Articles

30/11/09 (B527) 16ème anniversaire de l’installation des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Trois nouveaux dossiers acceptés par la France.

Les services du HCR viennent de nous informer que trois nouvelles familles de réfugiés avaient été acceptées par les autorités françaises, ce qui porte le total à 4 à ce jour.

Quand on parle de famille, il s’agit bien entendu des parents et de leurs enfants. On estime qu’une vingtaine de personnes est concernée.

Nous savons que ces nouvelles font renaître l’espoir d’une réinstallation au sein des familles de réfugiés qui vivent dans un dénuement presque total en Ethiopie, à Addis et/ou dans les régions Afar.

Le Comité de soutien aux réfugiés djiboutiens d’Addis se réjouit de ces premiers succés. Même si les accords ne concernent encore qu’un petit nombre de familles, c’est une première qui a été obtenue, en grande partie, grâce à l’engagement sans faille des membres du comité conjointement avec le travail du HCR.

Surtout ils permettent d’espèrer que d’autres accords de réinstallation seront offerts à des familles « en attente », soit par la France, soit par les USA, le Canada ou d’autres pays européens.

30/11/09 (B527) Nouvelles de Somalie (1 article en Français)

_____________________________ 1 – AngoPress

Le président Sharif "toujours un bon allié"

Le président somalien Cheikh Sharif Ahmed est "toujours un bon" partenaire avec lequel la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) peut travailler, selon le commandant de cette force, qui a une nouvelle fois encouragé tous les belligérants à négocier.

A la tête du pays depuis janvier, "le président Sharif est toujours un bon allié avec qui l’on peut travailler pour aller vers la paix", a déclaré le major général ougandais Nathan Mugisha, qui dirige la force de paix depuis août 2009.

"Je ne vois pas où il a échoué.

Il négocie toujours, encourage (l’opposition armée) à rejoindre le gouvernement de transition (…)", a souligné vendredi le général Mugisha, dont le commandement est installé sous une forêt d’épineux en bordure de l’aéroport international de Mogadiscio.

Près de 5.300 soldats de l’Amisom sont actuellement déployés en plusieurs points stratégiques de la capitale, notamment à l’aéroport, au port, et à Villa Somalia (présidence).
Ils interviennent en soutien au gouvernement de transition (TFG), dont l’autorité se limite à quelques quartiers de Mogadiscio, face aux insurgés islamistes shebab et leurs alliés du Hezb al-Islam.

30/11/09 (B527) Communiqué du FDP (Bruxelles) Cette année, le FDP (Forum pour la Démocratie et la Paix ) organise une conférence à l’occasion de la commémoration du 18è anniversaire du massacre d’Arhiba, sur le thème :.

Commémoration du 18 décembre 1991, où va Djibouti ?

Le samedi 19 décembre 2009
de 14 h à 17 h

Salle : Pianofabriek

Rue du Fort, n°35

1060 Saint- Gilles, Bruxelles

Nous comptons sur votre présence.

Bien cordialement

L’équipe

30/11/09 (B527) Yémen Express (4 articles en Français)

____________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Deux morts dans le sud du Yémen

Deux hommes originaires du nord du Yémen ont été tués ce matin à l’aube dans une embuscade tendue par des hommes armés sudistes sur la route menant d’Aden à Sanaa, dans le sud du pays, a indiqué un responsable local.

Des hommes armés ont coupé la route à la hauteur de la localité de Radfan (360 km au sud de Sanaa) et arrêté un automobiliste nordiste, le tuant et s’emparant de sa voiture, a indiqué Jasser al-Yamani, adjoint du gouverneur de la province sudiste de Lahej.

Ils ont ensuite arrêté un autre nordiste qui revenait à Sanaa après avoir passé le congé de la fête d’al Adha à Aden, le tuant de sang-froid devant les membres de sa famille.
L’incident est intervenu alors que les forces de sécurité ont lancé une campagne d’arrestations à Aden, principale ville du sud, où une importante manifestation est prévue pour marquer l’anniversaire de l’indépendance de l’ex-Yémen du Sud en 1967.

Selon des sources de sécurité, les forces de l’ordre ont arrêté lundi matin plus de 170 personnes qui voulaient se joindre à la manifestation. Des barrages ont été érigés aux entrées d’Aden pour empêcher les habitants des autres provinces de gagner la ville pour manifester.

Le sud du Yémen est en ébullition sur fond de revendications politiques et sociales, ses habitants estimant faire l’objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d’une aide économique suffisante.

Le Yémen du Sud était un pays indépendant avant l’unification avec le nord en 1990. Une tentative de sécession du Sud avait été noyée dans le sang en 1994 par l’armée du nord.

____________________ 3 – Lakoom

Un Japonais otage d’Al-Qaïda au Yémen

L’otage japonais enlevé au nord-est de Sanaa par des tribus yéménites a changé de mains : des hommes armés d’Al-Qaïda s’en sont emparés et l’ont emmené vers une destination inconnue, ont affirmé deux médiateurs tribaux.

«L’otage a été enlevé par des éléments d’Al-Qaïda qui l’ont emmené vers une destination inconnue dans la région de Maarib», à l’est de Sanaa, a déclaré à l’AFP l’un des deux médiateurs sous le couvert de l’anonymat.

«Les autorités procèdent actuellement à des arrestations parmi les membres des tribus des Al-Hanaq et Al-Gub, responsables de l’enlèvement » le 15 novembre du Japonais, un coopérant ingénieur.

Le Japonais avait été kidnappé à 40 km au nord-est de Sanaa alors qu’il se rendait dans cette région pour y superviser la construction d’une école dans le cadre d’un programme d’aide.

L’objectif de ses ravisseurs était de l’échanger avec un de leurs proches, soupçonné d’appartenance à un mouvement islamiste et détenu par les autorités depuis deux ans sans jugement.

Agé de 22 ans, ce Yéménite «avait été emprisonné en Irak pendant un an par les Américains, et arrêté ensuite pendant un an en Syrie avant d’être appréhendé à son retour à Sanaa où il est incarcéré», a indiqué une source proche des ravisseurs, sans donner son nom.

___________________ 2 – Le Figaro avec ATS

Arabie: "contrôle total" du Jebel Al-Dood

L’armée saoudienne, en guerre contre les rebelles chiites yéménites à la frontière commune, a repris le contrôle du Jebel Al-Dood, une région montagneuse stratégique, a annoncé le ministre-adjoint saoudien de la Défense cité par les médias officiels. "Les forces armées contrôlent totalement Jebel Al-Dood et ses sommets, l’une des régions les plus stratégiques", a déclaré le prince Khaled Ben Sultan Ben Abdel Aziz lors d’une visite d’inspection de ses troupes à la frontière avec le Yémen.

L’armée saoudienne est entrée en guerre contre les rebelles zaïdites yéménites depuis que ces derniers ont tué le 3 novembre un garde-frontière saoudien. Un conflit armé oppose ces rebelles à l’armée yéménite depuis le 11 août dans des régions proches de la frontière avec le royaume saoudien. Les forces saoudiennes ont pour mission de "nettoyer chaque pouce du territoire saoudien", a indiqué le prince Khaled, avertissant que "toute personne infiltrée ou tout tireur embusqué n’avait devant lui que la mort ou la reddition".

___________________ 1 – Romandie News (Ch) avec ATS

Ryad annonce une victoire sur les rebelles chiites du Yémen

L’Arabie saoudite a annoncé avoir conquis aux dépens des rebelles chiites du Yémen une zone montagneuse située en territoire saoudien. Elle a commencé à intervenir chez son allié ce mois-ci à la suite d’une incursion des rebelles au cours de laquelle deux de ses gardes-frontières ont été tués.

Le royaume wahhabite craint que l’instabilité chez son voisin du Sud ne se propage chez lui. Le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef ibn Abdelaziz, n’a pas exclu lundi que les rebelles aient des contacts avec Al Qaïda.

Les Houthis appartiennent à la secte minoritaire chiite des Zaïdis, qui se plaignent d’être marginalisés au Yémen et qui, selon les autorités de Sanaa, seraient soutenus par l’Iran, dont Ryad craint l’influence croissante dans la région.

30/11/09 (B527) Radio Trottoir (lecteur) Une stratégie, qui continue à éliminer.

IOG en pleine déprime !

Aperçu d’une stratégie, qui continue à éliminer.

