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23/03/09 (B491) Shabelle / Erythrée : bravant le mandat d’arrêt international qui le concerne, le Président soudanais se rend en visite en Erythrée sur invitation d’Afwerki. // Sudan’s president traveled to Eritrea on Monday in his first trip abroad since an international court issued an arrest warrant against him on charges of war crimes in Darfur. (En Anglais – Info lecteur)

Eritrean television showed live coverage of President Omar al-Bashir arriving at the Asmara airport to be greeted by his counterpart President Isaias Afwerki as well as drummers and dancers.

The semiofficial Sudanese Media Center confirmed that the president had traveled to Eritrea in response to an invitation from Afwerki.

On March 4, the Hague-based International Criminal Court issued an arrest warrant for al-Bashir on charges of war crimes and crimes against humanity in Darfur, a vast arid region in Sudan’s west where a civil war has claimed up to 300,000 lives and displaced 2.7 million people.

Under the charter of the ICC, member states are bound to arrest those indicted when they enter their territory. Eritrea is not a signatory, however, and has said it does not support the indictment.

The tiny Horn of Africa nation has itself come under severe criticism from the U.S. State Department and international human rights groups for its appalling human rights record. The U.S. government has previously debated designating Eritrea a state sponsor of terror because of its support for hardline Islamist insurgents in Somalia.

Al-Bashir is also scheduled to attend the Arab League summit at the end of the month in Qatar, but there have been public calls in Sudan for him to stay home for fears he might be arrested.

Only a few Arab countries are signatories to the ICC and bound by its rules. The Arab League has publicly stated that al-Bashir would be welcome at the March 27 summit.

Arab League chief Amr Moussa said last week that the 22-nation group would not act on the arrest warrant.

Al-Bashir caused an international outcry by expelling 13 international aid organizations from Darfur after the warrant was issued. He accused the groups of spying for the tribunal.

He has said he was ready to expel more organizations and even ambassadors if they overstepped their mandate.

Humanitarian agencies say millions are at risk in the devastated Darfur region if international aid activities are not resumed

22/03/09 (B491) Radio-Trottoir : En Angleterre, une manifestation en chanson à la Gloire de Guelleh. (Reportage d’un correspondant)

Aujourd’hui dimanche, je me suis rendu au Finsbury Park pour vous adresser ce témoignage de la manifestation de solidarité annoncée en faveur d’IOG et de son projet de mandat à vie.

Vers 13h, j’ai rencontré des Somaliens qui cherchaient la mosquée de Finsbury Park. Je les ai accompagné jusqu’à la porte de la Mosquée.

Arrivés devant la porte, des jeunes nous ont accueilli et ils nous ont proposé de rentrer pour manger la viande garnie avec du riz pour l’occasion.

Personnellement je suis entré dans mosquée pour éviter d’avoir des problèmes avec les organisateurs qui montaient la garde.

Il y a plusieurs salles polyvalentes dans la mosquée pour pratiquer différenctes activités et pour héberger parfois les plus démunisé.

L’une des salles avaient été réservée pour le déjeuner. On entendait dans une autre salle réservée jusqu’à 23h, des chansons de soutien à IOG.

22/03/09 (B491) Le journal de la Flibuste. Aujourd’hui l’arraisonnement d’un navire indien avec 16 membres d’équipage. Encore des candidats à l’émigration jetés par dessus bord par des passeurs sans foi ni loi. (3 articles en Français)

_________________________ 3 – XINHUA

Un bateau indien avec 16 marins à bord détourné au large de la Somalie

Un bateau indien avec 16 membres d’équipage à bord a été détourné samedi au large de la Somalie, a rapporté le journal local Hindustan Times dimanche.

Le bateau Al Rafiquei a été détourné vers un endroit inconnu alors qu’il effectuait la liaison Dubaï-Mogadiscio, selon le journal.

Le bateau transporte du riz, du pétrole raffiné, du blé et des marchandises diverses, a révélé le directeur général du transport maritime basé à Bombay (une autorité de gestion de navigation), cité par le journal.

Ces types de navires ne sont équipés que de matériel rudimentaire et les marins enlevés n’ont pas été identifiés, précise le journal.

Les forces de coalition et le navire de la marine indienne qui croisent dans le Golfe d’Aden ont été informés de l’incident et il leur a été demandé de fournir une assistance immédiate, toujours selon le journal.

