02/07/2015 (Brève 469) Deux contributions d’un lecteur, publiées à sa demande. Ismaël Omar Guelleh est un monstre ! …

Contribution n°1

Djiboutien, le tyran Ismaël Omar Guelleh m’a tué et tue encore mes frères!

  1. Je suis Hasna Mohamed Ali, une femme AFAR, violée et brûlée vive par Guelleh
  2. Je suis un enfant HAFEZ MOHAMED HASSAN, collégien AFAR tué par Guelleh
  3. Je suis les civils AFARS d’Arhiba qui ont subi les pogroms du 18 décembre 1991…
  4. Je suis les populations du Nord et du Sud de Djibouti bombardées au phosphore parce qu’AFAR, Je suis AFAR d’Ethiopie, Les crimes de Guelleh ne m’épargnent pas parce que je suis AFAR
  5. Je suis MOHAMED HASSAN « Diable », Directeur des douanes, Gadaboursi décapité à Galafi par Guelleh, je suis la fille du Colonel GOD, Gadaboursi jetée de l’étage et morte sur le champ sur ordre de Guelleh. Je suis fonctionnaires et commerçants Gadaboursis morts asphyxiés à la brigade de recherche de Gendarmerie de Djibouti
  6. Je suis Youssouf Ali Chirdon, Ministre, Issa Fourlaba empoisonné par Guelleh
  7. Je suis Idriss Farah Abaneh, Ministre, également empoisonné par Guelleh
  8. Je suis Mohamed Djama Elabeh, Ministre, empoisonné par Guelleh
  9. Je suis Yacin Yabeh Galab, Général de division, empoisonné par Guelleh
  10. Je suis les officiers, militaires du rang Issas ou autres, tué par Guelleh
  11. Je suis KARAF, Issa Mamassane, de la même tribu que le tyran, commissaire de la police politique, égorgé par Guelleh pour avoir dit non, Je suis MOHAMED YACIN, pharmacien, Issa Mamassane, de la même tribu que le tyran, ses crimes ne m’ont pourtant pas épargnés

Ismaël Omar Guelleh est un danger pour tous les Djiboutiennes et les Djiboutiens

Ismaël Omar Guelleh est un monstre, un criminel hors-pair qui vit de ses crimes

Je suis Djiboutien, je veux me lever demain comme un seul Homme

Pour qu’on ne parle plus de Guelleh, de sa caste et de son régime

Ensemble, la patrie ou la mort nous vaincrons !

Vive le Peuple de Djibouti !

Vive le Burkina-Faso Libre !

Vive l’Afrique bientôt Libre !

Houssein IBRAHIM HOUMED

Contribution N°2

  • Je suis Djiboutien et je ne veux plus du tyran Ismaël Omar Guelleh !
  • Je ne veux plus d’Ismaël Omar Guelleh qui m’a dépossédé de toutes mes ressources depuis 38 ans avec la complicité de sa famille, de son clan et  de a caste !
  • Je ne veux plus d’Ismaël Omar Guelleh car je subis à chaque instant les affres de sa dictature
  • Je ne veux plus de ce monstre qui a décimé mon peuple, les AFARS, et qui continue de leur faire subir le génocide sur tous les plans
  • Je ne veux plus d’Ismaël Omar Guelleh car il empêche mes enfants d’étudier
  • Tant qu’il sera là, il n’y aura pas d’égalité des chances dans mon pays
  • Tant qu’il sera là, tous les Djiboutiens ne seront pas logés à la même enseigne
  • Les enfants AFARS et ARABES continueront d’être discriminés dans tous les domaines
  • Je suis colonisé sous le régime d’ Ismaël Omar Guelleh car il impose une langue que l’écrasante majorité des Djiboutiens ne maitrise pas, une armée dans lequel l’écrasante majorité des Djiboutiens ne se reconnaît pas non plus un hymne qui est exclusivement composé dans une langue que la majorité ne comprend pas

Pour toutes ces raisons, je suis colonisé mais c’est le Peuple de Djibouti qui est colonisépar une caste de mercenaires venus de l’étranger. 

C’est pourquoi je ne veux plus d’Ismaël Omar Guelleh à la tête du pays

Le plutôt serait le mieux pour me décoloniser !

Vive le Peuple de Djibouti !
Vive le Burkina-Faso Libre !
Vive l’Afrique bientôt Libre !

