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01/02/05 (B283A) LIBERATION : justice pour le juge.

Elisabeth Borrel, 47
ans, magistrate. Elle exige réparation pour son mari, juge français
délégué à Djibouti, dont la mort, en 1995, semble
avoir été maquillée en suicide.
Justice pour le juge

Par Brigitte VITAL-DURAND
(Libération)

mardi 01 février
2005

L’aristocrate livre de
prières, Les très riches heures du duc de Berry, voisine sur
la table basse avec une main verte glauquissime, oeuvre de ses enfants. Des
oiseaux en papier tombent du lustre en cristal. Deux colombes roucoulent dans
leur cage. Et, comme sans doute tous les matins, le caniche part se vautrer
sur le canapé de velours vieux rose, tandis que les fauteuils assortis,
qu’on attendrait rangés de part et d’autre, mènent leur vie
aux quatre coins du salon.

Chez Elisabeth Borrel,
un jour, on a tout déglingué. Détraqué, le bel
ordre bourgeois. Déboussolée, la famille. Cette fille de prof,
magistrate, épouse de juge, catholique pratiquante, «déçue
de 1981», avait construit sa vie pour qu’elle se déroule sur
un chemin, étroit, raide, mais droit. Et voilà, à 47
ans, elle est seule dans son appartement de Toulouse, face à ses fils
aux noms de roi, Louis-Alexandre et François-Xavier. Seule au centre
d’un sombre dossier politico-judiciaire : celui de son mari.

«On s’aimait, on
était heureux et je me retrouve comme ces divorcées que je ne
peux pas voir, seule à élever mes enfants !» Elle part
d’un grand rire, avec ses yeux bleus tristes. Toute mince dans ses pulls layettes,
elle est dure comme une héroïne de tragédie. «Sans
elle, il n’y avait pas d’affaire Borrel», admet l’avocat toulousain
Laurent de Caunes, l’un des rares à l’avoir crue, tout au début.
Le seul, avec son père, à l’écouter lorsqu’elle s’est
mise à douter du suicide de son mari.

Elle est devenue «la
veuve Borrel» le 19 octobre 1995, à 10 heures, quand le consul
de France à Djibouti lui a annoncé que son époux s’était
suicidé. La famille habitait alors dans cette ancienne colonie, où
Bernard Borrel avait été détaché auprès
du ministre de la Justice du pays. Des militaires de la prévôté
française venaient de retrouver son corps dans les broussailles, en
face de l’île du Diable. Voici ce qu’on a dit à Elisabeth : la
veille au soir, votre mari a quitté la ville avec sa voiture, qu’il
a laissée au bord de la route, près d’un à-pic, il s’est
déshabillé, arrosé d’essence, il a mis le feu, puis,
fou de douleur, il s’est élancé sur les rochers où on
a retrouvé son corps en partie calciné, dix-sept mètres
en contrebas.

Elisabeth Borrel a cru
ce qu’on lui racontait. «La veille, il était angoissé,
il m’avait dit : « Il faudrait que je te parle, mais je ne peux pas. »
Il n’était pas bien. Il m’avait dit aussi : « Je ne suis plus digne
de toi… Quoi qu’il arrive, il ne faut pas qu’on se sépare. »
Je n’avais pas fait attention.» A cette époque, elle avait foi
en la justice, en ses pairs. Elle croyait à leur parole comme elle
croit en Dieu. Dans son monde si rigoureux, le mensonge n’existait pas.

Son mari meurt dans la
nuit de mercredi à jeudi, elle part le dimanche. Toulouse. Aux garçons,
8 et 5 ans, elle dit que leur père a disparu dans un accident. Ses
malles arrivent. Fouillées de fond en comble, jusqu’aux cadres des
photos désossés. Elle trouve ça normal. Les militaires
ont bien surveillé les entrées et sorties de sa maison, au lendemain
de la mort de Bernard. Ses affaires ont été fouillées
aussi. Normal, pense-t-elle encore. Début 1996, elle se remet au travail
: le tribunal d’instance, justice sans prestige où on la colle aux
tutelles.

