21/08/03 (B208) L’ADI confirme que “la grande rafle” contre les étrangers à Djibouti s’organise activement, militairement et scientifiquement. Le 31 août la Police et la Gendarmerie se lanceront à la chasse dans les rues de la ville. Cela ne peut rappeler que de mauvais souvenirs. La délation sera à l’honneur !

____________________________
Note de l’ARDHD
Nous sommes consternés en découvrant sur l’ADI, que la grande
chasse aux réfugiés et aux étrangers sera lancée
méthodiquement et scientifiquement à partir du 31 août
à Djibouti.

Depuis plusieurs semaines,
nous alertons l’opinion internationale sur ces pratiques qui ne peuvent que
rappeler de mauvais souvenirs. Nous nous abstiendrons de toutes comparaisons
douteuses avec des périodes noires de l’histoire, en particulier en
Europe. Mais les régimes diaboliques ont tous eu recours à un
moment ou à un autre à la chasse aux étrangers pour tenter
de s’affirmer. Espérons que ce ne sera pas le cas ….

Nous lançons
un cri d’alarme à la communauté internationale pour qu’elle
prenne des mesures à l’encontre d’un régime qui annonce froidement
qu’il va recenser, rassembler et expulser des centaines (des milliers ?) d’étrangers.
Aucune transparence : le régime n’a pas établi de critères
…. les forces de Police et de Gendarmerie vont avoir une latitude totale
pour écouter les délateurs et pour choisir les victimes de ce
qui pourrait devenir la plus grand ignominie de l’année.

_______________________________
Extrait de l’ADI

La FNP et la Gendarmerie
se préparent pour les opérations de refoulement des immigrés
clandestins prévues à partir du 31 août

DJIBOUTI (ADI)- 21 Août
– Dans le cadre des opérations imminentes de refoulement des immigrés
clandestins vers leurs pays d’origine, une importante réunion
s’est tenue ce matin à l’Etat-major de la Force Nationale
de Police (FNP).

Cette réunion présidée
par le chef d’Etat-major par intérim de la FNP, le Lieutenant
Colonel Abdillahi Abdi, a vu la participation des responsables de différentes
unités de la FNP.

Dans une intervention
faite à cette occasion, le Lieutenant Colonel Abdillahi Abdi, a indiqué
notamment que la police devra agir, lors de ces opérations, avec humanité
mais aussi avec fermeté et ce, conformément à
la loi en vigueur dans notre pays et aux conventions internationales.

Le chef d’Etat-major
p.i.de la FNP a appelé par ailleurs les membres de son institution
qui emploient chez eux des étrangers en situation irrégulière
à se débarrasser d’eux dans les meilleures conditions avant
le 31 août 2003
, date à laquelle les opérations de
refoulement des immigrés clandestins devraient débuter officiellement.

Une réunion similaire
s’est tenue également ce matin au Quartier général
de la Gendarmerie Nationale sous la direction du lieutenant-colonel Zakaria
Hassan Aden, chef d’Etat-major par intérim.

Au cours de cette réunion,
le Lieutenant-Colonel Zakaria Hassan Aden a réaffirmé la
volonté et l’engagement de la Gendarmerie à contribuer
activement à la concrétisation de la décision du gouvernement
relative à la lutte contre l’immigration clandestine, en mettant
en œuvre toutes les ressources humaines et matérielles dont elle
dispose.

30/01/03 (B182) FORT ET JUSTE : la chronique du sergent Ariko (suite). Cette semaine “Si tu parles, tu meurs. Si tu écris tu meurs. Si tu refuses d’espionner pour mon compte, tu meurs.

Dès lors que l’opposition
ne peut plus rien faire ni rien tenter à Djibouti, que tous ses membres
sont réduits à la presque mendicité, au moins à
l’incertitude et à la misère et qu’ils se jettent dans les bras
d’IOG dans un ultime réflexe de survie, il est indispensable que ceux
qui sont à l’étranger prennent le relais et qu’ils affichent
leur solidarité entre eux et avec ceux qui souffrent à l’intérieur,
en dépassant toutes les arrières pensées tribales, sur
lesquelles le régime s’appuie pour diviser et pour oppresser.

Dernièrement, des
officiers de la Gendarmerie nationale, dont le Commandant Zakaria Hassan Aden,
le bull dog aux ordres d’IOG ont participé à une réunion sur le droit
international.

Je dis sincèrement
à ce Commandant que ce n’est pas de cette façon que l’on acquiert
des galons durables dans la Gendarmerie nationale. Celui qui l’utilise dans
les missions les plus tordues, celui qui l’utilise au détriment de
la population, n’hésitera pas à le lacher, le moment venu, comme
il a laché le Général Yacin Yabeh de la FNP, allant même
jusqu’à lui refuser des soins vitaux.

Zakaria, tu dois savoir
que la Gendarmerie est un corps que nous avons bati pendant plusieurs année
au prix d’un travail acharné et d’efforts individuels. Aujourd’hui
tu pénètres par la porte d’entrée sans n’avoir jamais
vu un uniforme de Gendarme et sans n’avoir jamais mesuré les efforts,
la fatigue et l’abnégation qui sont nécessaires.

Certes, tu avais suivi
un stage allégé à Marakech au Maroc à l’Académie
de la Gendarmerie royale du Maroc qui forme les meilleurs tortionnaires du
regime chérifien dont un certain Idriss Basri.

Mais je tiens à
te rappeler ainsi qu’à Ismail Omar, que l’opposition n’est pas une
chose que l’on utilise et que l’on jette par dessus bord ensuite. Je sais
bien, Cher IOG, que tu me hais parce que je suis à la fois un Mamassan
et un bafourlaba (un homme de ta tribu !!).

Tes obligés de
la SDS m’ont dit le niveau de ta haine à mon égard.

Je sais qu’Iftin et moi,
tu nous asside sur la sellette et que tu veux me capture a tout prix.

N’est-ce pas, cher DAF,
que l’honnêteté passe avant tout par le respect de soi-même.

Pourquoi as-tu donné
une carte de membre de ton parti à la soeur de Moussa Tour
Tour ?.

Tu sais bien qu’IOG l’avait
envoyée au Canada pour tenter de me localiser et de me faire taire,
comme il avait envoyé le Colonel Abdourahman Ali Kahin et Moussa Tour
Tour à la rencontre du Commandant Ali Abdillahi Iftin.

Iftin et moi, on se connait
bien, pour avoir travaillé ensemble à la Présidence.

J’annonce a Ismail Omar,
que je vais quitter le Canada prochainement pour m’installer en Hollande,
afin de renouer avec mes frères d’armes.

Jamais plus, tu ne pourras
pas dormir tranquille, Ismail, parce que je vais parler et dévoiler
des choses. Tu vas devenir tout petit comme le chat devient tout petit lorsqu’il
est agressé.

Peut-être l’igones-tu
ou n’en as-tu pas encore pris conscience, mais je sais que mon devoir, aujourd’hui,
est de dire la vérité sur ta façon de conduire le pays
.

Et surtout de faire connaître
l’histoire de ta mediocrité au monde entier.

_____________________________________

Le 20 avril 1989, plusieurs
personnes ont été arretées à Tadjourah à
l’issue de la réunion de travail qu’ils avaient eu avec M Khaihré
Allalé Hared, alors Ministre de l’Intérieur, en compangnie de
M Osman Roblé Daach, Commisaire de la République, Chef du district
de Tadjourah.

Ces personnes avaient
protesté contre ce qu’elles considéraient comme un détournement
de stocks de nourritures destinés aux victimes de l’inondation.

Je pense que toi, Cher
Ismail et ton valeureux Hassan Said tit Madobé, avaient eu vent de
cette protestation et vous aviez fait arrêter Abdulquadir Daoud dit
Harbi, un ancien gendarme de ma promotion.

Vous l’avez fait torturer
dans la Villa Christophe. Il en est mort !

Cher Monsieur, mon copain
Harbi est mort dans la Villa Christophe des suites des tortures que le Lieutenant
(qui sera promu Capitaine plus tard) Haroun, le Sous-Lieutenant Kalifa, le
sous-lieutenant Wagdi lui ont infligées.

Ce jour-là, j’avais
quitté Djibouti pour la Résidence d’Arta. Je ne pouvais plus
supporter cela.

Ses copains, en particulier,
Houmed Dini Lakisso et Ali Mohamed Faroura furent traduits devant la justice
en juin 1989 sous l’inculpation d’outrage. Ce chef d’inculpation dont ils
faisaient l’objet a été retiré mais aussitôt, la
SDS est venue les arrêter à leur domicile.

Ils ont été
condamnés à 6 mois d’emprisonement puis relachés aussitôt
sur une intervention conduite par leurs proches auprès du vieux Barkhat
Gourad.

Le journaliste Al’adi
Mohamed Ali Dig Dig qui travaille maintenant pour le régime avait été
arreté lui aussi pour avoir critiqué le Gouvernement d’Hassan
Gouled.

Grâce à Amnesty
international, il a recouvert la liberté et le régime l’a gracié.

____________________________________

L’affaire
Ali Aref Bourhan et les exactions de la FNS dans le nord du pays.

Le 29 juin 1992, le vieux
gouled decreta une amnistie partielle pour les prisonniers de guerre et les
prisonniers politiques.

Le Frud a libéré
plusieurs soldats de l’Armée nationale et de la FNS.

Sous la pression de Paris,
le Gouvernement avait fait libérer 64 maquisards du FRUD qui furent
conduits en direction d’Addis Abeba, dans le fief d’IOG. IOF avait fait arrêter,
dans le passé, Mohamed Houmed Soulé, le Président de
l’Association pour la
Défense des Droits de l’Homme et des Libertés. Il était
accusé d’avoir constitué une association illégale.

Aussitôt arrêté
par la SDS sur décision du Palais de l’escale et plus precisément
du Cabinet de la Présidence, inculpé immédiatement pour
diffusion de fausses nouvelles, il écope de trois mois à Gabode
.

Naturellement le délit
qui lui est reproché, ne tient pas la route, mais le régime
fait ce qu’il lui plait en matière de justice en particulier.

Hassan Ali Mohamed dit
Hassan Dalga a été lui aussi été arrêté
par la Gendarmerie, brigade nord, pour avoir denoncé les dérives
du régime et l’oppression qui frappe les opposants au pays d’Hassan
Gouled.

Je tiens à rappler
à DAF qu’il n’a jamais été inquiété, à
cette époque, par le régime et qu’il continuait son service
au sein de l’Armée nationale avec le grade de Lieutenant, pendant que
les vrais opposants se faisaient crever les yeux à la Villa Christophe.

Le docteur Abatté
Ebo Adou, médecin de carriere a été, lui aussi, arrêté
par le régime pour son appartenance au FRUD qui combattait le régime.
Il avait fui le pays au mois de juillet apres avori été condamné
a trois mois d’emprisonnement ferme pour avoir critiqué le régime.

Pendant ce temps Gouled
dormait.

Tu ne sais même
pas ce qui s’est passé entre le 5 et 11 juillet. ,29 personne ont été
jugées par un tribunal dont 15 par contumace accusées d’avoir
organisé l’attaque de la caserne de Tadjourah et d’avoir comploté
dans le cimetière d’Ambouli.

La plupart des magistrats
du tribunal, devant lequel ils ont comparu, étaient des fonctionnnaires
du Gouvernement dont un certain juge Dabayake.

Les accusés n’ont
pas été autorisés à s’exprimer, parce qu’ils avaient
reconnu les faits sous la torture et qu’il avaient fini par avouer à
la Villa Christophe, sous la douleur, qu’ils avaient eu le projet de renverser
le Gouvernement …

Pendant l’audience, certains
ont montré les traces des tortures, mais le juge n’a même pas
voulu les entendre ni en tenir compte. Ali Aref avait introduit un pourvoi
auprès de la Haute Cour de Djibouti, mais la Cour a refusé de
statuer sur leur cas, se rangeant aux ordres qui venaient du triste Cabinet
de la Présidence.

Les soldats tuèrent
a Yobocki le propre cousin du Premier Ministre Barkat Gourad qui s’est plaint
à Gouled. Ce dernier, interrogé par Aboubaker Moussa à
la RTD avait admis que l’Armée avait commis des bavures et qu’il fallait
sanctionné les responsables.

Aussitôt, un vent
de panique a soufflé sur l’Etat-major des FAD (Forces armées
djiboutiennes).

Parmi les coupables, on
trouve l’actuel Chef de l’Armée, le Général Zakaria ainsi
que l’ex-chef de la FNP. Ils ont alerté le chef qui n’était
autre qu’Ismail Omar Guelleh. La conversation se déroula au Cercle
mixte de l’Armée nationale, en face des locaux de la Brigade nord.

Très inquiets,
ils ne savaient comment présenter les choses au vieux Gouled, qui allait
tout faire pour que la commission d’enquête conduite par M. Mohamed
Ali Afkada, Procureur de la République asssité par le Commandant
Abdo Abdillahi Dembil aboutisse.

C’est IOG qui sabota la
commission d’enquête et au final, personne ne fut arrêté
ni inquieté.

Et pourtant le Procureur
de la République Mohamed Ali Afkada avait réussi à identifier
les coupables.

Quatre policiers de la
FNS du Général Yabeh ont été mis en cause par
le Cadi et par le Sultan. Le Cadi, imprudent, sera liquidé physiquement
le 18 juin 1995 à Randa tandis que le Procureur Mohamed Ali Afkada
fut mis hors d’état de nuire.

Il a été
rempalcé par Saad Cheik Moussa, le frère de l’actuel homme fort
de la Gendarmerie nationale. Amnesty international, dans son rapport de 1989,
dénoncera Djibouti pour avoir emprisonné des prisonniers d’opignion.

Cher DAF, jamais tu ne
fus inquiété ni conduit à la Villa Christophe.

Il faut être honnête
avec soi et avec les gens.

Le régime d’Ismail
Omar Guelleh tolère ton journal qui est diffusé sur la voie
public alors que les vrais opposants sont placés sous la surveillance
de la redoutable police politique (SDS).

Personne n’ose dire la
vérité et tu nous racontes que c’est toi qui tu vas le faire
tout seul, comme un grand !

Cessons de jouer au plus
fin, cow-boy et regardons les choses en face.

La République a
disparu de l’espace politique djiboutien car le régime ne voulait pas

d’une presse qui critiquait le régime et son Chef.

Elle n’a pas menti lorsque
la femme d’Awalé Guelleh Assoweh, Madame Saada Ali Avit a dit dans
le mini-reportage de la soi-disant chaîne indépendant et libre
( la RTD !)
que son mari n’avait rien à voir dans le cadre de la mort du Juge Bernard
Borrel.

Les deux Caporaux (Youssouf
Houssein et Mohamed Askar) de l’Arméé de Zakaria ne voulaient
pas dire la vérité sur ce fameux poste de contrôle PK
51.

Pourquoi la RTD n’a t-elle
pas interviewé le sergent Awalé, ainsi que le Lieutenant Alhoumekani
qui avait cité Ismail Omar Guelleh dans sa déposition ?

La vérité
c’est que si le juge Borrel n’a pas trouvé la mort à Djibouti,
on peut bien se demander où il a perdu la vie ?

Maître Martinet
devrait avoir honte pour avoir osé dire publiquement qu’il n’y a jamais
eu de torture à Djibouti. Il a dit cela parce qu’il ne veut surtout
pas qu’Ismail Omar Guelleh touche à son acho. Ce fameus système
de l’acho qui a meme étourdit les Français établis à
Djibouti qui sont de mèche avec le régime, dont un certain Maril.

Les Afar et les Gadaboursis
ont payé de leur vie, les dérives de ce régime et il
s’acharne aussi sur les Issa.

Persoone n’ose plus parler
de crainte de faire un tour à la Villa Christophe.

Les maîtres mots
de la dictature d’IOG :

Si tu parles, tu meurs,
Si tu écris tu meurs,
Si tu refuses d’espionner pour mon compte, tu meurs,
Si tu ne te tiens pas tranquille, tu meurs.
Si tu ne me voues pas un culte respectueux, tu meurs.

