04/03/04 (B236) Un autre dictateur reçu en grandes pompes par La France. (Survie)

Communiqué de presse,
(SURVIE)
Paris, le 2 mars 2004

Tapis rouge pour le
dictateur
Rendez-vous au sommet du déshonneur :
l’Elysée reçoit Gnassingbé Eyadéma


Le dictateur togolais Gnassingbé Eyadéma sera reçu aujourd’hui
à l’Elysée. Tapis rouge pour le général ! Qu’importent
la répression subie par les togolais, l’absence de libertés,
la confiscation de la démocratie : Jacques Chirac reçoit son
ami. Tout a déjà été dit sur la nature de ce régime,
dont la longévité bat tous les records (1967-2004), et auquel
la "France" apporte son soutien depuis plus de trente ans.

Ce rendez-vous au sommet
nous déshonore. Combien de temps encore les autorités françaises
vont-elles continuer à ridiculiser la " patrie des droits de l’Homme
" ? Combien de temps encore l’intérêt de quelques clients
privilégiés de la dictature va-t-il prédominer sur celui
des populations ?

02/03/04 (B236) SURVIE nous adresse la liste des manifestations organisées dans le cadre de la « Commission d’enquête citoyenne pour le RWANDA »

Rwanda
1994-2004
Une série de rencontres co-organisées par
Aircrige et Survie


Cycle au FIAP (Foyer international d’accueil de Paris)
30, rue Cabanis 75014 Paris – Tél : 01.43.13.17.00

4 Dimanche 7 mars :
Ecritures du génocide.

20h-21h
:
« Le Groupov
1994-2004, d’Avignon à Kigali »
Avec
– Jacques Delcuvellerie (metteur en scène de la pièce Rwanda
94 du Groupov),
– Dorcy Rugamba (co-auteur),
– Marie-France Collard (réalisatrice de l’adaptation télévisuelle
de la pièce).

21h-23h30
:
« Témoignages
des victimes, témoignages des tueurs ». A propos des livres de
Jean Hatzfeld (Dans le nu de la vie : récit des marais rwandais, Seuil,
2000 et Une saison de machettes, Seuil, 2003).
Débat animé par Catherine Coquio avec :
– Marcel Kabanda, historien, co-auteur de Rwanda : Les médias du génocide,
Karthala, 1995.
– Claude Mouchard, professeur de Littérature générale
et comparée, membre du comité de la revue Poésie et co-éditeur
avec Annette Wieviorka du livre collectif La Shoah, témoignages, savoirs,
œuvres, CERCIL, PUV, 1999.
– Pierre Pachet, écrivain, Maître de conférences de littérature
à l’Université Paris-VII et auteur d’essais (en dernier lieu
Aux aguets, essais sur la conscience et l’histoire, M. Nadeau, 2002).
– Hélène Piralian, psychanalyste, auteur de Génocide
et transmission, L’Harmattan 1995.
– Zahia Rahmani, écrivain, auteur de Moze, Ed. Sabine Wespieser , 2003,
historienne de l’art à l’INHA.
– Frédéric Worms, philosophe, Maître de conférence
à l’Université de Lille 3, auteur de Droits de l’homme et philosophie,
Presse Pockett, 1993.

4 Dimanche 14 mars
: Généalogie du génocide

20h
:
Projection
du film de Luc de Heusch Une République devenue folle, 1894-1994 (Belgique,
73 min, 1996)
21h30-23h30 : Débat avec l’auteur animé par Sharon Courtoux
(association Survie).


4 Samedi 20 mars : Les implications occidentales (ONU, France, Eglise)

20h
:
Projection
du film de Stephen Bradshaw The Bloody Tricolour, (documentaire, BBC, 1995,
Version sous-titrée) sur le rôle de la France au Rwanda de 1990
à 1994.

21h30 :
Débat animé par Jean-François Dupaquier
(journaliste, Association Mémorial International, auteur de La justice
internationale face au drame rwandais, Karthala, 1996) avec
– Mehdi Ba (éditeur aux Arènes, qui lira un texte de Patrick
de Saint-Exupéry, journaliste et auteur d’un livre à paraître
sur la France au Rwanda),
– Christian Terras (auteur de Rwanda : l’honneur perdu de l’Eglise, Editions
Golias, 1999) – et Annie Faure (médecin, auteur de Blessures d’humanitaire,
Balland, 1995)


Cycle à la Passerelle
du 16 au 19 mars
3, rue Saint-Hubert 75011 – Tel : 01 43 57 04 82

Durant
toute la semaine :

exposition de toiles et panneaux de bois de Diagne Chanel, en hommage aux
victimes et plus particulièrement à l’enfance sacrifiée.

Mardi 16 mars : Autour du film de Robert
Genoud Rwanda. L’histoire qui mène au génocide (France, 52 min,
1995). Débat animé par Laurence Dawidowics (Survie-Paris) avec

– Marcel Kabanda (historien, co-auteur de Rwanda : Les médias du génocide)

Jeudi
18 mars :
lecture
de textes et poèmes, musique acoustique avec Ben Kayiranga (chants
en kinyarwanda et swahili).

Vendredi 19 mars : Autour du film de Xavier
de Lestrade La justice des hommes (France, 1h32, 2001). Interventions de membres
d’Avocats sans Frontières (sous réserve)


Colloque le 27 mars à
l’Assemblée Nationale.

La République française et le génocide. (Sur invitation)
Programme précisé ultérieurement.


Projection-débat
le vendredi 2 avril

Salle Jean Vilar à Arcueil, 1 rue Paul Signac.

20h30
Projection du film d’Anne Lainé, Rwanda. Un cri d’un silence
inouï, en présence de la réalisatrice.


Pour plus de précisions, écrire ou téléphoner
à :

aureliakalisky@wanadoo.fr
, tel : 06 60 71 53 94 ;
ou olivierthimonier@hotmail.com,
tel : 01 44 61 03 25.

27/02/04 (B235) Message de SURVIE : « Commission d’enquête citoyenne sur le RWANDA » – Information et bulletin de soutien.

Cher(e)s ami(e)s,

Le 7 avril 2004 verra
la célébration du dixième anniversaire du génocide
rwandais qui, en 100 jours, a fait environ un million de morts.

En 1998, une première
mobilisation citoyenne avait suscité la création, par l’Assemblée
nationale, d’une  » Mission d’information  » sur le rôle de
la France dans cet événement majeur.

Alors qu’il était
demandé par un certain nombre d’associations françaises l’instauration
d’une  » Commission d’enquête  » (dotée de moyens nettement
plus importants), la Mission d’information a largement déçu
ceux qui souhaitaient connaître la vérité. Certains témoins
furent écartés des auditions publiques, d’autres ne furent pas
sollicités, tandis que certains acteurs du drame ne furent pas confrontés
avec d’autres témoins qui pouvaient contredire leurs déclarations.
Ainsi, nombre de citoyens considèrent cette Mission non pas comme une
fin, mais plutôt comme une halte provisoire dans le dévoilement
de la vérité.

C’est la raison pour laquelle
nous avons décidé de prendre le relais et de constituer une
 » Commission d’enquête citoyenne « . Il s’agit de poursuivre
les travaux de la Mission et d’aller plus loin dans l’enquête.

Cette Commission se déroulera
à Paris du 22 au 26 mars 2004. Composée d’une quinzaine de personnalités
associatives et qualifiées (un président, deux vice-présidents,
cinq rapporteurs et des commissaires), elle examinera avec le maximum d’honnêteté
et d’objectivité les documents qui seront portés à sa
connaissance. Elle entendra et interrogera impartialement des experts, ainsi
que des témoins qui auront des faits précis à rapporter
sur les agissements de certains fonctionnaires et responsables français
au Rwanda pendant le génocide. Ses travaux se dérouleront autour
de cinq thèmes principaux : les implications militaire, financière,
diplomatique, idéologique et médiatique. Ils seront intégralement
enregistrés et publiés.
[Du fait d’un nombre de place limité, les séances ne seront
pas ouvertes au public. Des accréditations seront bien entendu fournies
aux journalistes invités à couvrir l’événement]

Cette Commission, qui
n’entend en aucun cas se substituer à la justice, a donc pour objectif
de rouvrir le dossier et d’apporter de nouveaux éléments de
compréhension. En fonction de ces résultats, l’objectif sera
aussi d’amener la France à demander pardon au peuple rwandais, à
l’instar de la Belgique, des États-Unis et de l’ONU. Enfin, il s’agit
pour nous, citoyens français, de comprendre les mécanismes qui
ont permit cette implication (à quelque degré que ce soit),
de manière à éviter d’éventuelles récidives.

Afin de donner plus de
portée à cette campagne, nous sollicitons le soutien de votre
organisation. Veuillez donc nous retourner au plus tôt le formulaire
ci-joint.

Tout soutien financier
notamment, ne serait-ce que symbolique, revêt une importance particulière
puisque cette campagne repose exclusivement sur nos propres moyens.

En espérant obtenir
votre soutien, veuillez agréer, cher(e)s ami(e)s, nos salutations solidaires.

Le Comité de pilotage
de la Commission : Catherine Coquio (Aircrige), Gérard Sadik (Cimade),
Patrice Bouveret (Obsarm), François-Xavier Verschave et Sharon Courtoux
(Survie), Annie Faure (médecin), Yann Jurovics (juriste), Yves Ternon
(chirurgien et historien).

________________________________

Premiers signataires du
Comité de parrainage : BAQUE Serge (psychologue clinicien), BENSOUSSAN
Georges (historien), de BOLLARDIERE Simone, BIYIDI-AWALA Odile (édition
des Peuples noirs), BROSSAT Alain (philosophe), de CLERMONT Jean-Arnold (président
de la Fédération protestante de France), EINAUDI Jean-Luc (historien),
de FELICE Jean-Jacques (avocat), HAUSER Philippe (biologiste), JACQUARD Albert
(généticien), LE COUR GRANDMAISON Olivier (Maître de conférence
en Sciences politiques), MENDES-FRANCE Tristan (écrivain et documentariste),…

Pour toute information
complémentaire, vous pouvez contacter Sharon Courtoux et Olivier Thimonier
à Survie 210, rue Saint-Martin. Tél : 01 44 61 03 25 Fax : 01
44 61 03 20, e-mail : survie@wanadoo.fr

Vous pouvez aussi consulter
le site de la Commission : http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org


Commission
d’enquête citoyenne
sur le rôle de la France durant le génocide au Rwanda en 1994

Formulaire de soutien
à retourner au plus tôt
à SURVIE 210, rue Saint-Martin 75003 Paris
Tél : 01 44 61 03 25
Fax : 01 44 61 03 20


Nom de l’organisation : ……………………………………………………………

Adresse : ………………………………………………………………………………

Tél : ………………………………
Fax : ……………………………………

E-mail : ………………………………

Personne en charge du
dossier : ………………………

Notre organisation soutient
la constitution d’une Commission d’enquête citoyenne
sur le rôle de la France durant le génocide rwandais de 1994
:


– En devenant membre du Comité de parrainage.

– En diffusant la pétition
en faveur de la tenue de la Commission d’enquête citoyenne. Pétition
téléchargeable sur le site : http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org/

– En participant aux frais
liés à l’organisation de la campagne par un don de : ……….
euros (chèque à l’ordre de Survie, en précisant : pour
la CEC)


Signature de la personne chargée du dossier :



20/02/04 (B234) À paraître aux Éditions des Arènes le 25 mars 1994, le livre de Patrick de Saint Exupéry : La France au Rwanda (Information Survie)

Patrick
de Saint-Exupéry

La
France au Rwanda
(Titre
et texte de 4e de couverture indicatifs)

Je
vais vous rabaisser au rang d’homme. Ou vous élever, c’est selon. Je vais
attraper votre main et nous allons partir… quelque part, là-bas, il
y a longtemps. En Afrique.

Depuis
cinquante ans, la France se bat pour conserver son empire. La décolonisation
ne fut pas une rupture, juste une étape. Avec le temps, nos dirigeants
privilégièrent l’ombre à la lumière, perfectionnant
certaines techniques forgées durant les guerres coloniales : les opérations
secrètes, la diplomatie parallèle et l’enseignement de la "
guerre révolutionnaire ", cette doctrine militaire de manipulation
des foules…

Au
Rwanda, notre politique fut une réussite. Techniquement – je veux dire
si l’on se débarrasse de ces concepts encombrants que sont le bien et le
mal, l’humain et l’inhumain, l’acceptable et l’inadmissible -, nous fûmes
au sommet. La mystification est une figure de la guerre. Nous la pratiquâmes
avec maestria. À l’abri des regards, mais avec une maîtrise qui glace
le sang.

Des
soldats français ont formé, sur ordre, les tueurs du troisième
génocide du XXe siècle. Nous leur avons donné une doctrine,
des armes, un blanc-seing ; nous les avons soutenus, protégés et,
le jour venu, exfiltrés.

C’est
cette histoire que je vais vous raconter. Je l’ai découverte malgré
moi, sur les collines rwandaises. Il faisait chaud, c’était l’été.
Il faisait beau, c’était magnifique. C’était le temps du génocide.


Patrick de Saint-Exupéry est journaliste au Figaro, lauréat
du prix Albert Londres, du prix Bayeux des correspondants de guerre et du prix
Mumm. Il fut témoin du génocide tutsi et déposa devant le
Tribunal pénal international d’Arusha.

20/02/04 (B234) Appel à pétition et à témoignage sur les crimes commis au Rwanda.

Vous
pouvez signer la pétition en ligne de la Commission d’Enquête Citoyennesur
l’implication française dans le génocide au Rwanda.

Si
certains parmi vous ont été témoins de cette implication,
leurstémoignages sont vivement attendus. Une équipe est actuellement
à l’oeuvre pour enregistrer des témoignages au Rwanda. C’est le
moment de vous signaler si vous êtes prêts à vous faire enregistrer.

Pour
tous les autres, vous connaissez peut être des témoins, ou êtes
vous-même témoins, de cette implication française. Votre concours
est sollicité pour réunir le maximum de témoignages les plus
pertinents possibles. Nous vous rappelons à ce sujet l' »appel à
témoin » et la pétition à signer à l’adresse ::http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org/

Des
enregistrements de témoignages et des témoignages écrits
peuvent êtrecommuniqués, si vous ne pouvez absolument pas vous
déplacer devant lacommission du 22 au 26 mars 2004 à Paris.

Sincèrement

08/11/03 (B220) TCHAD : communiqué de SURVIE en écho à quatre condamnations dans un cadre juridique approximatif et une enquête bâclée …

Communiqué de presse,

Paris le 6 novembre 2003


TCHAD : La justice expéditive en sus de la terreur politique

Continuellement dénoncée
pour la terreur exercée contre les populations par les milices présidentielles,
la dictature tchadienne d’Idriss Déby fait semblant de réagir
en exécutant à la hâte ce matin huit condamnés
à mort. Quatre d’entre eux ont été condamnés tout
récemment lors d’une session extraordinaire de la Cour criminelle,
après avoir été manifestement torturés lors d’une
enquête bâclée consécutive à l’assassinat
d’un riche homme d’affaires soudanais.

L’exécution a eu
lieu alors que leur pourvoi en cassation n’avait pas été examiné.
Il fallait sans doute achever au plus vite un règlement de comptes
ou un maquillage judiciaire. Ce que le ministre de l’Administration du territoire
ose qualifier de " plus bel exemple que le Tchad ait donné "
est en effet un bel exemple de déni de justice.
Survie soutient dans la dénonciation de cet arbitraire sans frein le
courageux collectif des associations tchadiennes des droits de l’Homme. Survie
demande une fois de plus que la France cesse de soutenir l’une des pires dictatures
d’Afrique.

12/10/03 (B216) Cinq ONG dénoncent l’aggravation de l’insécurité au Tchad (envoyé par SURVIE)

Agir Ensemble pour
les droits de l’Homme
Les Amis de la Terre
Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)
Survie

Cinq ONG dénoncent
la recrudescence de l’insécurité au Tchad

Paris, le 8 octobre 2003

Nos organisations sont
vivement préoccupées par l’aggravation de l’insécurité
au Tchad et apportent leur appui aux associations de défense des droits
de l’Homme tchadiennes, qui appellent à une journée de deuil
national et de recueillement le 10 octobre 2003, jour de l’inauguration du
projet Tchad Cameroun .

Depuis des mois, l’insécurité
s’est développée de façon extrêmement préoccupante
dans tout le pays, marquant récemment une nette accélération.
Le 23 septembre 2003, quelques jours après les plaidoiries finales
de l’affaire qui opposait à deux commissaires de police un groupe de
femmes victimes de violences lors d’une manifestation pacifique, le domicile
de Me Jacqueline Moudeïna, l’une des principales victimes et avocate
tchadienne, militant pour l’extradition de l’ex-dictateur Hissène Habré
depuis le Sénégal vers la Belgique, a été encerclé
par des militaires pendant la nuit. Trois jours plus tard, l’un des avocats
membres du collectif constitué pour la défense de ces femmes,
Me Zoua Sobdibe, a été violemment interpellé par des
militaires et menacé de mort.