Les premiers doutes sont
venus longtemps après le choc . Des signes qui s’accumulent. Il y a
d’abord l’autopsie qui tarde à Djibouti. Les résultats qu’on
ne lui communique pas. L’enquête sur place, dont on ne lui donne pas
de copie. Elle apprend aussi qu’un «Européen» accompagnait
son mari lorsqu’il a quitté la ville. Pour en avoir le coeur net, elle
demande elle-même une expertise sur le corps, et apprend qu’il n’avait
pas de suie dans les poumons, il serait donc mort avant d’être brûlé.
Sa conviction se forge. Elle ne sait pas par qui et pour quoi, mais elle est
en est sûre : son mari a été tué.

En 1997, les gens qui
la croient sont rares. Parmi eux, Yvette Roudy, maire de Lisieux, où
son mari a été procureur, et Anne Crenier, alors présidente
du syndicat de la magistrature (SM, gauche) qui se porte partie civile à
ses côtés.

Le reste du monde la pense
folle. Et pendant qu’on y est, l’avocat qu’elle prend à Paris, Olivier
Morice, se fait traiter de fou, lui aussi. Pour faire aboutir son dossier
qui traînait à Toulouse, on lui dit que ce serait mieux de le
dépayser à Paris. Là, elle tombe sur de fameux juges
d’instruction, Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire, qui ordonnent une
enquête sur place.

Aujourd’hui dans les milieux
judiciaires, il est encore de bon ton de soupirer, sans rien connaître
au dossier : «Cette pauvre Elisabeth n’a jamais accepté le suicide
de son mari.» La «veuve Borrel» est synonyme de «paranoïa»,
de «délire», de «persécution». Ces trois
annotations sont apposées en face de son nom sur un rapport de police.
Frappé du tampon «Très confidentiel», il circule
néanmoins en haut lieu, où l’on prend encore ses conclusions
pour vraies. Page 19 : «Sauf à envisager l’existence d’un vaste
complot politico-judiciaire, impliquant dissimulation d’éléments
d’enquête par les premiers intervenants, procès verbaux volontairement
erronés, examens médicaux orientés et conspiration générale
du silence, l’hypothèse de l’assassinat ne peut être sérieusement
envisagée.»

Folle, donc. Elle découvre
qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Mutilée. Rayons. Chimio.
Elle est chauve. Puis ses cheveux repoussent. «Raides comme la justice»,
rit-elle. Et elle redémarre.

La police a désarticulé
la vie de son mari. Lui, si droit, un «Saint-Just», officier de
réserve dans la Marine, fils unique élevé chez les Jésuites,
collectionneur de médailles et de décorations, devient, sous
la plume des enquêteurs, père d’une fillette cachée, fumeur
de khat, et s’il n’est pas lui-même pédophile, il est proche
d’un pédophile. A chaque démarche qu’elle entreprend, on lui
oppose le suicide. Jusqu’en 2000.

Cette année-là,
les deux juges parisiens sont dessaisis, à la demande d’Olivier Morice,
le soi-disant fou, mais en réalité formidable défenseur
de la veuve et des orphelins. 2001: d’autres juges reprennent l’enquête.
2002 : de nouvelles expertises démontrent que Bernard Borrel a reçu
un coup mortel à la tête. Elisabeth pense qu’il a pu tomber sur
des trafics d’armes entre la France, l’Afrique, l’Irak. Ou être mêlé
à des affaires d’espionnage.

Elisabeth, sur un nuage,
apporte foie gras et sauternes lors des conférences de presse à
Paris. Un jour, juste avant un rendez-vous au Palais de justice, elle file
au marché aux oiseaux. Chez le juge, elle a une petite boîte
en carton roucoulante sur les genoux. Ce sont les colombes du salon : «Louis-Alexandre
et François-Xavier sont magiciens.»

Tout va de plus en plus
vite, jusqu’à ces dernières semaines. La justice française
demande l’audition du chef des services secrets djiboutiens. En représailles,
Djibouti ordonne à six coopérants français de faire leurs
valises. Des rumeurs courent sur le départ des militaires français,
sur la fermeture de l’ambassade de Djibouti à Paris. Pendant ce temps,
Elisabeth chante. Elle a appris deux choses au club des femmes de militaires
à Djibouti. La peinture sur porcelaine, «on fait des choses magnifiques»,
et le chant. Elle va à la chorale de sa paroisse, en pensant que «ça
va devenir de plus en plus dangereux».

