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17/02/09 (B486) Tribune de Genève (Suisse) «Définir la crise humanitaire, c’est inepte!»

On l’appelle l’anti-Kouchner. Rony Brauman dira ce soir à Genève ses quatre vérités sur l’action humanitaire.

Rony Brauman. «Si l’on veut civiliser la guerre, la justice internationale doit être plus précise.»

ANDRÉS ALLEMAND

«Un humanitaire désenchanté?»

La question, un brin provoc, est posée ce soir à Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières. Ainsi est lancée la série de grandes conférences marquant les 450 ans de l’Université de Genève. Rencontre avec un esprit critique.

Vous n’êtes pas toujours tendre avec les acteurs humanitaires. Dans quelles circonstances feraient-ils mieux de s’abstenir?

Impossible de définir une règle générale. C’est sur le terrain qu’on sait comment agir. Cela dit, en temps de crise, les choix s’imposent d’eux-mêmes. Quand une société est victime d’un conflit armé, d’une catastrophe naturelle ou d’une épidémie de grande intensité, on voit bien ce qu’il faut réparer dans l’urgence.

Le retour à la «normale» est plus délicat. Il y a toujours moyen de se rendre utile de manière désintéressée. Mais pourquoi là plutôt qu’ailleurs? Voyez au Darfour. Durant la guerre, beaucoup sont intervenus avec efficacité et impartialité auprès des populations déplacées.

Mais à présent, il y a davantage d’insécurité que de combats. Les déplacés se sont urbanisés. Leurs problèmes sont ceux de l’exode rural. Et de la pauvreté. Les humanitaires ne risquent-ils pas alors de devenir de simples auxiliaires du pouvoir soudanais? Les limites varient au sein même des ONG. Au Liberia, MSF-France était parti immédiatement après le conflit. MSF-Belgique était resté.

D’accord, il est difficile de bien faire. Mais n’avez-vous pas dénoncé de véritables dérapages?

Bien sûr! L’Arche de Zoé en est un exemple édifiant. Comment, en voulant bien faire, des débutants très doués en sont-ils venus à inventer des faux orphelins du Darfour à expatrier vers la France depuis le Tchad? Beaucoup ont dit que c’était par amateurisme. Je ne suis pas d’accord. Ils ont organisé la mission, trouvé l’argent, fait venir l’avion, et presque abouti. Il y avait même une équipe médicale. Ce qui manquait, c’est une véritable compréhension des enjeux. Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy martelaient qu’un «génocide» était en cours et que «personne ne faisait rien». Outrés, ces gens ont voulu agir. Sans vérifier si la réalité était telle qu’ils l’imaginaient.

Vous critiquez volontiers Bernard Kouchner et son fameux droit d’ingérence. N’est-il jamais justifié?

On ne peut jamais dire jamais. Y aurait-il eu génocide au Rwanda si les forces de l’ONU, au lieu de se retirer, avaient fait front? Mais je n’aime pas que des humanitaires réclament une ­intervention armée. Des sentiments nobles peuvent aboutir à une véritable boucherie, comme en Somalie ou en Irak.

Je me méfie des définitions. A Gaza, pendant quinze jours, le monde se demandait s’il y avait ou non «crise humanitaire». C’est inepte! Un véritable massacre était en cours!

Justement, à Gaza, on a vu l’armée israélienne cibler des hôpitaux ou des écoles, déclarant que des tireurs du Hamas y étaient embusqués. Le droit de la guerre et le droit international humanitaire sont-ils encore efficaces dans les guerres asymétriques?

Non. Le droit est trop général. Prenez le principe de proportionnalité. Le gouvernement israélien dit que la survie de l’Etat était en jeu, ce qui rend «proportionnelle» à ses yeux une attaque massive contre les combattants du Hamas, même si des vies civiles sont sacrifiées. En face, le même genre de logique est utilisé pour justifier que les combattants islamistes se fondent dans la population.

Si l’on veut civiliser la guerre, la justice internationale doit être plus précise, poursuivre les combattants qui ont utilisé des hôpitaux (ou des écoles) et les soldats qui les ont bombardés. Cela doit devenir risqué pour eux. Ce serait mieux que d’inculper, par exemple, le président soudanais Omar el-Béchir, comme veut le faire la Cour pénale internationale. Le Darfour est un drame, mais des jugements moraux très vagues resteront sans effets sur le terrain.

