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21/12/06 (B374) AP : Nouveaux combats en Somalie (Info lectrice)

AP
| 21.12.2006 | 17:14

Des combats ont éclaté jeudi en Somalie pour la troisième
journée consécutive, alors que le leader islamique de Somalie
déclarait que son pays était "en état de guerre".
Les troupes gouvernementales ont combattu les miliciens islamiques près
de Baidoa, seule ville de Somalie encore contrôlée par le gouvernement
de transition. Un photographe de l’Associated Press a dénombré
19 cadavres de combattants islamiques à Moode Moode, ville située
à 15km de Baidoa. Trois autres ont été capturés.

Par ailleurs,
cheikh Ibrahim Choukri Abou-Zeynab, porte-parole du mouvement islamique, a
affirmé que les miliciens s’étaient emparés d’Idale,
à 60km au sud-ouest de Baidoa, tuant environ 200 soldats éthiopiens.
Cette affirmation n’a pu être vérifiée.

Alors
que les combats se poursuivaient, le chef des Tribunaux islamiques, cheikh
Hassan Dahir Aweys, a appelé tous les Somaliens à rejoindre
la lutte contre l’Ethiopie. "Tous les Somaliens doivent participer à
ce combat", a-t-il affirmé à l’Associated Press.

"Si
vous ne pouvez pas vous battre, vous pouvez contribuer à cette lutte
d’autres façons", a souligné Aweys au téléphone,
ajoutant que "le pays est état de guerre". Addis Abeba a
démenti toute implication dans les derniers affrontements, qui aurait
fait une centaine de morts.

Mercredi,
cheikh Hassan Dahir Aweys avait déclaré au commissaire européen
chargé du Développement Louis Michel qu’il était disposé
à retourner à la table des négociations avec le gouvernement
de transition somalien soutenu par l’Ethiopie.

Les Nations
unies ont lancé un appel au calme, affirmant que les combats empêcheraient
l’arrivée de l’aide humanitaire à plusieurs centaines de milliers
de personnes dans le besoin.

Le ministre
adjoint de la Défense Salad Ali Jelle a déclaré à
la presse que 71 combattants islamiques avaient été tués
et 221 autres blessés jusqu’à présent. Trois soldats
ont trouvé la mort, tandis que sept autres étaient blessés,
a-t-il ajouté.

Le gouvernement
de transition contrôle uniquement une petite zone autour de la ville
de Baidoa, dans le centre de la Somalie. La capitale Mogadiscio est aux mains
des Tribunaux islamiques, de même que la majeure partie du sud du pays.
La Somalie pâtit d’une absence de gouvernement central depuis 1991,
date à laquelle des seigneurs de guerre ont renversé le dictateur
Mohamed Siad Barre.

21/12/06 (B374) BBC Somalis ‘at war’ with Ethiopia. (Info lectrice)

The leader
of the Union of Islamic Courts, which controls the capital and much of southern
Somalia, says they are in a state of war with Ethiopia.

"All Somalis should take part in this struggle against Ethiopia,"
Sheikh Hassan Dahir Aweys said from Mogadishu.

Fresh
heavy fighting is reported near the weak Somali government’s Baidoa base,
amid fears conflict could plunge the entire Horn of Africa into crisis.

Local
residents say Ethiopian troops are clashing with Islamist militias.

Ethiopia
denies its forces are battling the advancing Islamist militias.

The two
countries have a long history of troubled relations, and Islamists have long
called for a holy war against Ethiopian troops in Baidoa.

Both the
Islamist and interim government agreed to a ceasefire and to unconditional
talks on Wednesday after meetings with a visiting European Union envoy.

But there
has been no let up on the ground, with heavy artillery and mortar fire heard
in Daynunay, some 20 km (12 miles) from Baidoa where the government has a
military base.

Local
media report bodies strewn along streets. Both sides claim to have killed
and wounded dozens of fighters.

Talks

Somalia’s
Deputy Defence Minister Salad Ali Jelle told reporters in Baidoa that 71 Islamic
fighters had been killed and 221 injured so far during clashes in three locations.

But in
Mogadishu, UIC official Sheik Mohamud Ibrahim Suley claimed his fighters had
killed 70 fighters, mainly Ethiopian troops.

Neither
claim can be independently verified.

As the
shelling continued close to Baidoa, Mr Aweys urged all Somalis to take up
the struggle against Ethiopia.

"If
you cannot fight you can contribute in other ways to the effort," he
said.

After
talks in Baidoa and Mogadishu on Wednesday, EU envoy Louis Michel announced
both parties had agreed to resume efforts to find a negotiated settlement
of their differences.

A nine-point
memorandum of understanding included agreement to begin talks again without
preconditions, he said.

The UIC
set aside a demand that Ethiopian troops withdraw from Somalia as a precondition
for talks, Mr Michel added, although it remained a major grievance.

