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09/11/2013 (Brève 297) RFI Mr Mohamed Aref : “La France est responsable de l’assassinat de Ghislaine et Claude”. (Avec une note de l’ARDHD)

_____________________ Note de l’ARDHD
Information ou désir maladroit de vengeance à l’égard de la presse française qui vient de le mettre en cause pour sa possible intervention dans les transactions peu transparentes de Claude Guéant et aussi pour ses relations au service d’un homme d’affaires sulfureux et controversé
Alexandre Djouhri.

Momo le PhilosopheNous, au sein de l’équipe, on pencherait plutôt pour la deuxième hypothèse, connaissant l’homme et ses vestes à double usage, retournables à volonté et sans limite.

Se servir de la mort tragique d’une journaliste et de son collègue, pour braquer les projecteurs sur sa petite personne, qui est si contestée aujourd’hui tant par la disapora djiboutienne que par la presse française : c’est tout à fait dans le style du corbeau repenti …. !
C’est ignoble et cela suscite le dégoût !

Rappelons qu’Aref est l’homme qui défend Guelleh et le Général Zakaria, que c’est aussi l’homme qui a dénigré Elisabeth Borrel et plaidé contre la vérité sur l’assassinat de son mari à Djibouti. Bref c’est un courtisan de Guelleh … qui ne l’a quand même pas admis à pénétrer au sérail : il reste et restera un porte-serviette zélé au service des coups tordus, comme ses voyages au Yémén, en compagnie du Procureur Maki et de Grandes oreilles pour tenter d’obtenir l’extradition d’Alhoumékani sur des faits mensongers.

En tout cas, une prise de position du Corbeau repenti à prendre avec beaucoup, beaucoup de précaution. ON lui conseillerait de retourner d’où il vient …

_________________________________Fin de la note

Alors que près de 35 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’assassinat des deux journalistes de RFI, un proche de Ghislaine Dupont, Maitre Mohamed Aref, réclame une enquête internationale. Explications.

« A chaque fois que la France ouvre une enquête hors de son territoire, nous n’avons jamais la vérité ! » Le ton est donné. Maitre Mohamed Aref, joint par Afrik.com, avocat au barreau de Djibouti et ami de longue date de Ghislaine Dupont, souhaite qu’une enquête internationale soit ouverte. Il craint qu’avec l’enquête lancée par le parquet antiterroriste de Paris en partenariat avec les services de renseignement français, la vérité n’aboutisse jamais, « comme ce fut le cas pour la Libye ». Il appelle donc le Conseil de sécurité de l’ONU à agir en ce sens. « Si nous laissons la France enquêter, nous ne saurons jamais ce qui est réellement arrivé à Ghislaine Dupont et à son confrère Claude Verlon », affirme Maitre Mohamed Aref.

Ghislaine Dupont représentait beaucoup pour cet avocat français et Djiboutien.

C’est la première journaliste étrangère à avoir bravé les barrières de la prison djiboutienne où était détenu Maitre Mohamed Aref lorsque ce défenseur des droits fondamentaux a été arrêté à Djibouti en 1998, pour des raisons politiques, selon Amnesty international. Ils étaient depuis restés très proches.

Selon lui, « la France est responsable de l’assassinat de Ghislaine et Claude ». Et ce, pour plusieurs raisons : la première est que Ghislaine Dupont et Claude Verlon avaient sollicité l’assistance de la force française au Mali pour se rendre à Kidal. Assistance que celle-ci a refusée ! Ce sont donc des soldats de l’ONU qui ont escorté les deux journalistes jusqu’à Kidal. La journaliste et le technicien de RFI entendaient rendre une visite « impromptue » à Ambéry Ag Rissa, éminent représentant du MNLA à Kidal. Comment les ravisseurs étaient-ils au courant de cette visite, si Ag Rissa lui-même, comme il l’a répété a l’envie, n’en était pas informé ?

« Ghislaine et Claude avaient levé un lièvre très important »

La seconde raison est donc celle-ci : Mohamed Aref se demande pourquoi l’armée française n’a pas détecté une éventuelle conversation téléphonique à ce sujet entre les ravisseurs, alors que cette dernière est parfaitement équipée. Enfin, la France est, toujours selon Mohamed Aref, responsable car si la thèse selon laquelle la France n’aurait pas respecté un pacte dans la libération des otages d’Arlit est avérée, les autorités françaises seraient donc responsables d’un crime crapuleux orchestré en signe de vengeance.