Houssein IBRAHIM HOUMED

02/05/2015 (Brève 454) En dépit de la libération d’un certain nombre de personnes arrêtées illégalement dans le Nord de Djibouti, l’armée nationale poursuit ses méfaits et ses rapines. (Lecteur)

Alerte pour la population du nord de la République
 
Nous apprenons que la majorité des détenus récemment arrêtés dans le Nord, ont été libérés dans la journée. Nous nous réjouissons de ces libérations , mais trois personnes sont encore détenues dans le camp militaire d’ASSAGUEILLA (district de Tadjoura).

Nous exigeons également leur libération immédiate et sans condition. Les militaires doivent cesser de se venger sur des civils innocent qui ne reçoivent aucune aide du gouvernement depuis 1991 dans des zones où même les Associations humanitaires indépendantes sont interdites d’accès .
 
Nous avons reçu confirmation que le 28 avril à BOKOL GARBO et à RIPTA (district de Tadjoura) que des cheptels entiers ont été confisqués par les militaires. Cela concerne plus de 200 chèvres. Ls militaires doivent les restituer  à leurs propriétaires dans les plus brefs délais.
 
Nous informons l’opinion publique sur la situation dramatique des populations nomades qui sont harcelés, emprisonnés, torturés  et spoliés de leurs bétails. Ils sont  livrés à la famine.

Nous demandons également à l’USN, qui se présente comme  la force politique d’opposition, de protester au parlement pour faire cesser ces violations massives des Droits humains, qui ne sont pas dignes d’une armée nationale, dont le rôle, au contraire, est de protéger les civils et non pas les harceler, de les terroriser et de les priver par la force de leurs uniques moyens de subsistance.
 
Un lecteur.
 

29/04/2015 (Brève 453) Provocations, massacre de bétail, arrestations illégales, disparitions dans le nord (Lecteur)

Depuis un mois, une grande offensive est conduite par les milices du « pseudo » président Djiboutien contre les résistants du FRUD.

Depuis le début de cette nouvelle offensive, les résistants ont déjoué systématiquement toutes les tentatives de progression et l’armée a subi de lourdes pertes humaines comme matérielles.

Comme à l’accoutumée, par représailles, les milices se sont acharnées sur la population nomade Afar et son cheptel . En particulier un bombardement à partir d’un hélicoptère a causé la mort de plus de 300 chèvres et de 21 chameaux selon des sources fiables. Plusieurs dizaines des bergers ont été également blessés, lors de ces attaques ciblées visant les civils et les troupeaux.

En parallèle, on signale l’arrestation de 30 personnes au minimum qui seraient détenues dans les camps militaires d’Obock, de Tadjoura et d’Assagueilla plus 20 personnes qui sont portées disparues. Dans la journée d’hier, dans les environs de Ripta (Bokol Lee Garbo ) se sont 11 bergers qui ont été arrêtés et transférés vers le camp militaire de Tadjoura.

Face à constat, à toutes ces agressions, nous sommes sidérés du silence observé d’une part, par les opposants au régime réunis au sein de l’USN, d’autre part par celui de la France et des Etats-Unis qui possèdent des bases militaires importantes et des services de renseignement qualifiés à Djibouti.

Nous demandons à l’ARDHD et à son président Jean-Loup Schaal de nous aider à sensibiliser l’opinion publique internationale sur le sort de ces pauvres nomades qui ne reçoivent plus aucune aide, en particulier celle du programme alimentaire mondiale depuis 2 ans, car le régime a interdit à toutes les organisations d’intervenir dans le nord du pays.

Nous lançons un appel international pour la libération immédiate des nomades innocents et l’arrêt des bombardements contre les civils et leur bétail.

Un lecteur.

15/02/2015 (Brève 451) VERITE : Portrait du  petit  ELMI JESSE,  le tortionnaire, le pervers, l’officier sans formation devenu Lieutenant-Colonel par la brutalité envers ses concitoyens.

Le petit Elmi le broussard est né en brousse dans le secteur montagneux Aloide à 300 km de Dire-Dawa en Éthiopie. Issu d’une famille pauvre avec un maigre troupeau.

L’enfant  a grandi au milieu de ses proches, à l’âge de 6 ans, il a été envoyé à l’école coranique dont le maitre était le cheik  du campement, mais le petit Elmi refusait d’apprendre ses leçons. A plusieurs reprises le maitre s’est plaint auprès des parents en leur disant que l’enfant était malade et qu’il n’écoutait personne et surtout qu’il dérangeait les autres enfants.

Alors ses parents ont décidé de garder Elmi dans la case pendant que ses frères assuraient  la garde des troupeaux.

