Articles

30/11/09 (B527) Doute à Dubaï … (2 articles en Français)

_______________________ 2 – Le Matin (Ch)

Dubai World, un conglomérat de dix firmes dont Nakheel en difficulté

Dubai World, en voie d’être restructuré sous l’effet de difficultés financières, est un conglomérat public de dix compagnies dont le géant immobilier Nakheel, en partie à l’origine de la crise de la dette de Dubaï, et DP World, troisième opérateur portuaire dans le monde.

Dubaï a demandé mercredi un moratoire de six mois sur la dette de Dubai World, estimée à 59 milliards de dollars sur 80 milliards de dollars de dette publique de l’émirat.

Promoteur de Jumeirah Palm, l’île artificielle en forme de palmier, Nakheel a des difficultés à payer une dette de 3,5 milliards de dollars qui arrive à maturité le 14 décembre.

Sous l’effet de la crise financière mondiale l’an dernier, Nakheel a dû suspendre les projets d’une tour d’un kilomètre de haut et d’une nouvelle cité, Waterfront, qui fait deux fois la superficie de Hong Kong.

Limitless est une autre filiale de promotion immobilière du conglomérat, dédiée initialement à l’international avec des projets en Russie, au Vietnam et en Arabie saoudite notamment mais aussi à Dubaï.

Limitless a une émission d’obligations de 1,2 milliard de dollars qui arrivera à échéance le 31 mars.

Istithmar, la branche investissement de Dubai World, a multiplié depuis sa création en 2003 les acquisitions -dont le paquebot Queen Elizabeth 2 pour le transformer en hôtel flottant-, pour une valeur estimée à plus de 2,9 milliards de dollars.

DP World, troisième opérateur portuaire mondial, gère pour sa part 50 terminaux pour conteneurs dans 32 pays. Il avait annoncé en janvier qu’il revoyait ses projets d’expansion en raison du ralentissement dans l’industrie des terminaux provoqué par la crise financière mondiale. En mars, il avait affiché un bénéfice net de 621 millions de dollars pour 2008, en hausse de 48% par rapport à 2007.

Parmi les autres filiales de Dubai World, figure Economic Zones World, chargée de l’exploitation de zones franches dans le monde entier et qui a annoncé des projets à Djibouti, en Irak et au Sénégal notamment.

Leisurecorp, en charge de la promotion des investissements dans le sport et l’industrie des loisirs et Dubai Multi Commodities Centre (DMCC), une zone franche pour le commerce de l’or, de l’argent, du diamant et des autres métaux précieux, font également partie de Dubai World.

Drydocks World, une cale sèche qui prend en charge chaque année quelque 400 navires, Dubai Maritime City, un projet qui doit être réalisé d’ici à l’an 2012 sur 227 hectares, et Dubai Natural Ressources World -la dernière née en septembre- comptent en outre parmi les filiales de Dubai World.

_______________________ 1 – Mer et Marine

Dubaï Ports World : La maison mère au bord de la faillite

Inquiétude, dans le golfe et sur les places financières internationales, après l’annonce de la possibilité que Dubaï se retrouve en défaut de paiement. .

Dépourvu comme ses voisins de grandes réserves de pétrole, le « Hong Kong des sables » a développé sa puissance grâce à Dubaï World, conglomérat dont l’émirat a demandé le rééchelonnement de la dette jusqu’au 30 mai 2010 au moins.

Cette compagnie parapublique, qui a pris son essor au prix d’un endettement colossal (59 milliards de dollars), est la maison mère de plusieurs structures, comme la compagnie aérienne Emirates et le géant portuaire DP World.

Ce dernier exploite, outre le hub géant de Jebel Ali et sa capacité annuelle de 9 millions d’EVP, pas moins de 49 terminaux portuaires dans le monde.

Repreneur du Britannique P&O Ports il y a quatre ans, Dubaï Ports World s’est également allié au Français CMA CGM pour créer la joint venture PortSynergy, qui exploite notamment, via la GMP, le Terminal de France, au Havre.

Impliqué dans une douzaine de grands projets internationaux, dont « London Gateway », DP World a, par ailleurs, lancé une importante politique de développement sur le continent africain, en s’implantant à Alger, Dakar ou encore Djibouti.

La faillite potentielle de Dubaï World et, en fait, de l’Etat de Dubaï lui-même, serait donc une très mauvaise nouvelle.