Mais Mohamed Aref en est convaincu, « Ghislaine et Claude avaient levé un gros lièvre ». Les commanditaires de ce meurtre étaient donc déterminés à les éliminer dans le but de les faire taire. L’enquête internationale pourrait donc permettre de déterminer ce « fameux gros lièvre » qu’avaient levé les deux journalistes de RFI.

Pourquoi ? Car en dépêchant sur place des enquêteurs français, les Touaregs, susceptibles de détenir des informations, ne leur parleront jamais, « ni même à des juges français et encore moins maliens ». Tandis que dans le cadre d’une enquête internationale, avec des enquêteurs « mauritaniens » par exemple, le dialogue serait possible et la vérité pourrait être établie.

Autre point noir de cette affaire. Aref se demande pourquoi le soldat qui accompagnait les deux journalistes n’a pas immédiatement donné l’alerte à son détachement ? Puisqu’il était à proximité du lieu de l’enlèvement et donc potentiel témoin de la scène. « Il s’agit là d’un tas de questions que même les journalistes de RFI n’osent pas poser publiquement », affirme l’avocat djiboutien.

Maitre Mohamed Aref est formel : « Ghislaine ne prenait jamais de risques inconsidérés », contrairement à ce qu’affirmaient certains avant de revenir sur leurs propos. Enfin, ce qui consterne également cet avocat de 61 ans est « le silence assourdissant de l’Union Africaine ». « Même les Présidents africains pointés du doigt par Ghislaine ont rendu hommage à ces grands journalistes de RFI  », conclut-il.

13/05/05 (B297) LDDH – Rapport et alerte : SITUATION INCERTAINE ET INSTABLE EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI FEVRIER 2005 – MAI 2005


Le Président

RAPPORT DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE

DES DROITS HUMAINS (LDDH)

DU 12 MAI 2005

SITUATION INCERTAINE ET INSTABLE
EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
FEVRIER 2005 – MAI 2005

NOTE LIMINAIRE

Aujourd’hui 12 mai 2005, jour pour jour, c’est le 4 ème anniversaire de la signature des Accords de Paix entre le Gouvernement et le Frud-Armé.

Par respect et à la mémoire de toutes les victimes civiles de ce conflit interne, il est de notre devoir de poser un certain nombre de questions pour qu’enfin la vérité soit établie et mettre fin à l’impunité qui sévit encore en République de Djibouti. (Ces questions sont posées d’une manière directe par les points suivants :

En effet,

  1. Après 28 ans de souffrances physiques, morales dans des zones déclarées zones de guerre ;
  2. Après plus de 10 années d’une répression armée, d’humiliations, de dégradations, de vols et de viols, d’exécutions extrajudiciaires, de blocus alimentaires et sanitaires contre nos populations du Nord et du Sud-Ouest de la République, par nos forces armées et les autorités administratives au ordre d’un Pouvoir politique ;
  3. Après des années de mal gouvernance, de non respect des Institutions républicaines, de non effectivité de l’Etat de Droit, des détournements sans vergogne des Deniers publics et des Biens sociaux, des amputations des Juridictions et de la paralysie d’une Justice sous pression, de l’anéantissement de toute possibilité vers un minimum d’applicabilité des Lois par le respect du Principe de la Séparation des Pouvoirs

Il est donc important, de se demander :

  1. comment sauver la dignité de la personne humaine ;
  2. comment se parer d’une dictature foncièrement sournoise imposée par la force, la peur, et les mascarades électorales ?


RAPPORT PROPREMENT DIT

 1 – SUR LA PREVENTION DES CONFLITS.

La République de Djibouti est entrée dans une période mouvementée à partir du mois de février 2005, suite à l’annonce officielle du refus des Partis de l’Opposition regroupée au sein de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) de participer au scrutin présidentiel du 8 avril 2005.

Craignant pour une paix civile déjà fragilisée par la violation des Accords de Paix du 12 mai 2001 signé entre le Gouvernement et le Frud-Armé, et conformément à sa mission de Prévention des Conflits, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a formulé des propositions concrètes visant à instaurer un climat de détente entre le gouvernement et l’opposition.

Dans ce but, la LDDH a publié le 20 février 2005 une note d’information bien documentée sur le contexte politique dans lequel se présentait l’élection présidentielle que le pouvoir comptait organiser malgré le boycott actif prôné par l’opposition unie.

