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29/08/2013 (Brève 182) ALERTE ROUGE : Revue de presse / Affaire Borrel : un témoin clé arrêté (L’Humanité)

Affaire Borrel : un témoin clé arrêté

Un ancien officier djiboutien avait témoigné devant la justice française, en 1999, et consolidé la thèse de l’assassinat du juge. Il a été interpellé au Yémen.

Dix-huit ans après l’assassinat du juge Bernard Borrel, la recherche de la vérité est toujours un chemin bordé d’épines. Dernier rebondissement en date : un témoin clé dans l’affaire Borrel a été interpellé samedi dernier au Yémen. Mohamed Saleh Alhoumekani, un Belgo-Yéménite venu rendre visite à sa famille, a été arrêté dans un hôtel de Sanaa à la demande des autorités djiboutiennes. Ses déclarations devant la justice française, en 1999, avaient consolidé la thèse de l’assassinat – et non plus celle du suicide défendue par la France – du juge Borrel. Le magistrat français avait été retrouvé mort en 1995, son corps en partie calciné, dans un ravin de Djibouti.

dossier compromettant

Lieutenant de la garde présidentielle djiboutienne au moment des faits, Mohamed Saleh Alhoumekani avait en novembre 1999 fui son pays pour Bruxelles, d’où il avait accusé nommément l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh (alors pas encore chef de l’État mais chef de cabinet de son prédécesseur, Gouled Aptidon) d’être le commanditaire du crime. Bernard Borrel aurait été trop « fouineur » pour l’actuel président, il aurait recueilli des informations compromettantes sur l’attentat commis en septembre 1990 au Café de Paris, lieu de rendez-vous de la diaspora française ; un trafic d’uranium a été même évoqué, impliquant des lobbies africains et des sociétés européennes.

L’arrestation d’Alhoumekani et sa possible extradition vers Djibouti font craindre désormais que ce dossier ne soit « étouffé », s’est inquiétée lundi l’association de défense des droits de l’homme Survie. Alhoumekani avait obtenu l’asile en Belgique et la nationalité belge après avoir quitté Djibouti. Il possède également la nationalité yéménite.

Hier, le ministère belge des Affaires étrangères a dit avoir eu des garanties de Sanaa sur l’impossibilité d’une extradition en vertu de la Constitution yéménite.

Or Djibouti est toujours sous la botte du dictateur Guelleh, et les arrestations arbitraires, les tortures et disparitions sont monnaie courante, comme le dénoncent régulièrement les associations de défense des droits humains.

La menace d’une extradition n’a pas disparu pour Survie : « L’instruction étant toujours en cours en France, le gouvernement français doit intervenir auprès des autorités yéménites pour empêcher de voir ainsi disparaître un témoin essentiel… À moins qu’il ne cherche à étouffer l’affaire comme les gouvernements précédents ? »

Bernard Duraud

30/01/03 (B182) Radio-Trottoir : le régime est complètement discrédité. Il n’a plus qu’une seule ressource : renforcer le climat de terreur.

Tout
le monde s’interroge
sur les activités de DAF/DINI/GUEDI et leurs amis, qui sont bien
silencieux en ce moment. Certaines personnes se demandent les raisons pour lesquelles,
comme le suggérait l’ARDHD, l’opposition n’a même pas diffusé
un memorandum sur les fraudes électorales.

On a l’impression qu’après
le coup d’éclat dans la rue, le 13 janvier, les opposants sont
rentrés
chez eux pour consulter … qui ?

Et pourtant des gens comme
DAF ont été les victimes du régime. On les a vu se faire
arrêter par la Police, être conduits manu militari dans les locaux
de la Police ou de la Gendarmerie. Ils ont été privés
de passeport et de déplacement, etc… Ce sont des faits indiscutables.

Mais aujourd’hui le régime
se durcit. Après une victoire de façade dans un contexte présenté
comme du multipartisme total (laissez-nous rire !) et un séjour aux
USA, Guelleh ne se sent plus. Il menace tous ceux qui voudraient s’opposer
à lui. La SDS plus qu’omniprésente veille et l’on craint une
recrudescence d’activité dans les locaux vieillissants de la Villa
Christophe ou dans ceux des Brigades de Gendarmerie.

Tout cela sur fond de
tribalisme, encouragé par IOG qui estime qu’il doit continuer à
diviser. Mais certains ne se gènent plus pour dire (en confidence)
que le boomerang va lui revenir sur le nez, car maintenant, sa tribu ne lui
accorde plus ni le soutien, ni la confiance qu’elle avait pu lui donner autrefois,
en échange de nombreux privilèges.

Bref, ça remue
un peu partout et nombreux sont ceux qui pensent que le régime pourrait
connaître de grandes difficultés avant les vacances. D’où
viendront-elles ? C’est la question que l’on se pose ici. Mais ce qui est
certain, c’est que le premier qui s’opposera vraiment et avec crédibilité
(quels que soient les moyens choisis) aura toutes les chances d’être
suivi par le Peuple et très rapidement par les tribus qui en ont marre
de subir, de supporter et de se priver pour contribuer à l’enrichissement
personnel et honteux du clan Guelleh.

Le Clan Guelleh accapare
tout, mais il est complètement et irrémédiablement discrédité.
Ce n’est pas nouveau, mais cela s’est considérablement aggravé
depuis les dernières élections qui n’ont pas amené de
représentants de l’opposition à l’Assemblée nationale
(faute politique majeure d’IOG, qui a choisi par orgueil une victoire totale
et peu crédible). Une des plus grandes, parmi toutes les bêtises
d’IOG, qui n’a pas compris tout ce qu’il aurait à gagner en faisant
entrer à l’A.N. un petit nombre d’opposants qui n’auraient pas fait
basculer la majorité de toutes les façons.

Bref, on a l’impression
que le Clan s’est encore déconnecté un peu plus du pays et de
ses habitants. Face à cela, la réaction de Guelleh est scolaire
: renforcer la terreur. Faire taire, compromettre, corrompre et surtout empêcher
les opposants de parler, sous des menaces diverses et adaptées pour
chacun : la saisie des biens immobiliers, la menace sur les familles, la pression
des vieux ou des responsables tribaux. Bref tout un arsenal qui est employé
par Guelleh et ses équipes de tueurs.

30/01/03 (B182) Sous la double impulsion de la crise et de la conjoncture économique difficile, les affaires reprendraient-elles … pour Borreh ? (Lecteur)

Un article paru dans
l’Adi nous annonce un don de dattes de l’Arabie saoudite, en faveur des populations
victimes de la sécheresse dans la Corne de l’Afrique et à Djibouti.
Rien à redire, et même toutes les raisons d’applaudir !

Mais voilà que
nous apprenons que le fameux Borreh, ‘l’homme d’affaires’, ‘le faux nez’,
‘l’homme de paille’ de Guelleh pourrait intervenir en réceptionnant
directement le don, comme cela s’est toujours pratiqué en République
de Djibouti …

Imaginez ensuite qu’il
aille vendre les dattes directement aux commerçants de la place au
lieu des les donner aux nécessiteux ! Il y a un pas que Borreh, associé
par moitié avec Guelleh, pourrait franchir allègrement, comme
il sait bien le faire.

Et ça rapporte combien de vendre une marchandise que l’on a pas payé ? A Djibouti si l’on partage avec Guelleh, beaucoup d’argent … dans les pays normaux, plusieurs années de taule (ferme) !

Soyez donc, tous, très
vigilants. Si vous remarquez un afflux de dattes sur les marchés ou
chez le commerçants, cela devrait vous mettre la puce à l’oreille.
Vous auriez le droit de penser : ‘Tiens donc, le don n’est pas arrivé
à son destinaire, mais il a été intercepté par
des bandits de grand chemin ….”

______________________
Extrait de l’ADI

ADI/DJIB/3580/374 MOTS
L’Arabie Saoudite octroie au PAM un don de 500
tonnes de dattes destiné aux réfugiés somaliens et aux
personnes affectées par la sécheresse à Djibouti

DJIBOUTI (ADI) –
28 janvier – L’Arabie Saoudite a octroyé aujourd’hui
au programme Alimentaire Mondial des Nations-Unies (PAM) un don de 500 tonnes
de dattes en faveur des réfugiés somaliens vivant dans les camps
de réfugiés à Djibouti et les 95600 nomades affectés
par la sécheresse.

Ce don d’une valeur
de 300.000 US$ qui permettra d’une part d’enrichir l’alimentation
des réfugiés et des nomades, constitue d’autre part selon
la représentante du PAM à Djibouti Mme. Fatouma Samoura ”
l’un des aliments traditionnels consommés à Djibouti. “

Mme. Fatouma Samoura a
ajouté que ” c’est la seconde année que le Royaume
d’Arabie Saoudite offre des dattes aux réfugiés somaliens
et aux personnes affectées par la sécheresse à Djibouti.

Le PAM, en collaboration
avec le HCR, assiste plus de 20.000 réfugiés somaliens vivant
dans des camps à Holl-Holl et Ali Addeh. Ces camps avaient été
crées en 1989 pour accueillir les nombreux somaliens qui avaient fuit
une recrudescence du conflit dans le Nord-Ouest de la Somalie. Un autre flux
de réfugiés somaliens vers Djibouti s’est produit en 1991.

Le PAM fournit aux réfugiés
une ration alimentaire composée de céréales, de sel et
de sucre. Des farines enrichies sont également distribuées aux
plus vulnérables à travers un programme d’alimentation
spéciale.

Rappelons qu’à
Djibouti, le PAM assiste aussi 95600 nomades affectés par cinq années
consécutives de sécheresse et dont les moyens de survis sont
pratiquement épuisés. La plupart des victimes résident
dans les régions rurales. Ces populations reçoivent chaque mois
1000 tonnes de céréales, d’huiles végétales
et de légumineuses.

Rappelons également
que le PAM, en collaboration avec l’UNICEF et le ministère de
la Santé et par l’intermédiaire des centres de nutritions,
assiste 8200 enfants âgés de moins de cinq ans, victime de la
malnutrition et admis quotidiennement dans les 12 centres de récupérations
nutritionnelles opérationnels en République de Djibouti.

Notons par ailleurs que
le PAM qui est la plus grande agence humanitaire au monde a apporté
en 2001 une assistance alimentaire à plus de 77millions de personnes
réparties dans 82 pays.

ADI – 15H 10 GMT
– 28 JANVIER 2003

31/01/03 (B182) Guelleh a signé une convention pour garantir l’immunité totale des ressortissants US, quels que soient les actes qu’ils auraient pu commettre. Mais dans les faits, il a surtout exigé la réciprocité et chacun comprend bien qu’il souhaite avant tout se protéger personnellement, si cela était encore possible, contre une action pénale internationale pour crimes contre l’humanité.

Le journal La Nation est
très clair sur le sujet : “Par cette convention, les deux pays
s’engagent ainsi à garantir réciproquement l’immunité
des ressortissants américains et djiboutiens, dans l’éventualité
d’une poursuite entreprise par la Cour Pénale Internationale (CPI)”.


Ali
Farah : “Donc Colin, on est bien d ‘accord.
Tes gars peuvent faire tout ce qu’ils veulent à Djibouti :
Ils sont immunisés à 100 %.
De notre
côté, Ismaël est immunisé pour
tous
les crimes qu’il a commis ou fait
commettre
depuis qu’il sévit dans le pays.
On ne
parlera plus de la torture, ni des
exécutions extra-judiciaires . T’es OK ?
C’est donc un marché équitable …

 

Tous les observateurs
ont compris. En dérogeant à une convention internationale pourtant
ratifiée officiellement par Djibouti, Guelleh tente de revenir en arrière
et d’essayer de se soustraire à une action pénale qui ne devrait
plus tarder à son encontre pour crimes contre l’humanité.

La ruse est grossière,
car la CPI ne reconnaîtra pas cette dérogation qui a été
signée entre deux partis et qui n’a aucune valeur internationale, d’autant
plus que l’un des signataires de la convention, n’a pas ratifié la
convention internationale.

Cette mesure a simplement
le mérite de montrer qu’IOG commence à craindre la justice internationale
et qu’il tente, maladroitement, de s’y soustraire. Cela confirme de façon
indirecte qu’il reconnaît être responsable de crimes.

Cette convention ne devrait
pas intervenir non plus dans le cadre de l’affaire Borrel, qui est une affaire
instruite par la Justice française et non par la CPI.

30/01/03 (B182) FORT ET JUSTE : la chronique du sergent Ariko (suite). Cette semaine “Si tu parles, tu meurs. Si tu écris tu meurs. Si tu refuses d’espionner pour mon compte, tu meurs.

Dès lors que l’opposition
ne peut plus rien faire ni rien tenter à Djibouti, que tous ses membres
sont réduits à la presque mendicité, au moins à
l’incertitude et à la misère et qu’ils se jettent dans les bras
d’IOG dans un ultime réflexe de survie, il est indispensable que ceux
qui sont à l’étranger prennent le relais et qu’ils affichent
leur solidarité entre eux et avec ceux qui souffrent à l’intérieur,
en dépassant toutes les arrières pensées tribales, sur
lesquelles le régime s’appuie pour diviser et pour oppresser.

Dernièrement, des
officiers de la Gendarmerie nationale, dont le Commandant Zakaria Hassan Aden,
le bull dog aux ordres d’IOG ont participé à une réunion sur le droit
international.

Je dis sincèrement
à ce Commandant que ce n’est pas de cette façon que l’on acquiert
des galons durables dans la Gendarmerie nationale. Celui qui l’utilise dans
les missions les plus tordues, celui qui l’utilise au détriment de
la population, n’hésitera pas à le lacher, le moment venu, comme
il a laché le Général Yacin Yabeh de la FNP, allant même
jusqu’à lui refuser des soins vitaux.

Zakaria, tu dois savoir
que la Gendarmerie est un corps que nous avons bati pendant plusieurs année
au prix d’un travail acharné et d’efforts individuels. Aujourd’hui
tu pénètres par la porte d’entrée sans n’avoir jamais
vu un uniforme de Gendarme et sans n’avoir jamais mesuré les efforts,
la fatigue et l’abnégation qui sont nécessaires.

Certes, tu avais suivi
un stage allégé à Marakech au Maroc à l’Académie
de la Gendarmerie royale du Maroc qui forme les meilleurs tortionnaires du
regime chérifien dont un certain Idriss Basri.

Mais je tiens à
te rappeler ainsi qu’à Ismail Omar, que l’opposition n’est pas une
chose que l’on utilise et que l’on jette par dessus bord ensuite. Je sais
bien, Cher IOG, que tu me hais parce que je suis à la fois un Mamassan
et un bafourlaba (un homme de ta tribu !!).

Tes obligés de
la SDS m’ont dit le niveau de ta haine à mon égard.

Je sais qu’Iftin et moi,
tu nous asside sur la sellette et que tu veux me capture a tout prix.

N’est-ce pas, cher DAF,
que l’honnêteté passe avant tout par le respect de soi-même.

Pourquoi as-tu donné
une carte de membre de ton parti à la soeur de Moussa Tour
Tour ?.

Tu sais bien qu’IOG l’avait
envoyée au Canada pour tenter de me localiser et de me faire taire,
comme il avait envoyé le Colonel Abdourahman Ali Kahin et Moussa Tour
Tour à la rencontre du Commandant Ali Abdillahi Iftin.

Iftin et moi, on se connait
bien, pour avoir travaillé ensemble à la Présidence.

J’annonce a Ismail Omar,
que je vais quitter le Canada prochainement pour m’installer en Hollande,
afin de renouer avec mes frères d’armes.

Jamais plus, tu ne pourras
pas dormir tranquille, Ismail, parce que je vais parler et dévoiler
des choses. Tu vas devenir tout petit comme le chat devient tout petit lorsqu’il
est agressé.

Peut-être l’igones-tu
ou n’en as-tu pas encore pris conscience, mais je sais que mon devoir, aujourd’hui,
est de dire la vérité sur ta façon de conduire le pays
.

Et surtout de faire connaître
l’histoire de ta mediocrité au monde entier.

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Le 20 avril 1989, plusieurs
personnes ont été arretées à Tadjourah à
l’issue de la réunion de travail qu’ils avaient eu avec M Khaihré
Allalé Hared, alors Ministre de l’Intérieur, en compangnie de
M Osman Roblé Daach, Commisaire de la République, Chef du district
de Tadjourah.

Ces personnes avaient
protesté contre ce qu’elles considéraient comme un détournement
de stocks de nourritures destinés aux victimes de l’inondation.

Je pense que toi, Cher
Ismail et ton valeureux Hassan Said tit Madobé, avaient eu vent de
cette protestation et vous aviez fait arrêter Abdulquadir Daoud dit
Harbi, un ancien gendarme de ma promotion.

Vous l’avez fait torturer
dans la Villa Christophe. Il en est mort !

Cher Monsieur, mon copain
Harbi est mort dans la Villa Christophe des suites des tortures que le Lieutenant
(qui sera promu Capitaine plus tard) Haroun, le Sous-Lieutenant Kalifa, le
sous-lieutenant Wagdi lui ont infligées.

Ce jour-là, j’avais
quitté Djibouti pour la Résidence d’Arta. Je ne pouvais plus
supporter cela.

Ses copains, en particulier,
Houmed Dini Lakisso et Ali Mohamed Faroura furent traduits devant la justice
en juin 1989 sous l’inculpation d’outrage. Ce chef d’inculpation dont ils
faisaient l’objet a été retiré mais aussitôt, la
SDS est venue les arrêter à leur domicile.

Ils ont été
condamnés à 6 mois d’emprisonement puis relachés aussitôt
sur une intervention conduite par leurs proches auprès du vieux Barkhat
Gourad.

Le journaliste Al’adi
Mohamed Ali Dig Dig qui travaille maintenant pour le régime avait été
arreté lui aussi pour avoir critiqué le Gouvernement d’Hassan
Gouled.

Grâce à Amnesty
international, il a recouvert la liberté et le régime l’a gracié.

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L’affaire
Ali Aref Bourhan et les exactions de la FNS dans le nord du pays.

Le 29 juin 1992, le vieux
gouled decreta une amnistie partielle pour les prisonniers de guerre et les
prisonniers politiques.

Le Frud a libéré
plusieurs soldats de l’Armée nationale et de la FNS.

Sous la pression de Paris,
le Gouvernement avait fait libérer 64 maquisards du FRUD qui furent
conduits en direction d’Addis Abeba, dans le fief d’IOG. IOF avait fait arrêter,
dans le passé, Mohamed Houmed Soulé, le Président de
l’Association pour la
Défense des Droits de l’Homme et des Libertés. Il était
accusé d’avoir constitué une association illégale.

Aussitôt arrêté
par la SDS sur décision du Palais de l’escale et plus precisément
du Cabinet de la Présidence, inculpé immédiatement pour
diffusion de fausses nouvelles, il écope de trois mois à Gabode
.

Naturellement le délit
qui lui est reproché, ne tient pas la route, mais le régime
fait ce qu’il lui plait en matière de justice en particulier.

Hassan Ali Mohamed dit
Hassan Dalga a été lui aussi été arrêté
par la Gendarmerie, brigade nord, pour avoir denoncé les dérives
du régime et l’oppression qui frappe les opposants au pays d’Hassan
Gouled.

Je tiens à rappler
à DAF qu’il n’a jamais été inquiété, à
cette époque, par le régime et qu’il continuait son service
au sein de l’Armée nationale avec le grade de Lieutenant, pendant que
les vrais opposants se faisaient crever les yeux à la Villa Christophe.

Le docteur Abatté
Ebo Adou, médecin de carriere a été, lui aussi, arrêté
par le régime pour son appartenance au FRUD qui combattait le régime.
Il avait fui le pays au mois de juillet apres avori été condamné
a trois mois d’emprisonnement ferme pour avoir critiqué le régime.

Pendant ce temps Gouled
dormait.

Tu ne sais même
pas ce qui s’est passé entre le 5 et 11 juillet. ,29 personne ont été
jugées par un tribunal dont 15 par contumace accusées d’avoir
organisé l’attaque de la caserne de Tadjourah et d’avoir comploté
dans le cimetière d’Ambouli.

La plupart des magistrats
du tribunal, devant lequel ils ont comparu, étaient des fonctionnnaires
du Gouvernement dont un certain juge Dabayake.

Les accusés n’ont
pas été autorisés à s’exprimer, parce qu’ils avaient
reconnu les faits sous la torture et qu’il avaient fini par avouer à
la Villa Christophe, sous la douleur, qu’ils avaient eu le projet de renverser
le Gouvernement …

Pendant l’audience, certains
ont montré les traces des tortures, mais le juge n’a même pas
voulu les entendre ni en tenir compte. Ali Aref avait introduit un pourvoi
auprès de la Haute Cour de Djibouti, mais la Cour a refusé de
statuer sur leur cas, se rangeant aux ordres qui venaient du triste Cabinet
de la Présidence.

Les soldats tuèrent
a Yobocki le propre cousin du Premier Ministre Barkat Gourad qui s’est plaint
à Gouled. Ce dernier, interrogé par Aboubaker Moussa à
la RTD avait admis que l’Armée avait commis des bavures et qu’il fallait
sanctionné les responsables.

Aussitôt, un vent
de panique a soufflé sur l’Etat-major des FAD (Forces armées
djiboutiennes).

Parmi les coupables, on
trouve l’actuel Chef de l’Armée, le Général Zakaria ainsi
que l’ex-chef de la FNP. Ils ont alerté le chef qui n’était
autre qu’Ismail Omar Guelleh. La conversation se déroula au Cercle
mixte de l’Armée nationale, en face des locaux de la Brigade nord.

Très inquiets,
ils ne savaient comment présenter les choses au vieux Gouled, qui allait
tout faire pour que la commission d’enquête conduite par M. Mohamed
Ali Afkada, Procureur de la République asssité par le Commandant
Abdo Abdillahi Dembil aboutisse.

C’est IOG qui sabota la
commission d’enquête et au final, personne ne fut arrêté
ni inquieté.

Et pourtant le Procureur
de la République Mohamed Ali Afkada avait réussi à identifier
les coupables.

Quatre policiers de la
FNS du Général Yabeh ont été mis en cause par
le Cadi et par le Sultan. Le Cadi, imprudent, sera liquidé physiquement
le 18 juin 1995 à Randa tandis que le Procureur Mohamed Ali Afkada
fut mis hors d’état de nuire.

Il a été
rempalcé par Saad Cheik Moussa, le frère de l’actuel homme fort
de la Gendarmerie nationale. Amnesty international, dans son rapport de 1989,
dénoncera Djibouti pour avoir emprisonné des prisonniers d’opignion.

Cher DAF, jamais tu ne
fus inquiété ni conduit à la Villa Christophe.

Il faut être honnête
avec soi et avec les gens.

Le régime d’Ismail
Omar Guelleh tolère ton journal qui est diffusé sur la voie
public alors que les vrais opposants sont placés sous la surveillance
de la redoutable police politique (SDS).

Personne n’ose dire la
vérité et tu nous racontes que c’est toi qui tu vas le faire
tout seul, comme un grand !

Cessons de jouer au plus
fin, cow-boy et regardons les choses en face.

La République a
disparu de l’espace politique djiboutien car le régime ne voulait pas

d’une presse qui critiquait le régime et son Chef.

Elle n’a pas menti lorsque
la femme d’Awalé Guelleh Assoweh, Madame Saada Ali Avit a dit dans
le mini-reportage de la soi-disant chaîne indépendant et libre
( la RTD !)
que son mari n’avait rien à voir dans le cadre de la mort du Juge Bernard
Borrel.

Les deux Caporaux (Youssouf
Houssein et Mohamed Askar) de l’Arméé de Zakaria ne voulaient
pas dire la vérité sur ce fameux poste de contrôle PK
51.

Pourquoi la RTD n’a t-elle
pas interviewé le sergent Awalé, ainsi que le Lieutenant Alhoumekani
qui avait cité Ismail Omar Guelleh dans sa déposition ?

La vérité
c’est que si le juge Borrel n’a pas trouvé la mort à Djibouti,
on peut bien se demander où il a perdu la vie ?

Maître Martinet
devrait avoir honte pour avoir osé dire publiquement qu’il n’y a jamais
eu de torture à Djibouti. Il a dit cela parce qu’il ne veut surtout
pas qu’Ismail Omar Guelleh touche à son acho. Ce fameus système
de l’acho qui a meme étourdit les Français établis à
Djibouti qui sont de mèche avec le régime, dont un certain Maril.

Les Afar et les Gadaboursis
ont payé de leur vie, les dérives de ce régime et il
s’acharne aussi sur les Issa.

Persoone n’ose plus parler
de crainte de faire un tour à la Villa Christophe.

Les maîtres mots
de la dictature d’IOG :

Si tu parles, tu meurs,
Si tu écris tu meurs,
Si tu refuses d’espionner pour mon compte, tu meurs,
Si tu ne te tiens pas tranquille, tu meurs.
Si tu ne me voues pas un culte respectueux, tu meurs.

Pour moi, il vaut
mieux parler quitte à prendre le risque de mourir ensuite..

Sergent
Chef Ariko

de la Gendarmerie nationale,
en route pour la Hollande.

30/01/03 (B182) L’obsession d’Ariko (Un essai de Mohamed Qayaad – version 2)

Une grille de lecture
construite autour de réflexes moraux sur ce qui est bien et mal.

C’est une vision manichéenne
et donc attrayante. “Je ne suis pas d’accord avec vous mais je respecte
votre point de vue, votre liberté d’expression “
.

Ceci dit , il serait intéressant
de réfléchir sur la nécessité de réperer
les mécanismes producteurs d’illusions chez Ariko . Que signifie<>
un phénomene, je me contenterai d’évoquer un probleme particulierement
important.

Pour illustrer mes propos, prenons
l’exemple de ces 2 derniers écrits, comment appréhende-t-il <>.
Le mot qui nomme n’est pas la chose nommée : plus encore, l’existence
du mot n’implique pas nécessairement celle de la chose(il suffit de
le lire). De cette réitification résulte au moins deux conséquences
importantes : -Tout d’abord, la création d’illusions d’invariances.

Les mots : DAF acheté, Dini
créature manipulée s’appliquent à designer des réalités
d’aujourd’hui aussi bien que du passé : s’agit-il pourtant du meme opposant, et
de la meme personne pour Ariko ? J’en doute fort. Le signifiant gomme les differences, créant
spontanément le sentiment de la similitude. Il faudrait alors éliminer
du langage savant beaucoup d’autres termes qui posent des problemes analogues : Le
RPP, administration publique etc. . . . et communiquer deviendrait une entreprise
impossible voire hostile à l’égard de DAF, DINI et Abdi Jean
Paul Noel pour Ariko.

-L’autonomisation du
langage par rapport au réel crée encore des illusions de linéarité. Ainsi
pour Ariko , dire ou parler de la réalité djiboutienne signifie
appauvrir, trahir, travestir la réalité. Des lors, il est un peu
facile d’adopter à son égard une posture purement critique qui
méconnait les contraintes du langage et permet de se draper dans une
sorte de supériorité intellectuelle à bon ma hé
vis-à -vis de ses insultes, ses calomnies. à l’égard des
opposants mentionnés ci dessus car Ariko ne fait que colporter de s
rumeurs selon ses dires Question ? Depuis quand des rumeurs s’averent -elles
pour des faits ?

Chaque fois qu’il s’agit
d’identifier un opposant majeur qui fait preuve de courage, cela démontre
le mépris d’Ariko à l’égard de celui-ci, d’étranges
troubles de perception apparaissent chez le sergent : la vue faiblit, l’audition
s’étiole, le verbe dépérit et le sujet s’absorbe dans
un état de stupidité manifeste.

Rien n’est laissé
à l’improviste, Ariko se distingue, au contraire, par son caractere tres
réfléchi. Ses Chroniques “fascinent”, il a toujours
le mot pour distraire les internautes, y compris ceux qui ne l’aiment pas. Avec
son dernier article”fort et juste” il n’a plus à se cacher
derriere une réthorique idéologique, attisant une violence. Un
style agressif voire diffamatoire, incitant ouvertement à la haine envers
des opposants pourrait-on dire. .

Il est vrai que les djiboutiens
évoluent dans un environnement chaotique tant sur le plan économique
et politique que sur le plan culturel. Que faire alors ?

laisser les choses telles
quelles sont ? Je ne le pense pas. Quelle est donc cette prétention illégitime
dont les seuls arguments reposent sur l’usage de la force verbale et le recours
a la violence ? N’a-t-il donc rien compris à l’éthique de l’humanité ?

Oui , l’heure est venue
de prendre en mains notre destinée, afin d’élaborer une politique
réaliste, basée sur le droit, la justice véritable et la
liberté, et non sur la convoitise, la menace et la peur. Cette politique
discriminatoire dont les djiboutiens ont victimes, à qui la faute ? certainement
pas aux opposants , elle n’est imputable qu’au régime dictatorial des
2GG, qui ont su cultiver une image pervertie de l’Etat. Des lors Djibouti devient
une terre de prédilection pour les iogistes. Que faire ?

le réveil d’anciennes
rancoeurs ethniques, , le sentiment d’injustice et la volonté revancharde
constituent des facteurs d’instabilité et d’insécurité
majeurs. L’oubli, le pardon et l’abandon du sentiment impératif de vengeance
nécessiteront des années de patience et d’efforts concertés.

A mon avis , il faut que
chacun de nous projette ses idées pour contribuer au redressement économique, politique, social
et culturel de notre chere patrie. N’est -il pas temps d’arreter de conditionner
l’opinion publique en l’orientant vers des objectifs destinés à
entretenir l’idée des opposants, éternelle victime. Comment de
tels discours n’engendrent-ils pas la tentation de se replier sur soi-meme ?
Sa réaction n’est pas une vision immédiate du virtuel. Pourrai-je
me tromper ? probable.

En effet, impure, elle se
donne telle qu’elle est réellement. Elle ne s’identifie pas totalement
à son objet et ne se met pas directement en contact avec lui;du moins,
avec ce qui la touche. Elle ne peut mentir sur ce qu’elle est puisqu’elle
ne raisonne pas . Mode de réception passif, elle réagit contre
ce qui agit sur elle, et s’informe, analys e pour déformer (cela n’en
déplaise qu’à certains) : de fait , sa réaction patit uniquement
et ne transmet pas le plus fidelement possible l’information sensible sans
rien lui ajouter.

Le critere de vérité
doit etre placé donc dans la compréhension, pourrait-on dire
et non dans les représentations vides, de pures illusions des sens.

< >Les critiques
destructives (d’Ariko) ou plutot les insultes gratuites voire diffamatoires
sont le défoulement de complexes longtemps interiorisés et qui
résurgissent dans son inconscient tel un démon qui sort de sa
boite. Ariko passe du délire, d’ailleurs lucidement dénoncé
comme tel, à une insouciance et à une sénérité
déroutantes et ostentatoires. Dans ce cas, le sujet devient arrogant,
orgueilleux, méprisant, supérieur, insultant, et ce sont les
réactions qu’on a pu observer chez Ariko par rapport à DAF/DINI.

L’irritation extreme
que n’arrivait pas à masquer un calme imposé suffit à
démontrer que le contenu relevait d’un réglement de compte personnel.

29/01/03 (B182) Le forum de Djibnet est de nouveau opérationnel depuis quelques jours.

Nous avons constaté
que le forum de Djibnet est de nouveau en ligne et ce depuis quelques jours.

La majorité des
internautes semble avoir retrouvé le chemin des différentes
rubriques qui sont disponibles et chacun ne peut que s’en réjouir,
car c’est une zone de liberté où chacun peut exprimer son sentiment
et donner ses avis.

Cette réouverture
fera taire les rumeurs ou les craintes d’un détournement ‘politique’
et nous renouvelons aux animateurs tous nos encouragements.

29/01/03 (B182) Un grand merci au Sergent Ariko dont les chroniques courageuses sont fort appréciées des citoyens … mais redoutés par les hommes du pouvoir. (Lecteur)

Les chroniques du sergent-chef
Ariko suscitent un grand intérêt parmi la population de Djibouti,
et surtout auprès de ses collègues d’armes.

Au pays, beaucoup parlent
du sergent-chef Ariko. Pour certains, cest d’abord de la curiosité
mais pour la majorité ce sont ses écrits qui relatent des faits
précis et dont nous pouvons constater qu’ils se réalisent par
la suite. Prenons par exemple les dernières législatives qu’Ariko
avait qualifié de mascarade. En bien, notre ami ne s’est pas trompé….

Comme d’habitude, les
marionnettes de l’UMP avaient tout promis, «Djibouti sera un pays
prospère »
, « Ismael est un président intelligent,
avec les Américains, il va créer des centaines d’emplois »
,
« Ismael est prêt à lutter contre la corruption, la
pauvreté»
, « La démocratie est bien installée,
la preuve : les femmes feront leur première rentrée au parlement
»
…etc. Tous ceux-ci et bien d’autres, les Djiboutiens n’y croient
plus.

Les gens avaient soit
voté soit pour l’opposition, soit s’étaient abstenus. «
J’ai d’autres chats à fouetter »
dit Absieh, « les
jeux sont déjà faits et on me demande de voter, mais pourquoi
? »
martèle Ali, avant d’ironiser « les gens ne
sont pas cons, personne n’attend de quoi que soit d’un assassin, sinon pourquoi
a-t-il tué autant des personnes ».
Comme Ariko, la population
avait qualifié ces élections de comédie musicale, et
le Génie n’est pas sorti gagnant.

Autre contraire, on dit
maintenant et ouvertement que seules les armes pourraient destituer Guelleh.
« C’est un criminel, seule une action militaire chassera Guelleh
et ses associés mafieux »
soutient Gabad, puis ajoute «
comment Guelleh va maîtriser des gens qui n’ont rien à perdre,
ils n’ont ni maison, ni entreprise, ni emploi, en fait ils n’ont rien. Ils
sont prêts à entrer en guerre uniquement contre Guelleh et ceux
qui maltraîtent le peuple »
. Toujours selon la population,
Guelleh est maudit et il n’arrive même plus à masquer son inquiétude
avec un sourire forcé, en tout cas son sourire est tellement contraint
qu’il ne fait pas naturel.

Dans l’armée, le
sergent-chef est très populaire. D’après des soldats, Ariko
a un franc-parler très apprécié, et des propos directs
et tranchants.

Aujourd’hui, ses mêmes
propos s’adressent aux rescapés de ce qu’on appelait poliment «
l’opposition » et aux marionnettes de l’UMP. Il paraît même
que ses propos font écho jusqu’à l’Assemblée et des députés
très inquiets, s’interrogent pour savoir si le sergent-chef ne les
citera pas personnellement dans sa prochaine chronique tant redoutée.

Les armes cachées
dans le jardin de Guedi Hared, et bien d’autres simulations attribuées
au Génie sont largement partagées par ses collègues d’armes.
Selon des confidences attribuées aux amis du sergent-chef, Ariko en
avait marre de servir la dictature, et il aurait préféré
partir la tête haute.

Les Djiboutiens remercient
Ariko de ses chroniques et ils lui souhaitent longue vie. Et surtout qu’il
continue d’écrire, car à Djibouti nous sommes coupés
de tout.

Encore merci compatriote.