Mr Michel
has urged both sides to begin talks as soon as possible, at the latest early
in January.

Both sides
have blamed each other for the fighting.

The UIC
has introduced law and order to the capital and much of southern Somalia for
the first time in 15 years and denies links to al-Qaeda.

Ethiopia
has admitted to having some military trainers in Somalia, but our correspondent
says that as he drove to the airport in Baidoa on Wednesday, he was stopped
by a huge convoy of Ethiopian military armour.

The United
Nations estimates that at least 8,000 Ethiopian troops may be in the country
backing the government while regional rival Eritrea has deployed some 2,000
troops in support of the Islamic group.

Other
countries are thought to have become involved in arming both sides.

21/12/06 (B374) L’Humanité 2 articles /Somalie / Les tribunaux islamiques prêts au combat /

___________________________________________1
– Dépêche

« La décision d’attaquer les Éthiopiens a déjà
été prise, mais nous sommes maintenant dans les derniers préparatifs
d’une guerre à grande échelle », a déclaré
hier à l’AFP un haut responsable militaire des tribunaux islamiques,
Mohamed Ibrahim Bilal, ajoutant toutefois que les combats ne débuteront
pas nécessairement après l’expiration, mardi, de l’ultimatum
fixé par les islamistes aux troupes éthiopiennes pour quitter
la Somalie. Les islamistes ont étendu ces derniers jours leur emprise
militaire autour de Baïdoa, ville où siège le gouvernement
transitoire, soutenu par l’Éthiopie.

____________________________________________
2 – MONDE

Guerre ouverte en Somalie ?

Baidoa
. Des affrontements ont éclaté entre tribunaux islamiques et
gouvernement provisoire soutenu par l’Éthiopie.

Cela
ressemble à une claque. Des combats violents ont éclaté
hier entre les deux parties somaliennes en conflit, les tribunaux islamiques
et le gouvernement de transition, alors même que Louis Michel, commissaire
européen au Développement et à l’Aide humanitaire,
se rendait sur le terrain pour tenter une médiation. Les affrontements
ont débuté dans la nuit de mardi et avaient gagné hier
plusieurs localités aux environ de Baidoa, seule ville contrôlée
par les institutions transitoires.

« C’est maintenant
une guerre ouverte et nos forces ont reçu l’ordre d’attaquer
sur tous les fronts », a déclaré hier à l’agence
IRIN Salad Ali Jelle, ministre de la Défense du gouvernement transitoire,
précisant que Baidoa était attaquée conjointement par
le Nord et par le Sud. Des dizaines d’habitants ont continué
hier à fuir la ville par crainte des combats.

Cette nouvelle offensive
survient à la date prévue par l’ultimatum lancé
la semaine dernière par les tribunaux islamiques. Ces derniers avaient
alors donné sept jours aux Éthiopiens pour quitter le pays,
sous peine de s’exposer à une attaque.

Depuis qu’ils ont
pris la capitale, Mogadiscio, à la mi-juin, les tribunaux reprochent
aux institutions transitoires d’être soutenues par l’Éthiopie.
Celle-ci a toujours nié mais, hier encore, une source gouvernementale
a expliqué à Reuter que 13 camions remplis de soldats éthiopiens
s’étaient rendus sur le champ de bataille. Selon certains experts
militaires cités par l’AFP, 15 000 à 20 000 militaires
éthiopiens seraient en Somalie.

L’intervention éthiopienne
est d’autant plus mal vue, bien au-delà du cercle des islamistes,
que l’antagonisme entre les deux pays est ancien. Addis-Abeba est en
outre soupçonné par les tribunaux islamiques de bénéficier
dans sa croisade en Somalie du soutien des États-Unis, qui les ont
récemment accusés d’être « désormais
contrôlés par des individus appartenant à des cellules
d’al Qaeda ».

« La situation sur
le terrain n’offre pas beaucoup de raison d’être optimiste
quant aux résultats de l’initiative de Louis Michel »,
a déclaré hier le porte-parole du commissaire européen.
Pour présenter son plan de paix et inviter les parties à renouer
le dialogue, le commissaire européen a été à Baidoa,
en plein combat. Louable effort qui risque néanmoins d’être
emporté dans la fureur de la guerre.
Camille Bauer

18/12/06 (B374) Radio-Trottoir : un lecteur s’étonne que le MRD n’ait pas réagi pour soutenir le Directeur par intérim de la poste, qui vient d’être remis en liberté. (Suite de l’information publiée hier – Source lecteur)

Le Directeur
général par interim de la Poste de Djibouti a été
rélaché après avoir donné toutes les garanties
exigées de son engagement et sa collaboration sans réserves,
à compter de ce jour, envers les Services de renseignement, la politique
d’IOG et on parti politique (le RPP).

