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29/11/09 (B527) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Arrivée le 15 décembre de la première famille en France.

Les représentants des réfugiés installés à Addis Abeba nous ont fait savoir que la première famille qui a été acceptée par la France, dans le cadre des programmes internautionaux de réinstallation du HCR, prendra l’avion le 14 décembre à Addis Abeba.

L’arrivée du vol 704 d’Ethiopian Airlines est prévu le mardi 15 décembre vers 5h45 à Roissy Charles de Gaulle Terminal 2A.

Nous espérons que la communauté djiboutienne déléguera des représentants pour accueillir cette femme et ses deux enfants, afin de lui apporter un soutien indispensable et pour l’accompagner ensuite dans cette nouvelle vie en France.

29/11/09 (B527) APA Trois officiers de l’armée ougandaise trouvent la mort à Djibouti

Trois officiers des Forces de défense populaires ougandaises (UPDF) sont morts jeudi matin dans un accident de la circulation à Djibouti, quelques heures après leur arrivée dans la capitale djiboutienne pour l’exercice d’entraînement de la Brigade de réserve de l’Afrique de l’Est, a rapporté samedi la presse locale à Kampala.

Les quotidiens ont déclaré que l’un des soldats morts avait été identifié comme étant le major Kahangye, le directeur du commissariat politique de l’armée.

Le responsable de la presse de la Défense Ougandaise, Lieutenant-Colonel Felix Kulayigye, a confirmé que le camion de l’armée djiboutienne qui transportait les soldats de l’UPDF, s’est renversé, tuant trois soldats et en blessant plusieurs autres.

Il a toutefois refusé de révéler l’identité des deux autres victimes, estimant qu’il fallait d’abord informer leur famille avant de révéler leur identité à la presse.

Les militaires étaient en route de « leur premier point d’entrée » vers le lieu de la formation, aurait rapporté le Col. Kulayigye.

Par ailleurs, selon des sources militaires, sept personnes ont été grièvement blessés. Les défunts faisaient partie du deuxième contingent de 58 soldats.

L’autre groupe qui portera à un total de 139 le nombre de soldats prévu pour suivre la formation a quitté vendredi.

L’exercice prévu ce dimanche vise à former les soldats de maintien de la paix, de lutte contre le terrorisme et de gestion des catastrophes.

29/11/09 (B527) Daallo Airline et Djibouti Airline, interdites de vol en Europe par la Commission européenne, pour non respect des règles en matière de sécurité aérienne.

L’union européenne a publié une nouvelle liste qui est disponible en format PdF : http://ec.europa.eu/transport/air-ban/doc/list_fr.pdf.

Cela conforte les avertissements que nous lançons depuis plusieurs années à destination des Djiboutiens en leur recommandant d’être extrêmement vigilants avant d’embarquer sur un appareil de Daallo en particulier.

29/11/09 (B527) La crise financière mondiale toucherait-elle à sa fin ? Prudence, pas encore et pas avant longtemps ! (Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

A lire et à entendre ce qu’il se dit et s’écrit sur le sujet, la crise financière, qui a dévasté récemment l’économie mondiale, toucherait à sa fin.
C’est tout le moins ce qu’en promettent les augures et autres devins supposés experts en matière d’économie mais qui, pour la plupart, n’ont pas vu ou pas voulu voir les signaux d’alerte avant d’en arriver à l’effondrement des « Economies du superficiel et de la fausse apparence » de ces derniers mois.

Alors qu’il convenait de lancer des messages de SOS en temps et en heure, les prophètes de la finance internationale se sont contentés de ramer dans le sens du courant et de récupérer des dividendes conséquents au passage, voire d’accélérer le mouvement et de cautionner le naufrage en participant activement au maintien du cap qui menait immanquablement sur les récifs ; donc à la « faillite générale ».

A les entendre aujourd’hui, la crise financière mondiale serait une fatalité, un mauvais sort du hasard. Excuses par trop facile des âmes sans volonté !

Dans cette forme de « jeu imbécile » pratiqué par quelques-uns, ce en toute liberté et quasi impunité car l’inaptitude n’est point un délit en matière d’expertise financière foireuse, nombreuses sont les populations des pays pauvres à être depuis des mois les premières et grandes victimes de ce cataclysme financier, donc économique et social, qui les frappe de plein fouet.

– Au bord du gouffre depuis des années, le système de santé djiboutien s’est effondré.

L’incurie et l’insouciance de son ministre de tutelle ont accéléré le plongeon du milieu hospitalier djiboutien dans la pénurie.