01/02/05 (B283A) Selon certaines informations qui pourraient être rendues publiques dans les prochains jours, il se dit que le Procureur de la République de Paris, n’aurait pas vraiment apprécié les déclarations du Quai d’Orsay .. (ARDHD – A suivre)

Comme nous l’avions déjà
supposé (et publié), il semble que les déclarations
du Quai d’Orsay, annonçant des décisions qui sont du domaine
de la Justice et promettant, en particulier, l’envoi d’une copie du
dossier de l’instruction du meurtre du Juge Borrel, étaient prises
un peu légèrement ou trop rapidement.

A plusieurs reprises,
le porte-parole du Quai avait tenu à rappeler que son Ministre ne commentait
jamais les décisions de Justice. A vouloir trop en faire, il laissait
planait un doute … Ce doute a été confirmé quelques jours
après, lorsqu’il a dit que la France allait envoyer une copie du dossier
d’instruction à Djibouti, pour permettre à la Justice djiboutienne
de décider ou non de l’ouverture d’une enquête … (Tous les
observateurs avaient compris où il voulait en venir et le risque plus ou moins confirmé de provoquer l’enterrement
de l’affaire pénale – nous nous en étions fait l’écho).

Il semble que le Procureur
de la République de Paris ait réagi violemment et qu’il ait
rappelé, en privé, les principes d’indépendance de la Justice, du partage
des trois pouvoirs et donc de la non ingérance du pouvoir politique…

Certainement pris par
une sorte de fébrilité panique, le service de communication
du Quai d’Orsay semble avoir fait un peu n’importe quoi. Le mot d’ordre pouvant être alors de rassurer
à tout prix le copain bien aimé du pouvoir et l’ami de Chirac….
De là à outrepasser le partage des pouvoirs définis par nos institutions, il
n’y avait plus qu’un pas qui nous semble avoir été franchi au pas
de course.

Le Procureur de Paris pourrait remettre les pendules à l’heure
dans les prochains jours et de façon plus officielle.

Bref, la copie du dossier
n’est pas encore faite ni envoyée et la décision de laisser à la Justice
djiboutienne, le soin de décider de poursuivre (et qui donc ?) n’ait
pas encore prise. Que l’on se rassure !

Mais comme le Procureur
est un homme qui n’est pas soumis aux mêmes émotions ni au même
stress que les diplomates, il devrait annoncer, avec sagesse, qu’il s’accorde
le temps de la réflexion … Et on impose rarement une échéance à un Procureur, qui dispose de tout le temps qui lui est nécessaire pour se forger une intime conviction (et parfois cela se mesure en mois ou en années). De toutes les façons, c’est lui qui a la clef du placard où on range le dossier la nuit … et la juge d’instruction peut continuer à travailler pendant la journée.

A suivre

31/01/05 (B283A) Jeune Afrique l’Intelligent : Djibouti contre-attaque. Ouf ! D’après JAI, on l’a échappé belle : on a reçu en retour que six coopérants au lieu de la totalité !

DJIBOUTI – 25 janvier
2005 – par AFP

À la mi-janvier,
le ministère djiboutien des Affaires étrangères a informé
le Quai d’Orsay, par lettre, de sa décision de mettre un terme dans
les délais les plus brefs aux contrats de tous les coopérants
civils français présents dans le pays. Cette quasi-« expulsion
», qui concerne essentiellement les contractuels travaillant dans les
secteurs de l’éducation et de la santé, se veut une réponse
à ce que les autorités considèrent comme une affaire
d’État : l’enquête, qui dure depuis dix ans, sur la mort du juge
français Bernard Borrel.

À la suite d’une
plainte déposée à leur encontre dans le cadre de ce dossier,
le parquet de Versailles avait convoqué, le 16 décembre 2004,
Hassan Saïd Khaireh, le chef des services de sécurité,
et Djama Souleiman Ali, le procureur général de la République,
tous deux accusés de faire obstruction à l’enquête. Les
deux hommes étaient présents en France au moment de cette convocation,
mais n’y ont pas déféré – il est vrai que rien ne les
y obligeait.

Le 7 janvier, c’était
au tour de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Versailles d’ordonner
leur audition, une décision qui pourrait être suivie de l’émission
de mandats d’arrêt. « Il n’est pas exclu, ont par ailleurs ajouté
les magistrats, que le chef de l’État puisse déférer
spontanément à une demande d’audition en qualité de témoin.
» Un attendu qui a eu le don de faire bondir le président Ismaël
Omar Guelleh.