L’enfant avait un lourd handicap, il ne quittait pas la case en paille, il refusait de jouer avec ses voisins et il n’aimait pas le contact des gens.

Un jour, le maître de l’école coranique a rendu visite à Elmi pour s’enquérir de la situation et il a constaté que l’enfant était malade.

Comme la situation s’était dégradée et que la famine sévissait dans le campement et dans ses environs, le cheik  a conseillé aux parents de conduire l’enfant vers une ville où il pourrait accès à des médicaments.

Les parents décidèrent donc d’aller à Aïcha où ils se sont installés dans un faubourg en se débrouillant pour survivre.

Le petit Elmi  a grandi dans le milieu des bergers, des bouchers volants, des pousseurs de tonneaux d’eau du faubourg d’AICHA. Il fréquentait également les délinquants notoires qui rançonnaient les trains. Le petit Elmi a souffert pendant sa jeunesse, il puisait de l’eau du puits et remplissait les réservoirs des restaurants du quartier. Dans le restaurant son rôle était  

  • éplucher des pommes de terre
  • aider le cuisinier
  • servir les bédouins
  • faire les courses pour acheter diverses marchandises
  • préparer le bois et allumer le feu pour cuire les repas

La famille d’Elmi décida de quitter Aicha pour Dhikil, avec la deuxième vague des réfugiés ISSAS en provenance du pays de Kotou.

Cette ville a été choisie pour 2 raisons,

1- pour s’intégrer à la vie et obtenir les soins nécessaires pour le petit Elmi à la santé précaire,

2- se rapprocher de leur ethnie résidant dans cette ville et ensuite d’obtenir des actes supplétifs d’acte de naissance, malgré plusieurs  refus de l’administration coloniale dirigée par le commandant du cercle Mr Bernard.

Après quelques années de souffrance, la famille obtient  les papiers et aussitôt elle est allée  à Djibouti ville. Elle s’est installée au Quartier 7 où son père et son grand frère ont exercé leur métier du boucher, coupeur de têtes de moutons au sein du quartier.

Le petit Elmi était un enfant enfermé, béguë, il  refusait d’aller à l’école du quartier 7, enfin il abandonna l’école et resta cloitré à la maison.

Le fameux Elmi est l’homme qui n’a suivi que le cours élémentaire, ce garçon anodin et perturbé refusait même d’écouter ses parents. En revanche il adorait jouer au ballon rond dans la chaleur d’été dans le terrain vague.

N’ayant aucune éducation, il a préféré jouer le ballon pour rejoindre une bonne équipe et trouver du travail.

Engagé dans la police en 1979, non pas pour faire une carrière honnête et professionnelle, mais seulement pour montrer à ses camarades qui n’ont pas eu la chance de porter la tenue. Pendant la formation d’élèves agents le petit Elmi, qui n’avait pas le niveau minimum suffisant pour suivre les cours, a souffert, car il ne comprenait rien. Il somnolait pendant les cours et surtout il préférait s’abstenir en assurant la corvée à la cuisine pour aider à préparer les repas des recrues. À la fin du stage le petit Elmi était parmi les illettrés qui ont passé l’examen en oral en langue somalie.

À la fin de la compétition entre les équipes de foot de la capitale ( l’ARMEE, FNS, EDD, PORT, CROISSANT ROUGE  etc.… ) l’équipe de la police l’a fait intégrer dans les services actifs. Le petit Elmi a été muté à la compagnie d’intervention avec le grade de 1er classe, pour assurer la garde statique dans les points sensibles de la ville .

Pendant ses débuts au sein de la police, il n’arrivait pas à sortir avec une fille, car il était maladroit, avec un blocage total dans ce domaine. Il ne savait pas comment séduire une jeune brebis au couleur du miel. Avec un vocabulaire limité, il évitait de rencontrer une belle fille. Il ne sortait que rarement préférant nettoyer et garder les dortoirs pendant que ses collègues allaient en ville pour se distraire.

Mince, chétif, taille 1m02, il n’avait pas les atouts pour convaincre une charmante fille née à Djibouti. Vue son apparence de la race pygmée, les filles disaient qu’il était trop abruti et on parlait d’un enfant raté.

Même certaines racontaient qu’il s’habillait mal et qu’il n’était pas présentable dans les cérémonies et les réceptions.

