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13/06/05 (B302) RSF / Soudan : Le Khartoum Monitor interdit de parution. Appel urgent à l’ONU.

Reporters sans frontières lance un « appel pressant » à l’Organisation des Nations unies (ONU) pour que la liberté de la presse ne soit pas « le parent pauvre du retour à la paix au Soudan », après le retrait par la Haute Cour de Khartoum, le 12 juin 2005, de la licence du quotidien anglophone Khartoum Monitor, déjà soumis depuis quelques semaines à la surveillance étroite de la police.



« Quel acte de censure attend l’ONU pour exiger des autorités soudanaises le respect de la liberté de la presse ?, a déclaré Reporters sans frontières. Le gouvernement a l’audace d’afficher son attachement aux principes démocratiques, tout en soumettant la moindre voix discordante à la surveillance de la police ou au couperet de la justice. Depuis le 21 mai, le Khartoum Monitor ne pouvait pas paraître sans l’imprimatur d’agents de la sécurité d’Etat, après une lecture tatillonne. Aujourd’hui, le gouvernement a déterré une vieille affaire et man¦uvré dans l’ombre pour faire taire le journal. Si la communauté internationale ne faisait rien pour faire fléchir les autorités soudanaises aujourd’hui, elle autoriserait ouvertement celles-ci à tenir à la gorge les journalistes indépendants du pays. »



Dans un courrier daté du 12 juin 2005, un juge de la Haute Cour, Ismat Sulaman Hassan, a ordonné le retrait de la licence de publication du journal anglophone Khartoum Monitor, l’un des trois quotidiens indépendants du Soudan. Son arrêt confirme une décision d’un tribunal de première instance, datée du 12 juillet 2003, qui avait suspendu la licence du journal après la publication d’une interview de l’ancien ministre soudanais Santino Deng, aujourd’hui décédé, accusant le gouvernement de pratiquer des formes d’esclavage. Cette suspension avait par la suite été levée par une cour d’appel et le journal avait pu reparaître normalement. Après l’arrêt de la Haute Cour, le directeur de publication du Khartoum Monitor, Alfred Taban, a déclaré qu’il ignorait que l’affaire avait été renvoyée devant une juridiction supérieure.




Le Khartoum Monitor, connu pour prendre la défense des populations du Sud, a déjà fait l’objet de mesures coercitives par le passé, comme de nombreux journalistes et publications du pays. Le 21 mai 2005, la sécurité d’Etat avait effectué une descente dans les locaux du journal, exigeant le retrait d’un article et d’un éditorial portant sur des affrontements meurtriers entre des civils originaires du Sud et du Darfour (Ouest) et la police anti-émeutes, dans un « camp de déplacés », au sud de la capitale. Le lendemain, la police avait annoncé à l’équipe dirigeante du journal que ses agents se présenteraient tous les soirs à l’imprimerie, afin de vérifier que l’édition en préparation ne contiendrait aucun article « dépassant la ligne rouge ».



Leonard VINCENT

Bureau Afrique / Africa desk

Reporters sans frontières / Reporters Without Borders

5, rue Geoffroy-Marie

75009 Paris, France

Tel : (33) 1 44 83 84 84

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12/06/05 (B302) Que s’est-il vraiment passé à Paris, lors de la visite écourtée de Guelleh, suite à sa convocation par la Justice française ? L’attitude franchement anit-française de Guelleh (D’un lecteur djiboutien que nous félicitons vivement pour cette remarquable compilation)

Que c’est-il passé réellement à Paris lors de la visite de Guelleh?

Il y a une année de cela lorsque des documents classés secrets défense ont été remis à la justice française. Guelleh a réagi violement en accusant la France d’essayer de déstabiliser Djibouti. En plus des attaques envers la France et le président Chirac, il avait organisé des manifestations contre la France et des graffitis haineux ont été écrits sur les murs de l’ambassade de France. Dans un article paru sur la nation on traitait le président français de raciste.

Prisonnier de ses mensonges, de ses crimes, de ses haines et de la défense de ses intérêts personnels, à la petite semaine, Guelleh, qui a essayé sans succès plusieurs stratégies de défense totalement inefficaces, semble incapable de reprendre le dessus, en dépit d’un soutien abusif de la part de Chirac et du Quai d’Orsay.

