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11/03/2000 – AFFAIRE BORREL / CONFÉRENCE DE PRESSE, LUNDI 13 MARS, ORGANISÉE PAR LES AVOCATS DE LA PARTIE CIVILE AVEC LA PRÉSENCE DE Mme BORREL

Les avocats de Mme Borrel organisent une conférence de presse lundi 13 mars à Paris – dans les salons de l’Amérique latine pour expliquer la situation actuelle et la position de Mme BORREL.

Cette décision est motivée :
par le fait que les juges LE LOIRE et MORACCHINI se sont déplacés à Djibouti sans les en informer et qu’ils auraient procédé à une reconstitution sans la présence des avocats de la partie civile (*),
par le refus de visa qui leur a été opposé par le régime dictatorial de M. Guelleh, en contradiction formelle avec les engagements qu’il avait pris et les accords de la convention franco-djiboutienne d’assistance judiciaire,

11/03/2000 – MAÎTRE Arnaud MONTEBOURG S’APPRÊTERAIT A DEMANDER DES EXPLICATIONS OFFICIELLES A L’AMBASSADE DE FRANCE A DJIBOUTI AU SUJET DES PROPOS ATTRIBUES A L’AMBASSADEUR DANS LA NATION DU 31 JANVIER.

Nous avons appris que Me Montebourg demanderait à l’Ambassadeur de France à Djibouti des informations sur la position adoptée par l’Ambassade à la suite des propos de M. Ali ABDI qui ont été repris dans LA NATION du 31 janvier. M Ali ABDI aurait affirmé que l’incident entre la France et Djibouti serait clos dès que l’Ambassadeur de France confirmerait les propos qu’il aurait tenu en privé et qui mettraient en cause Me Montebourg et les autres ….

ARDHD : Dès la semaine dernière, nous avions demandé à l’Ambassade de nous indiquer les mesures qui avaient été prises et le texte éventuel du communiqué ou du démenti.

Le 14 mars, nous n’avons toujours pas reçu de réponse et nous posons la question de savoir si S.E. l’Ambassadeur a prononcé de telles insinuations. S’il ne les a pas prononcées, il suffit qu’il le dise. En ne répondant pas, il laisse planer le doute et on pourrait supposer que M. Ali ABDI a rapporté ses propos exacts …. avec les toutes les conséquences possibles.

06/03/2000 – Communiqué de l’Ambassade de Djibouti pour expliquer le refus de visa aux avocats de Mme BORREL.

Ambassade de la République de Djibouti en France

Paris le 6 mars 2000

COMMUNIQUE

L’Ambassade de la République de Djibouti en France communique que la République de Djibouti rappelle qu’elle a toujours apporté son concours aux magistrats français qui mènent librement leurs enquêtes sur le territoire national.

Néanmoins, compte tenu du fait que les juges d’instruction français n’ont pas invité la partie civile à la reconstitution relative à la mort du juge BORREL, les autorités djiboutiennes estiment les demandes de visas déposées par Maîtres Olivier Morice et Laurent de Caunes, sans objet.