Pressentant qu’en l’absence d’un candidat de l’opposition, le candidat officiel risquait de se retrouver candidat unique, avec tous les risques de dérapages et des dangers consécutifs à la fragilisation de toute crédibilité.

Afin d’éviter un tel scénario contraire à l’esprit et à la lettre des dispositions de la Constitution nationale portant sur la pluralité démocratique, base même de la pluralité des choix électoraux prévus par les Instruments Internationaux ratifiés par la République de Djibouti, la LDDH a donc suggéré le report d’un an de la présidentielle programmée, afin de faciliter la mise en place de la transparence électorale réclamée depuis des mois par l’Opposition.

Malheureusement le régime en place a préféré faire le sourd d’oreille et ignorer nos propositions alors que l’opposition avait manifesté un certain intérêt à notre démarche.

Aussi par un communiqué de presse en date du 9 avril dernier la LDDH a noté avec déception que l’intransigeance du pouvoir djiboutien a eu pour conséquence de créer une situation inédite dans un pays soumis au multipartisme, à savoir : un candidat à sa propre succession, candidat unique seul avec lui-même, imposant par ce fait des élections sans compétition, sans aucune transparence des processus électoraux, sans des Observateurs crédibles non indépendants dans leurs mouvements.

Solliciter le suffrage de nos concitoyen(ne)s dans de telles conditions est un acte qui doit être considéré comme une Haute Trahison à la Nation, en violation à la volonté populaire de démocratie et d’élections libres, transparentes et plurielles.

Imposer le 8 avril 2005 au peuple djiboutien des élections mascarades, en violation au multipartisme, est un crime de Haute Trahison, crime difficile à pénaliser dans le contexte actuelle des juridictions locales concernées.

Rappelant qu’auparavant, dans une ultime tentative de trouver une issue positive à l’impasse, la LDDH avait saisi le Président de l’Assemblée Nationale, le Ministre de l’Intérieur, pour qu’ils assument chacun dans son domaine, leur entière responsabilité.

M. NOEL ABDI Jean-Paul avait expliqué, en tant que Défenseur des Droits de l’Homme, les risques et violations de ces présidentielles sur les Ondes internationales du service français de la BBC.

2 – SUR DES REPRESSIONS AUX CONSEQUENCES INCALCULABLES

A la veille du 8 avril et en pleine campagne du candidat unique, le pouvoir en place a, dans un élan répressif, tenté d’empêcher les rassemblements de l’opposition tant dans la capitale que dans les districts de l’Intérieur.

Ainsi le 4 avril les forces de police ont tenté d’arrêter des dirigeants de l’opposition à Obock. Le même jour ces dirigeants ont été empêchés d’entrer à Tadjourah par l’armée alors que des militants et cadres de l’ARD étaient arrêtés et transférés manu militari pour être arbitrairement détenus au Centre de l’Ecole de Police de Nagad à Djibouti ville.

En réaction à ces actes répressifs, la LDDH a vigoureusement dénoncé les arrestations arbitraires en publiant un communiqué de presse le 5 avril 2005.

Durant pratiquement deux mois avant le scrutin des arrestations, des fermetures des restaurants fréquentés par l’opposition, des rafles et des intimidations essentiellement axées vers le secteur commercial informel supposé proche de l’opposition étaient l’une des priorités de la machine de répression au service d’un candidat devenue solitaire.

Il est vrai que, les Défenseurs des Droits de l’Homme n’ont pas manqué de dénoncer toutes les répressions contre les électeur(ices)s par les forces armées, et ce, à chaque fois qu’ils étaient alertés.

3 – APOGEE DE LA REPRESSION

Si, durant les 48h précédant le jour du scrutin, un calme relatif a été observé le 8 avril 2005, quelques milliers de militants de l’UAD ont organisé un rassemblement pacifique juste devant leurs sièges sis à l’Avenue Gamal Abdul Nasser pour faire le point de l’impact de leur politique de boycott actif.

Vers midi, alors que les participants au meeting fiers de leur succès, s’apprêtaient à se disperser dans le calme, et se rendre à la Mosquée pour la prière du vendredi, les brigades d’interventions des forces armées ont furieusement chargé à coup de matraques et de grenades lacrymogènes.

Des balles réelles ont été tirées en l’air, semant la panique au sein des habitants circonvoisins des sièges de l’UAD.