Ce système de santé qui a toujours survécu malgré une gestion bien plus qu’hasardeuse, alors qu’il est largement financé par des dons internationaux d’importance et des emprunts d’Etat, est victime depuis des mois d’une grave crise financière qui le plonge dans le gouffre.

Difficile de se faire soigner dans de telles conditions car à Djibouti et de plus il n’y a pas de gratuité des soins médicaux et des médicaments.

Du coup, tous les acteurs de la filière, des hôpitaux aux pharmacies, sont victimes d’un manque de crédits.

Incapable de rembourser ses dettes et de payer ses fournisseurs, l’ensemble du milieu médical à Djibouti est en faillite…masquée bien qu’il soit sous constante perfusion.

Les populations djiboutiennes, toutes classes confondues, n’ont pas échappé à ce fléau dévastateur alors qu’une minorité proche du pouvoir n’a pas cessé pour autant de « s’en mettre plein les poches » en continuant de piller et de détourner sans vergogne les fonds publics les emprunts comme les dons et les aides internationales au titre de la coopération ; razzias instaurées, comme si demain devait être la fin du monde !!!

– Il y a ceux qui n’ont plus rien, ceux qui se serrent la ceinture et ….les autres !

Moins sont nombreux les usurpateurs, autres pillards et compères, plus ils veulent s’accaparer.

Toutes les injustices appelant la justice du peuple par le peuple ; la violence de la police politique engendre forcément un jour la révolte armée.

A Djibouti ne comptez pas sur l’usurpateur …et surtout pas sur la QABYO…pour revenir à de meilleurs sentiments à l’égard des familles djiboutiennes en participant à une sincère Mobilisation Nationale d’envergure pour s’entraider et « ENSEMBLE SUPPORTER LA CRISE ».

Ceci nous fait dire que c’est ainsi que toutes leurs passions pour l’argent et leurs responsabilités dans toutes leurs activités sont englouties dans leur rapacité et leur cupidité maladive…..

– Crise internationale ? La prudence est de mise

Comme l’a précisé récemment M Dominique Strauss-Khan, Directeur Général du FMI (Fonds Monétaire International), nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Il part du principe que les actifs bancaires, dits « Toxiques », n’ont pas tous émergé de leurs caves…et sortis de l’ombre. Ils peuvent ainsi se déverser, à tout moment, en nappes nauséabondes et destructrices quitte à polluer, une fois encore, ce qui a déjà été nettoyé à coups de dizaines de milliards par les Banques Centrales des pays.

– Dubaï, le mirage en plein désert ?

Dubaï est l’exemple type de ce pourrait être l’effondrement catastrophe car ayant des conséquences et des répercussions incommensurables.

Nombreux sont celles et ceux qui en Occident s’imaginent que le gigantesque de certaines réalisations est le facteur déterminant le progrès, la prospérité et la joie pour les peuples du monde.

Erreur grossière car il s’agit avant tout de définir, d’examiner et de creuser l’éternel humain car ce sont l’Homme et la Femme qui font la vie, certes pas l’immodéré et le déraisonnable.

Le problème est que l’Emirat de Dubaï est dans l’impossibilité d’honorer aujourd’hui ses engagements financiers car ses dettes se situeraient entre 80 et 100 milliards d’USD pour son seul holding d’Etat…….

Comme ils le firent en 2007 avec les « subprimes » et en 2008 avec les « Krach bancaires » en série, les « grands experts » de la finance n’ont rien venu venir ; éblouis qu’ils furent par les mirages du désert, ceux de l’illusionnisme entretenu avec la ruée sur l’investissement….à Dubaï.

Ce fut la mode « bling – bling », celle du kitch voire de l’excentrique à coups de dizaines de milliards d’USD consacrés, entre autres, à la construction de pistes de ski couvertes dans un décor alpestre de style autrichien.

Ce fut aussi les îles artificielles, des marinas et des tours gigantesques qui détrônent tous les plus grands gratte-ciel existants.

Ce fut l’époque de tous les défis et une aubaine pour tous les grandes sociétés professionnelles du BTP (professions du bâtiment et des travaux publics) occidentales sans oublier les équipementiers et les industriels du luxe et du haut de gamme dans tous les domaines qui se sont implantés à Dubaï pour y faire fortune.

