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17/03/2014 (Brève 374) Me Abdillahi Zakaria, président de la LDDH confirme dans La Nouvelle Tribune que les prisonniers politiques détenus illégalement à Gabode, ont entamé une grève de la faim illimitée.

Lien avec le site : http://www.lanouvelletribune.info/index.php/actualite/etranger/annonces/18550-djibouti-greve-de-la-faim-des-opposants-politiques-detenus

Djibouti : grève de la faim des opposants politiques détenus

Ecrit par Olivier Ribouis, le 16 mars 2014

Refuser de s’alimenter. C’est le seul moyen qui reste aux opposants politiques emprisonnés à Djibouti. Maître Abdillali Zakaria, Président de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme a fait ce constat lors d’une visite< qu’il a rendue aux prisonniers politiques samedi. Les prisonniers politiques ont atteint 35 après l’arrestation, dans la capitale, de 14 nouveaux opposants membres de l’Union pour le salut national (Usn). Le procureur de la République avait pu obtenir une amélioration de condition de détention de 08 des 35 prisonniers, après avoir fait appel. Mais cela n’a pas suffit à calmer les esprits. Ils ont unanimement décidé d’observer une grève de la faim pour obtenir la libération des 08 relaxés encore sous les verrous. De retour de sa visite, Me Abdillali Zakaria apprend que les détenus politiques djiboutiens se sont résolus à commencer une grève illimitée de la faim.

20/12/06 (B374) BBC : Heavy fighting erupts in Somalia.

Heavy
fighting has broken out close to the base of the weak Somali interim government
in Baidoa.

A deadline
from Islamists for Ethiopia to withdraw troops from Somalia or face "major
attacks" expired on Tuesday.

Residents
say pro-government forces and the Islamic militia exchanged mortar fire at
Daynunay, 20km from Baidoa.

Both sides
promised a visiting European Union envoy they would resume talks, but there
are fears the conflict will plunge the entire region into crisis.

On a last
ditch peace mission, the EU’s development commissioner, Louis Michel, met
government officals in Baidoa before travelling on to the capital, Mogadishu,
and holding talks with Union of Islamic Court (UIC) leaders.

He told
the BBC that they were faced with a very serious problem.

"Everybody
knows that we are not very far from an open, violent conflict with… war,"
he said.

Both sides
blamed each other for the fighting.

Clashes

Islamic
commander Sheikh Mohamed Ibrahim Bilal told AFP news agency: "I can confirm
to you that heavy fighting has already started around several front line areas."

Government commander Ibrahim Batari accused the Islamists of mounting the
attack. "There is shelling everywhere… our forces are facing Islamists,
hell is going on," he said.

Islamic
militias have attacked us and the fighting is continuing

"I
can hear sounds of bullets, rockets from the side where the defence lines
of the Islamic courts and the government are," a resident in the government’s
military base in Daynunay, southeast of Baidoa, told Reuters news agency.

Islamist spokesman Abdirahin
Ali Mudey says the base is now in UIC hands, which residents talking to the
BBC confirm.

Meanwhile, clashes have
broken out in Moode Moode – a village off the Daynunay-Burhakaba road.

"Islamic militias
have attacked us and the fighting is continuing," the government’s deputy
defence minister, Salad Ali Jelle, told Associated Press news agency about
the Moode Moode fighting.

There is also heavy fighting
and at least one death being reported near Idale, some 60km (37 miles) south
Baidoa, after skirmishes on Tuesday evening.

"Last evening, a
reconnaissance team from the government and the Islamic courts clashed [in
Idale]," Mr Jelle told Reuters on Wednesday.

"But this morning,
ground troops from both sides exchanged mortars from a distance."
‘Nervous troops’

In Baidoa, Mr Michel spoke
to senior government figures pressing the need for negotiations to start between
the two sides.

We don’t have troops in
Somalia, but as we have said so many times, we have a limited number of military
advisers

The Islamists have refused
to negotiate with the transitional government until Ethiopian troops leave
Somalia.

