16/01/2012 (B639) : LDDH / Elections « bien centralisées », pourquoi ce désintéressement ? (Article complété à 17h30 (Paris) avec le texte de la lettre)


Le Président

NOTE D’INFORMATION SUCCINTE DU 15 JANVIER 2012

Elections « bien centralisées »
pourquoi ce désintéressement ?

En mémoire de MAHDI AHMED ABDILLAHI, cousin de Boreh, assassiné en prison par non assistance à personne en danger.

Il n’y a rien à attendre d’un voyou qui se sent protégé et impuni !

Tout d’abord, il est bon de se référer à quelques passages de la lettre ouverte (*) que feu MAHDI AHMED ABDILLAHI avait adressée à Ismaël Omar Guelleh dans ces termes :

«.. Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance et à la liberté, il y a 29 ans notre pays n’a pas eu la possibilité d’organiser des élections régionales et communales…

… Il n’ya qu’une seule voie : l’organisation d’élections libres et honnête. Sans des élections démocratiques, il n’y a pas de choix possible, notre pays ne connaître ni stabilité politique ni développement économique et social…

J’ai présenté un dossier de candidature en bonne et du forme, conformément aux textes de loi régissant la décentralisation et le statut des régions. A ma grande surprise, ma candidature a provoqué une hostilité sans précédent de la part du Secrétaire général du RPP…

… Pourtant, je n’ai pas besoin de décliner mon identité pour prouver à Monsieur ARNAUD mon appartenance et celui de ma famille à la région d’Arta… ». (Voir pièce jointe)

Une décennie après, il n’a toujours pas d’élections libres et démocratiques, la République de Djibouti est sous la coupe d’une bande mafieuse qui ne pense qu’à s’enrichir avec les fonds publics et les biens sociaux, même les dons et assistance sont dévalisés pour financer, par exemple, l’achat de l’avion du dictateur avec les fonds financiers internationaux pour la lutte contre le Sida, les fonds pour les réfugiés et sinistrés, des victimes de la famine et de la sécheresse…

A mon avis, il n’y a rien à attendre de ces mafieux, sauf que de faire parler la Rue…

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reviendra dans le cadre d’un rapport, car actuellement les mascarades télévisées se passent à huit clos dans des chambres closes.

NOEL ABDI Jean-Paul

_____________________________ (*) Texte de la lettre ouverte

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Monsieur MAHDI AHMED ABDILLAHI
Ancien Président du PND
Tête de liste « Les Patriotes »
Candidat au Conseil Régional District d’Arta

 

 

A
Son Excellence Monsieur Ismail Omar Guelleh
Le Président de la République,
Chef du Gouvernement

Après mes sincères et vives salutations, Excellence j’ai décidé de vous écrire. Il s’agit d’une lettre ouverte dans laquelle je me permets de vous saisir pour vous faire part de ce qui suit :

Depuis l’accession de notre pays à t’indépendance et à la liberté, il y à de cela 29 ans notre pays n’a pas eu la possibilité d’organiser des Élections Régionales et communales.

Le 07 Juillet 2002 notre pays s’est donné la loi N »174/AN/02/4″ portant décentralisation et statut des régions qui théoriquement donne au Peuple le droit de choisir librement ses conseillers régionaux.

Il n’y a qu’une seule voie : l’organisation d’élections libres et honnêtes. Sans des élections démocratiques il n’y a pas de choix possible, notre pays ne connaîtra ni stabilité politique ni développement économique et social.

Vous avez une responsabilité historique et particulière, Excellence, Monsieur le Président de la République pour ce qui est du succès ou de l’échec du processus démocratique en cours dans notre pays.

En tant que doyen politique des listes de la société civile et tête de la liste « les patriotes  » candidat au conseil régional District d’Arta, j’ai présenté un dossier de candidature en bonne et due forme, conformément aux textes de la loi régissant la décentralisation et statuts des régions.

