31/01/03 (B182) Guelleh a signé une convention pour garantir l’immunité totale des ressortissants US, quels que soient les actes qu’ils auraient pu commettre. Mais dans les faits, il a surtout exigé la réciprocité et chacun comprend bien qu’il souhaite avant tout se protéger personnellement, si cela était encore possible, contre une action pénale internationale pour crimes contre l’humanité.

Le journal La Nation est
très clair sur le sujet : “Par cette convention, les deux pays
s’engagent ainsi à garantir réciproquement l’immunité
des ressortissants américains et djiboutiens, dans l’éventualité
d’une poursuite entreprise par la Cour Pénale Internationale (CPI)”.


Ali
Farah : “Donc Colin, on est bien d ‘accord.
Tes gars peuvent faire tout ce qu’ils veulent à Djibouti :
Ils sont immunisés à 100 %.
De notre
côté, Ismaël est immunisé pour
tous
les crimes qu’il a commis ou fait
commettre
depuis qu’il sévit dans le pays.
On ne
parlera plus de la torture, ni des
exécutions extra-judiciaires . T’es OK ?
C’est donc un marché équitable …

 

Tous les observateurs
ont compris. En dérogeant à une convention internationale pourtant
ratifiée officiellement par Djibouti, Guelleh tente de revenir en arrière
et d’essayer de se soustraire à une action pénale qui ne devrait
plus tarder à son encontre pour crimes contre l’humanité.

La ruse est grossière,
car la CPI ne reconnaîtra pas cette dérogation qui a été
signée entre deux partis et qui n’a aucune valeur internationale, d’autant
plus que l’un des signataires de la convention, n’a pas ratifié la
convention internationale.

Cette mesure a simplement
le mérite de montrer qu’IOG commence à craindre la justice internationale
et qu’il tente, maladroitement, de s’y soustraire. Cela confirme de façon
indirecte qu’il reconnaît être responsable de crimes.

Cette convention ne devrait
pas intervenir non plus dans le cadre de l’affaire Borrel, qui est une affaire
instruite par la Justice française et non par la CPI.