21/10/14 (Brève 438) ALERTE pour libérer le Gendarme Ahmed Abdallah Kamil, injustement emprisonné à Gabode, après avoir passé deux mois dans les prisons de l’Erythrée..(ARDHD, info lecteurs)

ahmed abdallah kamil gendarme djiboutien à l'isolement à la prison de GabodePour quelles raisons obscures et probablement inavouable, Guelleh a-t-il fait mettre à l’isolement à Gabode, le jeune gendarme Ahmed Abdallah Kamil ?

Est-ce parce qu’il avait été kidnappé par son collègue dictateur, associé et ennemi à la fois, au cours d’une visite d’inspection avec les membres de la mission d’interposition du Qatar, qu’IOG a
pris peur au point d’émettre une « lettre de cachot » à l’encontre de ce malheureux gendarme.

De quoi Guelleh a-t-il peur ? Que le gendarme raconte ce qu’il aurait vu en Erythrée dans les geôles d’Issaias Afeworki ?

Ce gendarme a-t-il pu entrer en contact avec des militaires djiboutiens qui seraient toujours détenus en Erythrée ? S’ils le sont c’est uniquement parce que les dictateurs qui étaient autrefois probablement associés dans des trafics d’armes (on parle d’approvisioonement des belligérants somaliens ?) sont devenus maintenant des ennemis, estimant certainement que l’autre n’a pas rempli sa part du contrat.

Alors qu’il aurait dû être accueilli à Djibouti non pas en héros, mais simplement en tant que prisonnier de guerre libéré, Ahmed Abdallah Kamil se retrouve directement en prison. C’est absolument odieux et nous appelons tous les Djiboutiens et l’ensemble de la communauté internationale à exercer une pression incessante jusqu’à ce qu’il soit libéré et réintégré dans ses fonctions.

08/10/14 (Brève 436) ALERTE pour un jeune gendarme qui avait été enlevé par l’Erythrée, alors qu’il effectuait une mission avec des militaires de la force d’interposition du Qatar. Il avait été libéré par l’Erythrée le 15 septembre, après deux mois d’incarcération. Aussitôt après, au lieu de le félicier, le régime de Guelleh l’a jeté à Gabode à l’isolement

18/10/14 ALERTE pour un jeune gendarme qui avait été enlevé par l’Erythrée, alors qu’il effectuait une mission avec des militaires de la force d’interposition du Qatar. Il avait été libéré par l’Erythrée le 15 septembre, après deux mois d’incarcération. Aussitôt après, au lieu de le féliciter, le régime de Guelleh l’a jeté à Gabode à l’isolement

Il s’agit de M.Ahmed Abdallah Kamil, un jeune gendarme de 1ère classe, qui avait été « kidnappé » le 25 juillet 2014 par l’Erytree alors qu’il accompagnait pour une mission d’inspection les militaires de la force d’interposition du Qatar.

Contrairement à toutes les lois internationales, l’Eythrée l’avait gardé en prison pendant 2 mois. Il avait été libéré le 15 septembre 2014.

Libéré par l’Erythrée, il est incacréré de nouveau par Djibouti !
Au lieu de l’accueillir comme il se doit pour le retour d’un prisonnier de guerre, le régime de Guelleh l’a fait immédiatement arrêter et après 3 jours de garde à vue dans les locaux de la gendarmerie, il a été jeté à Gabode où il est placé à l’isolement : personne ne sait ce qui lui est reproché.

Un secret d’état entre deux dictateurs complices et ennemis ?

De là on pourrait imaginer que Guelleh a peur de ce que gendarme pourrait raconter à propos de ce qu’il a vu ou entendu en Erythrée. Des militaires djiboutiens sont curieusement toujours incarcérés, sans aucune « réclamation » de la part de Guelleh … . Connivences et petits secrets entre deux dictateurs sanguinaires ?

Pourtant le gouvernement Djiboutien avait d’abord exigé sa libération dans un communiqué (http://www.lanationdj.com/differend-frontalier-doumeira-djibouti-denonce-enieme-provocation-erythreenne/) et ensuite il avait annoncé sa libèration (http://www.lanationdj.com/rdd-erytrhree-gendarme-ahmed-abdallah-kamil-enfin-libre/#).

Sa mère, en dépit de la maladie dont elle souffre a d’abord parcouru les 30km de brousse qui sépare sa maison de la ville d’Obock, puis la traversée jusqu’à Djibouti. Elle n’a été autorisée à le voir que chaque lundi.

A l’appel de sa famille, l’ARDHD lance une alerte rouge pour la libération immédiate et sans condition de Ahmed Abdallah Kamil, gendarme djiboutien, injustement et illégalement détenu à Gabode par le régime de Guelleh, après avoir été interné pendant deux mois par le régime dictatorial de l’Erythrée. Elle demande une enquête pour connaître la vérité sur cette incarcération, qui pourrait cacher des relations ou des complicités entre les deux régimes dictatoriaux.

