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22/03/09 (B491) LDDH : des montages judiciaires sans consistance ni preuves pour obtenir la condamnation du Père Sandro, alors qu’il s’agit de faire pression dans une affaire pénale qui ne le regarde ni de près ni de loin.



Le Président

NOTE D’INFORMATIONDU 21 MARS 2009

Affaire du Pére Sandro

5ème requalification des motifs d’inculpation

Vives réactions de Maître Zakaria, son avocat

Dans une brève palidoirie, le Procureur a requis, sans ne poser aucune question au Père Sandro, la condamnation à trois (3) ans de prison dont trois (3) mois et quatre (4) jours de prison ferme, l’équivalent de la durée de détention provisoire du Père SANDRO dans la sinistre prison de Gabode.

Maître Zakaria, avec brio, a prononcé une longue et précise plaidoirie dans laquelle, il a soulevé les points suivants :

1. que le Tribunal jusqu’à présent ne s’est pas prononcé sur les nullités présentées auprès du Tribunal Correctionnel et ce conformément au 1er alinéa de l’article n° 177 du Code de Procédure Pénale qui stipule : « Les nullités d’ordre public peuvent être soulevés à tout moment de la procédure et devant toutes juridictions par les juges et les procureurs ainsi que les parties que ces nullités concernent. »,

2. que la quatrième (4ème) qualification du motif d’inculpation du Père SANDRO par le Juge lors de l’audience du 12 mars 2009 et portant sur : « détention d’image à caractère pornographique », Maître Zakaria a demandé en vertu de quel texte ou plus précisément en vertu de quel article du Code Pénal le juge s’est-il basé, car il ne faut pas confondre les termes de « Détention » et « celui de Diffusion ». La « détention d’image » n’est pas répréhensible,

3. qu’il est flagrant de constater que pour la cinquième (5ème) fois, le motif de son incarcération vient encore d’être requalifié par le Procureur pour justifier les peines,

4. que toutes ces requalifications démontrent clairement que le Tribunal est incapable de déterminer les raisons, qui sont d’ailleurs purement politiquse pour faire pression en répression au jugement de la Cour de la Haye qui s’est prononcé sur le refus du Tribunal de Paris de transmettre au Tribunal de Djibouti le dossier de l’assassinat du Juge Borrel,

5. qu’il n y a aucun plaignant, aucune victime, aucune preuve matérielle, rien qui ne puisse justifier au sens judiciaire du terme, ni l’arrestation ni l’inculpation du Père Sandro

6. que les livres de Chris LAFAILLE (dont la “spontanéité” vient d’être mise à mal par la divulgation de notes confidentielles saisies à l’Elyése) et de celui de CARLAHAM ont, d’une manière à peine voilée, porté atteinte au secret de l’instruction.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec rigueur ces erreurs judiciaires pour faciliter une exploitation purement politique dans une Affaire qui ne concerne ni de près ni de loin le Père SANDRO.

NOEL ABDI Jean-Paul

21/03/09 (B491) A lire sur Point de Bascule (Canada) // …États-Unis – Des Somaliens-Américains partis s’entraîner au terrorisme en Somalie sont de retour en sol américain.

Lien avec l’article : http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1775

Lire sur Bivouac-ID la traduction d’extraits du reportage de CBS News :

Disparitions de jeunes de la mosquée somalienne de Minneapolis, 7 mars 2009

Un extrait : Le soir des élections américaines, pendant que la très large communauté somalienne de Minneapolis qui compte 70 000 personnes célébrait la victoire d’Obama, un groupe de jeunes hommes qui ont pourtant grandi aux Etats-Unis, disparaissaient sans prévenir, pour rejoindre les combats dans la guerre civile qui fait rage en Somalie. … l’un de ces jeunes disparus est devenu le premier citoyen américain à commettre un attentat suicide. Le 29 octobre dernier, l’américain Shirwa Ahmed, âgé de 27 ans, tuait 30 personnes en se faisant exploser près de Mogadiscio.

