01/04/06 (B344-A) Extrait de la dernière NewsLetter de Libération Afrique qui vient de paraître.

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la lettre complète en format texte :
http://www.liberationafrique.org/newsletter.php3

Extrait

>>>>>>> Djibouti



* L’Armée française assure-t-elle la formation d’anciens tortionnaires

djiboutiens à l’Ecole de Guerre à Paris ?


par Survie, par ARDHD, 16 mars 2006

Selon des informations concordantes, le Lieutenant-Colonel Zakaria Hassan
Aden, de la Gendarmerie djiboutienne, responsable pendant de nombreuses
années de “l’escadron de la torture à Djibouti” ; il serait présent à Paris pour suivre jusqu’en mai 2006, les cours de l’Ecole de Guerre.

     -> http://www.liberationafrique.org/article.php3?id_article=1163



* Les arrestations de dirigeants syndicaux se poursuivent

par CISL – ICFTU, par Observatoire pour la protection des défenseurs des

droits de l’Homme, 14 mars 2006

La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et l’Observatoire
pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint
de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de
l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), expriment leur plus vive
préoccupation sur la dégradation continue de la situation des défenseurs des
droits syndicaux à Djibouti : répression de mouvements de grèves,
licenciements abusifs, poursuites judiciaires, arrestations et détentions
arbitraires se multiplient depuis septembre 2005 à l’encontre des
syndicalistes indépendants.

     -> http://www.liberationafrique.org/article.php3?id_article=1161



* Détentions arbitraires et poursuites judiciaires


par Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de

l’Homme, 9 mars 2006

L’Observatoire a été informé par la Ligue djiboutienne des droits Humains (LDDH) et l’Union djiboutienne du Travail (UDT) de l’inculpation de M. Mohamed Ahmed Mohamed, responsable aux affaires juridiques de l’Union des Travailleurs du port (UTP) de Djibouti, et de M. Djibril Ismael Egueh, secrétaire général du Syndicat du personnel maritime et du service de transit (SP-MTS), deux organisations affiliées à l’UDT, pour la “livraison d’informations à une puissance étrangère”;.

     -> http://www.liberationafrique.org/article.php3?id_article=1158



24/03/06 (B343-A) La France, patrie auto-proclamée officiellement des Droits de l’Homme a de bien curieuses méthodes à mettre en pratique. Préfère-t-elle dérouler le tapis rouge pour un ancien tortureur djiboutien qui est accueilli pendant neuf mois dans la prestigieuse Ecole de Guerre et refuser une demande d’asile justifiée, à l’une des victimes des militaires ?

Ce n’est pas la première fois que le Gouvernement français “se vautre” dans la contradiction, mais il y a des limites quand même !

On vient de nous informer que la demande d’asile formulée par Abdoulkader Mohamed Guidar vient d’être rejetée par la Préfecture du Finistère. Une énorme mobilisation est en cours pour lui apporter aide et soutien.
Le Maire de Brest a écrit personnellement au Préfet pour lui demander de revoir sa position : de nombreux élus rejoignent le mouvement populaire pour la Défense de Mohamed Guidar et de sa famille.

La contradiction française, honteuse et inacceptable

D’un côté :

le Lt-Colonel Zakaria Hassan Aden, ancien responsable du Commando de la Torture à Djibouti est reçu “en grandes pompes” par l’Armée pendant 9 mois au sein de l’Ecole de Guerre, afin de parfaire sa formation ...

De l’autre côté :

Abdoukalder Mohamed Guidar, ancien torturé par des militaires djiboutiens, se voit refuser une demande légitime d’asile …

On se souviendra qu’Aboulkader Mohamed Guidar, ancien enseignant et syndicaliste à Djibouti, avait été arrêté et torturé gravement par les forces de la répression, sous commandement militaire djiboutien.

Traumatisé par les sévices qu’il avait enduré pendant plusieurs jours, Mohamed Guidar avait réussi à fuir le pays et il est arrivé en France. Réfugié à Brest, il avait pu faire venir sa famille.

