01/06/07 (B397) Terrorisme d’état et lancement d’une grande vague anti-expressionniste. A la veille de l’anniversaire des trente ans d’indépendance, Guelleh s’affirme comme le Maître absolu de la pensée unique et de l’information unique… Triste constat d’un lecteur.

La
loi du silence médiatique entre en vigueur.

Le monde du silence médiatique pour les Djiboutiens. Tous les
journaux d’opposition sont exterminés et les sites Internet sont censurés.

Alors ça va barder ?

Même durant la période coloniale, la Presse écrite libre
et engagée était librement publiée et vendue.

Olivier Stirn Ancien Ministre des Colonies en est témoin, s’il ose.

Trente
ans après l’Indépendance, on constate que :

– la liberté d’expression a été abolie,
– la liberté de la presse est reléguée aux oubliettes
dans musée qui accueille la Loi relative à la « liberté
» de Communication,
– La Constitution Djiboutienne est elle même solidement enfermée
dans un coffre situé à proximité des WC du Palais Présidentiel.

Durant
quinze jours, la chasse aux vendeurs à la crié et autres commerçants
du MRD a « réussi à taire » « Le Renouveau
Djiboutien » seul Journal de l’Opposition.

Même
la Police coloniale, pourtant avec son indicateur-enquêteur de l’époque
: M. Ismaël Omar Guelleh, n’avait jamais réussi un tel exploit.

Djibouti
première base de « l’OTAN » se classe aujourd’hui comme
première
puissance militaire mondiale contre le Terrorisme … de la Presse Libre.

Trente
ans après les bombardements des forces du « Pacte de Varsovie
» basées à Addis Abeba, sous le régime de Mengistu
lors de la guerre de Libération de la Somalie Occidentale et à
la fin de la guerre de Libération
de l’Erythrée, voici le temps de l’OTAN à Djibouti, sous administration
du
régime de l’axe des dictateurs MELES-IOG,

Grâce
à cet axe, l’actuel génocide en Somalie du Sud, par les forces
Ethiopiennes, bénéficie de l’Impunité, avec le lot des
disparitions forcées transitant aussi par Djibouti.

Dans cette
région de l’Afrique, le carillon de la Statue de la Liberté
sonne le glas et tire la carotte à l’Histoire.

A
Djibouti ce qui est certain, c’est que :

1. la Justice est muselée, entièrement aux ordres du système
;
2. les Syndicats sont paralysés ;
3. la Presse libre est incarcérée par les forces policières
;
4. les Partis Politiques de l’Opposition ont été purement et
simplement liquidés.

Cela ne donne que deux choix aux populations djiboutiennes désemparées
face à des agitations sociales, toujours, hélas, encadrées
par des fusils chargés et braqués..

1. Celui de descendre dans la rue pour manifester d’une manière
anarchique avec un maximumde dégâts,
2. Celui de s’engager dans une guérilla urbaine organisée.

Ici
à Djibouti, on se demande si un nouveau Bagdad ne serait pas souhaitable,
d’autant plus que « les ventres mous » ne manquent pas et que
la Résistance du Clan dominant pourrait ne pas tenir plus d’un quart
d’heure à une forte pression ?

Un
adepte de l’antiterrorisme d’Etat

01/06/07 (B398) Le Renouveau Djiboutien subit les foudres du régime autocratique par Mohamed Qayaad

«
Si on ne dit pas la vérité, on dégoûte. Si on la
dit, on est lapidé. Que faire ? » Voltaire

Le
régime ioguiste ferait mieux de commencer par donner la parole à
tous sans aucune censure avant de parler de démocratie et de liberté
d’expression.

Il
faut indexer le mal, puis proposer des remèdes. La République
De Djibouti avancera certainement avec cette stratégie. Le silence
n’est pas un mot que l’on peut utiliser pour décrire le
régime détestable djiboutien.

Quiconque
a le malheur de critiquer IOG ou l’un de ses proches, en paye irrémédiablement
les conséquences et est fusillé à vue ! Comment peut-on
avoir encore du respect à une conception de la politique qui ne dépasse
pas l’aspiration de gérer la médiocrité dont on
veut se débarrasser ?

De quoi
accuse-t-on le Renouveau ? Les chefs d’inculpation sont « publication
et diffusion de fausses nouvelles. Cependant, le chef d’inculpation
est délit d’opinion, délit de contestation, délit
d’empêcher de tourner en rond, délit de ne pas penser comme
IOG, délit de ne pas parler comme IOG, délit de … A chacun
de compléter cette liste qui peut s’allonger sans fin tant les
atteintes aux droits fondamentaux de l’Homme sont fréquentes
et répétées.