  • A force d’éliminer les Patriotes, à force de traiter tous les dirigeants Djiboutiens d’apatrides, à force d’insulter les pauvres à ses bottes -> tous les dangers sont à toutes les portes,
  • A force de violer la Constitution et tous les Droits des citoyens, de violer tout, même le respect des religions, tout en rappelant que lorsqu’il était Chef de Cabinet, de son oncle, et responsable de la Sécurité Intérieure et Extérieure et bien avant l’assassinat commandité du Juge Français Bernard Borrel, les cloches des Eglises Chrétiennes avaient été sommées d’arrêter les sons des cloches dans un « pays » qui vient de se libérer du Colonialisme Chrétien.

La Suisse suit l’exemple des Mafieux de la Société des nations unies actuellement basée à Djibouti.

  • A force de déstabiliser nos voisins immédiats, d’abord la Somalie, aujourd’hui le Yémen, demain l’Erythrée et après demain l’Ethiopie, mais avant tout, faut-il s’attendre au démantèlement de Djibouti ?

Faut-il donc, pendant qu’il est encore temps de dénoncer et combattre les MAINS MISES des Forces Etrangères opérationnelles à partir d’Haramous

IOG en pleine déprime !

Certains Djiboutiens, souvent en cachette et doucement, disent « notre JEANNE D’ARC Djiboutienne, la Veuve Isabelle BORREL déstabilise le criminel IOG et à bon titre » .

En République de Djibouti, le Mafieux à la solde de la Mafia internationale, s’est mis à pleurer, en pleine déprime, de jour de la Fête Al ADHA.

Ces larmes de crocodiles, heureusement n’ont affecté personne.

Evidemment pour le jour de la Fête du mouton, ses cris dignes des pleureuses éthiopiennes que l’on achète pour les décès, sont franchement incongrus.

Des Procès auprès de la CPI, mais aussi comme prévenu à la Barre des Accusés dans les Tribunaux à Compétence Universelle s’approchent inéluctablement.

A bon entendeur Salut

Un patriote en plein combat
pour élucider la vérité.

30/11/09 (B527) Doute à Dubaï … (2 articles en Français)

_______________________ 2 – Le Matin (Ch)

Dubai World, un conglomérat de dix firmes dont Nakheel en difficulté

Dubai World, en voie d’être restructuré sous l’effet de difficultés financières, est un conglomérat public de dix compagnies dont le géant immobilier Nakheel, en partie à l’origine de la crise de la dette de Dubaï, et DP World, troisième opérateur portuaire dans le monde.

Dubaï a demandé mercredi un moratoire de six mois sur la dette de Dubai World, estimée à 59 milliards de dollars sur 80 milliards de dollars de dette publique de l’émirat.

Promoteur de Jumeirah Palm, l’île artificielle en forme de palmier, Nakheel a des difficultés à payer une dette de 3,5 milliards de dollars qui arrive à maturité le 14 décembre.

Sous l’effet de la crise financière mondiale l’an dernier, Nakheel a dû suspendre les projets d’une tour d’un kilomètre de haut et d’une nouvelle cité, Waterfront, qui fait deux fois la superficie de Hong Kong.

Limitless est une autre filiale de promotion immobilière du conglomérat, dédiée initialement à l’international avec des projets en Russie, au Vietnam et en Arabie saoudite notamment mais aussi à Dubaï.

Limitless a une émission d’obligations de 1,2 milliard de dollars qui arrivera à échéance le 31 mars.

Istithmar, la branche investissement de Dubai World, a multiplié depuis sa création en 2003 les acquisitions -dont le paquebot Queen Elizabeth 2 pour le transformer en hôtel flottant-, pour une valeur estimée à plus de 2,9 milliards de dollars.

DP World, troisième opérateur portuaire mondial, gère pour sa part 50 terminaux pour conteneurs dans 32 pays. Il avait annoncé en janvier qu’il revoyait ses projets d’expansion en raison du ralentissement dans l’industrie des terminaux provoqué par la crise financière mondiale. En mars, il avait affiché un bénéfice net de 621 millions de dollars pour 2008, en hausse de 48% par rapport à 2007.

