17/07/2014 (Brève 420) Le Docteur Adawa ancien ministre de l’Education nationale de Djibouti nous a sollcité pour que nous diffusions son appel, en raison des harcèlements dont il est la victime. Nous publions cet appel à sa demande, sans commentaire.

Chaque jour, ma situation se détériore. Les policiers effectuent des rondes en permanence devant mon domicile. J’ai ete arrêté et interrogé pendant 4 heures de façon musclée et humiliante au Commissariat de police. Traité comme un voleur on m’a confisqué la semaine dernière mon véhicule qui est immbilités sur le parking de la primature..

Pourquoi ces intimidations durant le mois de ramadan. Certainement parce que j’ai déclaré que je serais candidat lors des prochaines élections. Le pays va très mal.

L’accés à mon bureau est completement bloqué.et mon salaire n’est plus payé..

Hier soir des frères m’ont appelé pour me demander le retrait de ma candidature, ce que je refuse car c’est mon droit de citoyen et que le pays est dans l impasse totale.

11/07/2014 (Brève 416) Affaire DP World … Dans la demande en dénonciation de concession qu’Haramous a déposée à Londres contre DP World, il est fait état du fait que DP World aurait corrompu des hauts dirigeants djiboutiens bien connus pour leur intégrité légendaire (Humour ARDHD)

Afin d’appuyer sa demande, Djibouti a annoncé qu’il allait produire des témoins qui vont donc reconnaître qu’ils ont reçu contraints et forcés de pots-de-vin offerts par DP World …

Mais qui seraient ces honnêtes obligés du régime qui auraient finalement accepté des commissions : des femmes et des hommes scrupuleux et probablement très habiles … Ont-ils fini par céder à la demande de Guelleh, uniquement parce qu’elle était assortie elle aussi, d’une commission, avant de se résoudre à accepter, en violation de leur éthique personnelle, des commissions de Dubaï ? Ce serait ce que l’on qualifie de “manger à tous les râteliers”

Qui pourraient être ces témoins ?
Nous avons pensé d’abord à Miguil, l’ancien ministre de la Santé, qui a toujours refusé de recevoir le moindre argent, préférant le prendre lui-même et sans l’aide de personne dans les caisses des établissements et ministères qu’il a dirigés successivement (certaines agences internationales aimeraient bien récupérer les fonds pour le SIDA). Mais il ne veut pas les rendre, estimant que cela n’apporterait aucune amélioration aux malades ..

A la banque nationale, à Djibouti Télécom, dans l’armée, à EDD, à l’ONED (pour ne prendre que cela), tous les dirigeants ont toujours refusé la corruption ! Pas un seul n’a jamais mangé de ce pain-là – on vous le certifie ! Tous, ils ont systèmatiquement préféré détourner eux-même l’argent des contribuables et des aides internationales afin de conserver leur dignité et leur indépendance.

Alors, pas d’inquiétude, Guelleh ne manquera pas de témoins exemplaires et crédibles pour jurer que DP World les a achetés. Leurs états de service plaideront pour eux.

Moralité : il faut le savoir, à Haramous, on lave plus blanc que blanc, surtout l’argent sale et de préférence celui des autres ..

06/06/2014 (Brève 397) Zakaria Ibrahim, maître de Djibouti par intérim ? (ARDHD)

Depuis plusieurs semaines, des rumeurs évoquent une possible dégradation de la santé du dictateur Guelleh. Malheureusement les informations fiables sont difficiles à obtenir et à vérifier : au sein des hauts dignitaires et des proches, c’est la Loi du silence qui prévaut. Les subalternes sont contraints de se taire ou de faire circuler des fausses informations pour éviter que la vérité ne soit connue.

Dans le passé, à plusieurs reprises et en particulier à l’occasion des élections présidentielles, de fausses informations sur l’état de santé de Guelleh avaient été diffusées par ses proches et aussi par des obligés comme l’avocat félon Aref. Il s’agissait de faire croire que l’on pouvait voter en faveur de la dictature, puisque les jours du tenant du titre étaient comptés. Propagande et désinformation ….

