14/08/08 (B460) Centre d’information ONU / Somalie : l’ONU se félicite de l’organisation de deux réunions à Djibouti les 16-18 août.

Le représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah.

Le représentant spécial des Nations Unies pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, s’est félicité mercredi de l’organisation par chacun des deux principaux comités de l’Accord de Djibouti d’une réunion ce week-end à Djibouti pour poursuivre les discussions de paix sur la Somalie.

Après consultations avec le gouvernement fédéral de transition somalien et l’Alliance pour la re-libération de la Somalie, il a été décidé que le Comité conjoint de sécurité (article 8) et le Comité de haut niveau (article 9) se réuniraient du 16 au 18 août à Djibouti, a précisé le Bureau politique des Nations Unies pour la Somalie dans un communiqué.

L’accord de trêve signé à Djibouti le 9 juin sous les auspices des Nations Unies par le gouvernement fédéral de Transition somalien et l’Alliance pour la re-libération de la Somalie prévoit la cessation des hostilités pendant trois mois assortie d’une possibilité d’un retrait éthiopien d’ici quatre mois.

Les deux parties auront des délégations participant aux deux réunions ce week-end. Le Premier ministre Nur Hassan Hussein ainsi que les dirigeants de l’Alliance, Sheikh Sharif Ahmed et Sharif Hassan Sheikh ont prévu d’être là, selon le communiqué.

La France (qui préside l’Union européenne), les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Union africaine, la Ligue des Etats arabes, l’Union européenne, la Commission européenne, l’Organisation de la conférence islamique, l’Autorité intergouvernementale pour le développement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) seront aussi présents. Des représentants de la société civile ont également été invités.

Dans ce contexte, Ahmedou Ould-Abdallah appelle le parlement somalien à suspendre ses travaux sur certaines questions politiques du 15 au 20 août pour faciliter la participation de ses membres aux réunions des deux comités. « J’aimerais que les parlementaires montrent leur plein soutien au processus de paix », a-t-il dit.

08/08/08 (B459-B) Centre Information ONU – La situation humanitaire en Somalie ne cesse de s’aggraver, selon John Holmes.

La situation humanitaire s’est détériorée constamment ces 18 derniers mois et atteint désormais un niveau sans précédent, même dans le contexte de la Somalie de ces 18 dernières années, a prévenu jeudi le responsable des affaires humanitaires des Nations Unies, John Holmes.

« Vingt et une personnes participant à des efforts humanitaires ont été tuées en Somalie depuis le mois de janvier », a souligné John Holmes, qui est Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies, dans un communiqué.

Mercredi, le directeur d’un orphelinat dans le ‘corridor d’Afgooye’, où sont réfugiées 300.000 personnes, a été tué par des hommes armés, a-t-il ajouté.

John Holmes a déploré aussi les attaques croissantes contre la population civile. « Toutes les parties à ce conflit ont l’obligation en vertu du droit international de protéger les civils et de s’abstenir de mener des attaques sans discrimination », a-t-il dit.

Dimanche dernier, 20 femmes occupées à nettoyer les rues de la capitale Mogadiscio sont mortes et 40 autres personnes blessées dans l’explosion d’une bombe dans la rue. Le lendemain, 10 civils au moins sont morts lorsqu’un obus de mortier est tombé sur une maison.

Hors de la capitale, les récents combats entre les forces éthiopiennes [qui soutiennent le gouvernement fédéral intérimaire] et les insurgés [qui soutiennent le mouvement islamiste somalien] à Belet Weyne, ont déplacé 70.000 civils.

Ces derniers sont éparpillés le long de la rivière Shabelle où ils sont démunis de tout : eau, nourriture, abri, soins médicaux.

31/07/08 (B458) Centre Information de l’ONU / Le Conseil de sécurité ferme la Mission des Nations Unies en Ethiopie/Erythrée.

Auteur de cette résolution 1827 (2008), le Représentant permanent de la Belgique, M. Jan Grauls, a imputé « cette décision importante » prise par le Conseil, huit ans après la création de la Mission et huit ans après la fin de la guerre entre les deux pays, aux restrictions que l’Érythrée a imposées à la Mission mais aussi au refus de l’Éthiopie de mettre en œuvre l’avis de la Commission du tracé de la frontière, du 27 novembre 2007, rapporte un communiqué.

