12/07/08 (B456) Message de condoléances à l’occasion de la disparition de M Houssein Méraneh (Lecteurs)

Inna liLLAH Wa ina ilayhi rajioun

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris hier le décès de Monsieur Houssein Méraneh Mahamoud.

Nous adressons nos condoléances les plus sincères à la famille et aux proches d’Houssein Méraneh

Que le bon Dieu l’accueil dans son paradis.  Amiin

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Houssein Meraneh Mahamoud est l’auteur de
« Dardaaran – Testament d’un nomade revenu des mers »
Lien pour en savoir plus

04/05/08 (B446) RSF : extrait du rapport annuel sur les prédateurs de la liberté de la presse.

A l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai 2008, Reporters sans frontières publie sa nouvelle liste des « prédateurs de la liberté de la presse ».

Depuis sept ans, Reporters sans frontières dénonce les « prédateurs de la liberté de la presse » : ces hommes et ces femmes qui s’en prennent directement aux journalistes ou qui ordonnent à leurs subordonnés de le faire. La plupart sont des responsables politiques de haut niveau (chef d’Etat, chef de gouvernement, ministre, monarque, etc.), mais ils peuvent également être des chefs de milice, de groupes armés ou encore de cartels de la drogue. Ils n’ont généralement de comptes à rendre à personne pour les atteintes graves à la liberté d’expression dont ils sont coupables. Cette impunité est l’une des plus grandes menaces qui pèsent aujourd’hui sur les professionnels des médias.

En 2008, ils sont 39 à porter le titre de « prédateur de la liberté de la presse ».

Cinq ont disparu de la précédente liste.
Fidel Castro est de ceux-là. Le « lider maximo » a officiellement cédé le pouvoir à son frère Raúl. Pervez Musharraf, le président du Pakistan, a perdu les élections législatives du début de l’année et, par la même occasion, sa capacité de nuire à la liberté de la presse.

En Ethiopie, la situation semble s’être stabilisée. Les journalistes emprisonnés ont été libérés et le Premier ministre, Meles Zenawi, a été retiré de la liste.

Même chose pour le roi du Swaziland, Mswati III, qui ne s’est plus rendu coupable de violation grave de la liberté de la presse depuis plusieurs années.

Enfin, Charles Blé Goudé, leader des Jeunes patriotes ivoiriens, a cessé ses appels à la violence contre les journalistes étrangers et ceux proches de l’opposition.

Dix nouveaux prédateurs ont, en revanche, fait leur entrée dans la liste. Dans les Territoires palestiniens, la branche armée du Hamas, à Gaza, et les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, en Cisjordanie, se sont rendues coupables de violations graves de la liberté de la presse. Les journalistes qui sont accusés de soutenir le camp opposé sont systématiquement réprimés.

Les Forces de défense israéliennes ont été ajoutées à la liste après avoir recommencé à s’en prendre aux journalistes qui couvrent leurs incursions dans les Territoires palestiniens. En avril 2008, un cameraman palestinien de Reuters a été tué par le tir d’un char israélien. Et en juillet 2007, un autre cameraman a perdu l’usage de ses deux jambes après avoir été pris pour cible par un soldat israélien, alors même qu’il gisait déjà au sol.

Le président du Turkménistan, Gourbangouly Berdymoukhamedov, au pouvoir depuis plus d’un an, n’a pas fait la preuve de son engagement à mener des réformes démocratiques. Les médias restent sous le contrôle absolu des autorités et les prisonniers d’opinion n’ont pas retrouvé la liberté.

En Somalie, les ennemis de la presse sont nombreux. Le groupe armé Al-Shabaab, Mohamed Dhere, gouverneur et maire de Mogadiscio, et Mohamed Warsame Darwish, directeur de l’Agence de sécurité nationale font partie de ceux qui s’en prennent aux journalistes avec le plus de brutalité.

Au Sri Lanka, Gotabhaya Rajapakse, le frère du président, par ailleurs ministre de la Défense, lance régulièrement des attaques virulentes contre la presse, contribuant ainsi au climat détestable qui règne dans le pays. Dans le Nord, Velupillai Prabhakaran, le chef historique des Tigres tamouls, continue d’intimider les journalistes qui critiquent son mouvement.

Enfin, au Népal, si le calme politique est revenu, quelques groupes armés radicaux, notamment dans le sud du pays, font vivre un enfer à la presse. En 2007, pas moins de 90 professionnels des médias ont été agressés, menacés ou contraints de fuir leur ville suite aux menaces de militants armés.

AFRIQUE

Erythrée

Issaias Afeworki, président de la République

Le président de la jeune République d’Erythrée ne cache pas son penchant pour le totalitarisme. Pour lui, la souveraineté de son pays a un prix. Les libertés sont officiellement « suspendues » depuis 2001, après que des voix s’étaient élevées au sein du parti unique pour réclamer une démocratie trop longtemps attendue. Toute velléité de contestation est taxée de « trahison ».

La presse privée n’existe plus. Ne subsistent que les médias d’Etat, dont la ligne éditoriale est digne de l’époque soviétique. Ce petit territoire bordé par la mer Rouge est devenu, en quelques années, une prison à ciel ouvert, dirigée d’une main de fer par une petite clique ultranationaliste rassemblée autour du chef de l’Etat. Au moins seize journalistes ont littéralement disparu dans l’un des 314 centres de détention que compte le pays. Quatre d’entre eux, dont le célèbre dramaturge Fessehaye Yohannes, dit « Joshua », n’auraient pas survécu à des conditions de détention d’une cruauté inouïe. Après avoir qualifié les prisonniers de criminels de droit commun, puis d’espions, le gouvernement érythréen a décidé de nier purement et simplement leur existence.

(…)

Somalie ——————– 1

Le groupe armé Al-Shabaab

D’abord bras armé des tribunaux islamiques, chassés de Mogadiscio en décembre 2006 par les troupes gouvernementales et l’armée éthiopienne, le groupe des « Jeunes combattants » est devenu peu à peu une redoutable machine agissant sur le territoire somalien. Refusant la ligne « politicienne » adoptée par les dignitaires islamistes exilés en Erythrée, Al-Shabaab a fait sécession et organise des attaques meurtrières contre le gouvernement de transition et ses alliés.

Il dirige aussi une campagne de terreur et d’assassinats ciblés visant les membres les plus éminents de la société civile somalienne coupables, selon lui, de servir les intérêts des « Croisés ». Des dizaines d’enseignants, d’universitaires, de médecins et au moins trois journalistes ont été tués depuis la formation des « Jeunes moudjahidin », qui emploient souvent des adolescents au-dessus de tous soupçons comme tueurs à gages.

Somalie ————————— 2

Mohamed Dhere, gouverneur et maire de Mogadiscio, et Mohamed Warsame Darwish, directeur de l’Agence de sécurité nationale

L’ancien chef de guerre Mohamed Omar Habeb, dit « Mohamed Dhere », et le chef des services de renseignements, Mohamed Warsame Darwish, sont les responsables de la sécurité à Mogadiscio. A ce titre, ils sont les principaux commanditaires des nombreux raids musclés, des fréquentes arrestations arbitraires et des tirs délibérés sur les rares journalistes qui continuent d’opérer en Somalie, surtout lorsque ceux-ci dévoilent les exactions de leurs hommes ou donnent la parole à l’opposition.

Agissant en coordination avec le commandant en chef de l’armée éthiopienne en Somalie, le général Gabre Heard, ils outrepassent fréquemment les ordres d’un pouvoir civil clamant son attachement à la liberté de la presse, mais réduit à l’impuissance. Puisqu’ils ont carte blanche pour combattre les insurgés islamistes, pour eux, la liberté de la presse est un danger. Et la loi, leur bon vouloir.

(…)

07/02/08 (B433-B) LDDH : Relais inadmissibles par la BBC Somali Section.


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 7 FÉVRIER 2008
Faut-il considérer que la BBC de Londres en langue Somalie continue d’être
les échos menaçants d’une Dictature foncièrement sournoise
et à quel prix fixe ?

Choquant pour une Radio Internationale non vénale !

Mais comment faut-il comprendre, qu’en ce jeudi 7 février 2008, jour de
silence des propagandes électorales, que l’Antenne de la Radio
Internationale de la BBC se permette de transmettre les instructions d’uneéquipe gouvernementale seule en lice dans une compétition électorale inique
?

