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02/12/09 (B527) Le Journal du PND “La République”. Aden Robleh se déclare candidat à la Présidentielle et se prononce plutôt en faveur d’une non-modification de la constitution et il conseille à IOG de quitter le pouvoir à son terme prévu par la Constitution. Candidat de circonstance pour donner un semblant de légitimité aux prochaines élections présidentielles ? (Le numéro complet est disponible en téléchargement)

Un lecteur, que nous remercions, nous a adressé le fac-similé du numéro spécial ‘Congrés’ de la République, daté du 26 novembre 2009, qui est l’organe de communication du PND. Nous mettons quelques commentaires après l’article.
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Télécharger le numéro complet en PDF (4Mo)

Ce numéro reprend les déclarations d’Aden Robleh, qui prend parti en faveur d’un statu quo constitutionnel. C’est à dire qu’il penche pour une non-révision de la constitution qui permettrait à Guelleh de se représenter pour un troisième mandat.

En même temps, Aden Robleh confirme qu’il sera candidat pour les élections présidentielles, s’il a le soutien des membres de son parti.

Il précise que le 17ème congrés du PND se tiendra le 13 décembre et non le 13 septembre, comme cela est habituel, date qui avait été reculée en raison du ramadan.

Enfin dans un article plutôt favorable à Borreh, le PND critique le traitement judiciare de cette affaire qui n’est pas conforme avec les lois en vigueur dans le pays.

________________________ Notes de l’ARDHD

Robleh servira-t-il de candidat d’opérette pour tenter de faire croire que les élections sont démocratiques à Djibouti ? En effet, le PND qui disposait autrefois d’une assise forte au sein de la population, aurait perdu énormément de son audience, en raison des retournements de veste opportunistes de son Président.

Aujourd’hui le PND s’inscrit dans la majorité, aux côtés du RPP et des autres partis lèche-bottes, qui soutiennent les crimes et la dictature.

Son Président partage la gamelle remplie par Guelleh.

Sa candidature contre Guelleh est molle.

Nous pensons plutôt qu’il agit en concertation avec IOG, afin de tenter de crédibiliser les prochaines élections présidentielles où il n’a pratiquement aucune chance (à l’heure actuelle …). Mais les choses peuvent changer d’ici 2011

03/12/09 (B527) XINHUA (Chine) Somalie : 4 mort dans une attaque au Puntland

Quatre personnes ont été tué es et 23 autres blessées, pour la plupart des Ethiopiens, au cours d’une attaque survenue mardi soir à Bossaso, capitale commerciale de la région autoproclamé autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, a-t-on appris de source policière.

Des assaillants inconnus ont jeté des grenades dans un centre vidéo, tuant sur le coup deux personnes et blessant 25 autres. Deux autres réfugiés sont morts de leurs blessures à l’hôpital local de Dahir Nur, a indiqué un officier de police.

Aucun groupe n’a revendiqué pour l’instant cette attaque, alors que la région, qui jouit d’une stabilité relative depuis l’ effondrement du gouvernement somalien il y a près de deux dé cennies, a connu récemment une résurgence des violences contre les forces de sécurité locales.

Les autorités du Puntland accusent le mouvement insurgé islamiste somalien Al-Shabaab, qui sévit principalement dans le sud et le centre de la Somalie, d’être à l’origine de ces attaques.

Le groupe, qui est considéré par le gouvernement somalien comme une entité terroriste ayant des liens avec Al-Qaïda, menace fré quemment d’élargir ses opérations au Puntland et au Somaliland.

Les deux régions ont été la cible d’un certain nombre d’ attentats mortels imputés au mouvement radical, qui souhaite renverser le faible mais internationalement reconnu gouvernement somalien pour établir un Etat islamique.

Le gouvernement somalien ne contrôle aujourd’hui que certaines parties de la capitale Mogadiscio sous protection des forces de maintien de la paix de l’Union africaine.

03/12/09 (B527) LDDH : après l’attentat commis ce jour à Mogadiscio, la LDDH lance un appel bouversant à la communauté internationale pour qu’elle mette un terme aux crimes de guerre qui sont commis contre les populations du sud de la Somalie en particulier, dans des régions sous contrôle de l’AMISOM



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 3 DECEMBRE 2009

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel bouleversant pour que les Instances internationales se mobilisent afin de mettre fin aux Crimes de Guerre, aux massacres aveugles des populations du Sud de la République de la Somalie, encore, arbitrairement occupée par les Forces d’AMISON.

Dans des situations d’occupations, il est difficile de discerner la Vérité.

Des Enquêtes internationales s’avèrent plus que nécessaires, afin de mettre fin aux massacres des Journalistes Engagés à Mogadiscio.

Que Dieu garde en Paix le Peuple Somali et les libère de l’Occupation des Forces Etrangères de l’UA.

NOEL ABDI Jean-Paul

__________________________________________ (En Anglais)
EAST AND HORN OF AFRICA HUMAN
RIGHTS DEFENDERS NETWORK
Press Release
3rd December 2009

KAMPALA: Two journalists killed in Somalia in suicide bomb attack

The number of journalists killed in Somalia has once again risen today when two journalists, Mohamed Amin Adan Abdulle, reporter for Radio Shabelle, and Hassan Zubeyr Haji Hassan, known as Hassa Fantastic, cameraman for Al-Arabia TV, died in a suicide bomb attack whilst covering an important graduation ceremony in South Mogadishu. This incident highlights once again the dire reality facing those seeking to document and monitor the situation on the ground and the need to bring an end to a culture of impunity that enables such acts of violence to occur almost unabated.

