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20/07/10 (B561) Radio-Trottoir / Zakouille la tripatouille, est-il en train de devenir un colis encombrant pour la dictature ?

Selon certaines sources généralement bien informées, Zakouille, ce personnage d’opérette, filerait un mauvais coton.

Déjà son passé de tortionnaire reconnu et dénoncé par de nombreuses victimes qui n’ont pas demandé à bénéficier de l’anonymat, lorsqu’elles ont témoigné, le plus souvent par écrit, ne plaide pas en sa faveur. Sachant qu’il pourrait être traduit un jour devant une Cour de justice à compétence universelle …, Guelleh aimerait peut-être éviter cela, car cela mettrait au grand jour, certaines de ses décisions … peu avouables.

Et Guelleh sait bien qu’une instruction pénale s’éteint avec la mort du coupable …

Par ailleurs, Zakouille a réussi à se faire immédiatement détesté par les leaders qu’il est censé commander, même si ce n’est encore qu’à titre d’intérim.

Enfin Zakouille occupe un poste à haut risque : la moitié de ceux qui l’ont précédé dans le fauteuil qu’il occupe, ont péri de mort violente, baptisée suicide pour les besoins de la cause. Le dernier cas en date est celui de son prédécesseur immédiat.

Alors Zakouille a la trouille ! Et il a raison, car une carrière aussi brillante que rapide, peut se terminer net, sur simple décision des plus hauts et plus forts que lui.

Zakouille à la bouille de l’emploi : pas sympathique. On préférerait ne pas le croiser, la nuit, dans une rue sombre …

Zakouille doit donc faire très attention. Notre voyante préférée ne sent pas bien les six prochains mois pour lui.

Jupiter entre dans Uranus ajoute-telle et c’est un très mauvais présage pour notre homme. Il ne devra jamis se séparer d’un bon gilet pare-balle, renforcé dans la partie dorsale et d’un bon casque à l’épreuve des balles qui viseraient la tête, et ce, même chez lui, même dans son lit.

18/07/10 (B561) Communiqué de l’ARD du 11 juillet : élection présidentielle au Somaliland (Le communiqué ne nous est parvenu que ce jour)

Djibouti, le 11 juillet 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’Alliance Républicaine pour le Développement (A.R.D.), continuité historique du F.R.U.D. qui a reconnu l’Indépendance du Somaliland dès 1992, félicite le nouveau Président démocratiquement élu, son excellence Mr Ahmed Mohamed Silanyo.

« Excellence, Monsieur le Président,

L’Alliance Républicaine pour le Développement salue votre brillante élection, la maturité du peuple Somalilandais et le respect du verdict des urnes ayant conduit à une transition démocratique dans votre pays.

Dans notre sous-région malheureusement connue pour ses conflits armés et régimes autoritaires cherchant à perdurer contre la volonté de leurs peuples, l’exemple démocratique du Somaliland reste pour nous Djiboutiens, une note d’espoir et de renouveau.

Cette transition démocratique et pacifique sera, espérons-le, une chance historique sur la voie de la reconnaissance internationale de votre pays.

Dans cette attente, l’Alliance Républicaine pour le Développement souhaite longue vie, prospérité et Paix à vous-même ainsi qu’au peuple frère du Somaliland. »

Pour le Président Ahmed Youssouf Houmed,
P/o
Le vice-président de l’A.R.D.
Adan Mohamed Abdou

18/07/10 (B561) LDDH / Les Forces de Police, dont certains membres exercent leur mission avec beaucoup de zèle, même trop (puisqu’ils se rendent coupables parfois de crimes, uniquement pour se faire bien noter) devraient-elles savoir aussi défendre leurs droits, en particulier, en matière de logement, de préférence, au travers d’un ou plusieurs syndicats de la Police ? Il faut dénoncer et empêcher le bradage illégal du patrimoine public et des logements de nos militaires et policiers, sous la seule signature du Chef de l’Etat et non d’une décision de l’Assemblée Nationale, comme le prévoient nos institutions républicaines, sans cesse bafouées.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 18 JUILLET 2010

Dans la lutte générale Anti Carpettes, les Forces de Police doivent s’engager elles aussi dans le combat contre les bradages, dans le juste combat pour conduire l’Individu Ismaël Omar Guelleh, manipulateur de la Constitution, vers le banc des accusés.

Depuis plus de deux ans, la grogne monte au sein de la Police nationale. La grogne monte, monte et monte de plus en plus ces derniers temps.

Les vieux, les routiers, les cadets et les jeunes commencent à parler,
commencent à s’exprimer librement sans avoir peur et disent ouvertement leur refus d’être des carpettes, leur refus de se voir sans avenir, sans aucune assurance maladie ou autres assurances spécifiques à leur fonction, sans possibilité d’avoir un logement décent et peut être au moment de leur retraite,

un nombre croissant d’entre eux se retrouveront dans la rue.

Depuis 1996, un collectif de policiers s’était mis en place grâce au Général Yassin Yabeh assassiné par non assistance à personne en danger.

Ce collectif était essentiellement chargé d’entreprendre des démarches pour permettre aux Policiers hébergés dans le domaine du « carré de la police » juste derrière l’Etat-major de la Police nationale : – entre Arhiba en partie démolie et Enguella bientôt à démolir tout comme le grand marché de Djibouti probablement donné à Loota considéré par certain comme une association de malfaiteurs – de
bénéficier progressivement et de mettre en leur nom les logements qu’ils occupent durant des dizaines d’années au moins.

A l’heure actuelle le même scénario est en train de se jouer au détriment des Policiers dont certains ont souvent fait preuve de zèle, d’un zèle inadmissible,
juste pour se faire bien noter de la part de certaines Autorités politico-administratives. Nous leur rappelons que ces excés de zèle sont dangereux et criminels, comme les récentes exécutions extrajudiciaires
faites par un Officier de la Police qui bénéficie encore de la fameuse Impunité
et demain : décoration et promotion.

Il est bon de rappeler que fin 2009 le même scénario d’expulsion les Cheminots dont leur syndicat maison était totalement dévoué à ceux-là même qui n’ont pas hésité à les mettre (les Travailleurs Cheminots) à la porte, à les jeter sans avertissement dans la rue en mettant en application la voracité à brader de l’Usurpateur encore au pouvoir.

C’est dans ce souci que certains policiers vivant dans le terrain du « carré de police » et face à l’urgence car déjà les bulldozers menacent les 191 logements de Forces de Police construits avant l’indépendance et terminés après l’Indépendance, ont immédiatement alerté le Ministère de l’Habitat.

Cette alerte légitime n’a pas apparemment été soutenue par l’Etat-major de la Police et même certains policiers auraient été arrêtés incarcérés à Nagad puis relâchés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains demande au Chef d’Etat-major des Forces Nationales de Police d’intervenir pour que ses soldats retrouvent la dignité et qu’ils ne subissent pas le même sort que les cheminots ou les Forces de la Gendarmerie et
de l’AND.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Premier Ministre
Dileita Mohamed Dileita, aux Ministres de l’Habitat, des Finances et de
l’Intérieur de prendre les dispositions urgentes afin de mettre fin à la
politique illégale des bradages criminels et inacceptables, même si ces mesures vont à l’encontre de la politique de piraterie sponsorisée par le “perpétuel” candidat à son renouvellement.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée de l’accélération,
depuis deux ans de cette forme de piraterie qui consiste à brader les propriétés domaniales sous la signature abusive et illégale du Chef de l’Etat. Illégale car de telles mesures sont du ressort exclusif de l’Assemblée Nationale et non de l’éxécutif.

Souvenons-nous que le Sheraton a été cédé à Boreh pour le « prix d’une bouchée de pain ». A cette époque, Boreh était “encore” l’ami d’enfance du Chef de Cabinet de la Présidence de la République, patron de la Police
politique et actuellement candidat à vie pour un troisième mandat après la
violation flagrante du principe Républicain par une révision adoptée par le
groupe de l’UMP (association politique et financière dont il est le Président).

La cession des biens domaniaux ainsi que des propriétés publics sont du ressort de décisions prises par
l’Assemblée nationale.

En bradant sous sa signature, les biens immobiliers de l’Etat, le Premier Argentier et Chef du Gouvernement poursuit sa politique criminelle à l’égard du peuple et de la constitution, qu’il bafoue sans interruption depuis dix ans.

Alors qu’il a juré d’en être le garant, conformément aux Titre III de la
Constitution du 4 septembre 1992, sur le Saint
Coran. Cela le classe de facto au niveau des Impies avec rang de Renégat.

Il est temps que les Forces de Police se mobilisent en créant un ou des Syndicat(s) de Police. Ce sont d’abord des fonctionnaires tout comme les
Juges qui eux aussi ont droit à un ou des Syndicats de Magistrats, pour mieux accompagner les Forces vives Djiboutiennes et les Défenseurs des Droits de l’Homme dans leur juste combat contre les pirateries des Deniers publics, des Biens Sociaux, du Patrimoine National et du Patrimoine Domanial par une clique
au pouvoir passible de :

– 1er Crimes fiscaux ;

– 2ème Crimes financiers et blanchiment de l’argent sale ;

– 3ème Crimes Organisés ;

– 4ème Crimes de Guerre ;

– 5ème Torture et Exécutions Extrajudiciaires.

NOEL ABDI Jean-Paul

______________________________
PS

En tant que vieux routier politique, connaisseur des mascarades électorales, connaisseur des usurpations électorales, connaisseur des Coups d’Etat électoraux, je suis très inquiet pour l’avenir de mon Pays, pour l’avenir de mon Peuple, pour l’avenir de notre République de Djibouti.

