24/07/06 (B360) La présence de l’ancien tortionnaire Zakaria Hassan à l’Ecole interarmées. A lire un article “Un silence très pesant”, sous la signature de Fabien Abitbol sur le site info-impartiale.net.

Lien : http://www.info-impartiale.net/article.php3?id_article=437

Un silence très pesant

Droits de l’Homme à Djibouti et assassinat du juge Borrel : le silence de la Grande muette

lundi 24 juillet 2006 par Fabien ABITBOL, dit “André Léger”. (Extrait)

Alors que l’Observatoire des Droits de l’Homme à Djibouti piste depuis au moins novembre 2005 un présumé tortionnaire qui est supposé se trouver en stage dans l’armée française, Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, tarde à répondre au député UMP du Rhône M. Emmanuel Hamelin, qui l’a interrogée à ce sujet depuis déjà quatre mois… (…)

23/07/06 (B360) Affaire Zakaria, l’ancien tortionnaire. La suite au sein du Collège inter-armée de la Défense française, dont il est l’invité officiel et “privilégié”… (Info lecteur)

Dans un sujet daté du 3 juillet 2006 et mis en ligne le lendemain sur le site du ministère français de la Défense, il est indiqué que la « session internationale » de préparation à la rentrée de septembre de la future 14ème promotion du collège interarmées de défense s’achève le 26 juillet.

Le Centre Interarmées de la Défense indique qu’il « privilégie l’accueil de ces 113 officiers étrangers : à l’école militaire, à Paris et en France, en visitant le Sénat, l’Assemblée Nationale, la Sorbonne mais aussi le site de Verdun, et lors de nombreuses conférences et séminaires, ils auront l’occasion de se préparer en vue de la rentrée de septembre. Ils pourront alors après les congés d’été, accueillir à leur tour les 214 officiers stagiaires français ».

Les 327 officiers stagiaires, représentant 78 nations (dont la France), constitueront ensemble, indique le site du ministère de la Défense, la 14ème session du CID. « Pendant un an, ils approfondiront savoirs, savoir-faire et savoir-être, s’enrichissant d’expériences professionnelles diverses, dans les domaines des opérations militaires interarmées et multinationales. La préparation des forces sous l’angle politico-militaire et sous l’angle « managérial » représentera aussi un pan important de l’enseignement dispensé pendant cette année dense et riche ».

Tout un programme, qui laisse le lieutenant-colonel Zakaria Hassan Aden libre de ses mouvements pendant un mois et à ses victimes ou aux proches de ses victimes, le temps nécessaire pour déposer des plaintes devant la Justice française.

La 14e promotion du collège interarmées de la Défense sur le site ministériel
http://www.college.interarmees.defense.gouv.fr/article.php3?id_article=533

12/07/06 (B358-B) L’Armée française protège-t-elle un ancien tortionnaire Djiboutien en le cachant au Collège Interarmes de la Défense ? Recel de criminel ? C’est la question qui se pose aujourd’hui.

Le 16 mars 2006, dans un communiqué conjoint que nous avions signé avec SURVIE, nous alertions les autorités françaises et l’opinion publique sur la présence d’un ancien officier de gendarmerie tortionnaire dans une école militaire française, le lt-Colonel Zakaria Hassan Aden

Mme Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense avait été questionnée par le député du Rhône, Emmanuel Hamelin et lui avait répondu personnellement dans un courrier en date du 28 avril 2006 (Ref 006259), qu’elle confirmait la présence de l’officier djiboutien en formation au Collège interames de la Défense et qu’elle diligentait une enquête pour vérifier nos affirmations.

Depuis le silence sur cette affaire est totale ! Deux mois et demi.

Depuis cette date, nous avons la preuve que l’Armée française sait qu’elle reçoit en formation, aux frais de la République, un officier qui a torturé des dizaines, voire des centaines de Djiboutiennes et de Djiboutiens et elle ne réagit pas. Le strict minimum aurait été de le renvoyer dans ses quartiers à Djibouti. Eh bien, ce ne semble pas être le cas, selon les informations dont nous disposons… et qui peuvent être incomplètes.

Cela pourrait ressembler à de la complicité et au moins à un délit de recel de criminel. Il ne nous appartient pas de nous substituer à la Justice, mais nous estimons que cette protection accordée par les Armées françaises, à un tortionnaire étranger connu, n’est pas très bonne ni pour l’image ni pour la renommée de cette Institution que nous respectons par ailleurs.

07/07/06 (B358-A) A lire dans les archives de LOI : les remous provoqués par l’Affaire du tortionnaire Zakaria Hassan Aden, admis à suivre des cours auprès de l’Armée française …

Djibouti :
Zakaria Hassan Aden fait des vagues

Rappelons que notre Association est à l’origine du déclanchement de cette affaire, en collaboration avec Survie et en particulier Survie Rhône (Pierre Caminade).