The explosion took place during a graduation ceremony for 43 medical students of Banadir University being held at Shamo Hotel, located in one of the few areas of Mogadishu currently under the control of the Transitional Federal Government (TFG) of Somalia and only 1 km away from the base of the African Union force in Somalia (AMISON). At least three government Ministers of the TFG are reported to have been killed in the attack but the exact numbers of fatalities, primarily believed to be students, is not yet clear.

Around 40 other people are reported to have been wounded, including several other journalists. No one has claimed responsibility for the attack although it appears to have been targeted at the TFG.

“The general insecurity in Somalia, along with targeted attacks on journalists, are forcing an increasing number of journalists underground or forcing them to leave the country. What will happen when the only few remaining voices on the ground still able and willing to speak out against ongoing violations are silenced once and for all’ says Abdukadir Ahmed Olad, a Somali journalist in exile.

Somalia is at present one of the deadliest countries in the world for journalists.

Today’s events bring the number of journalists killed in 2009 alone to eight, three of which were victims of targeted killings most notably Mukhtar Mohamed Hirabe, Director of Radio Shabelle who was killed on Sunday 7th June 2009.

Attacks on journalists have occurred at the hands of all the parties involved in the conflict although in 2009 have primarily been carried out by Al-Shabab.

“Today’s tragic events highlight once again the importance of bringing an end to decades of lawlessness and violence in Somalia. Key to this will be ending the culture of impunity that has allowed ongoing attacks and killings to take place without any form of accountability let alone redress.

These events must be condemned but the international community must also put in place the mechanisms that will ensure independent and impartial investigations into such blatant rights violations” says Hassan Shire Sheikh, Executive Director of the East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project ( EHAHRDP). “Ending impunity will also be key to ensuring the protection of journalists and other actors key to the future of the country.”

For more information please do not hesitate to contact
Ms Hassan Shire Sheikh, Executive Director of EHAHRDP
on + 256 772 753 753

or Ms Laetitia Bader, Human Rights Officer at EHAHRDP
on + 257 79 166 927 or advocacy@defenddefenders.org
(pour les francophones ).

EHAHRD-Net Index SOM 032/005/2009
Laetitia Bader
Human Rights Officer
East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project
Human Rights House, Plot 1853 Lulume Rd., Nsambya
P.O. Box 70356 Kampala, Uganda
Tel: +256-312-265823
+256 – 414 510263
Fax: +256-312-265825
Website: http://www.defenddefenders.org

03/12/09 (B527) Yémen Express (2 articles en Français)

_________________________ 2 – Le Monde

Arabie: le roi Abdallah inspecte ses troupes à la frontière avec le Yémen

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite, qui a inspecté mercredi à la frontière avec le Yémen les troupes engagées contre les rebelles chiites yéménites, a ordonné la construction de 10.000 logements pour les personnes déplacées par les combats, selon des sources officielles.

Le souverain saoudien a “inspecté dans l’après-midi les avants-postes des forces militaires déployées sur la frontière du royaume”, dans la région de Jizane (sud-ouest), en sa qualité de commandant suprême de l’armée saoudienne, selon l’agence officielle SPA.

Les autorités saoudiennes ont évacué des milliers de personnes des zones frontalières pour mettre en place une zone tampon large de 10 km des deux côtés de la frontière et empêcher l’infiltration de rebelles et de trafiquants.

Cet ordre de construction semble confirmer des informations de presse selon lesquelles Ryad souhaite rendre durable cette zone tampon, au moins côté saoudien.

C’était la première visite du roi dans la région depuis le lancement par l’armée saoudienne de ses opérations contre les rebelles yéménites à la suite de la mort le 3 novembre d’un garde-frontière saoudien par des rebelles infiltrés dans le royaume.

Un conflit armé oppose ces rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, à l’armée yéménite depuis le 11 août dans des régions bordant la frontière.

Après l’incident du 3 novembre, les militaires saoudiens ont procédé à leur plus large mobilisation depuis la guerre du Golfe en 1991, engageant des avions de combat, l’artillerie lourde, des forces spéciales ainsi que des navires de guerre opérant en mer Rouge.

Neuf militaires saoudiens sont portés disparus à la frontière, avait récemment annoncé le ministère saoudien de la Défense.

Le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat a fait état mercredi de la mort d’un autre soldat, tué lundi dans un accrochage à la frontière.

_________________________ 1 – JDD

Les damnés de Sa’adah – Victimes d’un conflit qui ne les concerne pas, 200 000 villageois du Nord ont dû quitter leurs terres, traumatisés et affamés.