A ma grande surprise, ma candidature a provoqué une hostilité sans précédent de la part du secrétaire général de RPP.

En effet, après les tractations d’ordres administratifs ce dernier a déclenché une procédure sans appel à l’encontre de ma personne, en rejetant mon dossier et en annulant purement et simplement nos certificats de résidence. Le secrétaire général du RPP a remué ciel et terre en utilisant des méthodes coloniales et délibérées qui n’ont aucun fondement juridique.

En s’ingérant, en usant et en abusant de son pouvoir au détriment des règles les plus élémentaires de la loi de la décentralisation et de la Démocratie, portant atteinte à l’intégrité, la dignité, de nos concitoyens et de la personne humaine.

Pourtant, je n’ai pas besoin de décliner mon identité pour prouver à Monsieur ARNAUD, mon appartenance et celui de ma famille à la région d’Arta, la terre de mes aïeux là où mes proches sont installés depuis des siècles, j’ai même présenté des documents officiels pour preuve de bonne foi qui n’ont donné aucun succès.

Je pense sincèrement que cette mesure arbitraire concernant te rejet de mon dossier est une décision illégale d’ordre politique.

Aussi l’élimination de l’ensemble de la société civile au processus de la décentralisation dans le District d’Arta pourrait dégénérer l’ordre ancien et exprimer une nouvelle donne politique de la région,

Face à cette intransigeance antidémocratique et à la violation de mes droits, je me remets à vous Excellence Monsieur le président de la République en votre qualité de garant suprême de la constitution de la République d’intervenir contre cette dérive et que les droits et la justice s’exercent dans nos institutions chargées des contrôles des élections au Ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de ma haute considération.

05/01/2012 (B637) Retrospectives de la visite de Jan-Paul Noël Abdi au Canada.

Un lecteur nous signale que deux vidéos sont disponibles sur Youtube : MM. Housein Andoleh et Warren Creates.

1°) Houssein Andoleh
La première vidéo concerne l’intervention d’Houssein Andoleh, en langue Somali, dont voici la traduction en Français qui nous a été adressée.

Lors du passage de Jean Paul Abdi Noel à Ottawa, Andoleh s’adresse à ses frères et soeurs,

M Andoleh commence par remercier les djiboutiens et djiboutiennes pour l’accueil chaleureux réservé à Jean Paul Noel et leur participation aux efforts de lutte contre les injustices. Ses remerciements s’adressent particulièrement à ceux qui se sont mobilisés lors du soulevement de fevrier en réclamant la libération des prisonniers politiques et celle de Jean Paul Abdi.

Aujourd’hui, (dit Andoleh,) nous aimerons que vous compreniez les raisons de notre lutte. Ce n’est pas pour obtenir des postes. C’est pour ceux qui souffrent de l’injustice, pour les Djiboutiens qui ont faim, qui n’ont ni eau ni électricité.

Ensemble nous allons y parvenir et chacun doit prendre sa part de responsabilité. Toutes les actions et la mobilisation comptent, comme aujourd’hui le combat de Jean Paul Abdi Noel qui est parmi nous……

Le pays et le drapeau appartiennent à tous le Djiboutiens. Ils ne sont pas la propriété privée de Ismaël Omar, la richesses du pays doit bénéficier au peuple. Ismaël a fait son temps, il doit partir.

(Andoleh poursuit). Ismaël Omar Guelleh a récemment lancer un appel à l’aide à la communauté internationale. S’il aime vraiment son peuple, il faut qu’il vende d’abord son villa de 7 Millions d’euros en France acquis frauduleusement…….

Nous avons parmi nous un invité de marque. Je vais lui passer le micro car il vous parlera de la réalité et de ce qui se passe au pays. Il faut reconnaître que c’est notre Mandela.

Savez-vous quels sont les premiers mots qu’il m’a dit dès sa descente de l’avion ? « je suis prêt à retourner en prison ».

