31/07/09 (B509)  16éme anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis. Réunion du Comité de soutien ce vendredi.

Le Comité avait organisé, ce vendredi 31 juillet, une Conférence téléphonique à laquelle tous les membres du Comité de soutien et ses alliés ont participé.

Les membres de la délégation ont présenté le compte-rendu de la réunion de mercredi dernier avec le bureau parisien du HCR :

– circuit des dossiers au sein du HCR : les différentes étapes entre la demande de reconnaissance au statut de réfugié (mandat strict et mandat élargi) jusqu’à la finalisation d’un dossier de réinstallation et sa transmission aux états susceptibles de l’accueillir.

– état des dossiers en cours (les détails ont été publiés dans le précédent compte-rendu)

– situation des nouveaux réfugiés admis au statut de réfugié et qui ne bénéficient pas, contrairement aux réfugiés inscrits avant, ni de la couverture sociale, ni du versement d’une indemnité mensuelle. Il a été rappelé ce qu’ont dit les responsables du HCR, à savoir que dans le principe, l’organisation ne verse pas d’indemnité, mais qu’elle accueille les réfugiés dans des camps où ils sont pris en charge : logement, nourriture et soins médicaux. Le versement d’indemnité à des réfugiés urbains est une décision locale dans un contexte particulier et les budgets sont votés en début d’année, ce qui rend difficile l’extension en cours d’année à de nouveaux inscrits.

– difficultés rencontrées avec l’officier de protection en charge des réfugiés djiboutiens. L’hypothèse d’un dépôt de plainte auprès de l’inspection générale du HCR a été écartée au moins provisoirement. Le Comité privilégie, dans un premier temps, l’établissement d’un contact direct entre un membre du Comité qui se rendra à Addis Abeba et les représentants des réfugiés avec la personne responsable de la protection à Addis. L’idéal serait la nomination d’un autre officier pour la communauté des réfugiés djiboutiens.

_____________________ Décisions

1°) Le comité a souhaité qu’une délégation se rende à Genève pour rencontrer la responsable des bureaux HCR d’Afrique afin de faire le point de la situation de tous les réfugiés djiboutiens présents en Ethiopie, dont seule une très petite minorité a été reconnue à l’heure actuelle.

2°) La prochaine réunion aura lieu début septembre. Les décisions concerneront les nouvelles actions à entreprendre, en particulier en direction des autorités françaises pour suivre l’avancement des quatre premiers dossiers qui ont été soumis et vers le HCR pour l’avancement non seulement des dossiers en instance, mais aussi l’ouverture des dossiers pour les familles qui pourraient bénéficier de la réinstallation.

3°) En attendant cette prochaine réunion, il a été décidé de poursuivre les actions de communication et de sensibilisation aux problèmes de ces familles qui vivent dans une misère totale et qui souffrent au quotidien. Tous les témoignages seront les bienvenus.

4°) Avant de conclure, un membre du Comité a suggéré que non seulement les anciens réfugiés qui ont bénéficié de la réinstallation mais que l’ensemble de la communauté se cotisent pour apporter une aide matérielle à leurs frères et à leurs soeurs et nous allons étudier la possibilité d’ouvrir un compte postal pour recevoir les dons et les envoyer à Addis Abeba.

30/07/09 (B509) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Réunion du comité de soutien, ce vendredi à 14h30.

Tous les membres du comité de soutien participeront à une conférence téléphonique vendredi à 14h30.

La délégation, qui a participé à la réunion au bureau parisien du HCR présentera le compte-rendu détaillé et elle suggérera les prochaines actions, qui seront discutées avant adoption.

Une information sera publiée ensuite sur le site de l’ARDHD.

