un côté, il s’associe avec Boreh, qui n’est pas, c’est le moins que l’on puisse dire, un être recommandable au-dessus de tous soupçons et de l’autre son Vice-Président, Lodon, participe aux actions de l’UAD.

En même temps, DAF appelle à une manifestation le 26 juin qui est présentée comme une action concurrente de la table ronde qui sera organisée par l’UAD le même jour. Pouvez-vous nous éclairer, Cher ARDHD ?

Merci, Cher lecteur, pour ce point de vue et pour votre question. Selon nos informations, ce sentiment et ces interrogations seraient partagés par un certain nombre de vos concitoyens.

Dans l’état actuel des choses, il nous est difficile de formuler une réponse précise et fiable. Nous attendons déjà de savoir ce qui se dira demain à Bruxelles au cours des deux actions organisées d’un côté à l’appel de l’alliance FRUD-Armé et MRD et de l’autre par l’UAD où le MRD’ n’est pas cité dans l’odre du jour parmi les partis politiques présents à la tribune.

Ensuite, il sera intéressant de prendre connaissance des programmes d’action et de gouvernement de chacun pour se faire une idée plus précise des divergences et des convergences.

Comme vous le savez, nous ne suivons la vie politique que dans la mesure où elle a une incidence directe sur la situation des Droits de l’Homme à Djibouti. Vous imaginez facilement qu’il nous est impossible de nous prononcer ou de faire un choix, tant que nous ne connaitrons pas les orientations des différents leaders.

L’ARDHD maintient en tout état de cause sa position et elle appelle à la plus large union de l’opposition pour mettre un terme à la dictature. C’est le préalable ! Unie l’opposition aurait beaucoup plus de poids dans la balance que si elle part avec deux groupes concurrents, qui ne feront que s’affaiblir réciproquement, car chacun dispose d’atouts certains, mais présente aussi de grandes faiblesses.

Ce n’est qu’une fois le régime “bouté” hors du pays, que chaque leader retrouverait alors la liberté d’exprimer ses choix, ses préférences et ses options pour les soumettre démocratiquement au vote populaire.