Dans
cette situation, une fois de plus, il me semble que le MRD a laissé
tombé un de ses soutiens, alors qu’il était mis en état
d’arrestation.
.

19/12/06 (B374) AFP Mogadiscio / Somalie : gouvernement et islamistes semblent plus disposés au dialogue.

MOGADISCIO
(AFP) – Les tribunaux islamiques et le gouvernement de transition somalien,
qui ont multiplé les déclarations belliqueuses ces derniers
jours, semblaient lundi plus disposés au dialogue, à la veille
de l’expiration d’un ultimatum lancé par les islamistes.

Alors
que la guerre n’a jamais semblé aussi proche que ces derniers jours,
les deux parties ont baissé d’un ton à la veille de l’expiration
mardi de l’ultimatum fixé par les islamistes aux Ethiopiens pour retirer
leurs troupes déployées aux côtés des fragiles
institutions de transition.

"Le gouvernement n’a pas exclu des pourparlers, nous sommes un gouvernement
de réconciliation, mais comment pouvons-nous négocier avec quelqu’un
qui menace de vous attaquer", a déclaré lundi Ali Jama,
ministre de l’Information du fragile gouvernement de transition.

"Vous
ne pouvez négocier que dans un climat favorable, mais pour le moment,
les nuages de la guerre planent sur nous", a estimé M. Jama.

"Nous
comptons les jours et nous attendons la fin du délai. Nous ne serons
pas les premiers à attaquer, mais nous ne resterons pas sans rien faire
si nous sommes attaqués", a-t-il poursuivi.

"C’est
à la communauté internationale d’assurer que le climat des négociations
soit favorable", a affirmé le ministre.

Le mouvement
islamiste a été le premier samedi à sembler ouvrir la
voie aux négociations: le chef du comité exécutif du
Conseil suprême islamique de Somalie (SICS), cheikh Sharif Cheikh Ahmed,
s’est dit "prêt à négocier et à engager un
dialogue avec les Ethiopiens".

"Les
tribunaux islamiques ont invariablement appelé au dialogue et à
la résolution des problèmes par des moyens pacifiques (…)
et nous continuons à défendre ce principe", a-t-il déclaré
à la presse à Aden à l’issue d’une rencontre avec le
président du Parlement de transition, Sharif Hassan Cheikh Aden, qui
n’est cependant pas mandaté par le gouvernement pour négocier.

"C’est
notre droit de fixer un ultimatum car la Somalie appartient aux Somaliens,
pas aux Ethiopiens (…) mais cela ne signifie pas que nous allons les attaquer
après l’expiration de cet ultimatum", a-t-il relevé.

A l’issue
de trois jours de pourparlers à Aden, MM. Ahmed et Aden ont publié
samedi un communiqué commun dans lequel les tribunaux islamiques se
disent "engagés dans le dialogue avec le gouvernement fédéral
de transition somalien comme moyen de résoudre leurs divergences (…)
et de cesser toute activité susceptible de conduire à des confrontations
militaires".

Vendredi,
le président somalien Abdullai Yusuf Ahmed avait pourtant affirmé
que la "porte pour des pourparlers de paix était fermée,
tant que les islamistes menacent le gouvernement" et que "la guerre
était inévitable".

De leur
côté, les islamistes ont appelé plusieurs fois au jihad
contre l’Ethiopie – qu’ils accusent d’avoir engagé son armée
en Somalie pour défendre le gouvernement de transition -, et ont étendu
ces derniers jours leur emprise militaire autour de Baïdoa, siège
des institutions de transition (250 km au nord-ouest de Mogadiscio).

Addis
Abeba dément avoir déployé son armée en Somalie
et reconnaît seulement l’envoi d’instructeurs militaires.

Les islamistes,
accusés par les Etats-Unis d’entretenir des liens avec le réseau
terroriste Al-Qaïda, contrôlent désormais la majorité
du centre et du sud de la Somalie, pays en guerre civile depuis 1991.

Les institutions
de transition, mises en place en 2004, se montrent incapables de rétablir
l’ordre devant la montée en puissance, depuis 2006, des islamistes.

19/12/06 (B374) Compte rendu de la manifestation d’Arhiba le 18 décembre 2006 à Djibouti (Par Ali Abdou, Secrétaire à la communication de l’ARD)

La
commémoration du massacre d’Arhiba perpétré à
Djibouti le 18 décembre 1991 était un événement
attendu de pied ferme par tous les Djiboutiens unanimes. La peur a semblé
totalement basculer de camp à cette occasion, les Djiboutiennes et
les Djiboutiens présents à la cérémonie découvrant
combien il ne tient aussi qu’à eux-mêmes de se faire entendre.

Société
civile et mouvements d’opposition se sont donné la main pour
inscrire dans le marbre la quinzième journée de commémoration
du massacre d’Arhiba tenue ce 18 décembre 2006 à Arhiba
même, sur le lieu du carnage, sous les yeux inquiets des agents de police.