29/07/09 (B509)  16ème anniversaire de l’arrivée des réfugiés djiboutiens à Addis. Réunion avec le HCR – Premières impressions à chaud. Un compte-rendu plus complet sera mis en ligne demain jeudi. MIse à jour le 30/07/09 à 13:30 h

La délégation pour les réfugiés était composée :
– Anne-Marie de Vaivre, vice-Présidente de l’ARDHD,
– Laurence Dawidowicz, Survie,
– Kassim Ahmed Dini, Membre du bureau de l’ARD et mandaté par Ugutua-Toosa,
– Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD et co-représentant des réfugiés djiboutiens pour l’Europe

Nous avons été reçus à 17:00 h au siège parisien de l’UN HCR par Mesdames:
– Marie-Noëlle Thirode,
– Véronique Robert.

La réunion s’est achevée vers 19:15 h.

L’équipe du HCR nous a donné des précisions sur le fonctionnement du HCR, la reconnaissance du statut de réfugié (sous mandat strict ou mandat élargi) et le circuit des dossiers de réinstallation. Ces précisions seront explicitées dans un communiqué à paraître demain.

Au total 23 à 24 dossiers de réinstallation sont en cours – réfugiés djiboutiens : (quand le HCR parle d’un cas ou d’un dossier, cela correspond à une famille)

9 cas ont déjà été identifiés par Nairobi :

– 4 ont été transmis à Genève et transmis en décembre 2008,aux autorités françaises au titre du quota 2008. La réponse française est attendue, mais il y a de bons espoirs.

– 2 sont en attente d’interview,

– 1 nouveau dossier est complet et va être envoyée à Genève, qui devrait le proposer rapidement à la France,

– 2 sont à Nairobi, qui finalise le traitement. Ils devraient être bientôt transmis à Genève

3 nouveaux cas devraient être référencés prochainement (transmission à un pays d’accueil en principe avant la fin d’année 2009)

11 ou 12
cas concernent des réfugiés enregistrés dont le dossier pourrait être éligible pour une réinstallation (Durée d’étude au HCR de l’ordre de six mois)

Il faut savoir :

si un pays d’accueil refuse un dossier de réinstallation, celui-ci est automatiquement présenté dans un autre pays. Les familles concernées et sélectionnées pour la réinstallation le sont de façon quasi définitive jusqu’à la réinstallation effective.

– l’attribution du maigre revenu mensuel et de la couverture sociale aux réfugiés urbains ne fait pas partie des obligations du HCR. Ce sont des décisions locales qui dépendent d’un budget local, qui n’est pas extensible par principe, ce qui expliquerait que les nouveaux réfugiés admis à être protégé par le HCR n’aient pas encore reçu de versement.

Les obligations du HCR sont limitées à accueillir des réfugiés dans des camps, où ils bénéficient la nourriture, du logement et de soins médicaux.

La délégation a fait état des suspicions légitimes des réfugiés djiboutiens à l’encontre de l’attitude et des blocages qui pourraient être attribués à Madame Nagat Manguasha.

Les responsables du bureau de Paris ont confirmé qu’il s’agissait d’un problème local qui pouvait soit être traité par l’encadrement du HCR d’Addis. Sans modification il est possible de déposer une plainte auprès du service d’inspection du HCR à Genéve, mais il faut que cette plainte soit accompagnée d’éléments pour la prouver.

Les réfugiés nous ont déjà adressé des informations précises et il faudra qu’ils les complètent au cas où nous déciderions de déposer une plainte officielle.

En attendant, Mme Monique Sokhan, la responsable de la protection du bureau d’Addis Abeba est venue à Paris et elle a rendez-vous demain jeudi avec les responsables du bureau de Paris. Jean-Loup Schaal a confirmé qu’il était disponible pour la rencontrer ou pour un entretien téléphonique.

__________________________________ Conclusion

Il ressort clairement que les actions du comité de soutien et de ses alliés sont entendues par le HCR qui les prend très au sérieux. Mme Robert avait préparé ses réponses avec l’aide des informations récentes transmises par les bureaux d’Addis Abeba et de Nairobi.

Les réponses ne sont pas encore complètement satisfaisantes. Le comité de soutien doit prendre contact avec les autorités françaises concernées pour faire avancer les quatre premiers dossiers qui ont été déposés fin 2008 et pour préparer le terrain pour les prochains à venir.