Qui est prêt d’aller en prison ici ? Il avait pris part à l’indépendance et voilà qu’il combat encore.

C’est un honneur pour nous de l’accueillir, c’est notre part de la lutte et avant lui, Daher, Mahdi God et Cassim sont venus mais nous devons faire plus pour libérer le pays pris en otage par Ismaël.

Cet homme qui n’a jamais lutté pour l’indépendance. A l’époque, c’était un petit agent d’Ali Aref, je vous le dis même si certains ont peur de le dire tout haut.

Il raconte au peuple qu’il est un héros, c’est faux c’est un anti héros, toujours et encore en service. Libérer notre pays, lutter pour la justice. »

Enfin (Andoleh) livre un message à ceux qui célèbrent la gloire de Guelleh ici. Sont-ils normaux ou fous ? Comment peut-on chanter pour un criminel, un tortionnaire, un homme qui affame et qui vole son peuple ?

2°) Warren Chris, avocat canadien, spécialisé dans les questions d’immigration (En Français)

 

01/01/2012 (B637) En grande forme, Roger Picon ouvre cette nouvelle année, avec de nouveaux dessins humoristiques … Le premier de l’année est prometteur !!!

01/01/2012 (B637) LDDH : Présentation du rapport de Cassim Ahmed Dini sur la situation dans les districts du nord


Le Président

NOTE DE DIFFUSION DU 1ER JANVIER 2012

pour présenter le rapport
de M. Cassim Ahmed Dini
sur la situation dans les districts du nord.

(Lire aussi le rapport de Cassim Ahmed Dini, après la présentation par Jean-Paul Noël Abdi – Note de l’ARDHD)


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) prend note avec une vive préoccupation du rapport ci-dessous qui lui a été transmis par M. Cassim Ahmed Dini et qui relate la situation dans les districts du Nord. Ces régions où, selon les témoignages des autorités traditionnelles qui ont sollicité notre organisation pour les dénoncer ouvertement, sont commises des exactions contre les civils. Il y règne un sous-développement volontairement perpétué et pourtant elles sont encore les deux « mamelles » de la politique gouvernementale.

Malheureusement, pour révoltante qu’elle soit, cette situation alarmante n’étonne pas la LDDH : dès sa création en 1999, elle n’a jamais cessé de dénoncer le calvaire que vivent les populations rurales de ces districts. Récemment, dans son communiqué de presse en date du 28 décembre 2011, la LDDH avait dénoncé les emprisonnements et les tortures perpétrées par les troupes gouvernementales, dont les civils avaient été victimes au Mabla

Les choses prennent aujourd’hui les proportions d’une industrie de la terreur et cette insécurité persistante semble répondre à au moins trois objectifs :

1) Idéologique : l’aggravation de la marginalisation des populations du Nord (et du Sud-Ouest), par le déni de citoyenneté, déjà à l’origine du conflit civil entre 1991 et 2001, fait encore peser un lourd danger à la fragile stabilité de la République de Djibouti comme à son Unité;

2) Politique : la persistance (tolérée) d’une résistance armée à la dictature sert d’épouvantail utilisé par le régime pour dissuader les autres composantes de la communauté nationale de participer à des formes pacifiques de contestation, en brandissant la menace d’une « sécession afare »aux couteaux entre les dents. Lequel régime semble également utiliser pour cela la thématique du fédéralisme d’une association bénéficiant de la visibilité que confèrent les médias gouvernementaux, dont la RTD ;

3) Partisan : en subordonnant l’aide alimentaire à l’affiliation partisane au bénéfice du RPP, c’est le droit constitutionnellement garanti à la liberté d’opinion qui est bafoué.