Ces forces, en principe de maintien de l’ordre, ont outrepassé leurs prérogatives :

  1. en ratissant par les « méthodes dites d’éjections » les personnalités présentes dans les locaux des Partis légaux, et blessant gravement le Codirecteur du Journal  « Réalité » M. MAHDI IBRAHIM GOD
  2. en violant, en autres, délibérément les locaux officiels d’un Parti Politique de l’Opposition, par occupation des lieux durant deux jours, « comme dans un camp ennemi conquis».

Conclusion

Le bilan de ces agressions est lourd de conséquences, car les victimes sont nombreuses et avec toutes les infractions collatérales, elles ne peuvent qu’engendrer :

  • incompréhension ;
  • intolérance ;
  • tout en instaurant un climat de révolte dangereux pour l’avenir de la République de Djibouti.

Les perspectives sont incertaines et instables car

  • les tensions commencent à être persistantes car les Accords de Paix du 12 mai sont bloqués et tous espoirs d’une paix sociale s’estompent et fait place à la colère, à des sentiments vindicatifs, à la vindicte populaire.
  • instabilités flagrantes car non seulement les présidentielles ont été anticonstitutionnelles, mais elles ont été sanctionnées par les urnes avec un taux de participation insignifiant. Pire encore dés son « investiture » le désespoir s’est installée au cœur même de l’Administration et des Forces armées, car son départ précipité a plongé le pays dans l’inconnu le plus total. Djibouti est depuis le 8 mai 2005 sans Gouvernement.
  • La vacance de Pouvoir continue et la grogne du peuple s’amplifie.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

12/05/05 (B297) LDDH : Pourquoi la vérité est-elle ailleurs ? La situation des femmes harcelées par l’organisation Guelleh.


Le porte-parole

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 11 MAI 2005

Pourquoi la vérité est-elle ailleurs ?

   

Expertise de la femme ? Oui certainement. En voici un exemple. Ces artisanes travaillent, assises à même le sol, entre banques et supermarchés, La tète juste à la bonne hauteur pour aspirer les gaz d’échappement des gros 4×4 sillonnant le centre ville. Mal gré bon gré elles survivent de leur artisanat, de leur art doit-on dire. Local, traditionnel et vérita- blement féminin.

IOG
Adaptation LDDH, à partir d’une affiche
de la campagne présidentielle 2005

Loin des bureaux climatisés, sans aide et sans soutien d’aucune sorte elles s’activent du matin au soir sans frémir. De part leur présence et leurs produits, elles embellissent et donnent vie aux lieux qu’elles « squattent ».

A elles seules, elles incarnent les valeurs ancestrales des habitants de cette région rude et inhospitalière : le travail, la dignité, l’endurance et l’amour de la liberté.

Est-ce là les raisons qui leurs valent tant de harcèlements ? Pourquoi, la Police les rafle-elle régulièrement sans ménagement ( trois fois en deux mois).

Pourquoi :

Ardo Direh Méad
Amina Dirieh Gouled
Awo Ibrahim Warsama

Croupissent-elles au commissariat central de la Police (FNP) depuis le lundi 9 mai 2005, avec leurs objets artisanaux?

Pourquoi les empêche-t-on d’écouler les fruits de tant de labeurs ?

Pourquoi personne et surtout aucun officiel de la dite République ne s’émeut de leur sort ?

Pourquoi ? Pourquoi  ? Pourquoi ?

Nous leur avons rendu visite au commissariat hier soir. Intriguée et abattue Amina nous demande le plus sincèrement du monde « Mais qui êtes-vous et comment se fait-il que vous vous intéressiez à nous ? »

Cela en dit long sur l’état de leur moral, leur degré de désespoir et la profondeur de leur sentiment de solitude.

Elles sont femmes, c’est indéniable. Elles sont expertes dans leur domaine, c’est incontestable. Elles méritent bien tous les égards et la protection qui sied à leur statut. Et Pourtant.

Entre discours tapageurs et amères réalités : LE GRAND ECART

Souleiman A. Mohamed
Porte parole.

11/05/05 (B297) Après les frasques de son petit frère à Dubai (port d’arme, coups portés à son épouse, ..) Dileita au coeur d’un nouveau scandale, à Djibouti, cette fois (Lecteur)

Très dynamique et (très) moyennement intelligent, le Chef de Cabinet du Premier Ministre, surnommé G.M.O vient d’être la victime de ses propres excès.


