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23/03/09 (B491) Afrique en Ligne. La FIJ condamne l’emprisonnement d’un journaliste au Somaliland

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a condamné lundi la peine d’emprisonnement de cinq mois infligée au journaliste somalien, Mohamed Abdi Guled, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire privé, Yool, par un tribunal dans la province semi-autonome du Somaliland.

Selon un communiqué signé par le directeur du Bureau de la FIJ pour l’Afrique, Gabriel Baglo, “M. Guled a été envoyé en prison la semaine dernière pour diffusions de fausses nouvelles et publication d’un journal non autorisé à la vente”.

“Les journalistes au Somaliland continuent à faire l’objet de mesures d’intimidation intolérables comme l’emprisonnement arbitraire, qui les empêchent de travailler librement. Nous condamnons ces pratiques visant à supprimer le reportage indépendant et le passage au crible des agissements des hautes autorités”, a dénoncé M. Baglo.

M. Guled avait été arrêté le 26 février, suite à la publication deux jours auparavant d’un article sur les exécutions extra-judiciaires au Somaliland, blâmant certains hauts responsables du gouvernement pour leur rôle dans ces meurtres.

Le juge a condamné M. Guled sur la base des déclarations d’un témoin anonyme, qui n’a pas été contre-interrogé par la défense comme il se doit.

L’Union nationale des journalistes de la Somalie (NUSOJ), affiliée à la FIJ, a également vivement condamné cette décision qu’il a qualifiée de grave erreur judiciaire.

“Cette décision entre dans le cadre d’une campagne de harcèlement inacceptable destinée à réduire la presse au silence”, indique le communiqué de la NUSOJ, qui cite son secrétaire général, Omar Faruk Osman.

“C’est une grave erreur judiciaire contre notre collègue, qui ne devrait pas être maintenue”, a-t-il martelé.

La FIJ a invité les autorités du Somaliland à libérer immédiatement M. Guled et à s’assurer que les droits des journalistes et la liberté de la presse soient respectés dans le pays.

23/03/09 (B491) Selon un article de LOI que nous avions signalé sous le titre ” La première dame aime trop le marbre”, cette affaire aurait donné “une piètre image des autorités au moment même où une délégation française est sur place à la recherche d’opportunités commerciales”

LOI nous apprend que deux responsables du Groupe Boreh auraient été incarcérés … le Canadien Jacques Lemay, directeur général et l’Indien M. Nahesha, chef comptable.

A l’origine du conflit, précise LOI, il y aurait eu un différend commercial, il y a plusieurs années, lorsque la SOPRIM du Groupe Boreh aurait effectué des travaux importants de rénovation au City Center, appartenant à Paulette, qui n’a payé que l’acompte et jamais la facture de 2007 pour le solde. (information que nous avions publiée dans la rubrique Radio-Trottoir)

En revanche, la crémière de Djibouti, qui veut le beurre et l’argent du beurre, non satisfaite de n’avoir pas payé les travaux qu’elle a commandé et fait exécuter, a exiger du haut de son arrogance infinie et non justifiée, de récupérer le marbre qui n’avait pas été utilisé. Ce lot n’aurait pas été facturé et pas payé de toutes les façons.

Rien n’arrête la Reine de Pacotille, surtout pas le fait d’avoir une dette. Alors elle a envoyé (pas moins que cela …) la Garde républicaine pour récupérer, d’abord trois palettes, que le directeur a consenti “à titre de geste commercial” pour éviter le pire.


Humour par Roger Picon
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Retrouver la chanson interprétée par Nima
Pour Paulette, cela était insuffisant !

Elle a envoyé son exécuteur des basses oeuvres, le célèbre Colonel Mohamed Djama
(celui qui a tiré à balles réelles sur les handicapés qui manifestaient pour obtenir le paiement de leur solde). Il n’a pas fait dans la dentelle comme à son habitude et il a exigé les 26 autre palettes (valeur env 11,5 millions de Fdj).

Face au refus opposé par le directeur général Lemay, Mohamed Djama n’a pas hésité un quart de seconde. Il a emmené le directeur général et le comptable dans ses locaux de gendarmerie. Après un interrogatoire certainement “sportif”, car Mohamed Djama ne fait pas dans la dentelle, direction directe pour Gabode.

Loi précise que si les interrogatoires ont donné lieu à la rédaction de PV, aucune action judiciaire n’a été ouverte contre Boreh et ses cadres.

Que quelqu’un ose dire que ce n’est pas de l’abus de position dominante dans un régime de non-droit !

LOI termine en disant :
Tout cela donne une piètre image des autorités au moment même où une délégation française est sur place à la recherche d’opportunités commerciales.”

Note de l’ARDHD
: ce qui conforte la campagne que nous avions lancée à destination des industriels français, qui auraient la mauvaise idée d’investir à Djibouti, sous Guelleh

23/03/09 (B491) Le journal de la Flibuste … Un navire japonais attaqué par des pirates au large de la Somalie (AFP)

Un navire japonais transportant des véhicules d’occasion a été attaqué par des pirates au large de la Somalie, mais a réussi à s’échapper, a annoncé lundi la compagnie maritime Mitsui OSK Lines.

La société de fret maritime, l’une des plus importantes du Japon, a indiqué que son navire Jasmine Ace, battant pavillon des îles Cayman, avait essuyé des tirs provenant de deux canots hors-bord dimanche en fin d’après-midi, à quelque 900 km à l’est des côtes somaliennes.

L’attaque n’a pas fait de victime, mais le bateau, qui transporte 377 véhicules d’occasion, a subi des dommages sur la coque et les vitres du poste de pilotage, a précisé Mitsui OSK Lines dans un communiqué.

“Notre navire a accéléré et a zigzagué pendant une quarantaine de minutes” afin d’échapper à ses poursuivants, a-t-elle ajouté.

Cet incident survient un peu plus d’une semaine après le départ de deux destroyers japonais à destination de la Somalie, où ils auront pour mission, pour l’instant, de protéger uniquement les bateaux japonais ou ayant un lien avec le Japon.

Les deux navires de guerre, qui vont rejoindre les navires de patrouille américains, européens et chinois déjà dans la région, transportent chacun deux hélicoptères de patrouille et deux hors-bord, et quelque 400 soldats et garde-côtes au total.

Cette mission controversée pourrait être la première occasion pour les soldats japonais de faire usage de leurs armes à l’étranger, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

Adoptée après la défaite de 1945, la Constitution pacifiste du Japon prévoit que les Forces d’auto-défense — nom officiel de l’armée — ne peuvent faire usage de leurs armes qu’en cas d’agression contre l’archipel ou contre des ressortissants japonais.

Un projet de loi soumis au Parlement japonais prévoit d’autoriser les deux destroyers à ouvrir le feu, après plusieurs coups de semonce, contre des bateaux pirates qui s’approcheraient également de navires étrangers.

23/03/09 (B491) Série de complaintes –> un lecteur nous envoie une première complainte à écouter absolument. Elle sera suivie par d’autres ..

Un lecteur nous envoie la première complainte d’une série à suivre…

Cette épisode concerne Kadra et son enrichissement … sans cause !!



Vous pouvez aussi écouter cette première complainte sur YouTube :

http://www.youtube.com/watch?v=nS6610akf1I

23/03/09 (B491) Nouvelles de Somalie … (4 articles en Anglais et en Français)

____________________________ 4 – APA


Un ministre de Puntland opposé au déploiement de plus de troupes étrangères en Somalie

Le vice ministre de l’information de la région semi autonome de Puntland, Abdishakur Mire Adenn, a fermement critiqué lundi la déclaration faite par le ministre somalien des Affaires étrangères au sujet du déploiement de plus de troupes étrangères dans le pays.

«Les Somaliens sont fatigués de déploiement de troupes étrangères. C’est le moment de la réconciliation et non de la violence, a indiqué Abdishakur Mire Aden.

«Le gouvernement d’unité doit unir les factions belligérantes, plutôt que de demander le déploiement de plus de troupes étrangères dans le pays », a-t-il ajouté.

Vendredi, le tout nouveau ministre somalien des Affaires étrangères, Mohamed Abdulahi Omaar, avait demandé aux Conseil de sécurité des Nations Unies de déployer des bataillons supplémentaires en provenance de l’Ouganda et du Burundi.

Le but est de soutenir le gouvernement d’union nationale de la Somalie qui fait face aux énormes problèmes liés à l’insurrection islamiste.

Plusieurs universitaires, des intellectuels, des islamistes, ainsi que les chefs de clan ont également réagi à la déclaration faite par le ministre.

La Somalie, qui n’a pas de gouvernement fonctionnel depuis 1991, période à laquelle les seigneurs de guerre somalien ont renversé l’ancien régime de Mohamed Siad Barre, fait actuellement des progrès pour restaurer la paix dans le pays.

____________________________ 3 – Shabelle (En Anglais)

Le Premier ministre somalien désavoue la demande du Ministre des Affaires étrangères concernant le renforcement du contingent de l’UA. // Premier regrets foreign minister’s demand of foreign troops

Somalia’s Prime Minister, Omar Abdirashid Ali, held a press conference in the presidential palace in Mogadishu on Monday and made an apology about the foreign minister’s demand of extra foreign troops.

The foreign minister of Somalia, Mohamed Abdulahi Omaar requested from Uganda and Burundi to send extra peacekeepers to Somalia during a speech before the Security Council on Friday.

The premier talked about many issues including the issue of demanding foreign troops and he said that he would never be pleased what ever that hurts the feeling of the people.

He said that the cabinet agreed that the foreign minister should talk about the issue him self and held a press conference.

Clerics, Intellectuals, and civil society organizations in Somalia condemned the demand of the foreign minister.