La LDDH s’engage à prendre immédiatement contact avec les notables traditionnels et à se faire l’écho de leur légitime révolte au niveau des instances internationales, conformément au pacte international sur les droits civils et politiques et au pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels, tous deux ratifiés par la République de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul

__________________________ Rapport de Cassin Ahmed Dini

Note d’information
à l’intention de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Sur la situation prévalant dans les districts du Nord

Présentée par Cassim Ahmed Dini

Djibouti, le 1er janvier 2012

Sous certaines conditions, un séjour prolongé à l’étranger peut induire une perception erronée de la réalité du pays, laquelle induit à son tour une appréciation déphasée des urgences, des possibles et des formes de lutte contre la dictature.

Pour me prémunir contre cette pathologie malheureusement courante dans certains milieux intoxiqués par la virtualité de l’Internet, j’ai effectué du 28 au 31 décembre dernier une tournée dans les districts du Nord.

(Du 28 au 31 décembre : inutile de trop insister sur le fait que, contrairement aux allégations d’un site surnommé Djibintox, spécialisé dans le dénigrement 24h/24 de l’opposition, je ne pouvais physiquement pas me trouver à Djibouti-ville pour participer à une prétendue manifestation de prétendus opposants censée avoir prétendument été empêchée le vendredi 30 décembre.)

En marge de mes activités partisanes, l’occasion m’a été donnée au cours de cette tournée de discuter avec une délégation de notables traditionnels qui ont expressément sollicité mon entremise afin que soient entendues leurs doléances quant à leurs rôles ainsi que leur révolte face aux souffrances infligées aux populations rurales du Nord.

I) L’Etat contre la société :

Les temps nouveaux des notables TIJI

D’une complexité variable selon les sociétés, l’ordre politique traditionnel a pour fondement le chef de tribu, appelé notable ou okal. Sa fonctionnarisation est un fait colonial : contre rémunération mensuelle, il était l’intermédiaire entre l’administration et les administrés. Toute velléité de résistance de sa part était violemment réprimée : Ougas marginalisé ou Sultan déporté à Madagascar l’apprirent à leurs dépends !;

L’Etat postcolonial a reconduit ce rapport de domination en exacerbant les dysfonctionnements. Dans son entreprise systématique de destruction de l’ordre traditionnel, le régime djiboutien, après avoir contraint un Sultan à l’exil forcé, met actuellement en œuvre une nouvelle stratégie que dénoncent les chefs coutumiers : l’imposition et l’usurpation de nouveaux chefs traditionnels cooptés, tout dévoués au parti unique.

Loin de contribuer à la consolidation de la paix civile, ces notables TIJI sont, en tant qu’interlocuteurs privilégiés de l’administration territoriale, les exécutants serviles d’une politique de discrimination et de marginalisation à au moins deux niveaux.

1) ils bloquent systématiquement auprès de l’état-civil toute démarche pour l’octroi des actes de naissance et des cartes nationales d’identité. Or, ce déni de citoyenneté, implacable depuis 1977, participe d’une politique de substitution de population et d’une falsification de la djiboutianité.

2) Opérant le plus souvent dans le cadres d’associations sponsorisées par le régime, ils font bénéficier des projets de développement (pour les rares qui voient le jour) et des aides internationales, alimentaires ou sanitaires, dont ils sont les récipiendaires exclusifs, à la condition impérative d’être encarté au parti unique au pouvoir.

L’émergence de ces nouveaux notables TIJI témoigne d’une volonté délibérée de condamner les districts du Nord au sous-développement et leurs populations à la misère. Les notables traditionnels refusent d’être aujourd’hui les complices silencieux de cette politique méthodique d’anéantissement qui se dévoile plus dramatiquement dans l’insécurité sciemment entretenue dans ces régions et contre laquelle ces notables s’insurgent également.

II) Soldats gouvernementaux et « rebelles »armés :

Même combat contre les civils

Au prétexte d’éradiquer une rébellion armée, le régime a multiplié les cantonnements militaires dans les zones rurales du Nord, en violation de l’accord de paix du 12 mai 2001.

