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19/02/03 (B185) Un grand succès diplomatique pour Guelleh. Il installe les Américains à Djibouti dans la pérennité et en vue d’une offensive militaire ….Se réjouit-il par la même occasion de faire un grand pied-de-nez aux Français. Selon l’Ambassadeur américain, il semble qu’IOG n’a pas encore touché le gros lot : peut-être seulement un acompte pour ses cigarettes.

____________________Extrait
AFP

Signature d’un accord
sur la présence militaire américaine à Djibouti

DJIBOUTI, 19 fév
(AFP) – Les Etats-Unis et Djibouti ont signé mercredi un accord sur
« l’accès et l’utilisation d’installations sur le territoire djiboutien
au profit des forces américaines », a indiqué le ministère
djiboutien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Aucun détail n’a
été fourni sur le contenu de cet accord, ni sur la durée
de la présence militaire américaine, ni sur les aides ou compensations
financières que Djibouti pourrait espérer pour l’octroi de ces
facilités.

Les Etats-Unis ont déployé
depuis les attentats du 11 septembre 2001 900 soldats de leurs forces spéciales
à Djibouti dans le cadre de la lutte internationale contre le terrorisme.

Djibouti est une ancienne
colonie française. La France y maintient des troupes terrestres et
aériennes en vertu d’un accord de défense.

L’accord américano-djiboutien
a été signé par le ministre djiboutien des Affaires étrangères
Ali Abdi Farah et l’amb assadeur des Etats-Unis Donald Yamamoto.

L’ambassade des Etats-Unis
à Djibouti s’est également refusée à tout commentaire
soulignan seulement que « l’aide des Etats-Unis à Djibouti devra
être votée par le Congrès américain qui informera
la presse en temps opportun
« .

18/02/03 (B185) Le FRUD ira-t-il aussi loin que possible ?

Le Front pour la Restauration
et l’Unité de la Démocratie signe son divorce avec le Président
de la République. Qui l’eût cru !

Le FRUD, jadis si prompt
à voler au secours du « Raïs », ou à lui témoigner
son soutien sans réserve, dans la pure tradition de l’organisation
de masse, rompt brutalement, et de manière spectaculaire, le cordon
qui l’a toujours lié au pouvoir.

La sortie médiatique
d’Ali Mohamed Daoud dit  » Jean-Marie « , met un point final à
la la lune de miel entre Guelleh et le FRUD. C’est assurément une première
dans les annales politiques djiboutiennes ! Un haut responsable d’un parti
politique traditionnellement inféodé au pouvoir désavoue
publiquement – et de quelle manière ! – la politique du Président.

« Nous n’avons
pas de gêne à l’affirmer : nous sommes déçus car
nous estimons que le FRUD est un parti qui a son histoire avec ses martyrs

(Contrairement aux autres partis préfabriqués de la Coalition).
Jean-Marie ne s’est pas encombré de scrupules pour dire tout haut ce
que bien des acteurs politiques, économiques et sociaux pensent tout
bas.

Ce coup de gueule publique
s’apparente pour certains observateurs à une mise en scène dont
l’objectif est de transformer une déconfiture électorale en
victoire morale ou symbolique.

Faut-il signaler ici qu’à
l’annonce de la sortie médiatique de Jean-Marie même publié
sur votre site de l’ARDHD, jeudi, aucun des membres du FRUD présents
ne semblait être interpellé par ce « pavé dans la
mare ».

Pourquoi donc ce lâchage
de Guelleh par le FRUD qui l’avait pourtant bruyamment soutenu en 1999 ? A
suivre…..

ASS
/L
En direct de Djibouti

18/02/03 (B185) Mais où est donc passé le célèbre ARIKO dont les chroniques enchantent les lecteurs de l’Observatoire, animent les Mabrazes et font hurler Guelleh ?

C’est la question que
Guelleh a posé à la SDS, qui s’agite frénétiquement
depuis plusieurs semaines pour tenter de le retrouver de par le vaste monde
….

