14/07/09 (B507) 16ème anniversaire de l’installation des réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Lu sur le site UGUTA-TOOSA : Affaire des réfugiés Djiboutiens en Ethiopie. (Ali Coubba)

Lien avec le site Uguta-Toosa

Uguta-Toosa est partie prenante dans la campagne de sensibilisation que vient de lancer l’ARDHD en faveur des réfugiés politiques.

Nous essayons d’obtenir, depuis début juillet, des témoignages de nouveaux et anciens demandeurs d’asile sur leurs condtiions de vie en Ethiopie.

L’ARDHD et Omar Ali Gabassé mènent un travail extraordinaire afin de sortir de la léthargie les sevices du HCR (section Addis-Abeba – Ethiopie) qui appliquent la politique de “deux poids, deux mesures” à l’encontre de nos concitoyens.

Ils mènenent, par voie épistolaires, un travail qui permettrait d’accélerer les dossiers de nos frères et soeurs vivant depuis 1996 dans des conditions difficiles, si la diaspora djiboutienne s’y mêle.

Dans le cas où il y aurait nécessité d’organiser des manifestations en France ou à Bruxelles, afin de demander l’installation des réfugiés – promesse faite en 2008 aux détenteurs de la carte de l’organisation des nations-unies – il serait important que nous soyons nombreux à appuyer cette initiative.

Information très importante : Les réfugiés qui se sont installés en Ethiopie à partir de 1998 et qui demandent aujourd’hui l’asile politique dans les pays voisins n’ont aucun lien avec la lutte armée. Ces personnes ou ces familles fuient les exactions politiques du régime djiboutien. C’est par ignorance qu’ils se disent membre d’un front armé !

En première ligne, nous trouvons des opposants qui, privés de tout droit dans leur pays, cherchent une perspective d’avenir pour leurs enfants. En deuxième ligne, des personnes qui ont leurs familles dans l’arrière-pays et qui essaient d’échapper à la violence de l’armée djiboutienne qui sème la peur dans le nord de la république de Djibouti. L’Ethiopie constitue un abri précaire mais ces innocents ont la vie sauve.

J’apporte cet éclaircissement pour avertir nos concitoyens mal informés ou mal conseillés.

Certains Etats occidentaux (Le Canada et les Etats-Unis) ont adopté des lois fédérales qui interdisent l’installation dans leurs pays des personnes ayant essayé de renverser par la force le gouvernement en place.

Inutile d’essayer d’embellir son dossier en prétextant être un ancien membres d’un front armé ou d’une organisation militaire.

Si nous formons une solide chaîne de solidarité, il se pourrait que nous obtenions l’installation d’un camp de réfugiés pour abriter nos compatriotes, nombreux, qui vivent dans le plus grand dénuement dans l’Etat national et régional Afar en Ethiopie.

14/07/09 (B507) 16ème anniversaire de l’installation des réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Une employée éthiopienne du bureau du HCR d’Addis fait-elle la pluie et le beau temps sur place ??? (Lecteur)

D’abord un grand merci à l’équipe de l’ARDHD pour vos combats que nous suivons et que nous apprécions et un grand merci, si vous acceptez de publier mon message.
______________________________________

Selon plusieurs témoignages que j’ai pu obtenir, une simple employée éthiopienne du UN HCR, Mlle N… (*), se permettrait de faire “la pluie et le beau temps” dans le bureau d’Addis.

C’est elle qui aurait l’autorité (ou qui la prendrait) pour accèlèrer les dossiers de réinstallation ou les bloquer, pour accueillir les réfugiés ou les mettre à la porte avec arrogance.

Je demande à l’équipe de l’ARDHD, qui a toujours suivi la situation de mes soeurs et de mes frères, réfugiés en Ethiopie, de prendre contact avec le UN HCR, pour :

  • mettre un terme aux agissements inopportuns de cette personne,
  • accélérer la finalisation des premiers dossiers de réinstallation,
  • réaliser concrétement les promesses qui ont été faites à une vingtaine de familles, dont la procédure de réinstallation aurait déjà du être finalisée en fin d’année 2008

(*) Selon des rumeurs qui circulent au sein de la communauté djiboutienne d’Addis Abeba, cette employée aurait travaillé avant pour le compte de l’ARRA (organisation éthiopienne en charge des réfugiés) et elle pourrait toujours entretenir des contacts étroits avec cette organisation, dont elle pourrait appliquer les instructions.

Il ne serait pas surprenant que la diplomatie djiboutienne ait fait demander à l’ARRA, de bloquer les dossiers des réfugiés djiboutiens, à titre de vengeance.

12/07/09 (B507) 16ème anniversaire de l’installation des réfugiés Djiboutiens à Addis Abeba. Qui sont-ils ? Documents fournis par un ancien réfugié. Le HCR va-t-il répondre à sa mission ?

Les réfugiés attendent depuis 16 ans :
– pour ceux qui ne l’ont pas encore obtenu, la reconnaissance légitime de leur statut, l’attribution des aides sociales et de papier pour leur éviter la peur quotidienne d’être arrêtés par la Police éthiopienne,
– pour ceux qui ont déjà rempli un dossier de réinstallation, que le HCR accélère la procédure, qui dure maintenant depuis un an.

<- Photo prise lors de l'arrivée
d’Abdallah Leh à Addis Abeba

– Mohamed Ismaël Ahmed,
– Ali Moussa Sheik,
– Mohamed Hassan Ali


Debout de gauche à droite :
– Orbisso Doubano,
réfugié sans statut, blessé de guerre, marié et père de famille. Il ne vit aujourd’hui que grâce à la solidarité de ses camarades,
– Houmed Douha (Houmed Ibrahim Issahak). Réinstallé en 2004 aux USA. A été arrêté plusieurs fois par la Police éthiopienne,
– Fatouma Omar Aden, réfugiée sans statut,

Assis de gauche à droite :
– Fatouma Arso, décédée,
– Omar Ali Gabsse, réinstallé au Danmark en 2002,
– Hasna Houssein, réfugiée sans statut


Photo prise en 1998

11/07/09 (B507) 16ème anniversaire de l’installation des réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Souvenirs

Les instituteurs djiboutiens réfugiés à Ayssaita.

Au début de leur exil en Ethiopie, les instituteurs ont décidé d’enseigner aux enfants des réfugiés. Ils ont reçu par la suite le soutien de l’Ambassade de France en Ethiopie.

Malheureusement ce soutien et les formations qu’elle offrait ont pris fin en 2001

Cette photo avait été prise durant l’un des stages de formation.

On reconnaît de gauche à droite :
– Baragoita Houmed Kamil, sans statut de réfugié,
– Kassim Halloyta, installé au Danmark en 2002,
– Mohamed Chehem Orbisso, décédé en Ethiopie,
– Goumhoud Mohamed Youssouf, sans statut de réfugié,

– Houmed Ahmed, décédé en Ethiopie,
– Houssein Mohamed, sans statut de réfugié,
– Houmed Aramis, sans statut de réfugié,
– Aden Abdo, sans statut de réfugié,
– Moussa Ahmed, sans statut de réfugié,
– Moussa Abdallah, sans statut de réfugié,
– Mohamed Daoud, sans statut de réfugié,
– Assia Ali, sans statut de réfugié,

11/07/09 (B507) 16ème anniversaire de l’installation des réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Témoignage d’Omar Gabasse, ancien refugiés installé dans un pays de l’Europe du Nord.

Je m’appelle Omar Ali Gabasse.

Je suis un ancien réfugié djiboutien et j’ai vécu l’exil à Addis Abeba.

Je lutte pour que mes anciens compagnons d’armes et d’infortune puissent enfin vivre décemment dans le pays qui les accueillera

Depuis 2006,
je lutte au côté de Jean-Loup Schaal pour aider tous les refugies Djiboutiens .

Je suis arrivé au Danmark en février 2002, apres plusieurs années passées en Ethiopie où un compatriotte m’a rejoint en décembre : Kassim Halloyta.

Kassim et moi, nous faisions partie des réfugiés qui ont occupé le bureau du HCR d’Addis Abeba, à la suite de laquelle, le HCR nous a accordé le statut de refugies.

Au nom de tous les réfugiés et en nom personnel je tiens d’abord à remercier Jean-Loup Schaal, Anne-Marie de Vaivre et toute l’équipe de l’ARDHD qui luttent sans arret depuis qu’ils ont été alertés sur les problemes des Djiboutiens en Ethiopie.

Entre 2002, date de mon arrivée au Danmark et 2006, je me suis informé sur la situation de nos frères restés en Ethiopie.

