Articles

22/12/2015 (Brève 557) L’homme de la semaine, c’est …… Hassan Omar, Ministre de l’Intérieur de la République de Djibouti. Co-responsable d’un carnage qui a causé au moins 25 morts et de nombreux blessés, il prétend avoir agi en état de légitime défense, suite à des attaques violentes perspétrées par des réligieux manipulés de l’étranger. (Il fallait oser le dire !!!)

Hassan Omar MohamedHassan Omar, Ministre de l’intérieur de Djibouti a dénoncé dans un communiqué disponible sur le site d’ADI «l’organisation d’une manifestation religieuse orchestrée par des individus malintentionnées et agissant sur instructions des parrains agissant à partir de l’étranger”. Le reste à l’avenant …

Que c’est beau ! Renvoyer la responsabilité sur les victimes, froidement assassinées par des forces de police, qui sont plutôt, un groupe de sauvages, spécialement entraîné pour tuer les citoyens honnêtes et sans défense,

Les affirmations de ce Ministre lui vaudront certainement d’être
reconnu, le jour venu, par les justices pénales qui devront instruire le cas des bourreaux et autres criminels qui prétendent gouverner le pays.

25/06/10 (B557) Réquisitoire du 23 juin à la Cour Criminelle par Jean-Paul Noël Abdi

Réquisitoire du Parquet contre le Milliardaire Charles Boreh… ou simple réquisitoire de son ex-ami et complice IOG ?

« C’est l’histoire d’un homme d’affaires pris en flagrant délit de fraudes mais qui, pour faire oublier ses actes d’escroqueries, s’efforce d’apparaître comme un martyr politique »

Parole d’escroc au sommet de l’Etat ?

A Djibouti, il est coutumier que les Chefs d’inculpation et les chefs de poursuites évoluent aux cours des audiences.

Ainsi, concernant l’Affaire BOREH et consorts, le Président de la Cour avait qualifié les faits de « malversations », tandis que le Procureur général s’est emparé du motif de « terrorisme ».

Les non spécialistes du jargon judiciaire se demandent s’il n’y a pas quelques contradictions qui auraient surtout une influence sur la gravité des peines encourues.

Ce procès, à mon avis, est un procès politique, qui ouvre une polémique mais à sens unique car l’avocat français Maître Morice avait été empêché de venir à Djibouti pour défendre son client Charles Boreh.

Ce procès est un procès inique.

Il s’agissait dans les faits d’un règlement de compte (par parquet interposé ?) entre deux mafieux, entre deux vieux amis milliardaires l’un et l’autre, qui après avoir affamé la majorité des populations Djiboutiennes viennent s’entre bouffer en étalant devant lajustice leurs affaires et les crimes organisés dont ils sont directement ou indirectement responsables.

On a oublié la haute corruption et les autres dossiers sous jacents, tels que les trafics de mercure, du café et la fuite des capitaux Ethiopiens à partir Djibouti après la chute de Mengestu mais aussi vers la fin de Siad Barreh en Somalie.

Avec, cerise sur le gâteau, l ’acquisition de facto de la Banque de Somalie et de bon nombre de biens immobiliers de la République démocratique de Somalie. Ceci pourrait expliquer en partie les raisons pour lesquelles, le candidat mafieux IOG souhaite imposer un gouvernement Somali nommé à l’extérieur de la Somalie et qu’il demande aux Nations Unies l’extermination du Peuple Somali et le
démantèlement du Territoire Somali.

Le Réquisitoire du Procureur Général a été long. Il a rappelé sans cesse pour ne pas dire marteler, l’ingratitude de Charles Boreh, qui s’est enrichi et qui a occupé l’un des plus hauts postes stratégiques : la direction du Port international de Djibouti. C’est le poumon de l’Etat et une source de revenus pour ceux qui peuvent en détourner les recettes.

Hélas, aujourd’hui on a l’impression que les deux Ports sont malades, car les armateurs ont fui la région.

Pour une fois, le Procureur s’exprimait sur un ton serein, sans l’agressivité qu’on lui a connu lors de précédents procès politiques.

Le Procureur Général a mis l’accent, tout son poids, tout son « verbe éloquent » non pas à démontrer des faits réels, des faits judiciairement reprochés, mais il s’est attelé longuement et sans complaisance à décortiquer l’ingratitude de Charles Boreh qui s’est enrichi sur le dos de l’Etat.

Le Procureur Général n’a pas cessé à marteler le fait que « Boreh s’était enrichi grâce à ce pays ».

A maintes reprises,
le Procureur Général a soulevé « la conscience collective».