En ” mission commandée ” de nuit (pour aller chercher une invitée ?) sur ordre de son patron, le Chef de Cabinet est tombé dans une embuscade tendue par Monsieur Imbir BOKO, ancien militaire et chauffeur de son état à l’Office de Protection Sociale.


A l’issue d’une filature discrète, G.M.O a été contraint de s’arrêter. Extrait de son véhicule par la force, puis tabassé. Il s’en sort avec quatre points de sutures.


M. I. BOKO avait-il de bonnes raisons de s’en prendre à G.M.O ? Ce dernier avait-il pour mission de conduire auprès du Premier Ministre, la propre fille de Imbir BOKO ( tout le monde sait à Djibouti, que G.M.O travaille nuit et jour avec son chef (sic)).

Faute de n’avoir jamais pu mettre la main sur l’amant présumé de sa propre fille (car le PM est bien protégé par ses gardes) aurait-il pu imaginer de mettre hors service, celui qui serait le ” livreur ” de filles, d’après des rumeurs persistantes.. ?

A l’heure ou nous écrivons ces quelques lignes, Monsieur Imbir Boko est toujours maintenu derrière les barreaux, en dépit des propositions de règlement à l’amiable qui ont été exprimées devant le tribunal coutumier, par la famille de l’agresseur de notre très motivé et très dévoué Chef de Cabinet, parfois “homme à tout faire”.

Décidément, le Premier Ministre et son entourage, aiment faire parler d’eux ! Il y a à peine deux semaines, son petit frère se faisait prendre avec (une arme ?) à Dubaï, suivie par l’agression violente et caractérisée de sa propre épouse…..


Où veulent-ils en venir concrètement ? Peut-on se permettre de dire qu’on se sente vraiment en sécurité à Djibouti, quand on voit les agissements des uns et des autres et la rue devenir la scène de règlements de compte “très privés” ?????


L’avenir nous le dira très prochainement !!!

11/05/05 (B297) Discours, à l’occasion du Premier mai 2005, du Président par intérim et Secrétaire aux relations internationales de l’Union Djiboutienne du Travail (UDT), M. Hassan Cher Hared.

La journée mondiale du travail, 1 er mai 2005

Discours du président par intérim et secrétaire
aux relations internationales de l’UDT,

M. HASSAN CHER HARED

Chers camarades,
Chers invités,

L’Union Djiboutienne du Travail, notre centrale syndicale de loin la plus représentative, libre, indépendante et affilié à la Confédération Internationale des Syndicats Libres, commémore aujourd’hui avec vous, comme tous nos camarades de la planète, la journée mondiale de travail, le 1 er mai, jour institué par l’OIT. Le mot d’ordre mondialement retenu par les syndicats à cet occasion pour cette année est : « lutte contre la pauvreté ».

La pauvreté est telle que nous le savons à la fois d’origine structurelle et conjoncturelle. L’indicateur composite de la pauvreté humaine (IPH) s’attache aux déficits rencontrés dans trois domaine essentiels de l’existence humaine : 1- la durée de vie ; 2- le niveau d’instruction et 3 – les conditions de vie.

Pour Djibouti, les facteurs influant sur la pauvreté sont en particulière le déficit de formation scolaire, la taille du ménage, le retard des paiements des salaires, le chômage, la mauvaise gouvernance, la mauvaise santé physique ou mental de la population, la mauvaise gestion des ressources publiques, la corruption et la rareté des emplois.

Ce thème, la pauvreté, est tombé au point nommé pour notre pays où la situation sociale et économique tant des travailleurs en particulier et de la population en général ne cessent de se dégrader à une rythme effrénée.

Les pauvres sont laissés à leur sort et ne reçoivent pas d’assistance directe ou indirecte du gouvernement malgré l’existence des institutions étatiques crées spécialement à cet effet, tel que la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, le Fond de Développement Social, etc.…

Les chiffres suivants relatent l’état de lieu social : nous avons à Djibouti un seuil de pauvreté relative par an et par adulte situé dans la fourchette de 216.450 fdj et 100.229 fdj, 64% de la population qui vit sous la seuil de la pauvreté, 9,8% à l’extrême pauvreté, 70% sont au chômage surtout chez le jeune et une durée de vie moyenne estimé à 52 ans.

Quand nous parlons de la pauvreté durable croissante, il ne suffit pas de croire simplement qu’elle a des conséquences chez les chômeurs qui sont dépourvus, dans ce pays, du minimum de droit et des travailleurs du secteur formel ou informels à revenus réduits.