La Grande-Bretagne vit le même problème. Des réfugiés somaliens vont se faire exploser en Somalie, obligeant des familles à devenir elles-mêmes réfugiées… faisant tourner la roue orwellienne. Voir la vidéo : 60 musulmans britanniques mènent le djihad en Somalie

***
Plusieurs somaliens-américains de retour au pays après une mission de terrorisme en Somalie

Plusieurs Somaliens-américain qui ont été recrutés pour rejoindre un groupe terroriste lié à Al-Qaida outremer sont rentrés aux États-Unis, selon une source familière avec l’enquête du FBI sur la question -, mais le FBI n’a toujours pas révélé publiquement s’il cherchera à procéder à des arrestations dans cette affaire.

« Certains hommes qui étaient portés disparus ne sont plus disparus », a dit la source. « Certains d’entre eux se sont fait exploser, certains sont revenus, et d’autres sont encore là-bas [en Somalie]. »

Depuis plusieurs mois, le FBI enquêtait sur au moins 20 somaliens-américains de la région de Minneapolis qui s’étaient rendus en Somalie, un pays déchiré par la guerre. Certains d’entre eux ont été entraînés et ont combattu aux côtés d’un groupe terroriste lié à Al-Qaïda connu sous le nom de al-Shabaab, selon des agents du contre-terrorisme.

À la question de savoir combien de ces hommes étaient maintenant rentrés aux États-Unis, la source a seulement dit que « plusieurs » d’entre eux étaient revenus. Les autorités fédérales croient que les hommes se sont rendus en Somalie pour se joindre à Al-Shabaab, un groupe qui livre la guerre au gouvernement somalien modéré depuis 2006.

21/03/09 (B491) A lire sur LOI cette semaine ….

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 21/03/2009
Vers un troisième mandat pour IOG à Djibouti ?
Malgré le soutien du récent congrès du Rassemblement populaire pour le progrès (RRP, gouvernemental), à la candidature du président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) pour un troisième mandat, cette perspective ne fait pas encore l’unanimité. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1258 – 21/03/2009
Djibouti
Tout s’est bien déroulé au sommet commercial franco-djiboutien qui s’est tenu à Djibouti , le week-end dernier. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1258 – 21/03/2009
CMA CGM

La compagnie maritime française CMA CGM va faire de Djibouti son port d’éclatement pour tous ses transports de marchandises en conteneurs vers les pays de l’océan Indien. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1258 – 21/03/2009
La première dame aime trop le marbre
Le Canadien Jacques Lemay, directeur général du Groupe Boreh, et l’Indien M. Nahesha, chef comptable de ce groupe appartenant à l’homme d’affaires en disgrâce Abdourahman Boreh, ont été incarcérés cette semaine à Djibouti . (…).

21/03/09 (B491) Journal de la Flibuste. Un cargo grec arraisonné. (3 articles en Français et en Anglais)

________________________________ 3 – AFP

Cargo grec saisi par des pirates en Somalie: 24 marins pris en otage

Des pirates ont pris en otage les 24 membres de l’équipage d’un cargo grec qu’ils ont capturé dans le golfe d’Aden, au large de la Somalie, a-t-on appris vendredi auprès du ministère grec de la Marine marchande.

Le capitaine et deux autres membres de l’équipage sont Grecs, tandis que la majorité des marins sont Philippins. Figurent aussi trois Roumains et un Ukrainien, selon le ministère.

Le cargo Titan, battant pavillon de Saint-Vincent, qui avait appareillé de la Mer noire et avait comme destination la Corée du Sud, transportait du minerai de fer, selon cette source.

Le ministère avait été informé de cet acte piraterie par la marine de guerre grecque, et plus particulièrement par la frégate grecque Psara. Ce navire fait partie d’un groupe de bâtiments de guerre mobilisés par l’Union européenne (UE) pour patrouiller dans les eaux de cette région, où les incidents de piraterie se sont multipliés.