_________________________ 2 – Var Matin (France)

Au large de la Somalie, chasse aux pirates à bord du “Floréal”

Par Pierre-Louis Pagès

Le Floréal, frégate de surveillance française, participe à l’opération Atalanta, un dispositif européen mis en oeuvre en décembre pour prévenir la piraterie maritime dans le golfe d’Aden (entre la corne de l’Afrique, où se trouve la Somalie, et la péninsule arabique, dont le Yemen forme la pointe sud).

Qu’ils soient simples pêcheurs ou contrebandiers – et vraisemblablement les deux – ils ne sont pas près d’oublier cette soirée de la mi-mars. Naviguant à la lumière d’une pleine lune rousse, huit marins somaliens ont vu foncer sur l’arrière de leur boutre (1) deux embarcations emplies d’hommes encagoulés, lourdement armés !

La pratique n’est pas courante, mais le capitaine de frégate Gérald Menut, commandant du navire, ne voulait pas laisser filer un bateau dont le comportement et la cargaison – de nombreux fûts d’essence – n’avaient pas manqué d’intriguer l’équipage de l’hélicoptère de reconnaissance Panther deux heures plus tôt. A la passerelle, où la fouille du boutre était retransmise en direct sur des écrans, on pensait tenir de « gros poissons ». Et débusquer des armes.

Mais non. Néanmoins, les sommes d’argent découvertes à bord – notamment 1 100 dollars américains – laissent penser que le boutre ne se livre pas qu’à la pêche, le long des côtes somaliennes… « C’est probablement un trafiquant. Mais rien n’indique pour autant qu’il soit complice des pirates », lâche le commandant. A l’entrée du golfe d’Aden, la chasse ne fait que commencer.

En permanence sur le qui-vive

Le Floréal a quitté Eyl, l’un des repères de bandits de la corne de l’Afrique. Cap au sud – Mombasa, Kenya. Fatigués par plus de deux mois de chasse aux pirates dans le golfe d’Aden et l’enchaînement des escortes de navires du Programme alimentaire mondial (Pam) jusqu’à Mogadiscio, les 93 membres de l’équipage du Floréal ont le droit de descendre à terre.

Mais quelques mesures de sécurité s’imposent. Le grand port de commerce est placé en état de menace terroriste « Bravo », deuxième de quatre seuils. Pendant toute la durée de l’escale, la frégate est protégée par un mur de conteneurs. Des soldats sont prêts à ouvrir le feu sur toute embarcation menaçante.

Après deux jours et demi de décompression, il est temps de remettre cap au large. D’abord pressentie pour accompagner un cargo du Pam vers la capitale somalienne, la frégate Floréal est finalement attendue aux abords de Djibouti, le 13 mars à 14 heures, par le Buckingham, un remorqueur de servitude battant pavillon français. « Avec un franc-bord très bas et une vitesse d’à peine six noeuds, c’est un bateau tout à fait vulnérable face à des pirates équipés de skiffs rapides », commente le commandant du Floréal.

En route vers le nord la frégate de surveillance française à hauteur de Mogadiscio. Le pacha est prêt à porter assistance au Kum Sam, un cargo de charbon nord-coréen. Mais son capitaine a déjà refusé l’aide de la frégate allemande Rheinland Pfalz, qui va livrer au Kenya neuf pirates interceptés quelques jours plus tôt. « La politique », soupire le commandant Menut…

Furtif Panther en reconnaissance

La rapide remontée le long de la côte Est de l’Afrique, à 30 ou 40 milles à peine du rivage, est l’occasion de faire du renseignement. Le 10 mars, le premier vol du Panther depuis une dizaine de jours, le confirme : l’activité maritime est désormais plutôt calme à l’est de la Somalie.