Nous attendons de connaître le point de vue de Mma Sokhan concernant l’attitude de Madame Nagat Manguasha, si elle veut bien nous en informer, avant de prendre une décision collective à se sujet.

24/07/09 (B508)  16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Le comité de soutien adresse ses remerciements à toute la communauté djiboutienne qui s’est mobilisée à travers le monde, aux Associations et à toutes les alliés et apporte des précisions sur les prochaines étapes.

Comme vous avez pu le lire dans notre dernier communiqué, le Comité de soutien aux réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba a pris collectivement la décision de reporter la manifestation qui avait été programmée pour le mercredi 29 juillet devant les bureaux du HCR.

Pour quelles raisons ?

Les responsables du bureau de Paris du HCR ont pris contact avec nous très rapidement et ils nous adressé une première série de réponses à nos interrogations et à nos demandes. De plus, ils ont accepté de recevoir une délégation officielle du Comité ce même mercredi et d’apporter des réponses sur quatre points essentiels :



  1. Les décisions prises concernant les dossiers de ré-installation des 4 familles, qui ont été transmis fin décembre 2008 par le UNHCR aux autorités françaises,


  2. L’état d’avancement et les perspectives de décision concernant les 36 autres dossiers déposés, en cours de finalisation, et apparemment en souffrance au bureau d’Addis Abeba,


  3. L’application et la mise en œuvre de la Convention de 1951, avec l’enregistrement de tous les réfugiés djiboutiens présents sur sol éthiopien, qui en feront la demande,


  4. La garantie que tous les réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba seront accueillis sans discrimination par le bureau UNHCR et qu’ils bénéficieront d’un traitement et de droits identiques(*) à ceux des ressortissants des autres communautés, y compris pour l’attribution des aides et de la couverture sociale.


Le comité a seulement pris la décision de reporter la manifestation à une date en septembre. Une nouvelle décision sera prise en fonction des réponses qui seront données et des avancées concrètes sur les dossiers.

Au nom du Comité, Omar Ali Gabasse et Jean-Loup Schaal, co-représentant désignés par les réfugiés d’Addis tiennent à remercier :

toute la communauté djiboutienne qui s’est mobilisée rapidement et massivement, d’abord en France et en Belgique, pour venir soutenir leurs soeurs et leurs frères en très grande difficulté à Addis Abeba, mais aussi dans le monde entier, en adressant des messages d’encouragement (Canada, USA, Inde, Pays du Golfe, …)
– les Associations qui ont apporté leurs moyens et leur expertise pour l’organisation de la manifestation,
– les alliés en France.

Ils tiennent à préciser que le Comité ne relachera pas sa vigilance, jusqu’à l’aboutissement de toutes les demandes légitimes en faveur de la communauté des réfugiés djiboutiens et ils demandent à toutes et à tous de rester mobiliser.

En fonction, à la fois des réponses, mais surtout des progrés concrets qui seront suivis chaque jour, le Comité se réserve de lancer dèbut septembre un nouvel appel à manifester devant les bureaux du HCR et la mobilisation et la présence de la communauté auront un poids décisif.

Après seize années passées en Ethiopie, les réfugiés djiboutiens n’en peuvent plus.

Ils sont à bout de force et découragés. Seize années de vie de citoyens de troisième catégorie en Ethiopie, sans ressources, sans foyer stable sinon des logements insalubres !

Harcelés en permanence, par la Police éthiopienne (avec des incarcérations fréquentes) et aussi par des citoyens éthiopiens (cas d’Hasna), ils vivent à la fois dans un dénument total et dans la peur, n’osant plus sortir qu’en groupe et dans la journée.

Cela ne peut plus durer.

Il faut obtenir que toutes les autorités concernées apportent non seulement des réponses adaptaées mais surtout des solutions acceptables dans les mois qui viennent, pour :

ceux qui sont enregistrés au HCR,
– ceux qui viennent de l’être récemement, mais qui ne perçoivent pas le maigre revenu auquel ils peuvent prétendre,
– l’immense majorité des réfugiés qui a jamais été recensée ni reconnue.