Après Adaylou, Waddi et Gal’Ela ont vu débarquer un impressionnant contingent qui reçoit ses ordres directement de l’état-major de Djibouti-ville. Invoquant cette prétendue résistance armée, le régime étouffe ces zones fortement peuplées par un embargo qui ne dit pas son nom et inflige d’innombrables souffrances aux populations rurales accusées de la soutenir.

Plusieurs facteurs amènent aujourd’hui les notables traditionnels à ouvertement accuser le régime de, sinon entretenir ouvertement, à tout le moins de tolérer ces éléments armés.

1) Leurs propres tentatives pour inviter ces « rebelles » à éviter les zones d’habitations ont échoué du fait que les troupes gouvernementales, au lieu de tout simplement tendre une embuscade, bombardaient systématiquement et des heures à l’avance le lieu de rendez-vous entre notables et « rebelles ».

2) Comme tous le ruraux, ces notables ont eux-mêmes été témoins d’un subtil jeu du chat et de la souris par lequel des centaines de soldats gouvernementaux et une poignée de « rebelles » s’évitent avec la précision d’une montre suisse.

3) Un sous-officier, récemment muté dans ce secteur et qui, croyant naïvement à la version officielle de lutte contre une rébellion armée, a un jour engagé les hostilités et il a été illico transféré vers un district du Sud.

Pendant ce temps, les exactions contre les civils continuent : vols, arrestations et tortures à grande échelle de la part des éléments gouvernementaux ; châtiments corporels, vols et viols de la part des « rebelles ». Les rares interventions des troupes gouvernementales contre ces « démocrates armés », qui se sont déroulées dans le Nord-Ouest du pays, semblent plutôt procéder d’une sous-traitance sécuritaire au profit d’un pays voisin.

Estimant à juste titre qu’une telle situation de marginalisation et d’insécurité planifiée, organisée et entretenue ne peut plus perdurer, les notables traditionnels soucieux de la survie de leurs populations demandent que des observateurs impartiaux défenseurs des droits de l’homme s’entretiennent avec eux sur place et prennent leurs doléances en considération.

Tel est le but de la présente note.

Cassim Ahmed Dini

30/12/2011 (B636) LDDH : Meilleurs voeux à tous les opprimés d’Afrique et du monde entier


Le Président

MEILLEURS VŒUX

DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE
DES DROITS HUMAINS.

A TOUS LES OPPRIMES D’AFRIQUE
ET DU MONDE ENTIER

Djibouti, VENDREDI 30 DECEMBRE 2011

Par le défenseur des Droits de l’Homme
NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH
Chargé de la Corne d’Afrique

« Rarement, une année aura été aussi agitée que l’année 2011 qui s’achève. Mais celle qui commence nous réserve beaucoup d’évènements et d’énormes défis à relever notamment l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles, la stabilité sociale, l’effectivité de la bonne gouvernance, une lutte efficace contre l’impunité, la pauvreté, la corruption et le strict respect des droits humains, gage d’un développement durable. »

Brahima Koné
Président de l’UIDH

La République de Djibouti a connu une année très tourmentée avec des centaines d’arrestations, de jeunes torturés, incarcérés suite à la vaste manifestation lors du « printemps arabe » pour se débarrasser du dictateur Ismaël Omar Guelleh présumé membre de la mafia régionale d’Addis Abeba à Nairobi sans oublier l’Ouganda avec un point de chute en Afrique du Sud auprès des sociétés pour le trafic d’armements vers notre sous région, notamment la République de Somalie actuellement occupée par les Forces tueuses Burundaises, Djiboutiennes Ethiopiennes, Kenyanes et Ougandaises.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne cesse de dénoncer régulièrement les Crimes de Génocide, les Crimes de Guerre, les Crimes contre l’Humanité perpétrés depuis 2006, après le Printemps Islamiques au Sud de la République de Somalie.