De ses lèvres entrouvertes s’écoule un filet d’air. Son regard, tourné vers l’intérieur, reste irrémédiablement vide, noir comme une plaie béante. Salama a 20 ans. Sa famille a fui les bombardements qui ont emporté sa raison ainsi que le toit de leur maison : investie une nuit par des rebelles chiites de la tribu des Houtis, bombardée par l’armée au petit matin. Au milieu des hurlements de terreur et du tremblement des murs, Salama s’est écroulée, sans connaissance, écrasée par la peur. “Depuis, elle ne se comporte pas normalement”, rapporte, embarrassé, son frère Abduh. Elle prononce de temps à autre un nom, bien souvent celui de sa mère, qu’elle ne reconnaît pas forcément.

Cette famille d’éleveurs de moutons, originaire de la province d’Al-Jawf, a laissé derrière elle jusqu’à son bétail. Dès la fin des bombardements, les quatre frères, avec leur mère, leurs sœurs, leurs femmes et leurs enfants, ont quitté leur village, entassés à l’arrière d’un pick-up en partance pour Al-Manzalah. Arrivés au crépuscule dans ce village du gouvernorat de Sa’adah, à la frontière de l’Arabie saoudite, ils ont, dès le lendemain, repris la route – à pied cette fois – pour rejoindre le camp de déplacés d’Al-Mazrak, au terme d’une journée de marche.

Ils se sont repliés sous quelques-unes de ces tentes blanches, brunies par le sable, où Salama repose désormais comme un secret bien gardé. Malgré ses hurlements et ses gesticulations, elle est restée plusieurs semaines enchaînée, à l’abri des regards, jusqu’à ce qu’un des médecins du camp lui prescrive des tranquillisants. “On n’avait pas le choix, soupire Abduh. A la moindre occasion, elle se sauvait, entrait dans les tentes des voisins, se mettait à hurler, tapait les enfants…” Parce qu’il lui est aussi arrivé de déchirer ses vêtements, sa robe verte, imprimée de roses violettes, est recousue par endroits de fil blanc. “Je n’ose plus me montrer, reprend son frère. J’ai honte.” Abduh est bien plus préoccupé par les frasques de sa sœur que par le conflit qui les a poussés à quitter leurs terres. Comme beaucoup d’autres, il ne comprend rien à cette guerre qui n’est pas la sienne.

200 000 déplacés

Dans le nord du Yémen, embrasé par les combats entre les rebelles chiites houtis et l’armée, des milliers de personnes quittent chaque jour leur village dans le dénuement le plus total. Dans l’indifférence, aussi, faute d’informations: qu’il s’agisse du nombre de victimes ou des mouvements des cohortes de déplacés, jetés sur les routes par la peur et la faim. L’Unicef estime que ces derniers sont plus de 200 000, dont la moitié serait éparpillée dans le gouvernorat de Sa’adah. Dans le camp d’Al-Mazrak, qui fait face chaque jour à des arrivées massives, ils sont plus de 13 000.

“On subissait les bombardements des avions d’un côté, les coups de canon de l’autre, et comme les routes étaient coupées, on n’avait plus rien à manger”, raconte Hassan, un vieil homme dont la barbe grise mange un visage déjà bien maigre. Dans son village, les locaux gouvernementaux avaient été investis par les rebelles avant même la reprise du conflit. Lui les croisait simplement à la prière du vendredi. Il marmonne: “On n’a jamais été leur chercher des histoires, ils nous laissaient tranquilles.”

Le qat pompe 80% des ressources en eau du pays

Hassan s’est installé au camp avec sa famille et quatre autres branches de son arbre généalogique. Certains sont agriculteurs, d’autres trafiquent le qat, cette plante hallucinogène qu’ils revendent jusqu’à 25 dollars la botte en Arabie saoudite. Dans le pays le plus pauvre du Moyen-Orient, près de 60 % du monde rural s’est reconverti dans la production de ce psychotrope, un secteur économique plus profitable mais qui pompe 80% des ressources en eau du pays.

“On n’a pas le choix, on n’a rien”, martèle Brahim, 15 ans, qui assure la survie de sa famille en passant des sacs en Arabie saoudite depuis qu’il est en âge de courir: deux jours de marche pour 15 dollars avec pour ordre de ne jamais abandonner son chargement. “Même poursuivi par la police des frontières.” Et même s’il risque cinq ans de prison ou une balle dans le dos.

Brahim n’a jamais été scolarisé. Le Dr Kamel Ben Abdallah, un des responsables de l’Unicef au Yémen, insiste auprès de son père pour l’inscrire dans l’école que la mission a installée à proximité du camp afin qu’il puisse au moins apprendre à lire et à écrire: “Ce gamin est très intelligent, c’est du gâchis.” Mais pour ces familles en exode, d’une extrême pauvreté, le savoir n’est pas un produit de première nécessité.

La recrudescence de la piraterie en mer Rouge et dans le golfe d’Aden a fait flamber le prix des assurances du transport et, par conséquent, des denrées alimentaires, importées à hauteur de 85% au Yémen. L’aggravation de la pauvreté touche en premier lieu les populations les plus fragilisées. Le sort des femmes et des enfants préoccupe tout particulièrement l’Unicef. “La situation sanitaire est extrêmement préoccupante, la situation nutritionnelle critique”, martèle le Dr Ben Abdallah.