Joint par téléphone
à Djibouti par J.A.I., Khaireh exprime certainement la pensée
de son « patron » lorsqu’il assure que « tout cela est une
machination dirigée contre le président, à trois mois
de l’élection à la magistrature suprême ».

À Paris, l’Élysée
et le Quai d’Orsay ne cachent pas leur embarras et leur inquiétude
devant ce dernier rebondissement : « Nous n’y sommes pour rien, d’autant
que le président Guelleh est un bon ami de la France et que Jacques
Chirac l’apprécie, confie un proche du dossier. Mais la séparation
des pouvoirs nous interdit d’interférer dans le travail de la justice,
même dans l’hypothèse où nous le souhaiterions. Comment
le faire comprendre ? »

31/01/05 (B283A) LDDH : Informations sur le développement humain.

Le Président
DIFFUSION D’INFORMATION

DU 31 JANVIER 2005
SUR LE DEVELOPPEMENT HUMAIN

 » J’ai espoir ! Avec
cette jeunesse, j’ai espoir en l’avenir de la République de Djibouti
!  » Madame Mbaranga Gasarabwe Représentante du PNUD ( impression
recueillie lors de la pause café le 30/01/05 du lancement des objectifs
de développement du millénaire) .

Cet espoir peut et doit
encourager le peuple djiboutien à combattre pour un véritable
épanouissement de sa jeunesse, par un développement sans détournements,
avec une volonté politique sans faille et transparente.

A) – Sur certains
aspects du Rapport national.

Ce rapport comporte 7 chapitres à savoir :

1. Développement
Humain : définition, mesure et contexte ;
2. Réduire l’extrême pauvreté de moitié ;
3. Assurer l’éducation primaire pour toutes les filles ;
4. améliorer la santé maternelle et réduire la mortalité
infantile ;
5. combattre le VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies ;
6. Préserver l’environnement afin d’améliorer la situation socio-économique
des femmes ;
7. Mettre un partenariat global pour le développement.

Ce Rapport est volumineux,
mais il peut-être consulté sur le site du PNUD.

Néanmoins, et ce
dans le cadre de la prévention de tous dérapages possibles,
quelques points concernant le dernier chapitre seront retenus.

Mettre un partenariat
global pour le développement
Les points qui ne peuvent que décourager le partenariat mondial
ainsi que la gestion de l’aide est celui de l’inefficacité des administrations
nationales…Il est difficile de reprendre la totalité de ce point
7.2.2 dans cette diffusion mais, il est recommandé de prendre connaissance
de la totalité du Rapport national sur le Développement Humain
/ E-mail : registry.dj@undp.org

Sont repris dans cette
diffusion que des passages qui paraissent plus saillants, et doivent donc
encourager tous les responsables politiques, tous les responsables de la société
civile, notamment les syndicalistes responsables d’engager un combat sans
merci, un combat quotidien contre tous les Abus de Pouvoir sources du démantèlement
de l’Administration post-coloniale en République de Djibouti.

 » 7.2.2 La
gestion de l’aide : inefficacité des administrations nationales

Malgré son volume important, les performances de l’aide en termes d’impact
sur les couches les plus défavorisées de la population ont été
décevantes au cours des dernières décennies. Les indicateurs
du développement qui ne cessent de se dégrader sont là
pour témoigner de cette triste réalité. Le pays souffre
d’un faible niveau des capacités institutionnelles et administratives
qui ne permettent pas souvent l’absorption de l’aide surtout lorsque le volume
de celle-ci est important et se traduit par des projets peu fiables donc voués
à l’échec.

Nombreux sont les projets
dont les financements ont été importants et qui ont donné
naissance à des  » éléphants blancs « . En effet
ces mauvaises performances de l’utilisation de l’aide publique au développement
est le fruit de la mauvaise organisation générale du secteur
public tels que les effectifs pléthoriques et une motivation insuffisante
des cadre intermédiaires des administrations. Dans la gestion de l’aide,
les populations bénéficiaires ne sont pas consultées
ou associées suffisamment du fait souvent de leur faible niveau d’éducation
et sont considérées comme étant incapables d’influer
dans le déroulement des différentes phases d’exécution
des projets. Rares sont les projets d’intérêt collectif, comme
la construction d’un puits d’eau potable dans les régions rurales ou
la construction d’une école ou d’un dispensaire où la participation
des populations bénéficiaires est prise en compte lorsqu’elle
n’est pas simplement omise.