Cette décision, souligne d’ailleurs le Conseil dans sa résolution, est sans préjudice des obligations des deux pays en vertu des Accords d’Alger dans lesquels ils ont convenu du caractère définitif et contraignant de l’avis de la Commission.

Le Conseil exige de l’Éthiopie et de l’Érythrée qu’elles fassent montre de la plus grande retenue, s’abstiennent de recourir à la menace ou à l’emploi de la force l’une contre l’autre et évitent la provocation militaire. Exhortant les deux pays à accepter les bons offices du Secrétaire général, le Conseil prie ce dernier de continuer à étudier avec eux la possibilité d’une présence des Nations Unies dans l’un ou l’autre pays aux fins du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

L’Éthiopie et l’Érythrée ont toutes les deux refusé les trois options proposées par le Secrétaire général pour remplacer la Mission, à savoir le déploiement d’une petite mission d’observation en Éthiopie, l’installation d’un petit bureau de liaison politique et militaire en Éthiopie ou la présence à New York d’un envoyé spécial du Secrétaire général.

L’Érythrée a commencé dès 2004 à imposer un certain nombre de restrictions à la MINUEE. C’est sa décision du 1er décembre 2007 d’arrêter toutes les livraisons de carburant qui a déclenché le transfert temporaire de la Mission hors du pays, alors que le personnel militaire déployé du côté éthiopien continuait de s’acquitter de ses tâches.

Le différend frontalier reste entier, a regretté le représentant de la Belgique.

Il a attribué aux deux parties la responsabilité de l’impasse et les a appelées à « arrêter le jeu stérile des accusations réciproques ». Comme la grande majorité des membres du Conseil, la Belgique aurait préféré maintenir une présence des Nations Unies sur le terrain comme un signal tangible que l’ONU est disposée à œuvrer en faveur d’une solution équilibrée et durable, a fait remarquer le représentant.

Le Secrétaire général a « regretté » la décision des parties de rejeter les plans qu’il avait proposés mais s’est félicité de la décision du Conseil de sécurité de « rester activement saisi de la question », a annoncé mercredi sa porte-parole.

Il a également exprimé l’espoir que les parties puissent normaliser leurs relations, déterminantes pour la paix et la stabilité de la région.

Ban Ki-moon a réitéré son offre de bons offices pour aider les parties à mettre en oeuvre les Accords d’Alger.

31/07/08 (B458) CENTRE INFORMATION ONU / L’UNICEF inquiet des violences contre les enfants dans le sud de la Somalie

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) s’est déclaré jeudi « profondément inquiet » de l’impact de l’escalade de la violence sur les enfants du sud et du centre de la Somalie.

Les Nations Unies ont reçu des informations selon lesquelles plus de 150 enfants ont été tués ou blessés au cours de bombardements et de fusillades l’an dernier, souligne l’UNICEF dans un communiqué. Sept enfants sont morts la semaine dernière dans des combats entre des éléments anti-gouvernementaux et les troupes éthiopiennes basées à Mogadiscio, cinq autres alors qu’ils s’enfuyaient de leur école et deux alors qu’ils jouaient au football sur un terrain public.

« Le conflit, les déplacements et l’insécurité dans le sud et le centre de la Somalie ont un impact très négatif sur la santé et le bien-être à long terme des jeunes gens », a dit le représentant de l’UNICEF en Somalie, Christian Balslev-Olesen. « Nous sommes aussi préoccupés par le recrutement d’enfants et leur participation au conflit qui a pour conséquence que des enfants deviennent des suspects et des cibles », a-t-il ajouté, cité dans le communiqué.

L’UNICEF mène une campagne, avec le soutien de ses partenaires, contre le recrutement des enfants et travaille avec des réseaux locaux de protection de l’enfance dans le sud et le centre de la Somalie pour surveiller et signaler les violations visant les enfants. Toutefois le fonctionnement de ces réseaux est gêné par la détérioration de la situation sécuritaire dans la région.

24/07/08 (B457) ONU / Conseil de Sécurité / L’ONU DOIT RESTER EN SOMALIE, AFFIRME LE REPRÉSENTANT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ

« Une force internationale de stabilisation mettrait fin au calvaire du peuple somalien », estime le Ministre des affaires étrangères de la Somalie

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, M. Ahmedou Ould-Abdallah, a estimé ce matin devant le Conseil de sécurité que la priorité pour les Nations Unies était de « rester sur place » et de « continuer à permettre la mise en œuvre de l’Accord de Djibouti ».

Si le Conseil de sécurité autorisait le déploiement d’une force internationale de stabilisation, il y aurait de « bonnes raisons de penser que le calvaire du peuple somalien qui dure depuis 17 ans prendra fin », a déclaré pour sa part le Ministre somalien des affaires étrangères et de la coopération internationale.

Pour M. Ali Ahmed Jama Jengeli, une force d’environ 26 000 membres chargée de stabiliser la Somalie, et telle qu’envisagée dans un précédent rapport du Secrétaire général, « n’est peut être pas nécessaire et faisable ». En revanche, « une force bien plus réduite, mandatée et financée par les Nations Unies pourrait faire un bon travail dans des circonstances raisonnables », a-t-il estimé, ajoutant que la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), déjà déployée dans le pays, devrait être « le noyau » de toute future force internationale de stabilisation des Nations Unies ou force de maintien de la paix.

« Le temps est venu pour le Conseil de sécurité de prendre des mesures audacieuses, décisives et rapides », a souligné M. Ould-Abdallah, qui présentait un exposé de la situation politique, sécuritaire et humanitaire en Somalie.

Tout en saluant l’ « excellent travail que la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) a accompli dans des conditions extrêmement difficiles », il a cependant estimé que le Conseil pourrait envisager d’en « changer la casquette » dans l’hypothèse où elle serait en mesure de fournir les capacités nécessaires. Deux autres options consisteraient à déployer une force internationale de stabilisation ou une force de maintien de la paix des Nations Unies.

Le Représentant spécial a proposé que le Conseil de sécurité exprime un « appui public fort » à l’Accord de Djibouti et appelle les États Membres à faciliter sa mise en œuvre rapide. « L’Accord de Djibouti constitue une occasion de marginaliser et peut-être même de mettre un terme à la violence en Somalie », a-t-il affirmé.

L’Accord de Djibouti, signé le 9 juin, prévoit une cessation des hostilités par les deux parties pendant une période initiale de 90 jours, commençant 30 jours après la signature de l’Accord. Il porte également sur une demande conjointe au Conseil de sécurité concernant l’autorisation et le déploiement, dans les quatre mois à venir, d’une force internationale de stabilisation dont les éléments seraient fournis par des pays amis, à l’exclusion des États voisins. Enfin, il engage les deux parties à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer un accès sans entrave au personnel humanitaire.

Le Commissaire pour la paix et à la sécurité de l’Union africaine, M. Ramtame Lamamra, a noté que la mobilisation internationale allait dans le sens voulu par le Gouvernement fédéral de transition et des autres parties prenantes, à savoir « parvenir à la stabilisation du pays par le biais du dialogue et de la réconciliation nationale ».

Il a en outre mis l’accent sur la nécessité de renforcer la composante navale dans la perspective de la mise en place d’une opération de maintien de la paix de l’ONU en Somalie. « Une opération de ce type s’appuyant sur une composante navale solide permettrait de mener une action de paix et de stabilisation au-delà de la capitale Mogadishu, en renforçant les efforts entrepris pour s’assurer du respect de l’embargo sur les armes, de la bonne marche des activités humanitaires et de la protection des ressources maritimes somaliennes », a-t-il expliqué.

« La Somalie demeure un véritable problème pour la communauté internationale mais l’évolution récente de la situation donne des raisons d’espérer », souligne le Secrétaire général dans son rapport*.

« L’Accord de Djibouti marque un pas important sur la voie de la paix et de la stabilité en Somalie. Le principal défi réside maintenant dans sa mise en œuvre », affirme M. Ban Ki-moon, invitant « les deux parties à respecter les dispositions de cet Accord et, en particulier, celles concernant la cessation des hostilités et la facilitation de l’accès humanitaire ».

Le Secrétaire général souligne qu’« il importe que les progrès enregistrés sur le front politique s’accompagnent de plans de mise en place d’un dispositif de sécurité approprié destiné à appuyer la réinstallation de l’ONU en Somalie et le déploiement d’une force de stabilisation internationale ».

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LA SITUATION EN SOMALIE
Déclarations

M. AHMEDOU OULD-ABDALLAH, Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, a rappelé que lors de son premier exposé devant le Conseil de sécurité, le 17 décembre, il avait proposé trois options pour aborder la crise somalienne. La première était de poursuivre la routine habituelle avec une assistance massive, y compris de l’aide humanitaire, comme nous l’avons fait au cours des 18 précédentes années. Cette approche, qui a permis de sauver des millions de vies et devrait être poursuivie, ne peut néanmoins apporter une paix durable.