Je m’attendais à ce que le HCR prennent la décision d’organiser la réinstallation des 20 familles qui avaient obtenu le statut de réfugiés.

En octobre 2006, je me suis rendu à Addis Abeba. J’ai été fortement choqué en constatant leur situation et leurs conditions de vie misérables. J’ai noté que leur moral etait au plus bas. Comme une coïncidence, le 14 octobre, quatre réfugiés ont été arrêtés par la Police fédérale d’Addis Abeba. Ils ont été transféré à Awash parce qu’on leur reprochait de continuer à entretenir des relations avec le FRUD.

J’ai aussitôt envoyé une lettre au HCR pour les en informer. De retour en Europe j’ai pris contact avec Jean-Loup Schaal, par l’inermédiaire d’un ami et c’est comme cela que nous avons décidé de lutter pour toutes les familles djiboutiennes..

En mars 2007, les réfugiés djiboutiens ont mandaté Jean Loup Schaal pour qu’il les représente.

En mai 2007, le HCR leur a proposé de rentrer à Djibouti au motif de la stabilité dans le pays et de la réconciliation nationale.

A l’unanimité, les réfugiés ont refusé de rentrer au pays et ils ont avancé trois arguments :
1°) le risque, que certains anciens membres du FRUD qui s’étaient ralliés au régime, après avoir trahi leurs frères sur le terrain, puissent voir d’un mauvais oeil le retour de ceux qui connaissaient les détails de leur trahison. En plus, certains ont bénéficié de promotions importantes dans l’AND, le SDS ou la Police et auraient eu le champs libre pour exercer des représailles,

2°) Le fait que Guelleh et ses sbires aient la rancune tenace et qu’ils ne pardonneront jamais à ceux qui les ont défié jusqu’aux portes de la capitale …

3°) le fait, qu’après 15 ans d’absence, la réinstallation serait extrêmement difficile à Djibouti et qu’il ne faudrait pas compter sur l’assistance de l’Etat ni de l’administration pour la faciliter, bien au contraire !

Apres l’affaire d’Hasna qui a trouvé une issue heureuse, grâce aux interventions multipes de l’ARDHD et des différentes associations qui se sont mobilisées, les 20 familles ont été interviewés de nouveau en vue d’une une reinstallation; c’était il y a un an. On leur a parlé d’une possibilité de réinstallation en France, dans le cadre d’un accord passé avec le HCR pour une cinquantaine de réfugiés.

La situation de nos soeurs et frères est meilleure aujourd’hui car ils espèrent quelque chose ! Mais leur quotidien est toujours aussi difficile. Ils sont très souvent harcelé en raison des événement qui se passent dans le nord de la République de Djibouti. Ils ne sortent plus qu’en groupe et rès rarement.

Et il faut savoir que ceux qui n’avaient pas obtenu le statut de réfugié sont encore beaucoup plus inquiets .

Dans un prochain article, je vous parlerai du cas des refugies qui n’ont pas de statut et qui aujourd’hui n’ont aucun espoir dans l’avenir.

Pour savoir le probleme de ces refugies voir les articles qui ont été publiés sur le site de l’ARDHD

1°) Réfugiés lien avec le dossier complet
2°) Affaire Hasna : lien avec le dossier complet
3°) Affaire Hasna : rappel des actions entreprises et des soutiens (Attention ce dossier est volumineux et il faut patienter qqs secondes pour l’obtenir)

OMAR GABASSE ,
Co-représentant des réfugiés djiboutiens en Europe.

08/07/09 (B506-B) 16 ème anniversaire de l’installation des réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Lettre ouverte du Comité des réfugiés djiboutiens en Ethiopie, adressée au HCR d’Addis.

Au nom des réfugiés djiboutiens

Lettre ouverte Juillet 2009

A l’attention de Madame Anika,
officier de la protection du UN-HCR.

Objet : Préoccupations et difficultés.

Madame,

Tout d’abord, nous voudrions vous remercier de votre amabilité et de bien vouloir consacrer un peu de votre temps précieux pour prendre connaissance de nos différentes préoccupations et difficultés subies dans l’exil, ce qui est malheureusement toujours notre cas.

Avant de rentrer dans le vif du sujet nous allons essayer un tableau pour expliquer la particularité de notre situation.

_____________________________________________

1°) Un rappel historique nécessaire :

Tous les réfugiés djiboutiens sont confrontés à un situation exceptionnelle qu’ils endurent depuis 17 années d’exil passées sur le sol éthiopien.

Depuis le premier jour où nous avons mis pieds dans ce pays, les obstacles n’ont jamais cessé de se dresser sur notre chemin . Cela s’est poursuivi lorsque nous avons commencé les démarches pour être considérés comme des réfugies au même titre que tout individu contraint à franchir la frontière en raison des événements dramatiques survenus dans son pays d’origine.

Bien que le HCR et les autorités éthiopiennes aient finalement reconnu “du bout des lèvres” l’arrivée massive de réfugiés djiboutiens sur le sol éthiopien, nous avons eu l’impression que tout était fait pour contester le statut auxquel nous pouvions légitimement prétendre. Bref, les Djiboutiens ont été répertoriés comme des “personnes déplacées à titre temporaire” et il a été convenu de les laisser sans assistance ni statut protecteur.

Les autorités éthiopiennes ont-elles usé de leur influence pour contrecarrer le projet d’un camp pour les réfugies tel qu’il avait été proposé par le UN HCR ?

Peut-on imaginer que ces pressions éthiopiennes possibles étaient destinées à accompagner les relations diplomatiques houleuses avec Djibouti son voisin et à servir éventuellement de moyen de captage des aides ?

Les Djiboutiens réfugiés, en tout cas ont conservé ce statut hybride jusqu’en 2003, soit dix années après avoir franchi la frontière (1993).

Les autorités éthiopiennes admettaient à ce moment la présence de 18.000 Djiboutiens sur leur sol. L’UN HCR et le Programme Alimentaire Mondial en ont pris en charge un certain nombre jusqu’en 1998 avant de décider subitement leur retrait.

Les raisons de ce retrait sont-elles a mettre au compte du changement de politique régionale qui a conduit en 1998, et à un renversement des alliances du fait, en grande partie, du conflit Ethiopio-Érythréen qui a favorisé le rapprochement diplomatique de Djibouti avec l’Éthiopie.

Aussitôt, un rapport officiel de recensement des Djiboutiens réfugiés sur le sol éthiopien, a été initié précipitamment en mai 1998 par l’ARRA. Il justifiera l’interruption de l’assistance du PAM et surtout il a réduit le nombre des réfugiés a quelques 5.000 individus, faute pour les autres d’avoir été avertis et d’avoir eu la possibilité de se faire recenser. Ce chiffre est un seuil au-dessous duquel l’intervention du PAM n’est pas nécessaire.

La conséquence a été le transfert de compétences à l’administration de l’ARRA et du UN HCR .L’UN HCR prétextant l’insécurité inhérente au conflit, a abandonné les refugies a leur sort en leur retirant même la couverture médicale qu’il assurait par le biais de l’ARRA. Le motif officiel étant ‘impossibilité d’entreprendre des déplacements compte-tenu de l’état d’urgence décrèté dans les zones proches des fronts.

Cette période de vide fut dramatique pour nos concitoyens qui ont été abandonnés, sans aides ni soins..

A titre d’exemple, toutes ces familles délaissées dans les périphéries des agglomérations d’Aysaita de Eli-dar, de Boure et de Manda en region2 ont payé un lourd tribu du fait de maladies consécutives à la famine.

Certains ont été contraints de traverser la frontière en sens inverse pour essayer de sauver la peau de leurs épouses et de leurs enfants. Bien mal leur en a pris, car ils se sont véritablement jetés dans la gueule du loup qu’ils avaient fui auparavant.

C’est que la guerre civile entre l’état Djiboutiens monopolisé par les clans somalis-issas d’un côté et les résistants Afar regroupés au sein du FRUD se poursuivait.

Il n’est pas inutile de clarifier les causes du conflit et des enjeux qui opposent d’un côté l’ethnie Afar et de l’autre les Somalis. Tout a débuté lors de l’accession de notre pays a l’indépendance. Avant l’équilibre ethnique dans la gestion coloniale était à peu près respecté par le colonisateur français qui voulait prévenir les convoitises des voisins régionaux :la Somalie et l’Éthiopie .

E
n se retirant du pays, la France a confié le pouvoir aux Djiboutiens d’origine Somalis qui ont monopolisé l’appareil de l’état au profit de leur seule communauté, favorisant le déferlement des Issa-Somalis en provenance des régions d’Éthiopie et de la Somalie grâce à un système de naturalisation massif des ressortissants exclusivement issus de ces ethnies. L’objectif final étant de justifier leur supériorité numérique et donc de légitimer leur pouvoir aux yeux de l’opinion internationale.

Malheureusement le clan Issa au pouvoir a généré un régime prévaricateur, corrompu et ethnico-clanique. Ses politiques intérieure et extérieure sont fondées sur la prédation des ressources du pays et l’asservissement des Afar. Souhaitent-ils aller jusqu’à leur extermination ? Diffiicile de l’affirmer, mais tous les faits prouvent que le régime a tout mis en place pour les affaiblir et les humilier.

Dans ce minuscule pays de 23. 000km2, l’Armée nationale sous commandement Issa-Somali tient d’une main de fer les 3/4 de la surface qui sont des terres habités par les Afar.

Voila, l’enjeu et la raison d’être du conflit Issa-Somalis contre les Afar a Djibouti.

C’est ce qui explique qu’il n’y ait pas de réfugiés d’origine Issa-Somalie parmi les réfugiés.

Ce conflit a commencé il y a 30 ans et rien ne permettrait d’affirmer qu’il est sur le point de se terminer. Étant donné que l’Armée nationale continue à livrer une guerre sans merci aux Afar dans le nord et le sud du pays, semant le drame et la désolation, dévastant et détruisant les biens privés des Afar.

Les exemples ne manquent pas : exécutions sommaires, viols, torture, disparition mystérieuse sont le quotidien des Afar, sans parler des barrages militaires qui bloquent les routes empêchant tout déplacement non autorisé vers ou du pays afar.

Rien de ceci n’est la conséquence du hasard. Tout ceci est programme dans le cadre d’un vaste projet qui aboutira à la conquête du territoire Afar pour le donner aux Issa-Somali.

Aujourd’hui, c’est au nom cette politique que les Issa-Somalis marginalisent, persécutent et délogent les Afar qui refusent de céder leurs terres natales et les pâturages dont ils se considèrent les héritiers et en s’opposant a ce programme expansionniste de l’appareil d’état Issa-Somali.

Ce rappel historique vous aidera certainement à mieux comprendre les raisons qui nous ont poussé sur la route de l’exil.
______________________________________________

2°) Nos problèmes et nos préoccupations actuelles

Prenons le cas des quelques familles djboutiennes-Afar qui ont été enregistrées en 2003 par votre agence. Ces familles n’ont pas toujours pas bénéficié du programme de réinstallation depuis 9 ans, sous prétexte qu’aucun pays ne voulait les accueillir en raison de la stabilité politique dans leur pays d’origine.

Cette raison a souvent été invoquée par l’UN HCR en réponse aux requêtes des Djiboutiens. Mais en mars 2008, les choses semblaient avoir bougé et les djiboutiens ont commence à espérer. Des rumeurs, puis des informations ont circulé affirmant que la France pourrait nous accueillir dans le cadre d’un accord passé avec le HCR.

Nous avons été invité à passer des interviews et à constituer des dossiers. Mais voilà bientôt deux ans que nous croupissons dans l’attente.

Est-ce la conséquence d’une extrême lenteur administrative du UN HCR ?

Nous ne le croyons pas ! On nous dit que plusieurs dossiers auraient été envoyés au UNCHR du Kenya, pour y être validés.

Et voilà que nous apprenons que certains dossiers auraient été retournés à Addis au motif que certainesquestions n’auraient pas été posées aux intéressés, comme le moyen de les joindre (?).

Une vingtaine des familles sont dans cette situation : plusieur ont déjà passé l’interview. A quand donc ce rendez-vous ?

Nous vous adressons cette lettre ouverte pour vous demander respectuesement d’accélérer le traitement nos dossiers sachant que nous subissons depuis 12 ans la vie dans des espaces insalubres et que nous partageons nos maigres tranches de pain avec les rats.

Nous sommes confronté à une situation où ne pouvons même pas répondre aux besoins les plus élémentaires de nos enfants : la maigre assistance financière que vous nous pourvoyez est vite utilisé en début de mois.

Comment vêtir des enfants avec l’allocation annuelle d’habillement de 200 birs ?

