03/01/09 (B481) Centre Info ONU / OCHA / Des combats dans le centre de la Somalie font 50.000 déplacés, selon l’OCHA.

Plus de 50.000 personnes ont été déplacées par les combats acharnés qui ont eu lieu dans les villes de Dhuusamarreeb et de Guri Elle dans le centre de la Somalie, du 27 au 30 décembre, a indiqué vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Les affrontements auraient fait aussi 40 morts et 50 blessés, alors que la situation reste tendue et que l’on s’attend à de nouveaux combats, selon un communiqué.

OCHA rapporte qu’une conférence des partenaires humanitaires a eu lieu vendredi pour coordonner une réponse à ces déplacements, mais que la situation sécuritaire continue d’entraver les secours.

Dans la capitale Mogadiscio, on a recensé cette semaine trois attaques directes contre la communauté humanitaire, dont des grenades jetées sur le bâtiment du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui ont blessé un responsable de la sécurité et une attaque par un groupe armé contre le bâtiment du Programme alimentaire mondial (PAM) à Marka.

OCHA rapporte aussi un accroissement des attaques dans Mogadiscio cette semaine. Le 30 décembre seulement, 17 personnes ont été tuées dans divers endroits, dont le marché de Bakara où 7 civils ont été tués lorsqu’un obus de mortier est tombé sur un restaurant.

24/10/08 (B470-B) ONU – 6000 ème session – Conseil de sécurité. LE PRÉSIDENT DE DJIBOUTI DEMANDE UNE ACTION URGENTE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DANS LE CONFLIT FRONTALIER AVEC L’ÉRYTHRÉE

__________________________________ Note de l’ARDHD

Lire en particulier les propos de Guelleh, en couleur rouge, ils pourraient donner un parfait exemple de bobardisation.

A noter que la France reconnaît aujourd’hui et officilemement, que les combats de Doumera ont été meurtriers. Alors que le bilan officiel n’a jamais dépassé une vingtaine de victimes …. La vérité commencerait-elle à émerger et de source officielle ?
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La France propose d’engager des consultations bilatérales en vue de présenter un projet de texte condamnant l’Érythrée si elle persiste dans son refus de dialogue

Le Président de Djibouti, M. Ismail Omar Guelleh, a demandé ce matin au Conseil de sécurité d’agir de « manière urgente et efficace » en vue d’obtenir de l’Érythrée qu’elle se plie à ses obligations internationales et accepte de coopérer pour résoudre le conflit frontalier entre les deux pays. Cette crise n’est qu’un « problème artificiel », a estimé de son côté le représentant érythréen.

M. Guelleh a ainsi exhorté le Conseil de sécurité à exiger de l’Érythrée et de Djibouti « dans un délai d’environ trois semaines à se consacrer fondamentalement à la résolution de cette crise ». « Tout manquement à l’application d’une telle décision devrait donner lieu à des sanctions de la part du Conseil », a déclaré le Président djiboutien. L’« agression » de l’Érythrée « ne doit être ni ignorée ni rester impunie ni même, ce qui est pire, être prise à la légère », a-t-il ajouté.

« Une inaction continue, sous quelque forme qu’elle soit, non seulement encouragerait mais gratifierait l’attitude de l’Érythrée », ne donnant à Djibouti que la guerre comme seule option, a également déclaré le Chef de l’État, pour qui la priorité immédiate « est la démilitarisation du secteur du conflit, ainsi que le retrait des forces des deux pays dans leurs positions d’avant février 2008 ».

Cette réunion, la 6 000e du Conseil de sécurité depuis la création des Nations Unies, avait été demandée par Djibouti* afin que le Président Guelleh puisse s’exprimer sur cette question qui avait déjà donné lieu à une séance d’urgence, le 24 juin dernier.

Le Représentant permanent de l’Érythrée auprès de l’ONU a assuré pour sa part qu’il n’y avait pas eu d’éléments nouveaux depuis le « bref incident du mois de juin » causé, a-t-il précisé, par une « attaque non provoquée de la part des Forces de Djibouti contre des Forces érythréennes situées en territoire érythréen ». Il a indiqué que si l’Érythrée souhaitait « rétablir et cultiver des relations de bon voisinage avec Djibouti sur la base du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriales », elle ne se laisserait pas entraîner, en revanche, « dans un conflit de diversion et artificiel ».

