03/10/06 (B364) Revue de presse complète (2/2) des articles parus depuis deux jours sur la délivrance des mandats d’arrêt lancés à l’encontre d’Hassan Saïd et de Djama Souleiman.

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Libération

Lien :

http://www.liberation.fr/actualite/societe/207949.FR.php

Le «long combat» d’une veuve


QUOTIDIEN : Lundi 2 octobre 2006 – 06:00

Si l’on juge un jour les assassins de Bernard Borrel, ce sera grâce
à sa veuve, une femme opiniâtre et courageuse. Elisabeth Borrel,
elle aussi magistrate, raconte dans un livre (1) comment, après dix
ans de vie heureuse avec son époux et leurs deux enfants, elle a mené
un «combat long et douloureux» qui n’est pas achevé.

Elle a
d’abord réussi à contrer la version officielle ­ le suicide
­ de la mort de son mari, imposée par les autorités françaises
et djiboutiennes. Elle veut toujours savoir qui a tué son mari et qui
sont les commanditaires du meurtre et prévient qu’elle ne lâchera
pas.

(1) Un juge assassiné. Avec la collaboration de Bernard Nicolas
(Flammarion, à paraître le 10 octobre).

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Libération

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http://www.liberation.fr/actualite/societe/207950.FR.php

Affaire Borrel : mandat d’arrêt contre le procureur de Djibouti

Le chef des services secrets de l’ex-colonie est également visé
par la justice française.

Par Brigitte VITAL-DURAND

QUOTIDIEN : Lundi 2 octobre 2006 – 06:00

La traque des assassins de Bernard Borrel s’intensifie, onze ans après
la mort, dans la nuit du 18 au 19 octobre 1995, de ce juge français
dont le corps a été retrouvé carbonisé dans un
ravin à Djibouti. L’enquête de la justice vise aujourd’hui des
hauts dignitaires de cette ex-colonie française.

Deux mandats
d’arrêt européens viennent d’être délivrés
à l’encontre du procureur de la République de Djibouti, Djama
Souleiman Ali, et du chef des services secrets, Hassan Said Khaireh, ont fait
savoir hier les avocats des parties civiles, Olivier Morice et Laurent de
Caunes. Dans un arrêt, daté du 27 septembre, de la chambre de
l’instruction de la cour d’appel de Versailles, présidée par
Didier Guérin, les magistrats estiment «indispensable pour la
manifestation de la vérité» la comparution des deux personnalités.

Terroristes.

Le lendemain,
28 septembre, la juge d’instruction parisienne Sophie Clément a rendu,
dans le cadre de son enquête sur l’assassinat de Bernard Borrel, une
«ordonnance de soit communiqué». C’ t-à-dire qu’elle
fait connaître au parquet de Paris son intention d’ordonner deux autres
mandats d’arrêt. Cette fois, ils visent des anciens terroristes djiboutiens
: Awalleh Guelleh Assoweh, dit «Mireh», et Hamouda Hassan Adouani.
Le premier est mis en cause dans l’attentat du Café de Paris, à
Djibouti en 1990, évadé de prison en 1997. Le second, auteur
de l’attentat du bar l’Historil, à Djibouti en 1987, a été
condamné à perpétuité, puis gracié en 2000.

La justice
française resserre ses investigations sur une scène cruciale
qui s’est déroulée au soir de la découverte du corps
du magistrat, le 19 octobre 1995, dans les jardins du palais présidentiel
de Djibouti. L’un des témoins de cette scène, Mohamed Saleh
Alhoumekani, était alors numéro 2 de la garde présidentielle.
Il se trouvait là en compagnie du chef de cabinet de la présidence
de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, dit IOG, actuel président de
la République.

Ce témoin
s’est, depuis, réfugié en Belgique. C’est de Bruxelles, qu’il
a raconté comment ce soir-là, il a vu Mireh et Adouani, alors
que tous deux étaient censés se trouver en prison, en compagnie
du chef des services secrets. Et il a entendu Mireh dire : «Le juge
fouineur est mort, il n’y a plus de traces.» Si la cour d’appel de Versailles
s’intéresse de près à ce quasi aveu d’assassinat, c’est
dans le cadre d’un dossier annexe à l’enquête sur l’assassinat.
Elisabeth Borrel a porté plainte pour «subornation de témoin».
Elle soutient que l’un des magistrats chargés d’instruire le dossier
sur l’assassinat de son mari, mais dessaisi depuis, Marie-Paule Moracchini,
avait tenu à l’égard de ce témoin exilé à
Bruxelles des «propos d’intimidation en vue d’obtenir la rétractation
de son témoignage».