Les troupes d’Hassan Saïd,
leurs alliés, leurs informateurs, leurs inféodés sont
en alerte depuis plusieurs semaines pour tenter de localiser le diabolique
Sgt ARIKO, dans toutes les capitales et grandes villes où elles ont
des implantations ou des relais. Sans aucun succès à ce jour.

Après avoir fait
choux blanc, semble-t-il au Canada, ils sont partis sur ses traces en Hollande.
Il n’y a que les dirigeants de la SDS pour être aussi stupides et pour
croire qu’ARIKO, qui risque sa liberté et sa vie, va leur donner sur
notre site, sa véritable localisation ! Canada, Hollande peut-être,
mais rien de sur !

 

Ah les enfants de
choeur ! Leur portrait : d’abord Zakaria, le tueur malchanceux, qui a
raté toutes ses missions en Ethiopie contre Iftin, les autres officiers
placés sous les ordres du grand Patron de la SDS, enfin Hassan
Saïd, ce Chef qui a commis la bêtise inimaginable de se confier
à un journaliste de Canal+. On est en face d’une belle brochette
de tueurs, mais souvent incompétents.

Tellement incompétents
que nous nous sommes pris de pitié pour eux et que nous avons décidé
de les aider un peu dans leur chasse à l’homme, en leur donnant deux
indices.

Arrêtez de tourner
en rond, Messieurs de la SDS. Ce n’est pas comme cela que vous trouverez votre
proie. Pour une fois, utilisez vos petites cellules grises, comme disait Sherlock
Holmes.

Procédons par ordre,
voyons :

– Ariko est super bien
informé : il dévoile non seulement les dessous d’évenements
passés, avec précision et sans erreur, mais aussi des faits
actuels ..

– pour cela, il est nécessaire
qu’il dispose ‘en temps réel’ d’informations qui ne sont disponibles
qu’au sein du cercle restreint des initiés.

INDICE N° 1 :
Messieurs les officiers de la SDS, à votre avis, quel est le meilleur
poste d’information ?

Vous ne voyez toujours
pas, bande de sots ?

Tant pis pour vous, mais
nous avons pitié de vous, et on va vous donner un indice supplémentaire
…. !

INDICE N° 2 :
Avez-vous regardé sous le bureau de Guelleh ou dans l’une de ses armoires.
C’est là qu’il se cache notre Sergent héroïque, le Sergent
Ariko. De ce poste d’observation imprenable, auquel aucun d’entre vous n’a
jamais pensé, il voit tout, il écoute tout et il raconte tout.

Allez-y vite, le bougre
est à portée de votre main ! Fouillez le bureau de Guelleh du
sol au plafond, démontez les plinthes, ouvrez les placards, découpez
les canapés et vous allez bien finir par lui mettre le grapin dessus.
Un peu de précaution sera nécessaire, car il est rusé
l’ARIKO et il serait bien capable de vous filer entre les doigts, rien que
pour le plaisir de se moquer de vous et de continuer à faire rire les
mabrazes sur le dos de Guelleh et de ses associés de mauvais compagnie

Nous on tient à
le féliciter pour son courage et pour sa façon personnelle d’assurer
sa sécurité, au nez et à la barbe de tous les informateurs
lancès à ses trousses.

Continuez Sergent Ariko
à nous informer comme vous l’avez fait ! C’est un ordre !

18/02/03 (B185) Notre voyante attitrée a lu, dans le marc de café, les conclusions du jugement de M Alhoumekani, tel qu’il sera rendu à l’issue du procès politique qui se déroulera à compter du 22 février au Palais de Justice de Djibouti.

Bien entendu, nous
laissons à notre voyante, l’entière responsabilité de
ses visions, que nous serions bien incapables d’accréditer… mais
que nous vous donnons pour valoir ce qu’elles valent … c’est à dire
quand même plus qu’un jugement pénal, rédigé selon
les instructions de Guelleh.