La mobilisation continue plus que jamais.

Le comité informera régulièrement l’opinion internationale de l’avancement des dossiers, à commencer par le compte-rendu de la réunion de mercredi prochain qui sera mis en ligne très rapidement.

Un grand merci à toutes et à tous.

Omar Ali Gabassé
et Jean-Loup Schaal

23/07/09 (B508) 16ème anniversaire de l’arrivée des réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Communiqué du Comité de soutien aux réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba. Après avoir reçu des éléments de réponse de la part du HCR, la manifestation prévue est remplacée par une visite officielle d’une délégation du comité dans les bureaux du HCR à Paris, le 29 juillet à 17h00.

COMITE DE SOUTIEN AUX REFUGIES DJIBOUTIENS
en ETHIOPIE

Secrétariat : C/O ARDHD – 84, rue Saint-Louis en l’île – F 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70 Fax : +33 (0)1 46 34 25 93
Informations sur https://www.ardhd.org

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COMMUNIQUE de PRESSE DU 23 JUILLET 2009

DEVENIR des REFUGIES DJIBOUTIENS
sur le SOL ETHIOPIEN

(premiers réfugiés arrivés en 1993)

LES SUITES DE NOTRE COMMUNIQUE du 21 juillet 2009
avec APPEL à MANIFESTATION
devant le siège parisien du UNHCR (*), le 29 juillet 2009
(* UNHCR : Agence des Nations unies pour les réfugiés)

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A la suite du projet de manifestation, prévue pour le 29 juillet prochain, devant le siège parisien de l’UNHCR, rue Keppler à Paris,

– cf notre communiqué du 21/07/09

– le HCR France et ses instances dirigeantes ont réagi très rapidement.

Un courriel circonstancié, suivi d’entretiens téléphoniques, nous a été envoyé, prenant en considération nos demandes et nous apportant des premiers éléments de réponse.

Le Comité de Soutien aux Réfugiés djiboutiens en Ethiopie et ses alliés, après concertation ont, pour l’heure, décidé de transformer l’appel à manifestation, en demande d’entretien formel avec les dirigeants du UNHCR, pour cette même date.

Contactés par téléphone, les responsables parisiens ont donné leur accord formel pour recevoir officiellement la délégation du Comité de soutien, le mercredi 29 juillet à 17H00.

La délégation demandera des précisions et des réponses sur quatre points :

  1. Les décisions prises concernant les dossiers de ré-installation des 4 familles, qui ont été transmis fin décembre 2008 par le UNHCR aux autorités françaises,
  2. L’état d’avancement et les perspectives de décision concernant les 36 autres dossiers déposés, en cours de finalisation, et apparemment en souffrance au bureau d’Addis Abeba,
  3. L’application et la mise en œuvre de la Convention de 1951, avec l’enregistrement de tous les réfugiés djiboutiens présents sur sol éthiopien, qui en feront la demande,
  4. La garantie que tous les réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba seront accueillis sans discrimination par le bureau UNHCR et qu’ils bénéficieront d’un traitement et de droits identiques(*) à ceux des ressortissants des autres communautés, y compris pour l’attribution des aides et de la couverture sociale.

(*) en particulier en ce qui concerne l’attribution d’autorisation de travail, sous condition, en Ethiopie.
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Contacts :
Omar Ali Gabasse : gabasseo@hotmail.com
Jean-Loup Schaal : Président de l’ARDHD :
jlschaal@ardhd.org (+33 (0)1 46 34 70 70)

22/07/09 (B508)  16ème anniversaire de l’arrivée des réfugiés djiboutiens en Ethiopie. ” La mesquinerie de Mme Nagat Manguasha” (Article publié sur le site d’Uguta, sous la signature de MM. Ali Coubba et Omar Ali Gabassé)

Lien avec l’article orginal

Nous avons eu, à plusieurs les échos au sujet des dossiers de réfugiés djiboutiens bloqués par une éthiopienne travaillant auprès de UN-HCR, branche éthiopienne.