17/02/09 (B486) FreeDjibouti – > Créer l’espoir de la Liberté et de la Reconstruction

Une misère indescriptible ruine la société djiboutienne.

Face à la dictature qui punit par tous les moyens leur envie de changement de régime, le Peuple djiboutien et les forces démocratiques ne doivent surtout pas perdre espoir, mais au contraire il leur appartient de le susciter et de l’entretenir.

Nos compatriotes doivent découvrir la nouvelle génération de démocrates qui est née et qui aura le souci de respecter la volonté populaire.

C’est cette nouvelle génération qui aura la mission d’en finir avec la dictature militaire, qui a pu se maintenir avec la complicité de certaines classes privilégiées, privilégiant maladroitement ses ambitions et ses intérêts personnels, ce qui a permis aux criminels d’agir en toute impunité.

Avec cette génération, le Peuple peut aussi espérer pouvoir se débarrasser du sous-développement et de la faillite économique organisée.

Nos compatriotes doivent apprendre que la nouvelle génération d’hommes politiques se donne comme priorité d’action : la libération, la réconciliation et la reconstruction nationale.

Avec cette nouvelle génération de démocrates, le Peuple entrera de plein pied dans un nouveau cadre politique dont chacun a rêvé. Cet espoir constituera pour chacun, la condition sine qua non de survie et de prospérité.

Nous parlons d’un cadre dans lequel les hommes politiques ne pourront plus confisquer les ressources communes ou accaparer à leur seule ambition, tous les canaux de décision dans la société.

Nous parlons d’un cadre politique où l’ensemble des composantes du Peuple seront effectivement représentées à tous les niveaux et dans toutes les institutions socio-politiques, de sorte que la démocratie populaire soit vécue comme telle par chaque citoyen dans sa vie quotidienne : chacun doit pouvoir devenir Ministre sans nécessairement avoir des parents dans l’arène politique, devenir un entrepreneur prospère sans être nécessairement issu d’une famille riche ou favorisée, devenir un officier de l’armée sans nécessairement être originaire d’une ethnie donnée, devenir un haut responsable sans avoir gagné ses galons en torturant ses concitoyens..

Nous parlons de ce cadre politique dans lequel les Djiboutiens seront fiers de leur Gouvernement et de leurs instutions qui refléteront leurs aspirations et qui défendront leurs intérêts à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières nationales.

Nous parlons
d’un Gouvernement qui leur apportera toute l’assistance nécessaire pour la protection et le respect de leurs biens, la prise en charge des services communautaires (éducation, santé, transports, …) la réalisation de leurs initiatives : tout cela dans une bonne gestion de la maison commune qu’est Djibouti.

Nous parlons de ce cadre socio-politique dans lequel les droits fondamentaux ainsi que les devoirs des citoyens devront faire partie de nos mœurs, d’un cadre qui garantira à tous, les mêmes chances au départ et qui devra nécessairement permettre la résurgence d’une véritable économie nationale ouverte et orientée vers l’Unité économique de l’Afrique.

Nous parlons de ce Djibouti dans lequel chaque citoyen saura que le bonheur collectif sera la résultant du sacrifice et des efforts individuels de chacun d’entre nous..

Nos compatriotes doivent savoir que ce nouveau cadre socio-politique sera l’aboutissement d’une lutte menée avec dignité, donc par eux-mêmes, mais que la réussite imposera des efforts et des dépenses.

Pour ce faire, les nouvelles forces démocratiques devront élaborer définir les voies et les moyens par lesquels les Djiboutiens, malgré leurs difficultés, pourront auto-financer leur libération pour parvenir à la démocratisation et permettre la reconstruction de la maison commune, en adéquation avec la réalité et les objectifs communs.

Qui va contribuer et comment ?

Ce sont d’abord les contributions directes et indirectes, les engagements dans les services patriotiques, la mise en valeur pragmatique de nos réalités dans leurs diversités socioculturelles qui favoriseront l’intégration effective dans la sphère économique nationale et internationale. En somme, la  » redynamisation  » des énergies et des initiatives qui ont été volontairement étouffées depuis des décennies par la perversité de la tyrannie et l’égoïsme de la corruption.