« De fait, il y a une menace.

Mais l’intérêt de Dubaï reste de se transformer en grande plateforme financière, logistique et touristique. On voit donc mal l’Etat se passer d’une activité pérenne et la sacrifier. De plus, dans le contexte actuel, on peut se demander qui pourrait racheter DP World », analyse Paul Tourret, directeur de l’Institut Supérieur d’Economie Maritime (ISEMAR).

30/11/09 (B527) Les traits de l’Erythrée / Dans le collimateur du Conseil de sécurité

L’Erythrée pourrait subir des sanctions de la part du Conseil de sécurité pour « son action déstabilisatrice en Somalie et son attitude hostile à l’égard de son voisin Djibouti ».

L’Ouganda a mis en circulation un projet de résolution qui prévoit un embargo sur les armes à destination et en provenance de l’Erythrée, ainsi que des sanctions individuelles contre des personnalités appartenant aux « élites militaires et politiques érythréennes ».

Le texte prévoit la création d’un comité ad hoc du Conseil de sécurité, qui sera chargé d’identifier ces personnes et de surveiller la mise en œuvre des sanctions.

Le texte doit être débattu et un vote n’interviendrait qu’en décembre.

30/11/09 (B527) Nouvelles de Somalie (1 article en Français)

_____________________________ 1 – AngoPress

Le président Sharif "toujours un bon allié"

Le président somalien Cheikh Sharif Ahmed est "toujours un bon" partenaire avec lequel la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) peut travailler, selon le commandant de cette force, qui a une nouvelle fois encouragé tous les belligérants à négocier.

A la tête du pays depuis janvier, "le président Sharif est toujours un bon allié avec qui l’on peut travailler pour aller vers la paix", a déclaré le major général ougandais Nathan Mugisha, qui dirige la force de paix depuis août 2009.

"Je ne vois pas où il a échoué.

Il négocie toujours, encourage (l’opposition armée) à rejoindre le gouvernement de transition (…)", a souligné vendredi le général Mugisha, dont le commandement est installé sous une forêt d’épineux en bordure de l’aéroport international de Mogadiscio.

Près de 5.300 soldats de l’Amisom sont actuellement déployés en plusieurs points stratégiques de la capitale, notamment à l’aéroport, au port, et à Villa Somalia (présidence).
Ils interviennent en soutien au gouvernement de transition (TFG), dont l’autorité se limite à quelques quartiers de Mogadiscio, face aux insurgés islamistes shebab et leurs alliés du Hezb al-Islam.

30/11/09 (B527) Yémen Express (4 articles en Français)

____________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Deux morts dans le sud du Yémen

Deux hommes originaires du nord du Yémen ont été tués ce matin à l’aube dans une embuscade tendue par des hommes armés sudistes sur la route menant d’Aden à Sanaa, dans le sud du pays, a indiqué un responsable local.

Des hommes armés ont coupé la route à la hauteur de la localité de Radfan (360 km au sud de Sanaa) et arrêté un automobiliste nordiste, le tuant et s’emparant de sa voiture, a indiqué Jasser al-Yamani, adjoint du gouverneur de la province sudiste de Lahej.

Ils ont ensuite arrêté un autre nordiste qui revenait à Sanaa après avoir passé le congé de la fête d’al Adha à Aden, le tuant de sang-froid devant les membres de sa famille.
L’incident est intervenu alors que les forces de sécurité ont lancé une campagne d’arrestations à Aden, principale ville du sud, où une importante manifestation est prévue pour marquer l’anniversaire de l’indépendance de l’ex-Yémen du Sud en 1967.

Selon des sources de sécurité, les forces de l’ordre ont arrêté lundi matin plus de 170 personnes qui voulaient se joindre à la manifestation. Des barrages ont été érigés aux entrées d’Aden pour empêcher les habitants des autres provinces de gagner la ville pour manifester.

Le sud du Yémen est en ébullition sur fond de revendications politiques et sociales, ses habitants estimant faire l’objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d’une aide économique suffisante.

Le Yémen du Sud était un pays indépendant avant l’unification avec le nord en 1990. Une tentative de sécession du Sud avait été noyée dans le sang en 1994 par l’armée du nord.

____________________ 3 – Lakoom

Un Japonais otage d’Al-Qaïda au Yémen

L’otage japonais enlevé au nord-est de Sanaa par des tribus yéménites a changé de mains : des hommes armés d’Al-Qaïda s’en sont emparés et l’ont emmené vers une destination inconnue, ont affirmé deux médiateurs tribaux.

«L’otage a été enlevé par des éléments d’Al-Qaïda qui l’ont emmené vers une destination inconnue dans la région de Maarib», à l’est de Sanaa, a déclaré à l’AFP l’un des deux médiateurs sous le couvert de l’anonymat.

«Les autorités procèdent actuellement à des arrestations parmi les membres des tribus des Al-Hanaq et Al-Gub, responsables de l’enlèvement » le 15 novembre du Japonais, un coopérant ingénieur.

Le Japonais avait été kidnappé à 40 km au nord-est de Sanaa alors qu’il se rendait dans cette région pour y superviser la construction d’une école dans le cadre d’un programme d’aide.

L’objectif de ses ravisseurs était de l’échanger avec un de leurs proches, soupçonné d’appartenance à un mouvement islamiste et détenu par les autorités depuis deux ans sans jugement.

Agé de 22 ans, ce Yéménite «avait été emprisonné en Irak pendant un an par les Américains, et arrêté ensuite pendant un an en Syrie avant d’être appréhendé à son retour à Sanaa où il est incarcéré», a indiqué une source proche des ravisseurs, sans donner son nom.

___________________ 2 – Le Figaro avec ATS

Arabie: "contrôle total" du Jebel Al-Dood

L’armée saoudienne, en guerre contre les rebelles chiites yéménites à la frontière commune, a repris le contrôle du Jebel Al-Dood, une région montagneuse stratégique, a annoncé le ministre-adjoint saoudien de la Défense cité par les médias officiels. "Les forces armées contrôlent totalement Jebel Al-Dood et ses sommets, l’une des régions les plus stratégiques", a déclaré le prince Khaled Ben Sultan Ben Abdel Aziz lors d’une visite d’inspection de ses troupes à la frontière avec le Yémen.

L’armée saoudienne est entrée en guerre contre les rebelles zaïdites yéménites depuis que ces derniers ont tué le 3 novembre un garde-frontière saoudien. Un conflit armé oppose ces rebelles à l’armée yéménite depuis le 11 août dans des régions proches de la frontière avec le royaume saoudien. Les forces saoudiennes ont pour mission de "nettoyer chaque pouce du territoire saoudien", a indiqué le prince Khaled, avertissant que "toute personne infiltrée ou tout tireur embusqué n’avait devant lui que la mort ou la reddition".

___________________ 1 – Romandie News (Ch) avec ATS

Ryad annonce une victoire sur les rebelles chiites du Yémen

L’Arabie saoudite a annoncé avoir conquis aux dépens des rebelles chiites du Yémen une zone montagneuse située en territoire saoudien. Elle a commencé à intervenir chez son allié ce mois-ci à la suite d’une incursion des rebelles au cours de laquelle deux de ses gardes-frontières ont été tués.

Le royaume wahhabite craint que l’instabilité chez son voisin du Sud ne se propage chez lui. Le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef ibn Abdelaziz, n’a pas exclu lundi que les rebelles aient des contacts avec Al Qaïda.

Les Houthis appartiennent à la secte minoritaire chiite des Zaïdis, qui se plaignent d’être marginalisés au Yémen et qui, selon les autorités de Sanaa, seraient soutenus par l’Iran, dont Ryad craint l’influence croissante dans la région.

30/11/09 (B527) 16ème anniversaire de l’installation des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Omar Gabasse exprime son émotion à l’annonce de l’accord de la France pour la réinstallation de trois nouvelles familles supplémentaires.

Vous ne pouvez pas imaginer combien a été grande ma joie dès que j’ai appris cette bonne nouvelle pour mes frères réfugiés d’Addis Abeba. C’est le résultat du travail extraordianire d’une equipe déterminée, solide et engagée.

Au nom des réfugiés Djiboutiens que je co-représente, je tiens à remercier, par la présente, l’ARDHD, son president l’infatigable Jean-Loup Schaal (qui a été choisi comme co-représentant par les réfugiés) et sa vice- présidente Anne-Marie de Vaivre, Survie et en particulier la présidente du Groupe Paris Ile-de-France, Uguta-Toosa n’a pas ménagé non plus ses efforts ni son soutien à partir du moment où son Président a été sensibilisé par le sort des réfugiés Djiboutiens, Cassim Ahmed Dini s’est investi en faveur des réfugiés et il a participé à des rencontres avec les autorités internationales, sans oublier toutes les Associations humanitaires qui se sont mobilisées a nos côtés, pour relayer nos appels.