Il s’agit de Nagat Manguasha

Elle harcèle les djiboutiens. Elle cache leurs dossiers.

Elle pratique ce qu’on apelle de la rétention d’information. Dans la mesure du possible, elle favorise les réfugiés tigréens sui sont plus de 35.000, voire plus, et dont la majorité a déjà été réinstallée aux Etats-Unis.

Comment peut-on croire que le HCR-Ethiopie ne puisse pas trouver un pays d’accueil pour vingt familles djiboutiennes qui attendent leur chance depuis 1998 !

Voici les précisions obtenues par Omar Ali Gabassé, co-représentant des réfugiés djiboutiens en Europe.

1) La dame qui administre les dossiers des réfugiés s’appelle Monique SOKHAN, d’origine cambodgienne. Officier de protectoion au UNHCR, elle est chargée de la question des réfugies sous la direction du directeur régional.

C’est bien à elle qu’il faudra adresser toutes les correspondances relatives à notre cas .

2) Il y a ensuite cette fameuse Nagat Manguasha, une nationaliste forcenée, de la veielle garde éthiopienne, qui serait son assistante. Une précision de taille : le HCR, branche éthiopienne, se trouve de facto “sous influence des autorités éthiopiennes”. De ce fait, cette femme semble avoir plus de prérigatives que les responsables de l’organisation des Nations unies.

3) L’autre agent de UNHCR, Mlle Amy Caroline IBERG, a été remerciée pour avoir mis son nez dans les dossiers des réfugiens djiboutiens. Elle a été prématurément congédiée avant le terme de son contrat de travail pour ingérence dans les dossiers djiboutiens.

Il faut admettre qu’il existe une pression éthiopienne.

Les autorités éthiopiennes ne veulent pas qu’un groupe des djiboutiens puissent leur échapper en trouvant accueil en Europe, car cela porterait ombrage à leurs relations cordiales avec le dictateur djiboutien, Ismail Omar Guelleh. L’importance du port indernational de Djibouti est vitale à leurs yeux.

Dès qu’on parle de la nationalité afar, sur le dossier “Afar, il n’y a pas de différence aujourd’hui entre le deux pays.

Vivre en Ethiopie revient, pour notre communauté, à vivre à djibouti. Avec les mêmes pressions et les mêmes frustrations. Les mêmes harcèlements. Les mêmes politiques de marginalisation. Les mêmes administrations haineuses aux réflexes tribales ou ethniques.

Enfin, pour pouvoir dénouer la question des réfugiés afar, il est urgent de s’adresser directement aux services de UNHCR de Genève et aux autorités françaises, du moins pour la vingtaine des familles en attente d’être installés en Europe.

Une pression européenne et amériacine est essentielle pour nous libérer de l’emprise de ces deux Etats qui ne donnent aucune chance aux réfugiés issus de notre nationalité.

Omar Ali Gabassé et Ali Coubba

21/07/09 (B508)  16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Appel d’Omar Ali Gabasse (co-représentant des djiboutiens pour l’Europe)

Je lance cet appel, d’abord à l’ARDHD et à son Président Jean-Loup Schaal, mais aussi à toutes les Associations et à tous les démocrates francais qui nous avaient aidés
à faire libérer la petite Hasna, jeune fille de 12 ans qui avait été incarcéré à Addis Abeba avec les adultes après avoir été violée pendant deux semaines. Lire le dossier

Une nouvelle fois, nous avons besoin de votre aide et de votre mobilisation déterminée pour faire avancer les dossiers de réinstallation d’une vingtaine de familles djiboutiennes. Actuellement et selon les informations qui m’ont été transmises, les dossiers sont bloqué au niveau du bureau UN-HCR d’Addis Abeba par une fonctionnaire éthiopienne de l’organisation internationale.

Toujours selon les informations que j’ai reçues, Mme Negata Mengesa, est employée par UN-HCR. Depuis qu’elle est en poste, les réfugiés djiboutiens ont eu le sentiment que son objectif était :


de bloquer l’enregistrement des réfugiés djiboutiens. Pour preuve, il suffit de constater que les Djiboutiens sont les seuls réfugiés qui n’ont pas obtenu leur enregistrement dans les délais normaux, alors que les ressortissants des autres pays bénéficient de la procédure habituelle.