Dans le débat qui a suivi, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leurs préoccupations face à cette situation conflictuelle et à ses risques d’embrasement dans une région, la corne de l’Afrique, déjà fortement marquée par les guerres et les crises humanitaires, même si, comme l’ont constaté certains, les tensions semblent s’être apaisées à la frontière.

« Le Conseil de sécurité ne doit pas perdre de vue l’essentiel, c’est-à-dire les combats meurtriers, dont l’Érythrée est responsable, qui ont eu lieu à Doumeira en juin dernier et les effets de cette agression qui persistent », a affirmé le représentant de la France. Celui-ci a annoncé que la France se proposait d’ « engager rapidement des consultations bilatérales », en vue de présenter « le moment venu » au Conseil de sécurité un projet de texte condamnant l’Érythrée si elle persistait dans son refus de tout dialogue et encourageant les efforts du Président de la Commission de l’Union africaine et du Secrétaire général des Nations Unies. Ces demandes, a-t-il poursuivi, « devraient s’accompagner d’une échéance claire ».

Son homologue des États-Unis a demandé au Secrétaire général, conformément à la recommandation de la mission d’établissement des faits**, de dépêcher un émissaire sur le terrain. Plusieurs pays, comme le Burkina Faso ou l’Afrique du Sud, ont en outre souligné que le Conseil de sécurité pouvait s’appuyer sur les efforts et les bons offices de l’Union africaine ou de la Ligue des États arabes. Le représentant de l’Afrique du Sud a ainsi dit espérer que la visite du Président de la Commission de l’Union africaine, M. Jean Ping, à Asmara constitue « une bonne occasion pour l’Érythrée de donner sa vision des choses ».

Dans une déclaration présidentielle, le 12 juin dernier, le Conseil de sécurité avait condamné l’action militaire conduite deux jours plus tôt par l’Érythrée contre Djibouti à Ras Doumeira et dans les îles de Doumeira. Il avait également demandé instamment aux deux parties de « retirer leurs forces pour revenir au statu quo ante » et d’« entreprendre des efforts diplomatiques en vue de résoudre la question pacifiquement et conformément au droit international ».

Outre ceux déjà cités, les représentants des pays suivants ont pris la parole: Burkina Faso, Belgique, Italie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Afrique du Sud, Croatie, Costa Rica, Viet Nam, Jamahiriya arabe libyenne, Panama, États-Unis et Chine.

__________________ PAIX ET SÉCURITÉ EN AFRIQUE

Déclarations

M. ISMAIL OMAR GUELLEH, Président de la République de Djibouti, a souligné que son pays, petit, paisible et progressiste, est parvenu à survivre et à maintenir sa stabilité dans un contexte de guerres régionales variées et persistantes, et de conflits civils violents pendant les trois dernières décennies. La Corne de l’Afrique, a-t-il ajouté, a eu, et continue à avoir, plus que son lot de malheur, de tragédie, de dislocation et de destruction.

À cet égard, le Conseil de sécurité pourrait, a estimé le Président djiboutien, examiner profondément ce foyer de tension au niveau régional comme il l’a fait dans le passé pour la région de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). M. Guelleh a, en premier lieu, évoqué la question de la Somalie, pays, a-t-il précisé, « en ruines ».

Cette question n’est plus exclusivement somalienne et requiert, a-t-il estimé, une implication régionale et internationale totale, transparente, franche et neutre, afin de déterminer une fois pour toutes le destin d’un peuple, dont le futur comme nation est en jeu. Le Chef de l’État djiboutien a notamment affirmé que la piraterie faisait partie du chaos croissant en Somalie et constituait un symptôme de l’absence de pouvoir au sein de cette nation.

De l’avis de M. Guelleh, la moitié de la population de la Somalie, pays qui continue à être l’otage d’intérêts politiques, stratégiques et économiques divergents, nécessite une aide humanitaire d’urgence et souffre d’un des taux les plus élevés de déplacement, de sécheresse, de chômage et d’inflation.

Le Conseil de sécurité a la responsabilité première, dans le cadre de la paix et de la sécurité internationales, de sauver cette nation de l’inéluctable descente dans l’apatridie et le cauchemar, a-t-il expliqué. Il a la lourde responsabilité de décider fermement qu’il est temps de protéger les populations vivant dans cette situation chaotique, a-t-il également dit, ajoutant qu’un manque d’action du Conseil aurait des conséquences graves.

Le Président de Djibouti a consacré le reste de son intervention au conflit frontalier qui oppose son pays à l’Érythrée. Après la soudaine occupation, inexplicable et irréfléchie, d’une partie du territoire djiboutien par les Forces érythréennes au début de l’année, Djibouti s’est engagé dans une politique calme et prudente qui a accordé suffisamment de temps aux contacts bilatéraux à tous les niveaux afin de résoudre ce différend amicalement et paisiblement, a-t-il expliqué. Ces efforts sont restés vains, a-t-il regretté, dénonçant l’acte illégal et insolent des Érythréens qui poursuivent leurs constructions militaires sur le terrain, ainsi que leur manque de coopération, obligeant ainsi Djibouti à masser des troupes à la frontière afin de protéger son intégrité territoriale.

Les efforts régionaux et internationaux intenses et soutenus dans l’espoir de trouver une solution à cette crise ont rencontré le dédain et le rejet pur et simple des autorités érythréennes, a-t-il dit. Le Président de Djibouti a estimé que les conclusions de la mission d’établissement des faits dépêchée dans son pays afin d’étudier la situation qui prévaut dans la région de Doumeira et les tensions croissantes entre les deux pays sont claires, incontestables et graves.

Elles reflètent, a-t-il précisé, le comportement erratique et irresponsable du régime érythréen et ses déformations malhonnêtes et délibérées des faits. M. Guelleh a exprimé la détermination de son pays à recouvrir l’intégrité de son territoire, à savoir le Ras Doumeira et les îles de Doumeira, aujourd’hui illégalement occupées par l’Érythrée. Cette impasse imposée par l’Érythrée est intolérable et inadmissible, a-t-il déclaré, jugeant impératif que le Conseil de sécurité traite ce conflit de façon opportune et complète.

Le Chef de l’État djiboutien a invité le Conseil de sécurité à considérer que l’Érythrée devait être sérieusement appelée à répondre de ses obligations internationales et à coopérer avec l’ONU en vue d’accepter sa facilitation pour résoudre cette crise. La priorité immédiate pour Djibouti est la démilitarisation du secteur du conflit, ainsi que le retrait des forces des deux pays dans leurs positions d’avant février 2008, a-t-il ajouté.

Enfin, les deux pays doivent faire preuve d’une entière disponibilité afin de rétablir la confiance mutuelle, notamment à travers l’activation des mécanismes bilatéraux existants, la soumission à un processus juridique ou à un arbitrage menant à une démarcation concertée de la frontière. Il a ainsi invité le Conseil à mettre tout en œuvre afin de convaincre l’Érythrée de se retirer des secteurs qu’elle occupe depuis mars 2008. M. Guelleh a exhorté le Conseil de sécurité à exiger des deux pays, dans un délai d’environ trois semaines, qu’ils se consacrent fondamentalement à la résolution de cette crise.

Tout manquement à l’application d’une telle décision devrait donner lieu à des sanctions de la part du Conseil, a-t-il dit. Cette agression ne doit être ni ignorée ni rester impunie ni même, ce qui est pire, être prise à la légère par le Conseil. Une inaction continue, sous quelque forme qu’elle soit, non seulement encouragerait mais gratifierait l’attitude de l’Érythrée, ne donnant à Djibouti que la guerre comme seule option, a-t-il poursuivi. Le Président de Djibouti a ainsi demandé que le Conseil de sécurité agisse de manière urgente et efficace sur cette question. Ce conflit constitue un gouffre financier, un poids énorme sur les ressources limitées de Djibouti, tout en compromettant ses objectifs de développement, a conclu M. Guelleh.

