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14/04/07 (B391) AFFAIRE DEBERKALLEH. En dépit de nos appels aux lecteurs et à notre informateur de Dubaï, nous n’avons reçu aucune information sur les conditions de sa détention, ni sur la position des autorités de Dubaï, en réponse à la demande d’extradition formulée par Guelleh. Nouvel appel à toutes celles et à tous ceux qui pourraient nous donner des informations. (ARDHD)

Le seul
message que nous ayons reçu, émanait d’un lecteur de Dubaï,
qui nous informait de l’arrestation d’Abdallah Deberkalleh. Sachant par d’autres
sources, qu’il était présent à Dubaï, depuis plusieurs
semaines et que, bien que citoyen français, il avait quelques craintes
légitimes, contre une possible demande d’extradition, nous avons pris
le message très au sérieux.

Plusieurs
lecteurs ont pris contact avec nous, pour connaître sa situation exacte
et surtout la décision des autorités de Dubaï. Nous sommes
toujours dans l’incapacité d’apporter des réponses précises.

L’ARDHD
se prépare, en cas de besoin, à lancer une campagne de mobilisation
pour sa libération et contre une extradition vers Djibouti, qui pourrait
signifier la mise à mort de ce combattant valeureux et intègre.

13/04/07 (B391) RSF – SOMALIE / ETHIOPIE / Deux journalistes érythréens, capturés en Somalie, détenus avec des “combattants étrangers”

Reporters
sans frontières demande aux gouvernements somalien et éthiopien
des explications sur la détention au secret de deux journalistes de
la chaîne publique érythréenne Eri-TV, arrêtés
en compagnie de plusieurs citoyens somaliens et étrangers fin 2006
à la frontière avec le Kenya.

“Comme de nombreux autres reporters étrangers, ces deux journalistes
se trouvaient en Somalie pour couvrir la situation dans le pays. Il ne s’agit
pas de combattants étrangers, comme semblent l’être les autres
personnes arrêtées à la frontière kenyane. Ce sont
des professionnels de l’information, travaillant pour l’un des pays les plus
fermés et les plus répressifs du monde. Nous craignons aujourd’hui
pour leur sécurité, qu’ils soient maintenus en détention
au secret ou renvoyés en Erythrée. Les gouvernements éthiopien
et somalien doivent dire pourquoi ils refusent de fournir des explications
sur ces deux prisonniers et veiller à gérer avec intelligence
cette situation dangereuse pour nos deux confrères”, a déclaré
l’organisation.

Saleh Idris Gama, journaliste de la télévision publique Eri-TV,
et Tesfalidet Kidane Tesfazghi, cameraman, avaient disparu fin 2006 à
Mogadiscio pendant les combats ayant opposé l’Union des tribunaux islamiques
(UTI) et le gouvernement fédéral de transition. Les deux journalistes
avaient été envoyés en Somalie pour couvrir la situation
dans le pays. Fin février 2007, Reporters sans frontières avait
fourni leurs noms au gouvernement somalien, afin de savoir s’ils étaient
en détention ou s’ils avaient été identifiés parmi
les victimes des combats.

Aucune réponse n’avait été donnée à cette
requête.

Le 5 avril, le ministère érythréen des Affaires étrangères
avait demandé, dans un communiqué, aux autorités kenyanes,
“d’obtenir aussi rapidement que possible la libération de trois
citoyens érythréens et de les rapatrier dans leur pays”.
Le gouvernement érythréen affirmait que le Kenya avait remis
ces personnes aux autorités somaliennes le 20 janvier, après
les avoir arrêtées fin décembre et les avoir détenues
illégalement pendant plus de trois semaines, sans préciser ce
qu’elles faisaient au moment de leur interpellation ni où elles se
trouvaient.

Le troisième Erythréen, présenté par Asmara comme
s’appelant Osman Mohammed Berhan, n’est pas un employé de la station
publique Radio Dimtsi Hafash, contrairement à ce que laissaient croire
les premières informations reçues par Reporters sans frontières.
Dans une lettre qu’il a fait parvenir au site d’opposition Asmarino.com depuis
sa prison kenyane, le 18 janvier, celui-ci affirmait qu’il se nommait en réalité
Samson Yemane Berhan et qu’il avait été envoyé en Somalie
par le gouvernement érythréen sous un faux nom, en compagnie
d’autres compatriotes.

Le 4 avril, Reporters sans frontières s’était adressée
à l’Agence nationale de sécurité somalienne pour obtenir
des informations sur les journalistes érythréens, l’informant
de leur identité et demandant de pouvoir avoir un contact téléphonique
avec eux. La requête de l’organisation a été rejetée.
Selon les informations de Reporters sans frontières, les journalistes
auraient été transférés, en compagnie d’autres
détenus somaliens et étrangers capturés à la frontières
kenyane, dans un centre de détention à Addis-Abéba, en
Ethiopie.