Marché.
Marie-Paule Moracchini, entendue en 2004, s’est insurgée contre cette
version des chos Elle a déclaré à la justice qu’il lui
était «intolérable» que l’on puisse la mettre en
cause «pour avoir voulu étouffer l’affaire portant sur l’assassinat
d’un collègue».

La chambre
de l’instruction de la cour de Versailles veut donc maintenant entendre le
procureur de Djibouti. Celui-ci se serait rendu, selon le témoin de
Bruxelles, spécialement en Belgique lui faire le marché suivant
: «en échange de sa rétractation», il «lui
proposait de l’argent et un poste diplomatique». Quant au chef des services
secrets, il est invité à s’expliquer sur les diverses manoeuvres
qu’il aurait entreprises en vue de discréditer le témoignage
crucial. «C’est une victoire tout à fait considérable»,
s’est réjoui hier Olivier Morice rappelant que les jeunes magistrats
de l’ENM ont décidé de baptiser leur promotion Bernard-Borrel.

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Le Figaro

Lien
: http://www.lefigaro.fr/france/20061002.WWW000000404_lenquete_francaise_
sur_lassassinat_du_juge_borrel_vise_deux_pontes_de_djibouti.html

L’enquête française sur
l’assassinat du juge Borrel vise deux pontes de Djibouti

lefigaro.fr (avec AFP et Reuters).
Publié le 02 octobre 2006 Actualisé le 02 octobre 2006 : 10h59

Onze ans après le meurtre du magistrat, la justice française
a délivré ses deux premiers mandats d’arrêts. Elle
évoque des «charges accablantes» contre le procureur de
la République et le chef des services secrets de Djibouti.

L’enquête sur l’assassinat du juge Borrel est relancée.
La France a délivré mercredi dernier deux mandats d’arrêts
contre le procureur de la République de Djibouti, Djama Souleiman,
et le chef des services secrets de Djibouti, Hassan Saïd. Les deux hommes
sont soupçonnés d’avoir suborné des témoins.
L’arrêt de la cour d’appel de Versailles évoque des
« charges accablantes » contre ces deux personnalités.

Il s’agit des premiers mandats d’arrêt depuis la découverte,
le 19 octobre 1995, du corps à demi calciné du juge Borrel,
simplement vêtu d’un slip et d’un tee-shirt, au bas d’une falaise située
à 80 km de Djibouti. « C’est une avancée plus que considérable
dans le dossier de l’assassinat de Bernard Borrel. La justice passe maintenant
à la vitesse supérieure. Les magistrats montrent qu’ils n’ont
pas peur de rechercher la vérité, quitte à déplaire
aux autorités politiques françaises et djibou ennes »,
a commenté Me Olivier Morice, l’un des deux avocats, avec Laurent de
Caunes, de la famille Borrel. Depuis le début de l’enquête,
ils estiment que le magistrat français a été victime
d’une opération commanditée par le pouvoir djiboutien.

Réagissant à cette annonce, le chef des services secrets a prévenu
que « Djibouti ne se plierait jamais au bon vouloir de la justice française
» et dénoncé une « nouvelle tentative politico-médiatique
orchestrée par la veuve Borrel et son lobby ».

Un témoignage clé

Au centre des deux procédures, menées à Paris et Versailles,
se trouve le témoignage clé d’un ancien officier de la garde
présidentielle de Djibouti, Mohammed Saleh Aloumekani. Le 19 octobre
1995, l’homme aurait surpris les deux principaux suspects en train de
rendre compte de « l’élimination du juge fouineur »
et de la disparition des traces du crime à Ismaël Omar Guelleh,
alors chef du cabinet de l’ancien président, aujourd’hui
président de Djibouti.

Le procureur de Djibouti est soupçonné d’avoir tenté
de faire pression sur Mohammed Saleh Aloumekani pour qu’il revienne sur son
témoignage. Le chef des services secrets est quant à lui suspecté
d’être intervenu pour que le chef de la garde présidentielle
de Djibouti en 1995 discrédite le témoin.

Appelés à s’expliquer le 13 octobre 2005 devant la justice française,
les deux hommes ne s’étaient pas présentés. Les
avocats de la partie civile avaient alors demandé la délivrance
de mandats d’arrêt. En délivrant ces mandats, le président
de la chambre de l’instruction, Didier Guérin, vient donc de leur donner
raison estimant que leur comparution était « indispensable à
la manifestation de la vérité ».