Dans le cadre de nos souhaits pour l’année 2012, nos pensées les plus immédiates sont pour le Peuple Somali que l’Administration du Président OBOMA originaire du Kenya a décrété dans le silence l’extermination de ce vaillant Peuple de la Corne d’Afrique, notamment ceux des régions de:

– la Somalie au Nord du Kenya concédée par l’Empire Britannique en 1963,
– l’Ogaden colonisé par l’Ethiopie Chrétienne depuis plus de 60 ans,
– la République de Somalie indépendante depuis le 26 juin 1960.

Mes souhaits les plus profonds s’adressent à tous les Peuples Africains Opprimés sous le joug des régimes militaires au service des Forces Armées des puissances Etrangères comme la France et les Etats-Unis qui continuent à imposer leurs leaders afin de mieux contrôler leurs intérêts financiers sous couvert du Faux problème de Géostratégie.

Je reprends en unisson le message de Maître Brahima Koné Président de l’UIDH:
« Je souhaite que l’année 2012 vous apporte à toutes et tous une très bonne santé et beaucoup de courage dans ce noble combat. »

A tous nos amis, et à tous mes compatriotes loin de notre pays mes meilleurs souhaits pour l’année 2012 notamment aux :

– membres des Organisations Internationales des Droits de l’Homme avec une pensée particulière à tous les défenseurs des droits de l’Homme de par le monde, qui sont victimes de leurs témoignages et de leur combat contre l’impunité, pour la liberté et la démocratie ;

– aux Reporters Sans Frontières (RSF), qui paient le prix le plus fort, au prix de leur vie dans leur noble combat d’information et de témoignage avec une pensée particulière à tous les Journalistes victimes pour leur noble combat avec des lourds sacrifices dans la Corne d’Afrique et à travers le monde.

– Récemment deux journalistes Scandinaves ont été condamnés à de très lourdes peines sans que leur gouvernement ne réagisse vivement. car ces deux journalistes enquêtaient sur des Sociétés Suédoises et autres Sociétés dans l’objectif de bien approfondir la transparence des opérations financières surtout dans un pays où la corruption et autres trafics illicites s’étalent, hélas, dans toute notre sous région d’Afrique.

– La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de ces deux journalistes d’investigation incarcérés dans une sinistre prison d’Addis Abeba ;

– Médecins Sans Frontières (MSF) et à tous les Humanitaires avec une pensée particulière à tous les médecins et ses membres victimes des lâches assassinats comme aujourd’hui encore de deux membres de l’Organisation des Médecins Sans Frontières (MSF) assassinés à Mogadiscio, alors qu’ils étaient là pour simplement porter assistance aux victimes de la terrible famine qui s’était abattue en République de Somalie et en Ogaden.

– La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande qu’une enquête internationale plus approfondie établisse la réalité sur les négligences en matière de sécurité dans une zone bien contrôlée par les Forces d’occupation d’Amison.

– La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) partage la douleur avec toute la famille et tous les membres des Médecins Sans Frontières et elle présente ses condoléances attristées aux familles et aux proches les deux humanitaires assassinées à Mogadiscio.

NOEL ABDI Jean-Paul

29/12/2011 (B636) Le monde du rêve ! Le grand Zozo, magicien attitré de la Cour de Guelleh-Kabyo vous fait visiter un monde merveilleux, grâce à sa lanterne magique …. Comment fait-il ? (Ses secrets découverts par l’ARDHD)

Le grand Zozo, alias Ali Mohamed Abdou, magicien de la Cour, n’a pas son pareil pour tenter de vous faire prendre des vessies pour des lanternes !!!

En fait nous avons découvert les outils qu’il utilise pour abuser de notre crédulité.

A la base, une superbe lanterne magique, qu’il transporte avec lui et qu’il installe dans les différents Mabrass de la ville, à l’heure du khat, ou qu’il essaie de positionner au sein des institutions internationales de défense des droits de l’Homme, qui le rejettent assez souvent.

