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22/07/10 (B561) Les Chroniques de FreeDjibouti -> QUI VEUT QUOI POUR QUI A DJIBOUTI, CHERS POLITICIENS ? (Texte proposé par un "disciple" de Freedjibouti)

Par FreeDjibouti

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L’auteur, qui écrit habituellement sous le pseudonyme de Freedjibouti, vient de nous faire savoir par un "disciple" qu’il avait été malade et qu’il était maintenant sur la voie de la guérison.

Nous lui adressons tous nos voeux de guérison et nous lui disons combien nous sommes impatients de retrouver ses chroniques.

En attendant, nous publions un texte, qui a été écrit par "un disciple", et qui est publié avec son accord.

QUI VEUT QUOI POUR QUI A DJIBOUTI, CHERS POLITICIENS ?

À vous, nombreux compatriotes qui avez réagi, en m’écrivant personnellement, suite à la publication de mes réflexions, qu’il me soit permis de vous remercier pour m’avoir fait part de vos préoccupations qui rencontrent les miennes.

Vous ne vous êtes pas empêchés d’adhérer sans ambages à mes écrits engagés pour bousculer certaines habitudes de l’opposition. C’est en cela que je vous fais le devoir de vous tirer chapeau, car on finit par savoir sur ce long parcours, qui veut quoi pour qui à Djibouti.

Malheureusement, notre cher pays est de nos jours comparable à un « livre » que des gens mauvaisement intentionnés utilisent à toutes les fins possibles, même les plus abominables, pourvu qu’on en tire son profit. Sinon, comment comprendre qu’on en soit arrivé là, nonobstant tous les efforts déployés durant ces trente dernières années de lutte contre la sanglante dictature de Gouled-Guelleh ?

En réalité, on n’est pas opposant quand on sait seulement crier plus fort que les autres, quand sait aligner un mélange de vrais et de faux attributs (vraiment, à beau mentir qui vient de loin), quand on est incapable de libérer son pays des mains de la dictature mafieuse et d’accepter comme tel ce fait, quand on est incapable d’accoucher une stratégie politique libératrice, quand on joue avec la psychologie d’un honnête peuple qui vit avec un cœur déjà meurtri, quand on se croît plus malin que tous, plus intelligent et plus crédible que les autres, alors qu’en réalité on n’est qu’une coquille vide.

À nous surtout la jeunesse djiboutienne, apprenons à devenir plus sérieux que jamais, car le désir de la plupart d’entre nous est de voir notre pays libéré de sa dictature pour que nous puissions y retourner et nous installer dans un climat politique de liberté: de vaquer à nos occupations, d’exprimer nos opinions, de vivre sans crainte et de souhaiter le bien-être social pour tous, telles sont les valeurs fondamentales non exhaustives d’une société démocratique.

Mais quoi de plus aberrant que de constater que certains de nos compatriotes dépourvus de toute idée constructive, n’ont pour seul langage que celui de l’impossible et des utopies, puisqu’ils défendent mordicus ce langage dépourvu de toute réalité apparente qui nous a endormis pendant trente deux ans.

Nous les avons crus naïvement et sommes d’ailleurs en partie responsables de la situation qui perdure à Djibouti, sinon, on se serait démarqué si tôt de cette erreur collective pour penser à une stratégie politique alternative qui peut-être (à défaut de l’avoir expérimentée), nous aurait libérés de notre particulière dictature.

En tous cas, il nous semble que notre soutien indéfectible à l’opposition sincère afin qu’il parvienne à traduire dans les faits, certains objectifs pressants, s’impose.

Quels sont-ils ces objectifs ?

Ils se traduisent, par une obligation de résultat quant au rassemblement des leaders de l’opposition le plus vite possible et par l’organisation des conférences d’où jaillira un leader politique soutenu par toute l’opposition dans un délai raisonnable. Tels sont les deux points cruciaux qui interpellent tout Djiboutien doué de bon sens et épris d’un avenir meilleur pour le peuple djiboutien.

Quant à certains intervenants qui ne nous surprennent guère en raison de leur égoïsme et suivisme connus de vieilles dates et qui croient que la libération de Djibouti se trouve dans leur gueule forte, il est temps de les laisser tomber dans les oubliettes. Ils sont en train d’écrire encore une page historique de leur parcours politique, mise à part celle déjà connue d’eux lors de leur entrée balbutiante en politique. Un jour viendra où tout sera clair, preuve à l’appui, sur chacun des politiciens véreux.

A la place de vouloir conserver l’éternel statut d’opposant radical, ce qui ne donne pas la soupe aux Djiboutiens, n’est-ce pas qu’il serait temps de poser des actes concrets et libérateurs en laissant tombé par voie démocratique ce manteau.