Mais, elle est visible aussi de plus en plus chez les cadres moyens dont leurs salaires se voient diminués du jour au lendemain par des motives fictives. En réalité leur situation s’est aggravée avec l’application du programme d’ajustement structurel qui a conduit les travailleurs à faire savoir leur mécontentement par la cessation de travail concertée générale de septembre 1995 où le gouvernement n’avait pas manqué d’outrepasser les droits syndicaux et humains en réprimant sans retenu les responsables et militants syndicaux.

Comme l’inhibition physique n’est plus admise dans ce monde, le gouvernement accentue sa répression administrative, juridique et institutionnelle sur la population pour les ramener à un stade social et économique inhumains. La mise en place d’un filtre à l’embauche, les tâcheronnats ou les services de placements privés, qui ponctionnent illégalement 40% du salaire de l’ouvrier au vu et au su de tout le monde en est un ! La préparation à musse pot et l’adoption par le conseil des ministres du 08 novembre 2004 du projet du nouveau code de travail antisocial qui draine derrière lui la précarité de l’emploi et l’éradication du syndicalisme libre et indépendant à Djibouti est un autre ! Ce sont des moyens instaurant la pauvreté durable à djibouti.

En conclusion un poète somalien avait déjà avancé, devant une telle situation, la solution suivante en disant : « … quand la pauvreté arrive, ne vous cachez pas derrière des prières, manifestez vous en faisant usage des moyens légaux  …».

Vive le 1 er mai

Vive les travailleuses et travailleurs djiboutiens
Vive les syndicalismes libres et indépendants
Vive la république de Djibouti

Salut chers camarades

11/05/05 (B297) IOG aurait fait (“officiellement”) de la lutte contre la pauvreté, une priorité numéro UN. Si c’était vrai et sincère, nous n’aurions rien à redire … Mais ce n’est certainement pas la vérité et notre humouriste a choisi un dialogue (presque) imaginaire que l’on aurait pu entendre au Palais de l’Escale … (Humour)

11/05/05 (B297) Ouf ! Le ridicule n’a pas tué les “journalistes de la campagne” (sic) de Guelleh. En une phrase qu’il nous a fait parvenir, Abdourahman Waberi les reconduit à la niche ….

Chers journalistes de campagne (appréciez le ridicule de cette étiquette !)

Je n’ai qu’un mot à vous dire : ce pays est tout autant le mien que le vôtre. Il y a une nuance et elle est de taille : je préfère vivre pauvre avec ma conscience que riche avec la vôtre.

L’ingrat vous salue bien ….

Abdourahman A. Waberi


________________________ Extrait de Djibouti-demain …

DJIBOUTI DEMAIN  (Edition n°4 du Jeudi 31 mars 2005)


Journal de la Campagne –
Election Présidentielle 2005 –
Commission Communication
.

« Aussi loin, aussi ingrat

…Toute diaspora qui se respecte demeure attachée aux valeurs essentielles de son pays natal. Il semble que la notre, du moins dans sa frange habituée à surfer sur le Net confond “opportunisme et opposition”, “critique et dénigrement”.

En effet, certains n’ayant pas pu assurer leur emploi sont devenus des clients naturels à l’émigration vers certains pays de l’occident qui accusent un déficit démographique. Tenter d’obtenir soit la “green card” soit la carte de résidence afin d’accéder aux revenus minimum et en vivre jusqu’à ces derniers jours, semble être le choix de certains de nos concitoyens. Que dans cette nasse tombent des hommes et des femmes dépourvus de formation susceptible de favoriser leur épanouissement professionnel, pouvant les intégrer dans la société, paraît normal.

Mais que certains écrivains djiboutiens ayant fait le choix de vivre en Europe pour convenance personnelle, tel que Abdourahman Waberi, cultive la politique d’acharnement récurrente contre son propre pays, il y’a de quoi douter de leur intégrité intellectuelle.

M. Waberi a eu l’occasion de venir à Djibouti et a participé à plusieurs rencontres d’écrivains à Djibouti de 1995 à 2002.

A notre connaissance, il est retourné “chez lui” sain et sauf.

Ecrire un pamphlet qui dénigre autant son pays, sa culture, son système éducatif après des repas copieusement arrosés, cela doit réconforter et déculpabiliser l’enfant formé qui n’a pas voulu retourner au pays pour contribuer au développement de son pays.

A le lire, Djibouti, serait “gabegie, népotisme, favoritisme”.

Mais, M. Waberi se rend-il compte qu’il constitue un contre-exemple patent et flagrant que le système qu’il dénigre a produit. Né enfant pauvre, ce système éducatif lui a permis d’obtenir un bac et a financé ses études universitaires, des années durant.

Va ingrat, coule paisiblement tes jours et épargne nous de tes invectives littéraires.

Mais, saches que tu restes le fils de ce pays.

10/05/05 (B297) Rifki : le fidèle (Par un étudiant djiboutien de France)

J’étais entrain de surfer sur Internet, à la recherche de quelques productions littéraires de Monsieur Abdourahman A. Wabéri, notre honorable écrivain djiboutien. Pour moi, c’était une occasion de travailler sur un auteur djiboutien que j’estime énormément. Lors de mes premiers coups de clavier, le moteur de recherche Google m’associe le nom de Wabéri à un site que je ne connaissais pas, mais il semblait faire de la publicité pour le dictateur djiboutien. Au fond de moi et sans même ouvrir la page, je me suis dit : c’est tout de même quelque chose de bien, ils vont peut-être parler de Wabéri.


 


A ma grande surprise, j’ai ouvert le site et y trouve un journal dénommé pour l’occasion « Djibouti demain » ou « Djibouti après demain », je ne me rappelles plus vraiment. Dans cette malheureuse petite édition, Rifki Abdoulkader Bamakrama, arriviste et omniprésent, se veut ici, Directeur de la rédaction. C’est ainsi que le ministre de la Culture djiboutoise se permet et ose ternir l’image de marque du professeur et écrivain Abdourahman A. Wabéri. Il le traite de tous les mots comme pour chercher à plaire à son maître. Signal politique oblige ! En tant qu’étudiant, je peux comprendre cette attitude car le connaissant ass bien, pour avoir été un jour l’ami de son fils Bassabre (prématurément éjecté du système universitaire français), l’homme est avide de pouvoir et surtout d’argent. Il adore ça.


 


Mais, je ne peux pas comprendre qu’il puisse traiter Wabéri d’ingrat et sa famille de pauvre. Là, comme des milliers de djiboutiens, je me sens directement touché car je suis également issu d’une famille pauvre voire très pauvre et comme tous le monde ou presque, j’ai eu mon BAC et j’ai pu faire des études universitaires. A mon avis, Rifki fait là, une grosse bêtise.


 


L’excellence malgré lui, ne sait certainement pas ce que c’est un PAUVRE et surtout comment il se débrouille pour vivre. Ce n’est donc pas marrant. Croyez moi grand frère! La pauvreté que vous n’avez sans doute jamais connu, brise et déchire la vie d’une multitude de famille. Notre quatrième khalife Omar Ibn El Khatab disait que : « Si la pauvreté était un homme, je l’aurais tué ». J’espère que vous comprendrez un jour le véritable sens de cette phrase. Il n’y a donc pas de honte à cela et jamais un pauvre n’a choisi de l’être. Pauvre peut-être d’agent, mais riche de patience et de dignité. Pauvre n’est en tout cas pas ynonyme de voleur que vous êtes.


 


En outre, vous dites quelque part que Wabéri est ingrat parce qu’il doit sa culture et son éducation à Djibouti. Personnellement, je ne l’ai jamais entendu dire le contraire. N’est ce pas avec l’argent du contribuable djiboutien que tous les étudiants font leurs études ? Ce n’est tout de même pas avec la recette des concerts de Bamakrama « chanteur » que l’on étudie ! Cher frère, ce n’est pas parce que Abdourahman A. Wabéri a osé dire NON au régime dictatorial qu’il est subitement devenu ingrat ! Ce n’est pas parce qu’il a exprimé son opinion qu’il est mauvais ! Ce n’est pas parce qu’il a une autre vision du développement de son pays qu’il est traître ! Ce n’est pas parce qu’il refuse de faire allégeance qu’il n’est plus le Wabéri que le régime vantait il y a pourtant quelque temps !


 


Je ne me fais pas l’avocat du diable mais de la manière que vous procédez pour traiter les intellectuels, je constate que vous avez une dent contre eux. Mais si ce n’est qu’un clin d’œil à IOG, t’inquiètes, il va te renommer Ministre.