Retour en arrière (depuis 1999) sur cette comédie à la Guelleh, pleine de gesticulations déraisonnables, de rebondissements, jusqu’à l’échec total dans les prochains mois, avec au final des inculpations inévitables …

Titre de la comédie
« Que c’est-il passé réellement à Paris lors de la visite de Guelleh ? »

ACTE 1 – 1995
19 octobre : le corps à demi-carbonisé du juge Bernard Borrel est retrouvé à Djibouti, près du Goubet …

ACTE 2 – 1999
Avril

  • Guelleh s’auto-proclame Président de la République. Pour assurer sa victoire, il avait
    • fait incarcérer Me AREF, candidat possible (Cet avocat s’est rallié à Guelleh ensuite)
    • fait investir brutalement la maison de Moussa Idriss, investi par l’ensemble de l’opposition (plusieurs blessés et morts de son entourage).
  • Chirac félicite Guelleh et l’Armée de l’air française envoie deux avions, le soir même de l’élection, pour faire des pirouettes au-dessus de la maison de Guelleh : ce point sera évoqué devant l’Assemblée nationale française, qui n’appréciera pas vraiment, l’initiative des aviateurs …

Mai

  • Les députés européens condamnent solennellement les atteintes aux droits de l’Homme.
  • Guelleh se précipite, le 25 mai 1999, pour se faire « adouber » par Chirac, ce qui provoque une levée de boucliers dans l’opinion et la presse françaises. Premiers signes de son comportement anti-français : en réaction, il critique l’attitude de la France dans Le Figaro (« Le nouveau président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, qui a entamé mardi une visite officielle de trois jours en France, critique ce qu’il considère comme l’appui apporté par le gouvernement français aux opposants djiboutiens, dans une interview au quotidien Le Figaro)

ACTE 3 – 2002
Octobre

  • Guelleh fait un nouveau voyage à Paris et il donne une conférence de Presse.
  • Les avocats de Mme Borrel demande à la justice de saisir l’occasion de son voyage pour l’entendre dans le cadre de la disparition du Juge.
  • Lors de la conférence de Presse, Guelleh s’emporte contre les journalistes de Canal + et il fuit la salle en pleine réunion

ACTE 4 – 2004

  • Guelleh adopte une attitude franchement anti-française
  • En avril 2004, lorsque des documents classés secrets défense sont remis à la justice française, Guelleh réagi violement en accusant la France d’essayer de déstabiliser Djibouti. Il multiplie les attaques envers la France et le président Chirac.
  • Il fait organiser des manifestations contre la France et fait inscrire des graffitis haineux sur les murs de l’ambassade de France. Dans un article paru sur La Nation on traite le président Chirac de raciste.

Documentation :

Article sur La Nation le lundi 19 Avril 2004 à 11H00

Affaire Borel – La vérité Nazie……….
 » La France n’a pas d’amis ; elle n’a que des intérêts « . On connaît l’équation de la françafrique qui a été vérifiée en mille lieux. Le dernier en date, le Rwanda où la complicité française dans le génocide est plus qu’avérée.  » Dans ces pays un génocide n’est jamais de trop  » c’est un président français (Mitterrand) en personne qui commentait, du haut de son mépris pour les africains, le génocide rwandais.
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Se déclarant vainqueur des élections présidentielles, boycottées largement par la majorité des électeurs.

Guelleh a voulu jouer cette fois, la carte américaine en se rendant d’abord aux Etats Unis. Bush ayant refusé de le rencontrer et déçu de l’accueil que les américains lui ont réservé. Guelleh est accueilli en france par une convocation de la juge clément pour comparaître comme témoin dans l’affaire Borrel. Il refuse de répondre aux questions des journalistes sur l’affaire Borrel, par contre Chirac a indiqué que la justice souhaitait accélérer l’instruction sur la mort du juge Borrel. L’affaire se retrouve subitement à la une des journaux français et partout dans le monde.