Il y a un mois, les pirates avaient attaqué un autre cargo grec, le MV Saldanha, qui se trouvait en mer à quelque 100 kilomètres d’un bâtiment de la marine britannique, le HMS Northumberland, qui participe également à la force de l’UE. Selon le ministère grec, ce cargo a été libéré quelques jours après l’incident.

________________________________ 2 – BBC (En Anglais)

Un cargo grec arraisonné par des pirates. // Pirates ‘seize ship off Somalia’

Somali pirates are believed to have made around $50m last year

Pirates have seized a Greek-owned cargo ship off the coast of Somalia, Greek officials say.

The Titan, with 24 crew members on board, was seized on Thursday night, Greece’s merchant marine ministry said.

The St Vincent-flagged vessel came under attack as it sailed to Korea from the Black Sea with a cargo of metal, the ministry said.

The Gulf of Aden sees frequent attacks on merchant vessels, accounting for 40% of 293 pirate attacks last year.

Vessels seized included a Saudi oil tanker and a Ukrainian ship transporting weapons, including tanks. Last month another Greek ship and 22 crew was seized.

Warships from more than a dozen nations, including the UK, the US, France, Germany and Iran are now patrolling the Gulf of Aden in an attempt to deter the pirates.

________________________________ 1 – AFP

Un cargo grec arraisonné par des pirates somaliens

Un cargo grec avec 24 hommes à bord a été arraisonné jeudi par des pirates somaliens opérant dans le Golfe d’Aden, a indiqué le ministère grec de la marine marchande.

Le Titan, battant pavillon de Saint-Vincent, qui naviguait entre la Mer Noire et la péninsule coréenne avec une cargaison d’acier, a été emmené vers la côte somalienne, a ajouté la même source. La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre civile et sans gouvernement central depuis 1991, est devenu le point chaud de la piraterie planétaire ces derniers mois.

Les pirates somaliens ont arraisonné plus de 130 cargos dans la région l’année dernière, soit une augmentation de 200% par rapport à 2007, selon le Bureau maritime international.

21/03/09 (B491) FreeDjibouti -> “L’opposition djiboutienne est démissionnaire”. Appel pour appeler tous les leaders de l’opposition à considérer leurs erreurs et à modifier leurs méthodes pour qu’ils soient efficaces et qu’ils ne se trompent plus d’objectif. La cible, c’est le régime dictatorial de Guelleh et non les autres partis d’opposition !

1991 c’était l’espoir !

C’était le début d’une vague nouvelle de démocratisation des systèmes politiques africains, après la période des régimes paternalistes qui avait émergé lors de la décolonisation puis des régimes autoritaires civils ou militaires qui avaient fait irruption au milieu de la première décade après les indépendances.

Le multipartisme renaissait de ses cendres, les nouvelles constitutions étaient consacrées solennellement, le multipartisme officiellement reconnu, rentrait en activité avec l’éclosion de formations politiques en dehors du parti unique, longtemps considéré comme le seul creuset efficace de l’intégration nationale.

Malheureusement à Djibouti, on a vite confondu pluralisme et pouvoir absolu à tout prix.

La non intégration du pluralisme a engendré des drames et le retour au pouvoir d’une tyrannie effroyable qui s’approprie aujourd’hui le pays.

Il convient cependant, au regard de tout ce qui se passe à Djibouti, de constater que ce territoire de près de 700.000 individus, ne dispose d’aucune opposition réelle : une opposition qui serait constructive et structurée, telle qu’on la connaît dans des pays comme le Bénin ou le Mali.

Prendre les oppositions occidentales, comme exemple, paraît trop osé, trop affligeant pour Djibouti. Prenons donc comme modèles d’opposition celles de quelques pays africains.

A Djibouti, nul doute, l’opposition en majorité n’existe que par l’étiquette qu’on lui donne, car il n’existe pas d’opposition réelle à Djibouti.

Les opposants djiboutiens n’ont aucune personnalité affirmée, ce sont des hommes de relation publique, qui s’emploient corps et âme à s’auto-détruire. Bref une opposition fantoche et fantomatique, sans consistance.

Ces pseudos opposants, avec leur conception d’opposition désuète et folklorique, courbent l’échine devant le pouvoir oligarchique de Guelleh. C’est une opposition qui est minée, en ce moment, par les querelles intestines, fétichistes et machiavéliques. Au fond, elle n’existe que pour les pantins qui saoulent Djibouti de discours haineux, prolixes, baroques, fantasmagoriques et pantagruéliques.

L’opposition est en majorité atrophiée. Beaucoup de soi-disant leaders, faute de projets à proposer et probablement faute de véritable motivation, sont devenus des mendiants, des animistes ou bien des personnages de cirque. Cette opposition non structurée se dit “animée et vivante”, mais ce sont des automates, marqués par le manque d’audace et bouffés par le tribalisme et la haine.

On voit mal aujourd’hui, comment cette fumeuse opposition pourrait imposer un contre-pouvoir au régime totalitaire de Guelleh lors d’une présidentielle en 2011. Manquant totalement de crédibilité et de structure, refusant tous les débats sur le fond, elle contribue à sa façon et par défaut, à l’atrophie du développement économique et social de notre pays.

Construire un programme concret et choisir ceux qui porteront les couleurs pour l’ensemble de l’opposition.


Il faudrait un véritable moratoire pour construire une véritable opposition djiboutienne. L’opposition actuelle serait-elle capable de le mettre à profit pour se renouveler, pour se remodeler afin de devenir une véritable opposition politique et démocratique, une opposition qui a des objectifs réalistes, une opposition affranchie des clivages ethniques, tribaux et familiaux ? Bref une opposition crédible dans le pays et sur le plan international.

Pourra-t-elle enfin considérer que l’intérêt collectif est prioritaire et qu’il passe avant les intérêts personnels, familiaux ou tribaux de chacun ? Sans cela le développement social et économique de Djibouti avec la participation de toutes ses filles et de tous ses fils est irrémédiablement compromis.

Je pense que l’opposition doit s’atteler d’abord à l’élaboration d’un projet politique cohérent et fiable. Mais elle doit ête exemplaire pour toutes et pour tous : travail, force de proposition, engagement, … A quoi sert-il que les leaders s’envoient des critiques par média interposés ? Cela ne sert qu’à montrer qu’ils sont incapables de traiter les problèmes du pays et de s’attaquer au vrai probléme, qui est le pouvoir actuel et non les autres partis d’opposition ! Mais ne sert certainement pas à convaincre le peuple qu’ils sont utiles et prêt pour prendre les commandes.

Ils devront travailler quotidiennement avec les djiboutiens pour créer les conditions qui permettront de contraindre le régime à satisfaire les vraies revendications politiques, sociales et économiques.

Le peuple a besoin d’une opposition efficace et non d’une opposition qui se “tire dans les pattes ” sans retenue, oubliant le véritable objectif qui est la fin de la dictature à Djibouti


Le peuple a besoin d’une opposition forte, structurée et unie mais pas d’une opposition faible, atomisée et en rivalité permanente. qui n’arrive pas à se démarquer de la léthargie dans laquelle elle se complait. Nous n’avons pas besoin d’une opposition qui ait du mal à se démarquer fortement et sans ambiguïté du pouvoir, une opposition qui rime avec paternalisme et qui n’arrive pas à surmonter les corporatismes, une opposition minée par la guéguerre de quelques barons qui ne pensent qu’à leur ego.

Je pense que le sursaut démocratique des années 1992, devrait servir à posteriori à cette opposition, victime du malaise identitaire et ethnique et éprise de gloire, une opposition qui semble être trouée, perdue et qui ne propose aucune alternative réelle face à Guelleh.

Une opposition en majorité factice qui est plus habituée à courber l’échine devant le dictateur IOG et ses méthodes, quémandant parfois quelques miettes au Prince en espérant qu’il veuille bien les lui donner. Mais le Prince est exigeant et il ne fait jamais de cadeaux sans contreparties. De ce fait l’opposition n’a pas ni la capacité ni la liberté d’être une force critique sur la manière dont les affaires publiques sont gérées par les oligarques civiles qui gouvernent Djibouti.

Aucun compromis avec le pouvoir, quelles soient les raisons, n’est plus acceptable.


Aujourd’hui, l’opposition Djiboutienne, semble être manipulée, en majorité, par le dictateur Guelleh comme un marionnettiste actionnant des fantoches. Chacun s’en méfie ! Elle est perçue comme une hérésie avec des arrière-plan de valeurs tyranniques.

Cette pseudo opposition oublie cependant, qu’elle perd progressivement la confiance du peuple. Même s’il est impossible d’affirmer qu’elle est indirctement inféodée au pouvoir, des doutes persistent. En tout cas, son inaction actuelle favorisme le régime monolithique, en lui évitant d’avoir à se justifier et à rendre des comptes sur son action.

Pourtant le peuple souffre, un peuple victime lui-même de cet embrigadement sectaire. Le peuple s’enlise petit à petit, mais une telle situation n’est jamais définitive. La soif de justice, de liberté, de développement, de changement et de participation aux décisions, finit toujours par avoir raison de la soumission et de l’arbitraire.

Il est temps que l’opposition djiboutienne, si elle veut se définir comme une réelle opposition, puisse s’unir autour d’un candidat et d’un programme qui fassent l’unanimité. Le déclenchement des cycles de contestations et de remises en cause d’un régime politique qui a choisi la voie autoritaire par opposition à la voie du développement national marquerait comme un tournant décisif.

Il nous faut une opposition forte, sincère, engagée et sans compromis. Elle devra refuser que les différences ethnies puissent constituer des critères politiques.

L’espoir des Djiboutiens reposent sur la qualité de son opposition : ne les décevez plus. Agissez dans le même sens !


Enfin pour garder la morale la flamme d’espoir a été allumée dernièrement par deux partis politiques en dénonçant ensemble un projet anti-démocratique, j’espère sincèrement que les autres partis accueilleront cette initiative comme une avancée positive et qu’ils la soutiendront sans réserve. Qu’ils ne la considèrent pas comme une idée à combattre, car ils se tromperaient une nouvelle fois de cible.

Mettez vos pendules à l’heure. Sinon le peuple paiera pour vos erreurs et votre inaction.

Ce n’est pas en poursuivant vos méthodes actuelles que vous aiderez Djibouti, que vous vaincrez ce pouvoir tyrannique de Guelleh et que votre rôle marquera l’histoire.

Que la lutte continue.

FreeDjibouti
freedjibouti@windowslive.com
http://afraissas.over-blog.com

21/03/09 (B491) Nouvelles de Somalie … (6 articles en Français et en Anglais)

_________________________ 6 – Nouvel Obs

Somalie : des dignitaires musulmans rejettent l’appel de Ben Laden

Un groupe influent de dignitaires musulmans somaliens a rejeté vendredi l’appel lancé la veille par le chef d’al-Qaïda Oussama ben Laden, qui a dénoncé le président somalien nouvellement élu, et exhorté les combattants extrémistes somaliens à le renverser.

Dans un message diffusé jeudi sur Internet, Ben Laden invective le nouveau président Sheik Sharif Sheik Ahmed, islamiste modéré élu par les députés le 31 janvier, considérant que son élection a été “provoquée par l’envoyé américain au Kenya”, une référence à l’ambassadeur américain à Nairobi.

“Nous condamnons clairement la déclaration de Sheik Oussama (ben Laden). Il est injuste qu’il ignore le rôle des oulema (théologiens de l’islam, NDLR)”, a déclaré Sheik Ahmed Salad, chef du Conseil de la correction et de la réconciliation, à l’Associated Press.