Durant ses services dans la police, le petit Elmi n’a jamais commandé ni dirigé une brigade de 12 agents, et il n’a jamais occupé de poste à responsabilité au sein de la FNP. Dans sa carrière il était s/officier  aide moniteur de sport. Ensuite il  a été promu  officier au choix, mais c’était toujours un élément qui exécutait les ordres sans murmure ni hésitation, son rôle principal était d’être l’officier des sports dans les compagnies stationnées à l’État-major.

En 2000, au mois de décembre, après la colère sans vision ni méthode du défunt le général Y.Y.GALAB, le petit Elmi a été propulsé, bombardé a de grandes responsabilités, qu’il n’avait ni la capacité ni la compétence d’assumer avec méthode : le service de la brigade spéciale dont la tête lui a été confiée. Le petit Elmi a eu le vent en poupe et il a continué de plaire à son chef  Abdillahi Abdi.

N’ayant aucune connaissance du métier de la brigade spéciale, ni des procédures à utiliser dans les différentes actions, il continua à patauger et à commettre des actes graves envers l’humanité.

Voici les actes graves commis par le petit Elmi :

–          Torturer les jeunes des quartiers défavorisés
–          Arrestation sans motif des opposants
–          Vols et viols sur des gens sans défense
–          Séquestration d’hommes et de femmes honnêtes
–          Incendier des commerces et des maisons appartenant à des faibles gens
–          Terroriser en pleine nuit en détruisant les maisons appartenant aux leaders d’opposition
–          Écraser avec force tous ceux qui refusent le mensonge du clan
–     Humilier les familles des leaders d’opposition
–          Refuser de donner les médicaments aux prisonniers politiques hospitalisés à PELTIER
–          Sur ordre du régime organiser des déportations de citoyens nés sur cette terre, vers l’étranger
–          Interpellation et conduite au Gabode des leaders et des représentants du peuple
–          Servir avec zèle et exécuter les ordres des familles et enfants
       du clan au pouvoir.                                                           
–     Agresser, brutaliser, arrêter les syndicalistes, les membres de         
        l’opposition USN.

Dans un régime dictatorial et clanique, les hommes clés sont les suivants ;
                                      
–          les incompétents
–          les cancres
–          les tortionnaires
–          les détourneurs des fonds destinés au peuple
–          les informateurs assidus, issus d’aux autres ethnies
–          les acolytes du premier rang qui soutiennent aveuglement le clan
–          les mercenaires qui détruisent la population AFAR
–          les fils du clan au pouvoir qui volent les projets et la richesse du pays.

C’est toujours ces hommes malades et pervers qui détruisent le peuple innocent, mais les charges qui pèsent sur les acolytes du régime sont lourdes et ils devront tous payer les actes commis durant leur règne.

Le peuple assiste à l’inutilité de leur travail pour servir un pouvoir sans partage, mais la fin s’approche et nous ne pourrons rien pour eux, car ils devront répondre de leurs actes.

Le petit Elmi est aujourd’hui  Ltd- colonel, il dirige tous les commissariats de BAL-BALA et il donne des mauvais ordres aux OPJ qui travaillent dans le secteur pour étouffer la liberté des citoyens.

Elmi a orchestré en utilisant les moyens les plus violents,  des actes graves, des crimes contre l’humanité, il a commis des actions ciblées envers des citoyens modestes qui revendiquaient leur droit, il figure sur la liste rouge des criminels.

18/01/2015 (Brève 445) Les mésaventures d’un citoyen djiboutien, résidant en Europe du Nord, quand il revient dans son pays …. (Copie de la lettre ouverte et signée qu’il adresse au Président djiboutien et à un certains nombres d’autorités)

IBRAHIM DJAMA

à M. Ismail Omar Guelleh
Président de la République de Djibouti
Box. 6
DJIBOUTI
REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

Monsieur le Président, Excellence,

Je suis arrivé à Djibouti le 19 décembre 2014 pour effectuer un séjour au pays et pour solliciter le renouvellement de ma carte d’identité nationale.

Mon retour en Europe était prévu le 9 janvier 2015.

À chacun de mes séjours, en novembre ou en décembre, j’ai commencé toujours à faire de longues promenades à pied, quittant mon hôtel vers 8 h 00 du matin pour me rendre compte des changements dans l´environnement de la ville.

Il arrive que je parcoure parfois 50 km à pied dans une journée. Lorsque je me sens un peu fatigué, je rentre au Tribunal de Djibouti pour assister aux audiences publiques. Pour me reposer et se faire une idée en comparant le fonctionnement de la justice de Djibouti et celle du pays Européen qui m’a accueilli.