L’article de LOI rappelle que la ministre française de la défense, Michèle Alliot-Marie, a répondu le 26 avril à la lettre que lui avait adressée un mois plus tôt le député du Rhône (UMP, parti présidentiel) Emmanuel Hamelin. (Lettre que nous avions publiée et qui est sur notre site)

L’article rappelle aussi que Pierre Caminade, représentant de l’association Survie Rhône avait alerté le député sur le fait que le Lieutenant-colonel de la gendarmerie djiboutienne, Zacharia Hassan Aden, ancien tortionnaire, suivait des cours aux collèges interarmées de défense en France.

L’article rappelle aussi que dans sa lettre au député Hamelin (que nous avions publiée), Michèle Alliot-Marie avait précisé qu’elle avait demandé à ses services de procéder à un examen particulièrement attentif de la situation de l’officier djiboutien de Gendarmerie.

21/05/06 (B351-A) Affaire Zakaria Hassan Aden, officier de Gendarmerie djiboutien, accusé par de nombreuses victimes d’actes de torture est actuellement l’invité de l’Armée française pour suivre des cours en tant que “Stagiaire au collège inter-armée de la Défense”. La Ministre française de la Défense confirme sa présence et annonce un examen attentif des documents que nous avons fait parvenir (via SURVIE) par l’intermédiaire du député du Rhône, Emmanuel Hamelin qui avait posé la question au Ministre.


Lt-Colonel Zakaria Hassan Aden, dénoncé par ses victimes pour acte de torture
Téléchargement de la lettre de réponse de la Ministre française
:
lien (PDF / 98 Ko)

21/05/06 (B351-A) Zakaria Hassan Aden, officier djiboutien de Gendarmerie, accueilli en France comme stagiaire au collège interarmées de défense (Source Ministère français de la Défense) et la torture. Reprise à titre d’exemple de certaines déclarations signées par ses victimes (en notre possession)

TÉMOIGNAGE
D’ALI ROBLEH DARAR

Prisonnier politique détenu à Gabode depuis août 1996


Je soussigné Ali Robleh Darar de nationalité djiboutienne, résidant à Arta.


Je déclare que : nous étions arrêtés par les gendarmes à Arta le 28 août 1996 à six personnes toutes de la famille de Monsieur Ismaël Guedi Hared, ancien directeur de cabinet du président Gouled, puis accusés injustement d’une soi-disante affaire de crime à laquelle nous n’avons participé ni de près ni de loin.


Au cours de mon interrogatoire, le colonel Mahdi Cheikh Moussa, commandant de la gendarmerie nationale et membre de la famille du président Gouled, a ordonné aux lieutenants Zakaria Hassan et Mohamed Adoyta qui en étaient chargés de me torturer d’une manière intense.


Le lieutenant Mohamed Adoyta a refusé de me torturer, mais mes co-détenus ont été tous torturés cruellement. Ces derniers ont subi: – coups de pieds – coups de matraques – coupes de crosse de pistolet – étouffement à l’aide de l’eau mélangée au javel (système de balançoire).


Actuellement la santé de mon frère Abdillahi Robleh Darar est très affectée à la suite de la torture infligée par les tortionnaires. Il s’écroule au sol et perd connaissance de temps en temps. Privé des soins appropriés, je suis inquiet et crains que mon frère affaibli meurt dans la prison où les conditions de vie sont atroces et dégradantes.


Mes co-détenus au nombre de quatre ont été relachés après quelques mois de détention. Mon frère et moi sommes victimes d’une injustice depuis 31 mois, et au cours de notre détention nous avons jamais été appelés à comparaître.


Notre avocat a tout fait auprès de la Justice en faveur de notre libération puisque notre détention est arbitraire. Ce dernier nous a fait part qu’il ne peut rien faire pour nous défendre car la justice de notre pays bafoue les droits élémentaires.


Nous sommes parmi les centaines de prisonniers malheureux qui attendent un jugement depuis des années. Nous lançons un appel urgent à la communauté internationale car la torture est érigée en système de gouvernement à Djibouti et beaucoup souffrent atrocement des tortures.

Ali Robleh Darar

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DÉCLARATION
d’ADEN SAID HARED

Prisonnier politique détenu politique à Gabode
depuis sept. 1998


Je soussigné Aden Saïd Hared né le 13 janvier 1969 à Wéa-Djibouti, célibataire, déclare:


J’ai été arrêté le mercredi 23 septembre 1998 vers midi à Wéa par les gendarmes de la brigade Arta-Wéa. Ils m’ont incarcéré dans des cellules pleines d’urine, sans courant d’air, ni électricité.


J’ai passé une semaine d’interrogatoire permanent, ils m’ont interrogé sans relâche. J’ai subi toutes sortes de tortures (balançoire, étouffement avec un mouchoir imbibé de javel, …).


Depuis ces temps jusqu’à ce jour, j’ai des problèmes d’ouie, de vue, et mentalement je ne me sens pas bien.


Le 1 er octobre 1998 ils m’ont présenté devant le juge et je n’ai pas manqué d’exposer ma douleur. Mais aucune démarche n’a été fait suite à ma déclaration.


Toute cette opération est dirigée par le capitaine Zakaria.


J’ajoute que nous avons lancé un appel, avec mes co-détenus, aux “Avocats Sans Frontières” pour intervenir en notre faveur. Mais le gouvernement de Djibouti leur a refusé le visa d’entrée au pays. Ma vie s’est dégradée lentement sous la pression de l’injustice et je croupis en prison depuis mon arrestation dans des conditions inacceptables.

L’intéressé Aden Saïd

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DÉCLARATION d’Elleyéh Amin Obsieh,

Prisonnier politique détenu à Gabode depuis sept. 1998


Je soussigné Elleyéh Amin Obsieh né en 1959 à Cheikheyti (district de Dikhil), père de deux enfants, de nationalité djiboutienne, employé comme gardien chez Ismaël Guedi Hared, l’ancien directeur de cabinet de la présidence aujourd’hui opposant pour avoir refusé de cautionner la tyrannie.


Je déclare sur l’honneur que: j’ai été arrêté mercredi 28 août 1996 vers six heures du matin par la gendarmerie de la brigade d’Arta. J’ai été torturé de plusieurs manières pendants dix jours. Ils m’ont fait subir l’étouffement avec une serpillère imbibée de javel, des coups de crosses, des coups de pieds au ventre… J’en ai gardé des séquelles et j’ai même craché du sang.


Les soldats qui m’ont torturé étaient commandés par le capitaine Zakaria de la gendarmerie nationale.


J’ai été relâché le 3 août 1996 vers 10 heures sans me présenter devant la justice. J’ai été soigné à la clinique pendant une dizaine de jours. J’ai déposé une plainte auprès de la Justice mais aucune démarche n’a été lancée.


En outre, une deuxième fois, j’ai été arrêté par la même brigade le 26 septembre 1998 et j’ai subi toutes sortes de tortures pendant cinq jours.


Lorsqu’ils m’ont présenté à la justice le 1er octobre 1998, j’en ai profité pour exposer ma douleur à Mme Neima. Mais le juge a fermé les yeux, sans aucune considération pour ma déclaration.


Le gouvernement a refusé l’autorisation de me défendre à “Avocats sans frontières – France” et au bâtonnier de Djibouti Maître Ali Dini, député du parti de Gouled, à qui j’ai écrit pour demander la désignation d’un avocat sur place et qui ne m’a toujours pas répondu à ce jour.


Je croupis à la prison sous la pression de l’injustice depuis mon arrestation dans des conditions inhumaines. Je demande à toutes les ONG de défense des droits humains de saisir toute instance internationale compétente pour faire poursuivre les auteurs, leurs complices et les commanditaires des crimes dont je suis victime ainsi que plusieurs centaines de personnes détenues à la prison de Djibouti.


Elleyeh Amin

Djibouti le 25 mars 1999

10/04/06 (B345-A) Les injustices de l’Union européenne. Pourquoi l’un est-il interdit de séjour (à juste titre … !) et l’autre pas encore ? (ARDHD)

_________________________________ Note de l’ARDHD

Selon une information largement diffusée, en particulier par les média français et dont nous reproduisons un exemple, extrait du site de Libération, le dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko et 31 personnes ont été interdits d’entrée sur le sol européen.

Loin de nous, l’idée de contester une telle mesure, que nous approuvons.

Ce que nous n’arrivons pas à comprendre, c’est la raison pour laquelle, une mesure identique ne s’applique pas encore à Guelleh, à ses proches et à tous ceux qui, à Djibouti, se sont rendus coupables de fraude électorale, de violation des Droits humains et de torture. (L’un des représentants de ces derniers, le Lt Colonel Zakaria, étant même invité à suivre les enseignements de l’Ecole de Guerre).

Nous militons en faveur de l’égalité des traitements des dictateurs par l’Union européenne.

Guelleh doit être reconnu officiellement pour ce qu’il est : le gérant majoritaire d’un système organisé selon des principes proches de ceux de la mafia, qui ment, qui tue, qui fraude, qui corrompt et qui asservit un Peuple !