La même semaine,
le président du Conseil d’Administration de Chad Petroleum Company
(CPC) a été assassiné devant le Ministère des
Affaires étrangères à N’Djamena, et le Chef du service
d’ophtalmologie de l’hôpital général de N’Djamena a été
enlevé à Bongor.

Nos organisations condamnent
avec vigueur les agressions sus-mentionnées et appellent les autorités
tchadiennes à respecter et à garantir la sécurité
des personnes, conformément à l’article 9 du Pacte international
relatif aux droits civils et politiques.

En outre, nos organisations
appellent les autorités à faire d’urgence la lumière
sur ces agressions et à saisir la justice afin de prendre des sanctions
appropriées contre leurs auteurs. Nous soulignons leur responsabilité
à cet égard.

Nos organisations soutiennent
avec la plus grande vigueur l’appel des associations de défense des
droits humains à une journée de deuil et de recueillement le
10 octobre prochain, afin de rendre hommage à toutes les populations
victimes de l’insécurité récurrente dans le pays.

Contacts presse :
FIDH : 01 43 55 14 12
SURVIE : 01 44 61 03 25

17/09/03 (B212) APEL URGENT DE SURVIE POUR MANIFESTER CONTRE LA VENUE D’IDRISS DEBY, le boureau du Tchad, à Paris. Il sera reçu par J. Chirac.

SURVIE " Donner valeur
de loi au devoir de sauver les vivants
Le 19 septembre 2003,

Chirac reçoit son ami Idriss Déby

Les photos de famille
de Chirac accompagné de ses amis dictateurs africains nous sont tristement
familières. En février 2003, à l’occasion du sommet "
France Afrique ", le président de la République s’affichait
ainsi ostensiblement avec quelques uns des pires bourreaux du continent :
Sassou N’Guesso, Gnassingbe Eyadéma, Ould Taya, Robert Mugabé….

Cette connivence éhontée
fut vécue comme une humiliation par des milliers d’exilés africains
et de citoyens français qui vinrent manifester en masse dans les rues
de Paris, à l’initiative de Survie et Agir Ici, organisateurs d’Un
Autre Sommet pour l’Afrique.

Loin de tenir compte de
ces mouvements de protestation, l’exécutif français n’a eu de
cesse depuis lors d’honorer ses amitiés françafricaines.

C’est ainsi qu’après
avoir reçu MM Ould Taya, Bongo et Sassou N’Guesso (présidents
mauritaniens, gabonais et congolais) la semaine dernière, à
l’occasion de visites officielles mais aussi " privées ",
Jacques Chirac s’apprête à accueillir un autre ami de longue
date : Idriss Déby, le président en exercice du Tchad où
la population subit continuellement depuis 1990 des pillages, tortures et
assassinats perpétrés par le clan présidentiel.

Celui-ci doit beaucoup
à cette France de tout en haut qui l’honore aujourd’hui : de son accession
au pouvoir à son maintien par les élections truquées
de 1996 et 2001, Déby est un pur produit de la Françafrique.
Outre par Jacques Chirac, vendredi, il sera reçu par Dominique de Villepin
et Pierre-André Wiltzer mercredi et par une délégation
du MEDEF et de la Chambre de Commerce de Paris, jeudi.

La venue en France de
celui qui est considéré comme l’un des plus sanguinaires dictateurs
du continent africain déshonore tous les citoyens français et
africains qui militent pour que notre République instaure enfin des
relations saines avec le continent africain.

Quand donc la classe politique
française cessera-t-elle de soutenir et d’honorer d’aussi notoires
criminels ?

Rassemblement de protestation
mercredi 17 septembre à 19h devant la Fontaine des Innocents, Place
Du Bellay (à côté des Halles)

SURVIE
" Donner valeur de loi au devoir de sauver les vivants "

210,
rue Saint Martin – 75003 PARIS
Tél. : (33-1) 43 27 03 25 – Fax : (33-1) 43 20 55 58
www.survie-france.org