Qu’en est-il aujourd’hui ?
Nous n’avons aucune information recoupée à notre disposition, mais les différents messages que nous recevons, semblent confirmer que le dictateur est gravement souffrant. Le secret médical nous interdit de toutes les façons, de faire état de l’affection dont il souffrirait, selon ces rumeurs …

Il semble, comme nous l’avions déjà écrit, il y a plusieurs semaines, que le Général Zakaria, ancien sous-officier de l’armée française, promu chef d’état-major, après la mise en retraite du général Fathi, ait reçu la charge de commander le pays, non plus uniquement sur le plan militaire, mais aussi civil. Qui, mieux qu’un général, pourrait faire perdurer un état de dictature et garantir l’enrichissement continuel des familles et des clans dominants ?

Un général, dont le niveau de culture n’a jamais été évalué, mais qui sait faire appliquer des décisions brutales et sans recours, est-il le meilleur garant de la sécurité et de la cohésion du pays ? C’est certainement ce que doivent penser les responsables des pays qui ont des bases implantées localement … USA, France, Chine, Japon et les autres : Allemagne, Italie, Espagne et Corée (?).

Face à cela, l’opposition qui a enfin réussi à afficher une certaine unité, doit se trouver rapidement un leader capable d’assurer un contre-pouvoir et de proposer un programme crédible pour assurer l’alternance et une inévitable période de transition vers la démocratie.

Malheureusement pour les Djiboutiens qui sont au pays et qui souffrent, nous sommes encore loin de cela.

1°) Progamme politique : toujours en cours de rédaction depuis les années 2000 … ? Mais en dépit de nos appels, nous n’avons toujours rien lu …

2°) Feuille de route pour la transition : là aussi, rien …. ! Pourtant c’est essentiel.

3°) Leader reconnu, capable de rassembler l’opposition : plusieurs noms circulent, mais chaque parti, chaque clan, chaque tribu a son champion … Tant qu’il n’y aura pas une personnalité ayant les qualités pour assumer cette lourde tâche et en particulier une vision politique, économique et sociale, l’opposition va tourner en rond et elle n’aura pas la force suffisante pour présenter une alternative crédible.

Le moment est venu pour l’opposition, qui a fait des progrès d’unité durant ces dernières années, de se mettre au travail, car s’il y a actuellement une fenêtre entre-ouverte qui pourrait permettre de provoquer la fin de la dictature, elle pourrait se refermer rapidement, avec la prise en main du pays par une équipe de haut-gradés sans aucun scrupule. Ils poursuivront sans état d’âme, l’oeuvre de destruction du pays, de son économie et de sa société civile, qui a été conduite par Hassan Gouled puis amplifiée par Guelleh, ancien petit flic….

Au travail, le succès sera à ce prix !!

Jean-Loup Schaal
Président de l’ARDHD

18/02/2014 (Brève 362) Mahamoud Ali Youssouf : le falsificateur de la réalité djiboutienne, (Par Mohamed Qayaad)

On dirait qu’avec ce servile serviteur du dictateur (MAY )plus le mensonge est grand plus il est capable de tromperie, d’annulation du sens critique. 

Mahamoud Ali youssou bonimenteur d'étatSa communication est basée sur le prêche du faux, du mensonge, de la falsification des réalités sociales, de l’état des libertés individuelles et du camouflage de la pratique systématique de la torture, un comportement qui prouve une volonté, réfléchie et planifiée. 

Comme si la démesure, l’utilisation de la farce pure et simple avait un pouvoir de séduction magique et de réduction jusqu’à l’infantilisme de la conscience humaine.
MAY en mal de sensationnalisme et spécialisé dans l’intoxication et la désinformation, dans le vil dessein d’exploiter à des fins bassement lucratives , l’opinion internationale, s’évertue à créditer la thèse selon laquelle, l’USN sème le désordre et le chaos. Quel grossier mensonge! 

Revoyez (MAY) vos notes un peu avant de vous enlisser definitivement dans le tas d’immondices qui vous servent de mots, vous vous rendrez un grand, un très grand service!

Ne vous intéresse que ce qui va dans le même sens que votre danse macabre dans cette aérogare des ânes! Franchement, vous devez être tellement, mais tellement fier de vous! Bravo….