D’énormes bénéfices en perspectives, pour aujourd’hui et …pour demain, d’autant plus que la main d’œuvre employée sur place est importée à bas coût des Philippines, d’Indonésie ou d’Inde…

Certes, Dubaï qui est l’un des Etats des Emirats Arabes Unis est surtout une vitrine pour demain et ne risque pas la faillite …ni de voir débarquer une armée d’huissiers venus saisir ses biens ….au lever du soleil.

Une bonne partie des réalisations est financée par des « prêts islamiques » octroyés par les pays frères et leurs banques, où une forme de « loyers de la solidarité arabe » remplace les intérêts aux taux quasi usuriers pratiqués par les banques dans le monde occidental.

Afin de mieux assurer son pouvoir politique au sein de cette fédération de monarchies absolues, Abou Dhabi, riche de son or noir, se fera une joie de voler au secours de son voisin et frère….

Certes …mais cette couverture de garantie financière octroyée par Abu Dhabi à Dubaï, au nom de l’indéniable et logique « Solidarité islamique et arabe », ne desserrera pas le goulet d’étranglement du jour au lendemain car les difficultés de paiement sont bien là et pour …plus longtemps qu’on ne le pense.

Or c’est à ce niveau que l’aventurisme financier touche directement l’économie réelle. Bon nombre d’entreprises travaillant sur les chantiers pharaoniques de l’émirat seront payées au compte-gouttes avec des retards de paiement vraisemblablement de plusieurs mois. Avec, de surcroît, certainement une révision à la baisse sur la totalité des contrats ; difficultés de trésorerie et récession obligent !

– La suite est aisément prévisible !

Les maisons-mères en Europe des entreprises bénéficiant de marchés à Dubaï risquent d’être mises en difficulté avec les conséquences sociales qui en découleraient (licenciements économiques, dépôts de bilan……).

Sans oublier de nouveaux remous bancaires alors que de grosses enseignes américaines ou européennes, via leurs multiples fonds d’investissement, qui avaient parié fortement dans des placements sur le juteux marché de Dubaï, risqueraient bien, elles aussi, d’y laisser bien plus que des…. « plumes » ; leur chemise et leur culotte !!!.

– Le gros de la crise financière mondiale est-il passé ? Pas encore et pas avant longtemps !

C’est une crise économique qui vient de ravager le monde ; reste maintenant à supporter la crise sociale qui suit et dont on peut déjà mesurer les premiers effets dévastateurs tant en Europe qu’aux USA….et ce n’est qu’un début hélas.

Ne serait-ce qu’en Allemagne, les « avoirs toxiques de Dubaï » sont estimés à plus de 90 milliards d’Euros….

Pour l’instant chacun adopte la position de l’autruche car nul n’ose en parler ; ils sont pudiquement oubliés……………

Pour combien de temps !

29/11/09 (B527) Ouest France / Affaire Borrel : la veuve du juge assassiné à Lisieux le vendredi 4 décembre.


Contribution de Roger Picon
à la recherche de la vérité ..
Le comité de soutien à Elisabeth Borrel « pour la vérité sur l’assassinat du juge Bernard Borrel », créé à Lisieux où le juge Borrel avait été en poste avant de rejoindre l’Afrique, reçoit, le vendredi 4 décembre, à 18 h, à l’Espace Victor-Hugo, la veuve du juge assassiné.

Elle fera le point sur le déroulement de la procédure et en particulier sur le rôle du parquet dans l’affaire Borrel.

29/11/09 (B527) FreeDjibouti -> L’administration djiboutienne : UNE NAVIGATION A VUE

Par FreeDjibouti

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de FreeDjibouti : lien

L’administration publique djiboutienne peut-elle se présenter comme un outil au développement du pays ? Le manque d’infrastructures et de personnel qualifié, la mauvaise gestion des biens et le comportement agressif des agents de commandement, etc. rendent inopérant le but recherché.

Au lendemain des indépendances africaines, les responsables politiques ont maintes fois affirmé la nécessité de mener des actions susceptibles d’élever le niveau de vie des populations et de conduire leurs pays vers un réel développement socio-économique. Les administrations apparaissent comme le moteur de cette philosophie. Mais sur le terrain, les choses se déroulent autrement. A Djibouti, les limites de l’administration sont nombreuses et l’empêchent de se moderniser pour jouer pleinement son rôle.

La première limite
de l’administration djiboutienne réside dans la mauvaise gestion des carrières des fonctionnaires. Normalement, lorsqu’un Djiboutien sort d’une grande école, d’une université ou d’un institut, il est d’abord intégré à la Fonction publique. Ensuite, il passe un stage et obtient sa titularisation.

