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18/12/06 (B374) BBC : Menaces de Guerre en Somalie (En anglais – Info lectrice)

Fears
of attack recede in Somalia

Both sides in Somalia are playing down the significance of a deadline given
by Islamists for a “massive attack”.

Witnesses say forces of the interim government have been patrolling the outskirts
of the city of Baidoa, their stronghold, alongside Ethiopian forces.

But the
Islamic Courts Union, which controls much of the south, backtracked on an
ultimatum for Ethiopians troops to leave Somalia by the end of Monday.

The comments
contrast sharply with threats of a holy war made last week.

Islamic
Courts Union spokesman Abdi-Rahiin Ali Mudey said the Islamists would not
attack the Ethiopians or Baidoa.

The government
has also said talks could resume if the Islamists stopped making threats.

Last week,
President Abdullahi Yusuf Ahmed ruled out any further talks.

Talks

Mr Mudey
said the Islamists were using the deadline to give the Ethiopians a chance
to start negotiations with them, but that Islamist forces would defend themselves
if attacked.

“Ethiopia
has recently asked us to start talks with them so the deadline was basically
meant to tell the Ethiopians to withdraw from Somalia, then talks they offered
would be possible,” he said.

Information
Minister Ali Ahmed Jama said the interim government had been counting the
days, waiting for “the last minute of the deadline”.

“We
will not be the first one to attack, but will not stand by and watch if we
are attacked,” he said.

Islamic
leaders deny accusations of al-Qaeda links. On Sunday, the Union of Islamic
Courts said nearly 200 government troops had defected to their side. The government
denied the allegations.

Minor
clashes have broken out between the two rivals, but neither side has launched
a large offensive.

On Saturday
Islamist leader Sheikh Sharif Sheikh Ahmed said the movement was prepared
for “dialogue” with Ethiopia.

In Yemen,
he announced a deal with the speaker of the Somali parliament to resume talks
after they collapsed last month.

Story from BBC NEWS

18/12/06 (B374) Compte rendu par l’ARD des manifestations publiques de Paris et Bruxelles.

Manifestation
publique à Bruxelles samedi 16 décembre et manifestation publique
à Paris dimanche 17 décembre se sont donné la réplique
et remarquablement répondu à leur devoir de mémoire en
commémoration de la tuerie d’Arhiba du 18 décembre 1991
à Djibouti.

Mouvements
associatifs Forum pour la démocratie et la paix (FDP) à Bruxelles
et Association pour la démocratie et le développement (ADD)
à Paris, à l’initiative des rassemblements, ont été
rejoints par les militants du Comité des femmes djiboutiennes contre
les viols, par ceux du Front pour la restauration de l’unité
et de la démocratie (FRUD), du Mouvement pour le renouveau de la démocratie
et le développement (MRD), et de l’Alliance républicaine
pour le développement (ARD).

Face à
l’ambassade de Djibouti à Bruxelles, le boulevard Franklin Roosevelt
était noir de monde samedi 16 décembre de 14 heures à
15 heures, et face à l’ambassade de Djibouti à Paris,
l’angle de la rue Emile Meunier et de la rue des Belles Feuilles était
peuplé d’une forêt de banderoles, dimanche 17 décembre
de 11 heures à 13 heures.

Les slogans
et les discours ont fusé, les uns et les autres condamnant la situation
d’impunité qui perdure à Djibouti et rappelant le besoin
de persévérer dans une résistance toujours renouvelée
face au gouvernement d’Ismaël Omar Guelleh.

Les manifestants
ont une fois de plus exigé l’ouverture d’une enquête
internationale pour faire toute la lumière ainsi que la levée
du secret défense au gouvernement français sur la tuerie d’Arhiba.

L’ARD
a appelé pour sa part l’ensemble des mouvements démocratiques
djiboutiens à un rassemblement public demain lundi 18 décembre
à Arhiba, sur le lieu même du drame, dans Djibouti ville.

Maki
Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe
Fait à Paris, le 17 décembre 2006

16/12/06 (B374) Somalie. Amnesty Belgique. Craintes pour les droit humains dans le conflit qui menace.