En bref, le Réquisitoire du Procureur Général Djama Souleiman était émouvant. Chiffre en main il a dévoilé les centaines et les centaines de millions de dollars que Charles Boreh avait géré en toute liberté et grâce auxquels, il s’était enrichi (Oubliant les rétrocessions consenties à son “pote” IOG).

Il faut savoir que plus de 350 millions de dollars ont été gérés sans contrôle, dans l’opacité la plus totale. Il va sans dire que ni la justice Djiboutienne, ni même la Cour des Comptes et encore moins l’Assemblée nationale n’auront communication des opérations financières entre les mains du couple IOG-Boreh pour la partie concernant les Autorités Djiboutiennes. De leur côté les dirigeants de Dubaï Port Authority avait pris le soin à gérer leur partie en toute discrétion.

Le Procureur a souligné que Boreh ne possédait que le Restaurant Bar Dancing « le Pénélope… et qu’il n’avait pratiquement pas d’autres ressources personnelles connues ».

Au fait, si ma mémoire est bonne, le Procureur Général n’était encore qu’un brillant étudiant en Droit en France lorsque le Pénélope avait cramé.

Après l’incendie, il est bon de rappeler que les Assurances avaient rapidement et généreusement indemnisé Boreh probablement grâce son ami complice, malgré des soupçons d’un incendie criminel.

Rappelons aussi, qu’à la même période, une centaine de tracteurs à destination de la Somalie ont été confisqués manu militari par le couple Boreh-IOG pour être revendu en Ethiopie.

Il est vrai que la liste des actes de gangstérisme d’Etat eet bien longue. Ces crimes et délits on été opérés sous couvert de la Sécurité intérieure et extérieure, avec le silence permanent des Autorités judiciaires.

Ce sont ces actes de gangstérisme d’Etat qui ont permis à ces deux individus de s’enrichir à outrance et d’organiser, au travers d’élections mascarades la pérennité de leur position dominante aux commandes des forces de la Nation et asservissant le Peuple de Djibouti par la terreur.

Moralité : il est temps que les Djiboutiennes et les Djiboutiens se mobilisent pour combattre ce régime par tous les moyens efficaces. Il faut permettre à la Justice Djiboutienne et en particulier au Parquet de traîner devant le Tribunal, l’escroc N° 1 le candidat Ismaël Omar Guelleh qui continue à vider les Fonds et les biens de l’Etat illégalement et en toute impunité,. Parallèlement, il continue à ordonner des crimes organisés et des opérations sanglantes de répression contre nos populations civiles.

NOEL ABDI JEAN-PAUL

________________________________________
Je joints ces extraits pour encourager les nouveaux membres du Conseil supérieur de la Magistrature qui viennent d’être nommés par leurs pairs après plusieurs années de léthargies en grande partie à cause du blocage du Garde des Sceaux.

______________________________________
Ci-après :
Extraits d’une Interview de Jean-Marie BOCKEL
Publié par le Journal le Monde du 24 juin 2010
LEMONDE.FR | 24.06.10 | 16h28 • Mis à jour le 24.06.10 | 16h44

Oui il faut très rapidement et si possible avant la fin de l’année 2010 que les Membres du Conseil Supérieur de la Magistrature s’auto saisissent pour renforcer

En donnant par là l’autorisation au Procureur Général la possibilité de lancer un Mandat de poursuite contre le Premier Magistrat milliardaire comme Borreh au détriment des Deniers publics et des Biens Sociaux. Le mandat de poursuite aura inéluctablement le Chef d’Accusation suivant : « Terrorisme d’Etat et extorsion des Fonds publics, des Biens de l’Etat et Biens Sociaux ».

Il est temps que notre pays essaie de gravir vers une structure nouvelle car tous « les pays démocratiques reconnaissent la nécessité de donner au parquet des indications sur la politique pénale du pays.

“L’indépendance du parquet se manifeste tous les jours”

________________________ AFP/THONY BELIZAIRE

Jean-Marie Bockel, le secrétaire d’Etat à la justice.

André : Où en est la réforme du juge d’instruction ?

Jean-Marie Bockel :
Un travail très important a eu lieu autour de la garde des sceaux, car c’est toute la procédure pénale qui sera réformée (plusieurs centaines d’articles du code pénal).

La concertation s’est engagée depuis plusieurs mois. Cette réforme est inéluctable. Reste à en fixer le calendrier en fonction d’un certain encombrement parlementaire actuel.

L’avant-projet de réforme comporte de nombreuses avancées en matière de libertés, d’accès au droit, de collégialité dans les décisions importantes, de renforcement des droits de la défense.

Benoit : Croyez-vous que le parquet est indépendant du pouvoir politique ?


Jean-Marie Bockel :
Au quotidien, l’indépendance du parquet se manifeste tous les jours, y compris sur des dossiers sensibles.

Tous les pays démocratiques reconnaissent la nécessité de donner au parquet des indications sur la politique pénale du pays.

Le système français se caractérise par le mode de désignation des magistrats du parquet.

La réforme en cours du Conseil supérieur de la magistrature devrait renforcer encore l’autonomie du parquet.

La Cour européenne des droits de l’homme ne nous a pas condamnés, mais des évolutions sont possibles, mais elles supposent une réforme de la Constitution.

25/06/10 (B557) Nouvelles de Somalie (2 articles en Francais) – Les enfants soldats en Somalie – Pourparlers entre le Président et les Groupes rebelles.

______ 2 – Courrier International avec New York Times

Des enfants soldats payés par les contribuables américains

Financé par les Etats-Unis, le gouvernement de transition envoie au front des gamins qui n’ont parfois même pas 10 ans. Washington et Mogadiscio n’ont jamais ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant.

Awil Salah arpente les rues de la ville en ruine Les vêtements qu’il porte sont en lambeaux, et rien ne le distingue des autres gamins du coin. Rien, sauf peut-être la kalachnikov chargée qu’il porte à l’épaule et aussi le fait qu’il travaille pour une armée régulière qui est financée par les Etats-Unis. “Arrête”, lance-t-il en brandissant son arme à l’adresse d’un homme qui tente de franchir le barrage. Soudain, la colère défigure son visage angélique. Le chauffeur s’arrête immédiatement. En Somalie, la vie ne vaut pas cher et personne ne se risque à contredire un gamin de 12 ans lorsqu’il est en colère.

Tout le monde sait que les rebelles islamistes de Somalie enrôlent des enfants sur les terrains de foot pour en faire des soldats. Mais Awil n’est pas un rebelle. Il travaille pour le gouvernement fédéral de transition somalien, pièce maîtresse de la stratégie américaine antiterroriste dans la Corne de l’Afrique. Selon les associations de défense des droits de l’homme en Somalie et des représentants des Nations unies, le gouvernement somalien – dont la survie dépend de l’aide de la communauté internationale – envoie des centaines d’enfants sur le front, dont certains n’ont pas plus de 9 ans.

On trouve des enfants soldats partout dans le monde, mais, selon les Nations unies, le gouvernement somalien fait partie des pays qui s’obstinent à violer la convention relative aux droits de l’enfant, au même titre que des groupes rebelles comme l’Armée de résistance du Seigneur [mouvement d’origine ougandaise composé à 80 % d’enfants et qui sévit notamment en République centrafricaine et au Sud-Soudan].

Les représentants du gouvernement somalien reconnaissent ne pas avoir été très regardants. Ils ont également révélé que le gouvernement américain leur apportait une aide financière pour rémunérer les soldats, une information confirmée par Washington. Ces enfants soldats sont donc payés par le contribuable américain. L’ONU aurait offert au gouvernement somalien de l’aider à démobiliser ces enfants. Mais les dirigeants somaliens sont paralysés par des dissensions internes très graves et n’ont pas donné suite.

Plusieurs hauts fonctionnaires américains ont exprimé leurs inquiétudes et appelé leurs homologues somaliens à davantage de discernement. Mais ils reconnaissent leur impuissance à garantir que l’argent des Américains ne sert pas à armer des enfants. Selon l’UNICEF, seuls deux pays n’ont pas ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant, qui interdit le recours aux enfants soldats de moins de 15 ans : les Etats-Unis et la Somalie. Pour de nombreux groupes de défense des droits de l’homme, cette situation est inacceptable, et même Barack Obama, lors de sa campagne présidentielle, l’avait reconnu. “C’est ennuyeux de se retrouver aux côtés de la Somalie, un pays qui vit dans l’anarchie”, avait-il déclaré.

Toute une génération qui a grandi dans la rue

Dans tout le pays, des visages poupins arborent des armes imposantes. Ils tiennent des barrages et n’hésitent pas à arrêter des énormes 4 x 4 même s’ils arrivent à peine à la hauteur du capot… Les représentants du gouvernement somalien reconnaissent ne pas avoir fait de détails : il leur fallait lever une armée au plus vite. “Je vais être honnête avec vous, nous recrutons toute personne capable de porter une arme !” admet un de ces représentants, qui a tenu à conserver l’anonymat. Awil a d’ailleurs du mal à tenir la sienne.

Elle pèse environ 5 kilos. La courroie lui scie l’épaule et il est constamment en train de la changer d’épaule en grimaçant. Parfois, son camarade Ahmed Hassan vient lui donner un coup de main. Ahmed a 15 ans, il raconte qu’il a été envoyé en Ouganda, il y a plus de deux ans, pour une formation militaire. Cette information est difficilement ­vérifiable. Une chose est sûre, des conseillers militaires américains ont participé à la formation des soldats somaliens en Ouganda.

“J’y ai appris à tuer avec un couteau”, explique Ahmed avec enthousiasme. Les enfants n’ont pas beaucoup de perspectives d’avenir en Somalie. Après la chute du gouvernement, en 1991, une génération entière de gamins a grandi dans la rue. La plupart des enfants ne sont jamais allés à l’école publique et n’ont jamais joué dans un parc.

Comme tant d’autres enfants somaliens, la guerre a endurci prématurément Awil. Il adore fumer et il est accro au qat, une feuille amère qui se mâche et lui permet d’oublier la dure réalité pour quelques heures. Abandonné par ses parents qui avaient fui pour le Yémen, il a rejoint une milice à 7 ans. Il vit désormais avec d’autres soldats du gouvernement dans un bouge jonché de paquets de cigarettes et de vêtements sales. Awil ne sait même pas quel âge il a exactement. Ici, les certificats de naissance sont rares.

Il gagne environ 1,50 dollar [1,20 euro] par jour, mais, comme pour la plupart des militaires, la solde est irrégulière. Son lit est un matelas couvert de mouches qu’il partage avec deux autres enfants, âgés de 10 et 13 ans. “Il devrait être à l’école, reconnaît son chef. Mais il n’y a pas d’école !”

Awil est chaque jour exposé à une foule de dangers, notamment les échanges de tirs entre factions rivales au sein même de son armée. Le gouvernement somalien est gangrené par les divisions. “J’ai perdu espoir”, affirme Cheikh Yusuf Mohamed Siad, ministre de la Défense, qui a démissionné début juin avec plusieurs autres ministres. “Cette mission internationale ne sert à rien.” Awil sait que les conseillers du président ont planifié une opération militaire pour reprendre lentement Mogadiscio, aux mains des rebelles. Il a hâte d’en découdre.

________ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Le gouvernement somalien tient des pourparlers avec des rebelles

Le gouvernement somalien a révélé lundi qu’il tenait des pourparlers secrets avec certains des principaux responsables du parti d’opposition islamiste Hezbul Islam.

Le groupe mène depuis trois années une guérilla sanglante contre le gouvernement somalien et les soldats de la force de maintien de la paix de l’Union Africaine basés à Mogadiscio, la capitale somalienne.

Certains membres de la direction de Hezbul Islam tels que l’ancien ministre d’Etat Sheikh Yusuf Siyad Indha Adde ont fait défection dans les rangs du gouvernement.

"Les pourparlers avec les leaders de Hezbul Islam ont enregistré des avancées et nous espérons obtenir des résultats tangibles comme ceux auxquels nous sommes parvenus avec les autres leaders du groupe", a confié Abdelrazak Qaylow, porte-parole du ministère somalien de l’Information aux journalistes à Mogadiscio.

Le porte-parole n’a pas précisé qui étaient les membres du groupe avec lesquels le gouvernement avait tenu des pourparlers alors que les responsables d’Hezbul Islam n’ont jusqu’ici livré aucun commentaire sur le communiqué gouvernemental.

Le groupe Hezbul Islam, qui constitue un mouvement peu signifiant comparé au groupe islamiste Al Shabaab, largement plus organisé, a récemment enregistré une série de défections de ses commandants et combattants, qui ont préféré rejoindre Al Shabaab.

Plusieurs commandants en chef et gouverneurs de plusieurs importantes zones contrôlées par Hezbul Islam ont annoncé qu’ils feraient dorénavant allégeance à Al Shabaab.

Les commandants d’Hezbul Islam dans la ville principale de Beledwein dans le centre de la Somallie lundi ont déclaré qu’ils avaient décidé de rejoindre Al Shabaab et que cette cité stratégique tomberait sous la coupe de ce groupe radical.

Les responsables islamistes d’Al Shabaab ont récemment appelé à la réconciliation des deux groupes qui se sont auparavant affrontés pour prendre le contrôle de l’importante cité portuaire de Kismayu.

25/06/10 (B557) UNICEF : Plus d’un enfant sur deux sans toit (Info lecteur)

A Djibouti, la majorité des enfants vivent dans une pauvreté « abjecte » qui les expose à des menaces de mort. C’est ce que révèle un rapport rendu public par l’Unicef et le Ministère djiboutien de la promotion des femmes et des affaires sociales.

Le rapport sur la pauvreté infantile à Djibouti est accablant : deux enfants sur trois sont privés d’au moins un droit fondamental, celui d’avoir un abri, accès à l’eau, à l’alimentation, à l’éducation ou à la santé. L’absence d’abri est le problème le plus répandu : plus de la moitié des enfants de Djibouti n’ont pas de vrai domicile. Les chiffres sont encore plus alarmants dans les milieux ruraux : 9 enfants sur 10 n’ont pas de toit ! Dans les zones urbaines, ils sont exposés aux risques d’exploitation et d’abus ; dans les campagnes, ils sont deux fois plus nombreux que dans les villes à ne pas avoir accès aux services de base.

Une situation compliquée par la malnutrition

De réels progrès ont été réalisés ces dernières années pour offrir des services sociaux aux enfants : en matière de lutte contre les maladies infantiles, de scolarisation, d’assistance aux orphelins… Mais aujourd’hui, ces avancées risquent d’être anéanties par cette très grande pauvreté. Seule manière de l’éviter, pour l’Unicef : mettre l’aide les enfants au sommet des priorités politiques publiques. D’autant que la situation déjà délicate est compliquée par le problème de forte malnutrition qui sévit à Djibouti : près d’un tiers des moins de cinq ans font face à une malnutrition aigüe, et 5% d’entre eux sont sévèrement mal nourris et risquent de mourir.

« Il est temps d’agir »

Face à cette situation, l’Unicef va intensifier ses actions et continuer son programme « survie et développement de l’enfant » qui inclut notamment des campagnes de vaccination, des distributions de compléments alimentaires à base de vitamine A, et de sensibilisation à la santé au sein des collectivités locales. Pour Josefa Marraton, représentante de l’Unicef à Djibouti, «il est temps d’agir pour remplir nos engagements pour les enfants de Djibouti. La clé de leur futur repose sur notre capacité à changer la réalité faite de privation dans laquelle ils vivent».

25/06/10 (B557) Somaliland (1 article) Election historique le 26 juin.

_____________________ 1 – La Croix

Election présidentielle historique, le 26 juin au Somaliland

En quête de reconnaissance internationale, cette république autoproclamée de quatre millions d’habitants veut sortir de son isolement

Grosse cohue dans le centre de Burao. La ville du nord de la Somalie, perchée dans les montagnes, est en effervescence. C’est la deuxième ville de la république sécessionniste du Somaliland. Ahmed Mahamoud Silanyo, candidat de l’opposition à l’élection présidentielle du 26 juin, est en campagne. À la tribune, il s’empare d’un bouquet de microphones scotchés ensemble pour haranguer la foule.

Et ils sont venus nombreux pour écouter leur candidat. Des femmes voilées se sont maquillé le visage de jaune et de vert, les couleurs du parti. Des enfants agitent drapeaux et pancartes. Un homme a grimpé au sommet d’un mât, à dix mètres de hauteur, pour pouvoir mieux regarder, tandis que d’autres sont perchés dans des vieux acacias, tels de gros oiseaux de brousse.

Le président actuel, Dahir Riyale Kahin, a repoussé à plusieurs reprises la date du scrutin pour prolonger son mandat. Ce samedi 26 juin est un jour historique pour les quatre millions d’habitants. Ils fêteront le 50e anniversaire de leur accession à l’indépendance, accordée par les Britanniques (le Somaliland fusionnera quelques jours plus tard avec l’ancienne colonie italienne pour former la Somalie, puis fera sécession en 1991) et ils éliront un président dont ils attendent beaucoup : amélioration des services publics, fin de la corruption, et surtout reconnaissance internationale.
Jour historique pour les quatre millions d’habitants

En attendant, le Somaliland doit se débrouiller comme il peut. Les ressources de l’État sont maigres. Les impôts et taxes sont difficilement perçus et plus de la moitié du budget est englouti par l’appareil sécuritaire. Dans le port de Berbera, les gardes-côtes ne peuvent compter que sur leurs propres forces pour tenir à l’écart les pirates venus du Puntland voisin.

« Voici les vedettes rapides qu’on a réussi à capturer », explique Ahmed Salah, commandant en second, flottant dans un treillis trop grand du haut de ses 60 ans bien tassés. Les deux vedettes des gardes-côtes accusent elles aussi leur âge. Mais les bateaux des pirates sont, eux, équipés de puissants moteurs tout neufs.

Dans son bureau, le gouverneur de la province, Mohamed Abdillahi, soupire de lassitude. « Vous savez, ça fait cinq ans environ que ça a commencé, que je vois défiler les délégations dans ce bureau. Des diplomates, des agents secrets, des entreprises de sécurité. Tout le monde me tient de beaux discours, me fait plein de promesses, mais au bout du compte, qu’est-ce que je vois ? Rien.
Plus de la moitié du budget est englouti par l’appareil sécuritaire

Aucune des personnes venues me voir n’a même jamais repris contact. » Pour le gouverneur, le Somaliland est pourtant un allié naturel dans la lutte contre les pirates : la région somalienne autonome du Puntland, foyer des pirates, entretient depuis toujours des relations tendues avec les Somalilandais.

Dans la prison de Mandera, que nous n’avons pas été autorisés à visiter pour des raisons de sécurité, une centaine de détenus « sensibles » purgent leur peine, dont environ 70 pirates, la plupart attendant d’être jugés, non sans difficultés juridiques. Les autres détenus sont des « shababs », des insurgés islamistes liés à Al-Qaida qui mettent en difficulté le gouvernement de transition installé à Mogadiscio et menacent de faire des émules dans le reste du pays.

La semaine dernière, à Burao, trois d’entre eux ont été arrêtés en possession de matériel pour fabriquer des ceintures explosives. Ces militants islamistes ne sont pas une nouveauté ici. L’un de leurs chefs, connu sous le nom de guerre de Godane, est originaire du Somaliland. Il a exigé la libération des militants détenus à Mandera comme l’une des conditions pour la libération de l’agent français de la DGSE détenu depuis près d’un an par les shababs après son enlèvement à Mogadiscio.

Personne n’est sûr que le résultat du scrutin sera accepté

En visite à Paris fin mai, le président Kahin avait été reçu par Bernard Kouchner au Quai d’Orsay, afin d’évoquer le sujet. Mais, fier de sa souveraineté naissante, le Somaliland a résisté aux pressions. « Il ne pouvait faire autrement », analyse un proche de Kahin.

La reconnaissance internationale sera le principal sujet au programme du prochain président. Elle sera d’autant plus aisée que l’élection se déroulera paisiblement. Et sur ce plan, rien n’est gagné. Certains jeunes excités considèrent la campagne électorale comme un prétexte pour parcourir les rues en se défoulant, tels des hooligans. Les insultes ne sont pas rares.

Les pierres volent parfois. Personne n’est sûr que le résultat du scrutin sera accepté par les perdants. Mais si des violences éclataient, le Somaliland est plutôt bien armé pour un retour au calme. Les structures traditionnelles d’anciens, appelées « Gurtis », sont respectées, alors qu’elles ont échoué à restaurer la paix civile dans le reste de la Somalie. Cette tradition de conciliation est un élément précieux qui doit être préservé.

Nicolas HENIN,
à Hargeisa (Somaliland)

25/06/10 (B557) Yémen Express (5 articles en Français). 4 arrestations pour complicité d’attentat. Sanaa débordé par les maquis. Plusieurs morts dont trois soldats dans des échanges de tir.

_____________ 5 – Reuters

Quatre personnes arrêtées au Yémen pour complicité d’attentat

Les forces de sécurité yéménites ont arrêté un Allemand, un Irakien et deux autres personnes accusées d’avoir joué un rôle dans l’attentat manqué à Sanaa en avril contre le cortège de voitures de l’ambassadeur de Grande-Bretagne, a annoncé jeudi le ministère yéménite de la Défense.

Les quatre individus appréhendés ont été soumis à des interrogatoires sur l’attentat manqué, dans lequel le kamikaze avait péri et trois autres personnes avaient été blessées.

Le branche régionale d’Al Qaïda avait revendiqué l’attentat et accusé l’ambassadeur de Grande-Bretagne de diriger au nom de son pays une guerre contre les musulmans dans la péninsule arabique.

Le kamikaze était un Yéménite de 22 ans qui, selon son père, avait été relâché de prison cette année puis qui a disparu quelques semaines avant de commettre son acte.

(Mohammed Ghobari, Eric Faye
pour le service français)

_____________ 4 – Intelligence Online (article payant)

Sanaa débordé par les maquis djihadistes

Al-Qaeda dans la péninsule Arabique a fait libérer certains de ses membres dans la capitale du Sud-Yémen, et bénéficie du soutien des tribus de l’Est.(…)

_______________ 3 – Europe 1

Yémen: trois soldats tués dans des combats

Trois soldats ont été tués dans des accrochages avec des séparatistes armés dans la province de Daleh, dans le sud du Yémen, a indiqué mercredi un activiste sudiste. “Trois sudistes ont été également blessés, un blindé a été détruit, un véhicule militaire incendié ainsi qu’un camion citerne de l’armée”, a précisé cet activiste sous couvert d’anonymat.