Pour moi, il vaut
mieux parler quitte à prendre le risque de mourir ensuite..

Sergent
Chef Ariko

de la Gendarmerie nationale,
en route pour la Hollande.

08/10/02 L’affaire de l’attentat contre l’Hôtel Tigré à Addis Abeba est-elle en train de rebondire ? Une piste pourrait-elle remonter à la Présidence de Djibouti ?

D’après
des sources d’information sérieuses, la police éthiopienne,
qui enquête sur cette affaire, privilégierait une piste qui pourrait
conduire un jour à la Présidence de Djibouti (Rappelons que
que nous avions évoquée cette affaire en son temps, à l’époque où IFTIN faisait ‘cavaler’ Zakaria et ses tueurs, lancés à ses
trousses dans les rues de la capitale)

IOG commanditaire
d’un attentat à l’explosif contre un établissement public ?

Impossible
! Répondent ses proches, car il ne l’a jamais fait, promis, juré.
Dont acte !

Et pourtant
il semble se confirmer que la voiture, qui a transporté les explosifs,
pourrait bien être celle de Mohamed Aden, l’ancien directeur de la
BCI à Djibouti. A la suite de cette découverte, la police aurait
arrêté plusieurs personnes.

Ce
qui est intéressant de savoir, c’est que les enquêteurs éthiopiens
poursuivraient une piste qui pourrait aboutir, disent-ils, à la démonstration
d’une participation commune hypothètique de certains services diplomatiques
érythréens et de la SDS de Djibouti. Intoxication de la part
des autorités éthiopiennes ? Possible !

En tout
cas, le dossier est à suivre. Vraiment, à tort ou à raison,
Guelleh est de plus en plus associé indirectement à plusieurs
actions terroristes ou à des attentats actuels ou passés. Il
se peut aussi, comme dit le proverbe français, “que l’on ne prête
qu’aux riches”. Et sur le plan de la fortune, Guelleh n’a pas à
rougir, si ce n’est uniquement de la façon honteuse dont il l’a acquise,
sur le dos d’une population déjà exsangue.

Il est
confirmé qu’un émissaire éthiopien des Affaires étrangères
devrait rencontrer le Gouvernement français d’ici quelques jours pour
évoquer cette affaire et les suites possibles …

26/07/02 Les annonces immobilières de la semaine.

A
VENDRE EN TOUTE PROPRIÉTÉ
Charmante maison bien située
Quartier tranquille à proximité de la mer.
Peu de voisinage …


VILLA CHRISTOPHE

Prix
intéressant à débattre. Importants travaux de rénovation
à prévoir.

Cette maison a abrité
pendant de nombreuses années, le CNGTD (Centre National et Gouvernemental
de Torture de Djibouti). C’est là que les malheureux étaient
conduits pour être torturés, diminués physiquement
et moralement.

D’après les
témoins, à chaque fois qu’un ‘client’ devait être
traité, les abords étaient bouclés par les forces
de l’ordre et on assistait à un balais de véhicules aux
vitres teintées qui entraient et qui sortaient.

Il est à peu
prés vérifié que des hommes comme :

les
Colonels Mahdi Cheikh moussa et Omar Bouh Goudade, le Lieutenant-colonel
Hoche Robleh, le fameux Commandant Zakaria Hassan, les lieutenants Ladieh
et Mohamed Adoyta, l’aspirant Haroun (expulsé par le Canada et
déchu de la nationalité canadienne), le sous-officier Naguib,
l’adjudant Tane, et bien d’autres,

avaient
pris place dans ces voitures pour venir ‘opérer’ les opposants
politiques récalcitrants. Leur nom restera à jamais associé
à cette maison de la honte.

Les habitants
aux alentours se souviennent encore des cris et des hurlements de douleur
qu’ils percevaient alors.

Depuis
plusieurs années, le CNGTD a été déplacé
au siège de la SDS. Pour faire face à la multiplication
des demandes de ‘soins particuliers’ sur ordre de Guelleh et de ses sbires,
des annexes ‘sociales d’intervention de premier niveau‘ ont été
organisées dans les Commissariats de Police de quartiers et au
centre de Nagad.

