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07/04/06 (B344-B) Après les élections présidentielles et législatives, c’est toujours M. Boycott qui remporte “haut la main” les dernières élections régionales. La Nation se fait l’écho de l’importance de ce message adressé à Guelleh, mais aussi des querelles parmi les partis infédoés au RPP. (La Nation – Info lecteur)

____________________________ Note de l’ARDHD
En dépit des maquillages informatiques et médiatiques de l’équipe de Guelleh, le pouvoir, au risque de perdre définitivement toute crédibilité, ne peut plus cacher l’ampleur du boycott et la réussite du mot d’ordre lancé de façon unanime par toutes les organisations de l’opposition.

Dans sa dernière édition, La Nation est contrainte de s’en faire l’écho.

____________________________________________________ La Nation

La bataille de Djibouti


Les leaders des partis ont eu beau s’égosiller et promettre monts et merveilles, ils n’auront finalement pas réussi à convaincre les Djiboutiens de se rendre massivement aux urnes le 31 mars dernier. En effet, sur les 75 000 électeurs de la commune de Boulaos appelés à voter pour choisir leurs représentants, seuls 20 000 ont accompli leur devoir civique.


Ce trop faible taux de participation n’étonne personne car ce n’est pas la première fois que cela arrive. A quoi cela tient-il ? Pour Idriss Arnaoud, commentant  en direct les résultats lors de la soirée électorale animée par Salah Ismaïl, ce faible taux de participation s’explique par le fait que “30 % des personnes inscrites sur les listes électorales  sont soit décédées soit absentes du territoire national depuis bien longtemps “. Autrement dit, une refonte des listes électorales s’impose donc.


Sur 600 personnes inscrites dans un bureau de vote au cœur de la capitale, seule une poignée a voté. Il en fut ainsi sur l’ensemble du territoire national. Il arrive parfois que quelques centaines d’électeurs  pris d’une furieuse envie de changer le cours des choses, fassent “exploser” les urnes mais ce sont là des exceptions assez rares, la tendance générale étant à une faible participation.


En attendant  la refonte implicitement évoquée par le président de l’Assemblée nationale, une minorité d’électeurs décide pour tous les autres.  Et la libre expression populaire a donc donné la victoire à la liste RPP un peu partout dans le pays.


La bataille de Djibouti, qui fut la plus rude pour tout le monde et dans laquelle bien de gens ont laissé des plumes,  a donc été gagnée par la liste RPP conduite par Ali Ismaïl Yabeh.  Avec 54 sièges, le parti du 4 mars est largement majoritaire et  l’ancien commissaire de la République est pressenti pour devenir le maire de la capitale.


Le mouvement dit “citoyen”, l’autre vainqueur de ces élections, obtient, lui, 11 sièges loin devant le FRUD qui ne disposera que de six sièges. Neveu d’un certain Hassan et novice en politique, Houssein Idriss Gouled est en train de tracer sa voie au sabre, bousculant tout sur son passage. Hommes et partis. 


Ces 11 sièges gagnés si admirablement le comblent-ils de joie ?


Il semblerait  que non. Car l’homme ne serait pas d’accord avec la manière dont les sièges ont été répartis. Ayant obtenu 32% de voix, il réclame, semble-t-il, 32% des 71 sièges du conseil communal de Boulaos.


Un communiqué de presse signé par lui-même et par le leader du mouvement Droit et Justice (dont la liste, gentiment mono ethnique, a obtenu trois sièges dans la commune de Balbala) a été rendu public pour exprimer cette contestation. 


Un début de polémique est donc né. La giboulée de ces deux derniers jours contribuera-t-elle à calmer les esprits?  Espérons-le car en ce début d’été, le principal souhait des Djiboutiens  est que la page des élections soit tournée.

07/04/06 (B344-B) Condoléances de l’équipe de l’ARDHD aux victimes et aux familles des victimes.

L’équipe de l’ARDHD adresse ses condoléances les plus attristées à toutes les victimes et aux familles des victimes, qui ont perdu des proches dans cette catastrophe maritime dramatique.

Il ne fait aucun doute que le boutre était surchargé. Les chiffres varient selon les sources, mais il y avait au moins deux, voire trois fois plus de passagers, qu’il ne pouvait en emporter. Et en plus il avait chargé une grande quantité de frêt. Connaîtra-t-on d’ailleurs, un jour le nombre exact de victimes ?

Ce désastre ne semble pas lié ni à des conséquences météo ni à un évennement particulier. C’est l’avidité des hommes au pouvoir qui en est la cause.

De plus, il apparaît (nous en saurons plus dans quelques jours) que les services de secours djiboutiens auraient été incapables de réagir dans le délai nécessaire pour sauver des personnes. Les forces françaises seraient intervenues pour pallier la déosrganisation des services nationaux.

Tout cela est la résultante de la corruption et de l’appauvrissement du pays, dont toute l’économie est captée au service de l’enrichissement du couple présidentiel, de leurs proches et de leur entourage et de leurs “obligés”.

Désormais, Guelleh est défintivement discrédité sur la scéne internationale : fraude électorale massive, constatée par tous les observateurs, refus de voter pour un système d’oppression, harcèlement de syndicalistes, expulsion de diplomates.

Cette nouvelle affaire va lui porter un coup très grave. Il est grand temps que les Djiboutiennes et les Djiboutiens se penchent sur son dossier et qu’ils décident unanimement de licencier cette équipe pour faute lourde et sans indemnité. Sinon les morts accidentelles ou organisées volontairement vont se multiplier.

Nous avons une pensée douloureuse pour tous ces malheureux qui ont été blessés ou qui ont péri dans cette catastrophe prévisible depuis longtemps et pour les familles qui pleurent la disparition d’un proche.

07/04/06 (B344-B) Drame de la mer : un ferry battant pavillon Djiboutien, avec 300 personnes à bord, fait naufrage au large de Djibouti (Reuters – Info Lecteur)

DUBAI – Un ferry battant pavillon djiboutien a fait naufrage au large de Djibouti, a annoncé l’armée américaine, tandis que des médias rapportaient qu’au moins 69 des 300 personnes à bord avaient péri.

“Un bateau djiboutien a coulé vers midi aujourd’hui près du port de la capitale. Le bateau provenait de la ville de Tadjoura, dans le nord-ouest du pays, et se dirigeait vers Djibouti. Il transportait plus de 300 personnes”, a déclaré un correspondant africain de la chaîne Al Djazira.

“Près de 70 corps ont été récupérés. Les opérations de recherches devraient être suspendues pendant la nuit, faute d’équipement pour mener des recherches nocturnes”.

Le site internet de la BBC a rapporté qu’au moins 69 personnes avaient péri et que 36 autres avaient été blessées lors de ce naufrage en mer Rouge.

Le site a ajouté que des militaires américains et français basés à Djibouti avaient participé aux efforts pour secourir les naufragés.

Le ferry a pu être remorqué au port de Djibouti, a expliqué la BBC, selon laquelle les passagers du ferry se rendaient à une fête religieuse.

Le capitaine Bob Everdeen, appartenant aux forces américaines de la Corne de l’Afrique, a précisé que l’armée avait appris un peu plus tôt la nouvelle du naufrage.

“Nous les avons appelés pour proposer notre aide. La seule aide qu’ils ont requise est celle de nos plongeurs”, a-t-il dit.

06/04/06 (B344-B) BBC : reprise de la déclaration d’Amnesty International au sujet des prisons secrètes. La BBC cite un témoin qui affirme avoir été détenus durant une certaine période à Djibouti, après avoir été arrêté à Daar-es-Salaam. Il aurait été interrogé sous la photo officielle de Guelleh qui était accrochée dans la pièce. !!! (En anglais)

Lien : http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/1/hi/world/africa/4880320.stm

US ‘used Djibouti’ in rendition Amnesty International has suggested that Djibouti was one of the countries where prisoners allegedly abducted and mistreated by the US were held.

The report, based on interviews with former detainees, also links the US practice of “rendition” to the torture or ill-treatment of terror suspects. Washington has insisted it would never send detainees to places where they would be at risk of torture.

The CIA said it was aware of the report but declined to comment.

The US has a task force based in Djibouti to lead its anti-terror operations across the Horn of Africa.