Selon lui, les accrochages ont commencé lorsque des éléments sudistes ont encerclé une position militaire dans la zone de Jihaf et se sont poursuivis après l’envoi de renforts pour dégager les soldats qui tenaient la position.

_______________ 2 – Centre d’Information ONU

Yémen : Un mort, deux blessés lors d’échanges de tirs entre militaires et passeurs

La traversée du golfe d’Aden est souvent mortelle.

Un Somalien âgé de 22 ans et nouvellement arrivé au Yémen a été tué et deux femmes, qui ne sont pas des ressortissantes somaliennes, ont été gravement blessées lors d’échanges de tirs entre des militaires et des passeurs.

Cette tragédie s’est déroulée en début d’après-midi dimanche à Al Sabiel, à environ 200 kilomètres à l’ouest d’Aden, alors que des passeurs faisaient monter des Africains dans deux camions à destination de l’Arabie Saoudite, a indique mardi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Al Sabiel se trouve à environ 50 kilomètres au nord-est de Bab el Mandab, près de Dhubab qui est le principal point d’entrée au Yémen pour les migrants qui traversent la mer Rouge. Selon les survivants, des véhicules militaires ont encerclé un convoi dirigé par des passeurs, alors que des passagers originaires de la corne de l’Afrique montaient à bord des véhicules. Les tirs ont commencé lorsque les passeurs ont tenté de s’enfuir.

Actuellement, 51 personnes, qui ne sont pas des ressortissants somaliens, sont en détention en attendant qu’une enquête soit menée. Un autre Somalien serait porté disparu et il aurait fui, indique le HCR.

« L’armée a remis cinq hommes somaliens à un partenaire du HCR, le Croissant rouge yéménite. Ils reçoivent une assistance au centre de transit de Bab al Mandab et, en attendant une enquête, ils seront transportés vers le camp de réfugiés de Kharaz, à environ 150 kilomètres à l’ouest d’Aden », a indiqué mardi un porte-parole du HCR, Adrian Edwards.

« Les survivants nous ont indiqué qu’ils faisaient partie des passagers d’un bateau de passeurs transportant environ 60 Africains depuis la Corne de l’Afrique. Le bateau avait quitté Obock à Djibouti dimanche vers 7 heures du matin et il était arrivé sur la côte yéménite de la mer Rouge à Al Sadaf après un voyage de sept heures », a-t-il expliqué.

Le HCR réitère son appel sur l’absolue nécessité pour les gouvernements de protéger les civils.

Cette année, à cause de la guerre, de l’extrême pauvreté, de la famine et de la sécheresse, presque 20.000 Africains originaires de la corne de l’Afrique ont fui leur maison et ont rejoint le Yémen par bateau.

_______________ 1 – Le Quotidien du Peuple

Yémen: le chef des rebelles chiites menace de lancer une nouvelle guerre contre le gouvernement

Le chef des rebelles chiites, Abdulmalik al-Houti, a menacé lundi de cesser la trêve et de lancer une nouvelle guerre contre le gouvernement dans la province du sud de Saada.

Dans un communiqué affiché sur le site Internet de son groupe, le chef des rebelles chiites a accusé le gouvernement de ne avoir tenu la promesse faite par le président Ali Abdullah Saleh de ne pas procéder à l’arrestation de ses hommes.

Il a dit que le gouvernrement arrêté deux de ses hommes à Haradh.

Le gouvernement yéménite et les rebelles chiites ont conclu un accord de cessez-le-feu le 11 février. Les deux parties s’accusent de violer la trêve.

Selon Abdulmalik al-Houthi, le président Saleh, qui a ordonné la libération de tous les séparatistes suddistes et des rebelles chiites, a violé l’accord du 11 février.

Le gouvernement yéménite s’efforce de consolider la trêve avec les rebelles chiites dans le nord et de combattre un mouvement séparatiste dans le sud tout en faisant face à une résurgence d’Al- Qaïda dans les zones reculées.

25/06/10 (B557) Courrier des lecteurs. Daf joue-t-il un double jeu ?

Je voudrais savoir comment DAF, Président du MRD, peut-il rester membre de l’UAD, alors qu’il participe, semble-t-il à la consitution d’une alliance politique d’opposition concurrente ? Cela me donne l’impression qu’il joue un double jeu. D’un côté, il s’associe avec Boreh, qui n’est pas, c’est le moins que l’on puisse dire, un être recommandable au-dessus de tous soupçons et de l’autre son Vice-Président, Lodon, participe aux actions de l’UAD.

En même temps, DAF appelle à une manifestation le 26 juin qui est présentée comme une action concurrente de la table ronde qui sera organisée par l’UAD le même jour. Pouvez-vous nous éclairer, Cher ARDHD ?