Dans le dispensaire du camp, de 100 à 150 femmes se présentent chaque jour avec leurs enfants, parmi lesquels certains cas de dénutrition sont sévères. Dans le centre d’hospitalisation de jour, qui prend en charge les complications graves, des petits corps reposent dans les bras de leurs mères: de longues ombres fendues d’un regard pareil à celui des statues. Sur les matelas qui jonchent le sol, ici et là, la douleur est en noir, drapée d’un niqab. Derrière ce voile qui ne laisse rien voir de son visage, la mère de Brahim dissimule aussi un sourire immensément triste.

Sa fille Ilhem poussait son petit frère de 2 ans sur la balançoire suspendue au figuier qui jouxte leur maison lorsque le souffle d’une explosion l’a couchée brusquement. Le petit, ne comprenant pas pourquoi elle ne se relevait pas, est allé chercher ses parents. Ils ont ramené le corps inerte entre leurs murs. Ilhem est restée presque toute une journée inanimée. Lorsqu’elle a enfin ouvert ses paupières, elle était devenue muette. Depuis, elle tourne en rond en tapant dans ses mains, inlassablement. Petite victime silencieuse d’une guerre sourde.

03/12/09 (B527) Petites nouvelles du front / Flash Info / IOG EN PRISON, IOG EN PRISON, IOG EN PRISON !

Mutineries au sein des forces armées du Commandement Nord ?

« CHANT DU DEHORS

Dans les guerres civiles nous avons tous les droits. – Nargue à toutes les villes et nargue à tous les rois ! Le burgrave prospère. Tout est dans la terreur. – Barons, nargue au saint-père, Et nargue à l’empereur ! Régnons, nous sommes braves, par le fer, par le feu ! – Nargue à Satan, burgraves ! Burgraves, nargue à Dieu !

« Trompettes et clairons » dans les Burgraves de Victor Hugo.

IOG est de plus en plus isolé. Afin de tenter de redorer son blason, il fait mine de s’intéresser aux problèmes sociaux de Djibouti. Il essaie d’amadouer les Djiboutiens, même les opposants, qu’il traitait d’apatrides, sont subitement devenus des patriotes incontournables, mais son allocution avec le ton d’un grand rassembleur n’a convaincu personne.

Première tentative,

lors de son dernier débat à Ali Sabieh, les notables de cette région lui ont fait clairement savoir, que tous les projets pharaoniques payés au prix fort pour installer des usines n’ont pas généré d’emplois pour les jeunes. Citons en particulier :

  • la Cimenterie,
  • la Société d’Etat "Il Jaano" (qui ne produit qu’au compte-gouttes de l’eau saumâtre traitée par une usine super chère),
  • la Société de marbre qui n’arrive pas à fonctionner malgré la nomination d’Amin M.Robleh mamassan et non Assajog (les vrais originaires d’Ali Sabieh),

Les vieux ont souligné qu’actuellement tous ces investissements publicitaires n’ont pas été une source d’emploi pour les jeunes de cette région, qui fuient vers Djibouti-Ville en espérnat y trouver du travail.

Hélas,souvent sans résultat !

Ils sont figés : chômeurs à vie et certains d’entre eux sont séduits par la délinquance juvénile. Il est bon de souligner que 70% des jeunes diplômés Assajog, d’Obock, de Tadjourah, de Dikhil, sans
oublier Djibouti ville et ses périphériques, sont depuis longtemps chômeurs, pour la majorité d’entre eux, tandis que d’autres ont eu la chance d’immigrer pour pouvoir, au moins, survivre.

Deuxième tentative,

en vue d’un troisième mandat illégal et anticonstitutionnel (de toutes les façons IOG "pisse" sur la Constitution), après le déblocage de 24 millions de francs Djibouti, la propagande portera jusqu’au 17 décembre sur l’Education. L à aussi d’Obock à Ali Sabieh, le Ministre de l’Education à parfaitement compris le message, « Oui c’est grâce à la France qui finance à plus de 80% le budget de l’Education, sans oublier l’aide ponctuelle des Etats-Unis et du Yémen.

Il est vrai que en accompagnement de ces assistances financières et dons en livres et fournitures scolaires, en matériels informatiques et autres matériels bureautiques, la Mission de Coopération française essaye de limiter actuellement le montant des Détournements (la première spécialité du Régime du Dictateur Ismaël Omar Guelleh).

Toutefois, certains vieux d’Arta et d’Ali Sabieh ont mis l’accent sur le fait que la qualité d’Enseignement s’est complètement dégradée depuis ces 15 dernières années, et que la priorité devrait être orientée vers un meilleur encadrement car la surcharge des effectifs par classe (entre 60 à 70 élèves par classe) est anti pédagogique.

Les résultats sont négatifs, même si les diplômes sont délivrés avec la plus grande bienveillance.

Ces jeunes, après le bac, ne savent pas encore rédiger correctement. Les autodidactes sont souvent nettement meilleurs. Dossiers à suivre pas à pas.

Troisième tentative mais dangereuse pour la santé.

