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24/11/2013 (Brève 302) V E R I T E  //   P O E M E ,  LA  REALITE,

Tous les jours, le peuple assiste à la souffrance des leaders de l’opposition,
–         ligotés par le régime policier
–         brutalisés, étouffés, désorientés
–         soumis à des violations des Droits humains
qui détruisent la morale et le moral des hommes de demain

Tous les jours, le peuple affaibli par la dictature subit au quotidien les méthodes claniques,
        – diviser la population
        – terroriser les citoyens sérieux qui refusent les mensonges du clan
        – appauvrir le peuple pour mieux diriger et conserver le trône
        – détruire les structures sociales (santé, éducation, emploi).

Tous les jours, le peuple est frustré, et il attend de pied ferme la libération des cheiks et des oulémas.             
        – incarcérés sans motif
        – révoqués sans droit a pension
        – destruction des hommes de la religion
        – non respect de la dignité humaine 

Tous les jours, le peuple suit de prés l’évolution de la zizanie entre les mafias pour conserver l’enrichissement criminel du père du clan et des boys du régime.
                                  
        –  détournement des fonds publics
        –  vols des grands projets
        –  s’approprier les biens du peuple
        –  taxer par la force et d’intimidation les commerçants de la place

Tout les jours, le peuple pense, oh !  Combien parmi nous, résident dans les geôles de Gabode.

        – des prisonniers politiques
        – des leaders des partis d’opposition
        – des cheiks
        – des jeunes braves
        – des patriotes civils
        – des intellectuels
        – des hommes murent politiquement 

Tous les jours, le peuple vit sous la dictature, la pauvreté et la famine organisées par le clan au pouvoir pour  mieux contenir et isoler toute revendication, en maitrisant les leaders capables de refuser  la situation catastrophique qui détruit plus d’un demi million de Djiboutiens. Le peuple pacifique demande,

        – leur droit légitime
        – leur citoyenneté respectée
        – un  changement de racine
        – une nouvelle aire, une nouvelle équipe
        – des responsables dignes, honnêtes, justes et compétents
        – des leaders courageux et consciencieux ayant la capacité de redresser le pays et de reconstruire la fierté d’être un citoyen Djiboutien     

Tous les jours, la population des quartiers défavorisés, lance un cri alarmant qui est  palpable dans tous les coins des ruelles poussiéreuse où ils survivent sans nourriture, ni soin. Les familles sont au bord de la mort lente.

        – l’exclusion sociale
        – les enfants, les faibles, les orphelins sont le plus vulnérable
        – l’abandon total de personnes âgées
        – les malades, les souffrants sont sans aide ni soin et ca c’est grave                                  

Tous les jours, le peuple pointe du doigt les « bavures » généralisées  commises par les services « de sécurité » dirigés par des hommes de main du clan au pouvoir. Dans une avenir proche, ils devront rendre des comptes sur leurs agissements et les actes commis sous leurs ordres pour le fils du rail.

        – arrestation arbitraire
        – violence quotidienne envers les leaders des partis d’opposition
        – utiliser la force contre des citoyens sans défense
        – s’enrichir sur le dos de leur personnel ( vol de budget de fonctionnement ).
        –  mission, obligation ou (intérêt personnel) et ca c’est grave

Tous les jours, le peuple suit la situation et les nouvelles au sein du château de Haramouss, où se côtoient les grands sorciers venus de divers horizons de l’Afrique profonde.
        – de Guinée  au Soudan
        – de Nigéria au Ghana
        – de Kottou au Harrar

Tous ont reçu  les missions suivantes :
        – donner des potions magiques pour rajeunir le roi et son Gabyo
        – protéger les regards des citoyens  vers haramousse
        – protéger les enfants du roi
        – protéger le pouvoir du clan
        – détruire les idées  et les actes des opposants
        – préparer les poisons pour éliminer un adversaire redoutable

OH  PEUPLE, N’OUBLIEZ PAS CAR C’EST VOTRE PAYS, VOTRE NATION, VOTRE TERRE, AGISSEZ ET SAISSISEZ, CAR C’EST LE MOMENT.
LE TEMPS EST PRECIEUX. C’EST AUJOURD’HUI QUE L’HISTOIRE S’ECRIT.        

16/06/05 (B302) Lettre ouverte de la LDDH au Ministre de la Justice et copie de l’Appel de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des DH.

Djibouti, le 15 Juin 2005

A
M. Mohamed Barkat Abdillahi
Ministre de la Justice, chargé des Droits de l’Homme
Djibouti –République de Djibouti.

Monsieur le Ministre,

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir veiller à ce qu’un terme soit mis à toutes formes de sanction et de harcèlement à l’encontre de Hassan Cher Hared, syndicaliste et défenseur des Droits des Travailleurs djiboutien.

M. Hassan Cher Hared a déposé une plainte auprès du Procureur de la République.

Je vous prie de bien vouloir veiller à ce que la Justice s’opère en toute indépendance afin que Hassan Cher Hared soit réhabilité dans ses fonctions au sein de la Poste de Djibouti.

Je vous transmets, ci-après, un Appel urgent de l’Observatoire pour la protection des Défenseurs des Droits de l’Homme.

Avec mes sentiments déférents.
M.NOEL ABDI Jean-Paul

 

 

APPEL URGENT- L’OBSERVATOIRE

DJI 001 / 0605 / OBS 042
Licenciement abusif
Djibouti
14 juin 2005

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir d’urgence concernant la situation suivante à Djibouti.

Description des faits :

L’Observatoire a été informé par la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH) du licenciement abusif de M. Hassan Cher Hared, secrétaire du Syndicat des postiers de Djibouti et secrétaire aux relations internationales du Syndicat libre de l’Union des travailleurs djiboutiens (UDT).

Selon les informations reçues, M. Hassan Cher Hared,agent de la section transport et transit de la Poste a été licencié par M. Hillyeh Hassan Guirreh, directeur général de la Poste de Djibouti le 25 mai 2005 sans droit ni préavis, pour fautes professionnelles aggravées, absentéisme et insubordination, après une mise à pied de huit jours. Dans sa lettre de notification, le directeur général a qualifié son militantisme de « comportement irresponsable ».

Selon les informations reçues, le licenciement de M. Hassan Cher Hared serait une mesure de représailles liée à des observations que celui-ci aurait faites sur la gestion financière de la poste, déplorant notamment des dépenses illicites. De plus, M. Hassan Cher Hared avait récemment fait des déclarations en faveur des droits économiques, sociaux et culturels, à l’occasion du 1er mai 2005, journée mondiale du travail, critiquant notamment la dégradation de la situation sociale et économique des travailleurs et de la population, la persistance de la corruption et la mauvaise gestion des ressources publiques.

L’Observatoire souligne que M. Hassan Cher Hared avait déjà fait l’objet d’un premier licenciement en mai 1999 lorsqu’il était militant actif du Syndicat des travailleurs de l’Office des postes et des télécommunications. Il avait été réintégré cinq mois plus tard. En février 2000, son salaire avait été diminué de moitié, mesure de sanction prise à la suite de ses démarches en vue de la création du syndicat des postiers de Djibouti. Il a été licencié une nouvelle fois en septembre 2002 et réintégré dans ses fonctions avec le concours de l’Union des travailleurs djiboutien (UDT). Il a subi une rétrogradation en février 2005, passant du statut de responsable de la section transport et transit à la fonction de simple agent, suivie peu de temps après par sa mise à pied le 17 mai et son licenciement abusif le 25 mai 2005.

Le 25 mai 2005, M. Hassan Cher Hared a déposé une première plainte auprès du tribunal pénal de première instance de Djibouti pour détournement de salaires, harcèlement moral et abus de pouvoir (plainte n° RP 1920/05), puis une seconde plainte auprès du procureur de la République de Djibouti pour licenciement abusif.

L’Observatoire, vivement préoccupé par ces sanctions abusives à l’encontre de M. Hassan Cher Hared, souligne que ces faits constituent une violation flagrante de l’article 390 du code pénal djiboutien qui stipule que « constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques en raison de (…) leurs activités syndicales… ». Ces faits s’inscrivent également en violation des dispositions de la Convention (n°87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’Organisation internationale du travail, ratifiée par le Djibouti en 1978, ainsi que de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme, notamment de son article 6 c) qui prévoit que « Chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, d’étudier, discuter, apprécier et évaluer le respect, tant en droit qu’en pratique, de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales et, par ces moyens et autres moyens appropriés, d’appeler l’attention du public sur la question ».

14/06/05 (B302) A lire sur le site d’UGUTA, un article signé d’Ali Coubba, en réponse à une contribution de Mohamed Qaayad publiée sur notre site. (Info lectrice)

Lien avec la page, l’article "Plaidoirie ou accusation ?" est en bas de page.

Je viens de lire  » Au nom de tous les miens. Au nom de toutes les victimes « , de Mohamed Qayaad sur le site de l’ARDHD (N° B 302 du

du 11 au 17 juin 2005
).

Dans cet article, il n’y a ni invective, ni insulte, et j’ignore, par ailleurs, qui se cache derrière ce pseudonyme. Si quelqu’un devrait se plaindre du sort qui lui ait réservé dans cette intervention, c’est certainement le régime autoritaire djiboutien.  » Je pense qu’il existe une réelle volonté de criminalisation de l’opposition décidée en haut lieu « , écrit-il.

La répression exercée à l’endroit de ceux qui luttent pour la démocratie lui paraît si implacable qu’il ajoute, non sans humour, que  » bientôt, l’opposition devra tenir des meetings en mode muet – en évitant même le langage des signes – pour éviter toute poursuite judiciaire.  »

Il serait donc injuste d’établir le parallèle entre Mohamed Qayaad et la faune anonyme qui gesticule, essaie de mordre et ahane pour plaire au dictateur. Que ne ferait-elle pas pour plaire à son maître ! Elle a vomi récemment sur notre ami Abdourahman A. Wabéri. Elle ne mérite que notre indifférence. (… lire la suite sur le site d’Uguta)

14/06/05 (B302) Les infos « presque » imaginaires. Dernière minute : naissance de l’association des Présidents en immunité précaire. (ARDHD – Humour)

Nous venons d’être informés de la constitution de l’Association des Présidents en Immunité Précaire (APIP).

Les statuts ont été déposés à La Havane (Cuba). Selon des indiscrétions à vérifier, le Premier Président élu par l’A.G. pourrait être Jacques Chirac, Président par ailleurs de la République française (sa candidature n’est pas confirmée officiellement). Le Secrétaire général a été désigné (il est statutaire) : il s’agirait d’Ismaël Omar Guelleh, « usurpateur » de la Présidence de la République de Djibouti, élu à l’abstention.

Parmi les membres, on noterait plusieurs Chefs d’Etat d’Afrique, d’extrême-Orient, d’Amérique du Sud et bien sur des Caraïbes.

Les premiers versements de cotisation effectués par chaque membre, exclusivement prélevés sur des fonds publics, à l’exception de tout financement personnel (art 16, alinéa 2, des statuts), se monteraient déjà à plusieurs dizaines de millions de dollars, permettant ainsi à l’Association d’engager sans plus attendre, des actions « lourdes » : judiciaire, communication avec les média, subornation de témoins, choix des Juges et des Procureurs, étouffement de scandales ; bref tout un arsenal impressionnant …

Les objectifs de l’Association seraient d’assurer la défense des Présidents en exercice, dès lors qu’ils sont recherchés par des justices pénales nationales et ou internationales et quels que soient les faits qui motivent des instructions : corruption, détournements de fonds publics, génocide, torture, …

Les membres se garantissent une assistance mutuelle pour se protéger de toutes actions judiciaires et pour prolonger leurs mandats (porteur d’immunité), y compris en ayant recours à la fraude électorale, lorsque cela est nécessaire.

Sinon, les membres essaieront de proposer des « portes de sortie » adaptées à chaque situation : sénateur à vie, asile dans un pays sur et tranquille, etc…

La finalité pour les membres, étant d’éviter la prison … à tout prix.

15/06/05 (B302) LDDH : appel à la raison des députés pour faire obstacle au vote d’une loi anti-sociale, anti-syndicale et honteusement rétrograde.

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 13 JUIN 2005
SUR LE PROJET DE LOI RELATIF A UN CODE DU TRAVAIL
NON SEULEMENT REGRESSIF, MAIS AUSSI ANTISOCIAL.

Ce Communiqué est dédié à la Mémoire de toutes les Victimes Mortes lors de leurs combats syndicaux, depuis 1952.

« Le pis est que, pour abaisser le prix de revient, il faudrait logiquement produire davantage : autrement la baisse se porte sur les salaires, et l’ouvrier a raison de dire qu’il paie les pots cassés. » Emile Zola dans Germinal.

Pour n’obtenir que la renommée de mon père, il faut être plus habile que lui ; il faut avoir hérité de sa fibre. La fibre m’a manqué mais le poignet s’est dégourdi, l’archet marche, et le pot bout. Si ce n’est pas la gloire, c’est le bouillon ». Diderot dans le Neveu de Rameau

Les syndicalistes morts pour les causes syndicales lors de la période coloniale « doivent aujourd’hui se retourner dans leur tombe ».

Quelle indignation pour tous les combattants et défenseurs syndicaux du Travail.

Quel scandale, si l’Assemblée nationale l’adopte, tel quel ! Le projet antisocial d’un Code du Travail est actuellement entre les mains des législateurs djiboutiens.

Ce projet annihile totalement les valeurs syndicales, et en cas d’adoption sans des amendements systématiques et fondamentaux, alors, ce Texte législatif devra être considéré comme une insulte inadmissible et intolérable à l’ensemble des Travailleurs djiboutiens et à travers eux, aux travailleurs du monde entier. Son adoption sera un défi lancé aux Travailleurs et Travailleuses djiboutiens (nes).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’insurge, face au maintien d’une politique régressive aveugle et discriminatoire à l’égard des Partenaires sociaux des Syndicats libres en République de Djibouti, ce, depuis l’indépendance.

La LDDH lance un Appel Pressant aux membres de l’Assemblée nationale et leur demande à faire barrage à de telles mesures dégradantes et très dangereuses, pour la Paix Sociale en République de Djibouti.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

13/06/05 (B302) Djibouti : un régime démocratique ? Le mélange des pouvoirs exécutifs et législatifs est-il un paradoxe, une spécificité locale ou un abus ?

Pour un occidental qui se pencherait sur le fonctionnement du régime de Guelleh, la première surprise viendrait du fait qu’il constaterait un mélange des pouvoirs exécutifs et législatifs.

Que des députés puissent devenir Ministres ne choquent personne … mais à la condition qu’ils démissionnent aussitôt de leur mandat. Le principe de la séparation des trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) est la règle fondamentale de toute démocratie.

Or à Djibouti, le cumul est non seulement possible, mais c’est la règle fondamentale.

Le Premier Ministre étant lui-même député …

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Cela est officiel ! Il suffit de lire la dépêche parue sur l’ADI :

(…) S’agissant toujours des relations entre le Parlement et les membres du gouvernement M Idriss Arnaoud a également rendu un vibrant hommage à M Ali Abdi Farah, qui a-t-il dit « s’ est énormément investi dans le rapprochement entre les membres du gouvernement et le parlement en évitant toute dérive de part et d’autre ».

« Je dois dire sans exagération que M Ali Abdi Farah fait partie de ces rares personnes qui mettent tout le monde d’ accord, dans le bon sens et dans le respect de nos institutions »a-t il par ailleurs ajouté.

Le Président de l’Assemblée Nationale a rappelé a également l’importance des bonnes relations entre les membres du gouvernement et le parlement, rappelant aux Ministres -Députés « qu’ils ont le droit et le devoir de participer aux travaux du parlement. » (…)

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Djibouti est-il un Etat de non-droit ? Djibouti a-t-elle un fonctionnement non-démocratique ?

Quel pouvoir peuvent avoir des députés (législateurs), qui sont en charge de l’exécution des lois (exécutif) et inversement … Quelle indépendance ?