M. ARAYA DESTA (Érythrée) a rappelé que, le 24 juin, lors d’un exposé semblable de la part du Premier Ministre de Djibouti, l’Érythrée avait donné sa version des faits et ne souhaite donc pas s’appesantir sur la genèse d’un « problème artificiel ». Le représentant a affirmé qu’il n’y a pas eu d’éléments nouveaux depuis le « bref incident du mois de juin » causé par ce qu’il a qualifié « d’attaque non provoquée de la part des Forces de Djibouti contre des Forces érythréennes situées en territoire érythréen ». L’Érythrée, a ajouté M. Desta, a toujours choisi la voie de la modération et de la patience. Contrairement à ce qu’il a appelé des « allégations », l’Érythrée n’a pas pris de territoire appartenant à Djibouti et n’a pas d’ambitions territoriales, a-t-il affirmé.

Le représentant, tout en affirmant que la question n’était pas liée, a ensuite reproché à l’Éthiopie d’avoir installé des positions militaires dirigées contre l’Érythrée dans une région des trois frontières (Érythrée, Éthiopie et Djibouti). Il a ajouté que l’Éthiopie continue en outre à occuper des territoires érythréens en violation de la Charte des Nations Unies et des Accords d’Alger. Revenant sur le « problème artificiel » de Djibouti, le représentant a affirmé qu’à la demande de l’Émir du Qatar, les Présidents érythréen et djiboutien ont accepté de discuter. L’Érythrée souhaite rétablir et cultiver des relations de bon voisinage avec Djibouti sur la base du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, mais elle ne se laissera pas entraîner dans un conflit de diversion et artificiel, a conclu M. Desta.

M. JEAN-MAURICE RIPERT (France) a estimé que le conflit entre Djibouti et l’Érythrée était entré dans une phase moins aiguë. La situation est tendue mais calme à la frontière, a-t-il souligné, précisant que l’on ne se battait plus sur le promontoire de Doumeira ou dans les îles de Doumeira et que les forces armées des deux pays n’étaient plus en contact.

Cette évolution est, a-t-il estimé, à mettre au crédit de Djibouti qui, conformément à la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 12 juin dernier, a retiré ses troupes sur la position du statu quo ante. Le Conseil de sécurité ne doit pas perdre de vue l’essentiel, à savoir que des combats meurtriers, dont l’Érythrée est responsable, ont eu lieu à Doumeira en juin et que les effets de cette agression persistent.

Comme l’indique la mission d’établissement des faits dans son rapport, l’Érythrée n’a pas retiré ses troupes sur les positions du statu quo ante, a-t-il poursuivi. La première urgence, a-t-il dit, est que l’Érythrée réponde à la demande très claire que le Conseil lui a adressée. De l’avis de M. Ripert, la résolution de cette crise suppose que les deux parties tranchent la question du tracé de leur frontière commune.

Il revient aux deux parties, a-t-il ajouté, de définir le cadre dans lequel elles aplaniront leur différend. Cela suppose, a-t-il dit, un dialogue qui, pour l’instant, n’existe pas. M. Ripert a ainsi souligné que les autorités érythréennes avaient jusqu’à présent refusé toutes les propositions de dialogue qui leur avaient été faites, n’avaient pas donné de visa à la mission d’établissement des faits, avaient refusé des missions du même type proposées par la Ligue des États arabes ou par l’Union africaine, et n’avaient pas répondu à la proposition de bons offices du Secrétaire général ni aux diverses propositions de dialogue sur cette question qui leur avaient été présentées par des organisations multilatérales ou par des États Membres.

La deuxième urgence est, de l’avis de sa délégation, que les autorités érythréennes acceptent l’existence d’une crise à Doumeira et qu’elles se montrent disposées à en parler. La visite du Président de la Commission de l’Union africaine à Asmara, vendredi dernier, laisse espérer que l’Érythrée va enfin accepter de « reprendre langue » avec la communauté internationale, a-t-il dit. Il s’est dit persuadé que le Secrétariat avait un rôle très positif à jouer et a souhaité qu’il puisse formaliser sa proposition de bons offices auprès de l’Érythrée et l’envoi d’une mission sur place.