– de bloquer les dossiers de réinstallation. Après l’affaire de la libération d’Hasna, le HCR s’était engagée à constituer et à faire avancer les dossiers de réinstallation d’une vingtaine de famille avant la fin 2008. Aujourd’hui, ils n’ont pas avancé d’un millimètre.

Est-ce cette dame qui poursuit toujours les réfugiés djiboutiens de sa haine ? Leur reproche-t-elle d’être issus de la communauté AFAR ?

Les questions sont posées ? A-t-elle toujours un lien officieux avec l’ARRA (administration éthiopienne en charge des réfugiés) où elle aurait travaillé pendant plusieurs années. Obéit-elle à des instructions qui pourraient trouver leur origine dans une recommandation émise par les autorités djiboutiennes ?

A plusieurs reprises, nous avons signalé à la hiérarchie du HCR, tant à Paris qu’à Genève, l’arrogance de cette fonctionnaire ethiopienne .Lire par exemple l’article du 15 /09/07 (B413) .

Après ces réclamations et l’affaire d’Hasna, cette fonctionnaire avait adopté une nouvelle attitude et se montrait plus respectueuse des réfugiés. Malheureusement les (mauvaises ?) habitudes ont refait surface après quelques mois et la diminution de la pression médiatique internationale..

Pour quelles raisons, les réfugiés djiboutiens sont-ils souvent victimes de harcèlement, d’emprisonnements et parfois de torture, alors que d’autres étrangers comme les Erythréens ou les Soudanais semblent bénéficier de meilleures conditions d’accueil et de protection ?

Pas un seul réfugié djiboutien pourrait dire qu’il n’a jamais été arrêté ni emprisonné.

Moi même, j’ai été arrêté à Eli Daar, à plusieurs reprises pour avoir protester contre le maire de cette ville qui voulait détourner les vivres qui nous étaient destinées.

Apres l’affaire de la petite Hasna , le UN-HCR d’Europe semblait avoir enfin pris au sérieux le problème des réfugiés djiboutiens. Tous les dossiers ont été révisés et transmis à l’office de réinstallation. C’était il y a un an et cela avait suscité un grand espoir dans les familles concernées.

Pour ne pas gèner l’action du HCR,
nous avions cessé toutes les manifestations publiques. N’ayant pas reçu de réponses à nos différents courriers, nous avons choisi de médiatiser la situation de nos frères et soeurs réfugiés à Addis Abeba, pour qui le quotidien n’est plus supportable, afin que le HCR respecte les promesses qu’il leur avait fait et que cette employée éthiopienne cesse de bloquer les dossiers comme elle se vante de le faire …

Les réfugiés sont pris au piège et il faut les sauver !

Je lance aussi cet appel à toute la communauté djiboutienne, où qu’elle soit installée dans le monde pour se mobilser en faveur de ce dossier urgent et prioritaire.

Le comité de soutien qui est en cours de constitution va lancer un appel à manifester prochainement devant les bureaux du HCR de Paris et si la situation ne se débloque pas rapidement, nous reconduirons nos actions devant l’Ambassade d’Ethiopie à Paris.

Il faut savoir que des milliers de familles djiboutiennes réfugiées en Ethiopie attendent le respect de leurs droits à être enregistrées et à bénéficier des aides et de la couverture sociale : combien de nos frères et soeurs sont morts dans le silence, parce qu’ils n’ont pas pu avoir accès aux soins médicaux, faute d’avoir les moyens de les assumer..

Cela ne peut plus durer et le HCR a le devoir de prendre les choses à main et d’assumer sa mission.