Deux principaux suspects

Para èlement, la juge d’instruction parisienne, Sophie Clément,
a transmis jeudi au procureur de la République une demande de réquisition
concernant la délivrance de deux autres mandats d’arrêt visant
les deux principaux suspects de l’assassinat, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan
Adouani. Sur le short du magistrat, ont été retrouvés
des empreintes génétiques qui pourraient appartenir à
ses assassins et le juge Clément souhaite les comparer à celles
Awalleh Guelleh et d’Hamouda Hassan Adouani. Mais les deux hommes sont en
fuite.

Le premier a été condamné à perpétuité
par contumace en France pour son implication dans l’attentat du Café
de Paris en 1990 à Djibouti, qui avait fait un mort et 11 blessés.
Il s’est évadé en 1997. Le second, condamné à
mort pour sa participation à un attentat contre le bar «L’Historil»
en mars 1987, qui avait fait douze morts, a été gracié
en juillet 2000 par l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar
Guelleh.

03/10/06 (B364) Revue de presse (1/2) complète des articles parus depuis deux jours sur la délivrance des mandats d’arrêt lancés à l’encontre d’Hassan Saïd et de Djama Souleiman.

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AP

PARIS
(AP) — La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a émis
des mandats d’arrêt internationaux contre le procureur général
de Djibouti et le chef des services secrets djiboutiens dans le cadre d’une
enquête pour subornation de témoin ouverte en marge de celle
sur la mort du juge Bernard Borrel en octobre 1995 à Djibouti.

Convoqués
en octobre 2005, les deux hommes, Djama Souleiman Ali et Hassan Saïd
Khaireh, avaient refusé de venir s’exprimer devant le juge d’instruction
saisi de ce dossier. « Ces données n’ont pas changé. Que
la chambre d’instruction ait cru devoir engager une épreuve de force
avec Djibouti ne m’apparaît pas la solution la plus appropriée
pour parv ir à la manifestation de la vérité », a
déclaré lundi leur avocat, Me Francis Szpiner.

Bernard
Borrel, magistrat français détaché à Djibouti,
a été retrouvé mort et brûlé le 19 octobre
1995 à 80km de la capitale djiboutienne. Ce dossier empoisonne les
relations entre Paris et Djibouti qui accueille une importante base militaire
française.

Sa
veuve, Elisabeth Borrel, soutient que son mari a été assassiné
et accuse le président Ismaël Omar Guelleh d’être le commanditaire
du crime. Une version contestée par Djibouti.

Elle
a déposé plainte pour assassinat. L’enquête, instruite
à Paris depuis 1997, a vu se succéder quatre juges d’instruction.
« L’assassinat est reconnu », a affirmé Mme Borrel sur LCI.
« Simplement, il faut rechercher les vrais auteurs parce qu’il y a des
empreintes génétiques au dossier et qu’il n’y a pas simplement
des témoignages ».

Le
dossier instruit à Versailles concerne une tentative de subornation
d’un témoin, Mohamed Saleh Alhoumekani. Celui-ci dit avoir assisté,
dans la nuit du 19 au 20 octobre 1995, dans les jardins du palais présidentiel,
à une conversation sur l’élimination du « juge fouineur »
entre plusieurs officiels, dont Ismaël Omar Guelleh, l’actuel chef d’Etat,
Awalleh Guelleh et Hamouda Adouani, deux terroristes supposés être
en prison.

MM.
Souleiman et Saïd sont soupçonnés d’avoir fait pression
pour que M. Alhoumekani revienne sur ses déclarations. Il avait par
ailleurs indiqué la présence cette nuit-là d’un restaurateur
dont l’établissement a été en 1987 la cible d’un attentat
perpétré par Hamouda Hassan Adouani. L’enquête a montré
que cet homme, originaire de Corse, était hors de Djibouti en octobre
1995.
La famille Borrel accuse aussi la juge d’instruction Marie-Paule Moracchini,
chargée à l’époque de l’enquête sur la mort du
juge, d’avoir incité Mohamed Saleh Alhoumekani à revenir sur
ses propos. Ce qu’elle nie.

Dans
le dossier principal instruit à Paris, la juge Sophie Clément
a demandé au parquet des réquisitions de mandats d’arrêt
internationaux c tre les deux terroristes, Awalleh Guelleh et Hamouda Adouani,
a précisé à l’Associated Press, Me Olivier Morice, l’un
des avocats de Mme Borrel.

Cette
décision marque, selon lui, une volonté de la justice de « passer
à la vitesse supérieure ».

Deux
ADN masculins ont été retrouvés sur le short que portait
Bernard Borrel le jour de sa mort. Ces deux empreintes pourraient être
celles des assassins du juge ou de leurs complices, selon Me Morice.