Légaliste convaincu, il avait déposé une demande d’asile, tout à fait justifiée, en raison de ce qu’il avait subi et des risques pour sa vie s’il devait remettre les pieds à Djibouti L’ARDHD qui ne le fait que très rarement, avait signé une attestation en sa faveur et elle s’engage à ses côtés, pour qu’il puisse rester en France.

Relire l’article : https://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=3149

16/03/06 (B341-C) ALERTE ROUGE N° 2 – Communiqué commun ARDHD / SURVIE pour protester contre la présence du Lt-Colonel Zakaria Hassan Aden à l’Ecole de Guerre à Paris, alors qu’il est soupçonné d’avoir participé à la torture de ses concitoyens à Djibouti et d’avoir conduit des opérations “spéciales” en Ethiopie, contre des témoins …

L’Armée française assure-t-elle la formation d’anciens tortionnaires djiboutiens à l’Ecole de Guerre à Paris ?

Survie, ARDHD – 16 mars 2006
http://www.survie-france.org/
http://www.ardhd.org

Selon des informations concordantes, le Lieutenant-Colonel Zakaria Hassan Aden, de la Gendarmerie djiboutienne, responsable pendant de nombreuses années de « l’escadron de la torture à Djibouti », serait présent à Paris pour suivre jusqu’en mai 2006, les cours de l’Ecole de Guerre.

Cette école accueille des Officiers qui ont été sélectionnés et qui se préparent à recevoir une promotion, qui les conduit généralement au sein des Etats-Majors.

Compte-tenu du passé du Lieutenant-Colonel Zakaria qui fut responsable pendant de nombreuses années de « l’escadron de la torture à Djibouti », les Associations signataires de ce Communiqué sont indignées par sa présence sur le sol français et par le fait qu’il puisse bénéficier d’un enseignement délivré par des Officiers français (voir Annexe ci-dessous).

Nous soulignons que cette affaire intervient dans un contexte particulièrement dramatique à Djibouti où : plusieurs syndicalistes sont harcelés, torturés et incarcérés sans qu’aucune charge juridiquement établie n’ait été retenue contre eux, une vingtaine de jeunes de la région Afar ont été arrêtés et conduits dans les locaux de l’Ecole de Police de Nagade,

Nous rappelons également les obstacles qui sont dressés pour retarder l’action de Mme Elisabeth Borrel et des Juges d’instruction pour établir la vérité sur la mort de son mari, le juge Bernard Borrel assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995, et la fin de l’impunité dont bénéficient les coupables de cette disparition.

Enfin, nous constatons qu’après la brève rencontre de Dominique de Villepin avec Ismaël Omar Guelleh (fin février), la France s’est engagée à doubler pratiquement, pendant les cinq prochaines années, l’aide financière annuelle qu’elle lui accorde, confirmant par ce geste le soutien que le Président de la République française accorde à ce régime dictatorial.

En conséquences, nos associations demandent aux autorités françaises de vérifier d’urgence la présence du Colonel Zakaria à l’école de guerre, d’y mettre fin immédiatement et de fournir toutes explications permettant de comprendre comment il a pu y être admis. Elles leur demandent de prendre des mesures susceptibles d’empêcher qu’une telle situation puisse se produire à l’avenir et d’en rendre compte publiquement. Plus largement nos associations demandent aux autorités françaises de mettre fin à toutes mesures pouvant constituer un soutien au régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh.

——————————————————————————–

Zakaria Hassan Aden a été responsable de l’Escadron de la torture

Après des études à la faculté de Poitiers, il a intégré la Gendarmerie djiboutienne. Avec le grade de Lieutenant, puis de Capitaine, il s’est illustré comme responsable de la torture à la sinistre Villa Christophe où sous les ordres du Capîtaine Yonis Hoch, il exerçait ses talents sur ses concitoyens. Nous disposons de plusieurs témoignages écrits et édifiants de rescapés, qui décrivent les sévices auxquels il les a soumis.

Plusieurs fois cité dans le cadre de l’affaire Borrel

En 1995, il est responsable de la brigade des enquêteurs qui seront chargés des premiers constats après le décès du Juge Bernard Borrel : on peut imaginer qu’il a appliqué les ordres transmis par sa hiérarchie pour accréditer la thèse du suicide qui a été balayée récemment par des experts médicaux indépendants.

Il passe Commandant. En mai-juin 2002, c’est lui qui dirige le « commando de la mort » qui est lancé contre l’ancien Chef de la Garde républicaine Ali Iftin, réfugié à Addis Abeba [1]. Après plusieurs courses poursuites dans la capitale éthiopienne, il n’hésitera pas à faire exploser une bombe dans un hôtel, où il pensait qu’Ali Iftin était réfugié. Contraints à rentrer à Djibouti par les services éthiopiens, il avait fort heureusement échoué dans sa mission.
——————————————————————————–

[1] Ali Iftin avait été contraint, sous des menaces de mort à l’encontre de ses enfants, de signer devant notaire un faux témoignage pour protéger Guelleh contre les soupçons de commandite du meurtre du Juge qui pèsent sur lui.

Très rapidement ensuite, Ali Iftin avait pris la fuite et il s’était réfugié à Addis Abeba où il attendait un visa pour entrer en France et pour témoigner librement dans le cadre de l’affaire Borrel. Visa que la France ne lui accordera jamais en dépit de toutes les alertes émises par plusieurs Associations. (Nouvel obstacle dans l’instruction de l’affaire ? Volonté gouvernementale de protéger Guelleh ?).

C’est la Belgique qui le lui établira finalement. Aussitôt arrivé sur le sol belge, il avait dénoncé les pressions dont il avait été victime et il avait rétabli la vérité avant de porter plainte contre Me Martine et Hassan Saïd, le puissant chef de la SDS, pour subornation de témoin. L’affaire est instruite à Versailles, en marge de l’affaire Borrel qui est instruite à Paris.

16/03/06 (B341-C) ARDHD / SURVIE: reprise du communiqué au sujet de la présence du Lt-Colonel Zakaria Hassan Aden sur Liberté Afrique.

L’Armée française assure-t-elle la formation d’anciens tortionnaires djiboutiens à l’Ecole de Guerre à Paris ?

Survie, ARDHD – 16 mars 2006
http://www.survie-france.org/
http://www.ardhd.org

Selon des informations concordantes, le Lieutenant-Colonel Zakaria Hassan Aden, de la Gendarmerie djiboutienne, responsable pendant de nombreuses années de « l’escadron de la torture à Djibouti », serait présent à Paris pour suivre jusqu’en mai 2006, les cours de l’Ecole de Guerre.

Cette école accueille des Officiers qui ont été sélectionnés et qui se préparent à recevoir une promotion, qui les conduit généralement au sein des Etats-Majors.

Compte-tenu du passé du Lieutenant-Colonel Zakaria qui fut responsable pendant de nombreuses années de « l’escadron de la torture à Djibouti », les Associations signataires de ce Communiqué sont indignées par sa présence sur le sol français et par le fait qu’il puisse bénéficier d’un enseignement délivré par des Officiers français (voir Annexe ci-dessous).

Nous soulignons que cette affaire intervient dans un contexte particulièrement dramatique à Djibouti où : plusieurs syndicalistes sont harcelés, torturés et incarcérés sans qu’aucune charge juridiquement établie n’ait été retenue contre eux, une vingtaine de jeunes de la région Afar ont été arrêtés et conduits dans les locaux de l’Ecole de Police de Nagade,

Nous rappelons également les obstacles qui sont dressés pour retarder l’action de Mme Elisabeth Borrel et des Juges d’instruction pour établir la vérité sur la mort de son mari, le juge Bernard Borrel assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995, et la fin de l’impunité dont bénéficient les coupables de cette disparition.

Enfin, nous constatons qu’après la brève rencontre de Dominique de Villepin avec Ismaël Omar Guelleh (fin février), la France s’est engagée à doubler pratiquement, pendant les cinq prochaines années, l’aide financière annuelle qu’elle lui accorde, confirmant par ce geste le soutien que le Président de la République française accorde à ce régime dictatorial.

En conséquences, nos associations demandent aux autorités françaises de vérifier d’urgence la présence du Colonel Zakaria à l’école de guerre, d’y mettre fin immédiatement et de fournir toutes explications permettant de comprendre comment il a pu y être admis. Elles leur demandent de prendre des mesures susceptibles d’empêcher qu’une telle situation puisse se produire à l’avenir et d’en rendre compte publiquement. Plus largement nos associations demandent aux autorités françaises de mettre fin à toutes mesures pouvant constituer un soutien au régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh.

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Zakaria Hassan Aden a été responsable de l’Escadron de la torture

Après des études à la faculté de Poitiers, il a intégré la Gendarmerie djiboutienne. Avec le grade de Lieutenant, puis de Capitaine, il s’est illustré comme responsable de la torture à la sinistre Villa Christophe où sous les ordres du Capîtaine Yonis Hoch, il exerçait ses talents sur ses concitoyens. Nous disposons de plusieurs témoignages écrits et édifiants de rescapés, qui décrivent les sévices auxquels il les a soumis.

Plusieurs fois cité dans le cadre de l’affaire Borrel

En 1995, il est responsable de la brigade des enquêteurs qui seront chargés des premiers constats après le décès du Juge Bernard Borrel : on peut imaginer qu’il a appliqué les ordres transmis par sa hiérarchie pour accréditer la thèse du suicide qui a été balayée récemment par des experts médicaux indépendants.

Il passe Commandant. En mai-juin 2002, c’est lui qui dirige le « commando de la mort » qui est lancé contre l’ancien Chef de la Garde républicaine Ali Iftin, réfugié à Addis Abeba [1]. Après plusieurs courses poursuites dans la capitale éthiopienne, il n’hésitera pas à faire exploser une bombe dans un hôtel, où il pensait qu’Ali Iftin était réfugié. Contraints à rentrer à Djibouti par les services éthiopiens, il avait fort heureusement échoué dans sa mission.
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[1] Ali Iftin avait été contraint, sous des menaces de mort à l’encontre de ses enfants, de signer devant notaire un faux témoignage pour protéger Guelleh contre les soupçons de commandite du meurtre du Juge qui pèsent sur lui. Très rapidement ensuite, Ali Iftin avait pris la fuite et il s’était réfugié à Addis Abeba où il attendait un visa pour entrer en France et pour témoigner librement dans le cadre de l’affaire Borrel. Visa que la France ne lui accordera jamais en dépit de toutes les alertes émises par plusieurs Associations. (Nouvel obstacle dans l’instruction de l’affaire ? Volonté gouvernementale de protéger Guelleh ?). C’est la Belgique qui le lui établira finalement. Aussitôt arrivé sur le sol belge, il avait dénoncé les pressions dont il avait été victime et il avait rétabli la vérité avant de porter plainte contre Me Martine et Hassan Saïd, le puissant chef de la SDS, pour subornation de témoin. L’affaire est instruite à Versailles, en marge de l’affaire Borrel qui est instruite à Paris.

04/03/06 (B340-A) ALERTE ROUGE : L’Armée française assure-t-elle la formation d’anciens tortionnaires djiboutiens ? Nous venons d’apprendre de source généralement bien informée, que le Lt-Colonel Zakaria Hassan Aden de la Gendarmerie Djiboutienne, suivrait des cours à l’Ecole de Guerre à Paris. (ARDHD selon une info d’un correspondant)

Le Lt-Colonel Zakaria Hassan Aden
est un personnage bien connu
de notre Association,
pour de nombreux crimes et délits,
qu’il pourrait avoir commis

L’Armée française forme-t-elle aussi des anciens tortionnaires ?

Zakaria Hassan Aden (à ne pas confondre avec le Général du même nom, qui avait porté plainte contre notre Association) aurait été invité par l’Armée française pour suivre des cours à l’Ecole de Guerre, ce que nous avions annoncé “en première” le 13 nov. 2005, dans un article publié à son sujet, à une époque de sa carrière où sa popularité auprès de Guelleh semblait en chute libre. (Lien avec l’article)

Il a fait des études à la faculté de Poitiers, où il aurait commencé ses premiers exploits. Selon des témoins dignes de confiance, il aurait laissé des “ardoises”, sous la forme de chèques sans provision à plusieurs commerçants qui s’en souviendraient encore … Mais les faits sont prescrits puisqu’ils remontent aux années 80.

Ensuite, il a rejoint la Gendarmerie au sein des forces militaires djiboutiennes, franchissant à marche forcée les échelons de la hiérarchie, en raison des “immenses services” (affaires tordues, torture, élimination, commando de la mort dans les rues d’Addis Abeba, etc…) rendus à la dictature, d’abord pour Gouled, puis pour Guelleh..

Depuis 1999, sa photo est publiée sur notre site dans la catégorie “Bourreaux et criminels”. Pour quelles raisons ?

Parce que, Lieutenant, puis Capitaine (et maintenant Lieutenant-Colonel ou plus), il est cité par de nombreux témoins pour avoir exercé personnellement des actes de torture d’une rare sauvagerie contre des Djiboutiens. Nous vous présentons trois extraits signés nominativement par les victimes de Zakaria Hassan – (lien avec tous les témoignages) :

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Extrait du témoignage N°1 : M. ALI ROBLEH DARAR
Prisonnier politique détenu à Gabode depuis août 1996

Au cours de mon interrogatoire, le colonel Mahdi Cheikh Moussa, commandant de la gendarmerie nationale et membre de la famille du président Gouled, a ordonné aux lieutenants Zakaria Hassan et Mohamed Adoyta qui en étaient chargés de me torturer d’une manière intense.

Le lieutenant Mohamed Adoyta a refusé de me torturer, mais mes co-détenus ont été tous torturés cruellement. Ces derniers ont subi: – coups de pieds – coups de matraques – coupes de crosse de pistolet – étouffement à l’aide de l’eau mélangée au javel (système de balançoire) (…)

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Extrait du témoignage N°2 : M. ADEN SAID HARED

Prisonnier politique détenu politique à Gabode
depuis sept. 1998

Je soussigné Aden Saïd Hared né le 13 janvier 1969 à Wéa-Djibouti, célibataire, déclare :


J’ai été arrêté le mercredi 23 septembre 1998 vers midi à Wéa par les gendarmes de la brigade Arta-Wéa. Ils m’ont incarcéré dans des cellules pleines d’urine, sans courant d’air, ni électricité.


J’ai passé une semaine d’interrogatoire permanent, ils m’ont interrogé sans relâche. J’ai subi toutes sortes de tortures (balançoire, étouffement avec un mouchoir imbibé de javel, …).


Depuis ces temps jusqu’à ce jour, j’ai des problèmes d’ouie, de vue, et mentalement je ne me sens pas bien.


Le 1 er octobre 1998 ils m’ont présenté devant le juge et je n’ai pas manqué d’exposer ma douleur. Mais aucune démarche n’a été fait suite à ma déclaration.


Toute cette opération est dirigée par le capitaine Zakaria. (…)


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Extrait du témoignage N° 3 : M. ELLEYEH AMIN OBSIEH,

Prisonnier politique détenu à Gabode depuis sept. 1998


Je soussigné Elleyéh Amin Obsieh né en 1959 à Cheikheyti (district de Dikhil), père de deux enfants, de nationalité djiboutienne, employé comme gardien chez Ismaël Guedi Hared, l’ancien directeur de cabinet de la présidence aujourd’hui opposant pour avoir refusé de cautionner la tyrannie.


Je déclare sur l’honneur que: j’ai été arrêté mercredi 28 août 1996 vers six heures du matin par la gendarmerie de la brigade d’Arta. J’ai été torturé de plusieurs manières pendants dix jours. Ils m’ont fait subir l’étouffement avec une serpillère imbibée de javel, des coups de crosses, des coups de pieds au ventre… J’en ai gardé des séquelles et j’ai même craché du sang.


Les soldats qui m’ont torturé étaient commandés par le capitaine Zakaria de la gendarmerie nationale.


J’ai été relâché le 3 août 1996 vers 10 heures sans me présenter devant la justice. J’ai été soigné à la clinique pendant une dizaine de jours. J’ai déposé une plainte auprès de la Justice mais aucune démarche n’a été lancée. (…)


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Affaire Borrel :
Nous n’avons aucune information sur son implication directe dans l’assassinat du juge, mais en revanche, il était le Chef des enquêteurs de la Gendarmerie qui ont fait les premiers constats, après que fut connue la mort du Juge Borrel.


La Justice française profitera-t-elle de sa présence à Paris, pour entendre son témoignage et ses conclusions qui devraient pouvoir apporter des éléments d’information complémentaires ?


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La traque d’Ali Iftin à Addis Abeba – Mai – Juin 2002 :
C’est lui qui était en tête du “Commando de la Mort”, chargé d’éliminer Ali Iftin, qui venait de fuir Djibouti, à pied et qui s’était réfugié à Addis Abeba, en attendant que la France lui accorde un visa d’entrée dans l’U.E. (Ce qu’elle ne fera jamais, au termes de manoeuvres aussi ridicules que dilatoires et finalement ce sont les autorités belges qui lui ont accordé le visa d’entrée …)


A plusieurs reprises, Zakaria à la tête de ses troupes a tenté d’intercepter Ali Iftin, allant même, selon certains témoins, jusqu’à faire sauter une partie d’un hôtel de la capitale éthiopienne.


Mais Ali Iftin était plus malin que lui et c’est tout penaud que Zakaria et son équipe de tueurs (après avoir été identifiés par la sécurité éthiopienne) sont rentrés “ventre à terre” à Djibouti, avec ces mêmes forces de sécurité aux trousses.


Une deuxième fois, il avait tenté la même opération, mais sans n’obtenir de meilleur succès, ce qui avait déclenché, dit-on, une colère mémorable de Guelleh.
(lien1) 12/05/02 Troisième échec pour Guelleh en trente jours ! Cette fois il tente un coup en Ethiopie, mais le renard des sables devient le chasseur … et Hassan Zakaria détale …en battant tous les records du marathon


(lien2) 03/06/02 Partie de chasse à Addis Abeba : un commando composé d’une dizaine de rabatteurs de la SDS a pris position au Ras hôtel.


(lien3) 23/06/02 Les agents de Guelleh (SDS) qui s’étaient installés à Addis ont replié leurs bagages, après avoir été repèrès et largement photographiés par les services éthiopiens.


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Conclusion :

Comme chacun l’aura compris, le Lt-Colonel Zakaria Hassan n’est pas un enfant de coeur et de lourdes présomptions de torture, de crime et de tentative d’assassinats se portent sur sa tête.

Il se dit volontiers “sur de lui” et surtout de la gratitude de Guelleh en remerciement de tous les coups tordus qu’il a commis pour l’aider dans des situations difficiles. Il semble que son optimisme le conduise parfois sinon au rêve au mois à des analyses qui manquent parfois de réalisme. C’est ainsi qu’en partant pour l’Ecole militaire à Paris, il annonçait, qu’à son retour, il deviendrait le numéro 2 de l’Etat-Major … (à suivre !)

L’Armée française, dont les services de renseignement à Djibouti, sont parfaitement opérationnels, ne peut ignorer son pédigrée, d’autant plus qu’il leur suffit de lire notre site (ce qui est naturellement fait très régulièrement par les officiers du renseignement militaire)

Nous, nous sommes terriblement choqués par cette nouvelle consternante : l’Armée française assure la formation (d’anciens ?) tortureurs et probablement criminels ?