J’adresse un remerciement particulier à Madame Thirode du bureau du HCR de Paris qui a toujours été à l’écoute de nos informations et qui s’est mobilisée avec discrétion et efficacité pour obtenir le resultat que nous connaissons aujourd’hui

Nul doute que ses collègues, responsables de la direction des bureaux HCR d’Addis et de Nairobi, ont contribué activement à cet heureux dénouement et je leur adresse aussi tous mes remerciements.
__________________________
J’attire l’attention sur le cas de certains Djiboutiens, réfugiés à Addis Abeba. Il s’agit de sept personnes récemment enregistés par le HCR et l’ARRA.

Bien que reconnus déosrmais comme réfugiés, ils ne bénéficient encore d’aucune assistance sociale ni médicale.

Malheureusement la liste ne cesse de s’allonger de jour en jour. En effet, je rappelle que des milliers de réfugiés djiboutiens n »ont toujours pas été reconnus par la communauté internationale et en particulier par le HCR. Ils sont réduits à (sur)vivre dans des conditions humanitaires lamentables. La majorité a trouvé des refuges de forture dans la région Afar d’Ethiopie.

Notre combat ne se termine pas là. Bien au contraire nous devons le poursuivre et l’amplifier. Car les réfugiés Djiboutiens comptent sur nous tous. Sans notre aide, ils seraient de nouveau livrés à l’oubli. Ils ont pleinement conscience des progrès qui ont été accomplis depuis que l’ARDHD s’est mobilisée pour sauver la petite Hasna en janvier-février 2008.

Depuis le milieu de 2007, le HCR et l’ARRA s’employaient à convaincre les réfugiés qu’ils n’avaient plus d’autre choix que d’accepter leur retour forcé sur le sol djiboutien.

Grâce à la médiatisation de leur sort, les choses ont beaucoup changé et les dossiers avancent aujourd’hui. Le moral de nos soeurs et de nos frères est remonté d’un cran car ils mesurent concrètement les progrés accomplis, même s’ils souhaitent que leurs dossiers avancent plus vite et surtout que des blocages « parasites » à certains niveaux de la chaîne cessent enfin de ralentir l’instruction normale de leurs demandes de réinstallation..

Un grand merci et bravo à toute l’équipe. Le combat continue…

Omar GABASSE
co-représentant
des réfugiés djiboutiens en Europe

30/11/09 (B527) 16ème anniversaire de l’installation des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Trois nouveaux dossiers acceptés par la France.

Les services du HCR viennent de nous informer que trois nouvelles familles de réfugiés avaient été acceptées par les autorités françaises, ce qui porte le total à 4 à ce jour.

Quand on parle de famille, il s’agit bien entendu des parents et de leurs enfants. On estime qu’une vingtaine de personnes est concernée.

Nous savons que ces nouvelles font renaître l’espoir d’une réinstallation au sein des familles de réfugiés qui vivent dans un dénuement presque total en Ethiopie, à Addis et/ou dans les régions Afar.

Le Comité de soutien aux réfugiés djiboutiens d’Addis se réjouit de ces premiers succés. Même si les accords ne concernent encore qu’un petit nombre de familles, c’est une première qui a été obtenue, en grande partie, grâce à l’engagement sans faille des membres du comité conjointement avec le travail du HCR.

Surtout ils permettent d’espèrer que d’autres accords de réinstallation seront offerts à des familles « en attente », soit par la France, soit par les USA, le Canada ou d’autres pays européens.

30/11/09 (B527) Communiqué du FDP (Bruxelles) Cette année, le FDP (Forum pour la Démocratie et la Paix ) organise une conférence à l’occasion de la commémoration du 18è anniversaire du massacre d’Arhiba, sur le thème :.

Commémoration du 18 décembre 1991, où va Djibouti ?

Le samedi 19 décembre 2009
de 14 h à 17 h

Salle : Pianofabriek

Rue du Fort, n°35

1060 Saint- Gilles, Bruxelles

Nous comptons sur votre présence.

Bien cordialement

L’équipe

29/11/09 (B527) La crise financière mondiale toucherait-elle à sa fin ? Prudence, pas encore et pas avant longtemps ! (Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

A lire et à entendre ce qu’il se dit et s’écrit sur le sujet, la crise financière, qui a dévasté récemment l’économie mondiale, toucherait à sa fin.
C’est tout le moins ce qu’en promettent les augures et autres devins supposés experts en matière d’économie mais qui, pour la plupart, n’ont pas vu ou pas voulu voir les signaux d’alerte avant d’en arriver à l’effondrement des « Economies du superficiel et de la fausse apparence » de ces derniers mois.

Alors qu’il convenait de lancer des messages de SOS en temps et en heure, les prophètes de la finance internationale se sont contentés de ramer dans le sens du courant et de récupérer des dividendes conséquents au passage, voire d’accélérer le mouvement et de cautionner le naufrage en participant activement au maintien du cap qui menait immanquablement sur les récifs ; donc à la « faillite générale ».

A les entendre aujourd’hui, la crise financière mondiale serait une fatalité, un mauvais sort du hasard. Excuses par trop facile des âmes sans volonté !

Dans cette forme de « jeu imbécile » pratiqué par quelques-uns, ce en toute liberté et quasi impunité car l’inaptitude n’est point un délit en matière d’expertise financière foireuse, nombreuses sont les populations des pays pauvres à être depuis des mois les premières et grandes victimes de ce cataclysme financier, donc économique et social, qui les frappe de plein fouet.

– Au bord du gouffre depuis des années, le système de santé djiboutien s’est effondré.

L’incurie et l’insouciance de son ministre de tutelle ont accéléré le plongeon du milieu hospitalier djiboutien dans la pénurie.

Ce système de santé qui a toujours survécu malgré une gestion bien plus qu’hasardeuse, alors qu’il est largement financé par des dons internationaux d’importance et des emprunts d’Etat, est victime depuis des mois d’une grave crise financière qui le plonge dans le gouffre.

Difficile de se faire soigner dans de telles conditions car à Djibouti et de plus il n’y a pas de gratuité des soins médicaux et des médicaments.

Du coup, tous les acteurs de la filière, des hôpitaux aux pharmacies, sont victimes d’un manque de crédits.

Incapable de rembourser ses dettes et de payer ses fournisseurs, l’ensemble du milieu médical à Djibouti est en faillite…masquée bien qu’il soit sous constante perfusion.

Les populations djiboutiennes, toutes classes confondues, n’ont pas échappé à ce fléau dévastateur alors qu’une minorité proche du pouvoir n’a pas cessé pour autant de « s’en mettre plein les poches » en continuant de piller et de détourner sans vergogne les fonds publics les emprunts comme les dons et les aides internationales au titre de la coopération ; razzias instaurées, comme si demain devait être la fin du monde !!!

– Il y a ceux qui n’ont plus rien, ceux qui se serrent la ceinture et ….les autres !

Moins sont nombreux les usurpateurs, autres pillards et compères, plus ils veulent s’accaparer.

Toutes les injustices appelant la justice du peuple par le peuple ; la violence de la police politique engendre forcément un jour la révolte armée.

A Djibouti ne comptez pas sur l’usurpateur …et surtout pas sur la QABYO…pour revenir à de meilleurs sentiments à l’égard des familles djiboutiennes en participant à une sincère Mobilisation Nationale d’envergure pour s’entraider et « ENSEMBLE SUPPORTER LA CRISE ».

Ceci nous fait dire que c’est ainsi que toutes leurs passions pour l’argent et leurs responsabilités dans toutes leurs activités sont englouties dans leur rapacité et leur cupidité maladive…..

– Crise internationale ? La prudence est de mise

Comme l’a précisé récemment M Dominique Strauss-Khan, Directeur Général du FMI (Fonds Monétaire International), nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Il part du principe que les actifs bancaires, dits « Toxiques », n’ont pas tous émergé de leurs caves…et sortis de l’ombre. Ils peuvent ainsi se déverser, à tout moment, en nappes nauséabondes et destructrices quitte à polluer, une fois encore, ce qui a déjà été nettoyé à coups de dizaines de milliards par les Banques Centrales des pays.

– Dubaï, le mirage en plein désert ?

Dubaï est l’exemple type de ce pourrait être l’effondrement catastrophe car ayant des conséquences et des répercussions incommensurables.

Nombreux sont celles et ceux qui en Occident s’imaginent que le gigantesque de certaines réalisations est le facteur déterminant le progrès, la prospérité et la joie pour les peuples du monde.

Erreur grossière car il s’agit avant tout de définir, d’examiner et de creuser l’éternel humain car ce sont l’Homme et la Femme qui font la vie, certes pas l’immodéré et le déraisonnable.

Le problème est que l’Emirat de Dubaï est dans l’impossibilité d’honorer aujourd’hui ses engagements financiers car ses dettes se situeraient entre 80 et 100 milliards d’USD pour son seul holding d’Etat…….

Comme ils le firent en 2007 avec les « subprimes » et en 2008 avec les « Krach bancaires » en série, les « grands experts » de la finance n’ont rien venu venir ; éblouis qu’ils furent par les mirages du désert, ceux de l’illusionnisme entretenu avec la ruée sur l’investissement….à Dubaï.

Ce fut la mode « bling – bling », celle du kitch voire de l’excentrique à coups de dizaines de milliards d’USD consacrés, entre autres, à la construction de pistes de ski couvertes dans un décor alpestre de style autrichien.

Ce fut aussi les îles artificielles, des marinas et des tours gigantesques qui détrônent tous les plus grands gratte-ciel existants.

Ce fut l’époque de tous les défis et une aubaine pour tous les grandes sociétés professionnelles du BTP (professions du bâtiment et des travaux publics) occidentales sans oublier les équipementiers et les industriels du luxe et du haut de gamme dans tous les domaines qui se sont implantés à Dubaï pour y faire fortune.

D’énormes bénéfices en perspectives, pour aujourd’hui et …pour demain, d’autant plus que la main d’œuvre employée sur place est importée à bas coût des Philippines, d’Indonésie ou d’Inde…

Certes, Dubaï qui est l’un des Etats des Emirats Arabes Unis est surtout une vitrine pour demain et ne risque pas la faillite …ni de voir débarquer une armée d’huissiers venus saisir ses biens ….au lever du soleil.

Une bonne partie des réalisations est financée par des « prêts islamiques » octroyés par les pays frères et leurs banques, où une forme de « loyers de la solidarité arabe » remplace les intérêts aux taux quasi usuriers pratiqués par les banques dans le monde occidental.

Afin de mieux assurer son pouvoir politique au sein de cette fédération de monarchies absolues, Abou Dhabi, riche de son or noir, se fera une joie de voler au secours de son voisin et frère….

Certes …mais cette couverture de garantie financière octroyée par Abu Dhabi à Dubaï, au nom de l’indéniable et logique « Solidarité islamique et arabe », ne desserrera pas le goulet d’étranglement du jour au lendemain car les difficultés de paiement sont bien là et pour …plus longtemps qu’on ne le pense.

Or c’est à ce niveau que l’aventurisme financier touche directement l’économie réelle. Bon nombre d’entreprises travaillant sur les chantiers pharaoniques de l’émirat seront payées au compte-gouttes avec des retards de paiement vraisemblablement de plusieurs mois. Avec, de surcroît, certainement une révision à la baisse sur la totalité des contrats ; difficultés de trésorerie et récession obligent !

– La suite est aisément prévisible !

Les maisons-mères en Europe des entreprises bénéficiant de marchés à Dubaï risquent d’être mises en difficulté avec les conséquences sociales qui en découleraient (licenciements économiques, dépôts de bilan……).

Sans oublier de nouveaux remous bancaires alors que de grosses enseignes américaines ou européennes, via leurs multiples fonds d’investissement, qui avaient parié fortement dans des placements sur le juteux marché de Dubaï, risqueraient bien, elles aussi, d’y laisser bien plus que des…. « plumes » ; leur chemise et leur culotte !!!.

– Le gros de la crise financière mondiale est-il passé ? Pas encore et pas avant longtemps !

C’est une crise économique qui vient de ravager le monde ; reste maintenant à supporter la crise sociale qui suit et dont on peut déjà mesurer les premiers effets dévastateurs tant en Europe qu’aux USA….et ce n’est qu’un début hélas.

Ne serait-ce qu’en Allemagne, les « avoirs toxiques de Dubaï » sont estimés à plus de 90 milliards d’Euros….

Pour l’instant chacun adopte la position de l’autruche car nul n’ose en parler ; ils sont pudiquement oubliés……………

Pour combien de temps !