Mais le lendemain après-midi se profile une mission autrement plus délicate. Le commandant Menut veut profiter du transit vers Djibouti pour tenter de localiser les navires toujours sous la coupe des pirates. Grâce à l’AIS, un système électronique d’identification, le Stolt Strength a déjà été repéré plus au sud. Les autres ont toutes les chances d’être mouillés devant Garacad et Eyl, des camps de pirates. « Il ne faut surtout pas qu’on interfère dans les éventuelles négociations pour la libération des marins pris en otages », prévient le pacha du Floréal. Problème : « Depuis l’histoire du Ponant (2), et la poursuite des pirates dans le désert, le Panther est connu dans le secteur, lâche le capitaine Drach. La dernière fois, on s’est fait repérer. Et visiblement, à l’intensité des discussions sur les ondes radios, ça ne leur a pas plu. »

Cette fois, l’hélicoptère est passé inaperçu à distance des côtes et en altitude. Les navires marchands Longchamp, Saldanha (visiblement repeint) et Masindra 7 ont été photographiés au mouillage, alors que le Sea Princess naviguait dans les parages. « Quatre sur quatre. Du beau boulot ! », se félicite le commandant Menut.

1. Boutre : petit voilier arabe dont l’arrière est surélevé et l’avant effilé.

2. Paquebot à voiles pris par les pirates somaliens en avril dernier, puis libéré après l’intervention des forces spéciales.


_________________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Naufrage d’un bateau de clandestins au large du Yemen

Les secouristes sont à la recherche de dizaines d’immigrants clandestins africains, après le naufrage de leur embarcation au large des côtes du Yémen, ont annoncé samedi les autorités.

Selon un responsable local, 17 personnes ont été secourues, venant probablement de Somalie. Neuf corps ont été retrouvés dans l’eau, a-t-il précisé.

Près de 100 clandestins se trouvaient sur le bateau quand un navire français l’a remarqué dans le Golfe d’Aden. Selon le responsable yéménite, ce dernier tentait d’escorter l’embarcation en direction des côtes du Yémen quand elle s’est retournée.

22/03/09 (B491) Radio-Trottoir : les rumeurs concernant un prochain remaniement ministériel se multiplient. Un lecteur nous envoie ses prévisions … (A considérer avec la plus grande précaution … !)

Selon l’entourage de Gora, qui est non seulement le bras droit du Premier Ministre Dileita Mohamed Dileita, mais aussi son Chef de cabinet et qui cumule ses avantages avec le fait d’être le beau-frère de Mohamed Moussa Chehem, dit “Kounta-Kinte” (ou “Prince des Noisettes” pour les lecteurs de l’ARDHD), l’Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles, il pourrait y avoir prochainement un remaniement ministériel.

Ali Aref Bourhan, secrétaire général de la UMP depuis sa création (et c’est encore un secret d’Etat) pourrait devenir soit le nouveau premier ministre, soit le Secrétaire général du RPP.

Comme le défunt Ali Coubeche, Ali Aref n’aurait jamais cessé d’avoir un contact direct avec IOG depuis l’ indépendance.

(A suivre)

22/03/09 (B491) Nouvelles de Somalie. Toujours des informations contradictoires. Aujourd’hui, au sujet de l’appel de Ben Laden et sur la présence des forces internationales et sur leur renforcement éventuel avec des contingents de l’ONU .. (8 articles en Anglais et en Français)

__________________ 8 – Shabelle (En Anglais)

Des représentants du Gouvernement de la ville d’Elbarde désapprouvent la reddition de certains de leurs soldats à l’administration islamique des régions de Bay et de Bakol. // Government officials disprove that some of their soldiers surrendered to al-Shabab

The government officials in Elbarde town in Bakol region have disproved that some of their soldiers surrendered to the Islamic administration of al-Shabab in Bay and Bakol regions, official told Shabelle radio on Sunday.

Mohamed Mo’allin, a district commissioner of Hudur town of the Somali government who is in parts of Bakol region disproved that some of their soldiers left and surrendered to the Islamic administration of al-Shabab who controls most of Bay and Bakol regions in southern Somalia.

Mr. Mohamed reiterated that there were no soldiers left from them except at least 10 young boys that they permitted them to go and visit their parents in the regions.

Asked about whom they support of the fighting that they are against al-Shabab, he replied that they get support from the transitional government and its ministers.

The statement of the district commissioner of Hudur town of the transitional government Mr. Mohamed Mo’allin comes as more of the government soldiers in Bay and Bakol regions surrendered to the Islamic administration of al-Shabab who controls many parts of the regions.

__________________ 7 – Shabelle (En Anglais)

Les islamistes de Kismayu accueillent favorablement les déclarations de Ben Laden, demandant à faire tomber le Gouvernement du nouveau Président. // Islamists in Kismayu welcome Bin Laden’s statement

Sheik Hassan Yacquub, a spokesman of the Islamic administration in Kismayu town in Lower Jubba region has held a press conference in the city on Saturday and welcomed the statement of Osama Bin Laden, the leader of Al Qaeda who urged Somalis to topple their president on Thursday.