Le problème est
le volet  » animation/formation  » des projets ne fait pas l’objet
d’une attention particulière. Pourtant c’est cette phase qui permet
la prise de conscience chez les pauvres des enjeux qui existent autour du
projet à savoir : leur intérêt et la responsabilité
qu’ils doivent tenir pour sauvegarder ces intérêts. Autrement
dit la phase  » animation/formation  » détermine le degré
d’implication des bénéficiaires et donc de la pérennité
du projet par la suite. Les bénéficiaires qui y sont associés,
ignorent les enjeux liés aux projets et viennent lors des ateliers
 » animation/formation « pour chercher les perdiems…

… Il se pose également
la question de vulgarisation des projets car il serait illusoire de demander
à ces analphabètes de monter un projet dans une langue qui ne
serait pas la leur.

Tant que la réflexion
n’est pas engagée dans le sens de la réforme du cadre d’utilisation
de l’aide publique au développement, les projets de développement
seront toujours sources d’inefficacités et ne sauront sortir les pauvres
de leur quotidien miséreux.

Concernant l’aide destinée
à l’assistance technique, des pratiques contestables et contre-productives
servent comme règles de gestion. Les ateliers et les séminaires
de formation à l’extérieur du pays ne bénéficient
pas forcément aux cadres selon leur profil et leur compétence
mais renforcent l’apanage des hauts fonctionnaires de l’administration qui
utilisent ces ressources comme autant de prébendes pour gratifier leurs
 » obligés « . Si l’objectif principal de l’assistance technique
est à priori de renforcer les capacités institutionnelles du
pays en formant des cadres capables de relever les défis du développement,
il est malheureux de constater que les moyens mobilisés par cette assistance
sont mal utilisés.

Enfin, il est à
craindre que l’amélioration de l’assistance extérieure que reçoit
la République de Djibouti entame la volonté du pays à
adopter et à poursuivre des politiques saines et à réformer
les institutions inefficientes.

La récente amélioration
de la situation des finances publiques reste fragile et seul la réalisation
de réformes économiques pourra remettre l’économie nationale
sur le sentier de la croissance durable.

Par ailleurs, la dépendance
de l’aide extérieure affaiblit la responsabilisation et encourage la
recherche de rentes et la corruption.

Les projets de développement
sont devenus comme autant d’occasions d’enrichissement personnel et de redistribution,
notamment pendant les périodes préélectorales. Ce phénomène
entrave à terme le développement d’une société
civile saine. Le problème est que si les autorités nationales
sont davantage comptables de leurs actes devant les bailleurs de fonds, elles
le sont moins devant leurs propres citoyens. Cette situation caractérise
la faiblesse des institutions publiques et l’inefficacité des actions
en matière de bonne gouvernance…

… Si la responsabilité
nationale est largement admise dans l’échec pour l’utilisation de l’aide,
il serait juste également de faire quelques remarques sur l’attitudes
des bailleurs de fonds et l’efficacité de leur programme d’aide…
 »

B)
– Souhaits de la LDDH

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains(LDDH) se félicite de la clarté du Rapport
National sur le Développement Humains présenté par Madame
la Représentante du PNUD et Coordinateur Résident en République
de Djibouti SE Mbaranga Gasarabwe et le Ministre Délégué
chargé de la Coopération SE Mahamoud Ali Youssouf ;

Elle lance un Appel à
tous(tes) les citoyens(nes) djiboutiens(nes) de faire preuve de courage et
de lucidité pour combattre la mauvaise gouvernance et les échecs
de la gestion administrative et financière.

Elle demande à
tous les responsables politiques, à tous les responsables de la société
civile, notamment les syndicalistes responsables d’engager un combat sans
merci, un combat quotidien contre tous les Abus de Pouvoir sources du démantèlement
de l’Administration post-coloniale en République de Djibouti.

Elle demande au Gouvernement
de mettre en place en permettant au Ministre de l’Intérieur chargé
de la Décentralisation d’appliquer dans les plus brefs délais
les promesses du Chef de l’Etat lors de la présentation des meilleurs
vœux au peuple djiboutien le 31 décembre 2003. Promesses qui fixaient
les élections des Assemblées Régionales avant la fin
de l’année 2004.