Il est à noter que ce secteur économique ne manque
pas de matériel ni de moyens humains, contrairement à l’hôpital
Peltier qui ne disposait pas d’équipements de dialyse pour soigner
le Général Yacin.

Le
musée de la torture à Djibouti ?

Bref cette Villa, à l’abandon aujourd’hui, serait susceptible d’intéresser
une fondation qui déciderait d’installer “le musée
de la Torture sous Gouled et Guelleh”
: liste des personnes torturées,
souvenir du matériel périmé (balançoire, etc..),
liste des tortionnaires, véritables héros de la torture
qui devaient parfois travailler sans relache plusieurs jours et
plusieurs nuits d’affilée au milieu des cris, pour extorquer finalement,
avec le dernier souffle de vie des malheureux, les aveux tant espérés
….par le pouvoir du dictateur sanguinaire.

Souvenez-vous

du nom
de tous les bourreaux,
qui ont torturé
dans cette Villa !


Colonel Mahdi Cheikh moussa,
– Colonel Omar Bouh Goudade
– Lieutenant-colonelHoche Robleh
– Commandant Zakaria Hassan
– Lieutenant Ladieh
– Lieutenant Mohamed Adoyta
– l’aspirant Haroun
– Le sous-officier Naguib
– l’adjudant Tane
– Kalifa
– Wagdi

21/07/02 Radio-Trottoir (Actes 1 et 2). Chasse à l’homme dans les rues d’Addis ? IOG voyage beaucoup, mais pour affaires personnelles !

Acte
2 du 21/07

Un
tueur dans la Ville
d’Addis Abeba

IOG
aurait essayé
de prendre toutes
les précautions.
Par exemple, au cas
où les négociations
concernant l’extradition
de l’opposant réfugié
à Addis Abeba,
n’aboutiraient pas
de façon positive
pour lui, il a faire
revenir le fameux
Zaccharia, qui a repris
position, avec une
mission qui pourrait
être d’éliminer
physiquement l’opposant
en question.


Zaccharia :
un tueur dans
la ville d’Addis
Abeba

Zaccharia
est certainement
un bon officier
aux yeux du
dictateur, mais
il a un inconvénient
majeur, c’est
qu’il est très
voyant. Il ne
sait pas être
discret ce qui
explique son
premier râtage….
et son pitoyable
retour à
Djibouti.

Cette
fois-ci, il
a été
localisé
dès son
arrivée.
Il ne fera pas
les choses lui-même,
lorsque l’ordre
lui sera donné.
Il fera intervenir
ses hommes de
main. Seront-ils
moins voyants
que la première
fois ?

En
tout cas, la
chasse à
l’homme pourrait
s’ouvrir rapidement
en pleine ville
d’Addis Abeba.
Mais le gibier
est un fin renard
et il ne sera
pas facile à
attraper, d’autant
plus que les
Ethiopiens,
même s’ils
le pratiquaient
à une
époque
dans les rues
de Djibouti,
ne voient pas
d’un bon oeil
cette forme
d’ingérence
caractérisée.

Les
relations ‘particulières’
de Guelleh avec Israël
se confirment

Après
avoir relaté
l’existence des antennes
d’écoute israèliennes
installées
par le Mossad près
de Djibouti, nous
avons reçu
plusieurs confirmations
concernant les relations
‘commerciales’ de
Guelleh avec des Israèliens.

Le
but serait d’organiser
la vente des armes
qu’IOG fabrique dans
son usine en Afrique
du Sud. En particulier
Israël pourrrait
l’aider à les
vendre discrètement
en Somalie non seulement
à son copain
(celui qui règne
sur un quartier de
la capitale) mais
pourquoi pas ? à
ses ennemis, ceux
que l’on appelle les
Chefs de Guerre. Quand
on vend des armes,
on les vend à
ceux qui achètent
et qui payent cash
! C’est ça
le commerce !

L’état
de santé de
Guelleh

A
la suite de notre
article, nombreux
sont les lecteurs
qui interviennent
pour nous confirmer
qu’il pourrait être
atteint de la même
maladie que son frère
Idriss et qu’il pourrait
déjà
avoir envisagé
d’organiser sa succession…
____________________________________

Acte
1 du 20/07

A peine de retour
d’Afrique du Sud,
notre infatigable
voyageur est reparti
pour Addis Abeba.