Sheik Yacquub said in the press conference that the statement of Osama Bin Laden was a clear message to all the Mujahidin (Islamic fighters) in Somalia saying that Sheik Osama Bin Laden and more other Islamic leaders in the world helped the Somali people as the fighting was continuing in the country.

Asked about Sheik Hassan Dahir Aways’ reaction on the statement of Sheik Osama Bin Laden, he replied that it was not good him to oppose Osama saying that they were in the same list.

Asked about the relation between their administration and Sheik Osama Bin Laden, he said that the relation between them is the Islam and Jihaad (Islamic war) adding that they will continue their contact.

The statement of Sheik Hassan Yacqub the spokesman of the Islamic administration in the port town of Kismayu comes as Clerics and elders in the capital rejected and strongly condemned his statement.

__________________ 6 – Shabelle (En Anglais)

Les notables du Clan Hawiye demandent à l’UA de ne pas envoyer de troupes supplémentaires en Somalie. // Clan elders call for AU not to send extra troops

Hawiye clan elders called for Sunday the African Union not to send extra troops to Somalia and requested Ugandan and Burundian troops to be withdrawn from Somalia.

The spokesman of Hawiye clan elders, Ahmed Dirie Ali said that the people of Mogadishu were sick and tired of foreign troops and did not need them any longer.

Somalia’s foreign minister Mohamed Abdulahi Omaar demanded on Friday extra three battalions from Uganda and Burundi, but his request angered many clerics and intellectuals in Mogadishu.

Some parliamentarians from the Alliance for the Re-liberation of Somalia, the bloc of president Sharif Sheik Ahmed described the demand by the foreign minister as personal.

“We will fight the African troops as we fought the Ethiopian troops who killed our civilians and destroyed our capital city Mogadishu,” Ahmed Derie Ali said.

“The foreign minister can not spare your lives in this country,” he added.

Mohamed Tahlil Warsame, a leader of a newly formed Somali Council called for the government to rescind its demand as soon as possible and give apologize.

“The people who were injured by the foreign troops are still in hospitals and the houses they destroyed have not been rebuilt yet,” said Mr. Warsame.

__________________ 5 – Shabelle (En Anglais)

Des religieux et des notables somaliens (clan Hawiye en particulier) condamnent la demande du Premier ministre, concernant le renforcement des forces de l’UA, avec des troupes étrangères. // Somalis condemn foreign minister’s request

Somali clerics and elders in Somalia’s capital Mogadishu have strongly condemned Saturday the demand by Somalia’s foreign minister Mohamed Abdulahi Omaar.

Omaar said during speech before the Security Council on Friday it was urgent that extra battalions from AU to be sent to Somalia to bring the AMISOM peacekeepers closer to their target strength of 8,000 and that the domestic joint security force be funded and equipped.

Abdulahi Hassan Abukar known as Abdulahi Dhere, a spokesman for the Hawiye Clan Elders told Shabelle Media that it was a surprising thing about the demand of extra foreign troops and said the speech by the foreign minister was not the interest of the Somali people and called for the minister to rescind it.

“In fact we see the issue of demanding foreign troops as amazing thing, because the current foreign troops have a deadline to leave the country and no extra troops are needed in Somalia. We will fight any one who demands foreign troops as we did before,” said Abdulahi Dhere.

Sheik Ahmed Abdi, a leading member of Somali clerics also condemned and described the demand as a regrettable one.

“We are independent people, so demanding foreign troops is something against our religion and our sovereignty,” said Sheik Ahmed Abdi.

The decision by Somalia’s foreign minister Mohamed Abdulahi Omaar angered many Somalis who live in the capital and still remember the difficulties they met during the two-year occupation of the Ethiopian troops.

By Ahmednor Mohamed Farah

___________________ 4 – ONU – Département de l’information

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA SOMALIE

On trouvera ci-après le texte de la déclaration faite à la presse par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mars, M. Abdurrahman Mohamed shalgham (Jamahiriya arabe libyenne), sur la Somalie:

Les membres du Conseil de sécurité se félicitent de l’évolution encourageante de la situation politique et des progrès réalisés dans le cadre du processus de paix de Djibouti en Somalie, notamment la création d’un Parlement pleinement représentatif, l’élection du Président Cheik Sharif Cheik Ahmed et la formation ultérieure d’un gouvernement d’unité dirigé par le Premier Ministre Omar Abdirashid Ali Sharmarke.

Les membres du Conseil de sécurité félicitent en outre le Président Ahmed de ses efforts pour aller vers les parties qui n’avaient pas été incluses dans le processus de paix de Djibouti et rétablir la sécurité et la primauté du droit à Mogadiscio et dans le reste du pays. Ils demandent de nouveau le règlement pacifique du conflit somalien, seule façon de parvenir à une paix durable et à une véritable réconciliation, et appellent toutes les parties qui ne l’ont pas encore fait à se rallier au processus politique.

Les membres du Conseil de sécurité félicitent l’AMISOM de son importante contribution aux efforts déployés en vue du retour de la paix et de la stabilité en Somalie et appellent les membres de la communauté internationale à fournir les ressources supplémentaires dont la Mission a besoin pour mieux s’acquitter de son mandat.

Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus vigoureux toutes les attaques contre l’AMISOM, y compris l’attaque menée mercredi à Mogadiscio qui a causé la mort d’un soldat de la paix et en a blessé trois autres. Ils expriment leurs condoléances au Gouvernement et au peuple ougandais.

Les membres du Conseil de sécurité se déclarent gravement préoccupés par l’insécurité qui continue de régner dans certaines parties du pays, les violations des droits de l’homme et la précarité de la situation humanitaire. Ils se félicitent du dévouement du personnel humanitaire qui travaille dans des conditions très difficiles pour fournir une assistance au peuple somalien.

Les membres du Conseil de sécurité se déclarent en outre préoccupés par la poursuite des actes de piraterie au large des côtes somaliennes. Ils se félicitent des efforts déployés par le Gouvernement de transition somalien et la communauté internationale pour lutter contre la piraterie tout en réaffirmant qu’il convient d’aborder les causes profondes de la piraterie sur le territoire somalien.

Les membres du Conseil de sécurité expriment leur appui au Gouvernement et au peuple somaliens et encouragent la communauté internationale à fournir un soutien financier et technique au Gouvernement dans ses efforts pour remettre sur pied des institutions essentielles, en particulier dans le domaine de la sécurité et de la primauté du droit, et à renforcer sa capacité de fournir des services de base.

_____________________________ 3 – Press TV (Iran) (En Anglais)

Le Kenya propose au Gouvernement somalien de l’aider à récupérer les taxes et droits de douane à la frontière commune entre les deux pays. // Kenya helps Somalia to collect taxes

Kenya offers to collect taxes for Somalia’s government at their common border, helping the cash-strapped new administration raise revenue.

Kenya’s Foreign Minister, Moses Wetangula, who had put forth the offer earlier, said on Wednesday that ‘for a government to work, it is crucial to collect taxes’.

Following the offer, a deal was signed between the two African states according to which taxes on goods will be collected at Wilson airport as well as the border points of Mandera and Liboi, through revenue officials from Kenya and Somalia.

The move is expected to raise more than USD 160 million a year.

Wetangula said Kenya will also help train Somali civil servants, adding that by helping Somalia’s government raise revenue, the deal would help boost security in the region.

Somalia has not had a functioning national government and has been plagued by fighting, piracy, and humanitarian crises since the 1991 ouster of former dictator Mohammed Siad Barre.

In recent years, ensuing instability, coupled with drought, high food prices as well as the collapse of the local currency have significantly worsened the dire humanitarian situation in the Horn of Africa state.

_____________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

La Somalie appelle à un déploiement urgent des forces de l’ONU sur son territoire // Somalia asks for quick UN deployment of peacekeepers

The two-month-old Somali government has taken steps to meet benchmarks that would allow the deployment of a UN peacekeeping operation in the troubled land known more for piracy than development, a Somali official said Friday.

Foreign Minister Mohamad Abdullahi Omaar told the UN Security Council in an open session that President Shiekh Shariff Shiekh Ahmed, elected on January 30, has taken security measures and steps to mobilize support for the peace process.

“Today in Somalia, there are no warlords, there are no clan wars, there no political factions holding the country hostage,” Omaar said.

Omaar said some Somali factions still refused to join the government even though the government upholds the Islamic law Sharia as the source of its new constitution under discussion.

Omaar urged the 15-nation council to deploy the peacekeeping mission as his government met a “significant” number of benchmark demanded for such a deployment.

The UN special envoy for Somalia, Ahmedou Ould-Abdallah, said the UN should launch a 100-day assistance programme in the country to help “Somalis reclaim the future of their country.”

Ould-Abdallah said Somalia needs humanitarian assistance more than ever after two decades of conflict. But he said more political and diplomatic efforts are needed to work out a lasting solution.

A UN report released this week said acts of piracy and armed robbery at sea trebled in 2008 with the pirates taking an estimated 30 million dollars in ransom, operating mostly on shipping lanes between the Suez Canal and Indian Ocean.

The International Maritime Bureau recorded 293 acts of piracy in 2008, including 111 which took place off the Somali coast, for a total increase of 200 per cent last year in the Suez Canal-Indian Ocean corridor alone(dpa)

________________________________ 1 – XINHUA

Somalie : La normalisation est possible, selon Ould-Abdallah

La normalisation de la Somalie prendra du temps mais est devenue une possibilité, a déclaré vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU le représentant spécial du Secrétaire général Ahmedou Ould-Abdallah.

“Alors que l’élite somalienne – qu’il s’agisse de militaires, de dirigeants religieux, de chefs d’entreprise ou d’intellectuels – porte principalement le blâme de l’effondrement de son pays, la communauté internationale ne peut se détourner de ses responsabilités”, a prévenu le représentant spécial.

Selon M. Ould-Abdallah, au cours des 100 prochains jours, la stratégie devrait se limiter à l’emploi, à la rénovation des infrastructures et à l’assistance humanitaire.

“Il s’agit maintenant de convaincre une jeunesse désoeuvrée, livrée à la violence et en quête d’argent facile, que la paix est plus profitable à long terme”, a-t-il dit.

M. Ould-Abdallah a rappelé que le pays disposait d’atouts uniques, comme la plus longue bande côtière de toute l’Afrique, qui lui offre un accès à des ressources halieutiques et à des sources d’hydrocarbures considérables.

Le pays possède, en outre, une extraordinaire communauté d’entrepreneurs, et les envois de fonds par la diaspora somalienne se chiffrent à plus d’un milliard de dollars par an. Il faut maintenant mettre ces avantages au service de la paix, de la reconstruction et du développement, a préconisé le Représentant spécial.

Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, la légitimité de l’Etat est établie et la légalité des nouvelles institutions est reconnue aux niveaux régional et international, ainsi que par l’immense majorité des Somaliens.

Par ailleurs, après deux décennies de confrontation armée, l’assistance humanitaire est plus nécessaire que jamais, a-t-il ajouté, soulignant cependant que celle-ci ne doit en aucun cas être instrumentalisée par le gouvernement, l ‘opposition ou d’autres entités.

Le représentant spécial a expliqué que la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) devrait bénéficier d’un financement crédible, mais aussi d’un soutien sur le plan diplomatique.

A cet égard, dans une déclaration à la presse à l’issue de la séance, le président du Conseil de sécurité a au nom des 15 membres du Conseil exprimé son soutien à l’AMISOM et condamné l’attaque perpétrée à Mogadiscio qui a causé la mort d’un casque bleu et blessé trois autres soldats.

22/03/09 (B491) Radio-Trottoir : Me Martinet en cavale ??? Ou simplement chargé de mission auprès de Boreh, au titre de sa nouvelle nationalité djiboutienne. (Info correspondant à prendre avec précautions …)

Maître Martinet est parti, en catamini, dès qu’il a pris connaissance du contenu de la lettre qu’Elisabeth Borrel a adressée au Procureur de la République Française de Versailles.

Ses clients l’attendent avec inquiétude ..

Pourtant il n’aurait rien à craindre puisqu’il a obtenu, l’année dernière, la nationalité Djiboutienne. Fait-il comme dans l’Angolagate ?

Djiboutigate saura certainement brandir et opposer un passeport diplomatique lui accordant l’mmunité diplomatique djiboutienne.

En attendant, pourra-t-il convaincre son ami Boreh d’accepter de répondre au mandat d’arrêt international émis par Djibouti, dont il serait porteur ?