Ethiopian Information
Minister Birhan Hailu told the BBC on Tuesday that his country was always
ready for dialogue, but said the Islamists were not willing to talk with the
transitional government.

"We don’t have troops
in Somalia, but as we have said so many times, we have a limited number of
military advisers to support the Transitional Federal Government of Somalia.

But the BBC’s Adam Mynott
says that as he drove to the airport in Baidoa, he was stopped by a huge convoy
of Ethiopian military armour.

There were about 10 large
artillery cannons, several vehicles – clearly marked with Ethiopian insignia
– loaded with ammunition and many hundreds of soldiers.
He was detained for about an hour by Ethiopian soldiers who appeared on edge
and very nervous. Mr Michel’s car was not stopped.

The UIC has introduced
law and order to the capital and much of southern Somalia for the first time
in 15 years and denies links to al-Qaeda.

20/12/06 (B374) MOGADISCIO (AFP) – Somalie : combats sur plusieurs fronts près du siège des institutions.

De violents
combats ont éclaté mercredi sur plusieurs fronts en Somalie
entre forces gouvernementales, soutenues par des troupes éthiopiennes,
et combattants islamistes près de la ville de Baïdoa, siège
des institutions de transition de ce pays de la Corne de l’Afrique.

Ces affrontements,
qui ont débuté dans la nuit de mardi à mercredi, ont
éclaté après l’expiration mardi à minuit heure
locale (21H00 GMT) de l’ultimatum fixé par les islamistes aux troupes
éthiopiennes pour quitter la Somalie, pays en guerre civile depuis
1991. Aucun bilan de source indépendante n’était disponible
mercredi soir.

Les tribunaux
islamiques, qui ont continuellement appelé ces derniers mois au "jihad"
(guerre sainte) contre les troupes éthiopiennes qui appuient le gouvernement
de transition, avaient affirmé mardi être sur le point d’achever
leurs préparatifs de guerre contre ces troupes.

Le chef
des islamistes, cheikh Hassan Dahir Aweys, a cependant qualifié de
"petit incident" ces violents combats qui ont selon lui opposé
les islamistes aux forces éthiopiennes et non les islamistes aux forces
gouvernementales.

Cheikh
Aweys s’exprimait à Mogadiscio à l’issue d’un entretien avec
le commissaire européen au Développement, Louis Michel, selon
qui les islamistes ont accepté de reprendre des pourparlers de paix
avec le gouvernement.

M. Michel
s’était auparavant s’entretenu à Baïdoa (250 km au nord-ouest
de Mogadiscio) notamment avec le président somalien, Abdullahi Yusuf
Ahmed, et le Premier ministre de transition, Ali Mohamed Gedi, leur soumettant
un mémorandum sur une reprise des pourparlers de paix avec les tribunaux.

Des combats
violents à l’arme lourde ont opposé mercredi les islamistes
et les forces gouvernementales à Deynunay, l’une des principales bases
militaires du fragile gouvernement somalien, située à 25 km
à l’est de Baïdoa.

De son
côté, Mohamed Adan, un commandant des troupes du gouvernement
en poste près d’Idale (60 km au sud de Baïdoa) – où les
combats avaient débuté dans la nuit de mardi à mercredi
– a affirmé à l’AFP que les affrontements s’étaient poursuivis
dans la journée.

Enfin,
des habitants ont également confirmé que des combats s’étaient
également déroulés aux environs de Mode Mode, une base
des islamistes située à quelque km de Deynunay.

Selon
le vice-ministre de la Défense somalien Salad Ali Jelle, le Soudanais
Abu Taha al-Sudan – l’un des principaux suspects recherchés par Washington
pour les attaques terroristes au Kenya et en Tanzanie en 1998 et 2002 – serait
à la tête des milices islamistes dans les combats d’Idale.

Les islamistes
sont accusés par les Etats-Unis d’entretenir des liens avec le réseau
terroriste Al-Qaïda, ce qu’ils ont toujours nié.