Mais il insiste, le charlatan

Ensuite quand la machine est installée, il projette des plaques de verre avec des scènes de rêve, pour donner l’illusion pendant quelques secondes, qu’elles sont extraites de la vie quotidienne à Djibouti … Il dispose d’une collection limitée de ces plaques, mais c’est suffisant pour donner l’illusion pendant quelques instants très courts..


Le secteur hospitalier public,
parfaitement équipé

Les écoles élémentaires avec un ordinateur
pour deux enfants

L’université avec des ampithèatres confortables
et bien équipés

La prison moderne et bien entretenue

Des conditions d’interrogatoire apaisées
toujours en présence de l’avocat
de l’interrogé et sans aucune violence

Des arrestations polies,
respectueuses et courtoises

Un dernier conseil : ce n’est que de l’illusion. Prière de ne pas rêver. Ainsi quand le Grand Zozo vous décrit les conditions des Droits de l’Homme à Djibouti, ayez toujours en mémoire qu’il utilise les mêmes artifices pour tenter de vous faire prendre l’illusion pour la réalité.

Mais c’est raté ce coup-ci !

23/12/2011 (B636) Courrier des lecteurs / Qui était derrière la censure du journaliste et politologue Aramis Houmed Soulé sur les antennes de la RTD ?

On a parlé de la censure d’Hassan Pilote par le journaliste afar de la RTD Adoyta Daoud lors de son émission consacrée à la cérémonie d’intronisation mais il n’a pas été le seul à l’avoir été.

Il y a encore plus grave au palmarès de ce journaliste alimentaire même si bizarrement la personne qui a relevé le fait concernant Hassan Pilote pour le website Arhotabba l’a ignoré.

Bizarre !!!

De même le député du mal-nommé RPP (Rassemblement populaire pour le Progrès) Mohamed Dilleyta qui a mis en ligne certains extraits de cet événement dans Youtube sous le pseudonyme Qarba Dilleytih baxa l’a ignoré aussi.

On croit savoir le pourquoi de l’attitude de ce dernier qui signe Président du comité d’organisation de Djibouti quand on sait que son rôle dans la mobilisation est discutable par rapport à celui d’Aramis qui d’Addis Abeba s’était beaucoup investi, entretenant un contact régulier surtout avec les jeunes d’Arhiba.

Une autre cause peut être la proximité du premier avec le Premier ministre Dilleyta Mohamed Dilleyta qui n’aime pas l’Afar qui réussit en dehors du système. Et dans le cas de l’ex-journaliste, il s’agit de quelqu’un dont il a contribué à la radiation de la fonction publique pour faire plaisir à Ali Abdi, le véritable numéro deux du régime Guelleh du fait de ses accointances avec la première dame.

Ces deux personnages disent leurs proches avaient été surpris par le rôle important d’Aramis Soulé dans le cadre de cette cérémonie. D’ailleurs, la première séquence censurée est sa prise de parole en sa qualité d’historien et ce pour retracer l’histoire des sultans d’Awsa, une fois le nouveau sultan intronisé et avant les interventions des officiels.

Pour cette première journée, pas une image également de son livre sur la vie de deux sultans Afar dont la parution ne constituait pas moins un événement dans l’événement. D’ailleurs, le livre était vendu par une équipe du Centre français des études éthiopiennes d’Addis Abeba,laquelle avait installé son stand à l’entrée d’abord puis à l’arrière de la mosquée où se déroulait la cérémonie. Un certain nombre de personnes dont des ministres l’avaient acheté et le feuilletaient au cours de la cérémonie.

Dans cette couverture biaisée, on voyait tout de même Aramis Soulé sur le podium, en retrait. Sa présence là s’expliquait par le fait qu’il présidait la commission en charge de la cérémonie d’intronisation proprement dite. Et là, il était impossible au journaliste mercenaire de cacher son image.