Le 23 décembre 2014 à 11h00 (heure locale), je me suis présenté au Palais de Justice de Djibouti. Le gendarme Sergent-Chef Kadiyeh me refusa l’entrée et je me suis arrêtée à 50 mètres de lui espérant rencontrer une personne de ma connaissance qui me faciliterait l’accès à la Salle d’audience publique.

N’ayant pas eu la chance de rencontrer une personne de ma connaissance, au bout d’une heure, je me suis décidé à poursuivre ma longue marche en me dirigeant vers mon hôtel ”Avenue 13”.

Le 24 décembre 2014 vers 12 h 00, je me suis de nouveau présenté à l’entrée du Palais de Justice toujours dans le but, d’assister aux audiences publiques de la journée. De nouveau, le Sergent-Chef Kadiyeh, de la Gendarmerie me refusa l’accès et je me suis posté à 50 mètres avec le même espoir : celui de rencontrer une personne qui qui me reconnaitrait et qui me faciliterait l’accès au tribunal, mais sans succès ce jour-là aussi.

Le 25 décembre 2014 à 11 h 00 je passais devant le Tribunal, mais sans intention d’en solliciter l’accès. Juste uniquement pour marcher à pied jusqu’à l´hôpital Peltier. Le sergent-chef Kadiyeh m´arrêta sans raison cette fois ci et m’accusant
d’être un terroriste potentiel, il me signifia mon arrestation.

Il appela une voiture de gendarmerie et me jeta à l’intérieur.

En chemin il me demanda mon appartenance tribale et je lui ai répondu que j’étais de l’ethnie ISSA.

Il affirma que je mentais et pour vérifier, il me demanda de préciser mon sous-clan. Je lui répondis Issa Fourlaba

Aussitôt dit Fourlaba, il en déduisit que j’étais un terroriste potentiel.

Dans le procès-verbal établi par les Services de la Gendarmerie de la Brigade du

nord, il est noté ses affirmations :

”Cet individu stationne devant le tribunal depuis plus de 30 jours et nous avons peur de lui.

Le service de la Gendarmerie me plaça aussitôt en garde à vue, dans une cellule qui ressemble à un cul de basse-fosse où je suis resté de 11 h 00 jusqu’à 19 h 00.

A 19 h 00 l´Adjudant Hassan Osman me fit sortir de mon isolement pour me poser des questions.
– Ton nom ? Ibrahim Djama
– date de naissance ? XX/XX/XX à Djibouti.
– Vous dites né á Djibouti ? – Bien sûr : je suis né à Djibouti et je suis djiboutien comme vous
– quelle tribu ? Issa fourlaba _ reer-Nour.
– Raconte-moi ton parcours à Djibouti ? J´ai raconté mon parcours à Djibouti et mon départ du pays en 1987.
– L´adjudant Hassan me demanda ensuite de donner des noms de collègues de ma classe de 81 à Holl Holl pour vérifier si j’avais bien servi dans l’Armée. – je me souvenais de deux noms : ceux du Chef de Corps de la Gendarmerie le Colonel Mohamed Abdi Douksiye et du Commandant de la Garde présidentielle Ali Iftin actuellement refugié à Bruxelles.

Ces deux officiers faisaient partie de la Gendarmerie alorsque j’ai été incorporé dans l´Armée nationale. Dans mon affectation nous étions 5 gendarmes et 10 militaires de l’AND.

Après ces réponses, l’Adjudant Hassan Osman fut étonné des charges relevées contre moi il me confirma que j’étais un citoyen djiboutien avec un casier judiciaire vierge.

Il poursuivit en rapportant que le Sergent-Chef kadiyeh avait affirmé que j’étais présent tous les jours depuis un mois devant le Tribunal et il m’en demanda la raison.

Je lui ai répondu ceci:

Je suis arrivé à Djibouti le 21 décembre et c´est mon quatrième jour à Djibouti. Si M. Kadiye vous a dit que je stationne devant le Tribunal depuis plus d´un mois ce ne peut être qu’une erreur.

-Avez-vous des pièces justificatives prouvant que vous êtes arrivé à Djibouti le 21 décembre ? Bien sûr parmi les pièces saisies dans mes poches on trouver la réservation et ma carte d´embarquement. De plus, si vous m´accompagnez à mon hôtel je vous montrerai le cachet d’entrée sur le territoire qui est sur mon passeport.