AP

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20 Minutes

Lien : http://www.20minutes.fr/articles/2006/10/02/20061002-actualite-france-Borrel-mandats-d-arret-contre-des-responsables-djiboutiens.php

Borrel
: mandats d’arrêt contre des responsables djiboutiens

Dix ans après l’assassinat du juge Borrel, la cour d’appel de Versailles
a ordonné la diffusion de mandats d’arrêt contre le procureur
de la République et le chef des services secrets de Djibouti pour une
éventuelle « subornation de témoins » dans l’enquête
sur la mort du juge français, a-t-on appris hier.
Il s’agit des premiers mandats d’arrêt délivrés dans cette
affaire depuis la découverte, le 19 octobre 1995, du corps à
demi calciné de Bernard Borrel, au bas d’une falaise à quelque
80 km de la capitale de Djibouti, où se trouve la plus grande base
militaire française à l’étranger.

Parallèlement,
la juge d’instruction parisienne, Sophie Clément, a transmis jeudi
au procureur de la République de Paris une demande de réquisition
concernant la dé- livrance de deux autres mandats d’arrêt visant
les principaux suspects de l’assassinat du juge Borrel, Awalleh Guelleh et
Hamouda Hassan Adouani.

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Le Nouvel Obs

Lien
: http://permanent.nouvelobs.com/societe/20061002.OBS4331.html

« Ces
mandats d’arrêts valent mises en examen »

Par Me Olivier Morice,
avocat d’Elisabeth Borrel

Que
reproche-t-on concrètement au procureur de la République et
au chef des services secrets de Djibouti ?

– Ce qui est reproché
au procureur de la République, aujourd’hui procureur général
de Djibouti, ainsi qu’au chef des services secrets, c’est d’avoir fait pression
sur des témoins, ou tenté de les décrédibiliser,
pour contrecarrer ce que ces personnes pouvaient avoir à dire ou obtenir
leur rétractation.

Ainsi, le procureur général
de Djibouti s’est rendu en Belgique où il aurait proposé de
l’argent à Mohamed Saleh Alhoumekani, ancien membre de la garde présidentielle
de Djibouti, qui affirme avoir surpris une conversation en octobre 1995 dans
les jardins du palais présidentiel entre plusieurs personnes, dont
les assassins présumés de Berner Borrel. L’un d’entre eux aurait
affirmé à Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président
et président aujourd’hui, que le « juge fouineur » avait bien
été éliminé et qu’il n’y avait plus de trace.

Pourquoi
ces mandats d’arrêts ont-ils mis tant de temps à être délivrés
? Qu’est-ce qui a pu débloquer la situation ?

– Si la situations s’est
débloquée, c’est tout d’abord parce que le dossier s’est considérablement
épaissi et que la mauvaise volonté affichée par les deux
suspects a conduit la cour d’appel à accélérer les choses.

Pour bien comprendre l’impact
des ces mandats d’arrêts délivrés par les magistrats de
la cour d’appel de Versailles, il faut savoir que ceux-ci valent mises en
examen et que les juges ont voulu s’assurer que les convocations puissent
être délivrées. Si le chef des services secrets et le
procureur général n’y répondent pas, ils pourront donc
être condamnés par contumace. De plus, la juge d’instruction
Sophie Clément a transmis au parquet une demande visant à obtenir
deux autres mandats d’arrêts contre Awalleh Guelleh et Hamouda Adouani,
soupçonnés d’être les assassins de Bernard Borrel.

Le
chef des services secrets a déjà annoncé qu’il ne se
soumettrait pas à la justice française. Quelles peuvent être
les conséquences de ce refus ?

– Ce qu’il risque, c’est
d’être condamné par contumace. Le procureur général
pourrait bien d’ailleurs se retrouver dans une situation cocasse.

Celui-ci est en effet
censé représenter son pays devant la Cour internationale de
justice mais risque, en raison du mandat d’arrêt lancé par la
justice française, de se faire arrêter s’il met les pieds à
La Haye.

Mais le pouvoir politique
a également son rôle à jouer dans un pays où la
France a installé sa principale base militaire d’Afrique. Il serait
temps que le garde des Sceaux se réveille pour mettre fin au traitement
indigne que subit Elisabeth Borrel et qu’elle raconte dans un livre qui paraîtra
le 10 octobre : « Un juge assassiné, une femme seule face au secret
d’État » (éd. Flammarion). Il y a dix ans, on lui disait
qu’elle ne saurait jamais la vérité sur la mort de son mari.
Or aujourd’hui, la vérité avance à grands pas et les
autorités djiboutiennes commencent à être prises en étau.