Miguil l’hyène matinale face à l’épave du régime. L ’ancien diplomate à Addis Abeba qui avait facilité l’extradition manu militari de plusieurs responsables du Frud Armée dont une femme enceinte épouse d’un responsable, s’est permis, hier 2 décembre 2009, face au petit écran de le télévision, d’inaugurer en souriant un petit Bureau avec évidement une belle salle de conférence, le tout estimé à 15 millions de francs Djibouti. Une bagatelle comparée aux cinq (5) milliards de FD avalés par Miguil sur ordre d’IOG aux dépens des programmes de santé SIDA, financés par la communauté internationale.

La prévention du SIDA n’est pas chère en soi, mais les soins exigent une mobilisation et un assistance internationale. Cela pourrait être efficace et utile si les fonds n’avaient pas été détournés.

L’OMS devrait suivre l’exemple du HCR, qui avait déposé une plainte après avoir constaté un détournement de 70 millions. La plainte du HCR a été déposée auprès des Tribunaux à Compétence universelle.

Pour cinq milliards engloutis en pure perte par des Responsables djiboutiens, l’OMS doit aussi porter plainte. Elle a non seulement le devoir mais aussi une responsabilité morale et juridique à l’égard de ses propres cadres et donateurs qui ne cessent de nous assister.

____________________________________ Brève info. à suivre

L’Armée Djiboutienne risque de basculer sous le contrôle de la Gendarmerie,

Les mutineries dans les casernes du Commandement Nord des Forces Armées se multiplient. L’Equipe de Radio trottoir suit minute par minute l’agravation de la ssituation

Certains Djiboutiens, qui ont peur de l’anarchie, souhaitent un Coup d’Etat.

OULD le Mauritanien, au passeport Djiboutien, ne pourra rien dire, mais à condition que ce Coup d’Etat soit bien accueilli sur la base du "Code d’éthique des Coups d’Etat".

Maître Montebourg qui dénonce les crimes Organisés soit en savoir quelque chose.

Ci-après deux points fondamentaux à savoir

1. Ce Coup d’Etat doit avoir pour objectif primordial, c’est à dire l’ouverture à l’Alternance Démocratique ;

2. .Ce Coup d’Etat devra restituer le pouvoir aux civils avant le 27 novembre 2010 (Thanks Giving Day for the of People of Djibouti).

Votre Représentant
A. le Wadani qui aime son Peuple

03/12/09 (B527) Le Journal de la Flibuste (6 articles en Français)

_________________________ 6 – Le Monde

Un supertanker entre les mains de pirates somaliens

Trois jours après la capture, dimanche 29 novembre, du superpétrolier grec Maran Centaurus par des pirates somaliens à l’est des Seychelles, une zone où six attaques similaires viennent d’être recensées, armateurs et affréteurs de tankers ont des sueurs froides. Le Maran Centaurus est la plus grosse prise depuis celle du superpétrolier saoudien Sirius Star en novembre 2008, libéré trois mois plus tard contre une rançon estimée à 8 millions de dollars (5,3 millions d’euros). Une moitié des 168 actes de piraterie commis dans le monde au cours des neuf derniers mois ont été perpétrés dans le golfe d’Aden ou dans l’océan Indien par des forbans somaliens.

Pottengal Mukundan, directeur de l’International Maritime Bureau (IMB) de Londres, s’inquiète des retombées économiques de la multiplication de ces coups de main de plus en plus éloignés des côtes somaliennes. "En entravant la libre circulation entre la péninsule arabe et le cap de Bonne-Espérance, ces flibustiers constituent un grave péril pour le commerce international des hydrocarbures. Il y a aussi le risque de catastrophe écologique en cas d’échouement ou de collision", avertit Pottengal Mukundan. En effet, à la suite des attaques répétées contre des superpétroliers, le Lloyds of London, premier marché mondial de l’assurance-réassurance, évoque ouvertement l’imposition d’une "taxe à la piraterie".

L’assurance d’un navire, appelée "coque-cargaison" dans le jargon, ne couvre pas les cas de piraterie. Les armateurs voulant se protéger doivent acheter une assurance de guerre pouvant aller jusqu’à 0,2 % de la valeur du navire, excluant la cargaison assurée par l’affréteur. "Le coût du maintien de la liberté de navigation sur les voies commerciales mondiales est transféré aux armateurs et affréteurs, et au bout du compte aux consommateurs", souligne le Lloyd’s.

Les armateurs redoutent l’effet d’un accroissement des primes d’assurance ou du renforcement de leur sécurité sur leurs frais généraux, alors que le secteur est gravement touché par la récession économique. "Le prix du pétrole est très volatil, et la valeur de la cargaison est indexée sur ce cours. Pour l’affréteur, le coût de l’immobilisation prolongée d’un gros tanker comme le Maran Centaurus peut être catastrophique", souligne Roger Middleton, expert de la piraterie maritime au centre d’études stratégiques londonien Chatham House.

Aujourd’hui, en toute discrétion, les armateurs peuvent se faire rembourser la rançon versée par leur assureur. Les Etats-Unis aimeraient contraindre ceux-ci à dénoncer les bénéficiaires du butin aux agences de lutte contre le terrorisme. A lire un récent rapport réalisé par Lord Jopling, conseiller de l’OTAN sur cette question, le trésor de guerre des pirates somaliens pourrait alimenter les caisses de la nébuleuse terroriste. Le pair du royaume accuse en particulier les insurgés islamistes du mouvement Al-Chabab d’être liés à Al-Qaida.