Déclaration publique

Index
AI : AFR 52/004/2006 (Public) Bulletin n° : 324 ÉFAI 15 décembre
2006

Amnesty
International met en garde contre une escalade du conflit en Somalie qui pourrait
se traduire par des violations graves et systématiques du droit international
humanitaire par toutes les parties. On peut s’attendre à des
atteintes graves aux droits fondamentaux des civils, des femmes et des enfants
notamment. Le conflit engendrerait aussi inévitablement un nouveau
déplacement massif de réfugiés à l’intérieur
du pays et en direction des pays voisins.

Amnesty
International demande donc instamment de toute urgence à toutes les
parties au conflit et à la communauté internationale de faire
de la protection des civils, du respect pour les droits humains et de l’accès
des civils à l’aide humanitaire d’urgence, des questions
de priorité.

Le 6 décembre,
le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une
résolution autorisant l’envoi d’une force régionale
de maintien de la paix en Somalie, sous les auspices de l’Autorité
intergouvernementale pour le développement (IGAD) et de l’Union
africaine (UA). Le mandat de l’IGAD en Somalie (IGASOM)), force de maintien
de la paix de 8 000 hommes, est principalement de protéger le gouvernement
fédéral de transition et de former ses forces de sécurité.
Des heurts de plus en plus nombreux se produisent entre l’importante
force éthiopienne présente dans le pays qui soutient le gouvernement
fédéral de transition et l’Union des tribunaux islamiques.
Les tribunaux islamiques ont déclaré qu’ils combattront
l’IGASOM, bien que son déploiement ne soit pas prévu avant
quelque temps.

Amnesty
International, qui a redit que la protection des droits humains doit être
prise en compte dans toute résolution du conflit, demande instamment
que soit accordée une attention spéciale aux questions humanitaires
et relatives aux droits humains urgentes, notamment lors des pourparlers de
paix qui doivent reprendre bientôt à Khartoum entre le gouvernement
fédéral de transition et les tribunaux islamiques.

Complément
d’information Le gouvernement fédéral de transition a
été établi en 2004 après deux années de
pourparlers de paix entre factions armées claniques et treize années
d’effondrement de l’État. Toutefois, en dépit de
la reconnaissance internationale dont il bénéficie, le gouvernement
fédéral de transition n’a pas réussi à s’imposer
en dehors de sa base, dans la ville de Baidoa. Il est soutenu par une importante
force éthiopienne appelée en renfort par le président
Abdullahi Yusuf pour défendre les institutions fédérales
contre les forces des tribunaux islamiques. En juin, des milices des tribunaux
islamiques à Mogadiscio, la capitale, l’ont emporté sur
les dirigeants de factions précédemment liées au gouvernement
fédéral et ont étendu leur contrôle au centre et
au sud de la Somalie.

En octobre,
les tribunaux islamiques ont déclaré la djihad (guerre sainte)
contre les troupes éthiopiennes en Somalie et appelé au retrait
de toutes les « forces étrangères » de Somalie.
En novembre, le Premier ministre Meles Zenawi a annoncé des préparatifs
de guerre contre les tribunaux islamiques. Outre le fait que cela créé
de nouveaux obstacles à l’aide humanitaire d’urgence destinée
aux victimes des inondations et retarde les projets d’aide internationale
à la reconstruction et au développement, l’élargissement
du conflit pourrait affecter d’autres pays de la région et réactiver
les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée,
dont les frontières sont toujours sous la surveillance d’observateurs
des Nations unies.

Le 29
novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné
l’afflux d’armes entrant en Somalie en quantités toujours
plus grandes, en violation de l’embargo sur les armes décrété
en 1992. Le groupe de surveillance des Nations unies a signalé des
violations par 11 États, dont l’Éthiopie en faveur du
gouvernement fédéral de transition et l’Érythrée
en soutien aux tribunaux islamiques.

Les tribunaux
islamiques qui réclament l’instauration d’un État
islamique en Somalie, ont rétabli la paix à Mogadiscio et mis
un terme à des années d’atteintes graves aux droits fondamentaux
des civils par les factions armées. Les défenseurs somaliens
des droits humains s’inquiètent cependant beaucoup de l’impact
que pourrait avoir l’interprétation, par les tribunaux, de la
loi islamique (charia) qui impose d’importantes restrictions aux droits
fondamentaux des personnes, aux droits des femmes et à la liberté
d’expression.