Tout passe par la reprise du processus démocratique là, où il a été arrêté par les tenants de la dictature s’appuyant sur la soldatesque, la Police détournée de ses missions et les Services secrets organisés pour sa seule protection.

C’est l’une des conditions de la LIBÉRATION et la RECONCILIATION

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

16/02/09 (B486) HNS INFO / Deux journalistes attaqués en Somalie

par jesusparis

Deux journalistes ont été attaqués en l’espace de moins d’une semaine en Somalie. L’un d’eux est mort. Le premier a été hospitalisé dans un état critique après une attaque au couteau, à Abudwaq, samedi dernier. L’autre a été abattu le 4 février à Mogadiscio, la capitale du pays.

Said Tahlil Ahmed, directeur de la station de radio somalienne indépendante HornAfrik, a été tué par trois hommes non identifiés dans le quartier du marché de Bakara. Il se rendait avec d’autres journalistes à une réunion convoquée par Al Shabab, le principal groupe d’opposition armé qui se bat à Mogadiscio contre les forces du gouvernement fédéral de transition.

Trois jours après cet assassinat, Hassan Bulhan Ali, directeur de la station Radio Abudwaq, à Abudwaq (ville située dans la région de Galgadud, dans le centre de la Somalie), a reçu cinq coups de couteau à l’estomac et au cœur alors qu’il assistait à une réunion de réconciliation locale. Des journalistes d’Abudwaq ont signalé que l’homme qui a attaqué Hassan Bulhan Ali et s’est ensuite enfui avait accusé ce dernier d’avoir diffusé des informations orientées au sujet de son clan.

Said Tahlil Ahmed est le deuxième journaliste tué en Somalie cette année, et le onzième depuis le début de l’année 2007. Il est la dernière victime en date d’une campagne de harcèlement et d’homicides ciblés, menée depuis deux ans par toutes les parties au conflit, visant les journalistes, les travailleurs humanitaires et les militants de la société civile.

Aucun des homicides dont ont été victimes des journalistes, dont la plupart sont manifestement des assassinats, n’a fait l’objet d’une enquête sérieuse et personne n’a eu à rendre des comptes.

Le premier journaliste tué cette année était Hassan Mayow Hassan. Il travaillait pour Radio Shabelle, dans le district d’Afgoye (région du Bas Shabelle), et a été abattu le 1er janvier, après avoir été arrêté à un barrage routier par un membre d’une milice du gouvernement fédéral de transition, semble-t-il.

Au cours des deux dernières années, des journalistes somaliens ont été victimes de menaces de mort, d’arrestations et de détentions arbitraires, de coups, d’enlèvements et de mesures visant à restreindre leurs activités, notamment leur travail de diffusion de l’information, de la part des forces du gouvernement fédéral de transition, de ses milices et de groupes armés, qui ont aussi fermé des stations de radio et d’autres médias.

Amnesty International considère que ces attaques contre des journalistes sont des actes délibérés commis par toutes les parties au conflit en Somalie afin de les réduire au silence.

« Les parties au conflit se sont mises à attaquer et à tuer des journalistes pour régler leurs comptes au sujet des informations diffusées par les médias locaux, et cela a des conséquences paralysantes pour la liberté d’expression en Somalie, a déclaré Michelle Kagari. Le travail qu’effectuent les journalistes somaliens est pourtant essentiel car ils sont les seuls à rendre compte des violences quotidiennes que subit la population dans le cadre d’un conflit qui est devenu trop dangereux pour que puisse s’exercer une surveillance internationale régulière. La communauté internationale devrait demander que les responsables de ces attaques illégales rendent des comptes et que les journalistes soient protégés. »

La situation des droits humains en Somalie, qui était déjà très préoccupante du fait du conflit et de l’absence d’un véritable gouvernement depuis 1991, s’est gravement dégradée au cours des deux dernières années. Depuis le début de 2007, la guerre a tué plus de 16 000 civils, causé le déplacement d’au moins 870 000 personnes et provoqué une crise humanitaire. Ce sont maintenant 3,25 millions de Somaliens qui ont besoin de l’aide humanitaire pour survivre.

16/02/09 (B486) XINHUA / Les Somaliens mettent tous leurs espoirs sur le nouveau pouvoir

Alors que le nouveau Premier ministre somalien Omar Abdirashid Ali Shermarke entame ses réunions de consultation marathons avec les leaders de groupe et chefs de clan sur la formation d’un gouvernement d’unité nationale, les Somaliens mettent tous leurs espoirs de paix sur le nouveau pouvoir somalien.

