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30/01/07 (B380) NOTE A TOUT LE MONDE. (Les étudiants djiboutiens)

La
première année universitaire de Djibouti rencontre malheureusement
des difficultés majeures qui affectent notamment les étudiants.
Effectivement, depuis la nomination du nouveau recteur, l’université
de Djibouti vit sous une dictature « Aididienne ».

Les étudiants
n’ont pas droit à la parole, ni à la participation des activités
de l’université de Djibouti et encore moins à réclamer
leurs droits (la composition de l’examen dans un délai raisonnable).II
faut savoir qu’aujourd’hui la réclamation des ses droits nous a traduit
directement à la police criminelle suivie d’une exclusion définitive
de certains étudiants et de la fermeture d’une filière scientifique
en plein mois de janvier : c’est ce qui se passe en ce moment et qui entraîne
la grève générale des étudiants face au rouleau
compresseur « Aididien».


Manifestation d’étudiants à
Djibouti. (Envoi lecteur)

Par
ailleurs, les professeurs témoins de la situation actuelle, ne peuvent
intervenir par peur de représailles, ne peuvent en aucun cas discuter
librement avec leurs étudiants au sein de l’université et même
en dehors de celle-ci.


Qui est-il pour créer une atmosphère de crainte au sein de
l’université de Djibouti ?


Comment peut-on essayer de discuter avec un recteur qui ne veut point nous
écouter ?


Est-ce demander grande choses de vouloir se faire respecter et d’avoir un
statut en tant qu’étudiant ?


Est-ce un crime de réclamer ses droits ?

Toutes
ces questions nous tourmentent, restent sans réponse par regret et
suscitent en nous un désespoir psychologique. Ce qui nous ramène
à se poser cette question :


Est-ce qu’on est vraiment la jeunesse, l’espoir, l’avenir du pays ?

30/01/07 (B380) RSF : ETHIOPIE /Un journaliste renvoyé en prison pour une affaire de diffamation datant de 2002

Reporters
sans frontières dénonce la décision de la Cour suprême
éthiopienne de renvoyer en prison Abraham Reta, journaliste de l’hebdomadaire
privé Addis Admas, après le rejet de son appel contre sa condamnation,
en mai 2006, à un an de prison pour "diffamation".

"On ne pourra pas parler de liberté de la presse en Ethiopie tant
que de lourdes peines de prison seront prononcées, dans des conditions
aussi anormales, contre les journalistes que le gouvernement classe, selon
son bon vouloir, dans les rangs de l’opposition. Il est urgent qu’une solution
soit trouvée pour que les journalistes incarcérés soient
libérés. Maintenir une partie de la presse en prison et faire
vivre l’autre partie dans la peur d’être jetée en cellule ne
conduit qu’à une détérioration de la situation générale
dans le pays", a déclaré l’organisation.

Le 26 janvier 2007, la Cour suprême a rejeté l’appel interjeté
par Abraham Reta contre sa condamnation, en mai 2006, à un an de prison
pour "diffamation" pour un article publié en 2002, lorsqu’il
était rédacteur en chef de l’hebdomadaire aujourd’hui disparu
Ruh. Il lui était reproché d’avoir cité sans preuves
crédibles les noms de trois hauts fonctionnaires dans une affaire de
corruption. Arrêté le 24 avril 2006, il avait purgé trois
mois de prison avant d’être placé en liberté conditionnelle,
en attendant le résultat de son appel. Après plusieurs audiences,
au cours desquelles Abraham Reta a plaidé non-coupable et été
contraint d’identifier la source de son article, il a été renvoyé
en prison pour purger les neuf derniers mois de sa peine.

Le recours à des affaires datant de plusieurs années est une
pratique fréquente en Ethiopie. Le 27 décembre 2006, l’ancien
rédacteur en chef de l’hebdomadaire aujourd’hui disparu Dagim Womchif,
Leykun Engeda, a été renvoyé en prison pour purger les
quinze mois de prison auxquels il avait été condamnés,
en décembre 2005, et contre lesquels il avait fait appel devant la
Cour suprême. Il était poursuivi pour un article paru en 1999
sur un mouvement rebelle nommé Ethiopian Patriotic Front. Le 5 mai
2006, Tesehalene Mengesha, ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire
privé Mabruk, a été condamné à dix-huit
mois de prison pour "diffamation", dans une affaire datant de plus
de sept ans. En mars 2006, Abraham Gebrekidan, rédacteur en chef de
l’hebdomadaire privé aujourd’hui disparu Politika, a été
condamné à un an de prison pour "publication de fausses
nouvelles", à cause d’un article paru en 2002. En décembre
2005, Wosonseged Gebrekidan, rédacteur en chef de l’hebdomadaire privé
Addis Zena et ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire privé
Ethiop, a été condamné pour "diffamation" à
huit mois de prison pour un article paru en 2002, dont il n’était pas
l’auteur.

En tout, 21 journalistes sont détenus en Ethiopie. Quinze d’entre eux
font partie du groupe d’au moins 76 membres de l’opposition, de la société
civile et de la presse privée poursuivis depuis fin 2005 pour "trahison",
"conspiration" en vue de renverser le gouvernement et "génocide".
Deux autres journalistes, Shiferraw Insermu et Dhabassa Wakjira, de la chaîne
de télévision publique Ethiopian Television (ETV) sont accusés
depuis avril 2004 d’avoir été des informateurs du mouvement
sécessioniste Oromo Liberation Front (OLF).