À un moment donné, on devait s’arrêter et se poser des questions sur nos convictions réelles, des questions existentielles:

Est-ce que nous voudrions réellement libérer Djibouti pour tous les Djiboutiens ou pour nos intérêts personnels et ceux de notre clan?

C’est là où se trouve la grande question qui divise les Djiboutiens de nos jours et qui mérite un débat sérieux. Mais aussi une petite humilité voire une honnêteté intellectuelle devrait nous amener à admettre notre échec cuisant: trente deux ans de lutte sans moindre succès, seize ans de combat politique sans pouvoir libérer notre peuple.

Un examen de conscience de chacun de nous, nous permettrait de répondre à cette question plus haut posée. Mais d’ores et déjà, nous avons cru que l’occasion nous est offerte par les Accords avec le Frud qui ont accouché d’un Ougoureh ministre de nos rangs.

Certes, nous sommes tous conscients des insuffisances voire l’inexistantes de ces Accords relativement au problème de l’armée, de la légitimité de Guelleh, du cas des réfugiés en Ethiopie (je salue au passage, l’équipe de l’ARDHD pour son engagement aux cotés de nos compatriotes), de l’emploi des jeunes laissés à eux, de la décentralisation fantoche……

Mais y a-t-il eu depuis près de 16 ans, une solution, voire même une approche de solution à ces problèmes percutants?

Nous sommes loin de l’avoir eue, au contraire nous tournons en rond pendant que la situation s’empire. Aucune solution magique n’a été proposée. On se plaît de publier nos réflexions, de rencontrer Guelleh çà et là, d’adhérer à l’UMP et ce faisant nous l’avons légitimé, de rendre visite aux réfugiés sans leur apporter le minimum de ce dont ils ont besoin pour leur survie, d’envoyer Western union à nos familles, ignorant ceux qui n’ont personne à l’extérieur, et d’assister passivement à la gestion rocambolesque des affaires de l’État.

Le pillage continue et la population s’enfonce irrémédiablement dans le gouffre.

Doit-on encore se maintenir à l’écart, et contribuer ainsi à l’aggravation de ces problèmes?

Collaborer ou passer. Il reste au régime de choisir l’un ou l’autre pour permettre à la Nation de se refaire et au peuple de se renouveler.

C’est ça le système chez nous, unique et abrutissant pour les citoyens qui le vivent au quotidien. N’en déplaise aux fonctionnaires des institutions internationales qui siègent à Djibouti et se disent «content et fier du travail que réalise Guelleh à la tête de l’État».

C’est du pur bluff qui veut endormir et détourner les esprits de l’impérieuse nécessiter de mettre un terme aux abus de Guelleh qui infeste le pays. Les Djiboutiens ont un million de raisons de vouloir prendre leur destin en main et de lever définitivement le voile sur le flou décoiffant qui profite au régime, à ses courtisans locaux et à leurs amis français.

Bientôt, à Djibouti, le ballet quotidien des valises diplomatiques remplies d’euros avec une double assignation: procurer les capitaux nécessaires à la campagne présidentielle de Guelleh et s’assurer à prix d’argent, le concours d’observateurs de pacotille pour les présidentielles de l’an prochain à Djibouti.

Comment ne pas vouloir la mort d’un tel régime ?

La félonie au sommet de l’État est tellement odieuse que la jeunesse djiboutienne n’a plus son cœur qu’à la Révolution, c’est à dire un changement profond par des moyens radicaux; Certains font état d’une légère avancée vers la décrispation à Djibouti; ça prête un peu à sourire.

D’autres pensent que le vrai baromètre des intensions réelles du pouvoir est le scrutin présidentiel en vue. Plus proches du cœur des Djiboutiens, les sceptiques qui, eux, trouvent qu’attendre passivement du RPP d’organiser une élection crédible qui serve de tremplin au changement, risque d’être une espérance vaine. Déjà, sont perceptibles des signes avant-coureurs d’un refus par les pillards de lâcher du lest pour céder partie de leur juteuse prépotence.

Une fois de plus, le RPP retient les espoirs.

Cela n’étonne guère. Ces gens ayant trop longtemps fait de la violence leur cheval de bataille, il relèverait du miracle qu’ils puissent envisager – s’ils n’y sont pas forcés – d’organiser des élections sans agiter le spectre de la peur et tuer.

Voila l’atroce réalité que ne dénient pas les faits dans l’histoire récente de Djibouti. En honneur de ceux qui en ont payé le prix fort, mais aussi pour une simple raison de bon sens. Cela suppose que l’an prochain, Djibouti devra, soit sortir la tête de son chaos. Il est temps de mettre chaos, ce chaos paradoxal: trop délicieux pour les intouchables du RPP et pénitentiaire pour la grande masse vulnérable.