Il faudrait déjà
que le Garde des sceaux reçoive enfin madame Borrel, épouse
de magistrat et magistrate elle même. Signe des temps, le jeunes magistrats
de l’Ecole nationale de la magistrature ont d’ailleurs décidé
de baptiser leur promotion « Bernard Borrel ».

Propos
recueillis par Jérôme Hourdeaux
(le lundi 2 octobre 2006)

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L’Express

Dossier
Borrel

Lien http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=6128

Nouvelle
crise entre Djibouti et Paris Hana Al-Hussaini, avec Reuters
La cour d’appel de Versailles a lancé des mandats d’arrêt contre
le procureur de la République et le chef des services secrets de Djibouti.
Mais ceux-ci ont déjà annoncé qu’ils refusaient de se
présenter devant la justice française

Le procureur général de Djibouti et le chef de ses services
secrets, visés par deux mandats d’arrêt en marge de l’enquête
sur la mort en 1995 du magistrat Bernard Borrel, annoncent qu’ils ne se présenteront
pas devant la justice française. « A partir du moment où
la France a refusé d’entretenir avec Djibouti une coopération
judiciaire régulière, […] le procureur de la République
de Djibouti et le chef des services secrets avaient dit qu’ils ne déféreraient
pas aux convocations. Ces données n’ont pas changé », a
affirmé leur avocat Me Francis Szpiner. « Je réaffirme avec
force que les autorités de Djibouti n’ont rien à voir, ni de
près ni de loin, avec la mort du juge Borrel », a-t-il ajouté.

Le corps
de Bernard Borre coopérant français et conseiller technique
auprès du ministère de la Justice djiboutien, a été
retrouvé carbonisé en 1995. L’hypothèse du suicide avait
été initialement retenue par la justice française mais
après plusieurs changements de magistrats et des expertises, notamment
médico-légales, c’est la piste criminelle qui est désormais
suivie.

Dans un arrêt
signé le 27 septembre, la chambre de l’instruction de Versailles a
délivré des mandats d’arrêt pour « subornation de
témoin » contre le procureur général de Djibouti
Djama Souleïman Ali et le chef des services secrets, Hassan Saïd
Khaireh. Ce dossier de Versailles ne vise par la mort de Bernard Borrel directement,
mais une scène racontée devant la justice française par
un témoin djiboutien, Mohamed Saleh Alhoumekani.

« Juge
fouineur »

Il disait
avoir assisté le 19 octobre 1995, dans les jardins de la présidence
djiboutienne, à une conversation entre Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan
Adouani, meurtriers supposés du juge Borrel, d’une part, et des officiels
de la présidence djiboutienne d’autre part. Parmi ces derniers figurait
Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président et actuel
chef de l’Etat de Djibouti, assure le témoin. L’un des assassins aurait
alors dit à Ismaël Omar Guelleh selon le témoin que « le
juge fouineur » était mort et qu’il ne subsisterait pas de traces.
Le procureur général de Djibouti et le chef des services secrets
auraient fait pression sur le témoin en 2001 et 2002 pour qu’il revienne
sur ses déclarations.

Me Szpiner
dément ces accusations. « Que la chambre d’instruction ait cru
devoir engager une épreuve de force avec Djibouti ne m’apparaît
pas la solution la plus appropriée pour parvenir à la manifestation
de la vérité », dit-il. Sur le fond, il souligne que les
deux personnes désignées par le témoin Alhoumekani étaient
en prison au moment des faits, et qu’elles ont été condamnés
pour des attentats par la justice de Djibouti. Le réci du témoin
serait donc « absurde », selon lui.

Me Olivier
Morice, avocat de la veuve du magistrat, a souligné lundi que les mandats
d’arrêts de deux officiels djiboutiens valaient mise en examen. « S’ils
ne viennent pas, ils seront renvoyés devant le tribunal correctionnel
et jugés », a affirmé l’avocat. Selon lui, la juge parisienne
Sophie Clément, en charge de l’instruction principale, a engagé
auprès du parquet de Paris les démarches préparatoires
pour la délivrance de deux autres mandats d’arrêts contre Awalleh
Guelleh et Hamouda Adouani.

Un autre témoignage
versé au dossier, délivré cette fois par un ex-gardien
de prison de Djibouti, montrerait en effet selon Me Morice que les deux suspects
ont pu sortir de détention le jour du crime.

Le dossier Borrel est
crucial pour la France sur le plan diplomatique, Djibouti accueillant la principale
base militaire française en Afrique.

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Reuters

PARIS (Reuters)
– La justice française a délivré mercredi dernier des
mandats d’arrêt contre le procureur de la République et le chef
des services secrets de Djibouti, dans le cadre de l’enquête sur la
mort en 1995 du juge Bernard Borrel, apprend-on dimanche auprès de
l’avocat de son épouse.