«
La censure à l’haleine immonde, aux ongles noirs

Cette
chienne au front bas qui suit tous les pouvoirs… » (1)

Dans cette
affaire mal engagée sur le plan des procédures où les
lois n’ont été respectées à aucune étape.
Cette justice instrumentalisée à souhait n’a même
pas cherché à préserver un semblant d’indépendance.
Le procès présidé par la juge a été entaché
par des innombrables irrégularités qui disent long sur l’état
de délabrement de la justice djiboutienne.

Ils ont
été arrêtés vers 23 heures par des policiers en
civil, sans qu’aucun mandat d’arrêt n’ait été
lancé contre eux, ni qu’aucune convocation à comparaître
devant un magistrat ou devant la police ne leur ait été signifiée.
Les autorités ordinales n’ont pas été informées
malgré l’obligation légale de le faire. Quelque soit la
qualification juridique que l’on puisse attribuer à l’article
incriminé, l’arrestation brutale des deux membres du MRD, constituent
une atteinte inacceptable à la liberté d’expression.

Il s’agit
d’une atteinte flagrante à la liberté d’opinion et d’expression
de Houssein Ahmed Farah garantie par l’article 19 de la Déclaration
universelle des droits de l’homme et l’article 9 du Pacte International
Relatif aux droits civils et politiques de 1966.

Dans un
pays où la liberté d’expression est totalement bâillonnée,
cet hebdomadaire s’est illustré par la couverture des violations
systématiques des libertés fondamentales.

De toute
façon, comment pourrait-il exister une presse libre dans un pays sans
Etat de droit ?
Comment en finir avec ce régime aussi répressif, aussi corrompu
et surtout aussi incompétent ? Car c’est bien là la question
essentielle. L’Histoire nous apprend qu’une dictature ne peut
en aucun cas envisager sa propre désintégration toutes les manœuvres
qu’elle envisage ne cherche qu’à prolonger voire renforcer
ses positions toute en affaiblissant les positions de l’adversaire qu’il
soit exogène (opposition) ou endogène (les clans).

DAF qui
était destiné au sacerdoce a fait preuve de courage de bonne
volonté dans ce pays où la critique sur le régime est
sacrilège de sa majesté.

L’argument
fait sourire, certes. Au moins essaie-t-il (Maki), même maladroitement,
de ne pas nier cet aspect incontestable des indices. Ah ! Ce mépris
du djiboutien, à qui on raconte des sornettes qu’on ne prend surtout
pas le temps de vérifier !

Par ce
rapprochement, quelle idée a-t-il voulu transmettre ? Un dogmatisme
aveugle en a décidé autrement. La démonstration de cette
fameuse similitude thématique tourne à l’insupportable
pêle-mêle quand, elle désinforme délibérément.
Notre procureur en est l’illustration parfaite.

Certains
diront un sadique vicieux et cruel, d’autres avanceront un fanatique froid
qui se mue volontiers, pour la galerie, en orateur hystérique, mais
sans être dupe pour autant de son personnage gesticulatoire qu’il
incarne ainsi à l’usage des djiboutiens. Il ne reconnaît
jamais ses tords, quand il est pris sur le fait, il ne regrette rien, ne s’excuse
pas et n’éprouve aucun sentiment pour les personnes à
qui il a causé du tort.

Bienvenue
dans le monde de Maki : où le mensonge est la norme, où le dogme
est le crétinisme. Eh oui ! Votre seule stratégie est de vivre
dans l’instant, et d’ériger le mensonge social comme idéologie
dominante devant imprégner tous les niveaux du corps social, pour fétichiser
des valeurs dépourvues de contenu comme la « transparence »,
l’« éthique », le « contrôle citoyen »
ou la « vérité ». Pire, vous êtes l’as-sa-sin
de la liberté, de la démocratie et de la conscience.

Mensonge
que des crimes nous commettons à ton nom ! Maki, soyez le favori du
dictateur ; servez-le, j’y consens, quoique votre talent pusse être
plus dignement employé ; mais ne soyez son apologiste ni de bouche,
ni d´esprit, ni de cœur.

Comment
lui faire comprendre l’obstination, le refus de compréhension
des lyncheurs d’hier, aujourd’hui sous le coup des lapidations
des autres, d’assumer les principes dont le procureur Maki se targue
être le dépositaire ? Pourquoi semble t-il si difficile aux uns
de comprendre qu’au nom de la chère liberté, le peuple
djiboutien a le droit aussi de défendre ses valeurs lorsqu’elles
sont bafouées par le dictateur ? Pardon son guide providentiel devrais-je
dire ! Descartes disait « le bon sens est la chose du monde la mieux
partagée ». Et au nom de ses valeurs, IOG n’a-t- il pas
violenté son peuple sous prétexte qu’il veut faire partager
son « bon sens » ?

Népotisme, déprédations multiples, exterminations,
génocide, sont-ce pas là des exemples des conséquences
de cette défense des valeurs de liberté si chères à
Maki ?

Quelle hypocrisie ! Maki, ce faisant le chantre de la dictature, vient encore
de donner une preuve de son manque de maturité qu’il cache sous
des grands principes de liberté d’expression et autres concepts
pompeux pour sa bonne conscience, mais qu’il est incapable d’assumer.
Oui ! Cette incapacité à respecter sur son propre sol, les valeurs
qu’il prétend incarner et qu’il va imposer de force à
d’autres. Maître dans l’art de transformer en fiction des réalités
ou le contraire, dont l’empire n’a de limites que celles de l’imaginaire,
ne comptez pas sur lui pour vous révéler  » les secrets
 » du régime despotique.

C’est
son adhésion totale au Ioguisme, corps et âme, c’est l’énorme
profit personnel qu’il en a tiré en termes de prestige et de
puissance (lui, parti de si bas), c’est aussi la logique de l’idéologie,
qui a anéanti en lui tout ou du moins presque tout de ce qui devrait
constituer le système des valeurs, normales ou normatives, d’un
djiboutien du XXIe siècles. Je dis presque tout, car la diabolisation
totale d’un individu, même celui-là, confine comme toujours
à une certaine absurdité.

Si la
liberté d’expression n’est pas donc un vain mot dans cette
société dont l’hypocrisie et les contradictions sont les
caractéristiques essentielles, pourquoi toute cette bronca orchestrée
par Maki sur les membres du MRD. Le versatile -Maki – comme tous les adeptes
du flou, de la mauvaise foi et du mensonge nous en donne une explication fort
intéressante et révélatrice ; ce n’est pas pareil,
ce que le journal du Renouveau a fait est odieux, abominable bref inqualifiable,
d’ailleurs nul comparable à ce qui se passe. On croirait entendre
Jacob Neusner lorsqu’il affirmait  » L’holocauste mal unique
n’a pas seulement pour conséquence de donner aux juifs un statut
à part, il leur donne un droit sur les autres».

La manipulation
est plus subtile, elle tient dans la description d’une réalité
volontairement tronquée et parcellaire qui nie singulièrement
l’information. Il use de méthodes inadmissibles à l’encontre
de tous ceux qui critiquent un tant soit peu le régime dictatorial.
Je dois dire que cette méthode de l’humiliation personnelle est une
méthode déplorable, même quand elle est utilisée
contre des éléments politiques qui méritent d’être
durement combattus.

Mais j’ai
beau avoir du mal à comprendre cet acharnement du procureur Maki, l’entreprise
de diabolisation dont le journal « le Renouveau Djiboutien » fait
l’objet me soulève le cœur, car elle surfe sur les fantasmes d’invasion
les plus malsains et les plus délirants .Car, pour démontrer
sa thèse, tous les moyens sont bons, y compris la mauvaise foi, l’approximation,
qu’il est en passe d’élever au rang des beaux-arts.

Mais qu’importe
: la cause est entendue. Il faut bien constater que, de plus en plus, pour
les agitateurs enragés de l’épouvantail ethnico-tribal, la vérité
et les faits n’ont strictement aucune importance.

Aucune critique, aucun commentaire, pour réclamer par les mots la tête
d’un régime despotique et tyrannique. Bien au contraire, il a
développé presque systématiquement une réaction
de refus des faits naturels qui sont survennus. À croire qu’il en est
vraiment convaincu lui-même. Cette réaction de refus peut être
mêlée de doute, de rejet et/ou de peur. C’est un peu comme
si le recours au mensonge n’était fait que pour attirer l’attention
sur un mensonge plus essentiel et compromettant pour la vie.

Ainsi
s’ajoute à l’idée nauséabonde à la
base de son projet une audace remarquable qui se vautre avec délectation
dans la démesure et l’outrance aussi bien par sa forme que son
fond. Les jolis cœurs adeptes du langage châtié de Shakespeare
deviennent des psychopathes, nymphomanes, zombies, tueurs sanguinaires.