Amina Cade
cousine de Borreh.

22/03/09 (B491) Shabelle / Somaliland / Les professeurs somaliens se plaignent de ne pas recevoir leur traitement. // Somaliland school teachers complain lacking salaries (En Anglais – Info lecteur)

Many school teachers complaining about lacking salaries have gathered in front of the ministry of education in Hargeisa the capital of the breakaway republic of Somaliland, Shabelle’ Tajir reported on Saturday.

The teachers said that they took no salaries for last three months and said that it had affected their families saying they had written a letter to the Media of Somaliland requesting Somaliland president and the government to solve their complain.

“There is money that is taken from the parents of the Students and we get only some of that money which is not enough to the life of our families. Most of that money is divided by the managers and head of the ministry of the education,” some teachers said.

The teachers expressed concern about giving nothing to their families saying that the families have also been refused to lend anything from the shops in Hargeisa city.

They lastly suggested for the Somaliland administration to respect the teachers and solve their complains as soon as possible to cover the needy of their families.

22/03/09 (B491) SOUDAN – CPI / Communiqué conjoint de la FIDH et de nombreuses associations au sujet des décisions prises contre les ONG par le Gouvernement soudanais en représaille au mandat d’arrêt délivré contre son Président. (A noter la signature de la LDDH et le soutien de SURVIE).

Nos organisations expriment leur solidarité avec les victimes et les défenseurs des droits de l’Homme soudanais et soutiennent l’action essentielle de la Cour pénale internationale pour la paix et la justice au Darfour.

20 mars 2009 – Les organisations signataires dénoncent l’extrême gravité de la situation humanitaire au Darfour qui ne peut que s’aggraver suite à la récente décision du gouvernement soudanais d’expulser 13 organisations humanitaires internationales. En agissant ainsi, les autorités soudanaises font preuve d’un grand mépris à l’égard de leurs citoyens. Le Bureau des Nations unies pour la Coordination humanitaire estime que du fait de cette décision, plus de 1,1 million de personnes seront privées de nourriture, 1 million d’individus seront privés d’eau potable et plus de 1,5 million d’assistance médicale. En outre, la fermeture d’écoles touchera près de 250 000 enfants.

Nous condamnons également la fermeture de trois organisations non-gouvernementales (ONG) nationales de défense des droits de l’Homme (Khartoum Centre for Human Rights and Environmental Development, Amal Centre for the Treatment and Rehabilitation of the Victims of Torture et Sudan Development Organisation), ainsi que le harcèlement continu subi par les défenseurs des droits de l’Homme. Les enregistrements de ces organisations ont été refusés, leurs biens saisis et leurs comptes bancaires gelés, en violation de la Constitution et de la loi soudanaises. Ces actions ont été menées par les forces de sécurité et la Commission des Affaires humanitaires en l’absence d’une décision judiciaire. La fermeture de ces organisations vise à empêcher tout examen de la situation des droits de l’Homme au Darfour. Ces décisions mettent également en danger la sécurité de ces défenseurs.

Nos organisations dénoncent également le climat d’impunité régnant au Darfour et au Soudan. Pendant les six années de conflit au Darfour, le gouvernement n’a démontré aucune volonté crédible de juger les auteurs des crimes les plus graves. Dans ce contexte, la décision de la Cour pénale internationale (CPI) du 4 mars 2009 de délivrer un mandat d’arrêt contre le président Omar El-Béchir, les précédents mandats émis contre Ahmed Haroun et Ali Koshyb et la demande d’un mandat d’arrêt contre les responsables des groupes rebelles1, représentent un pas essentiel dans la lutte contre l’impunité et pour la paix au Darfour.

Nos organisations rappellent que ce pas historique a pu être franchi, notamment, grâce à l’important soutien des Etats africains et arabes à la justice internationale. L’action de la Cour est soutenue par 108 Etats parties dont 30 membres de l’Union africaine. Les membres de la Ligue des Etats arabes ont été particulièrement actifs lors de la Conférence de Rome, à l’issue de laquelle a été adopté le Statut de la CPI. Nos organisations rappellent, par ailleurs, que l’enquête de la CPI sur le Darfour a été ouverte suite à la décision du Conseil de sécurité des Nations unies de référer la situation à la CPI, au terme de la Résolution 1593, qui oblige aussi le Soudan à coopérer avec la Cour.