Les tensions
entre islamistes et gouvernement de transition font craindre un conflit majeur
dans la Corne de l’Afrique, du fait du jeu des alliances.

L’Erythrée
soutient les tribunaux islamiques face à l’Ethiopie alors que les deux
pays entretiennent des relations extrêmement tendues depuis la guerre
frontalière qui les a opposés de 1998 à 2000.

Addis
Abeba dément avoir déployé son armée en Somalie
et reconnaît seulement l’envoi d’instructeurs militaires auprès
du gouvernement de transition.

Mercredi,
le porte-parole du ministère éthiopien de l’Information, Zemedkum
Tekle, a estimé que le gouvernement somalien "a les moyens de
se défendre" face aux forces des islamistes.

"Nous
n’avons pas retiré nos conseillers" militaires, a-t-il dit, ajoutant:
"S’ils sont attaqués, ils ont le droit de se défendre.
Jusqu’à présent aucun de nos conseillers n’a été
attaqué".

Le président
érythréen Issaias Afeworki a pour sa part estimé dans
un communiqué que la crise somalienne ne débouchera pas sur
une guerre régionale dans la Corne de l’Afrique.

21/12/06 (B374) AP : Nouveaux combats en Somalie (Info lectrice)

AP
| 21.12.2006 | 17:14

Des combats ont éclaté jeudi en Somalie pour la troisième
journée consécutive, alors que le leader islamique de Somalie
déclarait que son pays était "en état de guerre".
Les troupes gouvernementales ont combattu les miliciens islamiques près
de Baidoa, seule ville de Somalie encore contrôlée par le gouvernement
de transition. Un photographe de l’Associated Press a dénombré
19 cadavres de combattants islamiques à Moode Moode, ville située
à 15km de Baidoa. Trois autres ont été capturés.

Par ailleurs,
cheikh Ibrahim Choukri Abou-Zeynab, porte-parole du mouvement islamique, a
affirmé que les miliciens s’étaient emparés d’Idale,
à 60km au sud-ouest de Baidoa, tuant environ 200 soldats éthiopiens.
Cette affirmation n’a pu être vérifiée.

Alors
que les combats se poursuivaient, le chef des Tribunaux islamiques, cheikh
Hassan Dahir Aweys, a appelé tous les Somaliens à rejoindre
la lutte contre l’Ethiopie. "Tous les Somaliens doivent participer à
ce combat", a-t-il affirmé à l’Associated Press.

"Si
vous ne pouvez pas vous battre, vous pouvez contribuer à cette lutte
d’autres façons", a souligné Aweys au téléphone,
ajoutant que "le pays est état de guerre". Addis Abeba a
démenti toute implication dans les derniers affrontements, qui aurait
fait une centaine de morts.

Mercredi,
cheikh Hassan Dahir Aweys avait déclaré au commissaire européen
chargé du Développement Louis Michel qu’il était disposé
à retourner à la table des négociations avec le gouvernement
de transition somalien soutenu par l’Ethiopie.

Les Nations
unies ont lancé un appel au calme, affirmant que les combats empêcheraient
l’arrivée de l’aide humanitaire à plusieurs centaines de milliers
de personnes dans le besoin.

Le ministre
adjoint de la Défense Salad Ali Jelle a déclaré à
la presse que 71 combattants islamiques avaient été tués
et 221 autres blessés jusqu’à présent. Trois soldats
ont trouvé la mort, tandis que sept autres étaient blessés,
a-t-il ajouté.

Le gouvernement
de transition contrôle uniquement une petite zone autour de la ville
de Baidoa, dans le centre de la Somalie. La capitale Mogadiscio est aux mains
des Tribunaux islamiques, de même que la majeure partie du sud du pays.
La Somalie pâtit d’une absence de gouvernement central depuis 1991,
date à laquelle des seigneurs de guerre ont renversé le dictateur
Mohamed Siad Barre.

21/12/06 (B374) BBC Somalis ‘at war’ with Ethiopia. (Info lectrice)

The leader
of the Union of Islamic Courts, which controls the capital and much of southern
Somalia, says they are in a state of war with Ethiopia.

