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14/11/07 (B421) RUE 89 : Pour les autorités du Puntland, les candidats à l’exil n’existent pas

Par Stéphanie Braquehais (Journaliste)

A Bossasso, ville portuaire au nord de la Somalie, des centaines de personnes s’enrichissent grâce au trafic de migrants. Venus d’Ethiopie ou de Somalie, plus de 30000 personnes ont risqué leur vie en 2006 pour atteindre les côtes yéménites. Aujourd’hui, troisisème volet du récit de Stéphanie Braquehais: tentative de contact avec les autorités du Puntland.

Le gouvernorat est un bâtiment vétuste qui date des années 70. Dans la cour, devant l’entrée principale, le gouverneur est occupé à discuter avec des « elders » (sages). Assis sur des chaises en plastique, ils s’animent, parlementent, entourés de policiers armés, tous vêtus de treillis différents.

On me fait entrer dans le bureau du gouverneur. Une grande salle haut de plafond, des murs recouverts de vieux rideaux rouge vif, un climatiseur qui tombe en ruine et soufflant avec régularité de la poussière et une persistante odeur de moisi, qui vous prend à la gorge. Le gouverneur entre au bout d’une heure, s’assoit sur son fauteuil en cuir décati et me contemple avec circonspection.

Il prend ma carte de visite sans la regarder, la pose sur la table et me demande de quelle organisation je dépends. Je lui réponds que je suis journaliste indépendante et que je suis à Bossasso pour couvrir différents sujets, notamment les migrants qui partent au Yémen.

Il hausse les sourcils et me demande une autorisation de circuler et de faire mon travail de journaliste, qui, bien entendu, n’existe pas, personne ne m’a jamais demandé un tel document, et d’ailleurs, aucun département n’existe à ce sujet au Puntland. Au bout de quelques minutes d’un dialogue de sourds plutôt animé, il m’invite d’un geste à quitter son bureau.

Persistant dans l’idée qu’une voix officielle serait intéressante à entendre sur la question, je m’adresse au commandant de la police, qui me donne rendez vous pour le jour suivant. Le quartier général de la police ressemble à une cour des miracles, où n’importe quel jeune détenant un AK47 semble autorisé à passer ses journées.

J’attends deux heures dans la cour, sous le regard étonné et railleur des mêmes individus. Le commandant de la police me fait appeler. Mon traducteur entreprend de lui expliquer le but de ma visite.

Le commandant, promu colonel tout récemment, a devant lui posés deux téléphones portables qui ne cessent de sonner. Une demi douzaine d’employés entrent et sortent de son bureau, en courbant l’échine et en ne cessant de s’excuser, pour lui faire signer des fatras de papiers officiels. Le commandant les signe d’une main, renvoie les gens de l’autre main, lorsqu’il n’est pas en train de répondre sur l’un de ses deux téléphones mobiles.

A peine mon traducteur a-t-il fini d’exposer ma requête, que le tout puissant chef de la police fronce les sourcils et pour tout réponse, déclare: « Bakh! Bakh », un équivalent somali de « Foutez-moi le camp ». Il dit qu’il ne parle pas de ces choses là, que c’est la première fois qu’il voit une journaliste qui a le culot de s’adresser à lui de la sorte.

Nous repartons penauds.

13/11/07 (B421) Les populations civiles quittent Mogadiscio en masse. On évoque 173.000 départs (Trois dépêches – Info lectrice)

__________________________________________ RFI

Quelque 173 000 habitants de Mogadiscio ont fui la ville au cours des deux dernières semaines, à la suite d’un regain des combats entre insurgés et forces somaliennes et éthiopiennes, a annoncé mardi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

_________________________________________ Romandie News

Somalie: plus de 170.000 personnes ont fui Mogadiscio en 2 semaines

GENEVE – Quelque 173.000 personnes ont fui Mogadiscio au cours des deux dernières semaines, à la suite d’un regain des combats entre insurgés et forces somaliennes et éthiopiennes, a annoncé mardi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Quelque 90.000 personnes ont rejoint 150.000 autres déplacés dans la localité d’Afgoye, à environ 30 km à l’ouest de la capitale somalienne, où les besoins humanitaires sont « immenses », a précisé le porte-parole du HCR à Genève, Ron Redmond.

« Les gens ne trouvent plus d’abri dans la ville. Beaucoup de familles vivent simplement sous les arbres » dans des conditions « extrêmement difficiles », a-t-il dit à la presse.