Bien entendu, nous allons adresser une lettre ouverte à Mme Alliot-Marie, Ministre français de la Défense et au Directeur de l’Ecole de Guerre pour leur donner nos informations et leur faire passer les témoignages qui nous ont été adressés.

Nous demandons à toutes les Associations de se joindre à nos actions pour diffuser l’information et pour demander qu’une commission d’enquête soit désignée pour éclaircir le passé de ce militaire djiboutien, en formation, au sein d’une école prestigieuse, qui ne pourrait qu’être gravement éclaboussée par un scandale de ce type, s’il venait à être repris par la presse fançaise !

Mais la Justice française n’aura peut-être pas le temps de convoquer le petit Lieutenant-Colonel, car, fidèle à ses habitudes (comme son Chef Madhi Cheik Moussa qui s’était refugié en avril 2003 dans un petit hôtel de Paris pour éviter une invitation judiciaire (lien) … ou son grand Chef Guelleh, qui avait fui l’Elysée pour les mêmes raisons en mai 2005 (lien) ), il pourrait prendre le premier avion en partance … en séchant les cours de l’Ecole militaire !!!

13/11/05 (B324) Radio-trottoir : le petit Lieutenant-Colonel Zakaria Hassan, “celui qui court plus vite que son ombre”, a peut-être beaucoup de souci à se faire, dans les prochaines semaines … En tout cas son avancement semble compromis … en dépit des services qu’il a rendus à IOG … Encore un qui pourrait mesurer l’immensité de l’ingratitude présidentielle. (Lecteur)

Zakaria_Hassan
Avec un tel visage d’ange, comment aurait-il
torturer méthodiquement ses semblables ? Il fallait véritablement qu’il ait envie de plaire à Guelleh … qui pourrait le remercier définitivement maintenant, en le mettant au placard.
 

Le lieutenant-Colonel Zakaria Hassan était originaire de la Gendarmerie. C’est lui qui avait commandé, en particulier, les opérations, visant à l’élimination d’Ali Iftin à Addis Abeba et surtout la glorieuse retraite du commando.

Il est aussi soupçonné par plusieurs témoins d’actes de torture sur des civils et des innocents.

Bref, un brave exécutant discipliné, au sens où Guelleh l’entend.

Mais voilà qu’il aurait pu avoir fini de plaire et qu’il soit devenu personnage à éliminer ..

D’abord écarté de la Gendarmerie, après des prestations que certains n’hésitent pas à qualifier de calamiteuses, il a été envoyé vers les FAD (forces armées djiboutiennes), puis sélectionné pour suivre les cours à l’Ecole de Guerre de Paris. Ce n’était pas si mal pour un bourreau “actif” … !

Mais voilà que les choses pourraient se gâter pour lui. Depuis la mise en touche du Colonel Mahdi, il est mis à l’écart.

Des enquêtes contre lui auraient été ouvertes, pour enrichissement personnel. On aurait même découvert, “comme par hasard”, qu’il aurait pu avoir trafiqué des enquêtes judiciaires à l’epoque ou il était Commandant de Compagnie de Djibouti

Sera-t-il convoqué devant la Justice française, dans le cadre de l’affaire Borrel, en sa qualité de Chef des enquêteurs de l’époque, pour s’expliquer sur ces possibles modifications volontaires de déposition et de compte-rendus judiciaires ?

Cela est fort possible, car selon plusieurs témoins, son nom circulerait dans les dossiers des Juges d’instruction.

Mais qu’a-t-il fait de grave ? Ce brave tortionnaire ! Que pouvait-il faire ou décider sans l’accord de son Chef de Corps, le Colonel Mahdi ? Rien, sinon que sur le plan judiciaire, il était directement rattaché au Parquet et non à son Chef hiérarchique. Petite nuance qui pourrait tout changer pour lui et pour son avenir, des plus incertains.