« C’est
une avancée plus que considérable dans le dossier de l’assassinat
de Bernard Borrel », a déclaré à Reuters Me Olivier
Morice, qui estime que le magistrat français a été victime
d’une opération commanditée par le pouvoir djiboutien.

La cour d’appel
de Versailles a rendu un arrêt mercredi fai nt état de « charges
accablantes contre le procureur de la République et le chef des services
secrets djiboutiens », a-t-il précisé.

« Ce
que nous trouvons absolument scandaleux, c’est que cela fait plus de trois
ans que les différents gardes des Sceaux (…) savent que le juge Borrel
a été assassiné mais qu’ils n’ont jamais reçu
Elisabeth Borrel, son épouse, qui est également magistrate »,
a souligné l’avocat.

Le corps
carbonisé de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller
technique auprès du ministère de la Justice djiboutien, a été
retrouvé carbonisé en 1995.
L’hypothèse du suicide par « auto-combustion » avait été
initialement retenue par la justice française mais après plusieurs
changements de magistrats et d’autres expertises, notamment médico-légales,
c’est la piste criminelle qui est désormais suivie.

________________________________
BBC (En anglais)

Lien : http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/5398454.stm

France has issued arrest warrants for two top Djibouti officials in connection
with the mysterious death of a French judge in 1995.

Djibouti
Chief Prosecutor Djama Souleiman and security chief Hassan Said are accused
of interfering with witnesses in the investigation.

The burnt
body of Bernard Borrel was found in just a T-shirt and underpants.
Djibouti authorities initially said his death was a suicide, but his widow
says he was assassinated.

At the time
of his death, Borrel was acting as a consultant to the Djibouti justice ministry.

France and
Djibouti are close allies, with Djibouti hosting France’s largest overseas
military base, as well as a US anti-terror task force.

« The
magistrates are showing that they are not afraid to seek the truth even if
it is displeasing to the political authorities of France and Djibouti, »
said Olivier Morice, a lawyer for the Borrel family.

Earlier this
year, Djibouti asked the International Court of Justice to rule that French
investigators did not have the right to summon high-level witnesses, as they
enjoyed diplomatic immunity.

_______________________________
Metro

Lien : http://www.metrofrance.com/fr/article/afp/2006/10/01/061001180601_n5ic8rfo/index.xml

Nouvel épisode de l’affaire Borrel
avec deux mandats d’arrêt à Djibouti

Onze ans après l’assassinat du juge Bernard Borrel à Djibouti,
la justice française a délivré deux premiers mandats
d’arrêt contre deux hautes personnalités djiboutiennes.

La cour d’appel
de Versailles a ordonné la diffusion de mandats d’arrêt contre
le procureur de la République et le chef des services secrets de Djibouti
pour une éventuelle « subornation de témoins » dans
l’enquête sur cet assassinat, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.

Le parquet
général dispose de cinq jours pour se pourvoir en cassation
contre cet arrêt, rendu mercredi, à l’encontre du procureur,
Djama Souleiman, et du chef des services secrets, Hassan Saïd.

Il s’agit
des premiers mandats d’arrêt depuis l découverte, le 19 octobre
1995, du corps à demi calciné du juge Borrel, vêtu d’un
slip et d’un tee-shirt, au bas d’une falaise à 80 km de Djibouti, où
se trouve la plus grande base militaire française à l’étranger.

Parallèlement,
la juge d’instruction parisienne Sophie Clément, a transmis jeudi au
procureur de la République une demande de réquisition concernant
la délivrance de deux autres mandats d’arrêt visant les principaux
suspects de l’assassinat, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani.

« La
justice passe maintenant à la vitesse supérieure. Les magistrats
montrent qu’ils n’ont pas peur de rechercher la vérité, quitte
à déplaire aux autorités politiques françaises
et djiboutiennes », s’est félicité Me Olivier Morice, l’un
des deux avocats, avec Laurent de Caunes, de la famille Borrel.

Au centre
des deux procédures, menées à Paris et Versailles, se
trouve le témoignage d’un ancien officier de la garde présidentielle
de Djibouti, Mohammed Saleh Aloumekani.

Il a affirmé
devant la juge Clément avoir surpris le 19 octobre 1995, jour ou lendemain
de l’assassinat du juge, dans le jardin du palais présidentiel de Djibouti
une conversation entre six hommes, dont l’actuel président djiboutien,
Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Gouled
Aptidon, Hassan Said, chef des services de sécurité et les deux
suspects Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani.