Le dernier chiffre fourni par le HCR faisait état de 90.000 déplacés depuis le regain de violences de fin octobre.

L’exode se poursuit. « Ce matin (mardi), le personnel (du HCR) a rapporté que des familles étaient évacuées à bord de camions privés de Mogadiscio vers Afgoye », selon M. Redmond.

Lundi, le HCR a vidé ses entrepôts de ses dernières réserves d’aide humanitaire et les a acheminées sur Afgoye. Mais les chauffeurs de poids lourds se plaignent d’être bloqués à des barrages par des soldats qui leur réclament des sommes pouvant aller jusqu’à 300 dollars.

Des organisations d’aide humanitaire livrent de l’eau par camion aux familles mais ces dernières doivent attendre parfois six heures pour être servies, selon le porte-parole.

De nouvelles livraisons de secours sont en préparation à partir de Nairobi, a indiqué M. Redmond.

Les forces gouvernementales somaliennes et l’armée éthiopienne ont lancé lundi une opération de ratissage dans le quartier du grand marché de Mogadiscio, à la recherche d’armes après les violents combats de la semaine dernière avec les insurgés.

L’opération concerne six des 16 districts de Mogadiscio, obligeant les habitants à se terrer chez eux, a-t-il noté.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a précisé que la violence l’empêchait de distribuer des vivres à Mogadiscio, après deux tentatives infructueuses. « Les marchés ne fonctionnent pas et les prix des produits alimentaires sont en proie à l’hyperinflation », a noté la porte-parole du PAM à Genève, Christiane Berthiaume.

La Somalie compte désormais 850.000 déplacés, dont 450.000 ont quitté leur foyer depuis l’offensive gouvernementale au début 2007

_____________________________________________ REUTERS

Des milliers d’habitants fuient Mogadiscio

MOGADISCIO (Reuters) – Des milliers d’habitants quittent Mogadiscio, poussés à l’exode par la recrudescence des combats entre les forces gouvernementales soutenues par l’Ethiopie et la rébellion islamiste.

Depuis une semaine, au moins 70 personnes ont trouvé la mort dans les affrontements qui ont conduit près de 24.000 personnes à quitter la capitale somalienne, selon une estimation des Nations unies, qui évalue à 850.000 le nombre de déplacés à l’intérieur du pays.

Lundi, dix membres d’une même famille ont péri, tuées par un tir d’artillerie alors qu’ils tentaient de s’enfuir.

De retour d’une visite à Mogadiscio, des représentants de la Commission européenne ont déclaré qu’environ 5.000 somaliens avaient été soignés pour des blessures dues à la guerre depuis le début de l’année, et qu’un tiers des victimes étaient des femmes et des enfants.

L’Ethiopie et les forces gouvernementales somalienne ont lancé cette année deux offensives contre les repaires des islamistes dans la capitale, faisant des centaines de morts parmi les civils.

L’Ouganda a envoyé environ 1.600 soldats dans la capitale somalienne qui forment l’avant-garde de la future force de paix de l’Union africaine, censée, à terme, compter 8.000 hommes

13/11/07 (B421) Radio-Trottoir / Un billet aller simple, Djibouti-Sanaa pour Djama Guelleh, le Directeur de l’EDD ? (Lecteur)

Il m’arrive de parcourir les colonnes de la NATION – vraiment par défaut – qui dresse souvent de façon fallacieuse, les réalisations imaginaires de notre Seigneur des Agneaux IOG.

La même Nation oublie un peu trop facilement d’évoquer les souffrances endurées par la population Djiboutiennes en raison des coupures de courant quotidiennes et qui peuvent durer quelques heures par jour !

Trouvez-vous cela normal ?

Est-il encore normal que le seul journal – autorisé – du pays, passe sous silence cette carence de l’EDD ?

Entre nous, si j’étais investisseur honnête, j’aurais beaucoup de mal à venir investir dans un pays dont le service de la production et de distribution de l’électricité est défaillant plusieurs heures par jour.

A moins d’être un investisseur peu scrupuleux et peu regardant et dont le seul souci est de pouvoir blanchir des fonds douteux.

Même dans ce cas, je me méfierais car la blanchisseuse a aussi besoin d’électricité.

L’humour, c’est ce qui nous reste quand on a tout perdu.

Poursuivons. Trouvez vous normal que le Directeur de cette entreprise publique – pas encore bradée – continue à occuper son poste alors que son échec est plus que patent.

Son échec est symbolisé par 12 années de pannes et de coupures de l’électricité. C’est le seul palmarès que je lui connaisse.

Je ne parlerai des détournements qui perdurent depuis quelques décennies !

Sous d’autres cieux un peu plus démocratiques, cet individu – dont le seul mérite est de faire parti de la famille régnante – aurait giclé de son poste depuis très longtemps.

Et en plus, on lui aurait demandé des comptes !

Je ne rêve pas pour les comptes. L’écarter et le mettre à la retraite anticipée est une mission de salubrité et de santé publique.

Je formule une requête à notre Seigneur des Agneaux pour qu’il puisse mettre à son bilan de l’année 2007 au moins une bonne action pour le bien des djiboutiens.

On m’a toujours dit que les voix du seigneur étaient impénétrables. Je me permets d’espérer que ma demande sera entendue.

Alors, allez au plus profond de vous, oubliez les pressions du clan et prenez cette décision plus qu’humaine. VIREZ-nous cet incapable notoire.

Je vous suggère de lui offrir un voyage dans les même conditions que celui de la Famille Alhoumekani.

Pour les détails, prenez contact avec l’autre « Djama Grandes Oreilles (DGO) ». Il se diversifie et il fait maintenant dans le tourisme thématique. Pour les Djiboutiens d’Origine Yéménite, il propose un nouveau produit phare : « Retour aux sources ».

C’est un vrai produit, riche en suspens et qui commence à trouver des prospects intéressés au pays.

Organisation de descente de police musclée, des hommes cagoulés (peut être des Ex-FLNC reconvertis dans le tourisme), voyages sans bagages, ni papiers … de l’aventure pure, du Frisson grantie.

On peut dire, sans rougir, que la RTD vient d’avoir son KOH LANTA made in Djibouti grâce à DGO production. Cela a l’avantage de ne pas être simulé. Les personnages sont authentiques, du life familial en direct pour tous les âges.

Le producteur de l’émission DGO (Djama Grandes Oreilles) a quand même gardé une certaine déontologie et une certaine éthique professionnel. C’est son côté humain qui revient à la charge.

Il a insisté afin que les enfants ne fassent pas parti de l’aventure de KHO LANTA à Sanaa. Un grand Monsieur ??

Revenons aux Affaires. L’avantage de cette formule et qu’elle peut être personnalisée, avec des thèmes mensuels, pour toutes les personnes dont la « djiboutiannité » – ce concept et cette affaire ont des relents de Rwanda de Côte d’Ivoire etc … – est un peu douteuse.

Octobre c’était le Yémen.

Novembre, Bombay pour les Indiens.

Ensuite Khartoum pour les Soudanais, Pékin pour les Chinois, Mogadiscio pour les Somaliens etc ….

On peut déposer une licence pour protéger le concept afin de le vendre aux derniers dictateurs encore en activité.

Le Président MOGABE serait en pourparlers pour racheter une licence. J’ai toujours dit que le tourisme thématique et une niche pour sortir le pays du sous-développement. Il paraît que le concept ne peut pas être décliné pour l’Ethiopie…

Une histoire d’incompatibilité technique entre la piste d’atterrissage et les Avions utilisés par DGO Tour.

Les détails sont
trop techniques pour nous.

13/11/07 (B421) Radio-Trottoir : les hyènes prolifèrent dans notre pays … où un Premier Ministre agressé, concentre tous ses efforts sur la construction de son Palais. (Lecteur)

Permettez moi de vous exposer mon senitment sur l’immense projet de l’ADDS géré par Warrabe Taggane (l’hyène stoppées alias le Premier Ministe Dileita) et Warabé Bouka (alias Osman Mousa : celui qui ne vient travailler que lorsqu’il a faim).

En dernière ligne de l’ADI, on parle de l’entreprise Kadar, surnommée affectuement, l’entreprise 10% mais pas des autres directeurs.

Bizarre ! Pas tant que cela parce que nous avons tous compris que le changement continuait à s’effectuer dans la continuité. On nomme d’office un jeune qui a pour seule ambition de s’enrichir sur le dos des pauvres : en l’occurence, c’est un certain ingénieur O. D..

Quel dommage que des hommes aussi brillants n’aient travaillé que pour leur propre compte ! Ils ont été capables de créer des richesseset de bâtir mais en ruinant le pays. Devrait-on les incarcérer comme les nouveaux tyrans du 20ème siecles qu’ils sont devenus ?

En fait ce sera notre responsabilité de les traquer et des les confondre en justice : les congolais l’ont fait, les Djiboutiens le feront.


PS: Warabe Tagane est une nouvelle variété d’hyène qui est apparue au pays dans les années 2000. Fort résistante à la pression, l’échine souple pour s’adpater à toutes les circonstance, assez vorace pour dévorer les plus faibles, assez méchante pour plaire aux plus forts, Agabbas (Rien à « cirer ») comme nous les appelons. Elle défend son clan.

Bien que malencontreusement agressé durant la terrible bataille de Roissy, l’hyène à réussi à rentrer au pays, où elle se préocupe en priorité et en quasi exclusivité de la finition de son futur Palais d’Haramous.

Seulement cette nouvelle variété oublie, comme les autres de son espèce, que Dieu les jugera le jour venu et qu’il faudra rendre des comptes.

Pauvre Premier Ministre, en dehors de ses problèmes de construction, a-t-il autre chose à faire ? Probablement, rien sauf d’entérimer du parrain local et de courber l’échine. Doit-il aussi tendre le postérieur pour recevoir des punitions corporelles ?

Samatalis Citoyen du monde

14/11/07 (B421) BBC / Le Gouvernement somalien demandent d’exterminer les insurgés. Somalis asked to fight insurgents (En Anglais – Info lectrice)

Somali President Abdullahi Yusuf has urged residents in the capital, Mogadishu, to join government forces in fighting Islamic insurgents.

He blamed the violence on the al-Shabab militant group and said if residents do not support the crackdown, they risk getting caught in the crossfire.

Some 80 people have been killed during the recent clashes between insurgents and Ethiopian backed government troops.

The UN says about 170,000 people have fled Mogadishu in the past two weeks.

Ethiopian and Somali government forces have been carrying out door-to-door searches for insurgents near the main Bakara market in the capital, believed to be their stronghold.

Harsh conditions

« My government is doing all it can to save lives but people in the neighbourhood must also fight the al-Shabab militants hiding among them, » President Yusuf told a news conference in Nairobi.

A DISPLACED LIFE
My children did not die but children all around us were dying
Khatija, 25, mother of three,
Mogadishu

Somali’s interim president has been holding talks with foreign diplomats in the Kenya capital on the crisis in his country.

Civilians accuse the Ethiopian forces of engaging in indiscriminate shooting resulting in hundreds of casualties.

But President Yusuf denied the claims saying the forces were only targeting the insurgents.

« When two elephants fight, it is the grass that suffers, » President Yusuf said.

Aid crisis

Meanwhile, UN special envoy to Somalia Ahmedou Ould-Abdallah has warned that the crisis in the country is worsening.

Mr Abdallah said the situation was the worst on the continent with thousands of internally displaced families living in extremely harsh conditions.

The UN’s refugee agency, UNHCR, says it has emptied its warehouse in the capital and is transferring supplies to Afgooye just outside the capital where more than half the fleeing families have gathered.

The UN agency however complained that pro-government militias are frustrating their efforts by demanding up to $300 at checkpoints before allowing the aid through.

UNHCR spokesman Ron Redmond said people in Afgooye were in a desperate situation.

« People can no longer find space for shelter around the town itself. Many families are simply living under trees. »

He said that water being trucked to the sites is not enough to meet demand and people were having to wait in line for up to six hours for 20 litres of water.

The BBC’s East Africa correspondent Karen Allen says its is unclear what will happen when the last supplies of aid in Mogadishu are exhausted.

It is hoped that more will be able to come in from Kenya, she says, but UN aid agencies say it is simply too dangerous to work inside Mogadishu.

That leaves those left there with virtually no help at all, our reporter warns.

14/11/07 (B421) BBC / Les rescapés du nouvel exode somalien témoignent des horreurs qu’ils ont vues et vécues et de leur situation – BBC Displaced in Somalia: Yusuf (En Anglais – Info lectrice)

Somalis describe their lives in and around the capital, Mogadishu, amidst violence between insurgents and government troops backed by Ethiopian forces.

Yusuf, 35, fled Mogadishu last month to the town of Galcayo.

Words cannot explain what it was like.

To move around Mogadishu was getting more and more difficult day by day.

From my house there is only one way to pass and it is incredibly dangerous.

I used to try and do everything in the morning: look for food or get credit for my mobile phone.

The mornings are generally a little quieter – there is little shooting and shelling first thing in the morning.

But by 1600 local time there is no movement and by the time it is dark we sit and listen to the gunshots and mortars.

Terrible feeling

I have even heard of people not being able to bring their sick and injured to the hospital in the evening.

My mother told me of a woman who died because she went into labour one evening and could not get to the hospital; she died during the night.

I had lived in Mogadishu all my life, my three children were born there and I was married there, my life is there. I finally left with my mother; we were the last to leave.

I had sent my wife and children away in March to stay with relatives. It was when the shelling and the fighting in Mogadishu became too much of a risk for them.

I thought they would at least be safe in Galcayo; there was little I could do to protect them in Mogadishu; this is a terrible feeling for a father.

I stayed behind to look after our house and try to keep working but it is impossible and I needed to take my mother away.

Running for my life

I am scared.

A DISPLACED LIFE

Mogadishu has had trouble in the past, but now, in these past months, I have never seen fighting like this.

I don’t know how to describe it but I feel like I am running for my life.

Everyone is leaving, if you are lucky enough to have money and somewhere to go you leave Mogadishu; if not you try to find somewhere safer within Mogadishu, but really there is nowhere safe.

The journey between Mogadishu and Galcayo also has its dangers.

I have seen checkpoints throughout my life, in a way I am used to them, but now it is unlike anything else I have seen.

Lawless

I tried to count the checkpoints on the way here but there are too many.

I managed to count 86 over 300km, but I forgot to count the ones as we were leaving Mogadishu because I was too busy watching and looking around and worrying about getting out safely.

The journey itself took six days with all of these new checkpoints.

Generally there is a system: the driver pays a fee of about one million Somali shillings ($55) for the entire bus and we then pass. However, these days, we don’t know who these people are.

AFRICA HAVE YOUR SAY

Ethiopia should pull out its troops before it is too late, they are part of the problem not part of the solution
Mustafa, Leicester

It is lawless and the system has gone.

Half-way through our journey we came to a checkpoint where the money was not enough and they took everything, our mobile phones, our clothes, and our money – everything from everyone.

After that the journey became so much harder, because we had nothing to give at the other checkpoints.

At one point we were kept overnight at a checkpoint because they refused to believe we had been robbed of everything. Eventually they realised we really had nothing to give and they let us pass the following morning.

Now I am here with nothing but the clothes I wear.

I am not sure what will happen now but I am here now and I am with my family and we are alive.

14/11/07 (B421) IRIN SOMALIE: La communauté internationale appelée à l’aide pour mettre fin aux atrocités

NAIROBI, 13 novembre 2007 (IRIN) – Plusieurs responsables de la société civile et sages de différents clans locaux ont lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle intervienne pour mettre fin au carnage à Mogadiscio, la capitale somalienne, alors que des combats acharnés se poursuivent, que les hôpitaux sont débordés et que les rues sont jonchées de cadavres.

Ces affrontements opposent les forces gouvernementales, soutenues par l’armée éthiopienne, aux insurgés de l’Union des tribunaux islamiques – une milice chassée de la capitale – et aux miliciens des clans alliés.

« Nous demandons à la communauté internationale et aux Nations Unies en particulier, d’intervenir urgemment pour mettre fin aux atrocités perpétrées à Mogadiscio, avant qu’il ne soit trop tard », a dit à IRIN Mohamed Hassan Haad, le responsable du conseil des sages des Hawiye [le clan majoritaire], le 12 novembre.

« Si rien n’est fait maintenant, cela voudra dire que la communauté internationale a décidé de laisser les massacres se poursuivre à Mogadiscio jusqu’à l’élimination de tous les habitants de la capitale », a-t-il poursuivi.

Selon une source de la société civile, qui a aussi requis l’anonymat, la situation dans la capitale a dégénéré. « La communauté internationale ne fait qu’observer. Je ne sais pas ce qu’elle attend pour agir ».

D’après certains témoignages recueillis par IRIN dans la capitale, depuis le 8 novembre, date à laquelle on a noté une intensification des combats, les hôpitaux sont débordés et ne peuvent plus faire face à l’afflux des patients.

« Certains médecins font des gardes de plus de 24 heures », a fait remarquer un agent médical d’un des hôpitaux de la ville. « Je ne sais pas combien de temps ils pourront tenir comme cela ».

Tous les lits des hôpitaux sont occupés et les blessés sont généralement des civils – des femmes et des enfants, pour la plupart – souffrant de blessures causées par des éclats d’obus de mortier, d’artillerie et de roquettes Katyusha, a précisé l’agent médical. « Mais étonnamment, il y a très peu de blessés par balles », a-t-il ajouté.

Selon une autre source médicale, « depuis le 8 novembre, les combats ont fait plus de 200 morts et 500 à 700 blessés dans la ville ».

« Beaucoup d’autres blessés sont restés dans leur quartier et se font soigner par des parents ou des amis », a précisé cette source, car en raison de l’insécurité qui prévaut dans les rues, bon nombre de ces blessés n’ont pu se rendre dans les hôpitaux.

Quant à M. Haad, il s’est dit très préoccupé par les morts de civils innocents.

«Avec leurs artilleries et leurs chars, elles [les forces alliées éthiopiennes et somaliennes] tirent dans toutes les directions », a déploré M. Haad.

Pour Madobe Nuunow Mohamed, le ministre de l’Information du gouvernement de transition, le cycle de violence auquel on assiste actuellement est imputable aux insurgés qui opèrent et se cachent dans les zones où vivent les populations civiles.

« Ces personnes attaquent nos positions à partir de quartiers populaires et parfois les tirs de représailles de nos forces font des victimes non intentionnelles », a-t-il dit.

Le gouvernement déplore les victimes civiles, a-t-il fait savoir, « mais les responsables de cette situation sont ceux qui combattent le gouvernement ».

Pour sa part, Human Rights Watch (HRW) accuse les deux protagonistes d’avoir violé les conventions de guerre en tuant et en blessant des civils à Mogadiscio.

« Toutes les parties au conflit doivent veiller à ne pas prendre pour cible les populations civiles et à leur assurer un accès libre aux soins médicaux ou à tout autre assistance », a déclaré Peter Takirambudde, directeur de la division Afrique à HRW, dans un communiqué publié le 9 novembre.

« La communauté internationale doit condamner ces attaques et poursuivre les combattants pour violations répétées du droit humanitaire, et notamment pour les mutilations de combattants capturés et les exécutions de prisonniers », a poursuivi M. Takirambudde.

La recrudescence de la violence en ville a contraint de nombreux habitants de la capitale à fuir leur domicile, mais beaucoup d’autres se retrouvent coincés dans certains quartiers de la capitale.

« Des milliers d’habitants ont déjà fui la ville, et plusieurs milliers d’autres en font de même actuellement », a affirmé Asha Sha’ur Ugas, membre d’un groupe de la société civile de Mogadiscio, le 12 novembre.

Selon un journaliste local, qui a requis l’anonymat, de nombreuses autres personnes se retrouvent piégées chez elles.

« Les gens sont inquiets et ont peur, et beaucoup d’entre eux ne peuvent quitter la ville car la plupart des routes ont été fermées par les forces de l’armée éthiopienne et du gouvernement somalien ».

Dans certains quartiers de la ville, a-t-il précisé, « personne ne circule dans les rues ; et actuellement, ce qu’on voit constamment dans de nombreuses rues de la ville, ce sont les nombreux cadavres qui jonchent le sol ».

Les quartiers particulièrement touchés par la récente flambée de violence sont Huriwa, Suuqa Hoolaha, Hamar Jadid, Gubta et Dayniile.

14/11/07 (B421) JDD : Mogadiscio / Après Radio Shabelle, condamnée au silence, fermeture de deux nouvelles stations locales par ordre du Gouvernement.

Somalie-Répression: Fermeture de 3 radios

Les forces gouvernementales somaliennes ont pris d’assaut mardi les bureaux de deux nouvelles radios – Radio Banadir et Simba Radio – en leur ordonnant de cesser d’émettre, au lendemain de la fermeture de la station indépendante Radio Shabelle.

Ces fermetures s’inscrivent dans le cadre d’une campagne de répression du gouvernement confronté à une insurrection islamiste. Radio Shabelle, qui a déjà été fermée à plusieurs reprises cette année, rejette les accusations selon lesquelles elle favoriserait les islamistes, qui la critiquent eux aussi.

« Ils ont déclaré que l’ordre de fermer la station concernerait toutes les stations indépendantes à Mogadiscio », a affirmé Mustafa Haji, rédacteur en chef de Simba Radio.

Les organisations de défense de la liberté de la presse ont largement condamné le « mépris » des autorités somaliennes pour les médias indépendants.