M. Shermarke, fils d’un ancien président somalien qui a fait ses études aux Etats-Unis, a été nommé Premier ministre par le président somalien Cheikh Sharif Sheikh Ahmed, parmi un certain nombre de candidats vendredi et a été massivement plébiscité samedi par le parlement somalien élargi.

La plupart des habitants de la capitale Mogadiscio accueille favorablement le choix de M. Shermarke et du nouveau président somalien qu’ils considèrent comme "du sang neuf dans la sphère politique somalienne", car les deux hommes sont âgés d’une quarantaine d’années.

"Nous sommes heureux que M. Shermarke ait été choisi, car il n’a pas participé aux violences en Somalie et a promis de réunir les gens", a déclaré Daud Mohamed, habitant de Mogadiscio.

Dans la ville de Baidoa (sud), qui a été le siège du parlement somalien avant que le mouvement islamiste radical Al-Shabbab ne la prenne d’assaut, la population espère que le nouveau pouvoir pourra se réconcilier avec le groupe rebelle, qui contrôle une grande partie des terres du sud du pays.

"Je pense qu’il (Shermarke) peut apporter des réformes, des changements et la réconciliation dans le pays et je suis sûr qu’il poursuivra la réconciliation", a déclaré à l’agence Xinhua Ali Abdullahi Ibrahim, habitant de Baidoa.

Dans la région semi-autonome du nord-est du pays du Puntland, les autorités ont accueilli le Premier ministre et les locaux sont descendus dans les rues afin de célébrer son élection.

"Ce gouvernement sera définitivement différent du précédent, car les leaders sont appréciés de la population et peuvent donc réussir à établir la paix et la stabilité dans notre pays", a témoigné Omar Ali, chauffeur de bus à Bossasso, capitale commerciale de la région.

Au Somaliland, Etat autoproclamé du nord-ouest de la Somalie qui a déclaré son indépendance en 1991, a officiellement salué l’élection du nouveau président somalien, geste rare de la part des autorités de ce territoire qui restent généralement loin de la politique et des hommes politiques du sud.

Abdirahman Hassan Nur, officiel de l’Organisation de développement du Somaliland à Hargeisa, capitale de la région, a déclaré que le nouveau pouvoir somalien est à présent mûr et mature pour faire face aux défis et établir la paix et la réconciliation dans le sud et le centre de la Somalie.

"J’accueille les nouveaux dirigeants somaliens (le président et le PM somaliens), qui je le crois peuvent faire beaucoup car ils sont jeunes et matures pour aider leur peuple et faire en sorte de pacifier notre pays qui a beaucoup souffert", a souligné M. Nur.

Malgré son soutien populaire en Somalie et au sein de la communauté internationale, le nouveau pouvoir somalien devra faire avec les groupes insurgés islamistes Al-Shabaab et Hezbul Islam, qui veulent à tout prix le déloger.

16/02/09 (B486) A lire sur Bakchich / En 1999, les limiers de la crim’ pondent un rapport sur la mort du juge Borrel. Conclusion des flics : suicide. Raté !

Lien avec l’article original : http://www.bakchich.info/Affaire-Borrel-affaire-de-zele.html

En onze ans d’enquête et dix juges d’instructions, l’affaire du juge Borrel, retrouvé mort à Djibouti, n’est toujours pas refermée. Les investigations ont vu défiler nombre de fins limiers, dont ceux de la brigade criminelle.

Les flics ont, en 1999, pondu un savoureux rapport accréditant la thèse du suicide du juge Borrel à Djibouti. Aujourd’hui, l’enquête tend à démontrer l’assassinat. Mais les investigations sur la personnalité du magistrat méritent quelques citations…

Retrouvé mort, à moitié carbonisé dans un ravin de Djibouti, le juge Bernard Borrel est, depuis quelques temps, sûr de son sort : il a été assassiné. Longtemps pourtant, la thèse officielle a été celle d’un suicide. La faute à une autopsie réalisée à la va-vite, sur laquelle se base le rapport de la brigade criminelle de Paris, saisie de l’affaire depuis le début.

Un médecin français basé à Djibouti, « non spécialiste en médecine légale » précise la note de 19 pages datée du 21 septembre 1999, s’en est chargé. Le légiste amateur confirme aux dires de la Crim’, « la brûlure des muqueuses des voies aériennes supérieures ». En clair, Bernard Borrel s’est bien aspergé d’essence et immolé. Le suicide est avéré, circulez il n’y a rien à voir…

Cadavre exquis

Très pro, les limiers ont néanmoins poussé au plus profond leurs investigations sur la psychologie du juge Bernard Borrel. Ainsi apprend-on que « Bernard Borrel, élevé par sa mère, semblait en effet avoir reçu une éducation très stricte ».

Conséquence indue, « ce catholique pratiquant était décrit comme un homme rigide, introverti et peu enclin aux confidences ». Seul un certain Claude Sakpas Keller, « considéré comme un personnage ambigu, dont l’homosexualité est de notoriété publique », pouvait être considéré comme un ami « très proche ».

Mais de là à accréditer la rumeur d’un scandale pédophile – « dans un pays où prostitution enfantine et pédophilie est monnaie courante » précisent les poulets – auquel « le juge aurait pu être impliqué », il y a un gouffre que les enquêteurs refusent de sauter. « A ce stade de nos investigations, aucun élément concret permettant d’imputer à Bernard Borrel des pratiques pédophiles n’a été recueilli tant en France qu’à l’étranger ».

Un point pour eux. De toute façon, le juge n’avait pas besoin d’un scandale pour se suicider.

Gentlemen enquêteurs

« Monsieur Pouech, psychiatre militaire et ami du couple, remarquait ces derniers temps, la détresse et la souffrance secrète du magistrat. A posteriori, ce praticien évoque un ensemble sémiologique cohérent évocateur d’un état mélancolique ». Un ensemble de facteurs qui serait « peut-être à l’origine du zona » dont a souffert Borrel…Charmant !

Les flics ne manquent pas non plus de sollicitude pour la veuve Borrel. « Il n’est pas exclu que Madame Borrel se sente une part de responsabilité dans la mort de son mari. Il semble que celui-ci ait essayé, en vain, de se confier à elle peut avant les faits ».

Et les enquêteurs-gentlemen d’ajouter : « Bien compréhensible, son désarroi profond la rend désormais inaccessible et rétive à tout argumentaire contraire à la conviction qu’elle s’est forgée au fil du temps (ndr : l’assassinat de son mari) ».

Passées les « rumeurs relatives à la vie professionnelles » et les « rumeurs liées à un assassinat politique », les limiers se sont faits une religion. « Aucun des témoins n’a été en mesure de fournir le moindre élément tangible et vérifiable, ou un seul mobile de nature à accréditer la thèse de l’homicide.

Seuls les inévitables ragots, proliférant au sein du microcosme djiboutien ont été avancés sans que rien ne vienne conforter ces allégations ».

Aussi, « sauf à envisager l’existence d’un vaste complot politico-judiciaire », concluent les policiers au nez creux, « l’hypothèse de l’assassinat ne peut, à ce jour, être sérieusement retenue ». Bien vu…

16/02/09 (B486) L’actualité financière. / Les industriels français, entraînés par le Médef et le Sénat, courent au devant de cruelles désillusions … (ARDHD)

Alors que plusieurs industriels français se préparent à une rencontre à Djibouti avec les autorités locales pour étudier des investissements sur place, il nous a semblé utile de leur adresser une mise en garde sérieuse, au sujet de la politique qui est pratiquée par le régime dictatorial de Guelleh et des risques énormes qu’ils prendront.

Certes, sur le papier tout est beau !

Le MEDEF soutient la mission et le Sénat la sponsorise avec engagement, affirmant qu’il souhaite faire de Djibouti, le Hub de l’Afrique de l’est et même plus … si affinités.

C’est qu’il faut sauver Guelleh à tout prix !

Pour ces parlementaires et ces membres consulaires technocrates, on ne peut pas laisser tomber une dictature quand elle bat de l’aile et qu’elle vous sollicite aussi aimablement. Et puis Guelleh est si gentil !