Étape
à Addis Abeba
pour solliciter l’extradition
d’un opposant

On prétend
dans les milieux proches
de la Présidence
qu’IOG essaierait
une nouvelle fois
d’obtenir l’extradition
d’un opposant réfugié
à Addis Abeba
et à qui la
France aurait refusé
officiellement un
visa.

A ce sujet, certains
prétendent
que la France n’aurait
agi ainsi, en contradiction
avec les lois internationales
et sa politique affichée
de défense
des Droits de l’Homme,
que dans le seul but
de soutenir Guelleh.

Les
Éthiopiens
ne seraient pas du
tout décidés
à satisfaire
la requête du
Génie de la
Corne …. Que peut-il
faire alors ? Essayer
de le faire enlever
pour le ramener à
Djibouti et lui faire
subir le sort de Yacin
Yabeh. Mais l’homme
est malin et il a
déjà
déjoué
toutes les tentatives
de la police sécrète
mandatée sur
place.

Zakaria,
lui-même, avait
été
contraint de battre
en retraite, après
une épopée
rocambolesque dans
les rues d’Addis Abeba,
et de rentrer ventre
à terre à
Djibouti, pour ne
pas être incarcéré
avec les hommes de
son détachement
spécial …


Des
affaires à
traiter en Afrique
du Sud avec le Mossad
ou des soins thérapeutiques
?

Mais au fait,
pour quelles raisons
Guelleh est-il resté
aussi longtemps en
Afrique du Sud (env.
deux semaines) ? La
conférence
de l’UA n’explique
pas ce délai.

Deux
hypothèses
sont en vogue. L’une
ou l’autre ou les
deux à la fois,
car elles ne sont
pas contradictoires.

1
– Ne le répétez
à personne
: il s’est occupé
de son usine d’armement.
Certains disent même
qu’il était
accompagné
d’un agent du Mossad
israélien,
ce qui ne serait pas
du goût des
puissances arabes
qui le financent ….

2
– La rumeur prétend
qu’IOG serait atteint
de la même maladie
que son frère
et il aurait été
consulté des
spécialistes.
(*) Hypothèse
à confirmer.

Les
conditions du décès
du Général
mobilisent les notables
contre lui. Les 100
jours du petit caporal
?

Les conditions du
décès
du Général
continuent à
alimenter les discussions
et de nombreux notables
Issa, réunis
d’urgence, ont désapprouvé
la méthode
et ont décidé
de ne plus soutenir
le petit caporal….

Les
temps vont devenir
de plus en plus difficiles
pour lui (Est-ce le
début des 100
jours ?)

Le
testament de Yacin
Yabeh

Avant de mourir, le
Général
aurait rédigé
ses dernières
volontés et
il aurait exigé
‘le prix du sang’
pour ceux qui se sont
opposés à
son évacuation
sanitaire. Les responsables
n’ont plus qu’à
bien se tenir et à
se protéger.

Un
nouveau différend
avec Gouled
Les
différends
avec Gouled continuent.
IOG aurait refusé
récemment de
lui prêter son
bel avion pour un
déplacement,
tant et si bien que
Gouled aurait été
contraint d’en louer
spécialement
un autre ….. et
qu’il est très
fâché
à ce sujet.

Mais
il faut se mettre
à la place
de Guelleh. Il sait
maintenant que la
situation peut tourner
rapidement et de façon
imprévisible
“au vinaigre”
(avec cette population
revancharde, qui a
manifesté silencieusement
sa désapprobation
au stage Gouled le
27 juin). Il a besoin
de pouvoir compter,
en permanence, sur
un avion disponible
pour pouvoir s’échapper
avec Paulette et les
lingots. (D’ailleurs,
lequel est le plus
important pour lui
? Nous n’avons pas
la réponse
!)

(*)
Jamais nous n’aurions
parlé de cela,
si Guelleh n’avait
pas fait mourir un
homme en lui refusant
froidement l’accès
à des soins
médicaux