La deuxième option serait de se retirer d’un pays où nous n’avons toujours pas fait une grande différence. Dans la troisième option, il proposait une action simultanée sur les fronts politique et sécuritaire.

Le Représentant spécial a souligné que le 9 juin, le Gouvernement fédéral de transition et l’Alliance pour la seconde libération de la Somalie sont arrivés à un accord politique qui a été paraphé par les deux parties. Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Union africaine, l’Union européenne, la Ligue des États arabes, l’Organisation de la Conférence islamique et l’Organisation des Nations Unies ont été les témoins de cet accord, a-t-il dit. La visite de travail du Conseil de sécurité à Djibouti à l’ouverture des discussions a été, a estimé M. Ould-Abdallah, l’une des contributions les plus importantes à la conclusion réussie de cet accord.

Il a proposé que le Conseil de sécurité exprime un appui public fort à l’Accord de Djibouti et appelle les États Membres à faciliter sa mise en œuvre rapide. L’Accord de Djibouti constitue une occasion de marginaliser et peut-être même de mettre un terme à la violence en Somalie, a-t-il affirmé. La priorité doit être de rester sur place et de continuer à permettre la mise en œuvre de l’Accord de Djibouti, a-t-il ajouté.

M. Ould-Abdallah a également déclaré que la communauté internationale devrait demeurer unie et manifester sa solidarité à l’égard du peuple somalien. Il a estimé que ce serait une erreur très grave de permettre à certains individus de jouer avec l’avenir de la Somalie et de l’ensemble de la corne de l’Afrique. La violence peut aisément se répandre à travers les frontières et constituer une menace pour la paix et la sécurité internationales. La Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) a fait un excellent travail dans des conditions extrêmement difficiles, a-t-il indiqué.

Mais, il convient, à ses yeux, d’envisager de changer la casquette de cette force si cela peut contribuer à apporter les capacités nécessaires. Une autre option serait ainsi de déployer une force internationale de stabilisation, comme l’a indiqué le Secrétaire général dans une lettre adressée le 20 septembre 2007 au Président du Conseil de sécurité. Enfin, comme troisième possibilité crédible, le Conseil de sécurité pourrait établir une force de maintien de la paix des Nations Unies. Le temps est venu pour le Conseil de sécurité de prendre des mesures audacieuses, décisives et rapides, a conclu le Représentant spécial du Secrétaire général.

M. RAMTAME LAMAMRA, Commissaire pour la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), a présenté les derniers développements en ce qui concerne la situation en Somalie. Il a noté que la mobilisation internationale allait dans le sens voulu par le Gouvernement fédéral de transition et des autres parties prenantes, à savoir parvenir à la stabilisation du pays par le biais du dialogue et de la réconciliation nationale. Le Commissaire a évoqué les différents efforts engagés à cette fin, notamment l’Accord de Djibouti conclu le 9 juin 2008 entre le Gouvernement fédéral de transition et l’Alliance pour la seconde libération de la Somalie. Lors du dernier Sommet de l’Union africaine tenu à Charm el-Cheikh, en Égypte, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union a salué les nouvelles perspectives pour une paix durable et la réconciliation en Somalie et appelé au soutien à la mise en œuvre de l’Accord de Djibouti, a ajouté M. Lamamra.

Le Commissaire pour la paix et la sécurité a ensuite rappelé que l’Accord prévoyait la création, sous les auspices de l’Union africaine et des Nations Unies, de deux comités clefs, le Comité mixte de sécurité et le Comité de haut niveau, qui auront pour mandat de consolider le processus politique en cours et d’améliorer la situation du pays au plan de la sécurité. M. Lamamra a estimé que pour que cette disposition soit réalisée et que l’ONU et l’Union africaine participent pleinement au processus de paix, il faudrait que les parties somaliennes s’engagent avec détermination à restaurer la confiance mutuelle en vue de mettre un terme au conflit.

Il a ajouté que la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) userait de tous les moyens dont elle dispose pour aider au rapprochement des parties. À ce sujet, M. Lamamra a déploré que l’AMISOM ne soit pas en mesure, pour l’heure, d’exercer pleinement son mandat, la Mission se heurtant à des manques sérieux sur le plan financier et sur le plan logistique. Selon les estimations des Nations Unies, son budget s’élève à 817 500 dollars. Il est crucial de renforcer la Mission en vue de parvenir à l’objectif international convenu de porter à 8 000 troupes le nombre de Casques bleus déployés sur place, a-t-il dit.

M. Lamamra a réaffirmé que ses visites sur place l’avait conforté dans l’idée qu’il était nécessaire de renforcer la composante navale dans la perspective de la mise en place d’une opération de maintien de la paix de l’ONU en Somalie. « Une opération de ce type s’appuyant sur une composante navale solide permettrait de mener une action de paix et de stabilisation au-delà de la capitale Mogadishu, en renforçant les efforts entrepris pour s’assurer du respect de l’embargo sur les armes, de la bonne marche des activités humanitaires et de la protection des ressources maritimes somaliennes. » Une forte composante navale représenterait aussi une garantie contre les attaques à l’encontre du personnel de l’ONU et une sécurisation des frontières maritimes, a encore ajouté le Commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine.

Il a conclu en appelant le Conseil de sécurité à donner aux Nations Unies et à la communauté internationale les moyens de déployer « une mission robuste en Somalie ». C’est un moyen unique, a-t-il estimé, de saisir l’opportunité qui s’offre de restaurer la paix durable et la sécurité dans le pays.

M. ALI AHMED JAMA JENGELI, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la Somalie, qui a rappelé que le Conseil de sécurité avait été pour la première fois saisi de la situation en Somalie au début de 1992, a fait état de l’Accord de paix et de réconciliation conclu à Djibouti le 9 juin dernier entre le Gouvernement fédéral de transition et l’Alliance pour la seconde libération de la Somalie. Le Ministre a assuré que tout serait entrepris par le Gouvernement fédéral de transition pour mettre en œuvre les dispositions de cet Accord et a espéré que l’Alliance pour la seconde libération de la Somalie fera de même.

Dans ce contexte, si le Conseil de sécurité autorisait le déploiement d’une force internationale de stabilisation des Nations Unies, il y aurait de bonnes raisons de penser que le calvaire du peuple somalien qui dure depuis 17 ans prendra fin, a-t-il dit. De l’avis du Ministre, une force d’environ 26 000 membres chargée de stabiliser la Somalie, et telle qu’envisagée dans un précédent rapport du Secrétaire général, n’est peut être pas nécessaire et faisable. Une force bien plus réduite, mandatée et financée par les Nations Unies pourrait faire un bon travail dans des circonstances raisonnables, a-t-il estimé, ajoutant que l’AMISOM, déjà déployée en Somalie, devrait être le noyau de toute future force internationale de stabilisation des Nations Unies ou force de maintien de la paix. Le Ministre a souligné que son gouvernement était déterminé à faire tout ce qu’il pouvait pour créer un climat favorable au déploiement et au bon fonctionnement d’une force de stabilisation.

S’agissant de l’aide humanitaire, une assistance considérable est requise pour les mois à venir, a-t-il affirmé. Le Ministre a mis l’accent sur la corrélation étroite entre la sécurité et la réconciliation et les besoins humanitaires. Toute action devra être prioritairement axée à l’avenir sur les plans politique et sécuritaire, a-t-il dit. Le Ministre a par ailleurs exprimé sa tristesse face aux meurtres et enlèvements délibérés commis contre des agents humanitaires qui accomplissent un travail héroïque dans des conditions difficiles. Le Gouvernement et le peuple somaliens sont attachés, en priorité, à poursuivre les auteurs de ces crimes et à les traduire en justice, a-t-il assuré. M. Jama Jengeli a appelé le Conseil de sécurité à régler de manière prioritaire la question de l’impunité pour les crimes commis contre le peuple somalien.

Le Ministre somalien des affaires étrangères a enfin estimé qu’il y avait de bonnes raisons d’être optimiste et positif concernant l’avenir de la Somalie. Beaucoup dépend du peuple et de ses dirigeants, ainsi que de la qualité, de la pertinence et de la quantité de l’assistance du Conseil de sécurité et de la communauté internationale, a-t-il fait remarquer. C’est pourquoi, il a souhaité qu’une force de stabilisation des Nations Unies appropriée reçoive l’appui du Conseil de sécurité au cours de cette réunion.

17/07/08 (B456) Centre actualités ONU / Somalie : le représentant de l’ONU salue des progrès après l’accord de Djibouti.

16 juillet 2008 – Le Représentant spécial des Nations Unies pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a félicité mercredi les parties somaliennes en conflit pour les progrès réalisés après l’accord de trêve signé le 9 juin à Djibouti.

« Les progrès réalisés jusqu’à maintenant sont encourageants », a déclaré dans un communiqué M. Ould-Abdallah, qui a mené les dix jours de pourparlers ayant abouti à l’accord de Djibouti. « Il y a un mois, les dirigeants somaliens de diverses origines ont fait une avancée courageuse pour restaurer la dignité de leur pays blessé », a-t-il ajouté.

L’accord de trêve signé sous les auspices des Nations Unies par le gouvernement fédéral de Transition somalien et l’Alliance pour la re-libération de la Somalie prévoit la cessation des hostilités pour une période de trois mois assorti d’une possibilité d’un retrait éthiopien d’ici quatre mois.

« La période depuis la signature de l’accord a permis […] de donner à tous ceux encore mal à l’aise avec l’idée d’une renaissance de la Somalie le temps de s’adapter », a souligné le Représentant spécial de l’ONU. Il a précisé que le Conseil de sécurité se réunirait bientôt pour discuter de la Somalie et a souhaité qu’une délégation conjointe somalienne se rende devant le Conseil de sécurité et rencontre la Jaliyadda (diaspora) aux Etats-Unis et dans d’autres pays.

“Après 18 ans de confrontation armée qui a évolué d’une lutte politique à un conflit entre tribus, il y a désormais un espoir de voir la naissance d’une nouvelle ère”, a ajouté M. Ould-Abdallah. Il a condamné le « meurtre inutile de Somaliens innocents », citant l’assassinat récent du chef du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Mogadiscio et de plusieurs conducteurs employés par le Programme alimentaire mondial (PAM).

10/07/08 (B455) Centre d’actualités de l’ONU / Somalie : un quatrième conducteur du PAM tué cette année

Pour la quatrième fois cette année, un conducteur du Programme alimentaire mondial (PAM) a été assassiné en Somalie lors d’une attaque contre un convoi de camions.

« Ahmed Saalim se trouvait lundi dans un convoi de camions sous-traités par le PAM dans la région de Shabelle. Il a été tué lors d’une escarmouche entre l’escorte du convoi et des miliciens à un poste de contrôle », a rapporté mercredi la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien au siège de l’ONU à New York.

Le PAM a appelé toutes les parties à permettre le passage en toute sécurité du personnel humanitaire et d’assistance, à un moment où le nombre de personnes qui en dépend est en constante augmentation.

Cet incident intervient au lendemain du meurtre du chef du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Somalie, à la sortie d’une mosquée à Mogadiscio.

Le Conseil de sécurité, dans une déclaration lue par son président pour le mois de juillet, le représentant du Viet Nam Le Luong Minh, a condamné dans les termes les plus fermes le meurtre du chef du PNUD, réaffirmant la nécessité de respecter « en toutes circonstances la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel humanitaire ».

03/06/08 (B450-B) Mission française à l’ONU. Satisfaction après l’adpotion de la résolution contre la piraterie qui a été adoptée hier à l’unanimité par le Conseil de Sécurité.

La France est très satisfaite de l’adoption de la résolution à l’unanimité. C’est la première résolution du Conseil de sécurité sur la piraterie ;

Vous vous en souvenez, le Président de la République, Nicolas Sarkozy a souhaité que le Conseil de sécurité renforce la réponse internationale à la piraterie maritime, notamment dans la zone des côtes somaliennes.

Il y a eu, en 2007, 263 actes de piraterie maritime répertoriés, dont plus d’une trentaine dans cette zone.

La France a pris une initiative concrète avec l’opération Alcyon, qui a aidé les navires du Programme alimentaire mondial à livrer leur aide alimentaire en Somalie. Initiative qu’ont poursuivi un certain de nombre de pays.

Aujourd’hui, nous adoptons une résolution ferme, sous chapitre VII. Elle crée un mécanisme efficace pour réprimer la piraterie dans la zone côtière somalienne en respectant totalement le droit international et la souveraineté des Etats. Tout se fera avec le Gouvernement fédéral de transition somalien.

Au delà du cas de la Somalie, la résolution prévoit un briefing du Conseil de sécurité par le secrétaire général de l’OMI, de manière plus large sur la question de la piraterie.

C’est donc un bon texte fort et efficace. Il :marque l’engagement de la communauté internationale à combattre la piraterie. C’est une avancée importante.