Peu importe qu’un Juge ait été assassiné en son royaume. Peu importe que deux hauts personnages de l’Etat soient des délinquants en fuite, sous le coup d’une condamnation en première instance à de la prison ferme et dont la peine risque d’être confirmée en appel le mois prochain … Peu importe que la population subisse le joug de la tyrannie …

Guelleh le pauvre, il a tant de souci, avec l’Erythrée qui lui cherche querelle, la sécheresse qui fait remonter la crainte d’une grande famine, les innondations qui ruinent les récoltes, l’électricité qui fonctionne mal : bref toutes les plaies non pas d’Egypte mais de Djibouti ….

Stop au baratin officiel !

Djibouti compterait environ 600.000 habitants et reçoit par tête d’habitants entre 5 et 10 fois plus que les autres pays d’Afrique au titre des aides, prêts et subventions.

Djibouti, de par sa position, aurait la capacité d’améliorer chaque année, son économie et de procurer du travail à la majorité des personnes en âge d’exercer un métier. Même s’il faut du temps pour créer des industries, il y a tout ce qu’il faut pour monter rapidement des activités rentables et pérennes, dans le commerce international, le transit et les services : des terrains, un port, un voie ferrée vers l’Ethiopie (à rénover, parce que le régime a refusé d’effectuer les travaux d’entretien), de l’espace et surtout des hommes habiles et travailleurs : du manoeuvre à l’encadrement avec des jeunes formés aux techniques du management et du commerce.

Bref, si l’économie se dégrade, ce n’est pas la faute à la crise internationale.

Nous ne prétendons pas que la crise n’ait aucune incidence sur les économies locales. Mais il faut bien constater que l’économie de Djibouti est parvenue à un niveau si bas que ce n’est pas la crise internationale qui pourrait la faire plonger plus profondément encore.

D’où vient le problème ?

Des dirigeants, rien que des dirigeants actuels. Ayant accaparé à leur seul profit, toutes les aides, les subventions et les prêts, dont ils laissent (délicatement ?) la charge du remboursement des intérêts et du capital à la population, ils n’ont jamais investi dans le pays, pour développer des activités rentables créatrices d’emploi et des services à la population.

Bien au contraire, ils ont vendu des concessions de services publics, dans des conditions ignobles de non-trasparence. Rien pour le Peuple.

Que se passe-t-il aujourd’hui ?

Après avoir décapité la partie djiboutienne de l’empire de Borreh, pour de simples querelles, rancunes et vengeances personnelles, Guelleh a demandé à Dubaï d’appliquer les mêmes mesures de bannissement à l’encontre de cet homme d’affaires. Bien naturellement, Dubaï a refusé net !

Alors Guelleh a cherché à remplacer Dubaï en allant trouver les autres émirats. Ils lui ont tous dit non, en particulier le Qatar, qui a confirmé qu’il n’irait jamais à l’encontre des intérêts de Dubaï.

Bien ennuyé le Guelleh !

Comme rien ne l’arrête et surtout pas les problèmes de conscience, il a re-frappé à la porte de la France. Bonne fille, la France a encore dit oui ! Et ses corps constitués (Medef et Sénat en tête) se sont mis aussitôt à la disposition du despote pour enrôler de malheureux industriels qui vont au devant de cruelles désillusions. Quand ils auront inversti sur place, Guelleh recommencera son numéro favori.


Humour par Roger Picon
1ère etape : progressivement, il exigera une part de plus en plus importante des bénéfices si nos malheureux industriels arrivent à en réaliser,

2ème étape : il les mouillera, de gré ou de force, dans des combines inavouables et malhonnêtes.

3ème étape : il récupérera gratuitement leurs investissements contre une relaxe en justice pénale, après avoir chassé les dirigeants de ces entreprises en prétendant qu’il agit au nom de la transparence, de l’éthique et d’un tas de valeurs morales. Djama Grandes Oreilles convoquera une conférence de presse pour expliquer que ces dirigeants ont trahi toutes les valeurs morales et commerciales. Alors que c’est Guelleh qui avait monté le piège…

Et si cela n’était pas assez convaicant, Djama, Guelleh et Hassan Saïd en rajouteront en les accusant de pédophilie : c’est si facile. Surtout qu’ils savent qu’ils ont à leur disposition quantité de gamins et de gamines qui témoigneront sans réticence, à condition que le régime leur distribue quelques subsides …

Ne riez pas, chers lecteurs !

Cela s’est toujours passé ainsi. Pour quelles raisons, Guelleh devrait-il changer une méthode qui lui rapporte autant d’argent ?