L´adjudant Hassan Houssein est allé chercher les preuves et il me confirma qu’il ne me considérait pas comme un terroriste. Il ajouta que mon dossier était désormais sur les bureaux du Lt Youssouf Ahmed et du Colonel Zakaria Hassan Aden.

Il ajouta que la seule chose qu’il pouvait faire pour me venir en aide, était de restituer mon téléphone portable pour pouvoir communiquer avec mes proches et solliciter qu’ils m’apportent un repas.

Aussitôt mon portable récupéré, j’ai appelé un ami officier, qui a contacté le Lt Youssouf Ahmed surpris qu’on lui disait qu’Ibrahim Djama était suspecté d´acte de terrorisme…. !.

C’est lui qui est venu en personne 10 minutes plus tard pour me libérer et me raccompagner à mon hôtel.

Monsieur le Président de la République, il ne fait nul doute, que si je n’avais pas téléphoné à un ami officier, j’aurais dû moisir dans les cellules de la Brigade Nord voir y mourir puisque j’étais considéré comme un terroriste en puissance, même s’il n’y avait aucune preuve contre moi.

Le fait que le pays soit en état d’alerte maximum n’est pas une excuse suffisant pour ignorer les Droits de l’Homme et pour accuser de terrorisme un citoyen qui n’a commis aucun acte contraire à la LOI.

Le 10 décembre 2014, pour la journée des Droits de l’Homme, je vous rappelle que vous aviez affirmé dans votre discours à l’hôtel Kempisky que » la République de Djibouti respectait les Droits de l’Homme « 

Monsieur le Président de la République, j’ai eu la chance d’avoir un ami officier qui n’est pas Fourlaba et qui est intervenu pour ma libération. Mais qu’en est-il pour les Djiboutiens qui n’ont pas les relations nécessaire quand ils sont confrontés à la même situation?

Sont-ils condamnés à pourrir dans les cellules de la Gendarmerie voire à y mourir sans assistance ?

Je me demande qui est terroriste : celui qui ne connait pas la définition du mot ”terrorisme” et qui bafoue les règles de la République et celle de son serment en considérant que toute la tribu Fourlaba est composée de terroristes en puissance ou un simple citoyen en visite dans son pays.

Au lieu de protéger la Constitution et la population, certains sous-officiers et/ou officiers la piétinent. Et pourquoi, ce ne seraient pas eux qui commettent des actes de terrorisme à l’encontre de citoyens sans défense ?

Combiens de Djiboutiens sont tombés sous les abus d’autorité manifestes de ce Sergent-Chef de la Gendarmerie ?

Combiens de Djiboutiens sont devenus des opposants après avoir été maltraités par ce Sergent-Chef ?

Combiens de djiboutiens ont quitté Djibouti pour la simple raisons qu´ils sont étés
mal traitées par des gens comme le sergent-chef Kadiye.

Aujourd´hui c´est moi qui ai subi les abus manifestes du Sergent-Chef Kadiyeh : qui sera le prochain ?

Monsieur le Président de la République si, aujourd’hui, je prends ma plume pour vous adresser cette lettre c’est parce qu’il existe des milliers de Djiboutiens qui ont subi les mêmes situations d’injustice.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, Excellence, l’assurance de ma plus haute considération

Destinataires pour information
1- Premier ministre
2- Ministre de la Defense
3- Chef de service de securité (SDS)
4- Chef d´etat major de la Gendarmerie

29/12/14 (Brève 443) Un lecteur nous signale qu’Idriss Arnaoud, le Président de l’AN a été hospitalisé hier dans un état grave. Il serait plongé dans le coma.

Depuis ce week end, le président de l’Assemblée nationale Idriss Arnaoud est dans le coma à l’hopital militaire français Bouffard. (Info lecteur)

Monsieur Arnaoud se trouve dans la section des soins intensifs sous  assistance respiratoire et aucune visite n(est autorisée.

27/12/14 (Brève 441) Massacre d’Arhiba – Un lecteur nous adresse le témoignage d’un médecin français (1°) qui était présent lors du massacre. Il joint une liste des victimes (2°)et la référence à des vidéos disponibles sur Youtube (3°).

1°) Concerne : Massacre d’ARHIBA du 18 décembre 1991

Vous trouverez ci dessous le témoignage d’un médecin français : Dr F… de C… (Médecin-Chef).

 » Le quartier est bouclé, les forces de l’ordre ont brûlé des cartes d’identité. La tension a monté. Un gendarme a été poignardé par un afar juste après la fusillade. 2 policiers afars qui essayaient de prendre la défense des habitants d’Arhiba ont été tués par balle par leurs propres collègues. A ce moment là, c’est la fusillade et les exécutions sommaires. C’est le carnage, les forces de l’ordre tirent sur tout ce qui n’a pas d’uniforme.

J’ai été très impressionne à l’hôpital Peltier par la foule de bléssés qui affluaient. Il faut imaginer un grand couloir avec de chaque côte une enfilade de brancards avec dessus des gens, tous. blessés par balles, tous afars, tous civils.

Au bas mot, une quarantaine de morts. 26 ont été entérrés dans les cimetières hors de la ville plus une quinzaine dans la ville puisque les gens n’avaient pas le droit (le sortir pour enterrer leurs morts ailleurs. La majorité des victimes était des hommes jeunes également des lemmes et des enfants mais aussi un vieil homme dont le crâne a été défoncé à coups de crosse et qui en est mort. J’ai vu un enfant de moins de 5 ans avec un poignet éclaté par balle.

Il semble certain qu’une intervention musclée des forces de l’ordre sur quartier afar était prévue à titre de vengeance et de représailles depuis la veille au soir à cause d’une sévère défaite militaire, dans la zone nord de Tadjourah où l’armée aurai eue 3oo morts ou disparus. A Tadjourah, l’armée nationale a subi de lourdes pertes et de lourdes défaites.

A Obock, c’est une ville morte, occupée par les forces de I ‘ordre et encerclée par les rebelles et la population civile est avec les rebelles en brousse. Leur souci est un souci d’alimentation et de soutien sanitaire. On comprend bien qu’ils ont la possibilité de se ravitailler par l’Ethiopie ou par le Yémen mais pour cela il faut de l’argent et les fonctionnaires ont des difficultés pour récupérer de l’argent sauf ceux qui sont à Djibouti.

Le pays est coupé en deux. Les gens d’Obock s’ils veulent venir à Djibouti doivent passer par l’Ethiopie, c’est à dire:’ qu’ils font un tour gigantesque pour contourner le pays.

On ne peut plus passer par la mer puisque l’armée contrôle les sorties. D’ailleurs les pêcheurs d’Obock qui s’étaient réfugiés à Djibouti se sont vu confisquer leurs boutres.

L’inquiétude majeure des djiboutiens est que Djibouti devienne comme Mogadiscio. Les tracts dans le sens de la guerre civile distribués à Djibouti n’ont pas trouvé une oreille à haut niveau On craignait que les quartiers Issas déferlent Djibouti sur les quartiers afar. Mais en réalité jusqu’à présent ce ne sont que les forces de l’ordre qui arrivent sur les quartiers afar. La majorité des djiboutiens voudrait préserver leur pays. La situation ethnique est plutôt calme au regard de la gravité des événements. »

Docteur F… de C…

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2°) A noter qu’il nous est très difficile d’avoir la liste complète et nominative de toutes les victimes. Nous publions cette liste, mais vous pouvez aussi consulter celle qui avait été publiée le 16 décembre 2011 à l’initiative d’Omar Gabassé : lien

BILAN DU MASSACRE D’ARHIBA 18 décembre 1991

33 corps abandonnés sur le terrain vague, 7 personnes décédées à l’hôpital Peltier le lendemain des suites de leurs blessures, 7 corps retrouvés le 19 en mer à marée basse, 12 corps que les forces de l’ordre ont emportés, Soit un total de 59 morts dont 47 ont été enterrés.

LISTE DES PERSONNES TUÉES LORS DU MASSACRE D’ARHIBA

Cas de disparition forcée le 18-12-1991 :
1. HAMAD IBRAHIM SAID
2. YASSO KATHE ALI
3. ALI IBRAHIM MOURRA
4. NIBALLEH ADEN MOHAMED
5. DAOUD MOHAMED ALT
6. ABDALLAH HANAD OMAR
7. SAID HAMADOU GAAS