Depuis 2004, pour répondre à la menace d’attentats, chaque navire doit disposer d’une signalisation automatique lue par un satellite, d’un équipage doté de cartes d’identité infalsifiables et d’un certificat de sûreté. Par ailleurs, Intertanko, l’organisme regroupant les propriétaires de tankers, a promulgué tout un arsenal de mesures de sûreté en mer. Par peur de provoquer un incendie, les pétroliers ne sont toutefois pas équipés de gardes armés, à l’inverse d’autres types de bateaux.

Pour lutter plus efficacement contre ce fléau, les experts réclament la consolidation de la force maritime actuellement déployée dans la région sous double commande américano-européenne. "Une trentaine de navires de guerre, dont seulement douze sont opérationnels à tout moment, c’est insuffisant pour contrôler une zone aussi large que les Etats-Unis", insiste David Osler, spécialiste du dossier pour le quotidien maritime londonien Lloyd’s List.

Pour sa part, Pottengal Mukundan de l’IMB favorise la destruction du navire amiral, souvent un boutre volé transportant les vedettes rapides et l’armement, "pour rendre l’acte de piraterie prohibitif".

Marc Roche

_________________________ 5 – Portail des sous-marins

10 pirates arrêtés par les autorités des Seychelles

Par Rédacteur en chef.

C’est d’une certaine façon la première application de l’échange de lettres entre l’UE et les Seychelles, qui vaut accord de transfert de suspects jusqu’à formalisation. Mais aussi un exemple concret de la coopération qui s’est instaurée pour la lutte anti-piraterie entre les différents moyens de la zone (EUNAVFOR, Seychelles, Otan).

_________________________ 4 – Portail des sous-marins

L’Organisation Maritime Internationale salue l’action de la marine nationale dans la lutte contre la piraterie

Par Rédacteur en chef.

Des certificats récompensant les bâtiments français ayant participé aux opérations de lutte contre la piraterie au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden ont été remis le 23 novembre 2009 au siège de l’OMI (Organisation maritime internationale) à Londres.

Les 9 bâtiments français récompensés (période comprise entre le 8/12/08 et le 3/7/09) sont la frégate Nivôse , l’aviso Premier maître L’Her , la frégate Floréal , le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc , la frégate Georges Leygues , l’aviso Commandant Ducuing , le patrouilleur Albatros , l’aviso Commandant Bouan et la frégate Aconit.

_________________________ 3 – Le Matin (Maroc)

Le CS reconduit pour un an les autorisations

Le Conseil de sécurité de l’Onu a décidé, lundi, de reconduire pour une période d’un an les autorisations à entrer dans les eaux territoriales de la Somalie afin «de réprimer les actes de piraterie et les vols à main armée en mer».

Aux termes de sa nouvelle résolution (1897) adoptée à l’unanimité, le Conseil affirme aussi que ces autorisations, octroyées en vertu de la résolution 1851 (2008), doivent être conformes aux normes applicables du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits de l’Homme.

Le Conseil de sécurité «exhorte aussi les Etats parties à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et à la Convention pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime à s’acquitter pleinement de leurs obligations et à coopérer avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), l’Organisation maritime internationale (OMI) et d’autres Etats et organisations internationales en vue de se donner les moyens judiciaires de poursuivre les personnes soupçonnées d’actes de piraterie et de vols à main armée commis au large des côtes somaliennes».

En outre, le Conseil de sécurité salue les initiatives prises par le Groupe de contact pour la Somalie, en coopération avec l’Organisation maritime internationale, les Etats du pavillon et le gouvernement fédéral de transition de la Somalie, pour faciliter la coordination afin de décourager les actes de piraterie dans la zone, exhortant les Etats et les organisations internationales à soutenir ces efforts.

Tout en réaffirmant son attachement à la souveraineté, à l’intégrité territoriale, à l’indépendance politique et à l’unité de la Somalie, y compris à ses ressources naturelles se trouvant au large de ses côtes, le Conseil de sécurité affirme que les autorisations reconduites dans la présente résolution s’appliquent à la seule situation en Somalie et n’affectent pas les droits, obligations ou responsabilités résultant de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, pour ce qui est de toute autre situation.

Il souligne également que la résolution 1897 ne peut être «perçue comme établissant un droit international coutumier».

_________________________ 2 – Radio Chine

Le Conseil de sécurité condamne de nouveau la piraterie en Somalie

Le Conseil de sécurité des Nations unies à de nouveau condamné lundi tous les actes de piraterie et de banditisme armé dans les eaux au large de la Somalie.
Dans leur résolution 1897, adoptée à l’unanimité, les 15 membres de cet organe décisionnel de l’ONU expriment également leur préoccupation les rapports faisant état d’une progression de la piraterie alimentée par « l’escalade des versements de rançons et l’application insuffisante de l’embargo sur les armes ».

Le Conseil appelle à nouveau les pays et organisations régionales « qui ont la capacité de le faire, à participer à la lutte contre la piraterie et le banditisme armé au large des côtes de la Somalie », y compris par l’envoi de bâtiments de guerre.

Il appelle tous les États et organisation régionales opposés à la piraterie au large de la Somalie à conclure des accords ou des dispositions spécifiques avec les pays disposés à assurer la détention des pirates.

Aec le consentement du Gouvernement fédéral de transition ( TFG), ces accords devraient doter les responsables des forces de l’ ordre de la capacité à mener des enquêtes et des poursuites sur les personnes détenues, suggère cette résolution.

Le Conseil appelle également tous les États à coopérer pour déterminer la juridiction compétente et mener les enquêtes et poursuites à l’égard des personnes responsables d’actes de piraterie et de banditisme armé au large des côtes somaliennes.

Le Groupe de surveillance sur la Somalie, créé par le Conseil de sécurité, a signalé que « les versements de rançons exorbitantes ont alimenté le développement (de la piraterie et des bandes armées) y compris en leur permettant de se procurer des armes et du matériel et de maintenir des milices, en violation de l’embargo sur les armes ».

« La forte rentabilité des actes de piraterie, avec des rançons atteignant fréquemment les millions de dollars, ainsi que l’absence de sanctions, ont également contribué à cette forte progression », estime la mission de surveillance.

« En résumé, la piraterie est devenue une activité à faible risque et à forte rémunération », estime-t-il. « À moins d’une action internationale suffisante pour inverser le rapport coûts/ gains soutenant ce phénomène de piraterie, celui-ci restera un fléau pour les transports internationaux transitant dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien, ainsi que pour la paix et la sécurité en Somalie ».

Dans un rapport au Conseil de sécurité sur l’évolution de la piraterie et du banditisme armé dans les eaux territoriales et internationales au large de la Somalie, le secrétaire général de l’ ONU Ban Ki-Moon a souligné que l’intensification de la présence maritime internationale des États membres jouait un rôle crucial dans la stabilisation de la situation dans le golfe d’Aden.

Dans le même temps, M. Ban appelle à une approche intégrée pour renforcer les capacités du TFG et de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) sur la terre ferme.

Cette approche devrait inclure la poursuite du renforcement des institutions juridiques et de sécurité en soutien du processus de paix en cours dans ce pays ravagé par les conflits, notamment afin de permettre les enquêtes et poursuites sur les personnes soupçonnées d’actes de piraterie et de banditisme en mer.

Les pirates somaliens ont capturé des dizaines de navires au cours des deux dernières années, empochant des dizaines de millions de dollars de rançon. On estime que les pirates détiennent actuellement sept navires.

Les pirates somaliens proviennent de clans et de régions spécifiques, très éloignés de la capitale ravagée par la guerre, et ils déjouent jusqu’à présent les efforts de la coalition de navires de guerre qui patrouillent ces eaux, les plus dangereuses au monde, pour tenter d’éradiquer cette menace.

On estime que 25 000 navires empruntent chaque année le golfe d’Aden, au large de la côte nord de la Somalie. Plus de 10 navires et 200 membres d’équipage sont toujours aux mains des pirates somaliens.

Le golfe d’Aden, au large de la côte nord de la Somalie, connaît le risque de piraterie le plus élevé au monde. Quelque 25 000 navires empruntent chaque année ce canal situé au sud du Yémen, entre la mer Rouge et la mer d’Oman.

_________________________ 1 – Portail des sous-marins

Le Danemark prévoit une flotte anti-piraterie

Par Rédacteur en chef.

Le Danemark prévoirait de construire une flotte de patrouilleurs, destinés aux garde-côtes des pays d’Afrique, afin de lutter contre les pirates somaliens.

L’association danoise des armateurs a discuté de ce projet avec un certain nombre de pays d’Afrique de l’Est.

Selon le quotidien danois DR Nyheder, le projet couterait des centaines de millions $. Les patrouilleurs seraient construits dans des chantiers navals danois et en partie financés par le budget d’aide au développement des Nations Unies.

Selon le journal, un membre de l’association, Jan Fritz Hansen, a déclaré que “les attaques se produisent désormais loin des côtes, et les pirates ne peuvent agir sans bateaux-mères.”

Selon lui, les nouveaux patrouilleurs pourraient “bloquer les pirates” et signaler la position des bateaux-mères.

02/12/09 (B527) Affaire Borrel : une audience à Bruxelles mardi 9 décembre qui pourrait avoir des conséquences importantes.

Mardi prochain, la justice belge doit se prononcer sur la recevabilité d’une plainte en diffamation déposée par Alain Romani à l’encontre de Mohamed Alhoumekani.

Les juges belges devront dire s’ils se déclarent compétents ou non pour juger cette plainte.

S’ils se déclarent compétents, l’affaire pourrait être jugée en début d’année 2010. Selon certains observateurs, cela pourrait ouvrir la voie à l’instruction de plusieurs volets de l’affaire "Borrel" et/ou des affaires annexes par la justice belge, y compris la subornation de témoin, qui a été commise sur le sol belge … et qui avait été conclue en France par un jugement de relaxe en appel.

On mesure à quel point, la décision de mardi 9 septembre est attendue par les avocats de Mme Borrel, de ses enfants et par Mohamed Alhoumekani, car elle pourrait se retourner d’abord contre Alain Romani, qui a perdu jusqu’à maintenant (en première instance, puisque les appels n’ont pas encore été jugés) tous les procés qu’il a intentés contre Bernard Nicolas et Elisabeth Borrel. Mais elle pourrait aussi constituer une arme à double tranchant qui mettrait en cause les commanditaires présumés de l’assassinat du juge en 1995.