Personne ne peut ignorer les provocations , les humiliations,les traitements inhumains infligés à Mohamed Daher Robleh.le seul crime est de s’être attiré la colère d’un système tortionnaire par excellence.

Il est judicieux de s’interroger sur l’opportunité réelle d’un dialogue avec un régime sans scrupule incapable de protéger et de respecter le droit à la vie qui reste un droit sacré.

Pour l’instant, la seule réponse que j’observe est celle-ci : peu importe ces violations… nous continuons à dialoguer avec la dictature et continuons à être terriblement impuissants face à l’injustice qui frappe nos concitoyens.

05/02/2014 (Bréve 356) Ce soir Jean-Loup Schaal s’exprimait au micro de la BBC dans le journal de 18 heures à propos des propositions d’ouverture de Guelleh vers l’opposition à l’approche des grands rendez-vous internationaux ….


1°) A écouter en WMA

2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

24/01/2014 (Bréve 352) FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme – Communiqué de presse

Djibouti : la FIDH exige la libération de Me Zakaria Abdillahi de la LDD

Djibouti, Paris, Nairobi, le 24 janvier 2014 – La FIDH s’insurge contre l’arrestation, le 23 janvier 2014 de Me Zakaria Abdillahi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), son organisation membre à Djibouti. Notre organisation exige sa libération immédiate et inconditionnelle ainsi que celle des personnes arrêtées avec lui. Me Zakaria Abdillahi défend en tant qu’avocat et président de la LDDH de nombreux militants politiques.

« Les autorités djiboutiennes doivent libérer immédiatement et sans condition Me Zakaria Abdillahi dont la seule faute est de défendre inlassablement les dizaines d’opposants et de journalistes arrêtés et emprisonnés à longueur de temps à Djibouti » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. « En emprisonnant Me Zakaria Abdillahi les autorités djiboutiennes veulent neutraliser un des seuls avocats et défenseurs indépendants à Djibouti » a-t-il ajouté.

Le 23 janvier 2014 vers 16h, Me Abdillahi a été arrêté par des gendarmes à Ali-Sabieh, au sud-est de Djibouti en compagnie de deux de ses amis français, son chauffeur djiboutien Djibril ainsi que MM. Mahdi Ali Waberi et Ibrahim Dirir Farah, deux élus de l’Union pour le salut nationale (USN) de la région d’Ali-Sabieh auxquels ils étaient en train de rendre visite. Si les deux élus ont été libérés le même jour, Me Abdillahi, ses deux amis et son chauffeur ont été transférés dans la soirée à la capitale Djibouti-ville et restent détenus à la Section de recherches et de documentation (SRD) de la gendarmerie, sans accès à leurs familles, ni à un médecin ou un avocat.

Le 24 janvier 2014, Me Zakaria Abdillahi a entamé une grève de la faim afin de protester contre sa détention arbitraire.

Me Zakaria Abdillahi, est avocat et président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Il est l’avocat de nombreux membres de l’opposition djiboutienne, de journalistes et défenseurs des droits humains victimes d’actes de harcèlement et de répression de la part des autorités. Depuis plusieurs semaines et en lien avec ses activités de défense des droits humains, Me Abdillahi recevait des menaces de mort et subissait des pressions. Le 16 janvier 2014, il témoignait que « tous les jours je me rends dans les lieux de détention et au tribunal pour tenter d’assister légalement les détenus d’opinion arrêtés, mais on ne me laisse jamais avoir accès aux gardés à vue en violation flagrante de l’article 10 de la Constitution qui garantit l’assistance d’un avocat ».

Cette arrestation, condamnée par l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits l’Homme, intervient dans un climat d’intensification de la répression policière et judiciaire à l’encontre des partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’Homme, qu’a aussi condamné le 22 janvier 2014, Mme Reine Alapini Gansou, la Rapporteur spéciale pour les défenseurs des droits de l’Homme de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) de l’Union africaine.