Un tel
paradoxe n’émeut guère le procureur Maki : « Faîtes
ce que je dis, pas ce que je fais », voilà qui résume
son attitude. Les menteurs invétérés existent. Les gens
mentent pour mille et une raisons. Mais il y en a qui mentent pour mentir,
sans aucun but précis, sans intention consciente. C’est comme une façon
bien à eux de se donner de l’importance, une façon de se valoriser,
de se rendre intéressant, de dire n’importe quoi, sur n’importe quoi
ou n’importe qui, même si ça peut blesser, simplement pour le
plaisir d’inventer. Pour attirer l’attention sur leur valeur personnelle.
Un vice animiste de l’esprit.

Il ne
sait plus. Il a du mal à s’imaginer ailleurs que sur un piédestal.
Alors, il se surdimensionné, s’invente des exploits, des aventures.Loin
de véhiculer une réalité objective, son acharnement sur
le Renouveau est avant tout un espace d’exorcisme de fantasmes et d’obsessions
intimes.

Le
procureur Maki se transforme en mercenaire médiatique volontaire, en
créant une atmosphère de méfiance, de soupçon,
de haine sur l’opposant DAF.

Toute
tentative de modifier l’ordre dictatorial djiboutien existant est récusée
au nom de trois types d’arguments : le risque d’engendrer des
effets contraires au but recherché (effet pervers) ; l’inutilité
de l’action entreprise, supposée impuissante à modifier
le statu quo (inanité) ; le risque de bouleverser une organisation
fragile, représentant de précieux acquis (mise en péril).

La saisie
du journal dont le seul crime est d’avoir osé accomplir sa mission
d’informer et de faire réfléchir s’est vu interdire, l’emprisonnement
des membres du MRD – cela est évidemment inacceptable, ne peut être
toléré d’aucune façon -, le procureur Maki ne s’aperçoit
même plus que le journaliste n’avait nullement atteinte à
la vie privée de l’émirati Abdallah Hamiri. Son passage
sous silence du scandale, mais le scandale est toujours indicible pour les
lâches. Clamant aux atteintes à la liberté quand celle-ci
n’est en rien menacée, pratiquant le mensonge, la manipulation,
et la désinformation pour propager la peur, la suspicion et l’exclusion
des citoyens toujours trop anti-ioguistes, toujours trop opposants. Donc,
la terreur, dont l’origine reste floue, incertaine, la peur qu’elle
provoque, sert à manipuler l’opinion. N’assiste-t-on pas
aujourd’hui aux mêmes procédés ?

Le procureur
Maki s’évertue à créditer la thèse selon
laquelle, l’article était diffamatoire. Quel grossier mensonge
! Où est la diffamation, l’insulte primitive dans l’article?
Aurais-je mal lu?

Accuser
l’article sans aucune preuve est un mensonge que personne ne pourrait
croire. C’est d’ailleurs par ce mensonge que les 2 membres du MRD Hared Abdallah
Barreh et Houssein Ahmed Farah ont été incarcérés
au secret pendant plusieurs heures.
Cette attitude montre à quel point le Régime Ioguiste n’est
nullement disposé à rompre avec une conception autocratique
du pouvoir qui dénie aux citoyens toute liberté et tout droit,
hormis celui de mourir.

Quel crédit
accorder aux dires du procureur -le-menteur? Comment se défendre contre
les pieux menteurs, les fabulateurs, les mystificateurs, les mythomanes, ceux
qui mentent parce qu’ils ont menti, ceux que Jean-Michel Rabaté appelle
les «menteurs en série»?

O combien
prétentieux serait celui qui affirmerait qu’il ne ment jamais
ou, du moins, qu’il n’a jamais menti…

Sa désinformation
consiste à déformer suffisamment un fait pour lui faire signifier
autre chose. Cela démontre s’il en est encore besoin, que le
régime ioguiste ne souffre aucune opposition.
On peut rapidement se rendre compte que la Liberté d’expression
est donc en fait clairement inexistante. La Liberté d’expression est
souvent l’ennemi premier des dictatures et IOG en a bien conscience.

En politique,
pour abattre un adversaire, on a tout vu ou presque, (l’imagination
des hommes est telle qu’on reste confondus de tant de techniques, directes
ou retorses, destinées à faire vider les étriers à
l’adversaire le plus convaincu et le plus déterminé.
D’abord le dénigrement de l’adversaire est-il le corollaire
juste et inévitable, nécessaire et suffisant de l’affirmation
et de la justification de ses propres idées ?