Merci, Cher lecteur, pour ce point de vue et pour votre question. Selon nos informations, ce sentiment et ces interrogations seraient partagés par un certain nombre de vos concitoyens.

Dans l’état actuel des choses, il nous est difficile de formuler une réponse précise et fiable. Nous attendons déjà de savoir ce qui se dira demain à Bruxelles au cours des deux actions organisées d’un côté à l’appel de l’alliance FRUD-Armé et MRD et de l’autre par l’UAD où le MRD’ n’est pas cité dans l’odre du jour parmi les partis politiques présents à la tribune.

Ensuite, il sera intéressant de prendre connaissance des programmes d’action et de gouvernement de chacun pour se faire une idée plus précise des divergences et des convergences.

Comme vous le savez, nous ne suivons la vie politique que dans la mesure où elle a une incidence directe sur la situation des Droits de l’Homme à Djibouti. Vous imaginez facilement qu’il nous est impossible de nous prononcer ou de faire un choix, tant que nous ne connaitrons pas les orientations des différents leaders.

L’ARDHD maintient en tout état de cause sa position et elle appelle à la plus large union de l’opposition pour mettre un terme à la dictature. C’est le préalable ! Unie l’opposition aurait beaucoup plus de poids dans la balance que si elle part avec deux groupes concurrents, qui ne feront que s’affaiblir réciproquement, car chacun dispose d’atouts certains, mais présente aussi de grandes faiblesses.

Ce n’est qu’une fois le régime “bouté” hors du pays, que chaque leader retrouverait alors la liberté d’exprimer ses choix, ses préférences et ses options pour les soumettre démocratiquement au vote populaire.

25/06/10 (B557) Ethiopie … Des rebelles de l’Ogaden rendent les armes.

____________________ 1 – AFP

Ethiopie: une partie des rebelles de l’Ogaden accepte de déposer les armes

Une faction du Front national de libération de l’Ogaden (ONLF), un des groupes rebelles les plus actifs en Ethiopie, a accepté de déposer les armes, a affirmé jeudi le ministre éthiopien de la Communication, Bereket Simon.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’ONLF a catégoriquement démenti cette information.

"L’ONLF est au moins divisé en deux groupes. Il y a différents points de vue. Une faction significativement importante de l’ONLF a décidé de travailler dans le cadre de la Constitution de l’Ethiopie et d’abandonner la lutte armée", a assuré le ministre, interrogé au téléphone par l’AFP.

"Cette faction a discuté avec des représentants du gouvernement sur les voies possible pour qu’ils intègrent le cadre constitutionnel. Ils vont désormais fonctionner comme un parti politique légal", a-t-il ajouté.

"Aucune poursuite légale ne sera engagée, quel que soit leur passé", a assuré le ministre.

Ces négociations se sont déroulées en Allemagne, selon un responsable éthiopien qui a souhaité garder l’anonymat.

Un porte-parole de l’ONLF chargé des affaires étrangères du mouvement, Abderahmane Mahadi a dénoncé "une mascarade", dans un entretien téléphonique avec l’AFP depuis la Grande Bretagne.

"Le gouvernement (éthiopien) veut que la communauté internationale croie qu’il négocie mais ce n’est pas vrai. C’est juste de la propagande du gouvernement éthiopien, ce n’est pas la réalité. Ils ont juste rassemblé quelques individus qui avaient quitté l’ONLF ou en avaient été chassés et prétendent négocier avec l’ONLF", a-t-il ajouté.

"Mais la réalité, c’est que nous les combattons. L’ONLF n’est pas du tout impliqué (…) pour le moment dans des négociations de paix avec le gouvernement", a martelé M. Abderahmane.

Le groupe rebelle se dit prêt depuis longtemps à négocier avec Addis Abeba mais sous l’égide d’un pays tiers, ce que les autorités avaient refusé jusqu’à présent.

Fin mai, le Premier ministre Meles Zenawi avait annoncé que des négociations étaient en cours avec le groupe rebelle, sans donner de détails.

L’ONLF avait démenti ces déclarations, affirmant qu’elles n’avaient "aucune base réelle" et ne visaient "qu’à tromper la communauté internationale en général et les compagnies pétrolières en particulier".

Créé en 1984, l’ONLF dit se battre pour obtenir l’indépendance de l’Ogaden, région qu’ils estiment marginalisée par le régime d’Addis Abeba.

Le groupe rebelle a menacé à plusieurs reprises les entreprises étrangères qui prospectent le gaz et le pétrole dans cette région frontalière avec la Somalie.