Le fait que cette affaire ou ses volets annexes puissent être instruits en Belgique, par des juges indépendants, non concernés par la politique africaine française, permettrait-il d’avoir un autre éclairage ?

30/11/09 (B527) Doute à Dubaï … (2 articles en Français)

_______________________ 2 – Le Matin (Ch)

Dubai World, un conglomérat de dix firmes dont Nakheel en difficulté

Dubai World, en voie d’être restructuré sous l’effet de difficultés financières, est un conglomérat public de dix compagnies dont le géant immobilier Nakheel, en partie à l’origine de la crise de la dette de Dubaï, et DP World, troisième opérateur portuaire dans le monde.

Dubaï a demandé mercredi un moratoire de six mois sur la dette de Dubai World, estimée à 59 milliards de dollars sur 80 milliards de dollars de dette publique de l’émirat.

Promoteur de Jumeirah Palm, l’île artificielle en forme de palmier, Nakheel a des difficultés à payer une dette de 3,5 milliards de dollars qui arrive à maturité le 14 décembre.

Sous l’effet de la crise financière mondiale l’an dernier, Nakheel a dû suspendre les projets d’une tour d’un kilomètre de haut et d’une nouvelle cité, Waterfront, qui fait deux fois la superficie de Hong Kong.

Limitless est une autre filiale de promotion immobilière du conglomérat, dédiée initialement à l’international avec des projets en Russie, au Vietnam et en Arabie saoudite notamment mais aussi à Dubaï.

Limitless a une émission d’obligations de 1,2 milliard de dollars qui arrivera à échéance le 31 mars.

Istithmar, la branche investissement de Dubai World, a multiplié depuis sa création en 2003 les acquisitions -dont le paquebot Queen Elizabeth 2 pour le transformer en hôtel flottant-, pour une valeur estimée à plus de 2,9 milliards de dollars.

DP World, troisième opérateur portuaire mondial, gère pour sa part 50 terminaux pour conteneurs dans 32 pays. Il avait annoncé en janvier qu’il revoyait ses projets d’expansion en raison du ralentissement dans l’industrie des terminaux provoqué par la crise financière mondiale. En mars, il avait affiché un bénéfice net de 621 millions de dollars pour 2008, en hausse de 48% par rapport à 2007.

Parmi les autres filiales de Dubai World, figure Economic Zones World, chargée de l’exploitation de zones franches dans le monde entier et qui a annoncé des projets à Djibouti, en Irak et au Sénégal notamment.

Leisurecorp, en charge de la promotion des investissements dans le sport et l’industrie des loisirs et Dubai Multi Commodities Centre (DMCC), une zone franche pour le commerce de l’or, de l’argent, du diamant et des autres métaux précieux, font également partie de Dubai World.

Drydocks World, une cale sèche qui prend en charge chaque année quelque 400 navires, Dubai Maritime City, un projet qui doit être réalisé d’ici à l’an 2012 sur 227 hectares, et Dubai Natural Ressources World -la dernière née en septembre- comptent en outre parmi les filiales de Dubai World.

_______________________ 1 – Mer et Marine

Dubaï Ports World : La maison mère au bord de la faillite

Inquiétude, dans le golfe et sur les places financières internationales, après l’annonce de la possibilité que Dubaï se retrouve en défaut de paiement. .

Dépourvu comme ses voisins de grandes réserves de pétrole, le « Hong Kong des sables » a développé sa puissance grâce à Dubaï World, conglomérat dont l’émirat a demandé le rééchelonnement de la dette jusqu’au 30 mai 2010 au moins.

Cette compagnie parapublique, qui a pris son essor au prix d’un endettement colossal (59 milliards de dollars), est la maison mère de plusieurs structures, comme la compagnie aérienne Emirates et le géant portuaire DP World.

Ce dernier exploite, outre le hub géant de Jebel Ali et sa capacité annuelle de 9 millions d’EVP, pas moins de 49 terminaux portuaires dans le monde.

Repreneur du Britannique P&O Ports il y a quatre ans, Dubaï Ports World s’est également allié au Français CMA CGM pour créer la joint venture PortSynergy, qui exploite notamment, via la GMP, le Terminal de France, au Havre.

Impliqué dans une douzaine de grands projets internationaux, dont « London Gateway », DP World a, par ailleurs, lancé une importante politique de développement sur le continent africain, en s’implantant à Alger, Dakar ou encore Djibouti.

La faillite potentielle de Dubaï World et, en fait, de l’Etat de Dubaï lui-même, serait donc une très mauvaise nouvelle.

« De fait, il y a une menace.

Mais l’intérêt de Dubaï reste de se transformer en grande plateforme financière, logistique et touristique. On voit donc mal l’Etat se passer d’une activité pérenne et la sacrifier. De plus, dans le contexte actuel, on peut se demander qui pourrait racheter DP World », analyse Paul Tourret, directeur de l’Institut Supérieur d’Economie Maritime (ISEMAR).