Selon ses
déclarations, les interlocuteurs d’Ismaël Omar Guelleh seraient
venus lui rendre compte de « l’élimination du juge fouineur »
et de la disparition des traces du crime.

Le procureur
de Djibouti est soupçonné d’avoir tenté de faire pression
sur M. Aloumekani pour qu’il revienne sur son témoignage et le chef
des services secret d’être intervenu pour que le capitaine Iftin, chef
de la garde présidentielle de Djibouti en 1995, rédige une attestation
discréditant le témoin.

Appelés
à s’expliquer le 13 octobre 2005 devant la justice française,
les deux hommes ont pas venus. Les avocats de la partie civile ont alors demandé
la délivrance de mandats d’arrêt. Le président de la chambre
de l’instruction Didier Guérin vient de leur donner raison estimant
que leur comparution était « indispensable à la manifestation
de la vérité ».

Sur le short
du magistrat, ont été retrouvés des empreintes génétiques
qui pourraient appartenir à ses assassins et le juge Clément
souhaite les comparer à celles Awalleh Guelleh et d’Hamouda Hassan
Adouani, mais les deux hommes sont en fuite.

Le premier
a été condamné à perpétuité par
contumace en France pour son implication dans l’attentat du Café de
Paris en 1990 à Djibouti (un mort, 11 blessés). Il s’est évadé
en 1997.

Le second,
condamné à mort pour sa participation à un attentat contre
le bar « l’Historil » en mars 1987 (douze morts), a été
grâcié en juillet 2000 par l’actuel président djiboutien
Ismaël Omar Guelleh.

Par
Pierre ROCHICCIOLIPARIS (AFP)

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21/07/06 (B360) A lire sur LOI cette semaine ….

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 22/07/2006
DJIBOUTI – Tapis rouge pour Nakheel Hotel
Pour son premier projet à l’étranger, la compagnie immobilière de Dubaï Nakheel Hotel & Resorts , présidée par Sultan Ahmed bin Sulayem et dirigée par James Wilson , s’est vu dérouler le tapis rouge à Djibouti. (…) [ 425 mots ]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 22/07/2006
DJIBOUTI – Un conseiller technique nommé il y a trois ans…
Un conseiller technique nommé il y a trois ans auprès du ministre des affaires étrangères de l’époque, Ali Abdi Farah (aujourd’hui remplacé par Mahmoud Ali Youssouf), a connu une belle promotion. (…) [ 47 mots ]

13/07/06 (B358-B) A lire LOI cette semaine

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 15/07/2006
petrole – Projet de raffinerie à Djibouti

Le PDG de la société koweitienne Adeem Investment Company , Mustafa Ebrahim al-Saleh , vient de se rendre à Djibouti à la tête d’une délégation commerciale pour s’entretenir avec le président Ismaïl Omar Guelleh .

11/07/06 (B358-B) Décés du journaliste Digdig. L’ARDHD adresse ses condoléances les plus sincères à sa famille et à ses proches. (Info lecteur)

__________________________ Note de l’ARDHD


Digdig a fait l’essentiel de sa carrière à La Nation, comme journaliste puis récemment comme directeur.

L’équipe de l’ARDHD avait beaucoup de sympathie pour lui, car il nous amusait souvent. Cireur de pompes attitré du régime, il exagérait parfois dans le style, dépassant les limites de la flagornerie la plus outrancière. A croire qu’il le faisait parfois volontairement et en toute conscience pour afficher une sorte de dérision à l’égard de ceux qu’il servait.

Il avait eu l’immense privilège d’être coopté à deux reprises dans l’Ordre des Brosses à Reluire, avec le titre d’Officier, qu’il était le seul à porter.

Il manquera certainement dans le paysage médiatique djiboutien et nous adressons à toute sa famille et à ses proches nos condoléances les plus sincères.

Que le Seigneur l’accueille en son Paradis éternel.

__________________________________________ La Nation

Un journal en deuil
Adieu, Digdig

La vie est ainsi faite : des moments agréables que l’on croit éternels et des joies immenses vite dissipées par des douleurs profondes. Le jeudi 6 juillet 2006, à 17 heures, le directeur de notre journal, Mohamed Ali Digdig, a été foudroyé par une crise cardiaque. Il avait tout juste 50 ans.

Quelques heures avant sa mort, il affichait une forme olympique à la rédaction, taquinant les uns, donnant des tapes amicales aux autres, et blaguant avec tout le monde.

Ce décès brutal a profondément ému tous ceux qui l’ont connu. Ali Abdi Farah, notre ministre, et l’ensemble des journalistes de La Nation ainsi que ses nombreux proches et amis ont accompagné Digdig jusqu’à sa dernière demeure, au cimetière d’Ambouli le soir même à minuit.