08/10/14 (Brève 435) ALERTE POUR OBOCK. Les dernières informations reçues sont alarmantes et elles traduisent la situation dramatique de la population locale (Infos lecteurs)

Cri d’alarme des Obockois

Loin de tous, la population du district d’Obock vit un calvaire dans l’indifférence totale.

Le programme Alimentaire mondial a cessé de distribuer des vivres depuis maintenant 3 mois,
Aucune ONG n’a le droit d’y venir même pour mener des activités humanitaires, distribution des médicaments, vaccinations etc. . . .

C’est l’embargo total.

Mise en place de barrages et multiplication des arrestations arbitraires.

De nombreux cas de viol et de torture ont été signalés dans l’arrière-pays.

Un climat d’insécurité s’est installé autour de la ville avec un barrage établi sur la route qui relie Moulhoule, Tout cela sous un faux prétexte de présence d’éléments de FRUD dans ces régions

A noter que le FRUD, depuis sa création, ne s’est jamais attaqué à des convois humanitaires, ni à des ONG.

1 – Barrage a Orobor 19km de la ville d’Obock

2 – Barrage à Adow à 2km de la ville d’Obock,

3 – Barrage entre Moulhoule et Khor Angar

Tous ces barrages ont été créés pour empêcher le PAM d’aider la population et donc d’affamer les habitants. C’est une décision qui a été prise en personne par Guelleh.

Arrestations arbitraires.
Les arrestations arbitraires se comptent par dizaines

1 – Sabuun Houmed Ahmed et Abdo Ahmed Mohamed dit Abdo Hulba tous deux copropriétaires d’une petite entreprise de construction locale ont été arrêtés en décembre 2013 pour avoir protesté contre un autre entreprise venue de Djibouti qui a raflé le contrat pour une construction commandée par l’EDD. Ils ont passé un mois à Gabode puis ils ont été relâchés.

2 – Sadik Doran, Ahmed Houssein Mohamed, ont été arrêtés par des militaires début janvier, transférés à Gabode où ils ont passé 6 mois. Sans aucun motif valable.

3 – Daoud Mohamed Idriss a fait 8 mois de prison, arrêté aussi par des militaires, il a été libéré en septembre.

4 – Hassan Ismaël a passé en septembre plusieurs semaines à Gabode.

Il existe bien d’autres cas d’arrestations arbitraires mais ils restent encore inconnus par peur des représailles.

Le cas le plus grave est celui de Mohamed Omar dit Dama’a qui a été arrêté il y a deux semaines puis torture et finalement écroué à Gabode où il est placé à l’isolement jusqu’à ce jour. Interdit de visite.

Cas des viols et tortures
Dans l’arrière-pays en brousse, les militaires s’adonnent à des viols et torture surtout à Andollie, Dadadto, Adgeno et Wadi où la circulation est quasiment interdite et où aucune voiture ne peut se rendre.

Depuis le décès de Jean PAUL ABDI, paix a son âme, nos voix se sont tues.

Les Obockois lancent un cri d’alarme à l’ARDHD et a son président Jean-Loup Schaal ainsi qu’aux forces françaises et américaines stationnées en République de Djibouti pour que cessent les arrestations, tortures et les viols.

Aussi la levée immédiate des barrages et la libre circulation dans toute la région.

Un lecteur pour la population d’Obock.

01/10/14 (Brève 433) ALERTE POUR OBOCK, encerclée par des militaires. Info lecteur.

Selon des sources crédibles sur place,

 j’apprends que la ville d’Obock est quadrillée par des militaires en uniforme ; la population vit dans la peur. Sur chacune des voies d’accès, de chaque côté de la ville, les militaires ont dressé des barages et ils pratiquelent des fouilles et des interrogatoires systématiques de tous ceux qui passent.

La population est traumatisée et elle ne comprend pas ces agissements.

J’alerte l’ARDHD  sur cette situation d’occupation  d’une ville par des milices en uniforme et je vais vous envoyer des informations mises à jour dès que j’aurais pu établir le contact avec d’autres témoins sur place de la situation

01/09/2014 (Brève 432) Libération du Chef du village de Sagalou et de l’infirmier qui avait été arrêté en même temps que lui pour « ASSISTANCE à personne en danger ». Nous levons l’alerte rouge.

A Monsieur Jean Loup Schaal (Président de l’ARDHD)

Monsieur,
Nous vous remercions tout d’abord d’avoir dénoncé l’arrestation arbitraire suivie de l’emprisonnement du chef de village de Sagalou. Il a été libéré le 28 août après avoir croupi à Gabode sans motif sérieux contre lui.

Cependant il y avait aussi un infirmier qui avait été arrêté avant lui et qui a été emprisonné à Gabode et libéré en même temps que lui.

Nous nous rejouissons de cette liberation et nous vous remercions d’avoir publié nos alertes. A cette heure, nous ignorons si ces deux personnes ont pu reprendre leurs activités ou si elles ont été licenciées.