C’est suite :
1. au non respect du dernier jour du délai de propagande fixé par la Loi Organique de 1992 relative aux élections périodiques ;
2. au non respect de la déontologie internationale des journalistes ;
3. aux interférences – à sens unique – intolérables de la BBC de Londres Somali Section, qui continue de se faire l’unique écho d’une propagande unilatérale d’une Autorité Djiboutienne ;
4. c’est dans ce cadre, que les Défenseurs des Droits de l’Homme en République de Djibouti, à titre individuel, dénoncent cette violation intolérable de la BBC outrepassant les délais de propagande de la campagne des élections législatives mascarades programmées pour demain 8 février 2008 et, ce, en infraction flagrante aux dispositions des lois en vigueur en République de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) attire tous les Défenseurs des Droits de l’Homme d’intervenir auprès de la BBC pour que de tels comportements ne soient plus admissibles, surtout dans les pays où la Mauvaise gouvernance et les Fraudes électorales règnent encore dans notre pays.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

05/12/07 (B424) RSF : Le 16e prix Reporters sans frontières – Fondation de France a été remis aujourd’hui à Paris

Le jury du prix Reporters sans frontières – Fondation de France a désigné l’Erythréen Seyoum Tsehaye « journaliste de l’année 2007 ».

Au-delà du cas de ce journaliste courageux, emprisonné dans les terribles geôles érythréennes depuis septembre 2001, le jury du prix Reporters sans frontières – Fondation de France a souhaité attirer l’attention sur la situation catastrophique de la liberté de la presse dans ce petit pays de la Corne de l’Afrique. Au moins quatre journalistes sont morts en prison en Erythrée au cours de ces dernières années. Le principal responsable en est Issaias Afeworki, le très autoritaire et inflexible président du pays depuis son indépendance, en 1993.

La Birmanie a été au cœur de l’actualité fin septembre, lors des manifestations des bonzes et de la répression qui s’est ensuivie. Reporters sans frontières et la Fondation de France ont décidé de récompenser, dans la catégorie "Média", la radio-télévision Democratic Voice of Burma, l’une des sources d’informations les plus fiables pendant la crise birmane.

Le monde arabe est à l’honneur cette année avec deux récompenses. Dans la catégorie "Défenseur de la liberté de la presse", c’est l’Observatoire irakien de la liberté de la presse qui a été primé, pour son travail essentiel de dénonciation des innombrables violences commises envers les professionnels des médias. Et le jeune blogueur égyptien Kareem Amer est le lauréat dans la catégorie "Cyberdissident". Agé de 23 ans, il a été condamné à quatre ans de prison pour avoir critiqué sur son blog la politique du président Hosni Moubarak et dénoncé la mainmise des islamistes sur les universités du pays.

Enfin, à quelques mois de l’ouverture de Jeux olympiques à Pékin, Reporters sans frontières a attribué un prix spécial « Chine » au couple de militants des droits de l’homme Hu Jia et Zeng Jinyan, assignés à résidence. Retranchés chez eux, les deux activistes continuent, tant bien que mal, à informer le monde entier des conséquences néfastes pour la population chinoise des préparatifs des JO.

Contacts presse
Fondation de France : Magali Mévellec / Tel: 01 44 21 31 91 / Email : magali.mevellec@fdf.org

Reporters sans frontières : Cédric Gervet / Tél: 01 44 83 84 74 /
Email : communication2@rsf/org

— LE JOURNALISTE DE L’ANNÉE qui, par son activité professionnelle, ses prises de position ou son attitude, a su témoigner de son attachement à la liberté de l’information.

Le lauréat est l’Erythréen Seyoum Tsehaye. Agé aujourd’hui de 54 ans, Seyoum Tsehaye a démarré sa carrière de journaliste dans les montagnes, au sein de la guérilla indépendantiste de l’EPLF. Après l’indépendance, il prend la tête de la télévision nationale, puis de la radio, avant de démissionner en réaction à la dérive autoritaire de son ancien compagnon d’armes, le président Issaias Afeworki.

Il se met alors au service de cette presse privée insolente qui porte haut et fort les revendications démocratiques, après la deuxième guerre avec l’Ethiopie (1998-2000). Il est arrêté dans la rue, le 21 septembre 2001, au premier jour des grandes rafles qui conduisent en prison les réformistes du parti unique, les journalistes les plus connus et tous ceux qui ont manifesté leur opposition au régime de fer du chef de l’Etat. Son état de santé est préoccupant. On ignore où il est détenu. Il n’a jamais eu droit à une visite ni à un avocat. Il n’a jamais été inculpé et n’a comparu devant un tribunal.