16/12/06 (B374) BBC : La paix en Somalie n’est plus possible. Selon le Président du Gouvernement somalien de transition. (En anglais – Info lectrice)

Lien :
http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/2/hi/africa/6184373.stm

Somali peace ‘no longer possible’

The president of the weak transitional government has ruled out further
peace talks with the Islamist militia controlling most of southern Somalia.

With fears of war rising, Abdullahi Yusuf accused the Union of Islamic Courts
(UIC) of close al-Qaeda links.

“We
are no longer under the illusion that peace is possible with the UIC,”
he told reporters at his Baidoa base.

The
UIC denies links to al-Qaeda and vowed to attack Ethiopian troops if they
have not left Somalia by Tuesday.

Senior
Islamist leader Sheikh Hassan Dahir Aweys said his movement would not target
the interim Somalia government – just Ethiopian troops.

“Our
country has been invaded by Ethiopia … we should have thrown them out a
long time ago.”

Ethiopia denies
it has soldiers in Somalia, but admits to having hundreds of military trainers
in the country supporting the government.

President
Yusuf accused the UIC of being the ones to close the door to peace talks.

“They
are the ones who are waging the war. I don’t see peace and I don’t think they
want peace.

“If
there was something to offer them I would, but I am sure they have no intention
for peace and therefore I have nothing to offer them.”

Military
build-up

Earlier,
US Assistant Secretary of State Jendayi Frazer said radical forces had sidelined
more moderate forces in the UIC, who were receiving funding from Eritrea,
Yemen, Egypt and Saudi Arabia.

She warned
against a military solution and said the way ahead should be through talks
between the two sides.

But a
UIC spokesman said the US was trying to derail the stability it had brought
to much of Somalia this year.

Earlier
on Friday, Islamic leaders Mogadishu distributed sermons about holy war to
be read at the city’s mosques during prayers.

Arab League-mediated
talks were scheduled to take place next week in Khartoum, but now look unlikely.

The UIC
has taken control of much of southern Somalia, including the capital, Mogadishu,
since June.

The
government only controls the territory around the town of Baidoa.

Last week,
the UN Security Council approved plans to send peacekeepers to protect the
government in Baidoa and amend an arms embargo, despite strong opposition
from the UIC.

Correspondents
say, however, that a military build-up on both sides makes it less likely
that any peacekeepers will be deployed.

Both sides
said this week that they have been sending troops to Tiyeglow, on the main
road from the Ethiopia border to Baidoa, following clashes south-west of Baidoa.

Story
from BBC NEWS

16/12/06 (B374) Communiqué du Forum Pour la Démocratie et la Paix après la manifestation de ce jour en hommage aux victimes de la dictature. (Article modifié le 18/12/06)

Bruxelles, le 16/12/2006

Forum pour la Démocratie et la Paix
Avenue Van Overbeke, 243 boîte 2
1083 Bruxelles
Fdpdjibouti@hotmail.com


COMMUNIQUE

Sous une
pluie battante et un temps maussade, les Djiboutiens se sont massivement mobilisés
devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles afin de commémorer
l’ignoble massacre survenu le 18 décembre 1991 à Arhiba.

Beaucoup
se sont relayé pour fustiger, condamner et réclamer à
ce que justice soit rendue à ces victimes innocentes, tombées
sous les balles de la soldatesque au service de la dictature en place à
Djibouti.

Tour à
tour, des responsable du FDP, du MRD et du FRUD se sont succédés
au micro : Monsieur Abdoulfatah Omar et Ali Salem ont pris la parole pour
dénoncer l’impunité dont jouissent les instigateurs de
cette barbarie d’état. A noter aussi la présence de militants de l’ARD.

Puis se
fut au tour de monsieur Abdallah Gaditto d’énumérer les
multiples atteintes aux droits humains à Djibouti avant d’affirmer
avec force qu’aucun pouvoir ne peut asseoir sa légitimité
en bafouant impunément les libertés individuelles et que tôt
ou tard il répondra de ses actes.

Monsieur
Ali Ahmed Hamadou, le délégué de Ramid a pointé
du doigt les dangers de la « Somalisation » qui guettent Djibouti
à cause de la politique tribale et insensée, menée par
le régime en place.

Enfin,
moment d’intense émotion lorsque la benjamine des manifestants,
par son insouciance et son courage, la petite Roumana Mohamed Habib, aux travers
d’un hymne aux victimes, a chanté contre l’oubli.