A bon entendeur à pied d’œuvre!

Djiboutiennement

22/07/10 (B561) Interview de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH par DEUTSCHE WELLE EN FRANÇAIS

Note Liminaire.

Cette interview du 19 Juillet 2010 m’a été proposée en tant que Défenseur des
Droits de l’Homme qui s’intéresse aux problèmes de la Somalie et ce dans le
cadre des travaux préparatoires de la Conférence de l’Union Africaine à Kampala.

Je sais que le Journaliste de la Deutsche Welle, M. Fréjus QUENUM peut ne pas
diffuser la totalité de mon intervention car, et c’est normal, le temps de
diffusion est souvent fixé à l’avance donc le temps est bien limité.

Ayant mal enregistré le début de mon interview, je vous transmets la suite.
Mes propos n’engagent que moi.

NOEL ABDI Jean-Paul

… C’est un problème d’intérêt et de souveraineté qui sont en conflit ?

Vous m’aviez déjà posé lors d’une ancienne émission sur le problème des pirates
de mer. J’avais répondu que c’est un problème suite aux déchets nucléaires,
chimiques et surtout la piraterie des poissons.
Aujourd’hui je vois les Japonais venir à Djibouti parce qu’ils ont intérêt que
leurs bateaux usines puissent pirater plus largement et en toute liberté sur les
zones côtières et les zones économiques de la Somalie, il y a trois mille
Kilomètres (3 000km) de Djibouti jusqu’à Mombassa.

C’est pour un problème économique, on tue tout un Peuple, on élimine tout un
Peuple, on massacre tout un Peuple par génocide et autres, tandis que les
Nations Unies ne parlent pas, ne parlent pas, les Nations Unies sont devenues
pour moi la Société des Nations, çà vous pouvez le dire, lorsque Hitler
envahissait l’Europe.

Sur la conférence de Kampala, évidemment votre question est capitale, parce que,
en tant que Défenseur des Droits de l’Homme, en tant que Djiboutien, en tant
qu’originaire Somali, nous présentons toutes nos condoléances aux familles des
victimes tuées là-bas, mais nous disons au Gouvernement Ougandais que nous
considérons comme un Gouvernement Génocidaire que ses troupes effectuent à
Mogadiscio, un Gouvernement qui effectue des crimes en Ouganda, nous considérons
qu’il faut mettre un holà à ces crimes.

Si j’étais Ougandais….
J’ai demandé à mon gouvernement de ne pas envoyer 500 personnes…
En tant que Défenseur des Droits de l’Homme, ce qui est interdit c’est
l’extermination.

Pourquoi imposer et créer un Gouvernement dans un hôtel de Djibouti, et encore
pourquoi imposer et créer un Gouvernement dans un hôtel au Kenya, c’est çà que
le peuple Somali ne comprenne pas.

Créer un autre Gouvernement à Kampala avec l’OUA (UA) avec l’ONU (Nations Unies)
quel problème…

Le Peuple Somali a droit au Respect, à la Dignité sans ingérence des forces
étrangères.

Votre position n’a jamais changé, mais que dites vous, comme beaucoup de gens
qualifient de menaces terroristes d’allégeances à El Qaïda que seraient entrain
de faire le groupe El Shabaab en Somalie ?

El Qaïda a été créée aux Etats-Unis avec Houssein Ben Laden, lorsqu’ils
combattaient les Russes, c’était un agent de la CIA.
Tout ce que la CIA crée c’est ensuite pour démanteler, pour s’imposer.
En Irak : l’Armée Américaine est partie là-bas avec des Européens et consorts,
avec l’OTAN.

Quel est le résultat ?

Le résultat c’est que tous les champs de pétrole de l’Irak sont entre les mains
des Sociétés de Bush.

Voilà la réalité.
Si c’est les multinationales qui tuent pour avoir des marchés, alors qu’on nous
dise la vérité, on va essayer de composer avec les multinationales et pas avec
les Gouvernements disent certains Somalis.

Les travaux préliminaires de la Conférence de Kampala commencent aujourd’hui,que
pensez-vous que les Chefs de l’Etat doivent faire pour la Somalie, puisque la
Somalie est le thème central ?

Si les chefs d’Etat Africains m’écoutaient, je ne pense pas (parce que pour
moi), je suis une quantité négligeable, mais s’ils m’écoutaient en tant que
membre de la Corne d’Afrique, je dirais que le Président de l’Ethiopie a eu le
courage de retirer ses troupes, il faudrait que l’Ouganda et le Burundi aient le
courage de retirer leurs troupes, c’est tout ce que je leur demanderais, parce
que le mal de la violence, c’est d’abord le mal de la répression et il faut
qu’ils cessent la répression génocidaire, il faut qu’ils cessent la répression
par des crimes de guerre,

il faut qu’ils cessent la répression par les crimes
contre l’humanité, c’est tout ce que je demanderais aux Chefs d’Etat Africains
que je respecte beaucoup, c’est que malheureusement chacun à ses petits intérêts
géopolitiques peut-être, mais dans tous cas, tout ce que je demande est de
retirer toutes les troupes de la Somalie.

20/07/10 (B561) VERITE :  freres de langue et de civilisation

Oh ! Combien avez-vous donné et depensé pour que ce petit pays et son peuple retrouvent la liberte, un bon niveau de vie et un bon dirigeant politique pour gérer dans la transparence le fonctionnement d’un Etat libre et prospère pour tous ?

Oh ! Combien avez-vous investi, avec vos conseils, vos idées, vos travaux acharnés, vos guides, tant pour les opposants que pour l’ensemble des citoyens,
pour aider le pays à gagner le bras de fer contre le dictateur IOG et ses clans qui confisquent le pouvoir, la richesse et qui entravent la liberté du peuple ?

Oh ! Combien vous-êtes vous investi pour que les leaders des partis saisissent l’opportinité et qu’ils défendent avec fermete leur droit face au regime  despotique et ses warabeys qui vident le pays ?

Oh ! Combien d’efforts pour pousser vers l’objectif, les hommes murs et aptes à diriger honnêtement le pays ?

Oh !  Combien  d’actes graves et inpardonnables aux yeux d’un peuple innoncent en manque d’hommes courageux et fiers, ont commis IOG et son régime corrompu ?

Oh ! combien  avez-vous donné de votre vie, vos forces, vos energies, votre savoir-faire, rien que pour aider ce peuple qui vit sous la dictature et dans  la pauvreté infernale ?

Oh ! Avec l’ARDHD, la bataille peut être gagnée si les leaders s’organisent pour restaurer la liberté.

20/07/10 (B561) Le journal de la Flibuste – Les pirates somaliens libèrent un chimiquier et un bateau de pêche – De présumés pirates disent avoir été maltraités – Seychelles : Les EAU aident à lutter contre la piraterie maritime (3 articles)

____________________ 3 – AFP

Les pirates somaliens libèrent un chimiquier et un bateau de pêche

Des pirates somaliens ont libéré deux navires, un chimiquier norvégien, l’UBT Ocean, et un bateau de pêche battant pavillon kényan, le Sakoba, a annoncé mardi le représentant kényan d’une ONG d’assistance aux marins, Andrew Mwangura.

"L’UBT Ocean et le Sakoba ont tous deux été libérés", a déclaré M. Mwangura à l’AFP. Ce dernier a précisé que les deux navires avaient été relâchés entre lundi et mardi.

"L’UBT Ocean fait route vers Dar es-Salaam (en Tanzanie). Le Sakoba se dirige vers Mombasa (sud-est du Kenya), son port d’attache", a-t-il ajouté, faisant état du versement d’une rançon au montant indéterminé.

Le Sakoba avait été capturé le 26 février au large de l’île tanzanienne de Pemba, avec 16 membres d’équipage à son bord originaires d’Espagne, de Pologne, du Kenya, de Namibie et du Cap-Vert.

Le bateau de pêche aurait été utilisé par les pirates comme un "bateau-mère" pour lancer une nouvelle attaque le 5 mars contre l’UBT Ocean et ses 21 marins birmans.

Selon Ecoterra International, une ONG environnementaliste qui suit de près la piraterie dans l’océan Indien, au moins 21 navires et 387 membres d’équipages sont toujours retenus par les pirates somaliens.

L’ONG, l’opération européenne de lutte antipiraterie Atalante et l’Organisation pour le commerce maritime (MTO), une organisation maritime britannique implantée à Dubaï, avaient averti peu de temps après sa capture que le Sakoba était devenu un "bateau-mère" pour les pirates.

En mars, la police kényane avait dispersé une manifestation des familles des 10 marins kényans du navire, qui protestaient contre l’inertie des autorités kényanes dans ce dossier.

La communauté internationale a déployé depuis 2008 des dizaines de bâtiments de guerre pour sécuriser le golfe d’Aden, une route maritime cruciale pour le commerce international.

Mais les pirates ont progressivement étendu leur rayon d’action, allant jusqu’à capturer des navires près des Maldives, vers l’est, et dans le canal du Mozambique au sud.

Le nombre de navires et de marins actuellement détenus est l’un des plus élevé depuis l’expansion de la piraterie somalienne en 2007.

____________________ 2 – Métro (Canada) avec AP

De présumés pirates disent avoir été maltraités

STEVE SZKOTAK,

Trois Somaliens accusés de piraterie aux États-Unis affirment qu’ils ont été détenus nus, menottés et les yeux bandés pendant plusieurs jours sans avoir accès à un interprète, alors qu’un autre affirme qu’un interprète a menacé de le jeter par-dessus bord, selon des documents déposés en cour lundi par des avocats.

Les avocats qui représentent les Somaliens affirment aussi que les accusations contre l’un des suspects devraient être abandonnées parce qu’il est mineur.

Dans le cas de deux des accusés, les avocats affirment que les déclarations qu’ils ont faites ne devraient pas être admises en cour parce qu’ils n’ont pas été avisés de leur droit de garder le silence et de contacter un avocat.

Les requêtes déposées par voie électronique lundi font partie d’une série d’autres soumises à la cour de district de Norfolk, en Virginie, où cinq Somaliens sont poursuivis pour l’attaque alléguée du 1er avril contre le navire américain «USS Nicholas», au large des Seychelles.

Les suspects de l’attaque contre le «USS Nicholas», de même que six Somaliens accusés de l’attaque du 10 avril contre le «USS Ashland», doivent être traduits en justice le 28 juillet en vertu d’un nouvel acte d’accusation qui ajoute de nouvelles charges contre eux. Ils font tous face à la prison à vie sans possibilité de libération s’ils sont reconnus coupables des accusations de piraterie. Tous ont plaidé non coupable.

Le gouvernement a refusé lundi de répondre aux requêtes, affirmant qu’il y répondrait en cour.

______________________ 1 – AfriqueJet.com

Seychelles : Les EAU aident à lutter contre la piraterie maritime

Les Emirats arabes unis (EAU) et les Seychelles ont signé un accord pour un financement de 15 millions de dollars américains destinés à la construction d’une base de gardes- côtes sur l’île de Persévérance, annonce un communiqué publié à Dar es-Salaam.

Cette base sera dotée d’un système de radar côtier et d’un équipement de communications radio qui seront appuyés par des radars positionnés au niveau de plusieurs îles des Seychelles.

Les EAU ont remis aux Seychelles cinq bateaux patrouilleurs et un hélicoptère destinés à renforcer les moyens des gardes-côtes du pays dans la lutte contre la piraterie.

"Les Seychelles seront mieux équipées pour lutter contre les pirates et le nouveau système de surveillance radar permettra de garantir le passage sécurisé des pécheurs et du trafic maritime. Nous serons plus à même de détecter les embarcations des pirates et notre niveau de préparation pour la riposte sera amplifié", a déclaré le ministre de la Défense des Seychelles, James Michel.

"La nouvelle base de gardes-côtes apportera une différence considérable à notre lutte contre la piraterie», a-t-il ajouté.

20/07/10 (B561) Nouvelles de Somalie (1) – Un humanitaire somalien enlevé près de Mogadiscio – Le président Museveni promet de sévir contre les insurgés somaliens d’al-Shabab – Interpol diffuse des portraits reconstitués de 2 suspects – Burundi : le journaliste Jean-Claude Kavumbagu en prison pour crime de lèse-majesté – L’Afrique de l’Est face à la crise en Somalie – Des affrontements entre islamistes et forces gouvernementales font plusieurs morts à Mogadiscio – deux jeunes accusés de vol amputés de la main en public – L’Union africaine s’engage à défaire les terroristes somaliens (8 articles)

__________________ 8 – AFP

Un humanitaire somalien enlevé près de Mogadiscio

Des inconnus armés ont enlevé dimanche près de Mogadiscio un travailleur humanitaire somalien travaillant pour une organisation de l’ONU spécialisée dans le déminage, ont déclaré dimanche des responsables et des témoins.

Said Moalim Bashir, qui était employé localement par Mine Action, a été enlevé alors qu’il se rendait dans la capitale somalienne depuis Teredishe, une banlieue où vivent des déplacés.

"Nous avons été informés de son enlèvement aujourd’hui (dimanche), après la libération de son chauffeur qui avait apparemment été retenu avec lui. Nous ne savons pas où il se trouve mais nous avons confirmé qu’il était retenu en otage par des gens armés", a déclaré un responsable local de Mine Action, sous couvert d’anonymat.

Un membre de la famille, Abdukar Mohamed, a confirmé à l’AFP que la voiture du travailleur humanitaire avait été interceptée et qu’on ne savait pas où il avait été emmené ni ce qu’il était devenu.

Ses ravisseurs n’ont pas pris contact avec la famille, a-t-il ajouté, se disait très inquiet du sort de son parent.