A La Nation qu’il dirigeait depuis novembre 2005, le chagrin est immense au sein de l’équipe rédactionnelle. Car Digdig était plus un ami qu’un patron. Il était constamment de bonne humeur même quand ça n’allait pas fort. Il avait de l’humour. Et il avait du cœur. Mais le sien, justement, était fragile. Il en parlait de temps à autre sans vraiment prendre au sérieux ses palpitations.

La veille de sa mort aux environs de 20 heures, je l’ai rejoint dans son bureau où il relisait les articles de sa dernière édition. Nous discutons de choses et d’autres. A un moment donné, il me dit :  » Tu sais, ABS, je voudrais passer un week-end à Adaïlou, dans le village de ma mère ; tu peux nous organiser ça ? « . Je réponds que cela pourrait se faire. Il ajoute :  » Contrairement aux apparences, je ne suis pas un citadin coupé de ses racines villageoises. Durant mon enfance, je passais toutes mes vacances scolaires à Adaïlou. Je vais t’épater en te citant le nom de chaque val et de chaque colline du coin « .

Il essaie ensuite d’appeler Bourhan, un ami commun, pour organiser cette sortie avant de me charger de le faire à sa place le lendemain. Cette escapade devait avoir lieu le jeudi 13 juillet. Mais Mohamed succombe à un infarctus 20 heures après avoir fait cette proposition.

Né en 1956 à Djibouti, Mohamed Ali digdig a fait des études de journalisme en France avant d’intégrer la rédaction de La Nation au début des années 80. Son style alerte et sa plume incisive le font très vite remarquer. Mais au bout de quelques années, il finit par prendre ses distances avec la presse. Incompris, il se retire. Les années passent. Le métier lui manque. Il finit par revenir. Mais le cœur n’y était plus.

Tout change lorsque Ali Abdi Farah devient ministre de la Communication et de la Culture.

En effet, M. Ali Abdi décide de mettre de l’ordre dans notre journal. En novembre 2005, il confie les rênes du journal à digdig. Ce fut le début d’une nouvelle ère. Pour le journal. Et pour Digdig. Il avait la confiance du ministre. Et celle des journalistes. Car c’était quelqu’un de bien. Mais il a été rappelé à Dieu huit mois seulement après avoir été nommé directeur.

A son père, Ali Mohamed Digdig et à ses neuf frères et sœurs, le ministre de la Communication, Ali Abdi Farah, et l’ensemble des membres de la rédaction de La Nation présentent leurs sincères condoléances et prient le seigneur d’accueillir Mohamed en son paradis éternel.

10/07/06 (B358-A) La Nation sur internet : quoi de neuf ? Oh, rien que du vieux depuis le 3 juillet …

Un lecteur s’interroge sur le fait que le site de La Nation sur Internet n’a pas été mis à jour depuis le 3 juillet. Dix jours ! pour un tri-hebdomadaire, cela commence à faire beaucoup.

Question : La Nation est-elle victime des délestages de courant électrique ou de ceux de l’eau courante ou des deux à la fois ? Est-ce les conséquences d’une grève non maitrisée par ce régime anti-social, pourtant habitué à dompter les syndicalistes libres .. ?

Le régime de Guelleh sans ses Brosses à Reluire attitrés n’a plus la même saveur. Ramenez-nous vite La Nation sur Internet, car on manque de matière pour rigoler … !

07/07/06 (B358-A) A lire sur LOI cette semaine ….

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 08/07/2006
DJIBOUTI – Un terrain pour le premier ministre
Comme plusieurs ministres l’an dernier, le premier ministre djiboutien Dileita Mohamed Dileita s’est vu attribuer une concession foncière d’une bonne superficie. (…) [ 251 mots ]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 08/07/2006
DJIBOUTI – Un capitaine de la marine américaine, Robert Fahey…
Un capitaine de la marine américaine, Robert Fahey, a succédé à un colonel du Marine Corps, Gerard Fischer, comme commandant du camp Lemonier à Djibouti. (…) [ 92 mots ]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 08/07/2006
securite – ArmorGroup crée une filiale à Djibouti
La société de sécurité privée britannique ArmorGroup International vient de créer une filiale à Djibouti dont le gérant est Lee Smith . (…) [ 77 mots ]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 08/07/2006
westgold Resources – Vente de ses intérêts dans un permis aurifère à Djibouti
La compagnie minière australienne Westgold Resources NL vient de signer un accord pour la vente de ses intérêts dans un permis d’exploration de l’or à Djibouti. (…) [ 108 mots ]