Rappel des faits

Depuis le début du mois de décembre 2013, des dizaines de dirigeants et militants de l’opposition ont été arrêtés et certains condamnés. Fréquemment, les gardes à vues de militants arrêtés se prolongent au-delà de la durée légale parfois jusqu’à 11 ou 17 jours comme ce fut le cas pour Oumar Waberi et Mohamed Gadito Chehem. Si ces derniers ont été finalement relaxés grâce à leur avocat de nombreux autres demeurent en détention pour avoir affirmé leurs opinion et n’ayant pas pu être assisté de leur conseil.

Des actes de tortures, de traitement dégradant et inhumains sont régulièrement signalés dans les lieux de détention à Djibouti et plusieurs militants sont morts en détention à Djibouti ces dernières années, dont le dernier en date, Mohamed Elmi Rayale, militant de l’USN décédé à la prison de Gabode le 29 août 2013. Fin février 2013, la contestation du déroulement des élections législatives avaient donné lieu à d’importantes manifestations de l’opposition violemment réprimées.

Depuis lors, les arrestations et les procès se succèdent à Djibouti contre les opposants.  En septembre 2013, la LDDH et la FIDH par la voix du président de la LDDH, Me Zakaria Abdillahi, avaient interpellé le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation dramatique des droits humains, et en particulier des libertés politiques, publiques, syndicales ainsi que la persistance de la pratique de la torture à Djibouti.

Contacts presse: presse@fidh.org
Arthur Manet (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris)
Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris)

24/01/2014 (Bréve 351) Désormais, IOG arrête tout le monde ! Après les opposants et les entrepreneurs étrangers qui ont eu le malheur d’investir à Djibouti, ce sont les touristes français qui sont arrêtés par les gendarmes et placés en garde à vue !! 7sur7, (media belge avec une large audience) relate les faits …

Lien avec l’article
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1780532/2014/01/24/Deux-touristes-francais-arretes-a-Djibouti.dhtml

Décidément, le régime de Guelleh qui est aux abois poursuit, comme nous l’avions craint depuis les dernières élections législatives volées au peuple, une répression de plus en plus large, intense et féroce.

Tous les opposants passent par la case : arrestation arbitraire et garde à vue extra-judiciaire. Certains sont libérés après quelques heures de détention, d’autres passent par les salles de torture avant d’être jetés dans la prison de Gabode, sans soin ni asistance.

De nombreux investisseurs étrangers, que nous avions pourtant prévenus, ont fait les frais de l’appétit féroce de la RPP (Reine Paulette de Pacotille) qui n’a qu’un seul objecti : les dépouiller et les renvoyer chez eux ensuite …

Maintenant, ce sont les touristes qui sont visés par le SDS, les gendarmes et les policiers.

Moins d’investisseurs étranges, moins de touristes : voilà qui va contribuer à appauvrir le pays et ruiner définitivement une activité économique qui se meurt, assassinée par les injustices, la corruption et les pressions de tous ordres.

___________________ 7 sur 7

Deux touristes français arrêtés à Djibouti

Par: rédaction 
24/01/14 – 14h37  Source: Belga

la République de Djibouti, située sur la mer Rouge, est entouré par la Somalie, l’Éthiopie, l’Érythrée et fait face au Yémen..

Deux touristes français et le président de Ligue djiboutienne des droits de l’homme (LDDH) ont été arrêtés jeudi à Djibouti, déplore vendredi l’Union pour le Salut National, la coalition qui regroupe les partis de l’opposition au régime du président Guelleh.

Maître Zakaria Abdillahi Ali, député de l’USN et président de la Ligue djiboutienne des droits humains, a été arrêté à Ali-Sabieh (sud-est), en même temps que deux amis français, leur chauffeur djiboutien et deux élus de la région, alors que l’avocat et les deux Français étaient en conversation avec les deux élus, rapporte le représentant de l’USN auprès de l’Union européenne, Ali Deberkale. Il n’a accès ni à sa famille, ni à un médecin, et a entamé une grève de la faim pour protester contre l’illégalité de son interpellation. Les deux Français et leur chauffeur djiboutien sont détenus avec lui.