Les insurgés islamistes des shebab qui contrôlent une grande partie de la Somalie et de sa capitale ont interdit en décembre 2009 les activités de Mine Action dans le sud du pays, au motif qu’elle aurait notamment "incité (…) à la rébellion contre l’administration islamique".

Sous l’influence croissante de jihadistes étrangers, les insurgés radicaux shebab se font de plus en plus menaçants sur les rares organisations humanitaires internationales opérant encore en zone islamiste, dans le centre et le sud de la Somalie.

__________________ 7 – Batoto (Blog) avec VOA

Ouganda, Somalie – Le président Museveni promet de sévir contre les insurgés somaliens d’al-Shabab

Le président Museveni a dit qu’il ne sait pas ce qui est advenu d’eux. « Ils disent qu’ils sont des révolutionnaires, mais leurs actions sont ce qu’il y a de plus réactionnaire, de plus rétrogrades. Des lâches ! de vrais criminels ! s’ en prendre à des gens regardant tout simplement du football ? » s’est-il insurgé.
Le chef de l’Etat ougandais a dit qu’il usera de sa position d’hôte du prochain sommet de l’Union africaine pour faire augmenter les effectifs de la force africaine de maintien de la paix en Somalie, forte de 5000 hommes. L’Ouganda, qui en est le principal contributeur, s’est joint à d’autres pays est-africains pour appeler à l’établissement d’une mission internationale de 20 000 hommes en faveur de la Somalie. Entre temps, Kampala a fait savoir qu’il enverra 2000 soldats additionnels dans ce pays.
Le président ougandais Yoweri promet des représailles aux islamistes somaliens d’al-Shabab qui ont revendiqué la responsabilité du double attentat suicide de dimanche, à Kampala.
Le leader ougandais a invité la presse dans sa maison de campagne, à 500 km de Kampala, pour leur exprimer son indignation au sujet de ces attentats, qui visaient des fans regardant la finale de la Coupe du monde 2010 à la télévision. Il a accusé de puissants groupes extrémistes du Moyen-Orient d’avoir pris le contrôle d’al-Shabab dans le but de faire de la Somalie un repaire sûr pour terroristes.
AP
La police ougandaise montrant des explosifs découverts après les attentats de Kampala
Il s’est dit « très, très furieux, très en colère. Très en colère, mais également pas surpris, parce que c’est bien dans le caractère de ces groupes moyen-orientaux. » Le président Museveni a dit qu’il ne sait pas ce qui est advenu d’eux. « Ils disent qu’ils sont des révolutionnaires, mais leurs actions sont ce qu’il y a de plus réactionnaire, de plus rétrogrades. Des lâches ! de vrais criminels ! s’ en prendre à des gens regardant tout simplement du football ? » s’est-il insurgé.
Le chef de l’Etat ougandais a dit qu’il usera de sa position d’hôte du prochain sommet de l’Union africaine pour faire augmenter les effectifs de la force africaine de maintien de la paix en Somalie, forte de 5000 hommes. L’Ouganda, qui en est le principal contributeur, s’est joint à d’autres pays est-africains pour appeler à l’établissement d’une mission internationale de 20 000 hommes en faveur de la Somalie. Entre temps, Kampala a fait savoir qu’il enverra 2000 soldats additionnels dans ce pays.
AP
Obsèques d’une des victimes des attentats de Kampala
Plusieurs leaders politiques et commentateurs ougandais de même qu’est-africains ont appelé au rapatriement des soldats ougandais. « Ceux qui disent que le meilleur moyen d’éviter les problèmes est une reddition pure et simple de l’Afrique face aux terroristes du Moyen-Orient, hé bien, ceux-là ont absolument tort » a déclaré le président Museveni, qui aime bien se remémorer ses activités de leader rebelles, n’est pas de cet avis.
« L’approche correcte est de veiller à ce que les peuples d’Afrique jouissent de leur liberté, pour laquelle nous avons combattu », a-t-il dit, ajoutant qu’il s’est battu pour la liberté et non pour subir l’esclavage de quelques groupes désorientés du Moyen-Orient.
Pour l’heure, la police ougandaise se refuse à tout commentaire au sujet de l’enquête relative aux attentats de dimanche, ou sur les six suspects arrêtés en rapport avec cette affaire, et dont certains seraient d’origine est-africaine

Par VOA

__________________ 6 – Le Monde avec AFP

Attentats Kampala : Interpol diffuse des portraits reconstitués de 2 suspects

L’organisation policière internationale Interpol a diffusé dimanche des photos de reconstitutions faciales de deux présumés kamikazes soupçonnés d’avoir participé aux attentats de Kampala la semaine dernière, en demandant à ses membres d’aider l’Ouganda à les identifier.