Après avoir rappelé la relation d’amitié et de coopération ancienne et confiante qui lie la France à Djibouti, le représentant a annoncé que sa délégation se proposait d’engager rapidement des consultations bilatérales, en vue de proposer au Conseil de sécurité, le moment venu, un projet de texte. Il s’agirait alors, a précisé M. Ripert, de réitérer fortement les demandes adressées par le Conseil à l’Érythrée, de condamner ce pays s’il persistait dans son refus de tout dialogue sur ce sujet, d’encourager les efforts du Président de la Commission de l’Union africaine et du Secrétaire général des Nations Unies. Ces demandes, a-t-il poursuivi, devraient s’accompagner d’une échéance claire.

(….) Lien avec le document intégral et les interventions des autres pays participant à cette réunion

21/10/08 (B470-B) Centre actualité ONU / Somalie : Afgooye compte désormais la plus grande concentration de déplacés de la planète

La zone d’Afgooye (Somalie) compte désormais la plus grande concentration de déplacés de la planète, avec plusieurs camps abritant quelques 400.000 personnes ayant fui leur maison, affirme lundi le Programme alimentaire mondial (PAM).

Ces familles, qui avaient encore une maison, du travail et une école malgré la guerre civile qui fait rage en Somalie depuis 1991, ont réussi à s’échapper de la capitale Mogadiscio, souvent terrorisés, et à pied, indique un communiqué du PAM.

Les camps concentrent le désespoir absolu pour des hommes, femmes et enfants forcés de vivre dans des huttes faites de branches et de brindilles séparées de quelques mètres seulement, couvertes de draps déchirés s’ils sont trop pauvres ou s’ils n’ont pas eu la chance d’avoir reçu ou acheté une bâche en plastique pour s’abriter autant que possible de la pluie.

Les départs de Mogadiscio se poursuivent, rapporte le PAM, au rythme de 37.000 rien que ces dernières semaines. « Ceux qui ont de la chance ont eu le temps de récupérer quelques affaires avant de partir. Les autres ont juste pu courir, laissant derrière les morts et les blessés et perdant leurs maris, femmes et enfants dans la foule sur le chemin d’Afgooye, à 30km au sud de la capitale.

Le PAM fournit des rations mensuelles aux populations et prévoit au mois d’octobre de distribuer des rations doubles aux 400.000 personnes dans cette zone, de crainte que la détérioration de la sécurité ne coupe l’accès au mois de novembre.

La malnutrition a doublé ces deux derniers mois, affaiblissant ceux qui sont touchés et laissant les malades plus vulnérables à la pneumonie, au paludisme et aux diarrhées.

14/10/08 (B469) Centre d’actualité de l’ONU / Erythrée et Ethiopie : La MINUEE est définitivement liquidée.

Des observateurs militaires de la MINUEE se préparent le 30 juillet 2008 à quitter leur base à Adigrat (nord de l’Ethiopie).

Fermée après que l’Erythrée ait rendu ses conditions de fonctionnement impossibles, la Mission des Nations Unies chargée de surveiller la frontière avec l’Ethiopie est désormais totalement liquidée et ne rendra plus de rapport au Conseil de sécurité, a annoncé lundi le Secrétaire général Ban Ki-moon.

« Comme vous le savez, le mandat de la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée ayant pris fin le 31 juillet 2008, je ne soumettrai plus de rapports périodiques au Conseil de sécurité sur la situation entre les deux pays », indique ainsi M. Ban dans une lettre au Conseil de sécurité.

Le Secrétaire général ajoute avoir « reçu récemment un rapport final de la Commission du tracé de la frontière entre l’Érythrée et l’Éthiopie ».

La Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée (MINUEE) a cessé ses activités le 31 juillet 2008 après huit ans d’existence.

Ses troupes et équipements du côté érythréen avaient déjà été retirés, suite aux nombreuses contraintes et vexations imposées par ce pays à la Mission des Nations Unies, à commencer par une interdiction de survol du territoire en hélicoptère en 2004 jusqu’à la coupure des ravitaillements en carburant.