Qui parmi vous, pourrait me donner seulement une raison ? Vous restez toutes et tous silencieux ! Et c’est bien normal !!!!

Mais il ne faudra pas que ces industriels pleurent ensuite en nous disant : « on ne savait pas … ! »

Avec la complicité de Roger Picon, nous allons publier une série de vignettes en espérant que les industriels français seront alertés sur les véritables risques d’un engagement financier avec Guelleh. Faites la collection et diffusez-la autour de vous, auprès du MEDEF, du MOCI et de la presse !

16/02/09 (B486) El Moudjahid (Algérie) Nomination du Premier ministre somalien : Meles Zenawi s’est dit « heureux »

Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi s’est dit « heureux » de la nomination du nouveau Premier ministre somalien, Omar Abdirashid Sharmarke, ont rapporté samedi des agence de presse.

« Le nouveau président somalien a fait part de son intention de promouvoir la paix en Somalie et avec ses voisins. Nous en sommes heureux », a notamment commenté le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, lors d’un point de presse à Addis-Abeba.

15/02/09 (B486) Afrique en Ligne / Meles Zenawi salue le « succès » de l’intervention éthiopienne en Somalie

Les Etats-Unis ont eux-mêmes nié toute implication dans l’intervention militaire de l’Ethiopie en Somalie, a déclaré le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, qui a cependant reconnu que Washington lui a fourni des renseignements lors de cette opération.

Au cours d’une conférence de presse tenue tard vendredi, à Addis-Abeba, M. Zenawi a indiqué que les militaires éthiopiens n’avaient reçu aucune aide logistique des Etats-Unis, et que son pays a été victime d’une mauvaise publicité lors de ses campagnes militaires en Somalie pour débarrasser ce pays d’éléments terroristes.

"Nous soutenons que notre opération militaire en Somalie a été un très grand succès. Nous ne pensions pas que l’offensive Al Shabab serait un acte isolé", a dit le Premier ministre éthiopien, pour qui cette intervention était dans l’intérêt de l’Ethiopie, étant donné le risque que les fondamentalistes islamistes somaliens faisaient planer sur le pays par rapport à sa sécurité nationale et à sa stabilité face à la montée en puissance de leurs ennemis Erythréens.

Meles a affirmé avoir enfin extirpé les racines des groupes rebelles somaliens tels que Al Shabab et que son offensive militaire avait provoqué un changement de tactique politique des anciens responsables islamistes radicaux, qui ont pris le pouvoir maintenant en Somalie.

L’offensive militaire, a-t-il ajouté, avait freiné la montée en puissance des mouvements islamistes qui croyaient que personne ne pouvait les empêcher de déstabiliser le pays et avait aussi amoindri l’opposition intérieure à son régime, en Ethiopie.

"C’était une stratégie combinée et la pointe était Al Shabab. Deux ans après l’intervention, nous pouvons dire que la conspiration a été déjouée avec succès. Les agents de la déstabilisation dans ce pays ont été affaiblis maintenant", a-t-il martelé.

Les Etats-Unis étaient, bien avant l’intervention militaire, au courant des intentions de l’Ethiopie d’entrer en Somalie pour la débarrasser des responsables des mouvements islamistes radicaux qui ont eu à déclarer le djihad, guerre sainte islamique, contre les intérêts éthiopiens.

"Notre but n’était pas de tuer tous les partisans du djihad. L’objectif était de les affaiblir militairement et de leur prouver qu’ils ne pouvaient pas mener le Shabab au pouvoir et que l’Ethiopie ne les laisserait pas faire. Nous avons été victorieux sur le Shabab", a insisté le Premier ministre éthiopien.

"Le fait qu’ils aient choisi une autre forme de course vers le pouvoir donne la mesure exacte de notre succès et constitue un message fort en direction de ceux qui veulent accéder au pouvoir qu’ils doivent choisir un autre moyen, a déclaré Zenawi en référence aux élections présidentielles en Somalie qui ont balayé du pouvoir l’ancien leader islamiste, Sharif Ahmed Sharif.

Il a déclaré qu’il n’y avait aucun indice ou preuve que le nouveau Président Somalien fût un terroriste mais que ses anciens alliés l’étaient.

Il a cité Daud Aweiss, qui avait été classé par les Etats-Unis comme terroriste et membre recherché du réseau Al Qaida.