L’autre séquence censurée porte sur la seconde journée prévue pour le symposium international dédié au sultan Ali-Mirah Hanfaré organisé par le Centre français des études éthiopiennes et à travers cette institution, il n’échappe à personne le rôle d’Aramis.

D’ailleurs, cette journée commence par la présentation au sultan de son travail par le directeur du CFEE et la remise des exemplaires du livre en français et de sa version amharique. Lors du discours du sultan Hanfaré, Aramis était assis sur le podium aux côtés du sultan et du ministre de la Culture et du Tourisme éthiopien M. Amin Abdulkadir Barkat mais le cameraman de la RTD, circonvenu, ne l’a pas filmé. La preuve, quand Aramis cède sa place à son directeur, le cameraman filme ce dernier.

Le directeur de la RTD, Dr Kadar Ali Diraneh auprès de qui l’intéressé s’est plaint de cette mesquinerie au cours de son bref séjour à Djibouti a nié l’existence de toute directive en ce sens de sa part et lui a demandé de le saisir par courrier de la forfaiture. Même son de cloche de la part des responsables du service d’Information de la RTD, Mme. Hasna Moumin Bahdon et M. Dini Aléo Mohamed.

En signe de gage de bonne volonté envers leur ancien collègue, ces responsables de la RTD ont fait assurer une couverture honorable de la cérémonie du lancement et de dédicace de ses ouvrages le 1erdécembre 2011.

Et même une émission a été produite en afar, diffusé le lundi 5 décembre et rediffusée le lendemain mardi dans l’après-midi.

Une question reste en suspens.

Le journaliste alimentaire Adoyta Daoud ne peut avoir pris tout seul la décision de censurer Aramis Houmed Soulé sans être couvert au plus haut niveau. Il affirmerait avoir été poussé par plusieurs personnalités dont le Premier ministre Dilleyta Mohamed Dilleyta. Une chose est certaine, cette mesquinerie n’a pas empêché l’historien et politologue Aramis Houmed d’avoir été aux yeux de tout le monde la vedette de cette cérémonie.

Il a joué un rôle clé dans l’organisation des fêtes des 11-12 novembre en tant que l’un de six membres de la Commission de supervision et président de la commission de la séance de cérémonie d’intronisation proprement dite. Il a été pour beaucoup dans la mobilisation des ambassades occidentales dont celle de la France, fortement représentée avec en tête l’ambassadeur Jean-Christophe Belliard.

A cette occasion, il a publié un ouvrage historique consacré aux deux plus illustres sultans d’Awsa, en l’occurrence Mahammad Hanfaré dit Illalta et Ali-Mirah Hanfaré avec une version en amharique. Il s’agissait d’un premier ouvrage historique afar dans cette dernière langue. Les deux versions contenaient un long entretien de Hanfaré Ali-Mirah qui revêt un intérêt tout particulier et recueilli avant qu’il ne soit désigné comme le successeur de son père à la charge du sultan.

L’ex-journaliste, actuel historien et politologue continue de faire office de conseiller le plus proche du nouveau sultan Hanfaré Ali-Mirah, investi par les Afar à les diriger et à être leur porte-parole par delà les frontières étatiques. Il aura à être associé par ce dernier dans la prise des décisions décisives concernant le destin de cette communauté dans le triangle afar.

Un participant vigilant
à la cérémonie .

 

 

Aramis Houmed Souleh avec le Sultan

 

 

22/12/2011 (B635) France 24 / Marc Perelman reçoit Guelleh. (Info lecteurs)

EXCLUSIF – Ismaël Omar Guelleh, Président de la République de Djibouti

Marc Perelman reçoit le président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh à l’occasion de la signature d’un nouveau traité de coopération en matière de défense. Ils évoquent le rôle de Djibouti dans la région, face aux Shebab et à la piraterie au large de la Somalie. Ils reviennent enfin sur l’affaire Borrel.