Le bon
sens (mais il n’y a pas de bon sens là dedans, les initiés
doivent éclater de rire) pousserait à dire : tant mieux ! Nos
idées sont donc si bonnes qu’elles tentent les autres, qu’ils
se les approprient ! La justice sociale, l’égalité, la
répartition des richesses, le travail pour tous et toutes, le service
public etc. etc.

Qu’est
ce qui est prioritaire, la fidélité au parti à tout prix,
ou la concrétisation des idées bonnes ? Là encore le
bon sens répondra, c’est la mise en œuvre concrète
!

N’est-ce
pas comique de voir des défenseurs d’IOG se mettre en contradiction
avec leurs propres principes ?

À
prétendre représenter le seul bon produit, la lassitude, le
doute s’installent, puis naît la curiosité, on va voir
ailleurs derrière cette masse de gens fort connus et fort importants
.

Mohamed
Qayaad


1- Victor Hugo, Les chants du crépuscule.

07/05/07 (B394) LDDH : Sur les dernières Détentions Arbitraires pour « délits d’Opinion »


Le Président

NOTE
D’INFORMATION DU 6 JANVIER 2007

Sur les dernières Détentions Arbitraires
pour « délits d’Opinion »

Motif
d’Inculpation :

Porte sur un article du jeudi 28 avril 2007 : « l’axe IOG-DUBAÏ
au cour d’un
scandale sexuel »

L’un des deux présumés, M. Houssein Ahmed Farah été
traduit devant le Procureur à 11h45 et immédiatement jeté
à Gabode en Détention Arbitraire sans l’assistance d’un avocat
et encore, sous le couvert de flagrants délits – c’est la nouvelle
mode pour les délits d’opinion -,

l’autre, M. Hared Abdallah, a été relâché après
trois jours de mise en garde à vue. L’article incriminé date
de 10 jours et il est vraiment difficile de comprendre cette interprétation
abusive du terme « flagrant ».

On se demande pourquoi cet acharnement du nouveau Procureur de la République.
C’est déjà la deuxième fois que le Procureur Maki se
saisit contre le journal « Le Renouveau Djiboutien », alors que
.

A noter, qu’aucune plainte de l’Emirati Abdallah directeur des Douanes du
Port de Djibouti géré par DJEBEL-ALI-DUBAÏ, et qu’aucune
plainte du Représentant du Chef de l’Etat, ne sont connues.

Il est bon de rappeler qu’aucun texte législatif n’autorise cette concession
des Douanes du Port, qui est en violation flagrante du Principe sacro-saint
de la Souveraineté Nationale. Sur ce point le ministère Public,
malheureusement, semble incompétent, et pourtant la Loi lui permet
d’être le gardien de l’application des Lois et de la Constitution.

A cette allure, il est bon de se demander si notre Armée Nationale
tout comme une branche des Douanes Djiboutiennes fera, elle aussi, l’objet
d’une concession ? La vente du patrimoine sise au Boulevard de Gaulle de la
Gendarmerie Nationale à un simple commerçant de la place nous
inquiète à plus d’un titre.

La répétition de telles violations est une chose inadmissible,
dégradante et intolérable pour le Peuple de la République
de Djibouti.

Une mobilisation nationale pour le Respect de la Souveraineté Nationale
est plus que nécessaire afin de stopper l’hémorragie financière
en cours.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

07/05/07 (B394) RSF : Nouvelle arrestation du frère du directeur de publication de l’hebdomadaire Le Renouveau

Reporters
sans frontières dénonce le nouvel emprisonnement de Houssein
Ahmed Farah, collaborateur de l’hebdomadaire d’opposition

Le Renouveau et frère du directeur de publication Daher Ahmed Farah.
Il a été placé sous mandat de dépôt à
la prison de Gabode, dans la capitale de Djibouti, le 6 mai 2007.

« Cela fait plusieurs années que Le Renouveau subit la persécution
du gouvernement. Après les arrestations de quatre de ses membres et
la saisie d’une grande partie de son matériel en février
2007, le journal a connu de grandes difficultés et ne reparaît
que depuis quelques semaines. Les autorités doivent permettre au seul
journal d’opposition du pays d’être distribué dans
des conditions normales, sans qu’aucune pression soit exercée
à l’encontre de son personnel », a déclaré
l’organisation.