__________________________

Le Président
du Tribunal.

Accusé, levez-vous
!

Que tout le monde soit
bien d’accord. Que les contestataires quittent cette salle ou se taisent à
jamais, ce qui revient au même.

L’émission de Canal+,
ayant été fort habilement interdite d’antenne par notre vénéré
Dictateur, chef du Gouvernement et nanti de tous les pouvoirs temporels sur
cette terre de nos ancêtres, le Peuple de Djibouti, au nom duquel je
rend la justice (cessez de rire dans la salle ou je fais évacuer
!)
n’a pas pu prendre connaissance des propos que vous prêtez
à M. Hassan SaÏd. En conséquence, il n’a rien dit.

Sur ces bases juridiques
strictement conformes à la procédure pénale spécifique
à la République de Djibouti, je vous condamne solennellement,
M Alhoumekani à quinze ans de travaux forcés que vous effectuerez
dans le calme et la solitude du Fort d’Ali Addé au motif que M Hassan
Saïd n’a pas menti, puisque les Djiboutiens (à l’exception
de ceux qui ont violé la Loi en écoutant des cassettes importées
de l’émission scélérate)
ne l’ont pas entendu
lorsqu’il confirmait sans aucune ambiguïté vos propos.

Pour nous tous, fonctionnaires
zélés, dévoués au service personnel de M. Guelleh
et en particulier pour les membres du Gouvernement qu’il dirige, vous êtes
considéré comme un fieffé menteur. J’estime que le Tribunal
vous a accordé une faveur inouïe en ne vous condamnant pas à
la réclusion à perpétuité avec une peine incompressible
de trente ans (ce que le Procureur de la République, M Djama
Souleiman, dans sa Grande Sagesse, avait hautement recommandé à
la Cour).

Justice est rendue
en mon âme et conscience, au nom du Peuple djiboutien. Que Justice soit
faite maintenant. Dans quinze ans, nous nous reverrons M. Alhoumekani pour
vérifier si vous avez disposé d’un temps suffisamment long pour
réfléchir et que vous aurez enfin compris que sur les Terres
de Guelleh, la Vérité est Mensonge et le Mensonge est Vérité.

18/02/03 (B185) Un Homme de Courage face au système politico mafieux d’un régime dictatorial.

Si le Squatter
du Palais de l’Escale, dans sa magnificence expression des gaffes
médiatiques à répétition dont il a le
secret, a voulu faire sourire il nous faut admettre qu’il y est
arrivé et que cette fois ci il a dépassé de
loin ce que nous lui connaissions en plongeant, comme il vient de
le faire, de pleins pieds dans le mauvais burlesque.

Au premier regard
on constate qu’il vient de se créer dans la Corne est de l’Afrique
un statut de comique spécifique dans le domaine du  » politico
juridico mafieux « , inconcevable avant lui.

Dans l’histoire
du comique burlesque local nul ne s’est assuré un tel pouvoir
sur tous les esprits. De Charlot à Hulot, de Keaton à
Jerry Lewis, les comédies burlesques avaient le méritent
de satisfaire les esprits les plus frustes comme les plus raffinés
mais le Squatter du Palais de l’Escale a fait bien mieux.

Il a dépassé
cette dimension pour verser dans la clownerie-acrobatie dans bien des
domaines ; jongleur et illusionniste avec les caisses et les biens de
l’Etat (nous le savions déjà) mais aussi et surtout, car
ceci est bien plus grave, avec la vie des hommes et des femmes qui s’opposent
farouchement à lui et à ses pratiques qu’il fait purement
et simplement éliminer quitte ensuite à se protéger
derrière le statut usurpé de supposé  » Chef
d’Etat « , arguant de sa souveraineté sur le plan international.

Acculé qu’il
est par les témoignages qui le mettent en cause et qui affluent
sur le bureau de Madame le Juge français Clément, chargée
du dossier de l’Assassinat du Juge Bernard Borrel, il s’est doté
d’un nouveau  » Conseil  » qui a le sens du théâtral,
pour ne pas dire du hasardeux mais que l’on aimerait bien voir plaider
ailleurs que dans les restaurants huppés ainsi que dans les  »
soirées fines  » à Djibouti comme à Paris afin
de vérifier ses réelles capacités à défendre
un dossier dans un prétoire, a fortiori lorsque le cas de son
 » client et nouvel ami Ismaël Omar  » est indéfendable
comme c’est le cas, pour ne pas dire désespéré.

En ordonnant que
soit lancé par voie de presse les termes de  » Procès
par Contumace  » plutôt que ceux de  » Procès par
défaut  » (encore faudrait-il qu’il soit justifié)
à l’encontre de Mohamed Saleh Alhoumékani, ancien Officier
de la garde présidentielle du Président Hassan Gouled,
l’homme qui s’est accaparé tous les pouvoirs à Djibouti
a clairement défini par avance le cadre de la parodie de Justice
qui se prépare au sein de ses Tribunaux et qu’il souhaite voir
jouer lors de la séance du 22 février 2003 alors qu’il
tente de concert d’imposer grossièrement ses propres lois et
ses turpitudes à un homme qui a eu le courage de témoigner
dans l’affaire de l’Assassinat du Juge Bernard Borrel.

Exilé en
Belgique, Mohamed Saleh Alhoumékani subit depuis des années,
ainsi que sa famille, les pires actes d’odieuses pressions qui succèdent
aux offres mirifiques qui lui sont faites s’il venait à annuler
sa déposition auprès de la Justice française dans
cette affaire.

L’ancien Officier
de la Gendarmerie nationale est resté ferme face à toutes
ces tentatives d’influence ou de subornation y compris, mot pour mot,
dans le contenu de son témoignage ainsi que dans ses déclarations
mais gageons qu’il a assez d’arguments mais surtout de preuves irréfutables
en réserve pour en conforter le contenu et que l’on doit s’attendre
inévitablement à quelques surprises de taille dans les
jours à venir.

Ismaël Omar
Guelleh le sait, le Procureur Djama comme quelques uns sont bien plus
qu’embarrassés et le bras de fer que son  » Excellentissime
grand penseur de la Corne Est de l’Afrique  » a lancé contre
Mohamed Saleh Alhoumékani est à son désavantage
car les Vérités font évidence et s’accumulent dans
ce dossier ; de plus comme ce témoignage qui lui est opposé
bien d’autres convergent vers lui.

Dans l’impossibilité
qu’il est de faire taire la Justice française et d’acheter les
 » consciences récalcitrantes « , le voici donc contraint
à l’invention de  » dernière minute « .

Il nous propose
dans la hâte un  » Procès par contumace « , excusez
du peu, en tentant de mobiliser la presse et les médias étrangers,
qui ne se déplaceront pas pour assister à ce  » piège
médiatique et grossier « , mais en oubliant de convoquer
l’Homme qu’il montre du doigt et qui a eu le Courage de témoigner
devant une autre Justice que la sienne et sur laquelle il nous a donné
pour habitude de s’asseoir comme sur les Lois qui ne sont pas les siennes.

Pour cette parodie
de jugement qu’il nous prépare, il n’a pas hésité
à sortir au préalable de ses prisons l’un ou l’autre des
condamnés de droit commun qui échappent ainsi à
la longue procédure d’élimination physique qu’il lança
contre eux en un temps et qui, absence de dignité oblige, se
prosternent aujourd’hui devant lui prêts à affirmer qu’Ismaël
Omar est le plus grand chef d’Etat en cette planète et que sans
lui ce serait le chaos.

Les acteurs désignés
au préalable dans ce  » Procès théâtral
 » qui ne va monopoliser que la presse et les médias locaux
ont déjà un rôle déterminé à
jouer, cousu de fil blanc et de faux témoignages afin de jeter
le discrédit sur l’honneur d’un modeste Officier de Gendarmerie
qui, au contraire de bien d’autres et non des moindres à Djibouti
comme ailleurs …., a eu et a encore le Courage de ne pas privilégier
l’argent et l’achat de sa conscience mais le Respect de la Justice par
son pays, dans son pays et ailleurs.

Dans ce numéro
de cirque, que nous proposera la Justice d’Ismaël Omar Guelleh
pour le 22 février de cette année, chaque  » Acteur
de l’accusation  » se devra d’imaginer et de typer un personnage
qui se substituera dès lors à sa propre et  » petite
personnalité « , réduisant chaque personnage ainsi
créé pour la circonstance à la réalité
commune des ridicules observés et des situations qui les révèleront
comme falsificateurs.

Quelques  »
nouveaux acteurs militaires locaux « , peut être en disgrâce
momentanée depuis des mois auprès de son  » Excellentissime
 » devront ce jour là servir le même répertoire
que celui qu’Ismaël Omar Guelleh nous sert depuis des années
afin de retrouver pour partie grâce à ses yeux.

En évoluant
dans le temps, la Justice française prend conscience de ses pouvoirs
dans la résolution de l’Affaire de l’Assassinat programmé
du Juge Bernard Borrel et si le réveil de quelques consciences
au cours des semaines à venir, chloroformées depuis trop
longtemps, permettait de comprendre qu’il ne peut y avoir qu’un sens
à la Justice, celui de faire triompher la Vérité,
ceci n’en serait que mieux.

Il n’est pas en
nous de difficulté dont nous ne soyons, au moins en partie, responsables.
La source véritable de nos malheurs est souvent d’être
en conflit avec notre Courage. »

Fasse qu’Allah ait
pitié de nos âmes impures si l’assassinat d’un Juge, de
son honneur et l’avenir de ses enfants nous laissaient indifférents.


Abdillahi Hassan Abdi
Responsable du Comité Citoyen
du Renouveau Démocratique

17/02/03 (B185) A la suite d’une légère erreur, certains articles n’ont été mis en ligne que ce soir, alors qu’ils étaient prêts depuis le 15/02/03

Nous prions les lecteurs et les auteurs d’articles de nous excuser, car à la suite d’une erreur technique, certains articles qui nous avaient été envoyés, ont été mis en ligne avec un peu de retard.

Nous prions les auteurs de nous excuser.

17/02/03 (B185) Un procès politique maladroit qui pourrait se retourner contre Guelleh.

Intenter un procès
politique à Mohamed Saleh Aloumekani dans les circonstances actuelles,
est une maladresse extrême de la part d’IOG.

Pour quelles raisons
?

  • en annonçant,
    à l’avance, que le procès se déroulera par contumace(*),
    le pouvoir reconnaît ainsi qu’il n’a aucune envie de voir M. Alhoumekani comparaître
    en personne. Cela le dérangerait trop, dans la mesure
    où les déclarations claires d’Hassan Saïd (l’un des accusateurs)
    sur Canal +, confirment que la réunion décrite par Alhoumekani
    a bien eu lieu. Alhoumekani ne peut donc pas être accusé de mensonge, puisque
    son principal accusateur a reconnu publiquement les faits… Au risque de
    susciter une émotion internationale, IOG serait mal venu à exiger
    la condamnation d’Alhoumekani présent au Palais
    de Justice, avec son avocat belge.
    En revanche, en l’empêchant de se rendre à Djibouti, IOG a les moyens d’imposer à la Cour de prononcer une condamnation par contumace, puisque
    Alhoumekani ne pourra pas se défendre !
  • quel est l’objectif
    du procès ?
    Au fond, ce n’est pas la condamnation d’Alhoumekani,
    qui est accessoire pour Guelleh, mais c’est bien de tenter de prouver à
    l’opinion internationale et en particulier à la France, que la réunion
    qui accuse le locataire du Palais de l’Escale n’aurait pas eu lieu. Dérisoire,
    car personne ne le croira.

Guelleh, une nouvelle
fois, en fait trop et ce procès a toutes les raisons d’atteindre des
objectifs diamétralement opposés, dans la mesure où :

  • les procès politiques
    n’ont jamais bonne presse et qu’ils ont toujours un parfum de dictature,
  • le procès ne
    convaincra personne et qu’il renforcera la conviction des juges français,
    qui verront de la part de Guelleh, une nouvelle tentative honteuse de se
    soustraire à ses responsabilités pénales.

De plus, nous savons que
le Procureur de la République a tenté, à plusieurs reprises,
de faire pression sur le témoin. Hormis la photo que nous avons diffusée
sur le site, nous avons tout lieu de croire qu’il pourrait exister des enregistrements sonores et audibles où il expose les conditions du chantage …. Les conditions
du marché proposé par le Procureur pourraient bien être du style :  » Ou bien Alhoumekani
revient sur son témoignage, ou bien il sera jugé pour déclarations
mensongères « .
Le chantage est pénalement punissable, mais il est agravé lorsqu’il est exercé par le Premier personnage du Parquet
…. Tout cela montre que le procès n’est monté que pour assouvir à la fois la
vengeance de Guelleh et son besoin de se disculper. C’est un peu léger pour faire du pénal
et pour prononcer les condamnations indispensables aux yeux du dictateur sanguinaire pour se refaire une virginité pénale !

Il ne faut pas perdre de vue que s’il n’y avait pas condamnation
d’Alhoumekani, cela prouverait que la réunion a eu lieu et que Guelleh est impliquée dans l’affaire du meurtre du magistrat français. Il en ressort que Guelleh aurait probablement tort de laisser le procès se dérouler
: quelle qu’en soit l’issue, il sera perdant de toutes les façons. Alors, allons-nous vers un
renvoi aux calendes grecques ?

IOG a contre lui deux
faits indiscutables, qui condamnent .. son procès politique et qui le ridiculisent :

  • les déclarations
    d’Hassan Saïd sur Canal +,
  • les tentatives de
    subornation de témoin exercées par Djama Souleiman.

Ces deux points font que
le procès ne pourra être rien d’autre qu’une mascarade. Mais
IOG devra être prudent, car ce genre de mascarade se retournera inévitablement
contre lui et il a beaucoup plus à perdre qu’Alhoumekani dans cette affaire douteuse.

Une maladresse qui pourrait
conduire IOG à de graves difficultés personnelles et à
une réaction des pays occidentaux.

Jean-Loup
Schaal

(*) En affirmant à l’AFP, huit jours à l’avance (?), que le jugement serait prononcé par contumace, les services judiciaires de Djibouti ont maladroitement anticipé les évenements.

A ce jour et jusqu’à preuve du contraire, rien ne permet d’affirmer qu’Alhoumekani
ait l’intention de se soustraire à ce procès. Des sources
généralement bien informées confirment qu’il aurait fait
réserver pour son avocat et pour lui, une chambre dans un hôtel
de Djibouti.

Reste à savoir si Guelleh le laissera franchir la frontière avec son avocat belge ?

Pour les raisons données ci-dessus, nous pensons qu’il ne les laissera pas entrer, car il se condamnerait lui-même.

17/02/03 (B185) Un nouveau procès politique à Djibouti : les autorités djiboutiennes annoncent à l’AFP l’ouverture d’un procés politique pour le 22 février, afin de tenter de disculper IOG de sa possible responsabilité dans l’affaire du crime du magistrat français Bernard Borrel.

___________________
Note de l’ARDHD

Les affirmations
des officiels djiboutiens sont surprenantes : comment peuvent-ils affirmer
dès aujourd’hui que Mohamed Alhoumekani sera jugé par contumace
? Qu’est ce qui leur permet de dire qu’il ne se présentera pas au Palais
de Justice de Djibouti, le 22 février ?

Il n’y a que trois
solutions possibles, ou bien :

  • le Procureur
    de la République, le célèbre Grandes Oreilles lit dans
    l’avenir et sait interpréter les signes célestes, (peu vraisemblable
    !)
  • les autorités
    djiboutiennes n’ont pas accordé de visa à l’avocat d’Alhoumekani,
    ce qui est une habitude
  • il y a eu des
    entretiens secrets, conduits par le Procureur de la République, en
    contradiction avec toutes les règles de droit : mais cela est aussi
    habituel dans un pays de non-droit, où le Procureur essaye de faire
    pression sur les témoins ….

En tout cas, cette
annonce anticipée trahit bien l’affolement du pouvoir et des proches
de Djibouti : sinon, ils auraient attendu le 22 février à midi, pour
affirmer que le procès aurait lieu par contumace.

Une
nouvelle maladresse ‘significative’ des services de communication de Guelleh
?


Le personnage, maquillé sur nos précédentes photos,
surpris en flagrant délit de tentative de subornation d’un témoin-clef,
n’est autre que le Procureur de la République de Djibouti,
qui avait fait le voyage Djibouti-Bruxelles en Jan-Fév 2001 !

C’est dire si le système judiciaire djiboutien est conforme
à celui d’un Etat de Droit. On attend, paraît-il des enregistrements
sonores et même vidéo.

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Affaire du juge
Borrel: un témoin-clé sera jugé par contumace à
Djibouti

DJIBOUTI, 16 fév
(AFP) – Un officier membre de la garde présidentielle djiboutienne,
témoin-clé de l’affaire du juge français Bernard Borrel,
retrouvé mort à Djibouti en 1995 -un suicide selon le gouvernement,
un meurtre selon sa veuve-, sera jugé par contumace le 22 février
à Djibouti, a-t-on appris dimanche de sources judiciaires.

Le procès de cet
ancien officier de gendarmerie, Mohamed Saleh Alhoumekani, réfugié
en Belgique, s’ouvrira le 22 février devant le tribunal de Djibouti,
a annoncé dimanche à l’AFP le procureur de la République
de Djibouti, Djama Souleiman Ali.

Le militaire est le témoin-clé
à charge de la défense d’Elisabeth Borrel dans l’enquête
sur le meurtre de son mari menée depuis plusieurs années en
France par quatre juges d’instruction successifs.

Le corps calciné
du juge Borrel avait été retrouvé le 19 octobre 1995
à quelque 80 km de Djibouti-ville. Les autorités locales ont
conclu au suicide pa r le feu.

Mme Borrel soutient depuis
toujours que son mari a été victime d’un « assassinat politique »
impliquant l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh,
à l’époque directeur de cabinet et neveu du chef de l’Etat Hassa
Gouled Aptidon.

Le juge Borrel était
à cette époque conseiller du ministre djiboutien de la Justice.

Une information judiciaire
sur les circonstances de sa mort reste ouverte en France.

Mohamed Saleh Alhoumekani,
avait affirmé avoir entendu, le jour du décès, une conversation
au cours de laquelle ses supérieurs de la garde présidentielle
annonçaient à Ismaël Omar Guelleh que le « juge fouineur
est mort » et « qu’il n’y avait pas de trace ».

Le procès de cet
ancien gendarme permettra de « démonter la machination tendant
à présenter le président de Djibouti comme l’instigateur
de la mort du juge Borrel », a affirmé à l’AFP une source
judiciaire djiboutienne proche du dossier, sous couvert de l’anonymat.

M. Alhoumeka ni vit en
exil aujourd’hui en Belgique, où il a obtenu le statut de réfugié
politique.

Le procès sera
ouvert à la suite des plaintes de deux anciens supérieurs hiérarchiques
de l’accusé au sein de la garde présidentielle.

 

Roger Picon