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15/01/2000 – Les nombreux voyages de Monsieur GUELLEH, alors que le pays est plongé dans une situation extrêmement grave. (Extraits AFP)

« ADDIS ABEBA, 14 jan (AFP). Le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh a effectué vendredi une visite éclair à Addis Abeba, où il s’est entretenu avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, a-t-on appris dans la soirée de sources diplomatiques arabes.
MM. Guelleh et Meles ont notamment évoqué durant quelques heures le processus de paix pour la Somalie ainsi que les questions liées à la Corne de l’Afrique, a-t-on indiqué de mêmes sources….
… Le président djiboutien doit également se rendre samedi au Yémen avant de poursuivre sa route pour des discussions au Caire avec les autorités égyptiennes, ont conclu ces diplomates. »

Visite du président djiboutien au Yémen.
(Extrait AFP)

« SANAA, 15 jan (AFP). Le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh est arrivé samedi à Sanaa où il a été immédiatement reçu par le président yéménite Ali Abdallah Saleh, a constaté l’AFP. Selon des sources yéménites autorisées, les deux hommes doivent évoquer les développements en Somalie et les moyens de soutenir l’initiative de Djibouti pour ramener la paix dans ce pays. …
…. Après sa visite de trois jours au Yémen, le président djiboutien doit également se rendre au Caire pour des entretiens avec les responsables égyptiens.  »

Note de l’ARDHD

M GUELLEH voyage beaucoup actuellement : Kenya, Éthiopie., Yémen, Égypte … sous le prétexte de régler le problème Somalien; De nombreux observateurs s’interrogent sur les véritables raisons de cette activité frénétique : M, Guelleh dont la situation personnelle à Djibouti est largement contestée et de plus en plus précaire, n’est-il pas en train de demander de l’aide à ses voisins … (Ce qu’il a déjà fait en signant le traité djibouto-ethiopien).

15/01/2000 – Reporters Sans Frontières : nouvelle condamnation d’un journaliste en Éthiopie.

Reporters sans frontières
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E-mail : afrique@rsf.fr
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URGENT – LIBERTÉ DE LA PRESSE

14 janvier 2000
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Éthiopie. : Un journaliste condamné à un an de prison

Dans une lettre adressée au ministre de la Justice, Wolde Woredewolde, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre la condamnation à un an de prison d’Abera Wogi, rédacteur en chef de l’hebdomadaire privé Maebel. RSF a rappelé qu’une condamnation à une peine de prison pour délit de presse est considérée par les instances internationales en charge des droits de l’homme, comme « disproportionnée » par rapport au préjudice subi par la victime. « C’est pourquoi aujourd’hui plus aucun État démocratique ne prononce de peine d’emprisonnement dans des affaires de presse », a ajouté Robert Ménard, le secrétaire général de RSF.

Selon les informations recueillies par RSF, le 23 décembre 1999, Abera Wogi a été condamné à un an de prison. Il est détenu depuis le 12 mai 1999 à la prison centrale de Kerchiele (Addis-Abeba), et devrait être libéré en mai 2000. Le journaliste est accusé de « diffamation » et de « fabrication et diffusion de fausse nouvelle ». Dans son journal, il avait fait état des propos d’un ancien général en exil au Soudan, qui accusait le Premier ministre, Méles Zenawi, d’avoir tué 80 personnes quand il était dans la rébellion.

Jean-François Julliard
Bureau Afrique / Africa desk

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10/01/2000 – ADD: Constat de la situation – Appel à la Paix et propositions de mesures pour un retour à la démocratie.

Association pour la Démocratie et le Développement (ADD)
(Résident Djiboutien en France)
6, rue d’Oslo – Appt 45
72000 LE MANS
Tel/fax : 02.43.76.20.31

Paris, 10 janvier 2000

COMMUNIQUE DE PRESSE

Fidèle à sa réputation de va t’en guerre et de jusqu’au-boutiste, Ismaël Omar Guelleh en accédant à la Présidence de la République de Djibouti, au lieu d’amorcer une véritable négociation avec l’opposition en général et le FRUD-COMBATTANT en particulier, même le pays inexorablement à la catastrophe et à terme à sa disparition en tant qu’entité indépendante jouissant d’une souveraineté internationale reconnue.

En effet, depuis son arrivée rocambolesque au pouvoir, Ismaël Omar multiplie les actes de guerre face aux combattants de FRUD, accentue la répression à l’encontre des membres de l’opposition interne et pratique une politique de génocide sur la population civile. Au mois d’Août 1999, c’est-à-dire, quatre mois après son élection entachée d’irrégularité à la présidence, il lance l’armée nationale composée pour l’essentiel des mercenaires, à l’assaut des zones par le FRUD-COMBATTANT, ces assauts se sont soldés par des échecs cuisants ; les sections antiaériennes de FRUD ayant eu le luxe d’abattre deux hélicoptères de combat et de transport des troupes. Malgré ces défaites qui ont eu raison du moral de l’armée nationale, il continue de planifier et d’organiser d’autres offensives. La dernière en date est celle du mois de Novembre 1999 et là aussi l’armée nationale a subi des lourdes pertes en hommes et en matériels ; plus d’une soixantaine (60) de soldats tués et plusieurs dizaines d’autres blessés. Cette situation de guerre imposée à Djibouti par Ismaël Omar, a des conséquences dramatiques sur la population civile du Nord du pays, décrété zone de guerre et soumis à un blocus alimentaire et sanitaire. Outre des déplacements massifs dont ils font l’objet, les civils de cette région sont frappés par des maladies endémiques comme le paludisme, le choléra et bien d’autres dont l’origine reste suspecte. C’est une véritable catastrophe humanitaire qui se déroule dans le Nord de la République de Djibouti dans l’indifférence générale.

Parallèlement, à Djibouti Ville, l’opposition interne est réduite au silence : les journaux interdits de publication, ses droits aux manifestations publiques supprimés, ses dirigeants tantôt emprisonnés tantôt soumis à des tracasseries et des surveillances policières draconiennes. Le cas des dirigeants et responsables du FRUD livrés manu-militari par l’Éthiopie de Meles Zenawi ainsi que des procès dans des conditions plus que déplorables. Malgré l’ appel de plusieurs pays, malgré l’appel de l’Union Européenne, malgré l’appel d’organismes internationaux et des associations de défense des droits de l’homme en leur faveur, rien n’a changé dans leur situation si ce n’est qu’elle se dégrade de plus en plus.

Ismaël Omar reste sourd à tout cela et continue sur sa lancée guerrière en signant un accord de coopération militaire susceptible de finir en un accord de défense mutuelle avec l’ÉTHIOPIE. Que fait la France à Djibouti ?

L’Association pour la Démocratie et le Développement qui regroupe une très grande majorité des résidents djiboutiens en France, ne peut s’empêcher de dénoncer cet accord qui ouvre la voie à une main mise totale de l’Éthiopie sur Djibouti et par conséquent un risque d’aggraver le conflit dans notre pays et même au-delà de nos frontières.

Les militants et sympathisants de l’ADD, persuadés du fait que le FRUD ne sera jamais vaincu militairement et convaincus que la solution à la crise est d’ordre politique, affirment qu’il est temps de penser en terme de paix.

Consciente de la nécessité, en ce début de siècle, d’impulser un nouveau souffle qui permettrait à notre pays de prendre en en marche le train de développement et de la démocratie, l’ADD avance l’idée de la tenue d’une Conférence Nationale qui regrouperait le gouvernement djiboutien et l’opposition en général et le FRUD-COMBATTANT en particulier.

Il n’y a que la paix, rien que la paix qui peut mettre un terme à la souffrance du peuple djiboutien qui mérite amplement d’envisager l’avenir avec sérénité.
L’ADD lance un vibrant appel à la Communauté Internationale, à l’opinion publique et au gouvernement français d’user de leur influence auprès du Gouvernement de Djibouti pour qu’il ouvre enfin des pourparlers avec l’ensemble de l’opposition et engage ainsi le pays sur le sentier de la paix.

Pour créer un climat de confiance et permettre ainsi le bon déroulement d’un éventuel processus de paix, Ismaël Omar serait bien aviser de procéder :
– A la libération de tous les prisonniers politiques,

– A la levée du blocus alimentaire et sanitaire qui frappe le Nord du pays,
– A l’arrêt des offensives militaires en cours,
– au retrait des officiers et militaires éthiopiens de Djibouti.

Association pour la Démocratie et le Développement
A.D.D Djibouti
Le président
LLASSAN MOKBE