“Nous, en tant qu’oulema, sommes les yeux et les oreilles de la population somalienne toute entière et nous soulignons que nous sommes fatigués des guerres et de la violence. Nous voulons et soutenons le gouvernement dirigé par (le président) Sheik Sharif Sheik Ahmed”, a-t-il ajouté. “Ce pays appartient aux Somaliens, qui sont 100% musulmans. (…) Notre intérêt est dans la loi et l’ordre”.

Le Conseil de la correction et de la réconciliation est un groupe religieux influent en Somalie, qui n’est allié avec aucune milice islamique.

_________________________ 5 – AP (En Anglais)

Un groupe de religieux rejette l’appel de Ben Laden, contre le Président somalien. // Somali clerics reject Bin Laden call

By MOHAMED SHEIKH NOR

A group of influential Somali Islamic clerics has rejected Osama bin Laden’s call to Somalis to overthrow the country’s new president, the group’s leader said on Friday.

Bin Laden issued a statement Thursday that outlined al-Qaida’s ambitions in Somalia, which the United States has long feared to be a haven for the terror network. In the audiotape, bin Laden called Somali President Sheik Sharif Sheik Ahmed a turncoat and tool of the United States.

U.S. counterterrorism officials have warned of al-Qaida’s growing ties with Somalia’s powerful al-Shabab militants, who frequently battle government troops and attack African Union peacekeepers in the country. Last year, the U.S. State Department added al-Shabab, which means “the Youth,” to its list of foreign terrorist organizations.

Somalia has been torn apart by warlords and Islamic militant groups for nearly two decades. In January, parliament elected Ahmed, a moderate Islamist, in hopes that he would unify the country’s factions.

Somalis are tired of war and want law and order, said Sheik Bashir Ahmed Salad, leader of the Council of Correction and Reconciliation.

“We clearly condemn Sheik Osama’s statement. It was unfair that he (Osama bin Laden) ignored the role of the ulema (clerics),” Salad told The Associated Press.

“We as ‘ulema’ (clerics) are the eyes and ears of the entire Somali population and we emphasize that we are tired of wars and violence. We want and support the government led by (President) Sheik Sharif (Sheik Ahmed),” Salad said.

“This country belongs to Somalis, who are 100 percent Muslims. … Our interest is law and order.”

The Council of Correction and Reconciliation is an influential group of Islamic clerics that is not allied to any Islamic militia. It has in recent months been mediating among the rival Islamic groups to get them to stop fighting each other as the ensuing violence puts civilians in more danger.

Most Somalis are moderate and chafe against rules prohibiting music, sports and even chewing qat, a narcotic leaf popular in Somalia.

The United Nations and Washington have welcomed Ahmed’s election as president. His predecessor, Abdullahi Yusuf, resigned in December over his failure to stop the Islamic insurgency and went into exile.

Ahmed is from the Islamist opposition and has succeeded in drawing several other groups out of the insurgency. The aim is to isolate Somalia’s hard-line militants, particularly al-Shabab, which controls large chunks of the country and has been blamed for imposing a harsh brand of Islam on the regions it controls.

_________________________ 4 – Shabelle (En Anglais)

Le Président somalien discute avec son homologue yéménite. // Somali president speaks with his Yemeni counterpart

Somalia’s president Sheik Sharif Sheik Ahmed spoke to the phone with the president of Yemen Ali Abdullah Saleh on Thursday, Saba News Agency reported on Friday.

The two leaders talked about the security situation of Somalia and how it can be solved.

President Sheik Sharif thanked his counterpart for the efforts of taking part the peace process in Somalia.

President Saleh said he supported the unity of Somalia and restoring peace and order in the country.

_________________________ 3 – JDD

Somalie: Deux cheikhs décapités

Les insurgés islamistes somaliens d’Al Shabaab ont décapité deux cheikhs d’un mouvement islamiste rival, a déclaré vendredi un porte-parole du groupe Ahlu Sunna Waljamaca.

Les meurtres se sont produits jeudi, jour de la diffusion d’un message audio d’Oussama ben Laden appelant au renversement du nouveau président somalien, cheikh Charif Ahmed. Al Shabaab, que Washington accuse d’entretenir des liens étroits avec Al Qaïda, se bat avec le mouvement Alhu Sunna Waljamaca pour le contrôle des régions centrales du pays.

_________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Des représentants officiels du gouvernement somalien annoncent qu’ils vont attaquer les villes de Bay et de Bakol, tenues par les milices AL Shebaab, pour en reprendre le contrôle. //Government officials say they will attack Bay and Bakol regions

The government officials in El Barde have threatened that they will attack recapture towns in Bay and Bakol regions from the Islamist insurgents of al-Shabab, official told Shabelle radio on Friday.

Aden Mohamed Nor known as ( Saransor), a government member in El Barde told Shabelle radio that they are ready to attack Rabdhure, Wajid and Hudur towns in the regions where the Islamic organization of al-Shabab controls.

Mr. Saransor said that they prepared more militias from Bay, Bakol and Lower Shabelle region and added that they are ready to launch attacks against the Islamist insurgent forces of al-Shabab in the regions.

Asked about whether Ethiopian troops supporting them, he denied saying more on that and also yesterday’s meeting with the Ethiopian troops in El Barde in Bakol region.

The statement of the government officials in El Barde comes as the traditional elders and scholars of Bay and Bakol regions called for the warring sides earlier to halt fighting as soon as possible to remain the displacing people in their houses.

_________________________ 1 – Les Afriques

Somalie : Instauration de la loi islamique

Le gouvernement a décidé l’instauration de la Charia, la loi islamique.

La décision, qui doit être approuvée par le Parlement, vise à enlever au mouvement Chabab (Jeunesse) un des principaux arguments de leur opposition.

Selon le ministre de l’Information, Farhan Ali Mohamud, la Charia serait ensuite inscrite dans la Constitution.

Le président cheikh Charif Ahmed, un islamiste modéré, souhaite engager un dialogue direct avec ses rivaux, notamment avec les dirigeants d’Al Chabaab.

21/03/09 (B491) Somaliland / WorldPress avec RSF. Somalie / Le rédacteur en chef d’un l’hebdomadaire du Somaliland condamné à cinq mois de prison ferme.

Le 17 mars 2009, la cour régionale de Hargeisa, capitale de l’Etat autoproclamé du Somaliland (Nord), a condamné Mohamed Abdi Guled, rédacteur en chef de l’hebdomadaire privé Yool paraissant à Hargeisa, à cinq mois de prison ferme pour avoir dirigé un journal “non enregistré” auprès des autorités. Il lui est également reproché d’ avoir publié des informations “fabriquées”.

Reporters sans frontières s’associe à l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), son organisation partenaire en Somalie, pour condamner ce verdict . Mohamed Abdi Guled, dit “Urad”, avait été arrêté, le 26 février dernier, par les forces de police à Hargeisa puis transféré dans les locaux du Département d’investigation criminelle (CID). Selon des journalistes locaux, son arrestation aurait fait suite à la publication d’un article, deux jours plus tôt, dénonçant des projets d’assassinat à l’encontre de députés, de leaders de partis d’opposition et de chefs traditionnels du Somaliland.

20/03/09 (B491) Radio-Trottoir / Une chanson pour Mme Borrel. (Lectrice)

Voici, un refrain que je dédie à Madame Borrel.

Une vielle chanson réadaptée spécialement pour Madame Borrel.

“Madame Borrel, madame Borrel, no male oo no male, meel na mari, diriqa wanagsan na gu hagaaji, gacan ku dhiiglaha xabsiga ku taxaabi, oo REER Djibouti ka xoray”.

Madame Borrel, madame Borrel indique nous, guide nous, conduit nous et amène nous vers la route du bien. Jette en prison l’homme à la main souillé de sang afin de libérer le peuple Djiboutien.

Un grand merci à l’Equipe de l’ARDHD pour ses informations rapides et surtout réconfortantes pour mon peuple au bord de la déprime.

Amina cade
cousine de Borreh.