Comment faire trois repas par jour avec
l’allocation mensuelle de laquelle, il faut déduire le loyer ?

Interdits d’accès au marché du travail et donc sans dignité nous ne pouvons pas nourrir nos familles.

C’est donc la destruction mentale qui nous guette à court terme si rien n’est fait rapidement en notre faveur. Pétris du sentiment d’infériorité conséquence de l’incapacité de subvenir au bonheur des nôtres, c’est en outrepassant le sentiment de la honte qui nous habite que nous vous interpellons sur notre sort.

Pendant combien de temps pourrons-nous encore tenir ce discours ?

Avant de terminer cette lettre ouverte, je tiens à vous signaler le cas particulier de certains djiboutiens qui se sont réfugiés en Éthiopie.

Plusieurs d’entre-deux ont été effectivement enregistrés par l’ARRA et l’UN HCR ,d’autres sont en cours d’enregistrement.

A titre d’exemple, MM. Kamil Ahmed Mohamed et Hassan Ali, bien qu’ils soient enregistrés depuis six mois n’ont toujours pas bénéficié de l’assistance médicale et de l’aide financière d’UN HCR.

1°)
M. Kamil vit avec une famille nombreuse. Il est dans une situation extrêmement précaire et il ne survit que grâce à la solidarité active de ses compatriotes qui se cotisent à hauteur de 10 birrs par personne.

Sa femme souffre d’un grave problème cardiaque : les soins sont très coûteux et il ne peut plus les assumer.

Nous vous prions de prendre particulièrement en considération le cas de cette personne et de régulariser sa situation

2°) Le second cas est celui d’Ahmed Ali Arass. Bien que titulaire de l’assistance financière il n’arrive pas à obtenir depuis sept mois ni les indemnités ni l’assistance médicale pour sa famille.

_______________________________
3°) La troisième raison qui nous conduit à vous écrire cette lettre est le fait que certains réfugies “urbains” auraient pu être recrutés comme auxiliaires pour des travaux d’interprétariat, de gardes de portiques ou d’accompagnateurs de malades.

Nous avons appris qu’un quota avait été attribué à chaque communauté de réfugiés présents en Ville. Pour quelles raisons, les réfugies Djiboutiens n’ont-ils pas le droit de bénéficier de ce quota comme les autres réfugies de différents pays ?
Nous remercions l’UN HCR de remédier à cette injustice de traitement s’il y a lieu.

Espérant que le HCR et ses responsables mettront en oeuvre tout ce qui est possible pour apporter des réponses satisfaisantes à nos problèmes légitimes,nous vous prions de recevoir, Madame, l’assurance de nos sentiments distingués

Signé au nom du Comité des Réfugies djiboutiens.
par Jean-Loup Schaal,
leur représentant mandaté pour l’Europe.

07/07/09 (B506-B) Réfugiés djiboutiens en Ethiopie. 16ème anniversaire de l’installation des réfugiés djiboutiens (ex combattants du FRUD) en Ethiopie. (ARDHD) Mis à jour le 7/07 à 17:50 (Paris)

C’est en 1993, que de nombreux combattants du FRUD, ont choisi de passer en Ethiopie, refusant de se compromettre avec le régime autoritaire et sanguinaire de Gouled, Président et de Guelleh son directeur de Cabinet, chef de toutes les polices politiques et parallèles.

Trahis par Ougoureh Kifleh, qui avait joué un double jeu, n’hésitant pas à faire tirer dans le dos des résistants durant certaines opérations militaire, ils avaient choisi la voie de l’Exil.

Ougoureh Kifleh s’était rallié au pouvoir dictatorial en échange d’un poste de Ministre de la Défense “à vie” qu’il conserve toujours, moyennant une soumission totale au régime. (*)

L’installation de ces réfugiés à été difficile.

Certains se sont implantés dans des villages de la région Afar, où ils ont été accueillis par la population, tandis que d’autres ont choisi la capitale.

Leurs conditions de vie sont extrêmement précaires

Après beaucoup de difficulté et à l’issue d’une manifestation pacifique devant ses bureaux, le HCR
a accepté d’enregistrer un petit nombre de familles : environ 46. Sachant que le nombre total de réfugiés avec les familles pourrait être estimé entre 1.000 et 2.000, selon certains observateurs.

D’autres anciens responsables évoquent une population supérieure, plus proche de 8 à 10.000. En l’absence de recencement, il est difficile de se prononcer.

Parmi les réfugiés enregistrés, certains ont pu bénéficier d’un accompagnement du HCR pour une réinstallation soit aux USA, soit dans des pays de l’Europe du nord.

Les réfugiés qui ont été enregistrés bénéficient d’une modeste allocation mensuelle, puisque l’Ethiopie leur refuse le droit de travailler et d’une couverture médicale minimum. Beaucoup vivent dans des maisons qui ont été mis à leur disposition gracieusement par le Sultan Ali Mirah, en dépit d’une certaine opposition de l’Ethiopie.

En 2008, la France a accepté d’accueillir environ une quarantaine de familles, ce qu’elle avait toujours refusé de faire auparavant (beaucoup s’interrogent sur cette position antiérieure qui aurait pu être motivée par le fait de ne surtout pas déplaire au régime tyrannique de Gouled-Guelleh). Le HCR a constitué les dossiers qui ont été envoyés au Gouvernement français vers la fin 2008.

Depuis, le HCR et ces réfugiés attendent la réponse de la France qui ne vient toujours pas, en dépit de ses engagements internationaux.

La vie de ces réfugiés est extrêmement difficile. Considéré comme des citoyens de troisième catégorie, ils subissent humiliation, harcèlement et mauvais traitement, tant de la part de certains nationaux éthiopiens, dont des policiers, mais aussi par période dans les bureaux du HCR où des employés d’origine locale abuseraient de leur petit pouvoir.

En revanche, il est à noter que le personnel HCR institutionnel, soit en France, soit à Addis Abeba, fait tous ses efforts pour améliorer la situation et pour obtenir des accords de réinstallation dans d’autres pays.

Cet article est le premier d’une série que nous allons diffuser, avec la collaboration d’anciens réfugiés et d’historiens. Nous ajouterons des témoignages et des photos, chaque fois que cela sera possible.

(*) Lors du séminaire de réflexion gouvernementale, Ougoureh Kifleh s’était particulièrement illustré avec des propos d’une flagornerie tellement énorme, qu’il avait été coopté sans délai dans l’ordre prestigieux des Brosses à Reluire.

29/11/08 (B476) Walata Info. Les tribunaux éthiopiens commenceraient à se pencher sur les crimes d’enlèvement et de viols de mineurs, selon une l’association IFSO.

_______________________________ Note de l’ARDHD

Chacun se souviendra du cas de cette jeune fille de réfugié diboutien, qui avait été enlevée à la sortie de son école et violée pendant 14 jours, avant d’être incarcérée pour “vol à l’étalage” par l’oncle du rapteur, qui avait imaginé cette mise en scène pour permettre à son neveu d’échapper à d’éventuelles poursuites.

Nous ne pouvons que nous réjouir d’apprendre que la Justice éthiopienne étudie chaque cas et qu’elle prononcera des peines. En espérant que cela mettre progressivement un terme aux pratiques criminelles qui sont monnaie courante en Ethiopie.

Lien avec le dossier d’Hasna

________________________________ Extrait de Walta (En Anglais)

Les tribunaux rendent rapidement des verdicts pour les affaires de violences sexeulles. Courts giving prompt verdict over cases of sexual violence

Par Mekdes Zelelew – Addis Ababa (WIC)

Courts in the metropolis are giving prompt decisions over charges related with sexual violence than ever before, a local NGO said.

General Manager of Integrated Family Service Organization (IFSO), Mekdes Zelelew told WIC that courts are providing swift verdict over rape cases, hence supporting the efforts being made to annihilate the practice.

Courts used to take more than a year to pass verdict over cases of rape, Mekdes said, however they are now passing prompt decisions owing to the attention they attached with the problem.

IFSO is engaged in rehabilitating distitute children exposed to sexual violence, she said and added that the organization is engaged provision of psychological counseling service, medical and financial supports for over 200 children, who are victims of sexual violence.

The number of children exposed to sexual violence in Addis Ababa is increasing from time to time, while Addis Ketema, Yeka and Arada sub cities are areas where the problem surfaces in its severe form.

The General Manager called on parents to protect their children by raising their children’s awareness on issues related with sexual violence.

IFSO has jointly been working with the Federal Police Children Protection Units, governmental and non governmental organizations to prevent sexual abuse against children and to rehabilitate victims of sexual violence, she added.