"All Somalis should take part in this struggle against Ethiopia,"
Sheikh Hassan Dahir Aweys said from Mogadishu.

Fresh
heavy fighting is reported near the weak Somali government’s Baidoa base,
amid fears conflict could plunge the entire Horn of Africa into crisis.

Local
residents say Ethiopian troops are clashing with Islamist militias.

Ethiopia
denies its forces are battling the advancing Islamist militias.

The two
countries have a long history of troubled relations, and Islamists have long
called for a holy war against Ethiopian troops in Baidoa.

Both the
Islamist and interim government agreed to a ceasefire and to unconditional
talks on Wednesday after meetings with a visiting European Union envoy.

But there
has been no let up on the ground, with heavy artillery and mortar fire heard
in Daynunay, some 20 km (12 miles) from Baidoa where the government has a
military base.

Local
media report bodies strewn along streets. Both sides claim to have killed
and wounded dozens of fighters.

Talks

Somalia’s
Deputy Defence Minister Salad Ali Jelle told reporters in Baidoa that 71 Islamic
fighters had been killed and 221 injured so far during clashes in three locations.

But in
Mogadishu, UIC official Sheik Mohamud Ibrahim Suley claimed his fighters had
killed 70 fighters, mainly Ethiopian troops.

Neither
claim can be independently verified.

As the
shelling continued close to Baidoa, Mr Aweys urged all Somalis to take up
the struggle against Ethiopia.

"If
you cannot fight you can contribute in other ways to the effort," he
said.

After
talks in Baidoa and Mogadishu on Wednesday, EU envoy Louis Michel announced
both parties had agreed to resume efforts to find a negotiated settlement
of their differences.

A nine-point
memorandum of understanding included agreement to begin talks again without
preconditions, he said.

The UIC
set aside a demand that Ethiopian troops withdraw from Somalia as a precondition
for talks, Mr Michel added, although it remained a major grievance.

Mr Michel
has urged both sides to begin talks as soon as possible, at the latest early
in January.

Both sides
have blamed each other for the fighting.

The UIC
has introduced law and order to the capital and much of southern Somalia for
the first time in 15 years and denies links to al-Qaeda.

Ethiopia
has admitted to having some military trainers in Somalia, but our correspondent
says that as he drove to the airport in Baidoa on Wednesday, he was stopped
by a huge convoy of Ethiopian military armour.

The United
Nations estimates that at least 8,000 Ethiopian troops may be in the country
backing the government while regional rival Eritrea has deployed some 2,000
troops in support of the Islamic group.

Other
countries are thought to have become involved in arming both sides.

21/12/06 (B374) L’Humanité 2 articles /Somalie / Les tribunaux islamiques prêts au combat /

___________________________________________1
– Dépêche

« La décision d’attaquer les Éthiopiens a déjà
été prise, mais nous sommes maintenant dans les derniers préparatifs
d’une guerre à grande échelle », a déclaré
hier à l’AFP un haut responsable militaire des tribunaux islamiques,
Mohamed Ibrahim Bilal, ajoutant toutefois que les combats ne débuteront
pas nécessairement après l’expiration, mardi, de l’ultimatum
fixé par les islamistes aux troupes éthiopiennes pour quitter
la Somalie. Les islamistes ont étendu ces derniers jours leur emprise
militaire autour de Baïdoa, ville où siège le gouvernement
transitoire, soutenu par l’Éthiopie.

____________________________________________
2 – MONDE

Guerre ouverte en Somalie ?

Baidoa
. Des affrontements ont éclaté entre tribunaux islamiques et
gouvernement provisoire soutenu par l’Éthiopie.

Cela
ressemble à une claque. Des combats violents ont éclaté
hier entre les deux parties somaliennes en conflit, les tribunaux islamiques
et le gouvernement de transition, alors même que Louis Michel, commissaire
européen au Développement et à l’Aide humanitaire,
se rendait sur le terrain pour tenter une médiation. Les affrontements
ont débuté dans la nuit de mardi et avaient gagné hier
plusieurs localités aux environ de Baidoa, seule ville contrôlée
par les institutions transitoires.

« C’est maintenant
une guerre ouverte et nos forces ont reçu l’ordre d’attaquer
sur tous les fronts », a déclaré hier à l’agence
IRIN Salad Ali Jelle, ministre de la Défense du gouvernement transitoire,
précisant que Baidoa était attaquée conjointement par
le Nord et par le Sud. Des dizaines d’habitants ont continué
hier à fuir la ville par crainte des combats.

Cette nouvelle offensive
survient à la date prévue par l’ultimatum lancé
la semaine dernière par les tribunaux islamiques. Ces derniers avaient
alors donné sept jours aux Éthiopiens pour quitter le pays,
sous peine de s’exposer à une attaque.

Depuis qu’ils ont
pris la capitale, Mogadiscio, à la mi-juin, les tribunaux reprochent
aux institutions transitoires d’être soutenues par l’Éthiopie.
Celle-ci a toujours nié mais, hier encore, une source gouvernementale
a expliqué à Reuter que 13 camions remplis de soldats éthiopiens
s’étaient rendus sur le champ de bataille. Selon certains experts
militaires cités par l’AFP, 15 000 à 20 000 militaires
éthiopiens seraient en Somalie.

L’intervention éthiopienne
est d’autant plus mal vue, bien au-delà du cercle des islamistes,
que l’antagonisme entre les deux pays est ancien. Addis-Abeba est en
outre soupçonné par les tribunaux islamiques de bénéficier
dans sa croisade en Somalie du soutien des États-Unis, qui les ont
récemment accusés d’être « désormais
contrôlés par des individus appartenant à des cellules
d’al Qaeda ».

« La situation sur
le terrain n’offre pas beaucoup de raison d’être optimiste
quant aux résultats de l’initiative de Louis Michel »,
a déclaré hier le porte-parole du commissaire européen.
Pour présenter son plan de paix et inviter les parties à renouer
le dialogue, le commissaire européen a été à Baidoa,
en plein combat. Louable effort qui risque néanmoins d’être
emporté dans la fureur de la guerre.
Camille Bauer

22/12/06 (B374) AP : Nouveaux combats en Somalie (Info lectrice)

AP
| 21.12.2006 | 17:14

Des combats
ont éclaté jeudi en Somalie pour la troisième journée
consécutive, alors que le leader islamique de Somalie déclarait
que son pays était "en état de guerre".

Les troupes
gouvernementales ont combattu les miliciens islamiques près de Baidoa,
seule ville de Somalie encore contrôlée par le gouvernement de
transition. Un photographe de l’Associated Press a dénombré
19 cadavres de combattants islamiques à Moode Moode, ville située
à 15km de Baidoa. Trois autres ont été capturés.

Par ailleurs,
cheikh Ibrahim Choukri Abou-Zeynab, porte-parole du mouvement islamique, a
affirmé que les miliciens s’étaient emparés d’Idale,
à 60km au sud-ouest de Baidoa, tuant environ 200 soldats éthiopiens.
Cette affirmation n’a pu être vérifiée.

Alors
que les combats se poursuivaient, le chef des Tribunaux islamiques, cheikh
Hassan Dahir Aweys, a appelé tous les Somaliens à rejoindre
la lutte contre l’Ethiopie. "Tous les Somaliens doivent participer à
ce combat", a-t-il affirmé à l’Associated Press.

"Si
vous ne pouvez pas vous battre, vous pouvez contribuer à cette lutte
d’autres façons", a souligné Aweys au téléphone,
ajoutant que "le pays est état de guerre". Addis Abeba a
démenti toute implication dans les derniers affrontements, qui aurait
fait une centaine de morts.

Mercredi,
cheikh Hassan Dahir Aweys avait déclaré au commissaire européen
chargé du Développement Louis Michel qu’il était disposé
à retourner à la table des négociations avec le gouvernement
de transition somalien soutenu par l’Ethiopie.