Les autres nominés 2007 dans cette catégorie étaient Iqbal Athas (Sri Lanka), Hollman Morris (Colombie) et Jila Baniyaghoob (Iran).

— UN MEDIA qui incarne le combat pour le droit d’informer et d’être informé.

Le Prix est attribué à Democratic Voice of Burma. Fondée en 1992 par un groupe d’étudiants démocrates rescapés des massacres de 1988, la radio-télévision Democratic Voice of Burma, basée en Norvège, a été l’un des rares médias à pouvoir envoyer des images sur la répression des manifestations de septembre 2007. Grâce à des réseaux de journalistes travaillant dans la clandestinité, la radio et la chaîne de la télévision DVB gênent les généraux de Rangoon habitués à contrôler scrupuleusement les informations diffusées par les médias.

Les autres nominés 2007 dans cette catégorie étaient Echo de Moscou (Russie), Agos (Turquie), Umuseso (Rwanda) et Tu do Ngon luan (Viet-Nâm).

— UN DEFENSEUR de la liberté de la presse.

Le Prix est décerné à l’Observatoire irakien de la liberté de la presse (JFO). Cet organisme été créé en 2004, après que de nombreux journalistes ont été emprisonnés et malmenés par les forces de l’ordre irakiennes. Les membres fondateurs du JFO ont pour la plupart été victimes de cette brutalité policière et ont décidé d’unir leurs forces pour venir en aide aux journalistes emprisonnés. Cette organisation est devenue en quelques années l’une des sources les plus fiables pour recenser les atteintes à la liberté de la presse en Irak.

Les autres nominés 2007 dans cette catégorie étaient Institute for Reporters Freedom and Safety (Azerbaïdjan), Abraji (Brésil) et Beatrice Mtetwa (Zimbabwe).

— UN CYBERDISSIDENT empêché de nous informer via Internet

Le Prix récompense Kareem Amer (Egypte). “Un an déjà et je suis toujours privé de liberté. La douleur de l’expérience m’a appris qu’aucun sentiment n’égale celui de l’injustice", écrivait le jeune blogueur Kareem Amer, depuis sa prison, en septembre 2007. Abdel Kareem Nabil Suleiman, 23 ans, plus connu sous le nom de Kareem Amer, a été condamné à quatre ans de prison pour avoir critiqué sur son blog la dérive autoritaire du président Hosni Moubarak et dénoncé le fonctionnement de l’université sunnite Al-Azhar, dans laquelle il étudiait le droit.

Les autres nominés 2007 dans cette catégorie étaient Nguyen Van Dai (Viêt-Nam), Roger Santodomingo (Venezuela) et Yang Zili (Chine).

— UN PRIX SPECIAL CHINE, huit mois avant l’ouverture des JO

Ce prix spécial a été attribué au couple Hu Jia et Zeng Jinyan. Rares sont ceux dans le pays qui les soutiennent publiquement. Ils ne renoncent pas pour autant : "Parfois, nous sortons dans la rue avec des tee-shirts imprimés avec les messages ‘Sous surveillance’ ou ‘Liberté d’expression’. Mais les policiers nous forcent à rentrer chez nous." Pour eux, le gouvernement doit accomplir plusieurs changements majeurs avant l’ouverture des Jeux olympiques. Il doit notamment libérer tous ceux qui sont détenus pour s’être exprimés librement.

07/09/07 (B412) RSF : Reporters sans frontières / CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME : IL FAUT SAUVER LES RAPPORTEURS SPÉCIAUX PAR PAYS ET LE DROIT DE CRITIQUER LES RELIGIONS

La 6e session, qui s’ouvre le 10 septembre 2007, s’avère cruciale pour l’avenir du système de protection des droits de l’homme de l’ONU

« Plus d’un an après sa création, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies est toujours loin d’être à la hauteur de la tâche dont il a la charge.

En mai, les mandats des rapporteurs spéciaux sur Cuba et le Belarus, deux des pires prédateurs de la liberté de la presse dans le monde, n’ont pas été renouvelés.

Aujourd’hui, c’est au tour du Soudan, de la République démocratique du Congo, de la Somalie et du Burundi de chercher à se débarrasser de leur rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme.