Il gravit honnêtement les échelons tout en acquérant des expériences. Après, l’État peut lui confier une responsabilité. S’il fait normalement son travail, il reçoit de ses supérieurs une lettre de félicitations ou de citation. Cette dernière lui permet d’obtenir des distinctions honorifiques et des témoignages de satisfaction.

Il peut ainsi changer de catégorie. Mais, de nos jours, c’est le contraire qui se passe dans l’administration djiboutienne. Même si ces mérites sont reconnus, ils ne profitent pas à ceux qui travaillent véritablement. Les conséquences de ces diverses frustrations sont la démotivation, l’indolence, l’incompétence, la lenteur et la désertion. Aujourd’hui, la fonction publique est remplie d’agents démotivés qui ne produisent rien en contrepartie du salaire qu’ils perçoivent.

La deuxième limite
est la politisation à outrance de l’administration djiboutienne.

Actuellement, il est très difficile de sanctionner un fonctionnaire qui commet une faute professionnelle. Parfois, c’est celui qui devrait recevoir une sanction qui devient subitement le chef hiérarchique de celui qui prend la sanction. Cette situation décourage bon nombre de responsables administratifs qui adoptent un profil bas face aux pratiques nuisibles qui se développent dans l’administration.

La formule consacrée est “pas vu, pas pris”.

On ferme les yeux sur la corruption, la concussion et la gabegie. Un cas récent s’est produit dans une des grandes institutions du pays où le Directeur général a pris une décision pour muter un agent. Mais le ministre a décidé de remettre en cause la décision qui avait toute sa raison d’être. Peut-on réellement bien produire dans une telle ambiance ? La politisation occasionne le non-respect de la hiérarchie, la mauvaise circulation de l’information ou sa rétention. Cela encourage aussi l’indiscrétion. Un ancien ministre n’a-t-il pas déclaré que dans ce pays, les décisions prises en Conseil des ministres sont connues des Djiboutiens avant la fin de ce Conseil ?

La troisième limite
est l’absence de gestion prévisionnelle des ressources humaines. Le perfectionnement des administrateurs qui devrait être planifié n’a pas suffisamment fait l’objet de préoccupation des autorités. Hérité d’un système de type régalien, trop dirigiste, le système administratif djiboutienne est incapable de se muer en une administration de développement. Il n’existe pas de plans de formation, de recyclage et de perfectionnement. Comment les fonctionnaires djiboutiens peuvent-ils s’adapter réellement aux mutations et exigences technologiques de l’heure ? C’est de la navigation à vue. Dès que l’opportunité de formation ou de recyclage se présente, ce sont les mêmes qui en bénéficient comme si l’administration était devenue leur chasse gardée. D’autres qui se voient exclus du système recherchent et trouvent eux-mêmes des possibilités de recyclage. Alors que toute formation répond nécessairement aux besoins d’une institution. D’autres encore espèrent contourner cette difficulté en regardant vers les statuts particuliers.

Le semblant de démocratisation qui vient de souffler à Djibouti représente un facteur d’émergence de l’État de droit qui appelle une réflexion profonde sur les missions fondamentales de la Fonction publique. Il faudrait que les administrateurs vivent leur époque avec de nouvelles approches. Rien de tel à Djibouti où l’administration est affectée par l’archaïsme dans son ensemble. La gestion des ressources humaines ne se fait pas en fonction des besoins. Aujourd’hui, on assiste à une concentration des agents de l’administration dans la capitale pendant qu’on continue à engager des volontaires dans les circuits administratifs dans les régions de l’intérieur ? Personne n’est prêt “à aller moisir en province et travailler dans des conditions inimaginables”, entend-on souvent dire.

La quatrième limite
et non des moindres de l’administration djiboutienne est la question de la retraite des travailleurs. Beaucoup de fonctionnaires passent tout leur temps à cotiser pour espérer assurer une retraite paisible, mais ils se retrouvent dans le dénuement total en fin de carrière. L’État ne reconnaît pas les mérites de ses serviteurs. Même si on décide de payer les retraités, généralement, on paie ceux qui n’ont pas cotisé et on abandonne ceux qui l’ont fait. Cela engendre des frustrations et le découragement de bon nombre de fonctionnaires.

Ceux qui sont prudents embrassent d’autres carrières dans le privé.

L’hémorragie actuelle des cadres compétents de l’administration vers les secteurs privés et parapublics explique la crainte éprouvée par les agents quant à la finalité de leur carrière.