____________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Des islamistes de la tribu Hizbul Islam désavouent leur leader et le remplacent par un autre candidat. // Islamists dismiss their leader

Members from Hizbul Islam (Islamic Party) announced Monday in a meeting held in former pasta factory in north Mogadishu they have sacked their leader Sheik Omar Iman Abu Bakar and nominated Sheik Mohamed Hassan Amey as their leader.

They have also nominated their spokesman as Sheik Da’ud Mohamed Abtidon. Mr. Abtidon, the new spokesman of Hizbul Islam said “We fired the former leader because he broke the rules of the Party.”

He also said that Hizbul Islam fought battles that their leader did not aware of and added that he rejected the calls by the Somali clerics who urged Islamists to stop the fighting.

The Somali Uluma Association called for earlier all Islamist fighters to stop the fighting and demanded the African Union troops to be withdrawn from Somalia with in 120 days.

Sheik Yusuf Mohamed Siad better known as Indho Ade, a member of Hizbul Islam said they support the decisions by the scholars.

The group accused their former leader that he opposed the calls of the scholars.

____________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Les autorités du Puntland déclarent que la Somalie n’a pas besoin d’armées étrangères sur son sol. // Puntland says that Somalia does not need foreign troops

The semi-autonomous region of Puntland has mentioned that Somalia does not need to bring any foreign troops in the country, official told Shabelle radio on Monday.

Abdishukur Mire Aden, a deputy information minister of Puntland said that Somalia does not need any foreign troops at the current time adding that it is good for all the Somali people and each of Somali clan to solve its residences to reach peace and stability.

“The Somali people own their administration alone and can keep their administration but to keep foreign troops is nothing so the Somali people should understand that,” Mr. Abdishakur said. It is very important to talk with those whose who are against the government instead demanding foreign troops come in Somalia and fight, he added.

The statement of the deputy information minister of Puntland comes as the foreign affairs minister of the transitional government Mr. Mohamed Abdullahi Omar demanded from the UN Security Council in a meeting in New York to bring extra foreign troops in Somalia.

23/03/09 (B491) Un soutien de poids pour la pétition pour refuser la modification de la constitution, qui permettrait à IOG de briguer un troisième mandat et les suivants : l’association SURVIE. (ARDHD)

Hier dimanche, les responsables de SURVIE ont approuvé la proposition de soutenir la pétition qui a été lancée par le GED, UGUTA-TOOSA et l’ARDHD.

Désormais, la pétition est officiellement soutenue par SURVIE à côtés des trois partis et association qui sont à l’origine.

Merci à chacun de signer rapidement, car il faut envoyer un signal fort à Guelleh et au RPP pour leur dire que les Djiboutiens n’ont aucune envie de subir un troisième mandat sous sa férule dictatoriale et sanguinaire.

Chaque Djiboutienne et chaque Djiboutien doit prendre ses responsabilités et exprimer son avis en signant la pétition en ligne (texte en Français et en Anglais)

http://www.petitiononline.com/ardhdre1/petition.html

23/03/09 (B491) Shabelle / Erythrée : bravant le mandat d’arrêt international qui le concerne, le Président soudanais se rend en visite en Erythrée sur invitation d’Afwerki. // Sudan’s president traveled to Eritrea on Monday in his first trip abroad since an international court issued an arrest warrant against him on charges of war crimes in Darfur. (En Anglais – Info lecteur)

Eritrean television showed live coverage of President Omar al-Bashir arriving at the Asmara airport to be greeted by his counterpart President Isaias Afwerki as well as drummers and dancers.

The semiofficial Sudanese Media Center confirmed that the president had traveled to Eritrea in response to an invitation from Afwerki.

On March 4, the Hague-based International Criminal Court issued an arrest warrant for al-Bashir on charges of war crimes and crimes against humanity in Darfur, a vast arid region in Sudan’s west where a civil war has claimed up to 300,000 lives and displaced 2.7 million people.

Under the charter of the ICC, member states are bound to arrest those indicted when they enter their territory. Eritrea is not a signatory, however, and has said it does not support the indictment.

The tiny Horn of Africa nation has itself come under severe criticism from the U.S. State Department and international human rights groups for its appalling human rights record. The U.S. government has previously debated designating Eritrea a state sponsor of terror because of its support for hardline Islamist insurgents in Somalia.

Al-Bashir is also scheduled to attend the Arab League summit at the end of the month in Qatar, but there have been public calls in Sudan for him to stay home for fears he might be arrested.

Only a few Arab countries are signatories to the ICC and bound by its rules. The Arab League has publicly stated that al-Bashir would be welcome at the March 27 summit.

Arab League chief Amr Moussa said last week that the 22-nation group would not act on the arrest warrant.

Al-Bashir caused an international outcry by expelling 13 international aid organizations from Darfur after the warrant was issued. He accused the groups of spying for the tribunal.

He has said he was ready to expel more organizations and even ambassadors if they overstepped their mandate.

Humanitarian agencies say millions are at risk in the devastated Darfur region if international aid activities are not resumed