Nous laissons la parole à notre grand spécialiste de ces questions :


Humour

Quelle importance ?

C’est un faux problème, car dans les faits, c’est moi qui dirige tout : le P.M., le Gouvernement, l’A.N. et la Justice ?

Alors cessez de me parler de partage des pouvoirs.

Je ne partage rien ! Sauf les commissions que je touche et seulement dans de faibles proportions et avec mes « obligés » et mes proches. Un point c’est tout.

13/06/05 (B302) Le Code du Travail : rénovation ou renforcement des mesures anti-sociales ? (Correspondant)

Télécharger au format PDF, un extrait du code du travail (180 Ko environ)

Le 13 juin 2005 s’est ouvert
un débat parlementaire
sur le Code
du Travail,


afin de réajuster (dit-on ?) « enfin » le Code du Travail dans les Territoires d’Outre-mer,
remodelant ainsi le Code du Travail du 15 octobre 1972 (Edition mise à jour de la Loi n°
521322 du 15 décembre 1952 instituant un code du travail dans les
territoires associés relevant du ministère de la France d’outre-mer, vus
tous les autres textes afférents dans la prévention et la promotion du droit
positif relatif aux droits des Travailleurs).

Chacun se pose des questions et surtout celle de savoir si sous cette rénovation, ne se cache pas l’application de la
nouvelle politique des lois anti-sociales, sans aucune grève (Les
syndicats et la Justice sont mis en veilleuse, et d’ailleurs
aucune possibilité de manifestation populaire n’est possible …) Alors le régime va certainement en profiter pour donner une apparence légale aux mesures illégales qui sont déjà mis en application, en toute impunité …

13/06/05 (B302) Radio-Trottoir : témoignage du pays et de l’état d’esprit de la population. (Lecteur)

Résidant à Djibouti, je suis les publications de l’ARDHD depuis plusieurs années, car c’est le seul moyen d’avoir des informations authentiques sur la situation. Bien entendu, il m’est interdit de vous donner mon nom, car je serais « mort » ou « emprisonné » dès demain matin …

L’ARDHD fait un gros effort pour publier des informations depuis des années, mais on comprend bien que l’équipe qui travaille depuis Paris, n’a pas la même connaissance des faits, du sentiment de la population et du contexte qui est le nôtre ici. C’est la raison pour laquelle je vous envoie ces informations qui sont le reflet du sentiment général.

Affaire Borrel :
Depuis longtemps, personne n’est dupe. Le juge a bien été assassiné ! On voit mal un français, magistrat, s’immoler par le feu, comme une jeune fille victime d’un chagrin d’amour …

Chacun croit savoir que le régime est l’auteur de l’assassinat. Il faut dire que nous côtoyons la mort programmée chaque jour. S’opposer au régime, vouloir faire des affaires sans verser la cotisation fixée par le régime, déplaire : voilà autant de raisons pour disparaître « accidentellement ». Prenez le cas d’un Monsieur qui achète régulièrement ses médicaments à la Pharmacie près de chez lui. Sur un simple ordre de Guelleh, cet homme achètera un jour ses pilules habituelles, mais elles auront été empoisonnées … et il disparaîtra… rapidement et subitement.

Interrogez donc les Djiboutiennes et les Djiboutiens au sujet de l’affaire Borrel. Je vous tiens le pari que dans pratiquement 100 % des cas, ils accuseront Guelleh d’avoir tué le Juge, peut-être avec la complicité des grandes mafia italiennes et corses qui traitaient directement avec M. Barkad Gourad Hamadou, ex-Premier Ministre.

Nous sommes sur écoute permanente !

Toutes nos communications sont enregistées! Toutes nos paroles sont épiées !

Combien IOG depense-t-il pour nous écouter à seule fin de savoir qui lui est favorable et qui lui est opposé ?? Des bataillons de jeunes sont recrutés pour collecter des renseignements et des informations, y compris parmi leurs amis et voire même leurs familles. Sachant que le taux de chômage est catastrophique (certains annoncent un taux supérieur à 85%), on comprend qu’avoir un Job, même de courte durée, même au service de la dictature, représente un avantage que l’on ne peut que difficilement refuser !