A l’appel
de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD)
et le soutien de l’ensemble des mouvements démocratiques et de
la société civile, le meeting pour la commémoration du
15e anniversaire du massacre d’Arhiba a eu lieu de 16h à 18h
au cimetière d’Arhiba II.

Devant
une assistance immense acquise à la cause de la justice, plusieurs
orateurs se sont succédé. Une société civile combative
était dignement représentée par Monsieur Moussa Mohamed,
représentant de l’association des victimes du massacre d’Arhiba,
qui a lui-même perdu un bras ce jour là, et par Monsieur Jean-Paul
Abdi Noel, président de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme
(LDDH), invité de l’association des victimes.

Moussa
Mohamed a commencé l’intervention au nom de la mémoire des victimes
et au nom de leurs proches toujours dans la douleur des disparitions et des
morts inexpliquées. « Je suis là pour rappeler que nous
souffrons encore dans notre chair de ces exactions ». Le président
de la LDDH, Jean-Paul Abdi Noël, a tenu un discours remarqué et
traduit simultanément dans les langues somalie et afar, reproduit in
extenso ci-dessous sur le site Internet. Monsieur Abdi Noël a rappelé
que la LDDH était disposée à soutenir ici et maintenant
toutes les plaintes en justice qui seraient intentée au niveau local
et international.

Le mouvement
politique Union pour la démocratie et la justice (UDJ), en l’absence
de son président Ismaël Guedi Hared souffrant, était représenté
par Monsieur Houssein Robleh Dabar, membre dirigeant du parti et ancien combattant
dans le Frud armé. Propos inoubliable, Houssein Robleh a déclaré
« j’avais pris le maquis contre l’injustice. Les auteurs
de ce massacre sont encore au pouvoir. Il faut les combattre ! ».

Le mouvement
pour le renouveau de la démocratie et le développement (MRD)
n’était pas en reste. Son premier vice-président Mohamed
Ahmed Kassim et son secrétaire général Souleiman Farah
Lodon ont honoré l’assistance de leur double allocution riche
en déterminations à aller de l’avant. Le MRD par la voie
de son vice président a appelé l’opposition a renouveler
son combat politique, en déclarant « l’opposition doit
renforcer ses actions unitaires afin que de tels crimes ne se renouvellent
pas ». Les propos du secrétaire général du MRD
ont conforté l’assistance dans la présence inconditionnelle
à leurs côtés du président Daher Ahmed Farah, en
déclarant « le Président DAF est de tout cœur avec
nous dans cette commémoration ».

L’Alliance
républicaine pour le développement (ARD) a dépêché
toute son équipe dirigeante. Se sont succédé les discours
enflammés du président Ahmed Youssouf Houmed, du Premier Vice-président
Adan Mohamed Abdou, du Secrétaire général Kassim Ali
Dini, du Secrétaire à la communication et porte parole Mohamed
Ali Abdou, et de Madame Fatouma Youssouf, représentante des femmes.

Le président
Ahmed Youssouf a rappelé la nouvelle mise en œuvre de l’action
politique de l’ARD en déclarant « il faut impérativement
renforcer les capacités de l’ARD pour lutter efficacement contre
cette dictature ». Le vice président Adan Mohamed Abdou a rappelé
à son tour combien « le temps est à l’action ! »
Le nouveau secrétaire général du parti Kassim Ali Dini
a donné la mesure du combat engagé depuis le dernier congrès
« c’est pacifiquement que nous mettrons fin à ce régime
car le peuple est de notre côté ».

Le
Secrétaire à la communication et porte parole Mohamed Ali Abdou
de l’ARD a indiqué : « le compte à rebours a commencé
pour ce régime dictatorial. Persévérons dans notre engagement
! »

Les uns
et les autres ont porté l’accent sur le caractère absolument
intolérable d’une impunité qui perdure quinze ans après
les faits sans aucune enquête internationale diligentée pour
connaître la vérité sur la folie policière, et
sans aucune idée de proposition d’indemniser des familles de
victimes toujours meurtries et démunies .

En clôture
des interventions Madame Fatouma Youssouf s’est adressé à
l’assistance et déclaré courageusement : « les femmes
doivent prendre une part essentielle dans le combat pour la justice et la
Démocratie ».

Mohamed
Ali Abdou
Secrétaire à la Communication de l’ARD

19/12/06 (B374) LDDH / APPEL AU DROIT A LA MÉMOIRE, LE 18 DÉCEMBRE 2006.

Des
martyrs ciblés d’hier au martyre d’aujourd’hui

A
quand la fin de ces calvaires collectifs intolérables ?

Tout d’abord,
je tiens à remercier l’Association pour les victimes d’Arhiba,
qui comme en 2004 nous avait associé à la commémoration
en mémoire des
victimes du massacre d’Arhiba du 18 décembre 1991.