"A la demande de la police ougandaise, Interpol a diffusé à chacun de ses 188 membres une +notice noire+ -relative à la recherche d’informations concernant les corps non identifiés- et a publié les photographies de reconstitutions faciales pour engager le public à identifier (ces) hommes", dit l’agence dans un communiqué reçu par l’AFP.

Interpol précise que les reconstitutions faciales ont été réalisées à partir des restes de deux kamikazes soupçonnés d’avoir participé aux attentats de Kampala le 11 juillet.

Dimanche après-midi, à Kampala, le chef de la police ougandaise Kale Kayihura a annoncé qu’il y avait deux kamikazes impliqués dans ces attentats en montrant les reconstitutions lors d’une conférence de presse et en suggérant que l’un est d’origine somali et l’autre sans doute de type noir africain.

"Le fait qu’Interpol publie ces +notices noires+ à nos collègues des forces de l’ordre dans le monde entier et rende ces photos publiques nous laisse espérer que quelqu’un, quelque part, reconnaîtra un de ces hommes ou les deux", déclare-t-il dans le communiqué d’Interpol.

Soixante-treize personnes ont été tuées dans ces attentats survenus dans deux restaurants où des amateurs de football s’étaient réunis pour assister à la finale du Mondial. La police avait établi jusqu’à présent la participation d’un seul kamikaze, alors que trois explosions au total ont retenti.

Les attaques ont été revendiquées par les islamistes somaliens Shebab, en représailles à l’implication militaire de l’Ouganda en Somalie dans le cadre de la force de paix de l’Union Africaine (Amisom).

_________________ 5 – RFI

Burundi : le journaliste Jean-Claude Kavumbagu en prison pour crime de lèse-majesté

Jean-Claude Kavumbagu, directeur de Netpress, un journal en ligne, a été arrêté pour « trahison » le 17 juillet à Bujumbura après avoir mis en doute, dans un article, la capacité des services de sécurité burundais à prévenir un attentat comme celui perpétré par les islamistes somaliens en Ouganda. L’attentat survenu à Kampala le 11 juillet 2010 a fait au moins 73 morts et de nombreux blessés.

Parce qu’un article de Netpress n’a pas plu en haut lieu, Jean-Claude Kavumbagu a été arrêté le 17 juillet à la mi-journée et écroué peu après à la prison centrale de Bujumbura. C’est le colonel David Nikiza, commissaire général de la police pour la région ouest du Burundi qui a procédé personnellement à son arrestation, et annoncé que le journaliste est poursuivi pour trahison, sans plus d’explication.

Mais selon des sources concordantes, le pouvoir burundais reproche à ce directeur du journal en ligne un article paru deux jours après le double attentat qui a fait au moins 73 morts, le 11 juillet, à Kampala. « Si les miliciens shebab voulaient tenter quelque chose dans notre pays, ils y réussiraient avec une facilité déconcertante tellement nos forces de défense et de sécurité brillent par leur capacité à piller et à tuer leurs compatriotes, plutôt que de défendre leur pays », pouvait-on lire alors sur Netpress.

Les islamistes somaliens avaient menacé à plusieurs reprises de représailles le Burundi et l’Ouganda, deux pays à avoir déployé jusqu’ici des troupes en Somalie, dans le cadre de la force de paix de l’Union africaine. Ils sont passés à l’acte à Kampala, dimanche dernier, pendant la finale du Mondial de football.

Le journaliste burundais a apparemment commis un acte de lèse-majesté en mettant en ligne un article incriminant la capacité des forces spéciales du Burundi à faire face à une telle attaque. Ce journaliste est un habitué des prisons burundaises. A quarante-cinq ans, Jean-Claude Kavumbagu est emprisonné pour la cinquième fois dans l’exercice de sa profession.

_________________ 4 – RFI

L’Afrique de l’Est face à la crise en Somalie

Les shebabs menacent d’étendre leurs actes terroristes à l’ensemble des pays qui soutiennent le président somalien Cheikh Charif Cheikh Ahmed.

Le double attentat de Kampala en Ouganda, qui a fait au moins 73 morts dimanche 11 juillet 2010, a été revendiqué par les shebabs, la milice radicale somalienne. Depuis, les shebabs menacent d’étendre leurs actes terroristes à l’ensemble des pays alliés au président somalien Charif Cheikh Ahmed. Celui-ci appelle la communauté internationale à se mobiliser pour lutter contre les terroristes. Le dossier sera sur la table du prochain sommet de l’Union africaine fin juillet.

Le double attentat de Kampala marque indéniablement un tournant dans le conflit somalien. Pour la première fois, la milice shebab a exporté la violence hors des frontières. Et leur chef menace ouvertement de frapper les pays alliés au régime du président Charif Cheikh Ahmed.