Si demain, ces pays, dans lesquels des violations graves des droits de l’homme sont commises chaque jour, ne font plus l’objet d’un travail minutieux d’observation et de dénonciation de la part de l’ONU, alors le Conseil des droits de l’homme ne servira plus à rien », a déclaré Reporters sans frontières.

Par ailleurs, l’organisation a exprimé sa plus grande inquiétude concernant la volonté de certains pays, notamment les membres de l’Organisation de la conférence islamique, de museler la liberté d’expression au nom du respect des religions.

Reporters sans frontières appelle Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l’homme qui doit se prononcer à ce sujet lors de la sixième session du Conseil, à refuser d’appliquer en l’état une résolution sur la diffamation des religions proposée par le Pakistan.

« Ce texte est dangereux. Sous prétexte de lutter contre ‘la diffamation des religions’ – une noble ambition – il tend à criminaliser toute critique de ces mêmes religions.

Quand il précise que le droit à la liberté d’expression peut ‘être soumis à des restrictions prescrites par la loi’, on est en droit de s’interroger. Surtout quand on connaît les législations de certains des pays à l’initiative de cette résolution », a indiqué Reporters sans frontières.

« Tout aussi grave, pourquoi l’islam bénéficie-t-il, dans cette résolution, d’un traitement de faveur ?

Jamais, dans tout le corps du texte, les adeptes d’autres religions ne sont cités, qu’il s’agisse des chrétiens, des bouddhistes ou des juifsŠ Un hasard quand on sait que ce texte a été voté à l’initiative de l’Organisation de la conférence islamique ?

Un hasard quand on sait que cette résolution a été portée par des pays qui réservent des traitements discriminatoires aux adeptes de certaines de ces ‘autres religions’ ? », s’est interrogée l’organisation de défense de la liberté de la presse.

« Si chacun ne peut que se féliciter de toutes les initiatives prises en faveur de la ‘tolérance’ et du ‘respect des religions’, il ne saurait être question d’imposer aux organes d’information un code de conduite qui exclut, si l’on prend cette résolution à la lettre, la satire, la moquerie ou la caricature. Bref, la liberté du commentaire.

Celle de s’exprimer librement.

Les médias n’ont pas à « promouvoir la tolérance et le respect de toutes les religions et de leurs systèmes de valeur ». Il est de leur seul devoir d’informer les citoyens, le mieux et le plus complètement possible, même si cela doit froisser les convictions des tenants de telle ou telle religion », a conclu l’organisation.

La sixième session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies se tient du 10 au 28 septembre 2007, à Genève. Ce Conseil a été mis en place en juin 2006 pour remplacer l’ancienne Commission, totalement discréditée en raison des manoeuvres et blocages de certains Etats membres.

5 rue Geoffroy-Marie – 75009 Paris –
Tel : 33 1 44 83 84 84 – Fax : 33 1 45 23 11 51
rsf@rsf.org – Plus d’informations : www.rsf.org

03/07/07 (B402) Bien sur que l’ADI et La Nation sont fermées, quand Guelleh est absent ! C’est la pratique à Djibouti où le Président ne fait confiance à personne. (Lecteur)

Suite à votre article du 02/0707 ( B 402 ), je tiens à vous préciser que ni la Nation ni l’ADI ne sont censurées au sens où vous l’avez suggéré avec humour, comme par une décision de la France, par exemple.

C’est beaucoup plus simple.

Quand le Chef part en vacances ou se déplace, il emporte la clef des bureaux avec lui et ils restent fermés … jusqu’à son retour !

Depuis la décès de M. Idriss Farah Abaneh, le très puissant ministre de l’Intérieur qui était un leader incontestable en 1982, IOG a eu l’occasion de consolider de son pouvoir. 

Avec l’aide de son frère ainé Idriss et de sa tante Amina Guelleh, il s’est adjugé le contrôle total et sans partage de La Nation et l’ADI.

Depuis cette date, quand il se déplaçait à l’étranger pour accompagner son oncle, l’ancien Président, il prenait la clé du bureau de la Nation où arrivent les  fax de l’AFP et des autres agences (sérieuses, elles) d’information pour ne prendre aucun risque. Ainsi toute diffusion d’information était stoppée quand il n’était pas présent à Djibouti.