Le 3 mai 2007, Houssein Ahmed Farah, également membre du parti d’opposition
Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement
(MRD), et Hared Abdallah Barreh, responsable de la distribution du journal,
ont été arrêtés chez eux par des agents du département
des affaires spéciales et criminelles. Ils ont été immédiatement
placés en garde à vue dans les locaux de la brigade situés
au nord de la capitale, mais n’ont été informés
du motif de leur arrestation que deux jours plus tard.

Le placement des deux hommes en garde à vue semble lié à
la publication, dans Le Renouveau du 26 avril 2007, d’un article intitulé
« L’axe Ismaël Omar Guelleh – Dubaï au coeur d’un
scandale sexuel ». Cet article mettait en cause Abdallah Hamiri, un citoyen
originaire de Dubaï, à qui le chef de l’Etat Ismaël
Omar Guelleh a confié la collecte d’une taxe de consommation
au port de Djibouti, à la place du service des douanes.

L’article faisait notamment état d’un abus sexuel de la
part de M. Hamiri sur une de ses employées.

Ce dernier n’a toutefois pas porté plainte. C’est le procureur
de la République qui affirme s’être saisi du dossier et
avoir engagé des poursuites contre les responsables du Renouveau.

Les deux hommes ont été présentés au procureur
de la République le 6 mai 2007.

Celui-ci a décidé de relâcher Hared Abdallah Barreh, et
de placer Houssein Ahmed Farah sous mandat de dépôt à
la prison de Gabode.

22/04/07 (B392-A) BBC – La Police du Kenya libère un journaliste britannique. (En Anglais – info lectrice) Kenya police free UK journalist

A
British journalist and his Kenyan producer have been released without charge
after being arrested by anti-terror police in Kenya.

Dan Edge, 29, of Northamptonshire, and Susan Safarico, 27, were arrested on
Friday as they filmed in Nairobi.

The pair were released after the British High Commissioner, Adam Wood, became
involved.

They were making a film for Channel 4’s Dispatches programme about the arrests
of Islamists in Kenya.

High alert

Mr Edge and Ms Safarico were taken to two separate police stations at 0800
on Friday (0600 BST) after they filmed outside a police station in the capital
of the East African nation.

A spokeswoman for Channel 4 said they pair had been released after being interviewed
as terror suspects. She said they were both in good health and no further
action will be taken against them.

Mr Edge will now fly to Ethiopia to continue filming as originally
planned.

The spokeswoman said they held all the required filming permits and had earlier
interviewed a government minister.

‘Surprised’ at arrests

Speaking before they were released, Dispatches editor Kevin Sutcliffe said:
« I am surprised at this turn of events given that earlier in the day
the crew had been conducting an interview with the Kenyan foreign minister
as part of their film. »

They were making a documentary about the secret detention of scores of men,
women and children in Somalia and Ethiopia following a major push to flush
out Islamist extremists in neighbouring Somalia earlier this year.

BBC East Africa correspondent Karen Allen said Kenya has been on high alert
since a major swoop at the beginning of the year to track down what are believed
to be Al-Qaeda operatives fleeing from war-torn Somalia.

Our correspondent added that Kenya has suffered two terrorist attacks in the
past decade and has been criticised for its role in quietly sending suspects
out of the country for interrogation by its neighbours

13/04/07 (B391) RSF – SOMALIE / ETHIOPIE / Deux journalistes érythréens, capturés en Somalie, détenus avec des « combattants étrangers »

Reporters
sans frontières demande aux gouvernements somalien et éthiopien
des explications sur la détention au secret de deux journalistes de
la chaîne publique érythréenne Eri-TV, arrêtés
en compagnie de plusieurs citoyens somaliens et étrangers fin 2006
à la frontière avec le Kenya.

« Comme de nombreux autres reporters étrangers, ces deux journalistes
se trouvaient en Somalie pour couvrir la situation dans le pays. Il ne s’agit
pas de combattants étrangers, comme semblent l’être les autres
personnes arrêtées à la frontière kenyane. Ce sont
des professionnels de l’information, travaillant pour l’un des pays les plus
fermés et les plus répressifs du monde. Nous craignons aujourd’hui
pour leur sécurité, qu’ils soient maintenus en détention
au secret ou renvoyés en Erythrée. Les gouvernements éthiopien
et somalien doivent dire pourquoi ils refusent de fournir des explications
sur ces deux prisonniers et veiller à gérer avec intelligence
cette situation dangereuse pour nos deux confrères », a déclaré
l’organisation.

Saleh Idris Gama, journaliste de la télévision publique Eri-TV,
et Tesfalidet Kidane Tesfazghi, cameraman, avaient disparu fin 2006 à
Mogadiscio pendant les combats ayant opposé l’Union des tribunaux islamiques
(UTI) et le gouvernement fédéral de transition. Les deux journalistes
avaient été envoyés en Somalie pour couvrir la situation
dans le pays. Fin février 2007, Reporters sans frontières avait
fourni leurs noms au gouvernement somalien, afin de savoir s’ils étaient
en détention ou s’ils avaient été identifiés parmi
les victimes des combats.

Aucune réponse n’avait été donnée à cette
requête.

Le 5 avril, le ministère érythréen des Affaires étrangères
avait demandé, dans un communiqué, aux autorités kenyanes,
« d’obtenir aussi rapidement que possible la libération de trois
citoyens érythréens et de les rapatrier dans leur pays ».
Le gouvernement érythréen affirmait que le Kenya avait remis
ces personnes aux autorités somaliennes le 20 janvier, après
les avoir arrêtées fin décembre et les avoir détenues
illégalement pendant plus de trois semaines, sans préciser ce
qu’elles faisaient au moment de leur interpellation ni où elles se
trouvaient.

Le troisième Erythréen, présenté par Asmara comme
s’appelant Osman Mohammed Berhan, n’est pas un employé de la station
publique Radio Dimtsi Hafash, contrairement à ce que laissaient croire
les premières informations reçues par Reporters sans frontières.
Dans une lettre qu’il a fait parvenir au site d’opposition Asmarino.com depuis
sa prison kenyane, le 18 janvier, celui-ci affirmait qu’il se nommait en réalité
Samson Yemane Berhan et qu’il avait été envoyé en Somalie
par le gouvernement érythréen sous un faux nom, en compagnie
d’autres compatriotes.

Le 4 avril, Reporters sans frontières s’était adressée
à l’Agence nationale de sécurité somalienne pour obtenir
des informations sur les journalistes érythréens, l’informant
de leur identité et demandant de pouvoir avoir un contact téléphonique
avec eux. La requête de l’organisation a été rejetée.
Selon les informations de Reporters sans frontières, les journalistes
auraient été transférés, en compagnie d’autres
détenus somaliens et étrangers capturés à la frontières
kenyane, dans un centre de détention à Addis-Abéba, en
Ethiopie.

11/04/07 (B390) RSF / ETHIOPIE : Huit journalistes détenus depuis novembre 2005 acquittés et libérés par la Haute Cour fédérale.

Reporters sans
frontières a appris avec soulagement la libération de huit des
21 journalistes actuellement détenus en Ethiopie, après que
la Haute Cour fédérale les a acquittés, le 9 avril 2007,
de tous les chefs d’accusation portés contre eux.

« Ces libérations sont de bonnes nouvelles que nous attendions
depuis longtemps. Nous sommes particulièrement heureux pour Serkalem
Fassil et Eskinder Nega, qui vont pouvoir s’occuper enfin de leur enfant,
né en prison l’année dernière. En acquittant une partie
des prisonniers de novembre 2005 et en abandonnant les charges les plus graves
portées contre une autre partie, la justice éthiopienne commence
à reconnaître le côté extravagant et dangereux de
ce procès-fleuve. Il est temps maintenant que ce triste épisode
soit définitivement clos et que les autres détenus soient relâchés,
pour que l’Ethiopie retrouve le chemin du dialogue et de la démocratie »,
a déclaré l’organisation.

Le 9 avril, la Haute Cour fédérale a prononcé l’acquittement
de 25 prévenus du grand procès politique qui se tenait à
Addis-Abéba depuis un an. Inculpés de « génocide »,
« haute trahison » et tentative de « renversement de l’ordre constitutionnel »,
ils étaient incarcérés depuis novembre 2005, dans le
cadre des rafles qui ont suivi la répression, par la police éthiopienne,
des rassemblements de protestation organisés par la principale coalition
de l’opposition, la Coalition pour l’unité et la démocratie
(CUD, Kinijit en amharique). Huit des 25 personnes libérées
sont des journalistes. Il s’agit de : Zekarias Tesfaye, directeur de publication
de Netsanet, Sisay Agena, directeur de publication de Ethiop, Eskinder Nega
et son épouse, Serkalem Fassil (qui, en juin 2006, avait donné
naissance à son enfant en prison), directeurs de Asqual, Menelik et
Satenaw, Fassil Yenealem, directeur de publication d’Addis Zena, Dereje Habtewold,
rédacteur en chef adjoint de Menilik et Netsanet, Nardos Meaza, rédacteur
en chef de Satenaw et Feleke Tibebu, rédacteur en chef adjoint de Hadar.
Le tribunal a jugé que le procureur n’avait pas présenté
de preuves convaincantes de leur culpabilité.

En revanche, la cour a demandé à Dawit Kebede, rédacteur
en chef de Hadar, Mesfin Tesfaye, rédacteur en chef de Abay, Andualem
Ayele, rédacteur en chef d’Ethiop, Wonakseged Zeleke, rédacteur
en chef de Asqual, Zelalem Guebre, rédacteur en chef de Menilik et
Abey Gizaw, rédacteur en chef de Netsanet (ces deux derniers jugés
par contumance), de présenter leur défense. Ils font partie
des détenus pour lesquels le procureur a abandonné les chefs
d’accusation de « génocide » et « haute trahison ».
Ils seront jugés pour « conspiration en vue de renverser l’ordre
constitutionnel » et « incitation à la révolte ».

Avec la libération des huit personnes acquittées, 13 journalistes
sont encore en détention dans le pays, dont deux sont soupçonnés
d’avoir été des informateurs du mouvement séparatiste
Oromo Liberation Front (OLF).

21/02/07 (B383) LDDH : le seul journal de l’opposition ne paraît plus depuis trois semaines … faute de matériel technique qui a été confisqué par le pouvoir, alors que le tribunal a relaxé son directeur…


Le Président

NOTE
D’INFORMATION DU 20 FÉVRIER 2007

Prise
en otage du matériel de production
du Renouveau Djiboutien ?

Mais que cherche encore le pouvoir ?

Depuis pratiquement
trois semaines le seul Journal de l’Opposition Djiboutienne ne paraît
plus.

C’est pour un simple
article, semble-t-il diffamatoire, portant sur une banale affaire d’un mur
mitoyen, entre un commerçant de la place et le Gouverneur de la Banque
de Djibouti, que le matériel de production de ce journal «Le
Renouveau Djibouti », aurait été « pris en otage
».

Décidément
le quatrième pouvoir à Djibouti n’existe pas !

Bref
rappel des faits

La
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), dès le début
avait alerté l’opinion nationale et internationale sur la reprise
du harcèlement contre l’Organe de Presse du MRD, dans les termes
suivants : « Selon des informations concordantes, « Le Renouveau
Djiboutien» hebdomadaire du MRD serait de nouveau dans le collimateur
du pouvoir. Depuis vendredi dernier ses locaux auraient été
perquisitionnés sans mandat, son matériel confisqué
».

Après avoir arbitrairement
coffré dans les locaux de la Police Criminelle, spécialisée
dans les arrestations aux couleurs politiques, plusieurs militants de ce
Parti et ce naturellement sans mandat d’amener ni mandat d’arrêt.

Après avoir constaté
la libération de tous les militants du MRD la LDDH avait publié
une brève information le 12 Février 2007 notant « qu’actuellement,
la situation de harcèlement à l’égard de certains membres
du MRD semble s’atténuer », tout en précisant qu’à
la suite de l’audience du Tribunal des flagrants délits pour l’affaire
: Procureur de la République contre Houssein Ahmed Farah, la Présidente
de cette Cour a renvoyé cette affaire pour dimanche 18 février
2007 faute du dossier incriminé .

Le 18 février
2007 la Présidente Madame Sirad Waiss a posé des questions
et écouté la victime de ce procès ainsi que le bref
réquisitoire du Procureur, qui a mis en relief, que l’objectif immédiat
n’est pas la fermeture du Journal « Le Renouveau » et à
demander « la condamnation de M. Houssein Ahmed Farah à quatre
mois de prison avec sursis et 1 000 000 FD d’amende ».

Dans son délibéré
le Tribunal avait statué à la relaxe pure et simple de M.
Houssein Ahmed Farah.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) déplore le maintien de ce harcèlement
avec le refus du Procureur de la République et du Colonel chargé
de la Brigade de la Police Criminelle de restituer le matériel, arbitrairement
confisqué, du seul Journal libre actuellement en activité.

Face à ces harcèlements,
il est facile à comprendre le fait que certains autres journalistes
ne voient plus l’intérêt à jouer le jeu d’une dictature
foncièrement sournoise.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul