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22/09/2015 (Brève 477) Djibouti : Ismaël Omar Guelleh persévère dans son projet d’affrontement interclanique. Pubication de l’UDDESC signée par Hassan Cher Hared, son secrétaire général.

UDDESC
Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux
et Culturels &Civils et Politiques Quartier 4 –
Email : uddesc@yahoo.fr – Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 03/C/AN2015

D’après une source bien informée de l’armée nationale djiboutienne, AND, le lundi 14 septembre 2015, s’est tenue une réunion dans la grande salle de l’état-major de l’armée djiboutienne, à laquelle presque tous les officiers et sous-officiers de l’armée nationale djiboutienne avaient été convoqués. Il s’agissait d’une réunion « d’extrême importance » organisée sur ordre du chef suprême de l’armée nationale, monsieur Ismaël Omar Guelleh, actuel président de Djibouti mais ce dernier n’y pas participé.

Comme à l’accoutumé, la réunion débute par la récitation d’une sourate du Saint Coran. Ensuite le Général Zakaria Cheikh Ibrahim (de l’ethnie Mamasan comme Guelleh), chef d’état-major de la Défense Djiboutienne, prend la parole et psalmodie devant les officiers et sous-officiers  des propos haineux que son maitre lui a fait boire comme de l’eau, et il dit : « chers officiers et sous-officiers, je vous ai appelé ici aujourd’hui pour vous annoncer que la nation est en danger, nous devons nous souder pour faire face à une tribu qui a décidé de déstabiliser le pays. Les Odahgobes ont constitué une plateforme non pas pour subvenir ou remédier aux problèmes sociaux de leur ethnie mais plutôt pour chasser du pouvoir son Excellence Ismaël Omar Guelleh. L’armée doit se préparer à les mater les armes à la main et votre chef suprême vous remerciera généreusement. »

Certains officiers commencent à rire et d’autres laissent apparaître des visages inquiets devants ses propos irresponsables et sectaires venant de leur chef, le Général Zakaria.

Mais, le Général Osman Nour Soubagleh (de l’ethnie Odahgobe), réagit et s’en prend au Général Zakaria en s’adressant aux invités : «  n’écoutez pas ce vieux qui délire. Nous sommes une armée nationale formée pour protéger la nation de l’ennemi extérieur et pour défendre notre peuple. Nous ne devons pas nous mêler dans les affaires internes du pays qui relève de la compétence d’autres institutions. En acceptant de jouer le heu de Zakaria. Je vous garantis que l’armée partira en vrac. »

Et en quelques heures l’information dépasse nos frontières et le Gande de l’ethnie Issa, dont leur résidence principale est Dire-Dawa, tient une réunion d’urgence sur la situation le lendemain même.

Le Général Osman Nour Soubagleh qui avait demandé audience le même jour au président Guelleh tente de lui exposer son point de vue sur la situation et sa colère à l’égard de Général Zakaria.

Comme dit un proverbe somalien « Doofar waligii madaahiro ooma daayo dabeecadiisa » ce dernier coule des larmes de crocodile et traite de tous les noms d’oiseaux le General Zakaria. Il rajoute que sa propre famille et ses proches travaillent à sa perte et s’engage à trouver une solution aux dérives sectaires de certains militaires de sa famille. C’est à la fois comique et bête quand l’ordonnateur se déclare victime !

La question qui se pose est : Que gagnera IOG en déclenchant des affrontements interclaniques ?

Dans nos échanges d’information avec des proches du régime de guelleh, deux réponses reviennent chaque fois :

1 – Des conseils sataniques pour un pouvoir éternel.
Des féticheurs d’origine tanzaniens et ougandais que Guelleh a l’habitude de consulter lui auraient conseillé de faire couler beaucoup de sang au Sud du pays et dans son ethnie immédiate. Une information à prendre avec beaucoup de précaution mais pas impossible quand on sait que dans l’histoire des dictatures africaines certains ont déjà utilisé ces pratiques sataniques dans le but de s’assurer une présidence éternelle.

L’un des précurseurs en la matière fut le maréchal-président Joseph-Désiré Mobutu du Zaïre, l’actuelle république démocratique du Congo. Des multiples pratiques magiques de ce dernier, qui n’ont jamais permis à son pays d’aller de l’avant, l’enfonçant au contraire dans les ténèbres, on peut Entre autres retenir, le déversement de ses selles et urines dans l’une des principales sources d’eau du pays. D’ailleurs, lors de sa repentance publique, son ministre de la communication, feu Sakombi Inongo, dira dans différentes interviews télévisées : « Le maréchal-président prenait un verre de sang humain le matin… lien : https://youtu.be/hEJ9KxRWe88?t=2m36s».

2 – La haine destructrice de Guelleh à l’encontre de toute organisation non soumise.
« La souffrance émotionnelle, également la principale cause de la souffrance et des maladies corporelles. Le ressentiment, la haine, l’apitoiement sur soi, la culpabilité, la colère, la dépression, la jalousie, ou même la plus petite irritation sont sans exception des formes de souffrance.

Il existe deux types de souffrance : celle que vous créez présentement et la souffrance passée qui continue de vivre en vous, dans votre corps et dans votre mental.

La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l’inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie.

La souffrance que vous créez dans le présent est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est. Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement. Sur le plan émotionnel, c’est une forme de négativité. L’intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent. Le mental cherche toujours à nier le moment présent et à s’en échapper et tant que vous êtes incapables d’accéder au pouvoir de l’instant présent, chaque souffrance émotionnelle que vous éprouvez laisse derrière elle un résidu. Cette souffrance accumulée est un champ d’énergie négative qui habite votre corps et votre mental. C’est une névrose obsessionnelle qui s’installe avec une haine consciente ou  inconsciente envers le rival. Cette dimension « négative » connote une névrose plus difficile à traiter parce que plus tournée vers les désirs inconscients de destruction ou d’élimination. »

Cette théorie relative décrit mot à mot une grande partie de la personnalité de Guelleh qui est régulièrement animé d’une haine à l’égard de tout pensé, individu ou organisation vu comme rival ou non soumis à ses exigences. Il peut, sans s’y lasser une seconde, travailler à sa destruction pendant des générations. Le cas du syndicat en ait une preuve révélatrice de la personnalité d’IOG.

À la fin des années 80 et au début des années 90 Guelleh, préparé à succéder son oncle Hassan Gouled Aptidon, devait surpasser et écarter deux rivaux plus expérimentés et plus talentueux (Ismail Guedi Hared  et  Moumin Bahdon Farah).  Et chacun, de son côté, rassemble sous son aile toutes les organisations existantes.

L’UGTD dirigée par Kamil Diraneh Hared, cousin germain de Guedi, a été automatiquement taxé de supporter son cousin. Ismaël Omar Guelleh se rabat sur l’UDT qui a vu le jour en 1992 et y investit à sa manière. Les dirigeants de l’UDT, n’ayant pas compris l’attente de Guelleh ou n’ayant pas voulu jouer son jeu, quel qu’en soit la raison, pour IOG ils demeurent des ennemies éternels. La preuve, deux générations et 20 ans après il ne manque aucune occasion pour nettoyer l’UDT et l’UGTD du paysage associatif et sociale de Djibouti et internationale avec ses clonages, ses corruptions des fonctionnaires internationaux, licenciements abusifs, emprisonnements arbitraires, etc…

Si je me réfère à mon opinion sur…
« Je crois qu’IOG pense faire d’une pierre deux coups. Il compte déclencher une guerre civile entre deux clans Issa : les mamasans et les odahgobes. D’après son esprit limité il pense de cette manière à la fois justifier son état d’urgence et saper la plateforme clanique Odahgobe.

Nonobstant, comme toujours l’esprit pernicieux d’Ismaël Omar Guelleh ne manque pas d’idée chthonien et lugubre. Il espère toujours la mise en place d’un état d’urgence pour ainsi annuler toute élection sous prétexte d’assurer la sécurité et l’existence de Djibouti. Lien : http://www.hch24.com/actualites/07/2015/djibouti-affrontement-inter-clanique-programme-et-etat-durgence-sur-le-pays-le-projet-diog-pour-une-presidence-2016-sans-election/»

Conclusion
Quels que soient les avantages politiques ou matériels que compte retirer Ismaël Omar Guelleh, le dictateur mafieux de Djibouti, à précipiter son peuple et le pays dans des affrontements interclaniques, nous sommes sûrs que la réussite de son projet machiavélique mettra Djibouti dans une mini situation comparable au malheur rwandais de 1994.

Dans l’espoir d’une réaction régionale et internationale l’UDDESC appelle le peuple djiboutien à plus de vigilance et de retenu une fois de plus.

Fait en Suisse, le 18/9/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

11/12/08 (B477) Radio-Trottoir : des grenades découvertes il y a deux semaines, dans des pastéques en provenance du Somaliland. Et pourtant les média de Guelleh n’en parlent pas .. !! (Lecteur)

Selon des sources fiables, la police de Djibouti aurait arrêté à Nagad, près de l’aéroport de Djibouti, deux camions transportant des pastèques du Somaliland.

L’un des policiers aurait remarqué qu’il n’avait jamais vu les conducteurs lors des contrôles précédents. Il aurait demandé à inspecter les pastèques. Face à la réticence des camioneurs, il aurait exigé de le faire.

Ces "nouveaux" vendeurs de pastéques transportaient des fruits qui avaient été creusés. Dans la cavité, la chair avait été remplcé par des grenades, enreobées dans du plastique pour éviter l’humidité et ils comptaient bien les faire entrer dans la ville de Djibouti.

L’affaire aurait été découverte, deux jours avant les attentats qui ont secoué Bosasso et Hargeisa. Le gouvernement de Djibouti a fait arrêter les deux camions, les deux chauffeurs et deux complices.

Mais curieusement, elle n’a pas été ébruitée.

Les camionneurs avaient-ils l’intention de faire exploser le camps Lemonier, l’ Ambassade des États-Unis, l’Ambassade de France et/ou les camps militaires de l’Armée française à Djibouti ???

11/12/08 (B477) Shabelle : Au moins six morts dans de récents combats à Mogadiscio. // Fresh fighting erupts in Mogadishu (En Anglais – Info lecteur).

At least six people have been killed and more than seventeen others injured after heavy fighting between Somali government soldiers and Islamic Courts Union fighters erupted around the Somali presidential palace early on Thursday, officials and witnesses said.

"We attacked the enemy bases early after morning prayers and we inflicted heavy casualties," Islamic Courts Union spokesman, Sheik Abdirahim Isse Adow told Shabelle Media Network. Two of our fighters were wounded, he added.

"Three mortar shells landed into our neighbourhood and three people died instantly," one resident who did not want his name in print, said. Dozens were wounded, he added.

The Somali military spokesman, Dahir Mohamed Hersi claimed they have killed ten fighters from the Islamists.

Medina hospital officials confirmed they have treated seventeen people and two of them died from sustained wounds in the fighting.

The fighting comes as the former chief of the Islamic Courts Union, Sheik Sharif Sheik Ahmed, returned to Mogadishu yesterday for the first time since two years.

11/12/08 (B477) Shabelle : Des combats en Ethiopie entren les forces gouvernementale et les milices de l’ONLF font 10 morts. //Ethiopia: Fighting Between Govt Soldiers And ONLF Kills 10 (En Anglais – Info lecteur)

Wardher — At least ten people were killed and dozens were injured after Ethiopian soldiers and Ogaden Liberation Front (ONLF) fought in Dannod district, Wardher region in eastern Ethiopia, Radio Shabelle correspondent reported on Wednesday.

The fighting started after Ethiopian soldiers attacked ONLF fighters that were attending Eid-Al-Adha prayers on Monday.

Residents said the saw wounded Ethiopian soldiers treated in Wardher hospital.
The Ethiopian troops in the region have reportedly hampered the circulation of the traffic and shut businesses to restrict the movement of ONLF.

ONLF rebles are ethnic somalis fighting for independence from Ethiopia.

The Ethiopian military is involved wars in the Horn of Africa region that could hurt the development in the region

11/12/08 (B477) Shabelle : Une explosion détruit un camion transportant de l’eau pour les réfugiés de Lafole en Somalie. //Blast targets water tanker (En Anglais – Info lecteur)

An explosion has targeted a water tanker that supplies water for the displaced people in Lafole village 25 kilometres west of Mogadishu on Wednesday, witnesses said.

The water Tanker is funded by MSF Swiss and it is yet unclear why it was targeted.

The driver of tanker survived and the blast caused no other casualties.

11/12/08 (B477) Somalie : qui croire ? L’Ethiopie annonçait son retrait (sur lequel nous étions relativement sceptiques) et elle fait rentrer de nouvelles troupes en Somalie. L’UA annonce qu’elle va retirer ses forces de maintien de la paix tandis que l’Ouganda dément son départ et annonce même un renforcement de son contingent. Cacophonie ??? (7 dépêches en Français et en Anglais)

_____________________________ 7 – JDD

Somalie: L’UA partira avec les Ethiopiens

La force de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) a demandé à partir de Somalie en même temps que les forces éthiopiennes avant la fin du mois de décembre, a annoncé jeudi le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi.

Quelque 3200 soldats burundais et ougandais avaient installé dans la capitale le gouvernement fédéral transitoire reconnu par l’Occident et l’UA, mais ses dissensions internes, le coût de l’opération d’Addis-Abeba et la passivité de la communauté internationale ont fini de convaincre Meles Zenawi de retirer ses troupes.

Cette décision, qui pourrait ouvrir la voie à un assaut final des islamistes, que l’UA ne serait pas en mesure d’endiguer, est définitive, a souligné le chef du gouvernement éthiopien devant le parlement national.

_____________________________ 6 – APA

L’Ethiopie attend le départ des contingents burundais et ougandais pour se retirer de la Somalie

L’Ethiopie a annoncé jeudi à Addis-Abeba qu’elle attendait le départ des contingents ougandais et burundais de la mission de maintien de paix de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM) pour retirer ses soldats de la Somalie.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a déclaré au parlement éthiopien que l’Ouganda et le Burundi ont décidé de retirer leurs soldats de la Somalie, suite à sa décision de se retirer.

« Ces deux pays nous ont déclaré qu’ils veulent retirer leurs troupes avant le retrait des soldats éthiopiens. Maintenant, nous les attendons pour pouvoir nous retirer », a-t-il dit.

Après avoir passé deux ans sur le sol somalien, l’Ethiopie a décidé la semaine dernière de retirer ses soldats en fin de décembre.

« Pendant ces deux dernières années, nous avons attendu le déploiement par l’Union Africaine des forces de maintien de paix nécessaire », a dit Zenawi.

Mais, l’Union Africaine n’a pas pu déployer ces troupes à cause de contraintes financières et le manque de contribution de contingents de ses états membres.

« Nous pensons avoir donné assez de temps à la communauté internationale pour le déploiement de forces de maintien de paix dans ce pays », a précisé Zenawi.

Il a ajouté que les soldats éthiopiens soutiendront le retrait des troupes de l’Ougandais et du Burundi en créant un environnement favorable à un retrait sûr.

« Ils attendent les avions et bateaux pour leur retrait de la Somalie », a-t-il dit, précisant qu’une fois que les soldats burundais et ougandais se retireront, « les Ethiopiens suivront immédiatement ».

Les forces éthiopiennes se retireront par voie terrestre. La distance entre la frontière éthiopienne et la capitale somalienne Mogadiscio, est estimée à plus de 400 kilomètres.

Après leur retrait de la Somalie, les soldats éthiopiens seront basés à la frontière pour suivre de près la situation et le mouvement des milices Al-Shabab.

« Si Al shabab et les insurgés menacent la sécurité de l’Ethiopie, nous entrerons en territoire somalien et prendrons une mesure militaire », a ajouté le premier ministre M. Zenawi.

Depuis 2007, l’Ouganda et le Burundi ont envoyé plus de 3,000 soldats en Somalie sous la mission de l’Union Africaine (AMISOM) dans le pays.

_____________________________ 5 – AFP

Cacophonie régionale sur le départ anticipé des troupes de l’UA de Somalie

Le Premier ministre éthiopien a semé le trouble et ravivé le spectre d’un vide sécuritaire en Somalie en assurant jeudi que le Burundi et l’Ouganda voulaient retirer leurs hommes avant le départ des troupes éthiopiennes prévu début 2009, suscitant un vif démenti de Kampala.

A la surprise générale, Meles Zenawi, s’exprimant devant le Parlement éthiopien, a affirmé que le Burundi et l’Ouganda, qui fournissent actuellement l’intégralité des 3.400 troupes de la mission de l’Union africaine (UA) en Somalie (Amisom), lui avaient fait part de leur intention de se désengager du pays avant le départ des troupes éthiopiennes.

L’Ouganda et le Burundi "nous ont déjà informé qu’ils souhaiteraient se retirer avant que nous le fassions, et nous attendons seulement que des bateaux et des avions arrivent en Somalie pour qu’ils puissent organiser leur retrait", a-t-il affirmé.

L’armée éthiopienne, qui intervient officiellement depuis fin 2006 en Somalie voisine et a mis en déroute début 2007 les tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis six mois la majeure partie du centre et du sud du pays, dont la capitale Mogadiscio, a annoncé son retrait total du pays d’ici début 2009.

Depuis la débâcle des islamistes, Mogadiscio et plusieurs régions du pays sont le théâtre d’attaques meurtrières quasi quotidiennes. Les insurgés, menés par la mouvance islamiste, mènent régulièrement des attentats meurtriers visant en particulier les forces somaliennes et éthiopiennes, l’Amisom et les représentants gouvernementaux.

"Nous ne reviendrons jamais sur notre décision, quoi que la communauté internationale dise ou fasse. Nous pouvons partir demain ou les jours d’après, mais notre position est d’assurer que les soldats de la paix de l’UA puissent se retirer en sécurité grâce à des moyens logistiques suffisants", a renchéri M. Meles, en répondant à la question d’un parlementaire.

