24/04/08 (B444-B) ONU – Somalie : l’expert indépendant sur les droits de l’homme dénonce la mort de civils

L’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en Somalie, Ghanim Alnajjar, a exprimé son inquiétude devant l’escalade de la violence et la détérioration des droits de l’homme dans le pays, à la suite de la reprise des combats violents entre les troupes du Gouvernement fédéral de transition et les forces antigouvernementales.

« L’expert indépendant a appelé au calme et à un cessez-le-feu immédiat, et a demandé au Gouvernement fédéral de transition et la communauté internationale de protéger les civils somaliens et de maintenir en permanence l’accès humanitaire », indique un communiqué publié aujourd’hui à Genève.

Selon les dernières informations, l’utilisation de l’artillerie lourde dans des zones fortement peuplées de civils a causé la mort de 81 civils et plus de 100 autres ont été blessés.

Ghanim Alnajjar a particulièrement condamné les attaques délibérées à l’encontre de religieux du Groupe Altabligh de la mosquée Alhidaya.

Il a rappelé à toutes les parties leur devoir de respecter les dispositions du droit international humanitaire, avant d’insister sur la nécessité d’enquêter rapidement et de manière impartiale sur les assassinats afin que la paix durable en Somalie soit « basée sur la justice, la vérité et la responsabilité ».

03/04/08 (B441-B) Information ONU : CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ ET REPRÉSENTANT PERMANENT DE L’AFRIQUE DU SUD, DUMISANI SHADRACK KUMALO

Le Représentant permanent de l’Afrique du Sud, M. Dumisani Shadrack Kumalo, a dévoilé, ce matin, le programme de travail du Conseil de sécurité dont son pays assure la présidence au cours du mois d’avril. Deux « événements majeurs » marqueront cette présidence sud-africaine, a-t-il dit, citant une « rencontre historique », le 16, entre les 15 ambassadeurs du Conseil de sécurité et leurs 15 homologues du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, et, le lendemain, un débat « au plus haut niveau », que présidera le chef de l’État sud-africain M. Thabo Mbeki, sur les relations du Conseil de sécurité avec l’Union africaine et d’autres organisations régionales.

Après celle du mois de mars 2007, cette deuxième présidence sud-africaine du Conseil de sécurité sera « dédiée au renforcement des relations entre les Nations Unies, dont le Conseil de sécurité, et l’Union africaine et les autres organisations », a déclaré ce matin M. Kumalo, lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU à New York.

Le Représentant permanent de l’Afrique du Sud a ainsi fourni quelques détails sur le débat public de haut niveau du 17 avril, auquel devraient prendre part plusieurs chefs d’État, et qui portera sur les conflits en Afrique.

Des invitations ont été envoyées aux 15 chefs d’État des pays membres du Conseil de sécurité ainsi qu’à leurs homologues du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, a-t-il souligné. Jusqu’à présent, le Président du Gabon, Omar Bongo Ondimba, le Président du Conseil italien, Romano Prodi, et le Vice-Président du Panama ont confirmé leur venue, a-t-il précisé.

Les chefs d’État des pays africains figurant à l’agenda du Conseil de sécurité ont également été conviés. Parmi eux, les Présidents de la Somalie, Abdullahi Yusuf Ahmed, et de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, ont répondu favorablement. Le Président soudanais Omar el-Béchir pourrait faire le déplacement, tandis que celui du Tchad, Idriss Derby, n’a pas fait connaître, pour l’instant, sa décision.

Le Président du Conseil de sécurité a espéré que ce débat donnerait lieu à l’adoption d’une résolution traitant de la question des ressources dont doit disposer l’Union africaine lorsqu’elle est amenée à mettre en œuvre des décisions prises par le Conseil de sécurité, comme en Somalie, au Darfour ou ailleurs. Bénéficier de la présence de chefs d’État africains et d’une discussion au plus haut niveau serait une façon de rendre plus concrètes qu’elles ne le sont les questions liées à l’Afrique, a estimé M. Kumalo.

L’Ambassadeur sud-africain s’est par ailleurs félicité du fait que la Somalie soit l’objet de quelque attention de la part du Conseil de sécurité.

Regrettant ce qu’il perçoit comme étant une attitude « à double vitesse » et un « deux poids deux mesures » de la communauté internationale sur la question de la Somalie, il a exprimé son souhait de vouloir « changer la dynamique ».

Il a en outre indiqué que le Conseil avait reçu plusieurs lettres de la part d’organisations de défense des droits de l’homme, comme Human Rights Watch, recommandant l’établissement d’une commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’homme.