Les élections des
membres des Assemblées Régionales avant les prochaines élections
présidentielles sont extrêmement importantes pour la transparence
des élections de la fin du premier semestre 2005 et la transparence
de la Bonne Gouvernance

NOEL
ABDI Jean-Paul

 

31/01/05 (B283A) Le comité du MRD annonce une réunion publique de travail le 5 février à Molenbeek (Belgique)

Chers Amis militants et
exilés djiboutiens.

En tant que démocrate
djiboutien, j’ai le plaisir de vous informer que la réunion de travail
du comité du MRD avec sa base aura lieu le samedi 5 fevrier 2005 à
16h à la grande salle WARTKAPOEN , 76 RUE DE L’ECOLE à MOLENBEEK
, près du metro COMTE DE FLANDRE.

ordre du jour ;

  • situation nationale
    du pays
  • bilan des activités
    faites depuis la derniere rencontre
  • questions diverses

Nous comptons sur votre
presence republicaine pour ce rendez-vous citoyen.

Un
démocrate djiboutien.

31/01/05 (B283A) Message de condoléances (A. Yassin)

INA ILLAHAILALA WA IN
NAA RAAJUCIN

Je viens d’apprendre la triste nouvelle de la disparition de Monsieur Laurent
SAID DIRIE qui était un ami personnel. Il était admiré
par l’ensemble des Djiboutiens pour ses actions et en particulier sa lutte
contre l’analphabétisme.

J’adresse mes plus sincères
condoléances à la famille du défunt.

ILAHAY NAAXARISTA IYOO JAANADA HAA KA WAARABIYO,SAMIR IYOO AMIN ILLAHA HA
KA SIYOO DAMAN EEHELO DISI IYOO INTI TAQINAYBA.

ABDOURAHMAN
YASSIN

31/01/05 (B283A) Selon La Nation : les excuses du Quai d’Orsay à M. Rachad Farah

Suite à la convocation
qu’avait adressée un juge français à l’ambassadeur
de Djibouti en France, cela en violation des usages diplomatiques, le Chef
du Protocole du Ministère français des Affaires Etrangères,
M. Jean-Pierre Asvazadourian a présenté ses excuses à
M. Rachad Farah dans une lettre en date du 14 janvier 2005 et que nous publions
ci-après dans son intégralité.

Par notes verbales 17,
19 et 47, l ‘Ambassade de la République de Djibouti à Paris
a bien voulu informer le Ministère des affaires étrangères
de la convocation, à titre de témoin, que vous avait adressée
M. Baudoin Thouvenot, juge d’instruction auprès du Tribunal de Grande
Instance de Paris, ainsi que de votre refus d’y donner suite.

J’ai l’honneur d vous
confirmer, comme indiqué dans ma note verbale 61/PRO/PID du 10 janvier
2005, que le service du Protocole du Ministère des Affaires Etrangères
a effectivement pris l’attache de la Chancellerie , afin qu’elle transmette
au juge d’instruction votre refus de répondre à la convocation
du juge, vous fondant, légitimement, sur la Convention de Vienne sur
les relations diplomatiques du 18 avril 1961, et notamment son article 31,
paragraphe 2. Je vous confirme en outre que, conformément à
l’article 656 du Code de Procédure pénale, la déposition
écrite d’un représentant d’une puissance étrangère
est demandée par l’entremise du ministère des affaires étrangères,
ce qui, en l’espèce, n’a pas été le cas, ce que je déplore
et qui m’amène à vous prier d’accepter mes excuses pour cette
entorse aux usages diplomatiques.

Je n’ai pas manqué
d’informer de cette situation la Chancellerie , qui m’a fait savoir que le
juge d’instruction concerné avait reconnu son erreur et souhaitait
que la convocation soit considérée comme nulle et non avenue.

En vous renouvelant les
excuses des autorités françaises pour cette regrettable erreur,
je vous prie d’agréer , Monsieur l’ambassadeur, l’expression de ma
haute considération.”

M.Jean-Pierre
Asvazadourian

30/01/05 (B283A) RFI : écoutez la partie du journal consacré à l’affaire Borrel du 28 janvier 2005. (Capture effectuée par un lecteur)

Si Guelleh vous a coupé
le son de RFI et pas l’accès au site ou simplement si vous n’avez pas
pu écouter le journal de RFI du 28 janvier, vous pouvez le retrouver
en activant l’icone ci-dessous ….