Le Premier ministre a en outre assuré que l’UA lui avait également fait part de sa volonté de se retirer de Somalie, pays en guerre civile depuis 1991.

L’Ouganda, par la voie de son ministère des Affaires étrangères, a catégoriquement et sèchement réfuté cette affirmation.

"C’est totalement faux et c’est contraire à tout ce que nous avons dit. Notre position a toujours été que, si l’Ethiopie se retire de Somalie, nous y augmenterons notre présence", a réagi auprès de l’AFP le ministre adjoint ougandais des Affaires étrangères Okello Oryem.

"Je suis surpris par cette déclaration. L’Ouganda est prêt à envoyer un bataillon supplémentaire si nécessaire", a-t-il ajouté.

De son côté, le représentant spécial de l’UA en Somalie, Nicolas Bwakira, avait affirmé mercredi à la radio publique burundaise que le Burundi et l’Ouganda avaient accepté de renforcer leurs effectifs au sein de l’Amisom.

"Nous avons récemment demandé au Burundi et à l’Ouganda de mettre à la disposition de l’Amisom un troisième bataillon chacun et les deux pays ont accepté", avait-il déclaré à l’issue d’un entretien avec le président burundais Pierre Nkurunziza.

Plus nuancé, un haut responsable de l’UA à Addis Abeba, interrogé jeudi par l’AFP, a reconnu que les soldats de l’Amisom étaient "inquiets depuis l’annonce du retrait éthiopien".

"Notre politique est d’essayer de renforcer l’Amisom, et de convaincre les contingents déjà présents de rester. Nous n’avons pas encore été informés officiellement de cette volonté de retrait par les deux pays", a-t-il toutefois ajouté.

L’Amisom est composée de 3.400 soldats Ougandais et Burundais sous mandat de l’UA, qui avait prévu une force de 8.000 hommes pour la Somalie. Mais les Etats membres tardent à fournir les contingents pour cette mission à haut risque.

_____________________________ 4 – Shabelle (En Anglais)

Alors qu’ils abandonnaient la base de Jawill, les troupes éthiopiennes reprennent le contrôle de la ville d’Abudwaq aux forces islamistes. // Ethiopian troops take over a town, vacate a base (Info lecteur)

Ethiopian troops have taken over the control of Abudwaq district in Galgadud region, our correspondent Abdikarin Bulhan reported on Thursday.

An Ethiopian army convoy of about 18 military trucks has reportedly reached in the town early on Thursday and made bases in parts of the city.

Islamic fighters who were controlling the town left after the Ethiopian troops entered it.

They conducted operations in the town and forced the residents to flee.

The motivation of the Ethiopian troops is unclear, but Islamists have been taking over central towns for the last three weeks.

The move comes as Ethiopian soldiers vacated a recent base in Jawiil Village 20 kilometres north of Beledwein town in Hiran region.

Ethiopia announced it would withdraw its troops from Somalia by the end of the year 2008.

_____________________________ 3 – AFP

Somalie: les troupes de l’Amisom veulent se retirer, selon Meles Zenawi

(* Est-ce seulement Meles Zenawi qui l’affirme pour renforcer l’impact d’un possible coup de poker que nous imaginons depuis plusieurs semaines ??? Note de l’ARDHD)

Le Burundi et l’Ouganda, dont les troupes forment la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom), souhaitent se retirer du territoire somalien avant le départ des troupes éthiopiennes prévu début 2009, a annoncé jeudi le Premier ministre éthiopien devant le Parlement.

"Nous étudions en ce moment tous les aspects de notre retrait (de Somalie). La question principale est de s’assurer que les soldats de la paix ougandais et burundais puissent se retirer en toute sécurité", a déclaré le Premier ministre, Meles Zenawi, en répondant à la question d’un parlementaire.

L’Ouganda et le Burundi "nous ont déjà informés qu’ils souhaiteraient se retirer avant que nous le fassions, et nous attendons seulement que des bateaux et des avions arrivent en Somalie pour qu’ils puissent organiser leur retrait", a-t-il ajouté.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

L’Amisom, constituée de 3.400 hommes (tous ougandais ou burundais), loin des 8.000 hommes initialement prévus, est déployée depuis mars 2007 en Somalie, mais reste mal équipée et sous-financée.

L’armée éthiopienne, qui intervient officiellement depuis fin 2006 en Somalie voisine, a annoncé son retrait total du pays d’ici début 2009.

_____________________________ 2 – Romandie News avec AFP

Les troupes de l’Amisom veulent se retirer de Somalie

Le Burundi et l’Ouganda, dont les troupes forment la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom), souhaitent se retirer du territoire somalien avant le départ des troupes éthiopiennes prévu début 2009, a annoncé jeudi le Premier ministre éthiopien devant le Parlement.

"Nous étudions en ce moment tous les aspects de notre retrait (de Somalie). La question principale est de s’assurer que les soldats de la paix ougandais et burundais puissent se retirer en toute sécurité", a déclaré le Premier ministre, Meles Zenawi, en répondant à la question d’un parlementaire.

L’Ouganda et le Burundi "nous ont déjà informés qu’ils souhaiteraient se retirer avant que nous le fassions, et nous attendons seulement que des bateaux et des avions arrivent en Somalie pour qu’ils puissent organiser leur retrait", a-t-il ajouté.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

L’Amisom, constituée de 3.400 hommes (tous ougandais ou burundais), loin des 8.000 hommes initialement prévus, est déployée depuis mars 2007 en Somalie, mais reste mal équipée et sous-financée.

L’armée éthiopienne, qui intervient officiellement depuis fin 2006 en Somalie voisine, a annoncé son retrait total du pays d’ici début 2009.

_____________________________ 1 – Afrik.com avec Nouvel Obs

Des troupes éthiopiennes pénètrent en Somalie

Selon certains témoins, des troupes éthiopiennes auraient pénétré sur le territoire somalien, mardi, pour palier à la recrudescence des attaques islamistes. Des habitants proches de la frontière des deux pays ont confirmé cette intrusion. Dans la ville de Balan Bal, des centaines de soldats éthiopiens transportés par des véhicules militaires ont été vus lundi.

Le porte-parole de l’armée somalienne, Dahir Dhere, a déclaré que les forces éthiopiennes « aidaient le peuple somalien et (qu’)ils débarrasseront (la Somalie) d’al-Shahab », l’organisation islamiste à l’origine de l’insurrection. Le Nouvel Obs rappelle que cette nouvelle surprend étant donné que l’Ethiopie avait annoncé qu’elle retirerait ses troupes de Somalie à la fin de l’année 2008.

11/12/08 (B477) AFP // Pentagone inquiet de refuges potentiels de terroristes en Somalie, au Yémen.

Le chef d’état-major américain, l’amiral Michael Mullen, s’est dit "extrêmement inquiet" mercredi de l’apparition potentielle de refuges de terroristes en Somalie et au Yémen.

"Un des objectifs majeurs en Afghanistan et au Pakistan est de ne pas avoir de refuges" de terroristes et d’insurgés, "et je m’inquiète de refuges potentiels en Somalie et au Yémen", a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse.

"Je suis extrêmement inquiet", a-t-il insisté, "et je crois que nous, mais aussi la communauté internationale, devons faire tout notre possible pour empêcher l’établissement de refuges supplémentaires d’où nous pouvons être menacés", a-t-il ajouté, tout en excluant une intervention militaire américaine.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Or, l’Ethiopie a annoncé son intention de retirer ses troupes de Somalie à la fin de l’année.

Les troupes éthiopiennes étaient entrées en Somalie en décembre 2006 pour chasser du pouvoir, aux côtés du gouvernement somalien de transition (TFG), les Tribunaux islamiques.

Depuis, le gouvernement somalien et l’armée éthiopienne sont confrontés à une insurrection armée emmenée par des combattants islamistes radicaux et qui progresse sur le terrain.

Par ailleurs, plus d’une centaine de navires ont été attaqués par des pirates somaliens depuis le début de l’année. Au moins quinze bateaux et plus de 300 membres d’équipage sont toujours retenus par les pirates.

De son côté, le Yémen, pays situé au sud de la péninsule arabique, a été récemment secoué par une série d’attentats, revendiqués ou attribués à la branche locale du réseau Al-Qaïda.

Le 17 septembre, un attentat revendiqué par Al-Qaïda a pris pour cible l’ambassade des Etats-Unis à Sanaa. Cet attentat avait fait 19 tués, dont sept assaillants et 12 personnes parmi les gardes yéménites de la chancellerie et des civils, dont une Américaine. Il s’agissait de la deuxième attaque contre l’ambassade américaine en six mois.

11/12/08 (B477) Des nouvelles de l’Africom !! Faute de mieux, le commandement US pour l’Afrique s’installe finanement en Europe et particulièrement en Allemagne et en Italie. (2 dépêches en Français)

____________________________ 2 – Les Afriques (Ch)

L’Africom opérationnel depuis le 1er octobre…mais hors d’Afrique

L’Africom, le commandement militaire américain pour l’Afrique, est opérationnel depuis le 1er octobre 2008… de Stuttgart, en Allemagne.

Par Said Djaafer, Alger

Les campagnes « d’explication » menées par les officiels américains – dont le général William « Kip » Ward, l’officiel le plus gradé de l’armée américaine, issu de la communauté noire, qui a été désigné à la tête de l’Africom – n’auront pas eu raison de la grande méfiance des pays africains. Cette réserve africaine, exprimée avec plus ou moins de force selon les pays, était générale du nord au sud de l’Afrique.

L’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Algérie, la Libye ont publiquement refusé toute idée d’une implantation de bases américaines chez eux et sur le continent. Ils ont défendu l’idée que les mécanismes de l’Union africaine pour la prévention et la résolution des conflits sont les mieux appropriés pour gérer les problèmes de sécurité en Afrique. La SADC (Communauté pour le développement de l’Afrique australe), sous l’influence de l’Afrique du Sud, a été la plus offensive dans le rejet du projet de l’Africom, et elle a largement donné le ton pour toute l’Afrique.

Les responsables américains ont eu beau affirmer qu’il n’existe aucun « agenda caché » derrière la mise en place de l’Africom, le bilan guerrier des deux mandats de George W. Bush n’incitait guère à les croire. La notion de « preemptive action » a si fortement ruiné les fondements du droit international qu’il ne s’est trouvé pratiquement aucun pays africain prêt à offrir d’héberger l’Africom.

Les Américains ne désespèrent pas de vaincre les préventions actuelles des Africains, fruits de « beaucoup de malentendus et d’interprétations erronées », selon l’amiral Robert Moeller.

Militarisation contre concurrence

Cette défiance a été confortée par la conviction répandue que ce nouveau commandement militaire pour l’Africom est une sorte de « militarisation » de la bataille économique en cours pour les ressources énergétiques et minières du continent. Le discours sur la sinisation de l’Afrique, qui s’est développé dans les pays occidentaux, ne passe pas sur le continent.

Il est généralement interprété comme une volonté de préserver des chasses gardées sur fond de refus de la concurrence économique des Chinois (et des Russes qui commencent à s’intéresser au continent et dont les projets dans le secteur du gaz au Nigeria ont donné lieu récemment a des commentaires à la tonalité inquiète, tant en Europe qu’aux Etats-Unis). Tout en étant parfois très critique à l’égard de la Chine, l’opinion dominante en Afrique est que la grande vertu de la présence dynamique des Chinois est de faire jouer la concurrence.

Instrument de pétroliers américains

Les Américains ne désespèrent pas de vaincre les préventions actuelles des Africains, fruits de « beaucoup de malentendus et d’interprétations erronées », selon l’amiral Robert Moeller, vice-commandant des opérations militaires de l’Africom. Le général Ward a ainsi évoqué la possibilité, à l’avenir, d’une « relocalisation de certaines portions du commandement ». La secrétaire d’Etat-adjoint à la Défense, Theresa Wallen, a estimé, quant à elle, que l’Africom finira par « faire partie du paysage ».

Aux Etats-Unis, Mark Fancher, membre de la Conférence américaine des avocats noirs, s’est fait l’écho de l’opinion africaine. « Le commandement africain des Etats-Unis n’est rien d’autre qu’un instrument visant à garantir l’accès de l’industrie pétrolière américaine aux larges réserves énergétiques de l’Afrique. Si quiconque interfère, nous craignons qu’il soit étiqueté “terroristes” et devienne la cible d’attaques militaires. »

De manière moins militante, un rapport de la Cour des comptes des USA a conforté les appréhensions à l’égard d’une « militarisation » de la politique africaine des Etats-Unis. Ce rapport, rendu public en juillet 2008, soulignait que « le département d’Etat et des responsables de l’Agence pour le développement international s’inquiètent qu’Africom prenne la direction de tous les efforts américains en Afrique, et pas seulement des activités du département de la Défense ».

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Mondialisation. CA /

Usa : le commandement Africa sera basé en Italie (Info lectrice)

par Manlio Dinucci

Deux des commandements militaires subordonnés au tout récent Commandement Africa, (AfriCom) –dont l’ « aire de responsabilité » comprend quasiment tout le continent africain, sauf l’Egypte- seront localisés en Italie, l’un à Naples et l’autre à Vicence. C’est ce qu’ont annoncé dans une conférence de presse conjointe, le ministre des Affaires étrangères Frattini et l’ambassadeur des Usa en Italie, Ronald Spogli.

L’ambassadeur a déclaré que les deux commandements seront constitués « exclusivement de personnel assigné aux quartiers généraux et que ce personnel continuera à effectuer sa propre mission dans un cadre OTAN, en aidant, dans le même temps, AfriCom à poursuivre l’engagement des Etats-Unis en faveur de la paix et de la sécurité des populations africaines ». Le but principal d’AfriCom est celui de l’ « assistance humanitaire, du contrôle de l’immigration et de la lutte contre le terrorisme »

Frattini a répété la leçon, en parlant de « structures de commandement qui agissent dans le cadre OTAN» et en garantissant qu’ « il n’y aura pas de troupes de combat mais des composantes civiles ». En réalité, le Commandement Africa n’opère pas dans le cadre de l’OTAN, mais est un des six commandements africains unifiés du Pentagone, qui est devenu opérationnel depuis début octobre. Il est défini comme « un type de commandement différent », en ceci qu’il intègre, avec les forces militaires, du personnel et des structures du Département d’Etat, de l’Usaid et d’autres agences.

L’AfriCom se centre sur l’entraînement de militaires africains. A ce propos, Spogli a rappelé qu’à Vicenza, dans le « Centre d’Excellence pour le Stability Police Unites (Coespu) », créé par les Usa et l’Italie, sont entraînées des forces de « peacekeeping » provenant principalement de pays africains. S’appuyant sur les élites militaires, l’AfriCom essaie d’amener le plus grand nombre de pays africains dans la zone d’influence étasunienne. L’ « assistance humanitaire » qu’il opère en Afrique est complémentaire de cette politique.

Fausse est aussi l’affirmation qu’en Italie « il n’y aura pas de troupes de combat mais des composantes civiles » de l’AfriCom. Le Commandement Africa sera supporté par les commandements et les bases étasuniennes en Italie. Les navires de guerre utilisés pour l’opération en Afrique sont envoyés par les forces navales étasuniennes en Europe, dont le quartier général est à Naples et dont le commandement est en ce moment responsable aussi des opérations navales en Afrique. Quand, en novembre, un corps de marines approprié pour l’Afrique avait été constitué (Marforaf), on avait aussi supposé qu’il aurait été supporté par les commandements et par les bases étasuniennes en Italie : de Vicence à Aviano, de Camp Darby à Sigonella. La confirmation arrive maintenant officiellement: à Naples sera installé le commandement naval de l’AfriCom et à Vicence le terrestre.

On peut prévoir, en outre, que la 17ème force aérienne étasunienne, réactivée en septembre dernier à Ramstein (Allemagne) pour être mise à disposition de l’AfriCom, opèrera aussi non pas depuis la base allemande, mais surtout depuis des bases en Italie, comme Aviano et Sigonella. On peut également prévoir que les matériels nécessaires à l’AfriCom seront fournis par la base étasunienne de Camp Darby. Particulièrement important aussi sera le rôle de la base aéronavale de Sigonella : c’est ici que, depuis 2003, est à l’œuvre la Joint Task Force Aztec Silence, la force spéciale qui mène en Afrique des missions de renseignement, surveillance et opérations secrètes dans le cadre de la « guerre globale contre le terrorisme ».

« En accueillant ces troupes en Italie – écrit le correspondant de La Stampa depuis New York- le gouvernement Berlusconi a fait un pas très apprécié aussi bien par le président sortant que par celui qui arrive, car le Pentagone avait des difficultés à trouver des bases sur l’échiquier méditerranéen. Ceci fera de l’Italie un interlocuteur privilégié pour discuter les scénarios de crises au sud du Sahara ». Le gouvernement Berlusconi a ainsi accompli « un pas très apprécié » à Washington, en tant qu’il participe à la nouvelle opération de caractère colonial, visant au contrôle de zones stratégiques du continent africain, comme la Corne d’Afrique à l’embouchure de la Mer Rouge (où est basée, à Djibouti, une task force étasunienne), et surtout comme l’Afrique de l’Ouest, région riche en pétrole et autres ressources précieuses.

Nous voudrions savoir dans quelle instance et avec quelles procédures a été prise cette décision d’importance stratégique. Nous voudrions aussi savoir comment va se comporter l’opposition, en particulier le Partito democratico. Y aura-t-il quelqu’un au Parlement, qui refusera d’être un « interlocuteur privilégié » de la politique néocolonialiste étasunienne bipartisane ? Y aura-t-il quelqu’un qui refusera le « privilège » d’être recruté pour la nouvelle conquête de l’Afrique, avec, en substance, le rôle que jouaient les ascaris[i] dans le colonialisme italien ?

Edition de samedi 6 décembre de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/06-Dicembre-2008/art37.html

Traduit de l’italien
par Marie-Ange Patrizio