Leonard
VINCENT
Bureau Afrique / Africa desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org

29/01/07 (B380) AFP Cri d’alarme de l’Union africaine pour sauver la Somalie du “chaos” (Info lectrice)

Par
Béatrice DEBUT

ADDIS ABEBA (AFP) – La Somalie, où le gouvernement tente d’établir
son autorité après la chute des islamistes, risque de replonger
dans le chaos si la force africaine de paix, qui cherche désespérément
des soldats, n’est pas déployée rapidement, a prévenu
lundi l’Union africaine (UA).

"Si
les troupes africaines ne sont pas mises en place rapidement, ce sera le chaos",
a mis en garde le président de la Commission de l’Union africaine (UA),
Alpha Oumar Konaré dans son discours d’ouverture à Addis Abeba
du 8e sommet de l’organisation panafricaine.

Le Conseil
de paix et de sécurité de l’UA avait annoncé le 19 janvier
le déploiement "dans les plus brefs délais" d’une
force africaine de paix, dont le principe avait déjà été
accepté… deux ans auparavant par l’organisation continentale.

Mais aucun
soldat africain de la paix n’a encore foulé le sol somalien, faute
d’hommes et de moyens financiers. Il faut attendre quelques "petites
semaines", promet le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité,
Saïd Djinnit.

"J’en
appelle à une mobilisation des troupes africaines", a lancé
M. Konaré.

"Nous
avons besoin de 8.000 soldats. Aujourd’hui, à peine 4.000" sont
prêts à être déployés, a-t-il expliqué,
précisant que seuls le Nigeria, l’Ouganda, le Malawi et le Ghana avaient
accepté d’envoyer des soldats en Somalie, pays où une mission
de paix de l’ONU au début des années 90 avait tourné
au désastre.

De son
côté, l’organisation régionale d’Afrique de l’Est de l’Autorité
intergouvernementale pour le développement (Igad) a exprimé
dimanche soir son "inquiétude" sur le fait que "de nombreuses
promesses de la communauté internationale n’aient pas été
honorées".

Elle a
demandé à la communauté internationale "de débourser
les fonds sans délais et sans pré-conditions politiques".

Une référence
implicite à l’Union européenne (UE) qui a "conditionné"
le financement de la force de paix à des "gestes forts" du
gouvernement somalien vers la réconciliation nationale, alors que les
autorités somaliennes ont fermé jusqu’à présent
la porte du dialogue avec les islamistes.

M. Konaré
a d’ailleurs insisté lundi sur la nécessité pour le gouvernement
somalien de s’ouvrir, faute de quoi la force de paix africaine en Somalie
(Amisom) se trouverait dans une position intenable.

"Un
gouvernement fort est un gouvernement qui accepte le dialogue. Le piège
pour nous serait d’être dans une logique politique tronquée où
l’ouverture se fera seulement au profit des partisans", a-t-il prévenu.

"Il
ne faut pas que nos forces de paix apparaissent comme des forces d’occupation
parce qu’on risquerait une internationalisation du conflit", a-t-il mis
en garde.

La Somalie
est ravagée par une guerre civile depuis depuis la chute du dictateur
Mohamed Siad Barre, en 1991. Mais la déroute au début de l’année
2007 des islamistes, chassés par les troupes éthiopiennes et
gouvernementales somaliennes, représente, selon la communauté
internationale, une occasion unique pour ce pays de la Corne de l’Afrique
de connaître enfin la paix.

Jusqu’à
présent cependant, les promesses de dons pour l’Amisom se font au compte-gouttes:
les Etats-Unis se sont engagés à verser 14 millions de dollars
et se sont dit prêts lundi à transporter par avion les troupes
de l’Amisom, l’UE a promis 15 millions d’euros si le gouvernement joue la
carte de l’ouverture, l’Algérie va mettre à la disposition de
l’Amisom 12 avions selon M. Konaré, …

Avec l’Amisom,
l’UA, qui cherche à résoudre les crises qui secouent le continent
africain, joue gros pour son image, selon les observateurs qui rappellent
que la mission de paix de l’UA au Darfour (Soudan), sous-financée et
mal équipée, s’avère incapable de rétablir l’ordre.

29/01/07 (B380) LDDH : Alerte ! Alerte ! Alerte ! Manifestations des Universitaires : la répression plane !



Le Président

COMMUNIQUÉ
DE PRESSE DU 29 JANVIER 2007

Alerte
! Alerte ! Alerte ! Manifestations des Universitaires : la répression
plane !

Depuis dimanche
28 janvier, les étudiants de l’Université de Djibouti sont
en grève, après l’exclusion de 7 étudiants pour le
seul motif d’avoir organisé des manifestations en vue de reporter
la date des examens, car la rentrée universitaire avait eu un très
grand retard pour la raison des grèves en vue de demander l’annulation
des charges financières imposées.

Ces charges financières
de l’ordre de 80 millions de Francs Djibouti, en fait, ne représentent
qu’une bagatelle face aux centaines de millions consacrées aux diverses
missions et/ou.des hommes politiques, de l’administration et des Forces
armées.

Pris en étau
par une armada de policiers armés et en uniformes, ils ne sont nullement
impressionnés.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) comprend cette forme de résistance et exhorte
les manifestants à éviter les provocations parallèles,
car c’est la meilleur façon d’être entendu et écouter.

La LDDH suit avec une
grande inquiétude cette situation pourtant facile à résoudre,
pourvu que la volonté et le sérieux des politiques se manifestent.

Dans tous les cas, la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) met en garde les pouvoirs publics
à ne pas recourir à la répression, qui seraient le
pire des arguments à faire valoir.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul