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22/07/10 (B561) LDDH : Préoccupations et recommandations de la FIDH à l’occasion du pré-sommet de l’Union africaine précédant le 15ème Sommet ordinaire de l’Union Africaine,



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 19 JUILLET 2010

Les préoccupations de la FIDH concernent plusieurs pays Africain dont Djibouti, ci-après, ainsi que
« la Justice comme base de paix et de sécurité ».

Préoccupations et recommandations de la FIDH à l’occasion du pré-sommet de
l’Union africaine précédant le 15ème Sommet ordinaire de l’Union Africaine,
Juillet
2010, Kampala,

Ouganda
La Fédération internationales des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et ses
organisations membres, saisissent l’occasion du pré-Sommet de l’Union africaine
organisé du 14 au 17 juillet 2010, à Kampala, Ouganda, pour faire part de leurs
préoccupations et de leurs recommandations, concernant les questions de paix, de
sécurité et de justice en Afrique.

__________________Djibouti

L’escalade de la répression à l’encontre des populations civiles opérée à
Djibouti est le reflet d’un grave recul de l’espace démocratique dans ce pays.

Sous prétexte de vouloir mettre un terme à la rébellion armée qui sévit dans
certaines régions, en particulier dans le Nord, l’Armée nationale djiboutienne
(AND)
procède à des actes de représailles à l’encontre de la population civile
perçue comme soutenant directement les rebelles: une politique de la terre
brûlée, des actes de torture et de mauvais traitements, des violences sexuelles,
de même que des procédures illégales de refoulement de citoyens djiboutiens vers
l’Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la plus complète impunité par les
éléments de l’armée réguilère.

Ces actes de violences s’inscrivent dans le contexte plus général d’un recul de
l’espace démocratique à Djibouti
et d’une atteinte quotidienne portée aux
libertés individuelles.

Les atteintes à la liberté d’association (notamment des
partis politiques de l’opposition), les entraves aux actions menées par les
défenseurs des droits de l’Homme, les atteintes aux libertés syndicales ou aux
libertés d’information et d’expression sont monnaie courante.

La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d’Etats et de
gouvernement, réunis à
l’occasion du 15ème Sommet ordinaire de l’UA à :

  • Appeler les autorités djiboutiennes à prendre toutes les mesures nécessaires,
    dans le respect des normes régionales et internationales de protection des
    droits de l’Homme pour mettre un terme aux actes de représailles perpétrés par
    l’Armée nationale djiboutienne à l’encontre des populations civiles ;
  • Appeler les autorités djiboutiennes à se conformer à leurs obligations
    régionales et internationales en engageant des poursuites à l’encontre des
    auteurs de violations des droits de l’Homme, y compris au sein de l’armée
    nationale, pour lutter effectivement contre leur impunité ;
  • Appeler les autorités djiboutiennes à garantir les libertés individuelles
    d’association, d’information et d’expression ;
  • Appeler les autorités djiboutiennes à mettre un terme aux actes de harcèlement
    et d’intimidation à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme et des
    leaders syndicaux ;
  • Appeler les autorités djiboutiennes à ratifier la Charte africaine de la
    démocratie, des élections et de la gouvernance et à en respecter les
    dispositions.

La Justice comme base de la paix et de la sécurité

La justice a un effet dissuasif qui constitue une étape fondamentale pour
garantir la paix et la non-répétition des violations et des crimes.

Le droit à
un recours effectif devant une instance judiciaire indépendante est un droit
fondamental reconnu par l’Acte constitutif de l’Union africaine et la Charte
africaine des droits de l’Homme et des peuples et les droits des victimes à la
vérité, à la justice et à la réparation sont bien établis
en droit régional et international.

La création de la Cour pénale internationale
(CPI) représente à cet égard une avancée importante dans l’histoire de
l’humanité et de la juridiction universelle, et plus particulièrement dans la
lutte contre l’impunité des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et le
crime de génocide.

Cette importance du rôle de la Cour a été réaffirmée à l’occasion de la première
conférence de révision du Statut de Rome organisée en juin 2010 à Kampala,
Ouganda,

D’ailleurs, lors d’une réunion organisée en marge de cette Conférence
de révision, les États africains parties au Statut ont recommandé l’examen de la
possibilité d’établir un bureau de liaison de la CPI auprès de l’Union
africaine.

La création effective de ce bureau de liaison marquerait une étape
importante dans le renforcement de la coopération et de l’échange d’informations
entre la Cour et l’Union africaine et serait le signe de l’engagement de cette
dernière dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violations des droits de
l’Homme.

L’Union africaine s’est déjà illustrée dans cette volonté de réprimer les
responsables de violations graves des droits de l’Homme perpétrées sur le
continent africain.

En juillet 2006, les chefs d’État et de gouvernement de l’UA
avaient en effet suscité un réel espoir lorsqu’il ont donné mandat au Sénégal de
juger Hissène Habré « au nom de l’Afrique », et appelé la Commission de l’UA à «
apporter au Sénégal l’assistance nécessaire pour le bon déroulement et le bon
aboutissement du procès.

Toutefois, le Sénégal ne s’est toujours pas acquitté du
mandat de l’UA qui n’a fourni aucune assistance concrète et les victimes du
règne sanglant d’Hissène Habré, attendent toujours d’obtenir justice et
réparation.

La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d’Etats et de
gouvernement, réunis à
l’occasion du 15ème Sommet ordinaire de l’UA de
:

  • Cesser toute campagne de dénigrement vis-à-vis du travail de la Cour pénale
    internationale (CPI) sur le continent africain pour respecter l’indépendance de
    la justice, soutenir les États africains qui ont saisi cette instance dans un
    soucis de justice et de paix et répondre aux attentes des victimes africaines ;
  • Maintenir l’intégrité du Protocole de la Cour et appeler les États à ratifier
    le Protocole de la Cour
    africaine des droits de l’Homme et des peuples et de la Cour africaine de
    justice et des droits de
    l’Homme en autorisant l’accès direct des ONG et des individus à ces instances ;
  • Appeler les États à harmoniser leurs législations pour doter leurs tribunaux
    de la compétence
    universelle conformément à leurs obligations internationales ; Respecter
    l’indépendance des
    juridictions qui exercent leur compétence universelle conformément à leurs
    obligations internationales ;
  • Appeler les autorités sénégalaises à prendre toutes les mesures nécessaires
    pour ouvrir sans délais la procédure judiciaire à l’encontre d’Hissène Habré ;
  • Appeler la Commission de l’UA à prendre toutes les mesures nécessaires pour
    permettre la mise en place d’un bureau de liaison de la CPI auprès de l’UA en
    vue de renforcer la coopération et le partage d’informations entre ces deux
    instances.

22/07/10 (B561) LDDH : Un nouveau cas avéré de torture, dénoncé par la victime, en dépit des menaces qui pèsent sur elle.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 21 JUILLET 2010

Cette note d’information expose un cas précis de Torture
et les méthodes de Tortures
que les Forces Armées djiboutiennes
exercent en toute Impunité.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne cesse de dénoncer de telles pratiques, ce cas récent d’un jeune qui a eu le courage de s’adresser à nous ne peut que nous encourager à attirer l’attention de l’Etat-major de la République de Djibouti, ainsi celle des dirigeants politiques pour leur rappeler l’urgence de mettre fin à de telles pratiques intolérables et inadmissibles.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) ainsi que toutes les Organisations des Droits de l’Homme d’envoyer une Mission d’Enquête afin de permettre l’ouverture de plaintes non seulement à Djibouti mais aussi parallèlement auprès des Juridictions aux Compétences Universelles.

Ci-après

Le témoignage d’un torturé qui nous a contacté le 19 juillet 2010.

NOEL ABDI Jean-Paul

_________________ Témoignage d’un torturé

Il s’agit ici d’un témoignage d’un jeune habitant de Margoyta (Moussa Ali), âgé de 36 ans.

Voici le compte-rendu détaillé que Mr Abdo Ali Mohamed fait de son arrestation et des sévices que lui ont fait subir les militaires de la région…

« Je me rendais à la caserne de Piyyah dans le Weima, afin de récupérer l’argent du khat que je fournis régulièrement aux militaires de la région : Piyyah, Assa Gueyla, forage d’Eyssalou, Dadda’to… depuis plus d’un an lorsque j’ai été arrêté par deux militaires le samedi 1er rajab.

Les militaires ont d’abord saisi et confisqué cinq pièces comptables comportant les noms des militaires qui m’ont acheté le khat ainsi que les montants correspondants, une somme d’argent en liquide, une torche et une canne qui étaient les seuls biens que je portais sur moi. J’ai ensuite été brutalement ligoté avec une grosse corde en nylon par le sergent-chef M… (Poignets et cheville droits, poignets et cheville gauches), puis jeté à plat ventre.

Les militaires m’ont ensuite posé une grosse pierre qui me recouvrait le cou et la moitié du dos. Puis j’ai subi pendant du matin au maghreb où je me suis évanoui, un interminable interrogatoire durant lequel j’étais battu à chaque question.

A la fin de l’interrogatoire qui n’a rien donné puisque je ne savais rien de ce qu’ils me demandaient, ils ont voulu se débarrasser de moi et l’ordre a été donné de m’abattre. Alors qu’un soldat a chargé son fusil, j’ai été sauvé in extrémis par le sergent Houssein, un issa qui m’a reconnu…

J’ai ensuite été conduit à Dadda’to et encore interrogé et battu avec une barre de fer par l’adjudant O…

Enfin, je fus conduit à Assa Gueyla où je fus présenté comme un rebelle qui aurait attaqué la caserne de Bouyya…Ce qui a provoqué l’étonnement et la consternation des militaires qui m’ont reconnu pour la plupart d’entre eux …

J’ai ensuite été transféré à Tadjourah où j’ai été soigné de mes blessures et gardé près d’un mois avant d’être relâché à Assa Gueyla pour ne pas être vu dans mon état à Tadjourah … Je me suis péniblement rendu à Allaylou d’où j’ai emprunté une voiture
se rendant à Obock, puis d’Obock à Tadjourah en toyota de brousse et me voici
aujourd’hui à Djibouti…

Mais plus que la torture physique que j’ai subi, c’est la torture morale des propos que m’a tenu le commandant W… de Tadjourah qui m’amène aujourd’hui à témoigner …

Il m’a dit en substance, en me relâchant : « Tu peux partir maintenant et ne t’avises pas de raconter ce qui t’es arrivé car tu ne pourras rien contre nous… ! ».

22/07/10 (B561) Le commandant W… et l’Adjudant O.. de la garnison de Tadjourah sont inscrits sur la liste des Bourreaux agissant en toute impunité (jusqu’à présent) pour soutenir le régime dictatorial et sanguinaire de Djibouti (et ne pas payer leurs dettes). Appel urgent de l’ARDHD à celles et à ceux qui pourraient nous donner l’identité du Commandant W… et l’Adjudant O… et de celles des officiers et sous-officiers qui ont pratiqué la torture sur ce civil. (Mis à jour le 23/7 à 14h00 – Paris)(ARDHD)

Sur la base du témoignage personnel que la victime, M Moussa Ali, originaire de Margoyta a remis à la LDDH, nous nommons le commandant W… et l’Adjudant O… de la garnison de Tadjourah, dans l’ordre des bourreaux et nous préparons la constitution d’un dossier qui pourra être remis, en temps voulu, aux autorités pénales internationales, chargées d’instruire des plaintes pour torture à l’encontre de civils innocents.

Un appel urgent de l’ARDHD

Nous demandons à toutes les lectrices et les lecteurs
du site, qui en auraient la possibilité, de nous donner le nom exact de ces personnes (Commandant W… et Adjudant O…)) en poste à Tadjourah, dont les nom commence par W… et O… et qui sont soupçonnés d’avoir commandité et exécuité des actes de torture sur un citoyen innocent.

Si cela est possible, nous souhaiterions avoir en plus leur photo afin de les publier dans la liste de bourreaux ainsi que les noms des officiers et sous-officiers qui ont participé effectivement aux actes de torture.

Cet appel est urgent, car il faut en terminer avec “l’Omerta” qui couvre du silence (parfois complice ?), les actes de torture et de viol commis à Djibouti et dans le nord, par des soudards bénéficiant de la protection accordées par les plus hautes autorité de l’Etat. Il faut que les auteurs de tels crimes sachent désormais, que l’impunité ne leur sera plus garantie pendant bien longtemps et qu’ils seront jugés pour cela.

Mesure de sécurité en faveur de la victime

Le fait qu’il est témoigné montre le courage de ce jeune homme. En le faisant, non seulement, il protège de futures victimes, des crocs de ces militaires ripoux, qui déshonorent l’AND(*) parce qu’ils confondent la défense de la patrie avec la satisfaction de leur sadisme personnel et de l’injustice. Mais aussi, ce jeune homme contribue à alimenter les dossiers en cours de préparation pour conduire les bourreaux devant des justices qui évalueront les charges pénales contre eux.

Maintenant qu’il a bravé “l’Omerta” en donnant son nom au bas de son témoignage, cette victime sera protégée par la pression de la communauté internationale et par l’ensemble des média qui s’intéressent à Djibouti, dont le nôtre en particulier. S’il lui arrivait quoi que ce soit, nous serions vite en mesure de désigner le coupable ou les coupables et leur commanditaire (Garnison de Tadjourah, par exemple ?)

(*) Note de l’ARDHD
L’AND est une armée de métier, qui a ses règles, son honneur, ses héros et ses morts. Il ne faudrait pas qu’un nombre limité de voyous sadiques, spécialisés dans la torture, le viol, l’extorsion de fonds et l’intimidation, qui se croient couverts par une immunité présidentielle de circonstance, déshonorent l’ensemble des forces armées djiboutiennes. Chacune, chacun, y compris les militaires honnêtes, doit dénoncer ces pratiques criminelles pour contribuer à y mettre un terme et à faire punir les coupables.

22/07/10 (B561) Le Japon s’installe à Djibouti / Le japon disposera désormais de ses propres installations à Djibouti – Le ministre de la Communication reçoit la visite d’adieu de l’ambassadeur du Japon à Djibouti (2 articles)

________________ 2 – RTD (Djibouti)

Le japon disposera désormais de ses propres installations à Djibouti

Une cérémonie de signature d’un important accord relatif à la mise à disposition d’une parcelle de terrain aux forces d’auto défense du Japon présentes à Djibouti a eu lieu aujourd’hui, au ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale.

Paraphé par le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale Mahmoud Ali Youssouf et le commandant Yasuhara Kimura de la force aérienne japonaise déployée pour la lutte contre la piraterie maritime, cet accord prévoit les modalités d installations des forces japonaises œuvrant dans la lutte contre la piraterie.

Cette cérémonie de signature de cet accord s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de Djibouti au Japon Ahmed Araita, l’ambassadeur du Japon à Djibouti Masaki Noke le directeur des relations bilatérales Mohamed Ali Hassan.

Par la suite, le ministre des affaires étrangères et la délégation nippone composé de l’ambassadeur du japon à Djibouti et le commandant des forces aérienne japonaise se sont rendu à l’aéroport ou a eu lieu la cérémonie de pose de la premier pierre des futures installations japonaises en République de Djibouti.

Présidé par le ministre des affaires étrangères Mahmoud Ali Youssouf et par l’ambassadeur du Japon à Djibouti Masaki Noke, cette cérémonie historique a vu la participation du ministre de la défense Ougoureh Kiflé Ahmed ainsi que des hautes personnalités civiles et militaires du pays.

Il convient de dire que ces installations première du genre pour le japon à Djibouti serviront entre autre au stationnement, à l’hébergement des personnels ainsi qu’a l’entretien des appareils de surveillances des forces d’auto défense du Japon engagées dans les missions contre les actes de piraterie au large des côtes somaliennes et dans le Golfe d’Aden.

En effet à l’instar des autres pays combattant le fléau de la piraterie, le japon n’a pas ménagé ses efforts en s’engageant ces deux dernières années au niveau aérien deux patrouilleurs maritimes de dernière génération de type p-3c et deux bâtiments de guerre de marine.

Enfin, le choix de la République de Djibouti pour le déploiement des forces d’auto défense du Japon ainsi que de leurs installations est révélatrice de l’excellence des relations bilatérales unissant nos deux pays comme en témoigne dans une autre registre son statut de partenaire traditionnel et incontournable dans le domaine du développement socio économique de la République de Djibouti qui dorénavant se verra enrichi d’un caractère stratégique ouvrant ainsi une nouvelle ère dans le partenariat Djibouto- nippon.

________________ 1 – Afrique en Ligne

Le ministre de la Communication reçoit la visite d’adieu de l’ambassadeur du Japon à Djibouti

Le ministre de la Communication et de la Culture, chargé des Postes et des Télécommunications, Porte-parole du Gouvernement, M. Ali Abdi Farah, a reçu aujourd’hui M. Masaki Noke, ambassadeur du Japon, pour une visite d’adieu au terme de sa mission en République de Djibouti.

L’entrevue entre le ministre et le diplomate japonais, qui a été appelé à d’autres fonctions par le gouvernement de son pays, a été une nouvelle occasion de faire le point sur les relations bilatérales entre les deux pays.

Le ministre a rappelé dans une brève allocution qu’il a prononcée à cette occasion que la mission d’un représentant d’un pays tierce dans un autre Etat “est souvent difficile mais reste exaltante”.

Le ministre a remercié le Japon pour son assistance désintéressée en faveur de divers secteurs clés, dont notamment l’éducation, l’audiovisuel qui va permettre à la RTD de basculer dans le tout numérique, ainsi que le transport maritime avec l’octroi d’un nouveau Bac permettant de relier la capitale aux régions du nord.

M. Ali Abdi Farah a également salué l’installation à Djibouti d’un détachement de patrouilleurs de l’aéronaval et de bâtiments de guerre nippons participant à la lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden et au large des côtes somaliennes.

Après avoir souhaité une riche et brillante carrière diplomatique à son hôte, le ministre de la Communication n’a pas manqué de le féliciter pour sa contribution aux efforts tendant à renforcer les liens d’amitiés et de coopération entre la République de Djibouti et le Japon.

Quant à M. Masaki Noke, il s’est déclaré ravi de l’ouverture à Djibouti d’une chancellerie permanente qui, selon lui, permettra de rendre plus visible les actions de son pays.

M. Noke devra quitter Djibouti début août pour regagner son pays où il occupera un poste au sein du ministère japonais des Affaires étrangères.

22/07/10 (B561) Ouest-France / Affaire Borrel / Affaire Borrel: l’épouse seule et déterminée (Info lecteur)

Depuis quinze ans, elle se bat pour établir la vérité sur l’assassinat de son mari, en 1995. Officiellement, Bernard Borrel, 39 ans, magistrat détaché à Djibouti, s’était suicidé…

Ce matin du 19 octobre 1995, après une nuit d’angoisse à guetter son retour, le monde d’Élisabeth Borrel s’effondre. Elle vivait insouciante à Djibouti, entre un mari adulé et leurs deux garçonnets. Une vraie vie de famille, après des débuts compliqués, lui, procureur à Lisieux, elle, magistrate à Caen. Et puis l’atroce nouvelle.

Le corps de Bernard vient d’être découvert à 80 kilomètres de Djibouti, aux portes du désert, au pied d’un à pic, face à la Mer Rouge et un îlot surnommé l’île du Diable. Avant même tout examen médical, on lui assène « la » vérité, celle qui le restera longtemps aux yeux des autorités françaises : Bernard Borrel s’est suicidé. Il s’est aspergé d’essence et immolé.

Repliée sur sa douleur, entourée de ses enfants, pressée de fuir Djibouti et d’oublier son malheur, elle aurait pu se soumettre à cette vérité officielle. Ce qu’elle fait dans un premier temps. « J’étais hébétée. Sous le choc. J’ai d’abord cru tout ce que l’on me disait. » À Toulouse, « la ville de Bernard » où elle retrouve son poste de magistrate, elle aurait pu faire taire ses doutes, accepter en silence l’incompréhensible suicide.

Elle aurait pu… mais c’était renier leurs dix années de vie commune, c’était se renier elle-même. Tout clochait dans cette vérité servie comme une évidence : il voulait quitter Djibouti, l’un de ses proches amis venait de se suicider en France, il n’était plus lui-même. « Mme Borrel. Soyez raisonnable ! » Elle ne l’a pas été. Se battre devient au contraire une évidente nécessité. « Sans la vérité, mes enfants et moi n’aurions pas eu d’avenir. »

La chronologie de l’affaire est celle de son combat. Première lézarde dans la théorie officielle : les légistes toulousains ne retrouvent aucune trace de suie dans les poumons du magistrat. Elle dépose une première plainte pour assassinat. Nous sommes en 1997. Le dossier monte à Paris. Deux juges sont saisis. Ils se rendent à Djibouti et confortent à leur retour la thèse du suicide.

Les rares amis qui la soutiennent dans son combat lui conseillent alors d’arrêter. « Tu n’arriveras à rien Élisabeth. » C’est mal la connaître, cette Savoyarde très catholique qui ne supporte pas l’injustice et le mensonge. « Les mêmes aujourd’hui me conseillent toujours de m’arrêter.

L’assassinat et sa mort en service ont été reconnus. Mais je veux toute la vérité : qui, comment, pourquoi ? Quelqu’un finira bien par parler. »

Elle obtient le dessaisissement des premiers juges d’instruction. On a changé de siècle, les enfants ont grandi, peu importe, elle ne baisse pas les bras. Et la vérité commence à percer. Un témoin djiboutien réfugié à Bruxelles affirme qu’il s’agit bien d’un assassinat. Un nouveau juge reprend l’enquête. Nouvelle autopsie. Elle révèle une lésion crânienne, une fracture du bras, dite de défense, la présence de deux liquides inflammables et des empreintes génétiques masculines sur le short du juge…

L’immolation ? Impossible. Le juge a été tué puis aspergé.

Après quinze années d’enquêtes, contre-enquêtes, polémiques, perquisitions, y compris à l’Élysée, la mort du juge Borrel, devenue affaire d’état, entre Paris et Djibouti, n’a toujours pas révélé ses secrets. Qu’avait-il déniché « le juge fouineur » ? Les traces d’un trafic d’uranium enrichi transitant par Djibouti ? C’est l’une des hypothèses.

À la rentrée prochaine, elle va rejoindre sa Savoie natale, et un poste au tribunal de Belley. Mais que les adeptes du silence et de la raison d’état ne se réjouissent pas trop vite : il y a peu de chance qu’Élisabeth Borrel mette un terme à sa quête de vérité et de justice. « Je veux savoir et mes enfants aussi. Lorsque l’on assassine un magistrat c’est le devoir de l’État de faire la vérité. Sommes-nous en démocratie, oui ou non ? »

Bernard LE SOLLEU.

22/07/10 (B561) LDDH :Les autorités burundaises se doivent de libérer Jean-Claude Kavumbagu.



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 21JUILLET 2010

Les autorités burundaises se doivent de libérerJean-Claude Kavumbagu, un journaliste arrêté pour trahison le 17 juillet, déclarent aujourd’hui le Comité pour la protection des journalistes, l’East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project (le Projet des défenseurs des droits de l’homme de l’Est et de la Corne de l’Afrique) et Human Rights Watch.

L’arrestation porte atteinte au
droit à la liberté d’expression de ce journaliste, affirment les trois
organisations.

« que « l’inquiétude était réelle à Bujumbura et tous ceux qui ont appris [les
attentats] hier
à Kampala étaient convaincus que si les miliciens Shebbab voulaient tenter
"quelque chose" dans notre pays, ils réussiraient avec une facilité
déconcertante tellement nos forces de défense et de sécurité brillent plus par leur capacité à
piller et à tuer leurs compatriotes qu’à défendre notre pays ».

Article de KAVUMBAGU

Pour publication immédiate
Burundi : trois organisations demandent la libération d’un journaliste détenu
pour trahison

Les autorités burundaises se doivent de libérer
Jean-Claude Kavumbagu, un journaliste arrêté pour trahison le 17 juillet,
déclarent aujourd’hui le Comité pour la protection des journalistes, l’East and
Horn of Africa Human Rights Defenders Project (le Projet des défenseurs des
droits de l’homme de l’Est et de la Corne de l’Afrique) et Human Rights Watch.
L’arrestation porte atteinte au droit à la liberté d’expression de ce
journaliste, affirment les trois organisations.

Kavumbagu, rédacteur en chef de Net Press, un journal en ligne, aurait été
arrêté en raison d’un article publié le 12 juillet dans lequel il critiquait les
forces de sécurité burundaises et mettait en doute leur capacité à défendre le
pays contre une éventuelle attaque. L’article faisait suite aux attentats
perpétrés le 11 juillet à Kampala, en Ouganda, et aux menaces proférées par le
groupe d’insurgés somaliens Shebbab contre le Burundi du fait de la présence de
troupes burundaises au sein de la mission de l’Union africaine en Somalie
(AMISOM).

« L’arrestation de Kavumbagu marque un recul considérable pour la liberté
d’expression au Burundi », a déclaré Rona Peligal, directrice de la division
Afrique de Human Rights Watch. « Sa détention prolongée et les poursuites dont
il fait l’objet font l’effet d’une douche froide, laissant entendre qu’aucune
critique des forces de sécurité n’est tolérée.

Les poursuites devraient être
abandonnées sur-le-champ. »

Dans son article, Kavumbagu écrivait que « l’inquiétude était réelle à Bujumbura
et tous ceux qui ont appris [les attentats] hier à Kampala étaient convaincus
que si les miliciens Shebbab voulaient tenter "quelque chose" dans notre pays,
ils réussiraient avec une facilité déconcertante tellement nos forces de défense
et de sécurité brillent plus par leur capacité à piller et à tuer leurs
compatriotes qu’à défendre notre pays ».

Les autorités accusent Kavumbagu de trahison au sens de l’article 570 du code
pénal burundais, qui interdit à tout Burundais « en temps de guerre [de
participer] sciemment à une entreprise de démoralisation de l’Armée ou de la
Nation ayant pour objet de nuire à la défense nationale ».

La trahison est punie
d’un emprisonnement à perpétuité.

Les autorités n’ont fourni à l’avocat de Kavumbagu aucune explication sur la
manière dont son article aurait pour objet de nuire à la sécurité nationale.
Elles n’ont pas non plus déclaré explicitement que le Burundi se trouve « en
temps de guerre » pour justifier le chef d’inculpation de trahison telle que
définie dans le code pénal. L’avocat de Kavumbagu n’était pas présent lors de
son interrogatoire.

« Le dynamisme de la presse burundaise est mis à mal chaque fois que les
autorités s’en prennent à des journalistes pour la simple raison qu’ils émettent
une opinion provocatrice ou impopulaire parmi les instances gouvernementales »,
a déclaré Tom Rhodes, consultant Afrique de l’Est pour le Comité pour la
protection des journalistes.

« Il est impératif que le gouvernement inverse
cette tendance. »

Au moment de l’inculpation de Kavumbagu, le magistrat a ordonné sa détention
provisoire, sans aucune explication. En vertu de l’article 71 du code de
procédure pénale du Burundi, la détention préventive ne peut être ordonnée que
si elle constitue l’unique moyen de conserver les preuves, de préserver l’ordre
public, de protéger l’inculpé, de mettre fin à l’infraction ou de prévenir son
renouvellement, ou de garantir le maintien de l’inculpé à la disposition de la
justice.

Le Comité pour la protection des journalistes, l’East and Horn of Africa Human
Rights Defenders Project et Human Rights Watch
ont déclaré que les critiques
émises par Kavumbagu concernant les forces de sécurité constituent un discours
protégé par le droit international qui ne devrait pas être passible de sanctions
pénales. En vertu du Pacte international relatif aux droits civils et
politiques, dont le Burundi est partie, les limitations à la liberté
d’expression pour des raisons de sécurité nationale doivent être prévues par la
loi et strictement nécessaires et proportionnelles à l’objectif recherché.

Les Principes de Johannesburg relatifs à la sécurité nationale, à la liberté
d’expression et à l’accès à l’information, formulés par des experts de la
liberté d’expression en 1996 et approuvés par le Conseil des droits de l’homme
des Nations Unies, prévoient que toute loi qui restreindrait la liberté
d’expression « doit être accessible, sans ambigüités, écrite de manière précise
et étroite de façon à permettre aux individus de savoir si une action précise
est illégale ».

Par ailleurs, « [n]ul ne peut être puni pour avoir critiqué ou
insulté la nation, l’État ou ses symboles, le gouvernement, ses institutions ou
ses fonctionnaires à moins que la critique ou l’insulte ne soit destinée à
inciter à la violence imminente ».

« Jean-Claude Kavumbagu doit être libéré sur-le-champ », a déclaré Hassan Shire
Sheikh, directeur exécutif de l’East and Horn of Africa Human Rights Defenders
Project. « La situation sécuritaire tant au Burundi qu’en Afrique de l’Est en
général ne peut servir de prétexte pour porter atteinte aux principes
fondamentaux de la liberté d’expression ou pour faire reculer les efforts de
décriminalisation du délit de presse à travers le monde. »

Contexte
Kavumbagu a été arrêté vers midi le 17 juillet par le colonel David Nikiza, qui
s’était rendu à son bureau muni d’un mandat d’amener délivré par le bureau du
procureur de Bujumbura. Kavumbagu a été conduit devant un magistrat pour être
interrogé.

L’interrogatoire a principalement porté sur un article de Kavumbagu dans lequel
il affirmait que le Burundi était vulnérable aux miliciens Shebbab. Le jour de
la parution de l’article, Sheikh Ali Mohamed Raghe, du mouvement Shebbab, a
déclaré aux journalistes que le Burundi serait attaqué s’il ne retirait pas ses
forces de Somalie.

Au bout de deux heures d’interrogatoire, Kavumbagu a été inculpé de trahison et
immédiatement transféré à la prison de Mpimba, à Bujumbura.
Des organisations médiatiques du Burundi et de la région, dont l’Union
burundaise des journalistes et l’Association des journalistes de l’Afrique de
l’Est, ont condamné cette arrestation.

Le Burundi est souvent reconnu pour le dynamisme de ses médias, qui comprennent
plus d’une douzaine de stations de radio privées, une chaîne de télévision
privée et plusieurs journaux, dont beaucoup expriment des opinions critiques à
l’égard du gouvernement.

Des journalistes y ont cependant été arrêtés de manière
arbitraire, harcelés ou menacés à de nombreuses reprises.

En avril 2006, trente journalistes avaient été brièvement détenus par la police
lors d’une conférence de presse organisée chez un ancien député. En juin 2006,
Aloys Kabura, de l’Agence burundaise de presse, avait été condamné à cinq mois
d’emprisonnement pour diffamation après avoir remis en cause, au cours d’une
conversation privée dans un bar, le comportement de la police lors des
événements d’avril. En novembre 2006, trois autres journalistes – Serge Nibizi
et Domitille Kiramvu de la Radio Publique Africaine et Mathias Manirakiza de
Radio Isanganiro – avaient tous été détenus pour atteintes présumées à la
sécurité nationale du pays. Ils ont été jugés et acquittés en janvier 2007.

Kavumbagu a déjà été arrêté à cinq autres reprises.

La dernière fois, qui
remonte à 2008, il a été mis en détention provisoire pendant sept mois pour
diffamation après avoir publié un article accusant le Président Pierre
Nkurunziza d’avoir détourné des fonds publics lors des Jeux olympiques de 2008
en Chine. Kavumbagu a été jugé et acquitté en mars 2009, bien que le procureur
ait fait appel contre son acquittement, et ce dossier n’a toujours pas été clos.

Ces derniers mois, plusieurs journalistes burundais ont été battus ou menacés
par la police ou des militants de partis politiques alors qu’ils couvraient les
élections. Dans d’autres cas, des défenseurs des droits de l’homme, dont des
membres de trois organisations burundaises, à savoir l’Association pour la
protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH), le Forum pour
le renforcement de la société civile (FORSC) et l’Observatoire de lutte contre
la corruption et les malversations économiques (OLUCOME), ont été menacés ou
soumis à une surveillance après avoir critiqué le gouvernement.

Une chercheuse de Human Rights Watch, Neela Ghoshal, a été expulsée du Burundi
en mai dernier suite à la publication par Human Rights Watch d’un rapport sur la
violence préélectorale. Le gouvernement a estimé que le rapport avait pour
objectif de dénigrer l’image des forces de sécurité.

Pour consulter d’autres communiqués et rapports de Human Rights Watch sur le
Burundi, veuillez suivre le lien :
http://www.hrw.org/fr/africa/burundi

Pour en savoir davantage sur les travaux menés au Burundi par le Comité pour la
protection des journalistes, veuillez consulter :
http://cpj.org/africa/burundi/

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

À Nairobi, pour le Comité pour la protection des journalistes,
Tom Rhodes
(anglais) : +254-715-822-165

À Kampala, pour l’East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project,
Laetitia Bader (anglais, français) : +256-(0)-775-141-756 (portable)

À Kampala, pour Human Rights Watch, Neela Ghoshal (anglais, français) :
+256-718-705-903 (portable)

À New York, pour Human Rights Watch, Rona Peligal (anglais) : +1-212-216-1232 ;
ou +1-917-363-3893 (portable)

À Washington, pour Human Rights Watch, Jonathan Elliott (anglais, français) :
+1-917-379-0713 (portable)

22/07/10 (B561) Nouvelles de Somalie – L’ONU tire la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire en Somalie – deux kamikazes et un réseau local pour les attentats de Kampala – un Américain inculpé pour avoir tenté de rejoindre les shebab somaliens – Les Etats-Unis envisagent de renforcer son soutien à la force de l’Union africaine en Somalie – Un policier kenyan abattu par des présumés miliciens somaliens – Menaces des shebab prises au sérieux au Burundi – Malédiction africaine (7 articles)

________ 7 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

L’ONU tire la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire en Somalie

Avec environ 3,2 millions de personnes, soit 43% de la population, dépendantes de l’aide humanitaire, la Somalie continue d’être confrontée à une situation très difficile, a rappelé mercredi le coordonnateur humanitaire de l’ONU dans ce pays, Mark Bowden, lors d’un point de presse organisé au siège de l’ONU, à New York.

Pour lui, la Somalie constitue « l’une des crises humanitaires les plus compliquées au monde ». Les principales raisons sont la guerre civile, qui se poursuit et continue de jeter sur les routes des centaines de milliers de civils, et les sécheresses successives, qui ont décimé les récoltes et les troupeaux et privé les civils de tout moyen de subsistance.

En Somalie aujourd’hui, un enfant sur cinq est victime de malnutrition, 1,4 million de personnes ont été déplacées et 595. 000 autres sont réfugiées dans les pays limitrophes.

« Les déplacés internes vivent dans des conditions parmi les plus difficiles que j’ai jamais observées au cours des 20 années d’expérience que j’ai accumulées dans l’humanitaire », a expliqué Mark Bowden, qui a en particulier mis en avant la dégradation de la situation dans la capitale, Mogadiscio.

Pour le coordonnateur humanitaire de l’ONU, les civils sont pris en étau entre les factions rebelles et les forces du gouvernement de transition. « Depuis mars, il y a eu 3.000 victimes civiles collatérales des combats dans la capitale. Plus de 700 blessés civils ont été recensés en un après midi », a-t-il indiqué.

« La situation à Mogadiscio exacerbe le problème des déplacés internes », selon lui. En juillet, sur les 14.200 nouveaux déplacés internes recensés dans le pays, 11.500 venaient de la capitale. En juin, ils étaient 20.000. Depuis le début de l’année, leur nombre avoisine les 200.000. L’écrasante majorité de ces déplacés vivent dans des camps de fortune, le long du corridor d’Afgooye, la route reliant Mogadiscio à Afgooye, au sud-est.

« Près de 400.000 personnes s’entassent dans cette zone, coincés par les combats entre factions rebelles rivales d’un côté et le gouvernement de transition, à Mogadiscio, de l’autre », a encore précisé Mark Bowden, avant de rappeler qu’elles n’avaient « aucune alternative pour trouver un environnement dans lequel elles soient en sécurité».

Le coordonnateur humanitaire de l’ONU a également souligné que ces six derniers mois, les structures médicales qui viennent en aide aux déplacés internes de cette zone ont été occupées par des milices ou pris pour cible à plusieurs reprises.

« En réponse à cette situation, l’ONU a formé 800 assistants médicaux et accru son aide aux civils blessés qui arrivent de Mogadiscio », a-t-il indiqué, ajoutant que les distributions de rations alimentaires ou de repas par les agences de l’ONU déployées sur le terrain avaient aussi augmentées. Dans la capitale, 16 cantines distribuent quotidiennement 80.000 repas. 260.000 rations alimentaires y ont également été offertes le mois dernier.

Dans le reste du pays, 350.000 personnes ont bénéficié d’une aide alimentaire quotidienne, dont 329.000 dans le centre de la Somalie, 140.000 dans la province du Puntland et 70.000 au Somaliland. En tout, 1,7 million de Somaliens reçoivent à l’heure actuelle de l’aide alimentaire des agences onusiennes ou de leurs partenaires.

Mark Bowden a également souhaité mettre en avant d’autres progrès réalisés sur le terrain, en dépit de la situation très difficile. « Nous sommes parvenus à empêcher l’apparition de la polio, au moment même où la maladie réapparait dans de nombreux pays d’Afrique », a-t-il ainsi souligné, précisant que des campagnes de vaccinations se poursuivaient dans tout le pays, y compris les zones contrôlées par des factions rebelles.

Il s’est également réjouit de la bonne saison des pluies cette année, « qui met fin à un cycle de sécheresse de cinq ans qui a appauvri un peu plus les populations en décimant les récoltes et les troupeaux ».

Estimant que « des progrès considérables » avaient été réalisés sur le terrain, au regard de la situation qui prévalait il y a encore peu de temps, le coordonnateur humanitaire a insisté sur « l’importance de continuer à disposer de fonds adéquats pour que ces progrès deviennent pérennes ».

« Ma préoccupation majeure à cette époque de l’année, c’est de savoir si nous allons disposer des fonds dont nous avons besoin pour poursuivre nos opérations et rendre durables les progrès que nous avons réalisés », a-t-il indiqué. Selon lui, le manque de fonds concerne certains domaines d’actions essentiels, en premier lieu la santé, l’eau et l’assainissement et la nutrition.

______________ 6 – AFP

Ouganda: deux kamikazes et un réseau local pour les attentats de Kampala

Ben SIMON

Les récents attentats de Kampala (76 morts) revendiqués par des islamistes somaliens ont sans doute été perpetrés par deux kamikazes soutenus par un réseau local, a déclaré dimanche la police ougandaise qui a dit détenir une vingtaine de suspects, dont des Pakistanais.

La police a diffusé les portraits reconstitués des deux kamikazes présumés, réalisés avec l’aide des experts, notamment américains et britanniques, qui l’assistent dans l’enquête.

“Il y a des indices solides pour dire que ces attaques ont été menées par des kamikazes”, a déclaré le chef de la police ougandaise Kale Kayihura lors d’une conférence de presse organisée après sept jours d’enquête.

“Personne n’a réclamé ni identifié ces deux corps”, a déclaré le responsable policier, en présentant les portraits reconstitués de deux jeunes hommes, apparemment originaires l’un d’Afrique noire et l’autre de la Corne de l’Afrique, “sans aucun doute somali”.

Les islamistes somaliens shebab, qui ont fait voeu d’allégeance à Al-Qaïda, ont revendiqué lundi dernier ces attentats, les premiers qu’ils aient perpetrés hors de leur territoire national, et censés constituer des représailles à la participation de l’Ouganda à la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Kampala accueille à partir de lundi des experts de l’Union africaine, puis à partir de dimanche 25 juillet les chefs d’Etat de cette organisation, pour un sommet prévu de longue date mais qui devrait être dominé par la Somalie.

Le bilan des attentats de dimanche dernier, les plus meurtriers commis en Afrique de l’Est depuis les attaques contre les ambassades des Etats-Unis d’août 1998, ont fait 76 morts, selon un nouveau bilan communiqué par la police et incluant trois nouveaux décès.

Les victimes s’étaient réunies dans deux restaurants bondés de Kampala pour assister à la finale du Mondial.

La police n’avait établi jusqu’à présent la participation que d’un seul kamikaze, alors que trois explosions au total ont retenti dans ces deux lieux publics. Elle a également retrouvé une ceinture d’explosifs, qui n’a pas été déclenchée pour une raison inconnue, dans un troisième lieu, une discothèque.

Outre le fait que personne n’ait réclamé leurs corps, des éléments d’autopsie paraissent accuser les deux jeunes hommes dont la police ougandaise, puis Interpol, ont diffusé les portraits reconstitués, y compris le fait que l’un d’eux ait été décapité dans l’explosion, a précisé la police.

Pour ce premier attentat commis à des centaines de kilomètres du territoire somalien, les shebab ont bénéficié d’un soutien à Kampala, a relevé le chef de la police.

“Il devait y avoir un réseau local”, a déclaré M. Kayihura, “de toute évidence il y a eu collaboration entre les shebab et quelques fous ici”.

Plus de vingt suspects sont détenus et interrogés, selon le responsable policier qui n’a pas précisé leur degré d’implication présumée.

Parmi eux figurent plusieurs Pakistanais installés dans la banlieue de Kampala, dont l’un aurait été cité, dans un courriel envoyé par un porte-parole présumé des shebab, comme ayant des liens avec cette organisation.

Ces Pakistanais et plusieurs Ougandais formaient un groupe de huit personnes qui tenaient une petite entreprise et étaient sous surveillance policière dès avant l’attentat, selon M. Kayihura.

Le chef de la police a enfin à nouveau estimé “qu’il y avait un lien entre les shebab et les Forces démocratiques alliées (ADF)”, un groupe rebelle ougandais musulman, car les deux organisations “partagent des liens avec Al-Qaïda”.

______________ 5 – AFP

USA : un Américain inculpé pour avoir tenté de rejoindre les shebab somaliens

Un Américain a été inculpé mercredi pour “soutien matériel au terrorisme” par les autorités américaines qui lui reprochent d’avoir tenté de rejoindre les insurgés somaliens shebab, a indiqué le ministère américain de la Justice.

Zachary Adam Chesser, 20 ans, originaire de Virginie (est des Etats-Unis) a été arrêté par des agents fédéraux le 10 juillet dernier alors qu’il tentait d’embarquer à bord d’un avion à destination de l’Ouganda.

“Ce cas révèle la réalité inquiétante que la radicalisation extrême peut survenir n’importe où, y compris en Virginie”, a déclaré le procureur américain Neil MacBride.

“Ce jeune homme est accusé d’avoir tenté de rejoindre les shebab, une organisation terroriste brutale, liée à Al-Qaïda”, a ajouté le procureur. Cette affaire “souligne la nécessité de continuer à se montrer vigilants face à des menaces terroristes qui peuvent venir de l’intérieur”.

Chesser, qui apparaît aussi dans des documents judiciaires sous le nom de Abu Talhah Al-Amrikee, a reconnu après son arrestation qu’il avait tenté à deux reprises de se rendre en Somalie pour rejoindre les shebab en tant que combattant étranger, selon l’acte d’inculpation.

______________ 4 – Batoto avec XINHUA

Somalie – Les Etats-Unis envisagent de renforcer son soutien à la force de l’Union africaine en Somalie

Les Etats-Unis envisagent de renforcer son soutien à la force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie suite aux attentats de Kampala renvendiqués par les insurgés somaliens, a déclaré mardi un responsable militaire américain.
Willam Ward, un responsable du commandment africain de l’armée américaine, a déclaré que le Pentagone examinait les moyens de renforcer son soutien à des pays africains participant dans la mission de l’UA en Somalie, expliquant que l’aide comprend la formation, la fourniture d’équipements et de soutien logistique.
Dans son discours devant le Centre des études stratégiques internationales de Washington, Ward a dit que si rien ne faisait, l’extrémisme pourrait se développer sans contrôle dans la Corne de l’Afrique, conduisant à des attaques contre le personnel et les intérêts américains partout dans le monde.
En renforçant les liens avec les pays africains, les intérêts américains sur le continent seront plus stables, a-t-il affirmé.
Les insurgés islamistes somaliens shebab ont revendiqué les attentats de Kampala de dimanche dernier qui ont fait 76 morts, dont un Américain.

___________________ 3 – Casafree (Maroc)

Kenya – Somalie : Un policier kenyan abattu par des présumés miliciens somaliens

Un membre de la police paramilitaire kenyane a été abattu à Liboi, 18 kilomètres des frontières avec la somalie, par des présumés miliciens du groupe somalien Al Shabab.

Sept membres des insurgés islamistes ont tendu une embuscade près de la ville de Liboi à une patrouille blessant un deuxième membre de cette unité paramilitaire, rapporte la chaîne de télévision kenyane NTV.

Les forces de sécurité kenyanes ont renforcé la sécurité en déployant plus d’hommes aux frontières avec la Somalie après le double attentat ayant tué plus de 70 personnes suivant, le 11 juillet, la finale de la coupe du monde dans un club de rugby et un restaurant éthiopien dans la capitale ougandaise Kampala.

En avril dernier, des membres soupçonnés faire partie d’Al Shabab avait attaqué une patrouille kenyane avant de mener un raid deux semaines plus tard dans un hôtel à Liboi.

Les insurgés d’Al shabab avaient menacé, l’année dernière, de perpétrer des attaques au Kenya si ce pays n’arrête pas de former les forces de police du gouvernement somalien fédéral de transition et d’entraîner dix mille soldats essentiellement des jeunes somaliens dans les camps du Kenya pour combattre les groupes islamiques, selon le porte-parole de ce groupe Sheikh Ali Mohamoud.

Ces insurgés, très actifs au sud de la Somalie, avaient pris le contrô le de la ville de Dhobley, proche de la frontière commune, alors que plusieurs miliciens islamistes ont fait des incursions à plusieurs reprises au Kenya.

_______ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Menaces des shebab prises au sérieux au Burundi

Les autorités de Bujumbura ont pris au sérieux les menaces du mouvement somalien “les Shebab” d’attaquer à tout moment la capitale du Burundi.


De nouvelles mesures de sécurité ont été prises à cet effet. La vente de fruits et légumes autour du marché central de Bujumbura a été réorganisée pour permettre plus de visibilité pendant que les forces de l’ordre contrôlent l’accès aux lieux très fréquentés comme les églises, les marchés, les plages, les terrains de sport, etc..



Alors que d’habitude on voyait seulement des concertinas à côté des ponts sur des rivières traversant la capitale Bujumbura, aujourd’hui ils ont été dressés dans plusieurs autres endroits stratégiques comme devant les bâtiments abritant la Radio Télévision Nationale.



En plus de ces mesures, les autorités militaires ont appelé récemment tous les Burundais de rester vigilants et de dénoncer toute personne qu’ils suspecteraient de collaborer avec un quelconque malfaiteur.



Jean-Claude Kavumbagu, directeur du journal en ligne Net press est quant à lui sous les verrous à la prison centrale de Mpimba depuis vendredi dernier pour avoir critiqué l’armée sur sa capacité de défendre le pays en cas d’attaque des shebab.



Le mouvement somalien avait menacé d’attaquer si le contingent burundais n’était pas retiré de l’ AMISOM (Mission de l’Union africaine en Somalie), composée des troupes du Burundi et de l’Ouganda.

____________________ 1 – La Tribune d’Algérie

Malédiction africaine

Par Ali Boukhlef


En Centrafrique, des combats opposent, depuis hier, les militaires à des troupes rebelles dans une des plus importantes villes du Nord. Au même moment, des dizaines de personnes sont tuées dans des combats au centre de Mogadiscio, en Somalie.

Quelques jours auparavant, des rapports d’organisations humanitaires faisaient état de graves risques de famine dans plusieurs pays du Sahel africain. Cette menace concerne des pays comme la Centrafrique et la Somalie, auxquels il faut ajouter le Niger, la Mauritanie et même un des pays les plus prospères d’Afrique centrale, le Nigeria. Ce pays connaît également des luttes pour le pouvoir.

Il faut convenir que la situation est tragi-comique. Puisque, en plus des retards de développement qu’ils connaissent, ces pays enregistrent des luttes intestines pour le pouvoir dévastatrices.
Est-il en effet étrange de constater que les deux phénomènes, à savoir pauvreté et lutte contre le pouvoir, riment ensemble ? Pas totalement. Puisque, si on regarde de près, ce sont les pays les plus pauvres et n’ayant pas de richesses qui connaissent l’instabilité politique.

Même dans les Etats qui ont connu une relative stabilité de par le passé et pour une raison ou une autre, le problème de la distribution des richesses pose un sérieux problème. Il en ainsi de la Côte d’Ivoire. Ce beau pays de l’Afrique de l’Ouest avait connu, durant trois décennies, des moments de stabilité inégalables. On parlait même de la «Perle de l’Afrique». Mais la disparition de l’ancien chef d’Etat, Félix Houphouët-Boigny -considéré comme le père de l’indépendance- et la baisse des cours du cacao, principale source de devises du pays, ont fini par déclencher plusieurs guerres civiles. Les problèmes ne sont toujours pas résolus, malgré un relatif retour au calme.

L’exemple est encore plus frappant pour le Nigeria, un pays très riche, notamment en hydrocarbures, qui connaît d’énormes problèmes d’instabilité politique. Les raisons de ces soulèvements sont essentiellement liées à la distribution des richesses. Sans oublier, bien entendu, les innombrables luttes confessionnelles qui ont parfois d’autres explications.

Dans d’autres pays, comme la Centrafrique ou le Tchad voisin, où les richesses font défaut, les luttes pour le pouvoir sont là. Il n’y a même pas de rente à se partager. C’est à se demander comment les peuples de ces pays et la communauté internationale laissent les choses se faire sans se réveiller. Car, il est anormal que des groupes armés, ainsi que des Etats, dépensent autant d’argent pour acheter des armes, alors que des populations entières meurent de faim. C’est la seule et véritable question qui doit être posée. Le reste n’est que littérature.

A. B.

22/07/10 (B561) Yémen Express – cinq soldats tués dans une embuscade dans l’est du pays – 20 morts la nuit dernière dans des affrontements au nord – libération de 82 manifestants – 49 personnes tuées dans des affrontements armés dans le nord – deux personnes tuées dans une explosion – 40 morts dans des combats dans le nord entre une tribu et des rebelles chiites – Un imam lié à Al-Qaïda sur la liste de sanctions de l’ONU – (7 articles)

___________________ 7 – Le Parisien

Yémen: cinq soldats tués dans une embuscade dans l’est du pays

Cinq soldats yéménites ont été tués et un a été blessé jeudi dans l’est du pays dans une embuscade qui porte la marque d’Al-Qaïda, a indiqué à l’AFP un responsable des services de sécurité.

"Cinq soldats ont été tués et un sixième a été blessé dans la province de Chabwa, dans l’est, dans une attaque armée menée par des hommes armés suspectés d’appartenir à Al-Qaïda", a dit le responsable

___________________ 6 – Le Monde avec AFP

Yémen: 20 morts la nuit dernière dans des affrontements au nord (source tribale)

Vingt personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi dans des affrontements qui ont opposé des rebelles chiites et des tribus du nord du Yémen, ont indiqué jeudi à l’AFP des sources tribales.

"De violents affrontements ont eu lieu dans la nuit entre des Houthis (rebelles) et des hommes de la tribu de Ben Aziz (…) faisant 20 morts" au total, a dit à l’AFP une source tribale.

Les forces yéménites déployées dans la région sont intervenues pour faire cesser les combats, selon cette même source.

________________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Yémen : libération de 82 manifestants

Les autorités yéménites ont libéré 82 personnes arrêtées pendant des manifestations antigouvernementales dans le sud du Yémen, a déclaré aujourd’hui un responsable local, parlant d’un geste visant à sceller un accord de dialogue avec l’opposition.

"Quatre-vingt-deux prisonniers ont été libérés à al-Mukalla", chef-lieu de la province de Hadramout (sud-est) conformément aux "ordres du président Ali Abdallah Saleh après un accord signé avec l’opposition" samedi, a déclaré à l’AFP le responsable sous couvert de l’anonymat.

Toutes les personnes relâchées avaient "participé aux manifestations" de soutien au Mouvement sudiste, une coalition de groupes dont les revendications vont d’une plus grande autonomie à l’indépendance du Sud. Selon des responsables sudistes, quelque 300 militants sudistes étaient jusque-là emprisonnés.

Le Congrès populaire général (CPG) du président Saleh a signé samedi un accord d’entente en vue d’un dialogue avec le Forum commun, qui réunit plusieurs formations d’opposition, dont le parti Al-Islah, principal groupe islamiste, et le Parti socialiste yéménite (PSY).

"C’est un pas positif vers la détente politique (…), nous entamons une nouvelle étape", s’était alors félicité le président Saleh qui avait réitére un appel lancé en mai à l’opposition pour la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Le 21 mai, à l’occasion du 20e anniversaire de l’unification du Yémen, le président Saleh avait invité toutes les formations politiques à un "dialogue national", en vue de former un gouvernement d’union, invitant tout particulièrement le PSY à y prendre part.
Le PSY était au pouvoir à Aden (sud) avant l’unification et ses principaux dirigeants, aujourd’hui pour la plupart en exil, sont partisans d’une sécession.

Le président Saleh avait proclamé en mai une amnistie générale en faveur de tous les détenus arrêtés pour leurs liens avec le séparatisme sudiste, ainsi que la rébellion chiite qui sévissait dans le nord du pays et avec laquelle une trêve a été signée en février.

_________________________ 4 – AFP

Yémen: 49 personnes tuées dans des affrontements armés dans le nord

Hammoud MOUNASSAR

Les affrontements armés dans le nord du Yémen, où une fragile trêve est en vigueur depuis février, se sont intensifiés entre les rebelles chiites et les tribus soutenues par l’armée, faisant au moins 49 morts au cours des quatre derniers jours.

Des combats en cours depuis dimanche "entre les (rebelles) houthis et les partisans du chef tribal cheikh Saghir Aziz se sont soldés par la mort de 20 personnes dans les rangs de la tribu et de 10 parmi" la rébellion, a déclaré mercredi à l’AFP une source tribale.

De même source, les rebelles encerclent cheikh Saghir Aziz, un député membre du Congrès populaire général (au pouvoir), et ses hommes de la tribu des Ben Aziz, à Al-Amichiya, au nord d’Harf Soufiane, fief des rebelles dans la province d’Amrane.

Interrogé par l’AFP, le porte-parole de la rébellion chiite Mohammad Abdessalam a affirmé que son groupe avait perdu au moins 20 de ses membres dans les affrontements.

Par ailleurs, dans un incident séparé, un dignitaire tribal, cheikh Zaïdane al-Moqannaï, son fils et quatre gardes du corps ont été tués mardi dans une embuscade tendue par des rebelles chiites dans la région de Mounabeh, au nord-ouest de Saada, le fief de la rébellion, a rapporté mercredi l’agence officielle Saba.

Dénonçant "un acte criminel", le porte-parole de la Haute commission de sécurité a accusé les rebelles d’"alimenter délibérément la tension et de saper les efforts déployés pour rétablir la sécurité et la paix" dans le nord.

La poursuite des combats à Al-Amichiya a suscité un mouvement de solidarité au Parlement de Sanaa où "six députés effectuent depuis mardi un sit-in" de protestation contre l’encerclement de cheikh Saghir Aziz, a rapporté un correspondant de l’AFP.

En outre, une pétition circulant au Parlement a recueilli la signature de 62 députés. Elle enjoint au gouvernement d’"assumer ses responsabilités pour que cessent les violations par les rebelles" des termes du cessez-le-feu dans le nord, en vigueur depuis février après six mois de guerre entre les rebelles et l’armée.

Les signataires menacent de "suspendre leur mandat parlementaire jusqu’à ce que la situation imposée à (leur) collègue Saghir Aziz ait pris fin", selon l’un d’entre eux.

Le porte-parole des rebelles a cependant nié que ses hommes prive cheikh Saghir Aziz de sa liberté de mouvement, ajoutant qu’ils n’étaient "pas (en guerre) contre des tribus, mais contre des positions militaires dans la région d’Harf Soufiane, où sont disposés des chars et des lance-roquettes".

"Cheikh Saghir Aziz est un colonel de l’armée", a-t-il dit pour étayer ses affirmations sur le caractère militaire des "cibles" des rebelles.

Le cessez-le-feu de février a mis fin à la "Sixième guerre" entre les rebelles, qui dénoncent une marginalisation politique, sociale et religieuse, et l’armée, dans un conflit qui a fait depuis 2004 plusieurs milliers de morts.

Les rebelles et le gouvernement se rejettent la responsabilité du regain de tension, qui empêche quelque 250.000 déplacés du nord de regagner leurs foyers.

Ce regain de tension laisse craindre le déclenchement d’une septième guerre dans cette région du nord du Yémen, pays également confronté à un mouvement séparatiste dans le sud et à un renforcement de la présence des partisans d’Al-Qaïda.

__________ 3 – Quotidien du Peuple (Chine) avec Xinhua

Yémen : deux personnes tuées dans une explosion

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées dans une énorme explosion qui a emporté une maison à Sanaa, capitale yéménite, et dans laquelle 25.000 détonateurs ont été trouvés par la police, a annoncé mardi le ministère de l’Intérieur.

L’incident a eu lieu lundi soir dans une maison à trois étages à Sanaa, a indiqué le ministère dans un communiqué publié sur son site internet.

La police est arrivée rapidement sur le lieu de l’incident et a trouvé 25.000 détonateurs qui n’ont pas explosé, mais une grande partie de la maison a été détruite dans l’explosion, selon le communiqué.

Le ministère a déclaré que l’explosion avait été probablement causée par la friction d’un grand nombre de détonateurs conservés au deuxième étage de la maison et qu’une investigation plus approfondie était en cours.

_____________ 2 – Le Point avec AFP

Yémen: 40 morts dans des combats dans le nord entre une tribu et des rebelles chiites

Au moins 40 personnes ont été tuées dans des combats opposant depuis quatre jours des rebelles chiites et une tribu soutenue par l’armée dans le nord du Yémen, a-t-on appris mercredi de sources tribale et rebelle.

_____________ 1 – CyberPress (Canada) avec AFP

Un imam lié à Al-Qaïda sur la liste de sanctions de l’ONU

Anwar al-Aulaqi est considéré comme «l’un des dirigeants-clés d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA)» par Washington, qui a annoncé vendredi dernier le gel de ses avoirs.

Un imam américano-yéménite accusé d’avoir aidé à préparer l’attentat qu’un Nigérian avait tenté de perpétrer à Noël aux États-Unis a été ajouté mardi sur la liste de terroristes de l’ONU, ont indiqué des responsables de l’organisation et des États-Unis.

Anwar al-Aulaqi est considéré comme «l’un des dirigeants-clés d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA)» par Washington, qui a annoncé vendredi dernier le gel de ses avoirs.

Une source à l’ONU, souhaitant garder l’anonymat, a indiqué que Anwar al-Aulaqi avait été ajouté à la «liste noire» de l’ONU.

Cette source proche du comité qui décide des noms ajoutés à cette liste a indiqué que sa présence sur la «liste noire» implique que l’imam, qui pourrait se cacher au Yémen, est immédiatement confronté à un gel de ses avoirs et à une interdiction d’embarquer à bord d’un vol.

À Washington, le département d’État a indiqué dans un communiqué que cette décision «souligne la menace que al-Aulaqi pose à la communauté internationale».

Anwar al-Aulaqi, né au Nouveau-Mexique (sud-ouest des États-Unis) de parents yéménites, est «activement recherché» par les États-Unis, mais aussi par les autorités yéménites.

Son nom est apparu quand il a été révélé qu’il avait correspondu par courrier électronique avec le commandant américain Nidal Hassan, qui est accusé d’avoir tué 13 personnes en novembre 2009 sur la base militaire de Fort Hood (Texas, sud).

Il est aussi accusé d’avoir aider Umar Farouk Abdulmutallab à préparer un attentat contre les États-Unis. Ce Nigérian de 23 ans, actuellement écroué aux États-Unis, avait été empêché par des passagers de faire sauter des explosifs le jour de Noël à bord d’un vol qui transportait 290 personnes d’Amsterdam à Detroit.