Ce lourd
tribut des crimes, plus exactement d’un carnage ciblé contre de
vaillants citoyens innocents pèse lourdement dans nos consciences et
nos
cours.

En effet,
depuis l’indépendance, depuis pratiquement 30 ans, les premières
réactions, de certaines Autorités Djiboutiennes, loin de renforcer
la
cohésion et l’Unité de nos populations furent désastreuses
car donnant la
priorité des priorités à la répression et aux
massacres des populations du
Nord et de l’Ouest de la République de Djibouti.

En ces
jours de Mémoire, il est du Devoir des Défenseurs des Droits
de
l’Homme de se recueillir auprès des parents et proches des victimes
des
massacres d’Arhiba le 18 décembre 1991.

Permettez-moi
de vous rappeler, en deux mots, le Combat mené par les
Défenseurs des Droits de l’Homme.

En effet,
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a été créée
en
1999 dans un contexte où le silence des Défenseurs était
plus que
préoccupante, d’autant plus, que les exécutions extrajudiciaires,
les
répressions de tout genre sur les populations civiles étaient
à son comble.

Néanmoins,
certaines démarches ont été faites, mais d’autres encore
restent
à faire, et sur ce dernier point que je vous donnerais un bref résumé.

Il s’agit
avant tout d’encourager toutes les victimes et leurs ayants droit
à s’organiser en vue de porter plainte et d’exiger des réparations
tant
devant les juridictions locales qu’internationales.

Pour sa
part la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se tient prête
à aider sur le plan nationale et sur le plan internationale à
accompagner
dans toutes leurs démarches les parents et les proches des victimes
civiles
innocentes qui ont succombé sous les balles de la folie meurtrière
d’une
équipe encore au Pouvoir.

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) réitère son Appel du
17
décembre 2005, portant sur les trois points suivants :

1. l’indemnisation
immédiate de toutes les victimes d’Arhiba du 18 décembre
1991 et du 30 novembre 2005 ;

2. la
poursuite en Justice des auteurs de tous ces crimes odieux ;

3. la
constitution d’une commission d’enquête indépendante sur la dernière
tuerie dans ce même quartier le mercredi 30 novembre 2005.

Face aux
silences du Chef de l’Etat qui dans le cadre des pouvoirs qui lui
sont conférés de déclarer au moins le « Pardon
de l’Etat » ainsi que le
Droit à la Mémoire de tous les victimes civiles des répressions
meurtrières
sur tout le Territoire nationale et ceux depuis l’indépendance.

La réparation
que nous exigeons en faveur de toutes les victimes est le
premier pas pour réconciliation nationale et la paix durable dans notre
pays.

Il n’est
jamais trop tard pour réagir, dès aujourd’hui organiser vous
et
constituer des dossiers de plaintes.

– oui
au devoir de Mémoire, contre l’Oubli !

– oui
aux Réparations, contre le Mépris !

– non
à l’Impunité, oui à une vraie Réconciliation Nationale
!


Allocution de la LDDH lu par M. NOEL ABDI
Jean-Paul
traduite dans les deux langues nationales l’Afar et le Somali

ANNEXE
SUR LE MASSACRE D’ARHIBA DU 18 DECEMBRE 1991

Le
Déroulement

6H00 du
matin, le quartier d’Arhiba est totalement investi et encerclé par
les forces armées djiboutiennes coalisées dans une action militaire
sans
précédent à Djibouti-ville d’environ 400 personnes en
armes et équipements
de guerre.

Alors
que l’essentiel des troupes d’assaut est placé en position de tir dans
les tranchées, dans les tanks, sur des -jeeps et sur les vedettes,
le groupe
des policiers Afars sans armes munis des gourdins, est chargé de convaincre
leurs frères de sang avec lesquels ils engagent le dialogue.

Parallèlement,
les « crânes rasés » issus de la mobilisation générale
vident tous les
civils de leurs cases en cartons et les rassemblent sur le terrain vague

7H00 :
Les premiers lève-tôt d’Arhiba II , sortis de chez eux sont aussitôt
embarqués dans des camions mis à la disposition des forces de
l’ordre par
les entrepreneurs privés qui se trouvent alignés au sud du quartier.
Après triage, le groupe ciblé est isolé du reste et une
partie est embarquée
dans un premier camion.

7h15 :
les rafles continuent. Les forces armées tirent de leur huttes,
hommes, femmes et enfants, les regroupent par dizaines en les faisant
asseoir parterre, et une fois le nombre suffisant pour contenir un camion,
le chauffeur approche du secteur et l’on embarque tout le monde. La cité
étant étendue sur 3 à 4 km, une scène identique
à celle ci se déroule à
plusieurs endroits, couvrant ainsi, tout Arhiba Il

7h30 :
Sur un des « points de’ rassemblement » d’Arhiba II, certaines
personnes ne se contentant pas de l’explication facile donnée par les
hommes
en uniforme selon laquelle il ne s’agirait que d’une simple "vérification
d’
identité", elles voudraient comprendre et demandent des explications.
Ne pouvant supporter plus longtemps cette situation macabre, un policier
Afar se détache du rang, dans un dernier élan de solidarité
ethnique,
déconseille vivement aux futures victimes de se laisser déporter
en
demandant d’opposer une résistance passive.