Pendant plus de 7 ans, des militaires et des civils de plus de 46 pays ont servi au sein de la Mission chargée d’assurer la mise en oeuvre des accords de paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée. A la fin, la Mission employait encore 700 personnes, dont 320 militaires et 130 civils en Ethiopie et 250 civils en Erythrée.

La fermeture de la MINUEE avait été décidée par la résolution 1827 (2008) du Conseil de sécurité.

26/09/08 (B466-B) Centre Info ONU / Somalie : le PAM salue la décision du Canada de continuer ses escortes de navires

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a salué jeudi la décision du Canada de prolonger pendant un mois de plus sa mission navale de protection des navires transportant de l’aide humanitaire en Somalie.

Les navires humanitaires sont la cible de pirates le long de la côte de Somalie, mettant en danger la livraison de l’aide indispensable à ce pays, où plus de 3 millions de personnes sont affamées en raison de la sécheresse, de la guerre et du prix élevé des denrées alimentaires, a souligné le PAM dans un communiqué.

« Le geste généreux du Canada de prolonger sa protection navale nous permettra d’avoir de la nourriture et de sauver des vies. Nous appelons d’autres pays à se porter volontaires », a déclaré la directrice exécutive du PAM, Josette Sheeran. Le HMCS Ville de Québec devait achever sa mission le 27 septembre en escortant deux navires transportant 20.000 tonnes d’aide alimentaire du PAM vers le port de Mogadiscio. Le Canada a annoncé que la mission du navire militaire serait prolongée jusqu’au 23 octobre.

Depuis novembre 2007, des navires canadiens, néerlandais, danois et français ont escorté, sans incident, des navires du PAM transportant 136.500 tonnes de nourriture, ce qui permet de nourrir 2,6 millions de personnes pendant trois mois. 90% de l’aide du PAM arrive par la mer et dans les mois à venir l’agence des Nations Unies a besoin de transporter 150.000 tonnes vers la Somalie depuis le port kenyan de Mombasa et des ports d’Afrique du Sud.

Par ailleurs, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) 12.000 personnes ont fui Mogadiscio au cours de la semaine passée en raison de l’intensification des combats entre les insurgés islamistes et les forces gouvernementales soutenues par des forces éthiopiennes, a précisé jeudi la porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.

Environ la moitié de ces 12.000 personnes a trouvé refuge à Mogadiscio même, tandis que le reste a fui à Afgooye, à 30 kilomètres au sud-ouest de la capitale somalienne, a-t-elle ajouté.

06/09/08 (B464) Source ONU / Le plus haut responsable, que l’ONU ait envoyé en Somalie, exprime son inquiétude face aux actes de piraterie dans la corne de l’Afrique et à l’augmentation des attaques qui déstabilisent les équilibres régionaux. Top UN envoy speaks out against piracy off Somalia coast (En Anglais – Info lecteur)

The top United Nations envoy to Somalia today said that he is extremely alarmed by the rise in piracy off the Horn of Africa nation’s coast and deplored the destabilizing effects of the attacks in the region.

“This piracy is increasingly a threat to international navigation and free trade in an already fragile environment,” said Special Representative Ahmedou Ould-Abdallah.

“The millions of dollars in ransom paid to the pirates and their associates inland and overseas has become a multi-million dollar business which threatens stability in Puntland and in Somalia as a whole.

” Currently, as many as 10 ships are being held by pirates, and local authorities report that trade has been severely obstructed, particularly in the north of the country. Despite a Security Council resolution passed in June speaking out against acts of piracy and armed robbery off the coast of Somalia which impede the delivery of vital relief supplies, Mr. Ould-Abdallah said that international cooperation is crucial to curbing the continuing attacks.

“We have to work quickly before the level of criminal activity increases and affects ports in neighbouring countries,” he warned.

“We must work together to put an end to this terrible scourge.” In a related development, the Council yesterday welcomed the recent signing of a peace and reconciliation agreement by Somalia’s warring political groups and urged the two sides in the troubled nation to fully implement their commitments under the accord.

The so-called Djibouti Agreement between the Transitional Federal Government (TFG) and the Alliance for the Re-Liberation of Somalia (ARS) signed on 19 August, “should provide the basis for lasting peace, security and stability for the people of Somalia,” the Council said in a presidential statement.