Que s’etait -il passé à Sagalou ?

Le combat qui s’est déroulé entre le FRUD et l’armée Djiboutienne le 22 août a causé plusieurs morts et blessés dans les rangs de l’armée et un blessé du côté du FRUD. Soutenu par ses camarades du FRUD ce blessé a été conduit au village de Sagalou pour recevoir des soins auprès du seul infirmier de la localité.

L’infirmier a fait son devoir et il a soigné le blessé. Les résistants sont repartis aussitôt.

Alertés par un délateur sur place, les forces goouvernementales ont arrêté l’infirmier qui a été torturé et conduit à Gabode. Sous la torture il a certainement avoué que le chef du village lui avait ordonné de soigner le blessé du FRUD. Sur la base d’une dénonciation obtenue sous la torture, les forces ont arrêté et emprisonné le Chef du Village.

Peut-on dire que ces deux hommes ont été arrêtés pour « ASSISTANCE à personne en danger » ? A djibouti, la justice n’est pas la même que dans les autres pays, car c’est l’inverse qui aurait été condamné dans des Etats de droit.

Les populations du nord se plaignent des harcèlements de l’armée nationale composèe majoritairement d’étrangers qui n’hésitent pas (surtout dès qu’ils subissent une défaite face au FRUD) à se venger sur les civils, sur le bétail, à procéder à des arrestationa arbitraires suivies de torture et de transferts vers les camps militaires pour finalement atterrir a Gabode, privés de toute visite.

Ceux qui reviennent de cet enfer conservent non seulement des séquelles physiques mais aussi d’ordre psychologique. Loin de tout, la population Afar vit un calvaire.

Il faut que cela ca sache. Si le regime pense, qu’en s’attaquant à des civils innocents, il va éradiquer le FRUD, il se trompe lourdement, car il produit exactement l’effet inverse.

Les poulations du nord demandent à ce que ces mercenaires quittent leur région et qu’ils soient remplacés par de vrais Djiboutiens qui n’iront pas causer de problèmes à leurs soeurs et à leurs frères. C’est la seule solution si le régime veut éviter que nous rejoignions nous aussi les résistants pour sauver nos vies et celles de nos familles.

Pour les populations du nord
Un lecteur .

26/08/2014 (Brève 430) ALERTE ROUGE à propos de l’arrestation du chef du village de Sagallou. Traduit devant la justice ce mardi, l’audience a été reportée à une semaine. On l’a remis à Gabode.

Le Chef du village de Sagallou qui avait été arrêté par les forces armées, par mesure de représailles après les combats contre le FRUD, a été présenté aujourd’hui devant le tribunal. Comme à son habitude, le président de l’audience n’a pas jugé utile d’entendre la cause et il a reporté à la prochaine audience de mardi prochain.

En attendant cette personne a été remise en prison à Gabode, où l’on sait qu’il ne recevra pas les soins que son état exige. Nous maintenons notre alerte rouge

25/08/2014 (Brève 427) Alerte lecteur : le chef de village de Sagallou qui a été arrêté par l’Armée nationale, en représailles pour les combats avec le FRUD, est en danger de mort à Gabode par manque de soins

J’alerte l’ARDHD à propos de l’arrestation arbitraire du chef de village de Sagallou (district de Tadjourah). Hier dimanche, il a été transféré à la prison de Gabode. Aujourd’hui lundi, nous apprenons que sa santé s’est détériorée et qu’il n’a reçu aucun soin, ce qui menace gravement sa vie.

Au lieu de combattre les résistants du FRUD, l’Armée djiboutienne s’acharne contre les populations civiles sans défense. Par mesure de représailles, ils se vengent sur les civils : arrestations, tortures .
 
Nous appelons l’ARDHD et son Président Jean-Loup Schaal pour qu’ils mettent les moyens de communication de l’Association au service de cette noble cause. Ce Chef de village est en danger de mort et il faut que cela se sache, afin que les autorités djiboutiennes prennent la mesure du risque. En effet, son décès leur serait directement imputable.
 
Nous exigeons la libération immédiate et sans conditions du chef du village de Sagallou et la fin des intimidations contre les populations civiles.

Un lecteur qui est contraint de conserver l’anonymat

25/08/2014 (Brève 428) Alerte lecteur : Fusillade à l’aéroport ??? Un membre de la Garde républicaine aurait tiré sur des personnalités présentes, blessant gravement le docteur de la Garde.

Selon un correspondant reconnu pour la crédibilité des informations qu’il nous adresse, une fusillade aurait éclaté à l’aéroport lors de l’arrivée d’IOG. Les tirs auraient été faits par un membre de la garde républicaine vers 15 h GMT.

Il y aurait
3 blessés dont un gravement : le docteur Idris de la garde républicaine. 

(L’ARDHD rappelle que cette information n’a pas encore pu être vérifiée par ses soins et qu’il convient de la consulter avec prudence)