Un avenir sombre pour la Liberté d’Expression et pour la fin du musèlement de la Presse Indépendante, pour l’avenir de la Justice Djiboutienne, un avenir sombre pour des officiers de la Police Judiciaire qui essaient de sortir de la carapace des mafieux au pouvoir, un avenir sombre, un avenir sombre pour la Liberté Syndicale et les Doits à manifester, les droits à s’exprimer par des grèves syndicales et autres,

Comment prétendre que les droits de la légitime défense sont respectés lorsque, devant vous : on viole, on tue et on vole. Dans notre Djibouti, on ne peut que se poser des questions, on se demande
pourquoi cette politique de brader sauvagement les logements des Serviteurs de l’Etat, parfois très zélés, souvent prêts à se salir les mains pour une décoration ou une promotion, pourquoi de telles décisions sont signées au nom du Chef de l’Etat, pourquoi ?

Est-ce pour mettre en application le principe secret de certains Dictateurs comme en Amérique latine, au Soudan, en Ouganda etc…où : « la classique politique de la Police Militaire (MP like Member of Parliament or Military Police) consiste à saper le moral des troupes pour enfin mettre à l’écart voir éliminer physiquement un Chef de Corps.

J’espère que ce n’est pas le cas de la mort mystérieuse du Colonel Bogoreh Chef d’Etat–major de la Gendarmerie Nationale ?

17/07/10 (B561) Justice internationale – La CFCPI consternée par le vote de l’Assemblée nationale (Info lectrice)

Paris, le 13 juillet 2010

La Coalition française pour la Cour pénale internationale (CFCPI) est consternée par l’adoption sans amendements, ce matin, du projet de loi portant adaptation du droit pénal à l’institution de la Cour pénale internationale (CPI).

Le gouvernement a tout fait pour dissuader les députés d’amender le texte issu du Sénat.

Comme l’ont relevé des députés de tous groupes (communistes, socialistes, UMP) qui ont tenté sans succès de s’y opposer, les Eichmann ou les Pinochet de demain pourront venir en France sans risque d’être inquiétés tant qu’ils n’installent pas dans notre pays leur « résidence habituelle ». Cette restriction constitue une erreur morale, juridique et politique :

  • morale, car comment expliquerons nous aux victimes qu’un criminel contre l’humanité en villégiature en France ne soit pas arrêté ?
  • juridique, car en ratifiant le Statut de la CPI, la France s’était engagée à mettre sa justice nationale au service de la lutte contre les crimes internationaux (cf « Repères » ci-dessous) ;
  • politique, car croire devoir mettre la diplomatie à l’abri du droit et de la justice est une erreur politique grave, un contre-sens par rapport à l’évolution historique qui s’observe dans le monde entier depuis une quinzaine d’années.

En refusant de prendre sa part à la répression des crimes internationaux, la France va prendre un retard incompréhensible et injustifié et restera en marge de la mondialisation de la lutte contre l’impunité des dictateurs et des bourreaux.

Repères
La France a ratifié le Statut de la CPI en 2000 et devait depuis lors modifier sa législation pour permettre de juger en France les criminels de guerre, criminels contre l’humanité et génocidaires. Ces crimes sont commis dans des pays où, souvent, la justice est impuissante à les réprimer. Le Statut de Rome prévoit donc « que leur répression doit être effectivement assurée par des mesures prises dans le cadre national et par le renforcement de la coopération internationale ».

C’est pourquoi tout en créant la CPI, qui ne pourra juger que quelques cas par an, les plus emblématiques, le Statut affirme qu’ « il est du devoir de chaque État de soumettre à sa juridiction criminelle les responsables de crimes internationaux ».

C’est ce à quoi la loi votée ce matin se refuse en posant à l’action de la justice française quatre conditions cumulatives qui ne seront pratiquement jamais réunies :

La condition de résidence « habituelle » : les auteurs présumés de ces crimes internationaux pourraient être poursuivis seulement s’ils possèdent leur résidence « habituelle » en France. Aucun d’entre eux ne prendra évidemment ce risque, se satisfaisant fort bien de séjours plus ou moins prolongés en toute impunité sur le territoire français.

Le monopole des poursuites confié au Parquet : les victimes de crimes internationaux se verraient priver du droit de se constituer parties civiles, c’est-à-dire engager des procédures contre les auteurs présumés des crimes.

Cette initiative n’appartiendrait plus qu’au Parquet, dont l’expérience démontre la grande frilosité en l’espèce. Elle violerait le principe d’égalité puisque toutes les victimes auraient ainsi le droit de déclencher les poursuites, sauf celles des crimes les plus graves ;

La condition de double incrimination, qui subordonne les poursuites en France à la condition que les faits soient punissables à la fois par le droit français et par la législation de l’Etat où ils ont été commis.

Or précisément cet Etat peut très bien ne pas avoir prévu de disposition spécifique pour poursuivre les crimes concernés.

L’inversion du principe de complémentarité en subordonnant les poursuites à la condition que la CPI ait décliné expressément sa compétence, inversant ainsi le principe posé par le Statut de Rome qui donne la priorité aux juridictions nationales

Plus d’informations www.cfcpi.fr

Contacts presse :

Coalition française pour la CPI : Simon Foreman (06.74.75.60.97), Jean-Philippe Dedieu (06.70.05.64.60)
Acat France : Gery Desmarquest (01.40.40.74.10)
Amnesty International France : Aurélie Chatelard, Laure Delattre (01.53.38.65.41-77/ 06 76 94 37 05)
FIDH : Karine Appy, Fabien Maitre (01.43.55.14.12/06.48.05.91.57)

17/07/10 (B561) Les chroniques du Sergent-Chef Ariko. Cette semaine : “Qui pouvait bien en vouloir au Colonel Abdi Bogoreh ?” (Première partie)

L’histoire de la Gendarmerie de l’indépendance à nos jours

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il m’a semblé nécessaire de proposer aux lecteurs djiboutiens et à tous les amis de Djibouti, un rappel sur l’histoire de la Gendarmerie nationale djiboutienne

La Gendarmerie nationale est une force militaire dont la mission est de veiller à la sécurité publique, d’assurer le maintien de l’ordre et l’application des lois de la République de Djibouti. Sa création remonte au 6 juin 1977, peu avant l’indépendance.

Le premier Président de Djibouti avait confié à Djama Djilale Djama, premier secrétaire de la Défense, la mise en place les premiers textes relatifs à la politique de Défense de la jeune République de Djibouti.

Depuis l’indépendance, soit 33 ans, comme on le verra ci-dessous, la Gendarmerie nationale a été directement placée sous commandement militaire pendant 20 ans, soit de 1979 à 1999. Cela pourrait certainement expliquer les graves carences que l’on remarque tant dans le domaine des moyens disponibles que dans son organisation.

A sa création, la G.N. avait reçu une autonomie de gestion. A cette époque, c’était la seule force de sécurité opérationnelle et cela grâce aux moyens dont elle avait hérité de la Gendarmerie nationale française.

Puis le 30 août 1979, elle a été placée sous le commandement militaire au moins pour ce qui concernait sa gestion budgétaire. Le chef de corps a été rabaissé au niveau d’un Chef de garnison comme les autres. Il prenait ses directives auprès du Chef d’État-major des forces armées djiboutiennes.

Seule l’escadron présidentielle, sous les ordres du Commandant Mahdi Cheik Moussa, garde du corps de l’ex-président Hassan Gouled, échappait à cette contrainte.

A l’époque, même le Chef de l’État Hassan Gouled ne savait pas qui commandait effectivement ses propres gardes du corps !

Faute de moyens suffisants, il est apparu que la Gendarmerie nationale ne pouvait pas assumer correctement ses missions de service public. Devant ce constat, Hassan Gouled décida, par décret en date du 1er janvier 1999, de redonner à la Gendarmerie nationale son autonomie à part entière afin que l’institution puisse reprendre son destin en main.

Chef de corps de la Gendarmerie nationale : un métier à haut risque où les « suicides à la djiboutienne » sont fréquents :

Entre le 27 juin 1977 et le 15 décembre 1979, la Gendarmerie nationale avait été dirigée par Omar Chirdon Abass avec le Commandant Mohamed Ahmed Kassim dit Haissama, en qualité de Chef d’Escadron. Ce dernier a rejoint actuellement le parti de DAF.

Du 15 décembre 1979 au 16 octobre 1980, la Gendarmerie nationale avait été commandée par son premier chef de corps, le Capitaine Hamadou Mohamed Kako.

En octobre 1980, celui-ci a été éliminé par le SDS.

En fait, comme cela arrive souvent dans notre pays, on a fait croire à un accident de voiture. Pour calmer la colère des Gendarmes, on a donné son nom à la caserne principale de la Gendarmerie nationale (ou fichier pour les djiboutiens) qui s’appelle désormais, Caserne Capitaine Hamadou.

C’est la façon qui a été imaginée à l’époque pour maquiller un crime, qui n’a jamais été élucidé.

Rappelons qu’à cette époque, l’actuel Ministre « fantôche » de la défense Ougoureh Kifleh n’était encore qu’un simple sergent. Lui et 20 autres gendarmes ont été radiés de la Gendarmerie à la demande express d’Hassan Gouled. Ougoureh a rejoint le FRUD.

Ce conflit était le premier parmi ceux que l’ex-premier Ministre Ahmed Dini a du affronter.

Du 16 octobre 1980 au 30 mars 1993 le corps de la Gendarmerie nationale a été dirigé par le Colonel Hoch Idleh, un tortionnaire notoire, connu de tous les Djiboutiens.

A son tour, il a été éliminé par le SDS dans les sous-sols de la brigade de recherche appelée S R D.

En réalité, Ismail Omar Guelleh n’avait pas du tout apprécié que ce Colonel puisse lui dicter ce qu’il avait à faire et exhiber sa puissance.

Le corps de la G.N. fut confié aux Forces armées djiboutiennes.

Le commandant Mahdi a été chargé de l’Escadron présidentiel. Il était secondé par le Colonel Hassan Osman et le Capitaine Mohamed Sanalasseh.

Ismail Omar Guelleh donna carte blanche au Commandant Mahdi pour semer la zizanie au sein de la Gendarmerie nationale et particulièrement de l’escadron présidentiel.

Ce dernier gela tous les grades et accorda des bonus calculés sur les bases de la préférence tribale. C’est ainsi que nombre de jeunes gendarmes jetèrent l’uniforme et qu’ils quittèrent le pays. L’Escadron presidentiel a perdu ainsi ses meilleurs éléments. Seuls sont restés les moins bons … et les autres.

Devenu Colonel, Mahdi a pu savourer la réussite du plan mis en oeuvre sur instruction d’Ismail Omar pour affaiblir le corps de la Gendarmerie nationale.

L’objectif d’IOG étant de renforcer la Force nationale de sécurité (la F N S), qu’il contrôlait directement et totalement.

En parallèle, IOG préparait, dans l’ombre, l’homme qui allait devenir demain son garde du corps. Il s’agit du célèbre berger Mohamed Djama de la F N S. En bon éthiopien, IOG ne disait rien à Mahdi.

Le Colonel Mohamed Djama s’attaqua aux gardes du corps. Il démit de ses fonctions le Capitaine Sanalasseh et il le renvoya « sans affectation » à la primature. Privé de tout pouvoir, on vit le Capitaine Sanalasseh qui trainait son uniforme dans les cafés de Djibouti.

A qui pouvait-il se plaindre ?

Voyant la dépression qui atteignait le vieux Capitaine Sanalasseh, le premier ministre Barkhat Gourad se décida à réagir et à prendre sa Défense. C’est grâce à cela que le Capitaine échappa aux crocs d’IOG. Il fut nommé Garde du Corps de Barkat Gourad et porta l’uniforme jusqu’à son départ en retraite en 1996.

Restait le cas du commandant Hassan Osman. Même si le Colonel Mahdi avait compris qu’Hassan Oman était un homme de devoir, il avait mal évalué le niveau incroyable de confiance réciproque qui liait cet homme et le Président. C’est pour cela qu’il décida de tenter de le discréditer auprès d’Hassan Gouled.

Mahdi reçu l’une des plus belles raclées de sa vie, alors qu’il ne s’y était pas du tout préparé. Non seulement Hassan Gouled lui interdit de le muter mais il lui donna sèchement l’ordre de jamais toucher ne serait-ce qu’à un seul cheveu d’Hassan Osman, faute de quoi, c’est lui, Mahdi qui se retrouverait muté comme simple Gendarme en faction à la brigade nord.

Mahdi avait eu très peur. Il demanda conseil à IOG. Celui-ci lui répondit de patienter. La guerre entre le Frud et les troupes gouvernementales éclata. Le matin du 11 novembre 1991, les forces du Frud commandées par l’ex sergent-chef Ougoureh Kifleh (passé à la résistance, après avoir été radié de la Gendarmerie) attaquèrent le sud du pays tandis que le commandant Maki attaquait au nord.

En l’espace de quelques heures l’Etat djiboutien avait perdu le contrôle de 89 % du territoire national. Le gouvernement illégitime de Djibouti fut pris de panique. Et il décida de se venger sur ses propres populations civiles, à titre de représailles.

Le fait déclencheur, se produisit le 16 décembre, quand la 3ème compagnie de parachutistes commandées par l’Adjudant Gamaleh tomba dans une embuscade tendue par le Frud. Cent soldats perdirent la vie et trente-neuf furent fait prisonniers à Asaguela.

Fou de rage, Ismail Omar Guelleh demanda alors à Hassan Gouled de se venger sur les Afar civiles d’Arhiba. Il utilisa le prétexte que plusieurs soldats mamasans avaient été tués dans l’embuscade.

Le lieutenant Colonel Zakaria Cheik Imbrahim (qui deviendra plus tard Chef d’Etat-major adjoint) exigeait de son côté que l’Etat djiboutien venge ses frères d’armes tombés dans l’embuscade.

Pour calmer les ardeurs vindicatives des deux hommes (Zakaria et IOG), Hassan Gouled a demandé l’ouverture d’une enquête pour faire toute la lumière sur ces évenements tragiques.

L’organisation du massacre d’Arhiba

Mais Ismail Omar ne voulait rien entendre. Il s’est « assis » sur le refus d’Hassan Gouled. Seul, il décida lancer la « guerre » contre les Afar d’Arhiba avec la complicité du Lieutenant-Colonel Yacin Yabeh, alors patron de la FNS, du Lieutenant Colonel Zakaria Cheik Ibrahim, chef de corps du C C O, du Commandant de la force navale djiboutienne Elmi Abaneh, du Colonel Hoch Robleh Idleh, patron de la Gendarmerie nationale, d’Hassan Saïd sous-directeur du SDS et adjoint direct pour réaliser les coups tordus,
du Capitaine Abdourahman Ali Kahin de la F N S en disgrâce aux yeux de Yacin Yabeh,
et du Commandant Mahdi Cheik Moussa, patron de l’Escadron présidentiel.

Cette liste n’est pas exhaustive, mais j’ai essayé de localiser les principaux artisans du crime commis contre les Afar d’Arhiba.

Comme on s’en doute, les officiers Afar de la police, de la Gendarmerie et des forces armées n’avaient pas été consultés avant la mise en œuvre de ce plan diabolique.

Seule la DST française était informée du crime en préparation, via les renseignements récoltés par la sécurité militaire.

Cela explique-t-il, pourquoi les Français étaient prêt à tout filmer à partir d’un hélicoptère. Leur objectif était-il de faire éclater la vérité, le moment venu, sur ce massacre commis le 18 décembre 1991 ?

Ayant appris la chose, Ismail Omar est devenu fou furieux. Il a convoqué l’Ambassadeur de France de l’époque, Claude Soubeste. Ce dernier a occupé la fonction de 1988 à 1992. L’Ambassadeur Claude Soubeste a écouté poliment les injures proférées par IOG et il a transmis son rapport circonstancié et documenté au Quai d’Orsay.

Furieux, IOG avait compris que les Français venaient de lui jouer un très mauvais tour, en lui laissant commettre un crime impardonnable et en recueillant des preuves incontestables.

Pourtant, le massacre organisé de sang-froid contre des victimes civiles à Arhiba ne calma pas les appétits de vengeance de l’équipe aux commandes dans les différentes unités militaro-policières. Les réglements de comptes continuèrent. C’est pour cette raison que 12 députés Afar démissionnèrent bruyemment. Il s’agit d’Ali Silay Abakarie, Mohamed Dini Farah, Orbisso Gadito, Houssein Barkhat Siraj, Adabo Kako et le célèbre Mohamed Ahmed Issa « Cheiko ». A noter qu’il y avait un gendarme parmi les députés démissionnaires.

Tous remirent leur lettre de démission au premier ministre Barkhat Gourad, qui les a transmises aussitôt à Hassan Gouled.

Il avait conscience que le pays risquait de sombrer dans la guerre civile. Il convoqua un conseil des ministres extraordinaires et il informa les membres sur les évenements tragiques d’Arhiba.

Pendant ce temps à Balbala, les affrontements entre Issa et Afar se multipliaient chaque nuit. Ils opposaient des bandes de jeunes voyous financées généreusement par le SDS.

Hassan Gouled ne savait plus quoi faire.

En sa qualité de Chef de cabinet du Président, Ismaïl Omar Guelleh s’est engagé à nettoyer tous les officiers de la garde présidentielle. Il chargea le Colonel Mahdi Cheik Moussa de commencer par la Caserne Barkhat Siraj.

Les premiers officiers, pourtant bien formés en France, sont tombés en disgrâce aux yeux de Mahdi le fou. La chasse aux sorcières a commencé. Les membres issus des Gadaboursi et des Issak en ont font les frais, les premiers, car le commandant Mahdi a commencé par les officiers issus de ces deux tribus.

Ensuite, il s’est attaqué aux autres éléments de cette institution, qu’il considérait comme peu fiables.

En réponse, le Colonel Hoch Robleh réagit avec force. Il demanda audience à Gouled. Il fut reçu au palais présidentiel et il expliqua au Président, les ravages causés par son aide de camp Mahdi Cheik Moussa qui détruisait scientifiquement la hiérarchie de l’institution.

Gouled fut convaincu. Il ordonna que le pouvoir soit transmis au Colonel Hoch Robleh.

Encore une fois, Ismail Omar Guelleh refusa les ordres présidentiels. Pour les contrer, il accorda l’autonomie financière au corps de la garde présidentielle que le malade de Mahdi Cheik Moussa a pu gérer comme un épicier, selon ses visées.

Il s’attaqua aux officiers Afar dont le Capitaine Mohamed Sallalasseh et le commandant Hassan Osman. Comme on a pu le lire plus haut, ayant appris de la bouche de Moussa Hassan ces mises à l’écart, Gouled demanda à ce que le Commandant Hassan Osman soit réintégré au plus vite à son poste à la Présidence de la République. De son côté, le Capitaine Sallalasseh fut sauvé par l’ex-premier ministre Barkhat Gourad

Un jeune sous-lieutenant Ali Abdillahi Iftin surnommé Iftin par ses hommes est nommé adjoint du Commandant mahdi. Le Colonel Abdi Bogoreh sera renvoyé dans la caserne Rayaleh Gofaneh dans l’escadron des services de la Gendarmerie nationale. Il ne réintégrera la Garde présidentielle qu’en 1993 quand le président Gouled fut lassé de la façon dont Iftin gèrait la garde présidentielle.

En 1993, le Colonel Hoch est éliminé physiquement par le SDS dans les sous-sols de la section de recherche et de la documentation de la Gendarmerie nationale, la fameuse brigade de recherche dont les locaux avaint été construits par l’entrepreneur-ministre Saïd Barkhat en 1990. Le Colonel Hoch avait démonté la magouille et il avait déclaré à Ismail Omar qu’il allait le jeter à Gabode si jamais il se mélait des activités de la Gendarmerie nationale.

IOG a pris très mal ces menaces et c’est lui qui donna l’ordre à un certain Abdillahi, qui était son numéro deux au sein du SDS de le liquider. On fit croire à la population que le Colonel Hoch était mort à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris.

A partir du moment où il avait éliminé ses « adversaires » IOG donna les pleins pouvoirs au Commandant Mahdi avec mission de diriger la G N et l’escadron présidentiel.

Mahdi évacua en vitesse et sans aucun ménagement, la famille du Colonel Hoch sans attendre les 4 mois de deuil prescrits par le Saint-Coran. Cette affaire a fait bondir plusieurs officiers tels que le Commandant Abdi Bogoreh et le Commandant Yonis Hoch.

Tous deux protestèrent vigoureusement auprès de Gouled qui ne donna pas suite à leur requête.

Janvier 1999 Le Colonel Mahdi Cheik Moussa a pris le commandement en Janvier 1999. Il a bénéficié de l’autonomie fixée par le décret du 1er janvier 1999. Ce qui lui a permis de diriger le Corps sans aucune ingérence extérieure.

Le Colonel Mahdi et l’ensemble des gendarmes ont déployé toute leur énergie pour remettre l’institution sur les rails. Il y avait effectivement beaucoup a faire.

Toute la population a assisté sans réaction à l’anéantissement scientifiquement programmé du corps de la Gendarmerie nationale. En plaçant un fou furieux à sa tête, c’est toute l’institution qui s’est délitée. Un à un les conseillers militaires ont démissionnés, car ils ne comprenaient pas du tout le fait que ce nouveau chef de corps ose leur dicter ce qu’ils devaient faire.

Ils abandonnèrent un combat perdu d’avance au malade mental Mahdi Cheik. Celui-ci fit mettre aux arrêts de rigueur plusieurs officiers qui osèrent le défier : le lieutenant Osman Guedid Waiss, patron des services de télécommunication de la G.N. a fait les frais de la colère de Mahdi et sans préavis, il fut renvoyé au civil. Mais celui-ci a réagi en prenant un pistolet et en menaçant Mahdi de l’abattre sur place.

L’altercation s’est déroulée à l’Etat-major de la Gendarmerie nationale. Les commandants Abdi Bogoreh et Yonis Hoch se sont interposés. Osman Guedid Waiss a été placé aux arrêts sur demande express d’IOG.

Pour la troisiéme fois, les commandants Yonis Hoch et Abdi Bogoreh sont allés voir le Président Gouled pour le mettre en garde contre une dérive tribale au sein de la Gendarmerie.

Le président Gouled s’est fâché sérieusement et il a retiré au commandant Mahdi la mission d’assurer sa sécurité personnel. C’est Ali Iftin qui a été choisi pour assurer la mission.

Furieux, Mahdi demanda des explications au commandant Yonis Hoch, qui lui intima l’ordre de quitter immédiatement son bureau. Trouillard comme on le connaît, Mahdi s’exécuta bien décidé à se venger.

Le Colonel Hoch avait autorisé le recrutement de tout un contingent de jeunes gendarmes pour assurer les besoins du corps. Ils ont été placés sous les ordres de Yonis Hoch, qui a assuré leur instruction et qui a suivi leurs parcours.

La veille du baptême de la promotion, le Commandant Mahdi s’est auto-attribué les galons de Lieutenant-Colonel et il déclara à Yonis Hoch qu’il ne reconnaissait pas ces nouveaux gendarmes.

Il les nomma « section de Saad Moussa » du nom de la tribu du Colonel Hoch Robleh Idleh. Fou de rage, Yonis Hoch de tempérament calme, réagit très vite et il lança une chaise à la figure du lieutenant-Colonel Mahdi, qui l’esquiva de justesse. La chaise ricocha sur le mur qui est orné du drapeau du Corps de la Gendarmerie et de la photo du président Hassan Gouled.

Yonis Hoch demanda à être muté au sein de l’État-major des forces armées.

Ismail Omar Guelleh s’est rendu personnellement au camp du Capitaine Hamadou pour féliciter le nouveau lieutenant-Colonel Mahdi pour la façon dont il gèrait le corps de la Gendarmerie nationale.

Octobre 2005. Le Colonel Mahdi a été remplacé par le Colonel Abdi Bogoreh, le 2 octobre 2005. Le Colonel Abdi Bogoreh a poursuivi la tâche, mais en allant plus loin que son prédécesseur.

Il s’était donné comme objectif de ressusciter les attributions sécuritaires de l’institution dans les régions de l’intérieur et du centre. En effet la Gendarmerie en était absente depuis fort longtemps.

C’est ainsi que le Colonel Abdi Bogoreh a inauguré, le 31 mai 2006, la brigade d Obock qui avait été abandonnée depuis le 15 novembre 1991.

Le 25 avril 2007, la brigade de la Gendarmerie nationale de Damerjog fera face a des gros problèmes d’insécurité et à une activité de trafic illicite en tout genre. Une brigade de la Gendarmerie de sécurité routière a été installée à Yoboki.

Bogoreh a inauguré aussi, en 2007, au Centre Cheik Moussa au Pk 23, un parcours du combattant et un champ de tir destinés à l’entraînement des personnels de la Gendarmerie nationale.

En 2009, il a posé la première pierre du forage d’un puits pour approvisionner le Centre d’instruction Cheik Moussa qui manquait cruellement d’eau.

Juste avant de mourir, début 2010, il a inauguré la caserne de Gendarmerie de Randa au nord du pays.

Au nom de tous les gendarmes, je tiens à rendre un hommage particulier au Colonel Abdi Bogoreh pour avoir restauré l’éclat et l’esprit de la Gendarmerie nationale. Cet hommage personnel, nous l’adressons aussi aux anciens officiers, qui ont soutenu ses actions.

18/07/10 (B561) Les Japonais s’installent à Djibouti. Vers la création de la première ville-caserne internationale ? Avec les Français, les Américains, qqs détachements délégués par des pays européens et maintenant les Japonais, Djibouti s’ouvre-t-elle à la mondialisation des armées ??

_______________________ Afrique actualités

Pose de la première pierre des futures installations des Forces d’Auto-défense du Japon à Djibouti

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, M. Mahmoud Ali Youssouf, a présidé aujourd’hui une cérémonie de signature d’un accord relatif à la mise à disposition d’une parcelle de terrain aux Forces d’Auto-défense du Japon stationnées à Djibouti.

Cet accord signé par le Ministre des Affaires Etrangères et le Commandant Yasuhara Kimura de la Force Aérienne japonaise déployée dans le cadre de la lutte anti-piraterie, prévoit les modalités d’installations des forces japonaises œuvrant dans la lutte contre la piraterie.

L’Ambassadeur de Djibouti à Tokyo, M. Ahmed Araita, l’Ambassadeur du Japon à Djibouti, M. Masaki Noke, et le Directeur des Relations Bilatérales, M. Mohamed Ali Hassan, ont assisté à la cérémonie de signature.

Une seconde cérémonie s’est déroulée également aujourd’hui, avec la pose de la première pierre des futures installations militaires japonaises en République de Djibouti, sur un vaste terrain situé prés de l’aéroport international de Djibouti.

Cet événement historique a été présidé par le Ministre des Affaires Etrangères, M. Mahmoud Ali Youssouf, le Ministre de la Défense Nationale, M. Ougoureh Kifleh, ainsi que par l’Ambassadeur du Japon à Djibouti, M. Masaki Noke. Plusieurs membres du gouvernement et du parlement, ainsi que de hautes personnalités civiles et militaires, ont assisté à la cérémonie de pose de première pierre.

Il convient de souligner que ces installations inédites serviront entre-autres au stationnement et à l’hébergement des personnels ainsi qu’à l’entretien des appareils de surveillance des forces d’auto défense du Japon engagés dans les missions contre les actes de pirateries au large des côtes somaliennes et dans le Golfe d’Aden.

Enfin, le choix de la République de Djibouti pour le déploiement des forces d’auto-défense du Japon ainsi que de leurs installations est révélatrice des relations bilatérales privilégiées entre le Japon et Djibouti.

18/07/10 (B561) Radio-Trottoir : les petites nouvelles du front. De nouvelles voies d’eau dans le navire présidentiel ? (Par nos correspondants)

L’un de nos correspondants confirme que la Paulette est bien en Ethiopie, mais qu’IOG est à Djibouti en ce moment.

Pourquoi avoir choisi l’Ethiopie pour ses vacances au lieu de Paris, où elle se rendait régulièrement ?

Eh bien, parce que l’Ambassadeur de France, que l’on dit sur le départ, aurait déconseillé à RPP de venir en France. Avec la plainte déposée contre elle par Abdourahman Boreh et l’indépendance des juges français, a-t-il aussi ajouté que ” l’on ne pouvait rien exclure ” ?

Imaginez Paulette en garde à vue pendant 24 ou 48 heures ? Une belle source d’imbroglio politico-diplomatiques que le Quai d’Orsay préfère certainement éviter. C’est pouquoi, sagement (de son point de vue), l’ambassadeur de France a recommandé au couple princier de pacotilles … d’éviter la France.

En agissant ainsi, l’Ambassadeur de France s’est-il rendu coupable de complicité de soustraction de “témoin” à la Justice. N’allons pas sur ce terrain ! La Presse d’investigation s’en chargera peut-être un jour ?

C’est la secrétaire générale Degmo Mohamed Issak qui est venue en France pour suivre les intérêts de la famille. Elle devrait aller se reposer du côté d’Orléans, mais elle est très fâchée, car son mari, le séducteur Kadar Isamïl Guelleh, aurait conté fleurette (et plus si affinité) à quelques belles de passage …

Bref, le bateau de Kadra prend l’eau de tous les côtés. Il va devenir très difficile à gouverner, car les menaces s’accumulent au dessus de sa tête. Sale temps en prévision pour les dictateurs …