Les Nations
unies ont lancé un appel au calme, affirmant que les combats empêcheraient
l’arrivée de l’aide humanitaire à plusieurs centaines de milliers
de personnes dans le besoin.

Le ministre
adjoint de la Défense Salad Ali Jelle a déclaré à
la presse que 71 combattants islamiques avaient été tués
et 221 autres blessés jusqu’à présent. Trois soldats
ont trouvé la mort, tandis que sept autres étaient blessés,
a-t-il ajouté.

Le gouvernement
de transition contrôle uniquement une petite zone autour de la ville
de Baidoa, dans le centre de la Somalie. La capitale Mogadiscio est aux mains
des Tribunaux islamiques, de même que la majeure partie du sud du pays.
La Somalie pâtit d’une absence de gouvernement central depuis 1991,
date à laquelle des seigneurs de guerre ont renversé le dictateur
Mohamed Siad Barre.

22/12/06 (B374) BAIDOA (AFP) – Somalie : le gouvernement dit avoir tué “plus de 500” miliciens islamistes (Info lectrice)

Le gouvernement somalien
de transition a affirmé vendredi que ses troupes avaient tué
"plus de 500" combattants islamistes lors de trois jours de combats
violents près de Baïdoa (sud-ouest de la Somalie).

"Le bilan recueilli
sur les deux fronts est de plus de 500 islamistes tués depuis mercredi",
a affirmé par téléphone à l’AFP le ministre de
l’Information du gouvernement de transition, Ali Jama.

"La plupart des morts
sont des enfants innocents qui ont été envoyés sur la
ligne de front. C’est malheureux que nous ayons été obligés
(de combattre)", a-t-il déclaré.

Selon le ministre, ce
bilan provient de deux fronts des combats, situés sur deux axes routiers
au sud de Baïdoa, siège des institutions de transition somaliennes.

Le Comité international
de la Croix-Rouge (CICR) a lui indiqué vendredi que les combats avaient
fait au moins des "dizaines de morts" et que "les hôpitaux
et autres structures médicales dans la région ont reçu
au moins 200 blessés depuis mercredi".

Il n’y avait pas de bilan
de source indépendante.

"La guerre est en
cours et c’est eux (les islamistes) qui ont déclaré la guerre
totale. Les gens ne pensent pas aux pourparlers de paix en ce moment",
a répliqué le ministre.

"Cela (la guerre)
continuera tant qu’ils nous attaqueront. Si ils n’arrêtent pas, nous
avancerons vers leurs positions", a-t-il martelé.

M. Jama a également
précisé que les "combats s’intensifiaient dans la région
de Dinsoor", où "au moins 30% des miliciens (islamistes)
sont des combattants étrangers".

"Ils (les islamistes)
sont en déroute sur les deux fronts (de Dinsoor et de Deynunay – sud)
et ils fuient leurs positions", a-t-il affirmé, ajoutant: "je
ne serais pas surpris si ils ouvraient un nouveau front dans le centre de
la Somalie".

Une nouvelle fois, le
ministre de l’Information a martelé que seules les troupes gouvernementales
étaient impliquées dans les combats et non les soldats éthiopiens.

"Il n’y a pas de
troupes éthiopiennes parce que le gouvernement est capable de livrer
ses propres batailles", a-t-il ajouté.

La bataille faisait rage
vendredi pour le troisième jour consécutif sur le front de Baïdoa,
où les troupes gouvernementales, appuyées par l’Ethiopie, affrontaient
les forces des tribunaux islamiques.

Les islamistes ont déclaré
continuellement ces derniers mois le jihad (guerre sainte) contre l’Ethiopie
qu’ils accusent d’avoir "envahi" la Somalie, pays ravagé
par la guerre civile depuis 1991.

Addis Abeba rejette ces
accusations, reconnaissant seulement avoir dépêché "quelques
centaines" d’instructeurs militaires en Somalie

L’Ethiopie a cependant
annoncé à plusieurs reprises être prête à
une opération militaire contre les islamistes.