Omar Ali Gabasse
Co representant des refugies djiboutiens en europe

21/07/09 (B508)  16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Communiqué du Comité de Soutien aux réfugiés djiboutiens en Ethiopie et appel à manifester à Paris devant les bureaux du UN-HCR le mercredi 29 juillet à 17h00

COMITE DE SOUTIEN
AUX REFUGIES DJIBOUTIENS
en ETHIOPIE

Secrétariat : C/O ARDHD 84, rue SaintLouis en l’île F 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70 Fax : +33 (0)1 46 34 25 93
Informations sur https://www.ardhd.org
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COMMUNIQUE de PRESSE DU 21 JUILLET 2009
et appel à manifester le mercredi 29 juillet à 17h00
devant les bureaux du UNHCR* à Paris
9, rue Keppler 75016 – Paris (près de l’Etoile)
(* UNHCR : Agence des Nations unies pour les réfugiés)

Le Comité de soutien aux réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba a été constitué le 15 juillet 2009 à Paris, à l’initiative des deux coreprésentants désignés par cette communauté : Omar Ali Gabasse (ancien réfugié réinstallé au Danemark) et JeanLoup Schaal (Président de l’ARDHD).

HISTORIQUE :

C’est le 9 juillet 1993, que les premiers éléments de la résistance du FRUD, qui combattaient le régime tyrannique de Hassan Gouled Aptidon, ancien Président de la République de Djibouti, se sont réfugiés en Ethiopie pour échapper à la répression sanglante qui avait été lancée contre eux. Ils ont été rejoints par des milliers de civils, vieillards, femmes et enfants, qui n’ont pas eu d’autre choix.

Sans que l’on ne dispose de chiffres précis, faute de recensement, le nombre des réfugiés djiboutiens, qui vivent dans des conditions précaires en Ethiopie, pourrait approcher les DIX HUIT MILLE *.

Seules une vingtaine de familles, représentant environ 45 personnes ont été enregistrées par le bureau du UNHCR, en décembre 2000, à la suite d’une manifestation houleuse. Bien que bénéficiant d’un statut officiel, ces familles sont soumises à des harcèlements policiers, à des arrestations arbitraires et victimes d’agression sur leurs personnes et surtout sur celles de leurs enfants :

la fille de l’un d’entre eux, Hasna âgée de 12 ans, avait été incarcérée à Addis Abeba avec les adultes après avoir été violée pendant douze jours !

En juillet 2008, le UNHCR a commencé à faire remplir des dossiers de réinstallation aux familles enregistrées et il s’était engagé à assurer leur déménagement dans un pays d’accueil, avant la fin 2008. La France avait été évoquée comme une terre d’asile possible.

LA SITUATION EN JUILLET 2009

Bien que les dossiers aient été remplis par les intéressés avec le HCR, il semble qu’ils soient toujours bloqués au niveau du bureau d’Addis Abeba. Certains réfugiés mettent en cause une employée éthiopienne de l’organisation, qui aurait déclaré qu’elle avait le pouvoir de bloquer les dossiers.

(*) Estimation du Gouvernement éthiopien.

CE QUE LE COMITÉ DEMANDE :

1°) que l’UNHCR respecte les promesses qui ont été faites à une vingtaine de familles concernant leur réinstallation dans un pays d’accueil,

2°) que l’UNHCR effectue un recensement exhaustif et approprié de tous les réfugiés djiboutiens présents sur le territoire éthiopien, qui ne bénéficient actuellement d’aucun droit ni papier et qui sont soumis de ce fait à tous les harcèlements administratifs et policiers. (Convention de 1951)

APPEL À MANIFESTER :

N’ayant reçu aucune réponse aux différents courriers qui ont été adressés au UNHCR, tant à Paris qu’à Genève, nous appelons la communauté djiboutienne, les différents partis djiboutiens d’opposition et les Associations à manifester le :

Mercredi 29 juillet à 17h00
devant les bureaux du UNHCR à Paris
9, rue Keppler – 75016 Paris (près de l’Etoile)

Contacts :
Omar Ali Gabasse :
gabasseo@hotmail.com

JeanLoup Schaal : Président de l’ARDHD
jlschaal@ardhd.org
(+33 (0)1 46 34 70 70)