Corps découverts sur place :
1. ALI ADAM AHMED
2. AHMED MOUMINE BAGUILA
3. HABILE MOUMINE BAGUÏLA
4. GANIBO IBRAHIM YASSO
5. ALI MOHAMED WEO
6. ADAM DIHIBO MOUSSA
7. MOHAMED ALI OMAR
8. ALI ALELOU ASSOWE
9. BERO DAOUD ANGADE
1O.OMAR MOHANED KABADE
11.ABDALLAH YAYO IBRAHTM
12.HASSAN ALI ABOUBAKER
13.MALIK ALI MAHAMED
14.HASSAN ABDOU ABOUBAKER
15.ALI ABDALLAH GOURATE
16.SABOLI ABDALLAH GAAS
17.ALI KABIR MANDEITOU
18.NOUMANE MOHAMED ABDALLAH
19.ALI SATD MOHAMED
20.MAHAMED MOUSSA WAAYE
21.ALI HOUSSEIN HARSSOU
22.ALI CHEIKO HAMAS
23.ADAM CHEIKO HAMAD
24.MOHAMED ALI HOUSSEIN
25.HASSAN FILADERO HASSAN
26.IDRISS LALE ALI
27.MOHAMED OSMAN IBRO
28.OSMAN MOHANED IBRO
29.SAADA AHMED
3O.ALI ARERO ALI
31.MISERA BOUCHRA CHOUMA
32.SALIHA MOHAMED ALT
33.ALI ADAM ALI

Personnes retrouvées mortes à la marée basse :
34.HOUSSEIN IBRAHIM MOHAMED
35.KILO YASSIN ALI
36.MAHAMEISSE DINBIHISSE ALI
37.ALI HAMAD DOULA
38.HERE ALI YASSO
39,FOSSEYA MOHAMED OSMAN
40.HASNA SAID MOHAMED

Personnes retrouvées mortes à l’hôpital Peltier :
41 OSMAN YOUSSOUF
42.HAMADOU GOHAR HAMADOU
43 ABDOULKADER MOHAMED ISSA
44.ARISSO ONDE ARISSO
45.MOHAMED MOUSSA MOHAMED
46.MOHANED ALI AHMED
47.GOHAR HAMADOU GOHAR

3°) ____________ Video
DJIBOUTI – PART 1 – VIDÉO – MASSACRE DU 18 DÉCEMBRE 1991 A ARHIBA. https://www.youtube.com/watch?v=-hXqxZu89n0

DJIBOUTI – PART 2 – VIDÉO – MASSACRE DU 18 DÉCEMBRE 1991 A ARHIBA. https://www.youtube.com/watch?v=xbHVel60zwc

DJIBOUTI – PART 3 – VIDÉO – MASSACRE DU 18 DÉCEMBRE 1991 A ARHIBA. https://www.youtube.com/watch?v=wbVM93R6j14

27/12/14 (Brève 442) Nouvelle alerte rouge pour le Gendarme Ahmed Abdallah, qui a été licencié sans préavis ni motif sérieux de la Gendarmerie et qui est maintenant harcelé par les forces au service de la dictature après avoir été emprisonné et torturé. (Avec les informations d’Omar Gabasse)

On se souviendra que le Gendarme Ahmed Abdallah Kamil avait été « kidnappé » le 25 juillet 2014, par les autorités érythréennes, alors qu’il effectuait une mission d’inspection aux côtés des militaires de la force d’interposition du Qatar, en charge de respecter le cessez-le-feu entre Djibouti et l’Ethiopie. Lien

Les autorités djiboutiennes avaient émis de vives protestations exigeant sa libération sans condition. Le 15 septembre 2014, l’Erythrée l’a finalement libéré et il est rentré à Djibouti où il s’attendait à un accueil chaleureux.

Eh bien, non, contrairement à toute attente, c’est un séjour à Gabode qui l’attendait, avec des tortures à la clef. Mais pour quelles raisons ? Aurait-il pu avoir connaissance en Erythrée de situations ou d’informations dérangeantes pour le régime de Guelleh. Aurait-il pu rencontrer des militaires djiboutiens toujours détenus dans ce pays. Toutes les hypothèses mériteraient d’être approfondies.

Finalement, après une campagne d’alerte lancée par Omar Gabasse et l’ARDHD, Djibouti l’avait libéré le 26 octobre 2014. Nous pouvions espérer qu’il retrouverait son corps d’origine et que l’affaire s’arrêterait là. (lien).

Eh bien NON !!
Nous apprenons qu’il a été licencié sans préavis, sans indemnité et surtout sans motif sérieux et véritable. Et qu’en plus, il est la victime d’un harcèlement judiciaire, puisqu’il doit pointer à l’arrondissement chaque mardi.

Nous lançons un appel pour que cesse le calvaire de ce jeune gendarme, très affaibli par sa captivité en Erythrée, puis à Gabode avec torture en prime et maintenant un contrôle judiciaire, sans qu’aucun motif ne lui ait été signifié.