Pour éviter de se discréditer sur un point fondamental qui est le Respect des Droits de l’Homme, l’Union européenne ne peut pas appliquer deux poids et deux mesures, un peu selon la tête du Client !!!

Guelleh a commis des crimes, a fait commettre des crimes. Tout le monde le sait et personne n’en parle. Il faut que cela cesse et qu’il soit admis au statut de DICTATEUR !

Sinon les questions vont se développer : “Qu’est-ce que le dictateur Guelleh aurait-il de plus séduisant que le dictateur Loukachenko ? Leurs peuples réciproques sont pourtant asservis de la même façon, avec les mêmes méthodes !

Nous initions dès aujourd’hui un grand mouvement pour que le régime de Guelleh soit reconnu comme un régime dicatorial, agissant contre la volonté légitime de la Population et contre ses intérêts, uniquement pour favoriser et satisfaire l’enrichissement personnel d’une famille et de quelques “obligés”.

Nous proposons à tous les partis politiques djiboutiens qui se reconnaissent dans l’opposition, de réfléchir à cette proposition et de militer en coordination pour que le régime de Guelleh soit enfin (et le plus rapidement possible) reconnu comme dictature par l’Union européenne et plus largement par toute la communauté internationale.

IOG / LOUKACHENKO même combat pour l’asservissement
de leurs populations réciproques ???

__________________________________ Extrait de Libération

Loukachenko interdit de séjour dans l’UE

Prise par les ministres européens des Affaires étrangères, la mesure vise également trente autres responsables du pays.

par Hélène DESPIC-POPOVIC
LIBERATION.FR : lundi 10 avril 2006 – 22:00

Le dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko a été interdit d’entrée sur le sol européen, moins d’un mois après sa réélection tout aussi triomphale (83% pour un troisième mandat) que frauduleuse. Trente autres personnalités biélorusses sont frappées par la même mesure prise lundi à Luxembourg par les ministres des Affaires étrangères des 25 pays membres de l’Union européenne. Cette décision n’a pas troublé Loukachenko, un ancien directeur de kolkhoze soviétique, élu la première fois président en 1994, qui d’ailleurs ne met jamais les pieds en Europe. Il a fait savoir que cette décision «ne mérite pas» de réaction.

«Ni le président, ni son chef de l’administration n’ont aucune réaction à la décision et il est certainement inutile d’en exprimer. Il est peu probable qu’il y ait un commentaire officiel. Cette décision ne le mérite pas», a dit le porte-parole du président bélarusse. Les 31 personnalités biélorusses sont jugées responsables d’«atteintes aux normes électorales internationales» lors du scrutin présidentiel du 19 mars. Le président Loukachenko figure en tête de cette liste, qui comporte également les chefs de l’administration présidentielle, les ministres de l’Education, de l’Information et de la Justice, des parlementaires, des procureurs et des responsables des commissions électorales.

Ces 31 noms s’ajoutent à ceux de six hauts responsables, interdits de visa depuis 2004 pour leur implication dans la disparition d’opposants ou de fraudes lors du référendum de 2004. L’opposition bélarusse, «un peu déçue», aurait souhaité «une très, très longue liste d’interdictions» de visas.

09/04/06 (B345-A) ALERTE ROUGE – Le député Emmanuel HAMELIN, Député de Lyon, Conseiller Régional, (UMP) vient de poser une question écrite à Madame Alliot-Marie, Ministre de la Défense, au sujet de la présence d’un officier Djiboutien (soupçonné d’actes de torture) en formation au sein de l’Armée française. (ARDHD / SURVIE)

Grâce à la coopération entre SURVIE et l’ARDHD, l’affaire de la présence du Lieutenant-Colonel Zakaria, en formation dans une école militaire française commence à susciter l’indignation et des remous.

Le premier député à avoir écrit au Ministre de la Défense est Emmanuel HAMELIN, Député de Lyon, Conseiller Régional.

Nous en attendons d’autres.

Surtout nous sommes impatients de connaître la réponse qui sera donnée par Mme Alliot-Marie, qui s’est toujours portée au secours du dictateur Guelleh, dans les moments les plus difficiles pour lui en apporter un soutien afin de tenter de le protéger des actions judiciaires dans l’affaire Borrel. Elle avait aussi augmenté, lors d’une visite (comme Villepin et récemment et d’autres …) la contribution française au régime dictatorial et sanguinaire de Guelleh et associés.

Certaines rumeurs affirment que ces aides accordées directement à Guelleh, pourraient être partiellement rapatriées en France afin de subventionner les campagnes électorales de l’UMP et de Chirac, mais nous n’avons aucune preuve en dehors d’une déclaration qu’aura fait Guelleh en privé …. à des témoins dignes de confiance. (Voir le site du GED)