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Déclaration du Quai d’orsay
«le parquet demandait au juge d’instruction de mener (l’instruction) qui se prolonge depuis maintenant dix ans, dans les meilleurs délais»
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De retour à son palais de l’escale Guelleh garde le silence pendant deux jours avant de faire une déclaration sur l’affaire Borrel. Contrairement à l’année dernière où il s’en ait pris au gouvernement français et le président Chirac, il accuse maintenant le média français et certains milieux judiciaires de comploter contre lui. Rappelons qu’il a expulsé 6 coopérants français et fermé l’antenne de RFI à cause de cette même affaire.

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Communiqué de la Présidence de Djibouti

Comme suite à la couverture médiatique de l’Affaire Borrel par certains médias français à l’occasion de la Visite du Chef de l’Etat en France, la Présidence de la République a publié le communiqué de presse suivant.

La République de Djibouti déplore le traitement médiatique tendancieux, que ne cesse de susciter l’affaire Borel de la part de certains médias Français. En effet, nous constatons avec étonnement que, depuis 10 ans que l’instruction judiciaire de  » cette affaire  » perdure, il ne se passe pas une occasion sans qu’une certaine médiatisation, qui relève du registre spectaculaire qu’informatif, essaie de jeter le discrédit sur les relations entre les deux pays.

Nous constatons également avec étonnement que le connivence manifeste entre certains médias français et certain milieu judiciaire s’efforce de fabriquer  » une opinion médiatique  » au mépris des règles déontologiques respectives. Nous restons persuadés qu’une telle dérive médiatique ne facilite pas la manifestation de la vérité sur les circonstances exactes de la mort du juge Borel. Les gesticulations et les tribunes médiatiques qui exhibent ces gesticulations se trompent de procès.

Nous regrettons que, faute d’éléments matériels probants, les juges et les avocats de la partie civile s’obstinent à prouver un complot politique et une affaire d’Etat, faisant ainsi preuve de leur incapacité.

Pour notre part, nous rappelons que jusqu’à maintenant les autorités djiboutiennes ont offert toutes les facilités à la justice en charge du dossier. C’est pourquoi nous demandons à ce que l’instruction aboutisse dans les meilleurs délais.

Enfin nous précisons que cette affaire n’a jamais été l’occasion d’une quelconque tension entre les deux pays qui entretiennent des liens historiques fraternels et amicaux et, partagent un ensemble de valeurs universelles.

La Présidence de la République
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Guelleh n’a pas fait organiser de manifestations contre la France ni d’attaque médiatique alors qu’il est personnellement sollicité par la justice française.

Voilà qu’il change de discours, Chirac n’est plus raciste, mais il est l’ami des africains et arabo-islamique. Pourquoi il a cité le monde arabo-islamique dans son interview ? Il essaie sûrement de contredire des propos qu’il a tenus dans le monde arabe à l’encontre de la France et de Chirac.

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Interview de Guelleh dans l’ADI

« Je partage avec Chirac des relations d’amitiés profondes et des valeurs qui nous permettent de barrer les routes à toutes les vaines tentatives pour jeter le discrédit dans les bonnes relations Djibouto-française » dixit le Président de la République.

DJIBOUTI (ADI) 20 Mai – Le Président de la République, M.Ismaïl Omar Guelleh, qui a été interrogé par notre confrère de la RTD, Mohamed Daher est largement revenu sur sa tournée d’une semaine du(08 au 17 mai) qui a débuté par le Brésil et Paris en passant par Washington

Ainsi, le Chef de l’Etat qui a qualifié de fructueuses ses rencontres avec les dirigeants qu’il a pu rencontrer, s’est particulièrement félicité de sa rencontre avec son homologue français, M.J.Chirac

Selon lui, « le Président Chirac est un grand ami du monde Africain et arabo-islamique et je partage avec lui des relations d’amitiés profondes et des valeurs qui nous permettent de barrer les routes à toutes les vaines tentatives pour jeter le discrédit dans les bonnes relations Djibouto-française »

M.Ismaïl Omar Guelleh, a par ailleurs expliqué que les liens avec la France sont solides et indéterminables.

En ce qui concerne la formation du nouveau gouvernement, monsieur Ismail Omar Guelleh a dit que le peuple Djiboutien lui ayant accordé la confiance pour un second mandat la formation du nouveau gouvernement n’est plus qu’une formalité.

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Guelleh découvre, finalement que la manière forte ne le menait nulle part alors il essaye de minimiser les dégâts causés par ses sautes d’humeur.

Lorsque le président Chirac déclare qu’il faut accélérer l’instruction sur la mort du juge, ce message s’adresse à monsieur Ismail Omar Guelleh. Il est clair aujourd’hui que guelleh et son entourage font tout pour éviter la justice française. S’il n’a rien à se reprocher comme il le clame souvent, s’il vous plaît épargnez cette longue attente à la veuve et les enfants du défunt

Votre ami Chirac vient de vous donner une bonne leçon de diplomatie internationale, tout en étouffant l’affaire (censures) pour des raisons d’État et en faisant semblant de vous défendre avec l’immunité diplomatique dont vous bénéficie avec votre titre de président en exercice . Il vient de vous convoquer devant la justice française.Vous paraissez aux yeux de tout le monde comme un criminel qui fuit la justice. Il vous a fait payer votre insolence tout en étant votre Ami.

Guelleh croyait intimider Chirac en faisant un chantage avec la présence américaine. Comme tout pays qui se respecte le gouvernement français a déjà envisager le retrait de ses troupes, il n’ont pas besoin d’une boule de cristal pour deviner que votre dernier recours est la demande pure simple à l’armée française de quitter le territoire djiboutien.

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Les Articles de référence

« Je partage avec Chirac des relations d’amitiés profondes et des valeurs qui nous permettent de barrer les routes à toutes les vaines tentatives pour jeter le discrédit dans les bonnes relations Djibouto-française » dixit le Président de la République.

DJIBOUTI (ADI) 20 Mai – Le Président de la République, M.Ismaïl Omar Guelleh, qui a été interrogé par notre confrère de la RTD, Mohamed Daher est largement revenu sur sa tournée d’une semaine du(08 au 17 mai) qui a débuté par le Brésil et Paris en passant par Washington

Ainsi, le Chef de l’Etat qui a qualifié de fructueuses ses rencontres avec les dirigeants qu’il a pu rencontrer, s’est particulièrement félicité de sa rencontre avec son homologue français, M.J.Chirac

Selon lui, « le Président Chirac est un grand ami du monde Africain et arabo-islamique et je partage avec lui des relations d’amitiés profondes et des valeurs qui nous permettent de barrer les routes à toutes les vaines tentatives pour jeter le discrédit dans les bonnes relations Djibouto-française »

M.Ismaïl Omar Guelleh, a par ailleurs expliqué que les liens avec la France sont solides et indéterminables.

En ce qui concerne la formation du nouveau gouvernement, Monsieur Ismail Omar Guelleh a dit que le peuple Djiboutien lui ayant accordé la confiance pour un second mandat la formation du nouveau gouvernement n’est plus qu’une formalité.

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Affaire Borrel – Communiqué de presse

Suite à la couverture médiatique de l’Affaire Borrel par certains médias français à l’occasion de la Visite du Chef de l’Etat en France, la Présidence de la République a publié le communiqué de presse suivant.

La République de Djibouti déplore le traitement médiatique tendancieux, que ne cesse de susciter l’affaire Borel de la part de certains médias Français. En effet, nous constatons avec étonnement que, depuis 10 ans que l’instruction judiciaire de  » cette affaire  » perdure, il ne se passe pas une occasion sans qu’une certaine médiatisation, qui relève du registre spectaculaire qu’informatif, essaie de jeter le discrédit sur les relations entre les deux pays.

Nous constatons également avec étonnement que le connivence manifeste entre certains médias français et certain milieu judiciaire s’efforce de fabriquer  » une opinion médiatique  » au mépris des règles déontologiques respectives. Nous restons persuadés qu’une telle dérive médiatique ne facilite pas la manifestation de la vérité sur les circonstances exactes de la mort du juge Borel. Les gesticulations et les tribunes médiatiques qui exhibent ces gesticulations se trompent de procès.

Nous regrettons que, faute d’éléments matériels probants, les juges et les avocats de la partie civile s’obstinent à prouver un complot politique et une affaire d’Etat, faisant ainsi preuve de leur incapacité.

Pour notre part, nous rappelons que jusqu’à maintenant les autorités djiboutiennes ont offert toutes les facilités à la justice en charge du dossier. C’est pourquoi nous demandons à ce que l’instruction aboutisse dans les meilleurs délais.

Enfin nous précisons que cette affaire n’a jamais été l’occasion d’une quelconque tension entre les deux pays qui entretiennent des liens historiques fraternels et amicaux et, partagent un ensemble de valeurs universelles.

La Présidence de la République

Mis à jour le Lundi 19 Avril 2004 à 11H00
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Affaire Borel – La vérité Nazie

Répétez un mensonge mille fois, il devient vérité « . Ce propos qu’on prête au théoricien de la propagande nazi sert de bréviaire à tous ceux qui veulent en fabriquer une. On connaît les conséquences tragiques de la vérité nazie.

Décidément l’histoire n’a pas été retenue et on continue de manipuler les opinions. Pour la France la mort du juge Borel sert d’alibi pour fabriquer à longueur du temps cette fameuse  » vérité Nazie « .

En effet, par l’intermédiaire des Canards déchaînés, l’Etat français se plait à donner la direction qu’elle veut, au gré des enjeux stratégiques, à la mort du magistrat. Un coup, c’est le suicide, un coup  » c’est l’assassinat politique perpétré par les plus grands responsables de Djibouti.

 » La France n’a pas d’amis ; elle n’a que des intérêts « . On connaît l’équation de la françafrique qui a été éprouvé en mille lieux. Le dernier en date, le Rwanda où la complicité française dans le génocide est plus qu’avérée.  » Dans ces pays un génocide n’est jamais de trop  » c’est un président Français en personne qui commentait, du haut de son mépris pour les africains, le génocide rwandais.

Lorsque le pré carré se réduit comme peau de chagrin, Paris n’ a pas d’autres solutions que de mettre le feu aux poudres.

Diviser pour régner, régner pour dominer pour mépriser et dévaloriser.

 » L’amitié française  » est ainsi faite. Elle ne tolère aucune souveraineté et aucune indépendance. Avec la prétendue affaire Borrel, qu’on fait traîner à dessein depuis dix ans, la France veut prendre en otage un Etat souverain qui a les mêmes prérogatives et la même légitimité au niveau des instances mondiales. En réalité  » nos amis français  » aigris par la présence américaine se livre à un chantage incompréhensible..

Il est clair aussi que le fait que des entreprises américaines aient raflées des marchés dans le cadre du projet Doraleh ait énervé la France. Il est claire pour tout le monde qu’à un an des échéances électorales la France exhibe de nouveau le cadavre de Borrel dans le but de discréditer et d’intimider. Mais peu importe, Djibouti est un pays souverain et entend le rester pleinement. Le Président Guelleh a été élu par les citoyens Djiboutiens et non par l’opinion Française.

M.A.H

Mis à jour le Lundi 19 Avril 2004 à 11H00
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Communiqué – La République de Djibouti n’entend pas se laisser déstabiliser

Déstabiliser Djibouti, tel est le sombre dessein que poursuit la France à travers l’Affaire Borel. Le communiqué de la présidence qui nous est parvenu mardi dernier est sans équivoque. La France tire les ficelles dans cette affaire et sa volonté de nuire est apparue au grand jour. Ces grossières manipulations, ces campagnes médiatiques outrageuses à l’encontre de la République de Djibouti et de son Président,  » portent  » selon ce communiqué, les traces indélébiles d’une vaste manipulation étatique.

“Si, hier, les observateurs éprouvaient quelque difficulté à comprendre la signification politique et les motivations sous-jacentes au martèlement médiatique dont fait l’objet l’affaire Borrel et les accusations dirigées contre la République de Djibouti et son Président, il apparaît aujourd’hui au grand jour, que l’Etat français poursuit un seul et unique objectif : la déstabilisation d’un pays.

En effet, comment expliquer autrement qu’à partir d’une note d’information rédigée par un agent de renseignement de la DGSE et rendue à la suite de la décision de la levée du secret défense relatif au décès du juge Bernard Borrel, l’on puisse conclure hâtivement qu’il s’agissait d’un assassinat politique.

Convaincue qu’il serait utile pour toutes les parties de mettre définitivement fin aux polémiques absconses, Djibouti avait pris l’initiative le 16 décembre 2003 de demander aux autorités françaises de lever le secret sur cette affaire. Une réponse favorable lui est parvenue le 10 mars 2004. Mais c’était sans compter sur le pouvoir de manipulation et la volonté de nuire du Gouvernement français. Ce dernier, spécialiste des récupérations tardives, peu enclin à la recherche du vrai enclenche de nouveau une campagne médiatique en mettant à contribution ses organes de propagande, RFI et TFI, qui répètent hypnotiquement un seul et même message : l’assassinat du juge Borrel ne fait plus aucun doute ; C’est le Président Guelleh et son entourage qui en sont les responsables.

C’est ainsi, que dans un enchaînement mal assuré, incohérent à souhait et qui porte les traces indélébiles d’une manipulation étatique, il se réfère aux attentats du Café de Paris de 1990. Faut-il rappeler ici qu’à la date où le Juge Borrel avait été détaché à Djibouti, l’affaire du Café de Paris avait déjà été jugée, les auteurs condamnés et le dossier clos.

Il est permis de supposer donc que si le Président Ismail Omar Guelleh gêne la France, c’est parce qu’il s’est toujours posé à ses interlocuteurs comme un dirigeant qui a veillé à la promotion de l’intérêt national. Il est celui qui a su mettre en échec la stratégie de partition du pays conçue et développée par la France. Une stratégie qui a malheureusement connu un relatif succès dans d’autres zones géographiques en Afrique entraînant un lot de souffrances indicibles et de misères innommables.

Pour qui sait déchiffrer le discours politique français, la présence américaine à Djibouti, explique également cette volonté obstinée de nuire à l’image de Djibouti et de son Président.

Mais c’est dans l’exercice de son droit légitime à la souveraineté que Djibouti établit des accords d’amitié et de coopération avec les pays avec lesquels elle partage des valeurs communes !

Djibouti est déterminée à forger sa destinée propre. Le peuple djiboutien, conscient des enjeux, soutient le Président et son Gouvernement dans la poursuite des objectifs de développement.”

11/06/05 (B302) Presque 10 après l’assassinat du juge Borrel, les « affaires » à Djibouti pourraient être évoquées publiquement, pour la première fois, devant la justice pénale française.

C’est le 18 octobre 2005, que la Justice française devra se prononcer sur la plainte en diffamation déposée par le Général Zakaria à l’encontre de l’ARDHD. Le juge Borrel avait été assassiné, on s’en souvient le 19 octobre 1995 … soit dix ans avant …

Depuis cette date, la justice enquête dans deux autres instructions : l’une à Paris pour le meurtre du magistrat, l’autre à Versailles pour des plaintes en tentative et en subornation de témoins ….

Dix ans après, la plainte du Général Zakaria fera l’objet d’un premier débat public, devant la Justice pénale française, sur les pratiques du régime de Guelleh. Pour sa défense, l’ARDHD assure qu’elle présentera des preuves. De nombreux témoins se seraient proposés spontanément pour venir exposer ce qu’ils savent et il se dit aussi que des dossiers « inédits » pourraient être communiqués à cette occasion.

Rappelons que le Général Zakaria avait déposé plusieurs plaintes en diffamation contre l’ARDHD, qui avait pris la défense, sans réserve, de DAF, alors incarcéré injustement pour diffamation à Djibouti. Si le Général avait obtenu facilement gain de cause à Djibouti, avec l’aide de Djama Souleiman, le Procureur (qui est actuellement convoqué officiellement par la Justice française pour s’expliquer sur ses agissements … mais qui refuse de venir …!), il pourrait en aller différemment à Paris.

A Paris, ce sera différent, devant une justice indépendante, qui aura à entendre les faits et les affirmations des parties et des témoins. DAF viendra-t-il aussi témoigner ? Des rumeurs courrent à ce sujet, mais elles ne sont pas confirmées.

Certains observateurs estiment même que ce premier procès, dont l’objet semble assez éloigné des développements de l’affaire Borrel, permettra de mettre en évidence certaines violations des Droits de l’Homme et certaines pratiques du régime. Selon leurs avis, il pourrait être la première étape visible des actions judiciaires contre les responsables présumés de torture, de génocide et d’assassinats … Ayant pour effet secondaire de sensibiliser fortement l’opinion française et internationale sur les dérives du régime et sur les conditions d’asservissement qui sont imposées à la population, ce procès sera suivi par de nombreux journalistes.

12/06/05 (B302) A lire sur le site du GED, un article sur les développements judiciaires possibles dans le cadre de l’Affaire Borrel.

Lien avec l’article original sur le site du GED

Selon une information fiable qui vient de nous parvenir, il semblerait que de nouveaux éléments, témoignages et documents, soient en passe d’être produits (ou le furent dans les 48 heures) auprès de Mme la Juge chargée du dossier sur ce qui est considéré sans conteste aujourd’hui comme étant l’affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel le 18 octobre 1995 à Djibouti.

D’après nos sources, des documents de première importance quant à la recherche de la vérité dans cette affaire pour le moins nébuleuse auraient été directement envoyés de Djibouti à la Justice française (sous anonymat) alors que, fait du hasard, un ancien officier français (services spéciaux ou pas ?) ayant servi de nombreuses années en périphérie immédiate du pouvoir djiboutien se serait présenté spontanément au Palais de Justice de Paris muni – lui aussi – d’un volumineux dossier.

Les rumeurs les plus variées ont circulé jusqu’à très tard dans la soirée quant à une possibilité que les pièces communiquées par cet Officier soient la copie (ou l’original) du dossier que beaucoup de « gens indisposés » ont recherché dans l’urgence et avec une certaine fébrilité dans les heures qui ont suivi l’assassinat du Juge Bernard Borrel.

Que cherchaient-il de si précieux et qui vaille une telle fouille précipitée de l’appartement de la famille Borrel (hors des règles élémentaires de la décence) devant une veuve éplorée.

Bien qu’il ait fait à tort confiance à celui que nous appelons « Alpha Roméo » et qui va le mener à sa perte dans un piège le 18 octobre dans l’aprés midi, se sachant tout de même en danger il est tout à fait probable qu’avant son décès Bernard Borrel ait pris certaines « mesures conservatoires » de son travail d’investigations et qu’il ait expédié par la poste militaire française (BPM) une copie dudit dossier (ou l’original ?) afin de le protéger en le confiant à un ami.

On comprendrait alors qu’un journaliste de la presse occidentale – qui a mené en toute discrétion une longue et minutieuse enquête depuis plus de deux années et qui vient de la finaliser – soit en mesure de faire paraître dans les semaines à venir un article qui devrait nous éclairer sur des zones d’ombres dans ce dossier.

Un scandale d’une grande ampleur risquerait bien d’émerger, d’après ce qui nous a été dit il pourrait impliquer directement – car documents à l’appui – quelques « anciens » de Djibouti qui pour certains s’en sont éloignés vers d’autres cieux mais qui ont « chaud aux fesses » depuis de nombreux mois et qui voudraient bien que la Justice française les oublie.

Si « l’Ordre règne à Djibouti » certains doivent avoir le sommeil perturbé tout comme leurs « amis » en Corse… et ailleurs !.

12/06/05 (B302) Et si Chirac restait le dernier soutien français de Guelleh ? Pour combien de temps ?

On remarque que la Presse française, à quelques exceptions, n’accorde plus ni aucun soutien ni aucun crédit à Guelleh. De toutes parts, on lit des attaques et des rappels des faits concernant l’affaire Borrel et la possible implication de hauts-dirigeants djiboutiens, pouvant remonter jusqu’à IOG lui-même …

La Justice française poursuit tranquillement son action. En adressant une convocation à l’Ambassade, le jour de la venue de Guelleh à Paris, elle adresse un signe fort qui montre que personne n’est dupe … et que Chirac pourrait rester le dernier à soutenir Guelleh. Même après l’avoir accueilli officiellement à l’Elysée, Chirac a été incapable d’arrêter l’action judiciaire (et c’est un grand bien !) qui a provoqué la fuite anticipée « au galop » de Guelleh…

Le nouveau problème de Guelleh pourrait survenir lorsque son ‘seul et dernier (?)’ soutien ne sera plus en position de force … La crédibilité de Chirac est en baisse vertigineuse à l’heure actuelle et il est lui-même sous le coup d’une instruction pénale dans le cadre de divers détournements de fonds publics (délits pour lesquels, certains parmi ses plus proches viennent d’être condamnés …) (+ la déclaration attribuée au Juge van R, qui instruit un dossier et qui aurait confirmé qu’il entendrait Chirac, dès qu’il ne sera plus Président …)

Tant qu’ils sont Présidents, les deux hommes sont « immunisés », mais qu’adviendra-t-il dans l’avenir ? Surtout si la Justice française a désormais la possibilité de mettre en cause avec fermeté, des proches, très proches de Guelleh …. ce qui devrait arriver dans les prochaines semaines, en dépit du combat d’arrière-garde mené par le Quai d’Orsay, sur instructions de l’Elysée …

Chirac aura-t-il encore longtemps les moyens de défendre Guelleh, s’il perdait lui-même son crédit ? Le moment arrivera où il se dira qu’il a plus à perdre qu’à gagner en soutenant Guelleh, contre vents et marées, contre sa propre Justice et contre sa propre opinion publique …

Si les Américains ne se sentent certainement pas concernés par l’affaire Borrel, ils sauraient l’utiliser d’avenir contre Guelleh, si celui-ci venait à leur déplaire ou à refuser leurs ordres … (A suivre)

12/06/05 (B302) LDDH : dans une lettre ouverte adressée au Responsable du bureau national des élections éthiopien, le Président de la LDDH lance un appel solennel pour la libération des étudiants et de tous les opposants qui ont été arrêtés.


Le Président

Djibouti, le 11 Juin 2005


A l’Honorable KEMAL BEDRI
Chair, National Election Board
Addis Abeba
Ethiopia
Nbe@telecom.net.et

 

Honorable Kemal Bedri,

Face à la situation des répressions dangereuses, qui continuent à porter atteinte à la vie de plusieurs centaines d’étudiants qui ont été arrêtés et détenus arbitrairement depuis le 6 juin 2005 ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) vous saisit Honorable Bedri pour intervenir officiellement auprès de votre Gouvernement de l’Ethiopie, en faveur de tous nos frères éthiopiens en particulier pour la libération rapide des centaines d’étudiants encore détenus arbitrairement dans des lieux souvent inconnus ;

Elle lance un Appel urgent pour que cessent les tortures et les traitements cruels, inhumains et dégradants que subissent encore ces jeunes étudiants, pour avoir manifesté et exprimé pacifiquement leurs opinions quant à l’avenir de leur pays ;

Elle demande et vous serait reconnaissante de bien vouloir exiger la libération immédiate et inconditionnelle de tous les étudiants et prisonniers d’opinion, ainsi que les Défenseurs des Droits de l’Homme encore inquiétés ;

Elle lance un Appel à la Communauté nationale et internationale pour se mobiliser et de mettre fin à de telles répressions inadmissibles, intolérables, en violation à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et contraires aux engagements et aux textes juridiques en vigueur en Ethiopie.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

10/06/05 (B302) A lire sur LOI cette semaine …

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 11/06/2005
unicef -Un nouveau représentant à Djibouti

L’United Nations Children’s Fund (Unicef) a un nouveau représentant résident à Djibouti pour remplacer Keith McKenzie qui avait quitté ce poste l’an dernier. (…). [Total : 121 Mots].
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LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 11/06/2005
FRANCE/SEYCHELLES -Michel Trétout

Le poste de consul général de France à Johannesburg est un tremplin pour celui d’ambassadeur. Ainsi, son plus récent titulaire, Michel Trétout, va devenir ambassadeur de France aux Seychelles en remplacement de Claude Fay, en fonction depuis novembre 2002 (LOI nº1017). (…). [Total : 182 Mots].
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LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 11/06/2005
DJIBOUTI -La folie des grandeurs d’IOG

Le gouvernement djiboutien est pris d’une véritable folie des grandeurs en matière hôtelière, attisée par la perspective d’accueillir une réunion internationale africaine à Djibouti l’an prochain. (…)