Il a enfin fait état d’une proposition concernant l’envoi d’une mission du Conseil de sécurité en juin en Somalie, au Darfour, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et en Côte d’Ivoire. (…)

29/03/08 (B441) Centre de nouvelles de l’ONU : 15.000 Somaliens ont trouvé refuge dans les pays voisins depuis le début de l’année. (Info lectrice)

28 mars 2008 – Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), près de 15.000 Somaliens ont trouvé refuge dans les pays voisins – Kenya, Djibouti, Éthiopie et même Soudan – depuis le début de l’année.

« Un nombre croissant de demandeurs d’asile et de migrants fait route en direction de Djibouti, faisant craindre que ce petit État de la Corne de l’Afrique pourrait devenir une route alternative de migration pour des Somaliens cherchant de meilleures opportunités au Moyen-Orient », a déclaré Ron Redmond, le porte-parole, lors d’une conférence de presse à Genève, selon un communiqué publié aujourd’hui par le HCR.

Plus de 100 Somaliens arrivent chaque jour à Djibouti, et beaucoup sont interceptés alors qu’ils tentent ensuite de rejoindre le Yémen.

Le Kenya a reçu plus de 8.000 demandeurs d’asile somaliens, le plus grand nombre dans un pays de la région cette année, a précisé Ron Redmond.

Depuis le mois de janvier, 4.000 Somaliens ont par ailleurs rejoint l’Éthiopie, s’ajoutant aux quelque 8.500 réfugiés arrivés dans l’est du pays en 2007.

Certains réfugiés ont même atteint l’est du Soudan, en général des jeunes hommes er des femmes célibataires fuyant les troubles à Mogadiscio. Depuis le mois de janvier, ils sont environ 1.300 à avoir trouvé asile dans l’est du pays, soit six fois plus qu’au cours de toute l’année dernière.

07/03/08 (B437-B) ONU : Ban Ki-moon : « il est toujours possible à l’Érythrée de revoir sa position »

« Les restrictions imposées par les autorités érythréennes à la MINUEE sont inacceptables et constituent une violation des principes fondamentaux du maintien de la paix », affirme le Secrétaire général dans son rapport spécial au Conseil de sécurité sur la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée (MINUEE), rendu public aujourd’hui.

Depuis que le Secrétaire général a pris la décision de transférer provisoirement le personnel et le matériel de la Mission de l’Érythrée vers l’Éthiopie, en raison de l’impossibilité de se procurer du carburant, les opérations de redéploiement se sont heurtées à différents obstacles qui ont contraint la Mission à recourir à un plan de rechange (dépêche du 14.02.2008).

Le personnel et le matériel de la Zone temporaire de sécurité ont donc été regroupés à Asmara, la capitale érythréenne, et à Assab. « Mais il n’y a pas à Asmara et à Assab d’installations se prêtant à un séjour prolongé des contingents », informe le rapport.

Devant les difficiles conditions imposées au personnel militaire, logé dans des installations de fortune surpeuplées, le Secrétaire général a donc donné l’instruction d’entamer le processus de transfert du personnel militaire vers leur pays d’origine, en attendant une décision définitive du Conseil de sécurité sur l’avenir de la MINUEE.

Quant aux autres personnels, compte tenu de la « situation intenable » dans laquelle l’Érythrée a placé la Mission, le Secrétaire général recommande de transférer le personnel sans des lieux de réinstallation durable.

« En tant que partie à l’Accord de cessation des hostilités, en vertu duquel les deux pays ont invité les Nations Unies à déployer une mission de maintien de la paix sur leur territoire, l’Érythrée est tenue de traiter les membres de celle-ci avec respect et dignité et de garantir leur sûreté et leur sécurité, ainsi que leur droit de se déplacer librement et de ne se voir imposer aucune restriction dans l’accomplissement de leurs tâches », rappelle le Secrétaire général.

S’il est « toujours possible » à l’Érythrée de revenir sur sa position, de réapprovisionner la Mission en carburant et de lever les restrictions, a indiqué Ban Ki-moon, le pays a aussi l’obligation, en cas contraire, de faciliter le transfert « sans heurts et de façon ordonnée » du personnel de maintien de la paix et de ses équipements vers Asmara.

Tout en réitérant son offre de bons offices aux deux parties, il a appelé à la résolution des questions politiques et juridiques « fondamentales » qui se trouvent au centre du différend entre l’Éthiopie et l’Érythrée.

16/02/08 (B435) ONU – L’UNION AFRICAINE ET LA SOMALIE EXHORTENT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ À DÉCIDER DU DÉPLOIEMENT D’UNE OPÉRATION DE MAINTIEN DE LA PAIX DANS CE PAYS

L’Observatrice permanente de l’Union africaine, et le Représentant permanent de la Somalie auprès des Nations Unies ont tous deux fait part, ce matin devant le Conseil de sécurité, de l’appel lancé par l’Union africaine pour que le Conseil prenne des mesures urgentes en vue du déploiement rapide d’une opération de maintien de la paix de l’ONU en Somalie qui remplacerait l’actuelle Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

L’Observatrice permanente de l’Union africaine, Mme Lilah H. Ratsifandrihamanana, qui dressait devant le Conseil de sécurité un tableau de la situation en Somalie, a indiqué que lors du dernier Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, l’Assemblée de l’Union africaine avait soutenu les propositions formulées par le Conseil de paix et de sécurité dans son communiqué du 18 janvier 2008.

Dans ce texte, le Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine estime que la situation en Somalie peut encore être redressée avec le concours de toutes les parties somaliennes et de la communauté internationale. Le Conseil souligne également la nécessité pour le Gouvernement fédéral de transition d’arrêter des mesures concrètes en vue de la mise en œuvre des conclusions du Congrès de réconciliation nationale, ainsi que la nécessité, pour la communauté internationale et les pays de la région, d’appuyer le processus de réconciliation en cours. Il annonce, a rappelé Mme Ratsifandrihamanana, que la Commission de l’Union africaine convoquera la réunion internationale de haut niveau en vue de recentrer l’attention internationale sur la Somalie et de mobiliser le soutien nécessaire pour le processus en cours. Le communiqué du 18 janvier a mis l’accent sur la situation dans les régions somaliennes de Sool et de Sanaag, les parties concernées ayant été exhortées à prendre, en urgence, des mesures pour faire face aux tensions afin d’en réduire les conséquences, a précisé l’Observatrice permanente de l’Union africaine.

Dans ce même texte, a-t-elle poursuivi, le Conseil de sécurité des Nations Unies est invité à réexaminer l’embargo sur les armes imposé par la résolution 733 (1992), afin de permettre au Gouvernement fédéral de transition de mettre en place et d’équiper ses forces de sécurité et de défense, tout en maintenant et en renforçant les dispositions de l’embargo contre ceux qui visent à compromettre le processus de paix et de réconciliation. Le Conseil de sécurité est aussi exhorté à prendre des mesures à l’encontre de ceux qui entravent le processus politique de paix ou menaceraient par la force les Institutions fédérales de transition ou la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Un appel est lancé à la communauté internationale pour qu’elle continue à apporter une assistance humanitaire aux populations et des contributions financières pour répondre aux besoins non couverts de la procédure d’appel consolidé lancé en faveur de la Somalie pour 2008. Il est demandé que toutes les mesures nécessaires soient prises pour créer des conditions propices à l’acheminement de l’aide humanitaire, y compris le libre accès aux populations dans le besoin et la sécurité pour les travailleurs et les organisations humanitaires.

S’agissant de l’AMISOM, l’Observatrice permanente a affirmé que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine avait décidé de proroger son mandat pour une période de six mois pour lui permettre de s’acquitter des mêmes tâches et responsabilités, selon les termes énoncés dans son mandat actuel. Le Conseil de paix et de sécurité appelle une nouvelle fois les États Membres à fournir des troupes et le personnel requis, ainsi que l’appui financier et logistique nécessaire, et il appelle les partenaires de l’Union africaine à apporter à l’AMISOM un appui logistique et financier accru. Enfin, l’accent a été mis sur la nécessité du déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations Unies en Somalie qui remplacerait l’AMISOM et appuierait la stabilisation à long terme et la reconstruction postconflit de la Somalie.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine appelle d’autre part le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre des mesures urgentes pour le déploiement rapide d’une telle opération, conformément à la responsabilité principale qui est celle du Conseil de sécurité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Dans l’intervalle, il est demandé que toutes les mesures requises soient prises pour que l’ONU apporte à l’AMISOM un ensemble de mesures d’aide, dans le cadre des dispositions du Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, a dit Mme Ratsifandrimanana. L’Observatrice permanente a déclaré qu’elle était confiante que le Conseil de sécurité saura prendre les décisions adéquates conformes aux aspirations de paix de tous les Somaliens.

Mme Ratsifandrihamanana a également noté qu’en octobre 2007, le Président de l’Union africaine avait désigné un nouveau Représentant spécial pour la Somalie, Nicolas Bwakira. M. Bwakira s’est rendu, en décembre, en Somalie, en Éthiopie, au Kenya et en Ouganda, où il a pris les premiers contacts avec les autorités nationales et s’est entretenu avec les membres de la communauté internationale, y compris les Nations Unies, l’Union européenne, les partenaires bilatéraux de l’Union africaine et les représentants d’organisations non gouvernementales régionales et internationales. Lors de ces rencontres, M. Bwakira a souligné qu’il était nécessaire de déployer de nouveaux efforts concertés afin de tenter de régler les difficultés actuelles de la Somalie, et il a réitéré la détermination de l’Union africaine à tout mettre en œuvre pour rétablir les conditions d’une restauration rapide de la paix et de la sécurité dans le pays.

L’Observatrice permanente a ajouté que, dans le cadre de son mandat, et en dépit des difficultés qu’elle rencontrait, l’AMISOM avait continué à mener ses différentes activités, notamment la fourniture de services médicaux et la distribution d’eau à la population, dans les environs immédiats du siège de la Mission à Mogadishu. L’AMISOM a également continué de recevoir des armes remises par différents groupes armés, en vue de leur stockage et de leur destruction, a-t-elle poursuivi. Selon Mme Ratsifandrihamanana, le budget de l’AMISOM s’élève, pour une année, à environ 622 millions de dollars.

L’AMISOM a reçu récemment 32 millions de dollars, venant principalement de l’Union européenne, de la Chine et de la Ligue des États arabes. De même, sur les 8 000 soldats autorisés par le Conseil de sécurité en 2007, seuls deux bataillons ougandais et une équipe de 192 soldats burundais, déployés les 23 et 24 décembre, sont sur le terrain, à Mogadishu, a-t-elle indiqué. Des mesures sont en cours pour déployer l’essentiel du premier des deux bataillons promis par le Burundi, a-t-elle ajouté, précisant que lors du Sommet de l’Union africaine, le Président de l’Ouganda avait décidé de l’envoi de troupes supplémentaires.

Le Représentant de la Somalie auprès des Nations Unies, M. Elmi Ahmed Duale, a rappelé lui aussi le récent appel lancé par les dirigeants africains au Conseil de sécurité pour qu’il prenne de toute urgence des mesures afin de permettre le déploiement rapide d’une opération de maintien de la paix des Nations Unies en Somalie. Le Conseil de sécurité lui-même avait demandé au Secrétaire général, dans une Déclaration présidentielle en date du 19 décembre 2007, de mettre au point des plans d’urgence pour le déploiement éventuel d’une telle opération à cette fin et à l’appui de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), a tenu à rappeler M. Duale. Afin d’éviter une nouvelle détérioration de la situation en Somalie, il a exhorté le Conseil de sécurité à hâter la mise en œuvre des décisions convenues dans le texte de cette déclaration.

En ce qui le concerne, le Gouvernement somalien est prêt à pleinement coopérer et à travailler étroitement avec le Conseil de sécurité et le Secrétaire général à cet égard, mais il souhaite vivement, a poursuivi M. Duale, que la décision du Conseil ne se limite pas à renouveler l’autorisation du déploiement de l’AMISOM ni à adopter une politique attentiste. La Somalie et la communauté internationale attendent davantage du Conseil de sécurité, a ajouté le Représentant. Les conditions de sécurité qui règnent en Somalie posent un véritable défi au continent africain et constituent une menace à la paix et à la sécurité internationales, a-t-il estimé.

16/02/08 (B435) BBC Les Nations unies confirment que les Erythréens ont coupé l’approvisionnement en essence de la force internationale d’interposition. Les soldats de la paix ont été contraints de se retirer “temporairement” du territoire érythréen. La semaine dernière, une alerte concernant une possible reprise des combats avait été lancée par l’ONU. The United Nations has confirmed that its peacekeeping force for Ethiopia and Eritrea, Unmee, has begun a “temporary relocation” out of Eritrea.

The peacekeepers were monitoring the border security zone set up in 2000 at the end of a brutal two-year war which killed tens of thousands of people.

They have left after the Eritrean government cut off their fuel supplies.

Last week, the UN warned the two sides could return to war, as troops were being amassed in the security zone.

“Clearly the signs point towards a resumption of the conflict,” UN spokesman Yves Sorokobi told the BBC last week.

The BBC’s Elizabeth Blunt in Ethiopia says although the move is being described as temporary, it looks unlikely Unmee troops will be going back.

Our correspondent says that diplomats in Addis Ababa say privately they cannot imagine a return for Unmee and that this is the beginning of the end of the peace force.

Eritrea is angered at its neighbour’s failure to hand over Badme, the disputed town which sparked the conflict, which a Boundary Commission set up after the war, awarded to Eritrea.

TENSE BORDER
Dec 2000: Peace agreement
Apr 2002: Border ruling
Mar 2003: Ethiopian complaint over Badme rejected
Oct 2005: Eritrea restricts peacekeepers’ activities
Nov 2005: UN sanctions threat if no compliance with 2000 deal
Dec 2007: Deadline to demarcate the border expires without agreement
Dec 2007: Eritrea cuts fuel supplies to the UN
Feb 2008: UN warns of a return to war as it withdraws from Eritrea

Eritrea accepted international surveillance of a large swathe of its territory as part of the peace agreement that followed the war with Ethiopia.

But with the Boundary Commission decision in its favour, Eritrea wants the international community to put pressure on Ethiopia to withdraw from Badme.

Having lost patience with the UN, it has managed to force out the 1,400 troops and 200 military observers by cutting off fuel supplies.

The government in Addis Ababa warned the UN against allowing itself to be humiliated by one party to the agreement, but has said it will co-operate in allowing the withdrawing troops to relocate to northern Ethiopia.

Our correspondent says the main practical issue now is whether the UN force will be allowed to bring all its vehicles and equipment out with it.

In a briefing to diplomats, many of whose countries have contributed to the mission, Unmee said it was determined not to leave anything of military value behind.

But the spokesman for UN Secretary-General Ban Ki-moon said that although some convoys had been allowed to cross into Ethiopia, others had been turned back by the Eritrean authorities.

12/02/08 (B434) Centre information ONU / Somalie : les activités de l’ONU suspendues cette semaine en raison d’attaques.

11 février 2008 – Les opérations de l’ONU dans les villes somaliennes de Mogadiscio, Afgooye et Kismayo ont dû être suspendues cette semaine en raison des attaques dont le complexe de l’ONU dans la capitale a été la cible au cours du week-end dernier.

Il n’y a pas eu de victimes, a indiqué la porte-parole du Secrétaire général lors du point de presse aujourd’hui à New York.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), certaines organisations non-gouvernementales internationales ont également suspendu temporairement les déplacements de leur personnel dans le pays, où des attaques similaires ont eu lieu au cours de la semaine passée.

Selon la presse, une demi-douzaine de grenades auraient été lancées contre les bureaux du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Mogadiscio dans la nuit de vendredi à samedi.

20/11/07 (B422) News ONU : Somalie : l’ONU déplore la mort d’une des principales militantes pour la paix

19 novembre 2007 – Le Coordonnateur résident et humanitaire de l’ONU en Somalie, Eric Laroche, a vivement déploré la mort vendredi dernier de Madina Mohamud Elmi, l’une des principales militantes de la société civile somalienne pour la paix et la réconciliation nationale.

Victime d’une balle perdue alors qu’elle participait à a distribution d’une aide humanitaire à des personnes déplacées, Madina Mohamud Elmi a consacré une partie de son existence à la défense des groupes vulnérables et aux activités humanitaires visant à atténuer les tensions et ramener le calme dans son pays, indique un communiqué de presse publié hier à Nairobi, au Kenya.

« Travailler dans l’humanitaire en Somalie aujourd’hui est une entreprise héroïque, car il s’agit de l’un des endroits les plus dangereux et les moins protégés de la planète », affirme le communiqué. « La Somalie a perdu l’une de ses héroïnes », a ajouté M. Laroche.

Par ailleurs, le Programme alimentaire mondial (PAM) a salué aujourd’hui l’arrivée à bon port de deux navires de marchandise humanitaires, les premiers à être escortés par un bâtiment de guerre français pour les protéger contre la piraterie maritime pratiquée au large des côtes somaliennes.

Les navires de marchandise affrétés par le PAM ont quitté vendredi le port kényan de Mombassa transportant 3.000 tonnes de vivres.

La directrice exécutive du PAM, Josette Sheeran, a souligné que cette aide parvenait à point nommé, compte tenu des ravages infligés aux populations somaliennes par la guerre et la sécheresse.