Pour son
geste, il sera sommairement abattu par ses collègues de la FNS au
cours de la fusillade.

Voyant
leur plan dévoilé et devant le refus des civils de monter dans
le
camion, les forces armées s’apprêtent dès ce moment, à
tirer sans sommation
sur tout ce qui bouge

Ayant
remarqué’ des mouvements qui contrarient le plan initialement établi,
les forces armées qui s’étaient préparées à
l ‘éventualité d’une réticence
de la part des civils, reçoivent l’ordre d’exécuter sur place
leur plan :
l’acte d’extermination qu’elles devaient accomplir ailleurs. Elles ouvrent
le feu sans sommation sur une foule sans défense (femmes, enfants,
vieillards) qui tombe comme des mouches, tués à bout portant.

Dès
les premières rafales, une panique folle s’empare très logiquement
de
toute la population d’Arhiba II et aux quatre coins de la cité, loin
de
contenir, les forces de l’ordre tirent è vue. La chasse à l’Afar
commence,
un déluge de feu s’abat sur les civils, une course poursuite abominable
s
‘organise .Qui à pied, qui. en véhicule tout terrain, les forces
de l’ordre
s’en donnent à coeur joie. Un safari humain.

FAIT
ELOQUENT Trois policiers, Kalachnikov aux poings, font irruption dans
l’Ecole Primaire Public d’Arhiba dont le Directeur est sommé sous la
contrainte par un vif et bref échange de propos, de faire sortir ces
classes
les élèves (probablement pour les exposer au carnage prévu)
.

Le Directeur
de l’Ecole n’a pas manqué, malgré la menace, de leur faire observer
qu’il y
va de sa responsabilité professionnelle de mettre en sécurité
les élèves et
qu’il ne peut satisfaire leur dangereuse requête aussi longtemps que
les
armes ne se seront pas tues à Arhiba.

Pendant
ce temps, les deux autres policiers s’introduisent dans les classes
où ils n’hésitent pas à tirer plusieurs rafales créant
une panique
généralisée tant parmi les enseignants que parmi les
élèves qui fuient à
toutes jambes.

7h45 :
Un hélicoptère de l’armée française survole les
lieux du massacre,
panique cette fois coté tueurs, par la crainte des caméras que
les français
n’ont certainement pas manqué de sortir pour un tel flagrant délit.

Au premier
passage, les tireurs cessent la fusillade, certains ont le
ridicule réflexe de se cacher derrière les maisons, mais continuent
à
pourchasser les rescapés dès que le Puma s’éloigne. Au
second passage, les
"chasseurs" décident de se retirer et maquillent le chiffre
réel du carnage
en s’empressant d’entasser dans deux camions un maximum de cadavres.

Combien
de morts? Impossible à dire avec précision. Les témoins
oculaires
les plus optimistes chiffrent à 50 cette cargaison funeste. Le convoi
se
dirige vers la ville, les hommes en uniforme quittent enfin Arhlba.

8H00 Les
habitants d ‘Einguela constatent que le terrain vague des Salines
qui s’étend au Nord d’Arhiha est lui aussi quadrillé par les
hommes de la
FNS, à la hauteur du chantier séoudien jusqu’aux Théâtres
des Salines.

Toutes
les routes menant à Einguela sont bloquées par les agents de
la
circulation et ni piétons ni véhicules ne passent. Certains
observateurs
constatent qu’un long convoi de véhicules militaires qui assure
l’encadrement, se dirige vers le secteur bouclé

BILAN
DU MASSACRE

33
corps abandonnés sur le terrain vague,

7 personnes
décédées à l’hôpital Peltier le lendemain
des suites de leurs
blessures,

7 corps
retrouvés le 19 en mer à marée basse,

12 corps
que les forces de l’ordre ont emportés,

Soit
un total de 59 morts dont 47 ont été enterrés

LISTE
DES PERSONDES DISPARUES LE 18.12.1991

1. HAMAD
IBRAHIM SAID
2. YASSO KATHE ALI
3. ALI IBRAHIM MOURRA
4. NIBALLEH ADEN MOHAMED
5. DAOUD MOHAMED ALT
6. ABDALLAH HANAD OMAR
7. SAID HAMADOU GAAS

LISTE
DES PERSONNES TUEES LORS DU MASSACRE D ‘ARHIBA

Corps
découverts sur place

1. ALI
ADAM AHMED
2. AHMED MOUMINE BAGUILA
3. HABILE MOUMINE BAGUÏLA
4. GANIBO IBRAHIM YASSO
5. ALI MOHAMED WEO
6. ADAM DIHIBO MOUSSA
7. MOHAMED ALI OMAR
8. ALI ALELOU ASSOWE
9. BERO DAOUD ANGADE
10.OMAR MOHANED KABADE
11.ABDALLAH YAYO IBRAHTM
12.HASSAN ALI ABOUBAKER
13.MALIK ALI MAHAMED
14.HASSAN ABDOU ABOUBAKER
15.ALI ABDALLAH GOURATE
16.SABOLI ABDALLAH GAAS
17.ALI KABIR MANDEITOU
18.NOUMANE MOHAMED ABDALLAH
19.ALI SATD MOHAMED
20.MAHAMED MOUSSA WAAYE
21.ALI HOUSSEIN HARSSOU
22.ALI CHEIKO HAMAS
23.ADAM CHEIKO HAMAD
24.MOHAMED ALI HOUSSEIN
25.HASSAN FILADERO HASSAN
26.IDRISS LALE ALI
27.MOHAMED OSMAN IBRO
28.OSMAN MOHANED IBRO
29.SAADA AHMED
30.ALI ARERO ALI
31.MISERA BOUCHRA CHOUMA
32.SALIHA MOHAMED ALT
33.ALI ADAM ALI

Personnes
retrouvées à marée basse

34.HOUSSEIN
IBRAHIM MOHAMED
35.KILO YASSIN ALI
36.MAHAMEISSE DINBIHISSE ALI
37.ALI HAMAD DOULA
38.HERE ALI YASSO
39,FOSSEYA MOHAMED OSMAN
40.HASNA SAID MOHAMED

A
l’hôpital Peltier

41 OSMAN
YOUSSOUF
42.HASSAN HAMID
43 ABDOULKADER MOHAMED ISSA
44.ARISSO ONDE ARISSO
45.MOHAMED MOUSSA MOHAMED
46,MOHANED ALI AHMED
47.MOHAMED HOUMED MOHAMED

N.B.
Les impacts de balles relevés sur les blessés nous autorisent
à penser
qu’il y avait plusieurs groupes de tireurs et que nombreuses étaient
les
personnes en train de fuir lorsqu’elles ont été atteintes par
les
projectiles.

Ainsi,
50 % des survivants sont atteints au dos, 30% de face e 20 % de côté.
De plus, il a pu être dénombré environ 300 blessés
dont 70 seulement furent
admis à Peltier, une dizaine à l’hôpital militaire français
alors que les
autres ont été soignés par leurs propres familles de
peur de représailles
éventuelles.

TEMOIGNAGE
D’UN MEDECIN FRANCAIS : François DE CHABALIER
(Médecin:-Chef du district d’OBOCK)

Le
quartier est bouclé, les forces de l’ordre ont brûlé des
cartes
d’identité. La tension a monté. Un gendarme a été
poignardé par un afar
juste après la fusillade. 2 policiers afars qui essayaient de prendre
la
défense des habitants d’Arhiba ont été tués par
balle par leurs propres
collègues. A ce moment là, c’est la fusillade et les exécutions
sommaires.
C’est le carnage, les forces de l’ordre tirent sur tout ce qui n’a pas
d’uniforme.

J’ai été
très impressionne à l’hôpital Peltier par la foule de
bléssés qui
affluaient. Il faut imaginer un grand couloir avec de chaque côte une
enfilade de brancards avec dessus des gens, tous. blessés par balles,
tous
afars, tous civils.

Au bas
mot, une quarantaine de morts. 26 ont été entérrés
dans les
cimetières hors de la ville plus une quinzaine dans la ville puisque
les
gens n’avaient pas le droit (le sortir pour enterrer leurs morts ailleurs.
La majorité des victimes était des hommes jeunes également
des lemmes et des
enfants mais aussi un vieil homme dont le crâne a été
défoncé à coups de
crosse et qui en est mort. J’ai vu un enfant de moins de 5 ans avec un
poignet éclaté par balle.

Il semble
certain qu’une intervention musclée des forces de l’ordre sur
quartier afar était prévue à titre de vengeance et de
représailles depuis la
veille au soir à cause d’une sévère défaite militaire,
dans la zone nord de
Tadjourah où l’armée aurai eue 3oo morts ou disparus. A Tadjourah,
l’armée
nationale a subi de lourdes pertes et de lourdes défaites.

A Obock,
c’est une ville morte, occupée par les forces de I ‘ordre et
encerclée par les rebelles et la population civile est avec les rebelles
en
brousse. Leur souci est un souci d’alimentation et de soutien sanitaire.
On comprend bien qu’ils ont la possibilité de se ravitailler par l’Ethiopie
ou par le Yémen mais pour cela il faut de l’argent et les fonctionnaires
ont des difficultés pour récupérer de l’argent sauf ceux
qui sont à
Djibouti.