L’indigence matérielle à laquelle les agents de l’administration font face dans l’exercice de leur fonction constitue également la cinquième limite qui ronge le secteur public djiboutien. Pourtant, par le passé, l’administration octroyait des crédits aux fonctionnaires. Ce qui leur permettait de construire des logements.

Certains avaient bénéficié des locations-ventes.

Ils étaient épargnés de la misère dont souffrent leurs collègues. C’était une marque de reconnaissance qui fidélisait les agents. Comme on le sait, l’administration djiboutienne est trop limitée pour pouvoir se moderniser et réaliser le bien-être des citoyens.

Il appartient aux autorités et à leurs partenaires nationaux et internationaux de se pencher au chevet de cette institution sans laquelle le pays prendra un sérieux coup dans son semblant de marche vers le progrès.

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

28/11/09 (B527) Le Journal de la Flibuste (1 article en Français)

_______________________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

L’Ariana toujours captif, les pirates rejettent la faute sur le propriétaire

Les pirates somaliens qui détiennent depuis plus de six mois un cargo grec, le MV Ariana et son équipage ukrainien, ont admis vendredi ne pas l’avoir libéré contrairement à ce qu’ils affirmaient jeudi, en faisant porter la responsabilité sur le propriétaire du navire.

« Les propriétaires de l’Ariana ne négocient pas avec nous de bonne foi. Ils changent parfois d’avis, (allant) à l’encontre des accords passés », a déclaré Abdu Farah, un des pirates de l’Ariana, joint au téléphone par l’AFP.

Jeudi, les pirates retenant le cargo avaient annoncé avoir libéré le navire après la conclusion d’un accord sur une rançon de 3,7 millions de dollars. Le propriétaire de l’Ariana, Spyros Minas, directeur de la compagnie All Ocean Shipping basée à Athènes, avait toutefois catégoriquement démenti l’information, affirmant qu’aucune rançon n’avait été versée.

« Les pirates nous demandent beaucoup d’argent, nous sommes prêts à négocier, mais à condition de trouver des interlocuteurs stables », avait déclaré M. Minas.

De son côté, le ministère ukrainien des Affaires étrangères avait indiqué ne pas avoir de confirmation de la libération du navire.

Hashi Ahmed, un autre membre du groupe de pirates, a également critiqué vendredi les volte-face du propriétaire dans les négociations.

« Nous pensions que l’affaire était terminée (jeudi) et tout le monde était ravi lorsque l’accord a été conclu, mais la situation change tout le temps parce que les propriétaires de l’Ariana ne veulent pas négocier avec nous honnêtement », a-t-il assuré au téléphone, depuis le village côtier d’Harardhere, un repaire de pirates à 300 km au nord de Mogadiscio.

Les pirates ont précisé qu’ils entendaient initialement récupérer 3,5 millions de dollars pour eux et distribuer les 200.000 restants aux médiateurs somaliens impliqués dans les négociations.

L’Ariana a été capturé le 2 mai dans l’océan Indien, à 250 milles au sud-ouest des Seychelles, chargé de 10.000 tonnes de soja en route vers le Moyen-Orient.

28/11/09 (B527) Nouvelles de Somalie (3 articles en Français)

_________________________ 3 – Radio Canada

Lindhout sauvée par une firme privée

Les circonstances exactes entourant la libération de la journaliste canadienne Amanda Lindhout et du photographe australien Nigel Brennan demeurent nébuleuses, mais les informations publiées par les médias australiens et canadiens révèlent que le dénouement heureux de cette histoire est le résultat des efforts déployés par les familles plutôt que par les gouvernements.

Mme Lindhout et M. Brennan sont actuellement soignés à l’hôpital Aga Khan de Nairobi, au Kenya. Ils ont été transportés à cet endroit après avoir été libérés mercredi à Mogadiscio, après 15 mois de captivité dans des conditions très difficiles. Ils avaient été enlevés le 23 août 2008, alors qu’ils tentaient de réaliser un reportage sur les camps de déplacés somaliens.

« Leur condition n’est pas bonne », a déclaré à CanWest News Service un porte-parole d’une association de défense des journalistes somaliens, Daud Abdi Daud Dhimbil. « Ils ont besoin de se reposer et de recevoir de l’aide médicale. Ils ont été torturés et battus », poursuit-il. En entrevue au réseau CTV mercredi, Mme Lindhout a elle-même dit avoir été torturée.

Il appert maintenant que cette libération a été essentiellement obtenue grâce au travail de la firme de sécurité privée AKE. La société britannique a été embauchée par la famille de M. Brennan, grâce entre autres au soutien financier de la famille de Mme Lindhout et de mécènes australiens, après que les gouvernements des deux pays se soient pratiquement retirés du dossier.

Nul ne connaît le montant de la rançon versée pour obtenir la libération des deux reporters. Selon diverses déclarations, il semble que la somme se situe entre 500 000 $ et 1 000 000 $. Associated Press a cité deux sources selon lesquelles leur libération a été obtenue pour 700 000 $. L’argent aurait d’ailleurs été le seul motif des ravisseurs.

Les familles embauchent un négociateur

Selon la chaîne publique australienne ABC News, la famille de M. Brennan a décidé de prendre les choses en main après que le photographe eut appelé son frère en Australie, au mois de juillet. Il lui aurait décrit ses conditions de détention très difficiles et aurait laissé planer le spectre de son assassinat si les ravisseurs ne recevaient pas la rançon convoitée.

C’est à ce moment que la famille Brennan a contacté la famille de Mme Lindhout, qui réside à Sylvan Lake, en Alberta. Les deux familles se seraient entendues pour embaucher un négociateur privé, payé 3000 $ la journée. Les deux familles ont ensuite fait des pieds et des mains pour récolter de l’argent, celle de Mme Lindhout réhypothéquant sa maison, celle de M. Brennan organisant diverses collectes de fonds.

Malgré ces initiatives personnelles, l’argent s’est mis à manquer cet automne. La famille Brennan a alors réussi à convaincre deux mécènes australiens de verser de l’argent, soit le millionnaire australien Dick Smith et le chef du Parti vert australien, Bob Brown. La somme recueilli a permis d’assurer la poursuite des efforts de la firme AKE.

Selon le quotidien australien The Age, un groupe de trois hommes du groupe AKE a travaillé pendant 120 jours sur le dossier. Le groupe aurait été dirigé par un ancien agent de la CIA, John Chase, qui aurait eu l’aide d’un ex-agent des forces spéciales néo-zélandaises Shaun Howell. Le Globe and Mail a aussi révélé cette semaine que le chef de la société de gestion des risques de Calgary, Daniel Clayton, a joué un rôle dans cette affaire.

Le quotidien torontois soutient que les négociations avec les ravisseurs ont été facilitées par quatre parlementaires du clan Dudule, dont ils sont issus. Le premier ministre somalien Ali Sharmarke, qui a la citoyenneté canadienne, a pour sa part déclaré au Toronto Star que les négociations ont impliqué des chefs tribaux, des hommes d’affaires et des proches des ravisseurs.

Le Star a également parlé au ministre somalien de la Sécurité nationale, qui affirme que les négociations ont été très ardues, les ravisseurs maintenant longtemps une demande de rançon beaucoup plus élevée. Des sources font état de demandes allant de 1,5 à 2,5 millions de dollars.

Radio-Canada.ca avec
The Globe and Mail, Toronto Star,
The Age, ABC News et CanWest News Servic
e

_________________________ 2 – Le Nouvelliste

L’agence Portes ouvertes communique

Des milices islamistes de la capitale somalienne ont accusé de prosélytisme un jeune chrétien, l’ont enlevé, puis l’ont exécuté. On a retrouvé son corps sans vie dans une rue déserte de Mogadiscio au matin du 14 novembre.

Le 28 octobre, des membres du groupe extrémiste islamique Al Shabaab avaient enlevé Mumin Abdikarim Yusuf, un chrétien converti de l’islam âgé de 23 ans. Selon eux, il aurait tenté de convertir un garçon de 15 ans qui l’avait rapporté à leur milice qui contrôle un quartier de Mogadiscio.

_________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie : la pire année en 18 ans de crise

La situation en Somalie est « la pire qu’ait connu le pays en 18 ans de crise », a affirmé aujourd’hui à Genève le responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les urgences humanitaires, Eric Laroche. « Le secteur de la santé est complètement sous-financé », s’est-il alarmé.

La moitié de la population somalienne, soit 3,6 millions de personnes, est dépendante de l’aide extérieure, a expliqué le Dr Laroche, de retour de Mogadiscio. Depuis le début de l’année, les combats, la sécheresse et les inondations ont provoqué le déplacement d’un demi-million de personnes supplémentaires. La malnutrition touche 20% des enfants de moins de cinq ans, dont 5% sous une forme aiguë, a précisé le Dr Laroche.