Detailed testimony Yemeni citizen Muhammad al-Assad said US officials, who said they were from the US Federal Bureau of Investigation had questioned him in Djibouti, according to the Amnesty International report titled “Below the radar: Secret flights to torture and ‘disappearance'”.

He said a picture of the president of Djibouti hung on the wall of the interrogation room.

Mr al-Assad said he spent about two weeks in Djibouti. The report says Mr al-Assad was arrested in Dar es Salaam in Tanzania, on 26 December 2003 and flown out sometime before dawn the next day. “Sources in Tanzania have said that he was flown to Djibouti on a small US plane,” the report states.

From Djibouti, Mr al-Assad was flown to another location, believed to be in Europe. He is one of three Yemenis whose cases are highlighted in the report. The other two are believed to have been he in Afghanistan before being transferred to Europe. The 15,000-word report provides detailed accounts of the experiences of the three men, who claim to have been held in at least four different secret US prisons between October 2003 and May 2005. Descriptions

The men were allegedly held for 13 months at a so-called “black site”, a secret facility believed to be run by the CIA, before they were returned to Yemen, Amnesty said. In their statements, they gave detailed descriptions of travel times, changing climates and daylight hours which, although not conclusive, Amnesty says suggests they were held in Djibouti, Afghanistan and somewhere in eastern Europe.

The BBC’s Rob Watson says although the report is highly critical of the US approach to terrorism suspects, it does not contain any suggestion from the three men that they were tortured by their American captors. None of the three men was ever charged with any terrorism-related offence.

The US government has said that the transfer of terror suspects is carried out according to US and international law. However, Amnesty says the CIA is exploiting a loophole that allows private aircraft to land at foreign airports without having to inform local authorities – unlike government or military planes.

The group warned that governments around the world may find themselves “complicit in serious human rights abuses” and urged them to take steps to prevent renditions.

06/04/06 (B344-B) GED : Communiqué pour dénoncer les entraves à la mission FIDH ./ CISL / BIT et le harcèlement des quatre syndicalistes.

Communiqué pour dénoncer l’expulsion des représentants de la FIDH, du CISL et du BIT et exiger qu’ils soient accueillis dignement. Le GED apporte son soutien aux quatre syndicalistes victimes du harcèlement d’Etat.

Le Président du Ged, après consultation du Bureau politique du Gouvernement en Exil, dénonce le refoulement des représentants de la FIDH et du CISL et l’arrestation puis l’expulsion du représentant du BIT.

Il exige que ces personnalités soient immédiatement autorisées à pénétrer et à séjourner sur le territoire de la République et qu’elles puissent mener leur mission, sans aucune contrainte et avec la coopération totale de toutes les autorités.

Le GED est extrêmement préocupé par le sort qui est réservé aux quatre syndicalistes, victimes du pouvoir et de l’injustice. Il suit l’évolution de la situation en permanence. Il attend la décision de la Chambre d’accusation qui devrait être rendue ce jeudi 6 avril 2006 et il assure ces quatre personnes et leurs familles de son soutien sans faille dans le difficile et pénible combat qu’ils ménent pour faire reconnaître les droits fondamentaux des travailleurs dans le Pays.

au nom de la Nation Djiboutienne
au nom de l’ opposition politique
pour le Gouvernement en Exil
le Président Mahamoud Idriss Ahmed

06/04/06 (B344-B) Lu sur le site d’Amnesty / Français : la différence entre un demandeur d’asile et un réfugié. (Un article complet et fort bien documenté, qui intéressera de nombreux djiboutiens)

Lien avec Amnesty : http://www.amnesty.asso.fr/

Le terme “demandeur d’asile” désigne la personne qui se trouve à la frontière d’un État ou sur son territoire et lui demande asile. Elle peut solliciter la reconnaissance de la qualité de réfugié ou la protection subsidiaire.

L’asile est la protection qu’accorde un Etat à une personne en l’admettant sur son territoire pour lui permettre d’échapper aux risques auxquels elle est exposée dans son pays d’origine. La Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés est le premier grand texte international à prendre en compte le sort des réfugiés et à en donner la définition.

Elle ne crée pas un droit à l’asile.

Aucune de ses stipulations n’oblige un Etat à accorder l’asile à l’étranger qui le sollicite. L’obligation qu’elle lui impose est de ne pas refouler l’intéressé vers “les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté est menacée” (principe de non-refoulement, article 33).

L’article 1 de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés définit le réfugié comme :

“(…) toute personne qui (…) craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays (…)”.

des clauses d’exclusion (art.1-F A à C) :

Ne peuvent bénéficier du statut de réfugié les personnes qui ont commis un crime contre la paix, un crime de guerre ou un crime contre l’humanité, un crime grave de droit commun en dehors du pays d’accueil ou qui se sont rendues coupables d’agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies.

des clauses de cessation (art. 1-C, 1 à 6) :

La qualité de réfugié est retirée, notamment, aux personnes qui se réclament de nouveau de la protection des autorités de leur pays d’origine et à celles originaires d’un pays où les circonstances leur ayant permis d’obtenir le statut de réfugié “ont cessé d’exister”.

Le gouvernement français a établi une liste de 10 pays pour lesquels il applique la clause de cessation. Ainsi lorqu’un demandeur d’asile est ressortissant d’un de ces pays, il est placé en procédure prioritaire.

D’après le guide des procédures du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et critères à appliquer pour déterminer le statut de réfugié (§ 28) :

“Une personne est réfugiée, au sens de la Convention de Genève, dès qu’elle satisfait aux critères énoncés dans la définition. Cette situation est nécessairement réalisée avant que le statut de réfugié ne soit formellement reconnu à l’intéressé. Par conséquent, la détermination du statut de réfugié n’a pas pour effet de conférer la qualité de réfugié, elle constate l’existence de cette qualité. Une personne ne devient pas réfugié parce qu’elle est reconnue comme telle, mais elle est reconnue comme telle parce qu’elle est réfugié.”

Etat des lieux du droit d’asile en France

L’asile est la protection qu’accorde un Etat à une personne en l’admettant sur son territoire pour lui permettre d’échapper aux risques auxquels elle est exposée dans son pays d’origine. La Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés est le premier grand texte international à prendre en compte le sort des réfugiés et à en donner la définition. Elle ne crée pas un droit à l’asile. Aucune de ses stipulations n’oblige un Etat à accorder l’asile à l’étranger qui le sollicite. L’obligation qu’elle lui impose est de ne pas refouler l’intéressé vers “les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté est menacée” (principe de non-refoulement, article 33).

En France, le nombre de demandes d’asile est passé progressivement de 25 000 dans les années 90 à plus de 50 000 dans les années 2000.

En 2003, lors des débats parlementaires sur le projet de loi asile, Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, a reconnu que “le dispositif est en crise”, que “les associations et agents de l’Etat se découragent” ; il a mentionné “les centres d’accueil saturés ” et a confirmé que “les demandeurs d’asile vivent dans l’angoisse d’une longue attente et dans la précarité qui expose à toutes les dérives”.

05/04/06 (B344-B) FIDH / CISL : Djibouti : que cachent les autorités ?

Lien avec le site : http://www.fidh.org/article.php3?id_article=3220

Les autorités djiboutiennes arrêtent et expulsent un représentant du BIT mandaté pour examiner la situation des syndicalistes et refoulent une mission conjointe de la FIDH et de la CISL

La FIDH et la CISL condamnent l’arrestation et l’expulsion ce jour d’un représentant du Bureau international du travail (BIT) par les autorités djiboutiennes. M. Ibrahim Mayaki, fonctionnaire du BIT, détenteur d’un passeport diplomatique, était en visite officielle à Djibouti depuis le samedi 1er avril 2006.

Il avait pour mandat de rencontrer les défenseurs des droits de l’Homme, y inclus les syndicalistes, suite aux plaintes portées devant son organisation pour violation des droits syndicaux ainsi qu’aux harcèlements judiciaires dont font l’objet plusieurs syndicalistes devant les tribunaux djiboutiens. Il a, à cet effet, rencontré des représentants de la société civile, des syndicalistes, mais aussi des représentants des autorités nationales, notamment le ministre de la Justice.

D’après les informations reçues par la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme, organisation membre de la FIDH, et par l’Union djiboutienne du travail, syndicat affilié à la CISL, M. Ibrahim Mayaki a été arrêté à son hôtel lundi matin, à 08h30, par deux éléments des Renseignements généraux de la Force nationale de police, sans mandat spécial. M. Ibrahim Mayaki a été interrogé par les forces de sécurité pendant plus de trois heures à la direction des renseignement généraux sur ses activités à Djibouti. Avant d’être relâché, les autorités djiboutiennes l’ont contraint à signer un ordre d’expulsion, exécutoire aujourd’hui.

La FIDH et la CISL soulignent que cette expulsion fait suite au refus d’entrer sur le territoire djiboutien opposé par les forces de sécurité à deux de leurs chargés de mission, le samedi 1er avril 2006, et ce malgré l’accord verbal du ministre de l’Intérieur qu’aucune entrave ne sera faite à leur demande de visa à l’aéroport de Djibouti. Bousculés, insultés et reconduits de force dans l’avion qui les avait mené à Djibouti, les chargés de mission ont déposé une nouvelle demande de visa à l’ambassade de Djibouti en Ethiopie, demeurée sans suite à ce stade.

Ces évènements démontrent la réalité des violations répétées des droits des défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti et présagent une posture toujours plus répressive des autorités djiboutiennes à l’égard des syndicalistes et défenseurs des droits de l’Homme.

L’attitude des autorités djiboutiennes confirme les craintes de la FIDH et de la CISL concernant la nature éminemment politique de l’actuel procès intenté contre quatre leaders syndicaux poursuivis notamment pour “intelligence avec une puissance étrangère” [1]

Cette procédure judiciaire n’est d’ailleurs que le dernier épisode d’un harcèlement constant à l’égard des syndicalistes djiboutiens, comme le dénoncent les rapport annuels de la CISL et de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme depuis de nombreuses années [2]].

La FIDH et la CISL condamnent l’attitude des autorités djiboutiennes à l’égard du représentant du BIT et de ses chargés de mission et demandent la stricte application par le gouvernement et les autorités judiciaires des instruments internationaux de protection des droits de l’Homme, notamment les conventions n°87 et 98 de l’Organisation internationale du travail et les dispositions de la Déclaration des Nations unies de 1998 sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme.

La FIDH et la CISL appellent les autorités djiboutiennes à autoriser le libre accès au territoire des ONG et OING de défense des droits de l’Homme. Elles continueront d’informer les instances internationales et régionale de la situation des droits de l’Homme à Djibouti.

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[1] Cf. l’appel urgent de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme et de la CISL daté du 09 mars 2006, Détentions arbitraires / Poursuites judiciaires – DJI 001 / 0206 / OBS 016.3, .

[2] Cf. notamment le [rapport annuel 2005 de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme->http://www.fidh.org/article.php3 ?id_article=3164

05/04/06 (B344-B) HUMOUR : Guelleh et la communication. Un résultat déplorable et un style rétorgrade qui a eu du succès à son époque mais qui lui fait beaucoup de tort aujourd’hui. Tant mieux d’ailleurs ! C’est bien la preuve qu’il est capable de se griller tout seul …. (ARDHD)

Notre humouriste habituel s’est amusé à retracer “en image” l’histoire de la communication des origines de l’humanité (rien que cela !) à nos jours. Vous nous suivez ?

Jusque là, rien de nouveau et tous les lecteurs seront d’accord avec nous, même si Roger Picon a sous estimé le Télex puis le Fax qui a commencé, lui, dans les années 74 et qui ont été des outils importants de communication.

Ce qui va intéresser les lecteurs, c’est la façon dont la communication a évolué sous le régime de Guelleh à Djibouti et certainement de façon équivalente, dans quelques autres dictatures. L’approche est différente et elle fera peut-être l’objet, un jour lointain, d’une thèse obscure dans une faculté de lettres ou de psychologie.

Progressivement le régime délaisse ses média traditionnels pour retrouver les instruments qui sont issus des origines de l’humanité : c’est à dire le bâton. Avec lui, des coups violents sont appliqués directement sur un adversaire en situation de faiblesse, soit parce qu’il est entravé, soit parce que ses enfants sont menacés physiquement, soit parce que ses parents sont victimes d’un chantage éhonté.

Il faut reconnaître que, localement, le système a bien fonctionné pendant un temps ; bien n’est pas le mot juste, disons plutôt efficacement. Guelleh a été élu, et il a fait semblant d’avoir été plébiscité, puisqu’il n’avait pas de concurrent (tous mis KO !) .

Guelleh a berné les Européens et les Américains. Là aussi, berné n’est pas le mot juste, car ils étaient d’accord pour être bernés ! Imaginons plutôt qu’il a fourni assez d’arguments pour que les occidentaux puissent justifier les aides monumentales qu’ils lui versaient personnellement à fond totalement perdu et sans aucune productivité pour le peuple de plus en plus appauvri depuis ces cinq dernières années.

Quand le système n’a plus résisté à l’épreuve du feu

Les choses ont commencé à se gâter lors du voyage officiel de Guelleh à Paris.

Se reposant sur le succès facile qu’il obtenait à Djibouti devant des personnes en état de dépendance, souvent financières (comme les employés de l’ADI, de La Nation ou de la RTD), Guelleh a pris le risque le 3 octobre 2002, de demander à s’exprimer devant une assemblée de journalistes français et étrangers.

Toujours imbu de son talent, il n’avait même pas préparé avec des responsables de la communication, ni son intervention ni surtout les réponses aux questions prévisibles …Il pensait savoir faire tout seul !

Hélas, ce qui devait arriver est arrivé. Les journaliste de Canal +, caméra en action, l’ont interrogé. Le malheureux n’a pas tenu plus de trente secondes sur le ring. Compté KO, il n’avait dû son salut qu’à une fuite honteuse, digne symbole de son manque de courage pathétique.

L’affaire suivante remonte à Mai 2005. Dans le bureau de Chirac, il apprend qu’il est convoqué par la Justice française. N’écoutant encore une fois que son courage défaillant, il prend aussitôt la fuite pour se réfugier dans son avion qu’il fait décoller immédiatement.

Au fond que risquait-il au sein du Palais de l’Elysée ?

Honnêtement rien !

Qui aurait pu penser qu’un Commissaire de Police frappe à la porte de la Résidence du Chet de l’Etat français pour conduire le Président d’une République étrangère, même avec le statut d’usurpateur, afin qu’il puisse partager la tasse de thé d’une Juge d’instruction dans le cadre d’une affaire de subornation de témoin et de meurtre d’un Juge français..

Son manque de courage, une nouvelle fois, avait été plus fort que le raisonnement logique ….

Conclusion : Guelleh est-il qu’un trouillard pathétique facilement terrorisé par plus fort que lui ?

Psychologiquement parlant (*), on explique souvent que les individus atteints de cet atavisme aiguë, cherchent toujours à se venger sur les plus faibles qu’eux, afin de tenter d’oublier leur propre faiblesse.

CQFD – demandez par exemple aux quatre syndicalistes ce qu’ils en pensent ! Interrogez les responsables du FRUD, du PSD ou des listes indépendantes ! Parlez avec ceux qui ont été torturés et qui viennent nous rencontrer au sein de l’ARDHD ! Demandez l’avis des représentants de la FIDH, du CISL ou du BIT ! Prenez contact avec les familles des malheureux qui ont été assassinés à Arhiba (à deux reprises) ou dans les localités du Nord. Contactez les femmes qui ont été violées, …..

(*) Les causes possibles de ce trouble grave du comportement, voire même de cette maladie (il faut bien appeler les choses par leur nom) sont multiples. Parmi elles on cite souvent : une enfance malheureuse, un changement brutal de vie durant l’adolescence (par exemple, le transfert brutal d’une vie insouciante de gardien de troupeaux vers une vie sédentarisée, bruyante qui suscite l’angoisse chez le jeune), un déficit d’amour parental, parfois un manque d’intelligence mais le plus souvent une carence culturelle profonde, des soucis conjugaux avec une épouse dominatrice, un manque absolu de confiance en soi,