“Depuis la victoire volée de l’USN aux élections législatives de février 2013, la répression qui s’abat sur les opposants et la population djiboutienne va croissant”, souligne M. Deberkale. “Les ONG parlent de meurtres, de tortures, d’arrestations et d’emprisonnements arbitraires, de harcèlement, de menaces… La France persiste à apporter son soutien à la dictature et à son régime au pouvoir depuis 36 ans, au nom de ses intérêts militaires. Je condamne vivement cette arrestation politique et espère que cette provocation incitera enfin la France à reconnaître que la situation qui prévaut depuis un an à Djibouti est catastrophique et nécessite une réaction ferme.”

16/01/2014 (Bréve 350) FIDH / LDDH Djibouti : la répression s’intensifie

La brève arrestation ce jour de nombreux leaders et militants de la principale coalition de l’opposition, l’Union pour le salut national (USN) et des altercations qui en auraient découlé témoignent de l’intensification de la campagne de répression menée par le régime en place à l’encontre de toute voix contestataire à Djibouti que nos organisations condamnent.

«  Le régime condamne, emprisonne et harcèle les opposants politiques, les journalistes indépendants et les défenseurs des droits humains dans des proportions inquiétantes »
 a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. 

Le 16 janvier 2014, une dizaine de dirigeants de l’USN et un nombre indéterminé de militants qui célébraient le 1er anniversaire de la création de cette coalition d’opposition ont été brièvement arrêtés et placés en détention au centre de rétention de Nagad où des échauffourées auraient éclatés entre les détenus et la police faisant plusieurs blessés. A la suite de ces arrestations, le siège de l’USN situé au Q4 aurait été attaqué et vandalisé par des personnes non identifiées. 

Ces faits interviennent dans un climat d’intensification de la répression policière et judiciaire à l’encontre des partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’Homme. Depuis le début du mois de décembre 2013 des dizaines de dirigeants et militants de l’opposition ont été arrêtés et certains ont été condamnés. Fréquemment, les gardes à vues de militants arrêtés se prolongent au-delà de la durée légale parfois jusqu’à 11 ou 17 jours comme ce fut le cas pour Oumar Waberi et Mohamed Gadito Chehem. Si ces derniers ont été finalement relaxés grâce à leur avocat de nombreux autres demeurent en détention pour avoir affirmés leurs opinion et n’ayant pas pu être assisté de leur conseil. Des actes de tortures, de traitement dégradant et inhumains sont régulièrement signalés dans les lieux de détention à Djibouti et plusieurs militants sont morts en détention à Djibouti ces dernières années, dont le dernier en date, Mohamed Elmi Rayale, militant de l’USN décédé à la prison de Gabode le 29 août 2013. 

« Tous les jours je me rends dans les lieux de détention et au tribunal pour tenter d’assister légalement les détenus d’opinion arrêtés, mais on ne me laisse jamais avoir accès aux gardés à vue en violation flagrante de l’article 10 de la Constitution qui garantit l’assistance d’un avocat » témoigne Me Zakaria Abdillahi, président de la LDDH et un des rares avocats djiboutiens tentant d’assister légalement les opposants, journalistes ou militants des droits humains inquiétés. 

En raison de l’assistance judiciaire qu’il apporte aux militants d’opposition et en raison de ses dénonciations des abus du pouvoir, Me Zakaria Abdillahi, est harcelé, surveillé et reçoit des menaces de mort. De la même, façon toute voix contestataire est soumise à un harcèlement policier et judiciaire. 

La FIDH et la LDDH appellent les autorités djiboutiennes à mettre un terme à cette répression et à se conformer à ses obligations nationales et internationales de respect des droits humains, en particulier les droits civils et politiques. Nos organisations appellent l’Union africaine, l’Union européenne et les diplomaties influentes, notamment celles qui ont des bases militaires à Djibouti (France, USA, Japon, etc) à interpeller les autorités djiboutiennes afin qu’elles respectent les libertés fondamentales. 

Fin février 2013, la contestation du déroulement des élections législatives avaient donné lieu à d’importantes manifestations de l’opposition violemment réprimées. Depuis lors, lesarrestations et les procès se succèdent à Djibouti contre les opposants. En septembre 2013, la LDDH et la FIDH par la voix du président de la LDDH, Me Zakaria Abdillahi, avaient interpellé le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation dramatique des droits humains, et en particulier des libertés politiques, publiques, syndicales ainsi que la persistance de la pratique de la torture à Djibouti.