Nous appelons la communauté internationale à faire preuve de solidarité avec les victimes du conflit au Darfour, qui a causé la mort de plus de 300 000 personnes et déplacé plus de 2,5 millions d’individus. Jusqu’à présent, aucune réponse n’a été apportée à leur demande de paix et de justice.

Nos organisations :

– appellent les autorités soudanaises à revenir sur leur décision d’expulser des organisations humanitaires internationales et de fermer des ONG soudanaises, et à se conformer aux instruments internationaux de protection des droits de l’Homme – notamment aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et à la résolution et la déclaration de la présidence du Conseil de sécurité, obligeant le Soudan à coopérer avec la CPI

– appellent la communauté internationale à condamner fermement ces décisions du gouvernement soudanais.


appellent les parties au conflit à s’engager dans un nouveau processus
de paix inclusif.


apportent leur soutien à la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves
commis au Darfour et s’opposent ainsi à toute suspension des procédures devant la CPI.

Organisations signataires :
Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)

Afrique
Mouvement burkinabé des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), Burkina Faso
Maison des droits de l’Homme (MDH), Cameroun
Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse
(OCODEFAD), République centrafricaine
Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), Côte d’ Ivoire
Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (ATPDH), Tchad
Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH), Tchad
Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO), République démocratique du Congo
Groupe lotus, République démocratique du Congo
Ligue des électeurs, République démocratique du Congo
Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH), Djibouti
Ethiopian Human Rights Council (EHRCO), Ethiopie
Kenya Human Rights Commission (KHRC), Kenya
Liberia Watch for Human Rights (LWHR), Libéria
Association malienne des Droits de l’Homme (AMDH), Mali
Association nigérienne des droits de l’Homme (ANDDH), Niger
Civil Liberties organisation (CLO), Nigéria
Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH), République du Congo
Ligue rwandaise pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (LIPRODHOR), Rwanda
Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO), Sénégal
Khartoum Centre for Human Rights and Environmental Development (KCHRED), Soudan
Ligue togolaise des droits de l’Homme (LTDH), Togo
Foundation for Human Rights Initiative (FHRI), Ouganda

Amériques
Centro de Estudios Legales y Sociales (CELS), Argentine
Comité de Acción Jurídica (CAJ), Argentine
Asamblea Permanente de los Derechos Humanos de Bolivia (APDHB), Bolivie
Justiça Global (JG), Brésil
Instituto Latinoamericano de Servicios Legales Alternativos (ILSA), Colombie
Comisión Nacional de los Derechos Humanos (CNDH), République dominicaine
Comisión Ecuménica de Derechos Humanos (CEDHU), Equateur
Fundación Nacional de Asesoría Jurídica en Derechos Humanos (INREDH), Equateur
Comisión de Derechos Humanos de El Salvador (CDHES), Le Salvador
Centro para la Acción Legal en Derechos Humanos (CALDH), Guatemala
Comisión de Derechos Humanos de Guatemala (CDHG), Guatemala
Comisión Mexicana de Defensa y Promoción de los Derechos Humanos (CMDPDH), Mexique
Liga Mexicana por la Defensa de los Derechos Humanos(LIMEDDH), Mexique
Centro Nicaragüense de Derechos Humanos (CENIDH), Nicaragua
Centro de Capacitación Social (CCS), Panama
Asociación Pro Derechos Humanos (APRODEH), Pérou
Center for Constitutional Rights (CCR), Etats-Unis

Asie
Cambodian Human Rights and Development Assocation (ADHOC), Cambodge Altsean-Burma, basée en Thaïlande

Europe de l’Est et Asie Centrale
Human Rights Centre of Azerbaijan (HRCA), Azerbaïdjan
Human Rights Centre Viasna, Biélorussie
Kyrgyz Committee for Human Rights (KCHR), Kirghizistan
Centre for Peace and Democracy Development, Serbie
Citizen’s Watch, Russie

Maghreb-Moyen Orient
Egyptian Organisations for Human Rights (EOHR), Egypte
Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS), Egypte
Egyptian Initiative for Personal Rights (EIPR), Egypte
Damascus Centre for Human Rights Studies (DCHRS), Syrie
Committee for the Defence of Democracy Freedoms and Human Rights (CDF), Syrie
Bahrain Centre for Human Rights (BCHR), Bahreïn

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