05/09/08 (B463-B) ONU / La Nation. En matière de technologie de l’information et de liberté sur Internet, le régime de Guelleh se classe en 157ème position sur 183 pays. Depuis le temps qu’on vous dit qu’il est liberticide et interneticide….C’est l’ONU qui le dit aujourd’hui de façon officielle !

_________________________________ La Nation

Selon le rapport 2008 de l’ONU sur le e-gouvernement, qui classe 183 pays en fonction de différents critères, Djibouti pointe à la 157e place mondiale. Notre pays occupe le 16e rang des pays arabes utilisateurs des NTIC.

Selon le rapport 2008 de l’ONU sur le e-gouvernement, qui classe 183 pays en fonction de différents critères tels que les services administratifs en ligne, sites gouvernementaux, monnaie électronique ou paiement en ligne et mesure pour chaque Etat l’avancement des technologies de l’information et leur utilisation pour améliorer l’accès aux services publics, la Suède arrive en tête du classement, suivie du Danemark, de la Norvège , des Etats-Unis, de la Hollande et de la Corée du Sud qui devance les autres Etats asiatiques.

Djibouti pointe à la 157e place mondiale. Notre pays occupe le 16e rang des pays arabes utilisateurs des NTIC. Le pays serait, semble-t-il, mieux loti dans ce domaine que le Soudan, le Yémen et la Mauritanie qui le talonnent.

Les Emirats Arabes Unis arrivent en tête du classement des pays arabes. Bahreïn, la Jordanie, le Qatar, le Koweït, l’Arabie Saoudite, le Liban, l’Egypte, Oman, la Syrie, La Libye et l’Algérie…maîtrisent assez bien les atouts de l’e-gouvernement. Le terme désigne l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) par les administrations publiques visant à rendre les services publics plus accessibles à leurs usagers et à améliorer leur fonctionnement interne.

Contrairement à ce que l’appellation pourrait laisser penser, il ne s’agit pas simplement d’utiliser l’Internet en lieu et place des moyens de communication papier ou d’informatiser les procédures existantes, mais de les repenser pour améliorer la productivité de l’administration et les services rendus aux usagers.

22/08/08 (B461-B) Centre Information ONU / Somalie : un expert des Nations Unies appelle à protéger d’urgence les civils.

__________________________________ Note de l’ARDHD


Décidément à l’ONU, la nouvelle mode est de donner la parole à des experts indépendants. Ce que l’on ne nous dit pas, c’est comment sont filtrés les paroles d’experts indépendants, en fonction des besoins de communication de l’organisation …

Il est vraisemblable que l’ONU appointe des centaines et peut-être des milliers "d’experts indépendants", salariés par elle … Alors il suffirait à la direction de l’institution, de sélectionner les rapports qui lui convienent … pour les utiliser dans sa communication et pour nous les servir comme "une vérité infaillible", du fait même qu’il y ait l’adjectif "indépendant" …

Il es temps, certainement, de retrouver notre esprit critique …

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21 août 2008 –

L’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en Somalie auprès du Conseil des droits de l’homme, Shamsul Bari, a salué jeudi l’accord de paix signé le 19 août, appelant à protéger les civils sans attendre.

L’expert a noté comme un « signe d’espoir » le communiqué conjoint signé par le gouvernement fédéral de transition et l’alliance pour la seconde libération de la Somalie, le 19 août à Djibouti, condamnant la violence contre les civils, notamment les attaques indiscriminées, les pillages, les viols et la piraterie, indique un communiqué.

Toutefois, Shamsul Bari se dit encore profondément préoccupé par l’escalade de la violence et la détérioration des droits de l’homme dans le pays, citant en particulier le meurtre de civils innocents à bord de deux bus entre Afgooye et Mogadiscio la semaine dernière, dont s’accusent les deux parties.

« L’Accord de Djibouti représente une signe d’espoir. Mais maintenant les deux parties doivent s’engager réellement à protéger les civils et à faire en sorte qu’une paix durable s’installe », a dit l’expert indépendant.