Parmi les autres filiales de Dubai World, figure Economic Zones World, chargée de l’exploitation de zones franches dans le monde entier et qui a annoncé des projets à Djibouti, en Irak et au Sénégal notamment.

Leisurecorp, en charge de la promotion des investissements dans le sport et l’industrie des loisirs et Dubai Multi Commodities Centre (DMCC), une zone franche pour le commerce de l’or, de l’argent, du diamant et des autres métaux précieux, font également partie de Dubai World.

Drydocks World, une cale sèche qui prend en charge chaque année quelque 400 navires, Dubai Maritime City, un projet qui doit être réalisé d’ici à l’an 2012 sur 227 hectares, et Dubai Natural Ressources World -la dernière née en septembre- comptent en outre parmi les filiales de Dubai World.

_______________________ 1 – Mer et Marine

Dubaï Ports World : La maison mère au bord de la faillite

Inquiétude, dans le golfe et sur les places financières internationales, après l’annonce de la possibilité que Dubaï se retrouve en défaut de paiement. .

Dépourvu comme ses voisins de grandes réserves de pétrole, le « Hong Kong des sables » a développé sa puissance grâce à Dubaï World, conglomérat dont l’émirat a demandé le rééchelonnement de la dette jusqu’au 30 mai 2010 au moins.

Cette compagnie parapublique, qui a pris son essor au prix d’un endettement colossal (59 milliards de dollars), est la maison mère de plusieurs structures, comme la compagnie aérienne Emirates et le géant portuaire DP World.

Ce dernier exploite, outre le hub géant de Jebel Ali et sa capacité annuelle de 9 millions d’EVP, pas moins de 49 terminaux portuaires dans le monde.

Repreneur du Britannique P&O Ports il y a quatre ans, Dubaï Ports World s’est également allié au Français CMA CGM pour créer la joint venture PortSynergy, qui exploite notamment, via la GMP, le Terminal de France, au Havre.

Impliqué dans une douzaine de grands projets internationaux, dont « London Gateway », DP World a, par ailleurs, lancé une importante politique de développement sur le continent africain, en s’implantant à Alger, Dakar ou encore Djibouti.

La faillite potentielle de Dubaï World et, en fait, de l’Etat de Dubaï lui-même, serait donc une très mauvaise nouvelle.

« De fait, il y a une menace.

Mais l’intérêt de Dubaï reste de se transformer en grande plateforme financière, logistique et touristique. On voit donc mal l’Etat se passer d’une activité pérenne et la sacrifier. De plus, dans le contexte actuel, on peut se demander qui pourrait racheter DP World », analyse Paul Tourret, directeur de l’Institut Supérieur d’Economie Maritime (ISEMAR).

30/11/09 (B527) 16ème anniversaire de l’installation des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Omar Gabasse exprime son émotion à l’annonce de l’accord de la France pour la réinstallation de trois nouvelles familles supplémentaires.

Vous ne pouvez pas imaginer combien a été grande ma joie dès que j’ai appris cette bonne nouvelle pour mes frères réfugiés d’Addis Abeba. C’est le résultat du travail extraordianire d’une equipe déterminée, solide et engagée.

Au nom des réfugiés Djiboutiens que je co-représente, je tiens à remercier, par la présente, l’ARDHD, son president l’infatigable Jean-Loup Schaal (qui a été choisi comme co-représentant par les réfugiés) et sa vice- présidente Anne-Marie de Vaivre, Survie et en particulier la présidente du Groupe Paris Ile-de-France, Uguta-Toosa n’a pas ménagé non plus ses efforts ni son soutien à partir du moment où son Président a été sensibilisé par le sort des réfugiés Djiboutiens, Cassim Ahmed Dini s’est investi en faveur des réfugiés et il a participé à des rencontres avec les autorités internationales, sans oublier toutes les Associations humanitaires qui se sont mobilisées a nos côtés, pour relayer nos appels.

J’adresse un remerciement particulier à Madame Thirode du bureau du HCR de Paris qui a toujours été à l’écoute de nos informations et qui s’est mobilisée avec discrétion et efficacité pour obtenir le resultat que nous connaissons aujourd’hui

Nul doute que ses collègues, responsables de la direction des bureaux HCR d’Addis et de Nairobi, ont contribué activement à cet heureux dénouement et je leur adresse aussi tous mes remerciements.
__________________________
J’attire l’attention sur le cas de certains Djiboutiens, réfugiés à Addis Abeba. Il s’agit de sept personnes récemment enregistés par le HCR et l’ARRA.

Bien que reconnus déosrmais comme réfugiés, ils ne bénéficient encore d’aucune assistance sociale ni médicale.

Malheureusement la liste ne cesse de s’allonger de jour en jour. En effet, je rappelle que des milliers de réfugiés djiboutiens n »ont toujours pas été reconnus par la communauté internationale et en particulier par le HCR. Ils sont réduits à (sur)vivre dans des conditions humanitaires lamentables. La majorité a trouvé des refuges de forture dans la région Afar d’Ethiopie.

Notre combat ne se termine pas là. Bien au contraire nous devons le poursuivre et l’amplifier. Car les réfugiés Djiboutiens comptent sur nous tous. Sans notre aide, ils seraient de nouveau livrés à l’oubli. Ils ont pleinement conscience des progrès qui ont été accomplis depuis que l’ARDHD s’est mobilisée pour sauver la petite Hasna en janvier-février 2008.

Depuis le milieu de 2007, le HCR et l’ARRA s’employaient à convaincre les réfugiés qu’ils n’avaient plus d’autre choix que d’accepter leur retour forcé sur le sol djiboutien.

Grâce à la médiatisation de leur sort, les choses ont beaucoup changé et les dossiers avancent aujourd’hui. Le moral de nos soeurs et de nos frères est remonté d’un cran car ils mesurent concrètement les progrés accomplis, même s’ils souhaitent que leurs dossiers avancent plus vite et surtout que des blocages « parasites » à certains niveaux de la chaîne cessent enfin de ralentir l’instruction normale de leurs demandes de réinstallation..

Un grand merci et bravo à toute l’équipe. Le combat continue…

Omar GABASSE
co-représentant
des réfugiés djiboutiens en Europe

29/11/09 (B527) FreeDjibouti -> L’administration djiboutienne : UNE NAVIGATION A VUE

Par FreeDjibouti

Retrouvez l’intégralité des chroniques
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L’administration publique djiboutienne peut-elle se présenter comme un outil au développement du pays ? Le manque d’infrastructures et de personnel qualifié, la mauvaise gestion des biens et le comportement agressif des agents de commandement, etc. rendent inopérant le but recherché.

Au lendemain des indépendances africaines, les responsables politiques ont maintes fois affirmé la nécessité de mener des actions susceptibles d’élever le niveau de vie des populations et de conduire leurs pays vers un réel développement socio-économique. Les administrations apparaissent comme le moteur de cette philosophie. Mais sur le terrain, les choses se déroulent autrement. A Djibouti, les limites de l’administration sont nombreuses et l’empêchent de se moderniser pour jouer pleinement son rôle.

La première limite
de l’administration djiboutienne réside dans la mauvaise gestion des carrières des fonctionnaires. Normalement, lorsqu’un Djiboutien sort d’une grande école, d’une université ou d’un institut, il est d’abord intégré à la Fonction publique. Ensuite, il passe un stage et obtient sa titularisation.

Il gravit honnêtement les échelons tout en acquérant des expériences. Après, l’État peut lui confier une responsabilité. S’il fait normalement son travail, il reçoit de ses supérieurs une lettre de félicitations ou de citation. Cette dernière lui permet d’obtenir des distinctions honorifiques et des témoignages de satisfaction.

Il peut ainsi changer de catégorie. Mais, de nos jours, c’est le contraire qui se passe dans l’administration djiboutienne. Même si ces mérites sont reconnus, ils ne profitent pas à ceux qui travaillent véritablement. Les conséquences de ces diverses frustrations sont la démotivation, l’indolence, l’incompétence, la lenteur et la désertion. Aujourd’hui, la fonction publique est remplie d’agents démotivés qui ne produisent rien en contrepartie du salaire qu’ils perçoivent.

La deuxième limite
est la politisation à outrance de l’administration djiboutienne.

Actuellement, il est très difficile de sanctionner un fonctionnaire qui commet une faute professionnelle. Parfois, c’est celui qui devrait recevoir une sanction qui devient subitement le chef hiérarchique de celui qui prend la sanction. Cette situation décourage bon nombre de responsables administratifs qui adoptent un profil bas face aux pratiques nuisibles qui se développent dans l’administration.

La formule consacrée est “pas vu, pas pris”.

On ferme les yeux sur la corruption, la concussion et la gabegie. Un cas récent s’est produit dans une des grandes institutions du pays où le Directeur général a pris une décision pour muter un agent. Mais le ministre a décidé de remettre en cause la décision qui avait toute sa raison d’être. Peut-on réellement bien produire dans une telle ambiance ? La politisation occasionne le non-respect de la hiérarchie, la mauvaise circulation de l’information ou sa rétention. Cela encourage aussi l’indiscrétion. Un ancien ministre n’a-t-il pas déclaré que dans ce pays, les décisions prises en Conseil des ministres sont connues des Djiboutiens avant la fin de ce Conseil ?

La troisième limite
est l’absence de gestion prévisionnelle des ressources humaines. Le perfectionnement des administrateurs qui devrait être planifié n’a pas suffisamment fait l’objet de préoccupation des autorités. Hérité d’un système de type régalien, trop dirigiste, le système administratif djiboutienne est incapable de se muer en une administration de développement. Il n’existe pas de plans de formation, de recyclage et de perfectionnement. Comment les fonctionnaires djiboutiens peuvent-ils s’adapter réellement aux mutations et exigences technologiques de l’heure ? C’est de la navigation à vue. Dès que l’opportunité de formation ou de recyclage se présente, ce sont les mêmes qui en bénéficient comme si l’administration était devenue leur chasse gardée. D’autres qui se voient exclus du système recherchent et trouvent eux-mêmes des possibilités de recyclage. Alors que toute formation répond nécessairement aux besoins d’une institution. D’autres encore espèrent contourner cette difficulté en regardant vers les statuts particuliers.

Le semblant de démocratisation qui vient de souffler à Djibouti représente un facteur d’émergence de l’État de droit qui appelle une réflexion profonde sur les missions fondamentales de la Fonction publique. Il faudrait que les administrateurs vivent leur époque avec de nouvelles approches. Rien de tel à Djibouti où l’administration est affectée par l’archaïsme dans son ensemble. La gestion des ressources humaines ne se fait pas en fonction des besoins. Aujourd’hui, on assiste à une concentration des agents de l’administration dans la capitale pendant qu’on continue à engager des volontaires dans les circuits administratifs dans les régions de l’intérieur ? Personne n’est prêt “à aller moisir en province et travailler dans des conditions inimaginables”, entend-on souvent dire.

La quatrième limite
et non des moindres de l’administration djiboutienne est la question de la retraite des travailleurs. Beaucoup de fonctionnaires passent tout leur temps à cotiser pour espérer assurer une retraite paisible, mais ils se retrouvent dans le dénuement total en fin de carrière. L’État ne reconnaît pas les mérites de ses serviteurs. Même si on décide de payer les retraités, généralement, on paie ceux qui n’ont pas cotisé et on abandonne ceux qui l’ont fait. Cela engendre des frustrations et le découragement de bon nombre de fonctionnaires.

Ceux qui sont prudents embrassent d’autres carrières dans le privé.

L’hémorragie actuelle des cadres compétents de l’administration vers les secteurs privés et parapublics explique la crainte éprouvée par les agents quant à la finalité de leur carrière.

L’indigence matérielle à laquelle les agents de l’administration font face dans l’exercice de leur fonction constitue également la cinquième limite qui ronge le secteur public djiboutien. Pourtant, par le passé, l’administration octroyait des crédits aux fonctionnaires. Ce qui leur permettait de construire des logements.

Certains avaient bénéficié des locations-ventes.

Ils étaient épargnés de la misère dont souffrent leurs collègues. C’était une marque de reconnaissance qui fidélisait les agents. Comme on le sait, l’administration djiboutienne est trop limitée pour pouvoir se moderniser et réaliser le bien-être des citoyens.

Il appartient aux autorités et à leurs partenaires nationaux et internationaux de se pencher au chevet de cette institution sans laquelle le pays prendra un sérieux coup dans son semblant de marche vers le progrès.

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

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