L’assistance
a clôturé l’événement en martelant que sans
une justice équitable et une véritable démocratie, aucun
changement n’est possible à Djibouti.


Djilani Ibrahim Ahmed

16/12/06 (B374) Communiqué du MAE Canadien (Info lectrice)

Ceci est
un communiqué de presse du MAE canadien

Le 15 décembre 2006 (16 h 55 HNE) – Nº 158

LE
CANADA PRÉOCCUPÉ PAR LE CONTEXTE POLITIQUE ET LA SÉCURITÉ
EN SOMALIE

Le ministre
des Affaires étrangères et ministre de l’Agence de promotion
économique du Canada atlantique, l’honorable Peter MacKay, a
fait cette déclaration aujourd’hui sur la situation en Somalie
:

«
Le Canada est profondément préoccupé par la détérioration
de la sécurité et les tensions qui montent en Somalie. Nous
demandons avec instance au gouvernement fédéral de transition
et à l’Union des tribunaux islamiques de reprendre les pourparlers
de paix dans les meilleurs délais, conformément à la
résolution 1725 du Conseil de sécurité des Nations Unies,
et ce, sans conditions préalables.

«
Il est essentiel que les parties surmontent leurs divergences par la voie
de la négociation et non pas par la force des armes, et qu’ils
s’engagent à respecter les accords conclus à Khartoum.
C’est la meilleure façon d’instaurer une paix et une sécurité
durables.

«
J’exhorte toutes les parties en Somalie à protéger les
civils et à assurer aux travailleurs humanitaires un accès total,
sûr et sans entraves aux personnes dans le besoin, y compris les personnes
déplacées en raison de l’insécurité ou des
inondations. Le Canada encourage aussi tous les pays de la région à
soutenir les efforts visant à apporter la paix et la stabilité
en Somalie. »


*************

Ce communiqué de presse vous a été transmis
par l’Association de la Presse Panafricaine.

**************


Le Président délégué
Nicolas POMPIGNE-MOGNARD

Association
de la Presse Panafricaine (APPA)
CAPE – Maison de Radio France –
116 avenue du Président Kennedy – 75016 Paris
Tél : 06 61 79 77 18 – Tél : 00 33 (0)1 70 90 87 76
E-mail : appa.org@wanadoo.fr
Skype : npm-npm

16/12/06 (B374) L’ARD appelle à manifester à Bruxelles et à Paris. (Communiqué)

_________________________________
Note de l’ARDHD
L’ARDHD apporte son soutien à ces deux manifestations et elle
invite tous ceux qui en ont la possibilité à participer à
ces rassemblements pour rendre hommage aux victimes civiles et pour dénoncer
le régime sanguinaire de Guelleh.
_______________________________________________________

Communiqué
de l’ARD

Le 18 décembre 1991, 59 civils trouvaient la mort à Arhiba dans
Djibouti ville sous les balles préméditées de la Force
nationale de police (FNP) de la république de Djibouti.

Déjà
quinze ans et toujours la même interrogation insoutenable : comment
et pourquoi ces hommes, femmes et enfants, ont-ils été invariablement
passés par les armes des agents de police ? Des Djiboutiens épris
de justice sont de plus en plus nombreux à exiger que toute la vérité
soit dite sur ce drame.

La représentation
de l’ARD en Europe appelle les Djiboutiennes, les Djiboutiens ainsi
que les démocrates de tous pays à participer une fois de plus
au rassemblement public prévu devant les ambassades djiboutiennes de
Bruxelles et de Paris pour commémorer la tuerie d’Arhiba.

Les manifestations
publiques sont prévues :

BRUXELLES
Samedi 16 décembre de 14 heures à 15 heures
en face de l’ambassade de Djibouti à Bruxelles,
204 avenue Franklin Roosevelt,
aux côtés du Forum pour la démocratie et la paix (FDP),

PARIS
Dimanche 17 décembre
de 11 heures à 13 heures
en face de l’ambassade de Djibouti à Paris,
à l’angle de la rue Emile Meunier et de la rue des Belles Feuilles,

aux côtés de l’Association pour la démocratie et
la paix (ADD).

Venez nombreux
et nous serons entendus.

Maki
Houmedgaba

Représentant de l’ARD en Europe
Fait à Paris, le 14 décembre 2006