Il n’a confiance en personne sur ce point

Cette  pratique existe donc depuis 1982 et elle a continué avec le passage de Guelleh à la Présidence. Elle a pour conséquence de priver les Djiboutiens d’une information trop souvent mensongère (il est vrai) et de mettre en chômage technique tous les pigistes de la Nation et de l’ADI qui doivent attendre son retour de vacances, et qui ne sont pas payés. Cela touche aussi les serveurs WEB, ce qui explique que les sites ne soient pas accessibles actuellement.

02/07/07 (B402) Guelleh, dans un nouvel élan de virilité liberticide, a-t-il fait censurer les site de La Nation et de l’ADI ? Est-ce une panne ? Ou encore l’application par la France d’un devoir de réciprocité ?(Humour – ARDHD)

A l’ARDHD, depuis plusieurs heures, nous n’arrivons plus à nous connecter aux sites de La Nation et de l’ADI. Ce n’est pas une panne stratégique … mais quand même, nous y trouvions souvent matière à proposer la cooptation de nouveaux membres dans l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire. (Bien que les conséquences ravageuses d’une telle nomination ait fait considérablement diminuer le nombre des vocations. Même dans le clan dominant, on se méfierai désormais …)

Nous nous sommes demandés aussi, si Sarkozy, usant d’un légitime droit de réciprocité, n’avait pas fait couper l’accès aux sites Gouvernementaux et propagandistes de Guelleh ? Après tout, cela ne serait que justice, puisque notre site et bien d’autres sites djiboutiens sont interdits de consultation à Djibouti.

En conclusion, même sans l’ADI, ni La Nation, la terre tourne … Amère constat pour le Génie de la Corne de l’Afrique qui se prenait pour le Roi Soleil : le monde continue à vivre, même en l’absence de sa propagande éhontée et flagorneuse.

08/06/07 (B399) Communiqué du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (Ancien PRD) FARAH ABADID HILDID JETE A LA SINISTRE PRISON DE GABODE !

Quelques
jours après la détention sans charges de Khaireh Robleh
Chireh, membre de l’équipe de distribution du journal, et de Abdillahi
Ibrahim Farah, technicien free lance, respectivement arrêtés
les 22 et 23 mai 2007 et transférés d’un centre de détention
à l’autre par la police avant de les relâcher mercredi 30
mai 2007, bien au-delà du délai légal de garde à
vue de deux jours renouvelable une fois, quelques jours après donc,
voici qu’à nouveau le pouvoir s’attaque à nous.

Cette fois, c’est à Farah Abadid Hildid, cadre du parti et qui
aide à la distribution du journal, que la police s’en prend. Il
a été arrêté dimanche 3 juin 2007 au matin
dans la capitale où il réside. Motif : aucun, comme pour
Khaireh et Abdillahi, comme pour les crieurs du journal interpellés
plus tôt, comme pour d’autres depuis février 2007. Aucun
mandat d’arrêt, aucune plainte.

Il a été transféré aujourd’hui mardi 5 juin
2007 à la sinistre prison de Gabode, placé sous mandat de
dépôt. Sous quel nouveau motif ? Aucun.

Ce que nous savons, en revanche, c’est que Khaireh Robleh Chireh, Hared
Abdallah Barreh et d’autres camarades ont été sommés
de ne plus approcher le Renouveau Djiboutien et le MRD. Ce qu’ils ont
bien entendu refusé.

Clairement, il s’agit d’une action de guerre contre le MRD et son journal.
Pour en finir avec eux et obtenir le silence total dans les rangs à
Djibouti. Le Renouveau Djiboutien ne pouvant plus paraître depuis
plusieurs semaines faute de moyens de travail, confisqués par la
police, on s’acharne contre tous celles et ceux qui y contribuent d’une
manière ou d’une autre pour briser toute résistance en eux.

Trente ans après l’Indépendance du 27 juin 1977, c’en est
fait de ce qui reste de liberté d’expression et de liberté
tout court à Djibouti.

Nous condamnons avec la plus grande vigueur ces atteintes à la
liberté et aux droits humains. Nous exigeons la libération
immédiate et sans condition de Farah Abadid Hildid ainsi que la
restitution tout aussi immédiate de tous nos matériels saisis
depuis février 2007.

Nous appelons la communauté démocratique internationale
à intensifier les pressions sur ce régime dictatorial pour
que cesse l’arbitraire et s’instaure la démocratie.

Fait
à Bruxelles, le 5 juin 2007
Par le président du MRD
Directeur de publication du Renouveau
Daher Ahmed Farah