Le
pays est coupé en deux. Les gens d’Obock s’ils veulent venir à
Djibouti
doivent passer par l’Ethiopie, c’est à dire:’ qu’ils font un tour
gigantesque pour contourner le pays.

On
ne peut plus passer par la mer puisque l’armée contrôle les sorties.
D’ailleurs les pêcheurs d’Obock qui
s’étaient réfugiés à Djibouti se sont vu confisquer
leurs boutres.

L’inquiétude
majeure des djiboutiens est que Djibouti devienne comme
Mogadiscio. Les tracts dans le sens de la guerre civile distribués
à
Djibouti n’ont pas trouvé une oreille à haut niveau On craignait
que les
quartiers Issas déferlent Djibouti sur les quartiers afar. Mais en
réalité
jusqu’à présent ce ne sont que les forces de l’ordre qui arrivent
sur les
quartiers afar.

La majorité
des djiboutiens voudrait préserver leur pays.

La situation
ethnique est plutôt calme au regard de la gravité des
événements.

19/12/06 (B374) REUTERS : Le calme règne à Baïdoa à l’échéance de l’ultimatum islamiste. (Info lectrice)

REUTERS
| 19.12.2006 | 16:25

Par
Hassan Yare

BAIDOA,
Somalie (Reuters) – Le calme régnait mardi à Baïdoa, siège
du gouvernement fédéral de transition en Somalie, à l’expiration
de l’ultimatum lancé par les forces islamistes aux troupes éthiopiennes
pour qu’elles quittent le pays.

Il y a
une semaine, l’Union des tribunaux islamiques (UTI), au pouvoir dans la capitale
Mogadiscio depuis juin, a sommé les militaires éthiopiens qui
protègent le gouvernement transitoire de Youssou Abdoullahi de rentrer
chez eux, faute de quoi les miliciens islamistes les y contraindraient par
la force.

Mais un
porte-parole de l’UTI, Abdirahman Ali Mudey, a déclaré vouloir
poursuivre les pourparlers en vue du départ des soldats éthiopiens.

Selon
les islamistes, 30.000 soldats éthiopiens sont présents en Somalie,
alors qu’Addis-Abeba ne reconnaît la présence que de quelques
centaines de conseillers à Baïdoa. Experts et témoins les
évaluent de 15.000 à 20.000.

"Nous
n’avons pas voulu dire que nous allions les attaquer s’ils ne partaient pas",
a déclaré Ali Mudey, revenant sur la menace formulée
par le responsable de la défense de l’UTI, le cheikh Youssouf Sia "Inda’ade".

"Nous
voulons que les pourparlers se poursuivent et que les Ethiopiens partent",
a-t-il dit, semblant confirmer que, comme l’estiment certains spécialistes,
l’UTI serait divisée entre faucons et colombes.

"POURQUOI
UNE BATAILLE ?"

Le ministre
de l’Information du gouvernement transitoire, Ali Ahmed Jama "Jangali",
a estimé que l’UTI n’en était pas à une menace vaine
près et a souligné: "Nous ne faisons attention qu’à
ce qu’il font, pas à ce qu’ils disent."

Il a rappelé
par ailleurs que le président Youssouf Abdullahi s’était engagé
à ne pas être le premier à attaquer.

Solomon
Abede, porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères,
a déclaré pour sa part qu’il revenait à l’UTI de trouver
une solution à ce bras de fer qu’Addis-Abeba, a-t-il souligné,
s’efforce de résoudre pacifiquement.

"Nous
sommes patients, pour notre part, sachant que l’on bénéficiera
plus de la paix que de la guerre".

Selon
un diplomate occidental, l’aile modérée de l’UTI renoncerait
à un affrontement pour conserver ses avantages territoriaux – l’essentiel
du sud de la Somalie – et une crédibilité internationale.

"Ils
contrôlent 80% du centre et du sud de la Somalie, alors pourquoi se
lancer dans une bataille?", a estimé ce diplomate.

Mais certains
éléments au sein du gouvernement de Baïdoa seraient favorables
à un affrontement, notamment depuis que le Conseil de sécurité
s’est prononcé pour l’envoi de casques bleus à sa rescousse
– une initiative rejetée par les islamistes et qui a peu de chances
de voir le jour dans l’immédiat.

L’ancien
ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel, commissaire
européen chargé du développement et de l’aide humanitaire,
est attendu mercredi à Baïdoa pour tenter de ramener les deux
parties à la table des négociations.

Il s’agirait
de la quatrième session de ces pourparlers qui se déroulent
à Khartoum sous l’égide de la Ligue arabe et visent à
pousser les deux camps à partager le pouvoir.