Pourtant, loin d’effrayer ces alliés, les attentats ont entraîné une réaction musclée. Kampala se dit prête à envoyer deux mille hommes supplémentaires au sein de l’Amisom, la Mission africaine de maintien de la paix. Le président Museveni réclame une modification de son mandat, afin, selon ses mots « d’aller chercher les shebabs à Mogadiscio ».

En matière de discours musclé, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi n’est pas en reste, appelant à l’anéantissement total des shebabs. Quant à Charif Cheikh Ahmed, qui milite depuis des mois pour que la communauté internationale s’engage davantage sur le dossier somalien, il espère que l’exportation du terrorisme entraînera une prise de conscience.

A cet égard, le prochain sommet de l’Union africaine, fin juillet, sera riche en enseignement et devra répondre à deux questions. L’UA acceptera-t-elle de rendre plus offensif le mandat de l’Amisom ? Et va-t-elle réussir à convaincre d’autres pays que le Burundi et l’Ouganda d’apporter leur contribution à cette force pour l’heure composée de six mille hommes ?

_________________ 3 – AllAfrica.com

Somalie: Des affrontements entre islamistes et forces gouvernementales font plusieurs morts à Mogadiscio

Pierre Emangongo

De violents affrontements entre insurgés islamistes et forces gouvernementales ont fait de nombreux morts à Mogadiscio. Les dernières attaques des Shebab expriment, à la fois, une opposition à la promesse des six pays de l’Afrique de l’Est de fournir 2000 soldats à l’Amisom et, un défi lancé au gouvernement somalien ainsi qu’à la Communauté internationale.

De violents affrontements entre insurgés islamistes et forces gouvernementales, mais aussi entre factions rivales ont éclaté dans la capitale somalienne Mogadiscio, faisant au moins seize morts, ont déclaré hier mardi 6 juillet des responsables et témoins cités par le journal Le Monde. La plupart des victimes sont des combattants tués le lundi 5 juillet 2010 lors de différents incidents, alors que les insurgés islamistes resserrent leur emprise sur la zone de la capitale encore contrôlée par le gouvernement, a déclaré à l’AFP un responsable gouvernemental chargé de la sécurité.

Selon le chef des services ambulanciers de Mogadiscio, trois autres civils ont aussi péri dans la chute d’un obus sur leur maison.Les shebab, qui ont fait allégeance à la nébuleuse Al-Qaida tiennent mordicus à renverser le gouvernement légal du président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier 2009 pour le remplacer par un régime d’obédience islamique radicale. DEFI Ces insurgés harcèlent les forces gouvernementales dans les districts du Nord-Est pour s’emparer des bases de l’Amisom, et perturber ses lignes de ravitaillement en frappant le port. Les dernières attaques de Mogadiscio expriment l’opposition de Shebab quant à la promesse faite par six pays de l’Afrique de l’Est au terme du sommet extraordinaire de l’Igad (autorité intergouvernementale sur le développement) tenu le lundi 5 juillet à Addis-Abeba.

Ces pays comptent fournir 2 000 soldats à l’Amisom afin de restaurer l’autorité de l’Etat somalien. A scruter de près la situation dramatique de la Somalie, on se rend vite à l’évidence que ces islamistes extrémistes sont en train de lancer un défi non seulement au gouvernement somalien, mais aussi et surtout à la Communauté internationale. Raison pour laquelle l’Union africaine, l’Onu et d’autres institutions internationales sont appelées à renforcer davantage l’Amisom afin de démanteler tous les réseaux de bandits qui tuent au nom de Dieu.


_________________ 2 – La Croix avec AFP

Somalie: deux jeunes accusés de vol amputés de la main en public

Les insurgés islamistes somaliens shebab ont procédé à l’amputation de la main de deux jeunes hommes accusés de vols, devant des centaines de personnes dont des femmes et des enfants, a-t-on appris samedi auprès d’un responsable du mouvement et de témoins.

La foule s’était rassemblée à Balad, une petite localité à 30 km au nord de la capitale Mogadiscio, pour assister à l’amputation vendredi en fin de journée.

Hassan Omar Mohamed, 18 ans, et Murshid Ahmed Adan, 22 ans, ont avoué avoir cambriolé des commerces pour voler respectivement 45 millions de shillings somaliens (1.350 dollars) et 2 millions (60 USD), a affirmé à la presse Sheik Abu Yusuf Sheik Hasan, un juge d’un tribunal shebab de la région de Shabelle.

"La Cour a rendu son verdict en vertu de la loi islamique sharia après que les deux accusés eurent reconnu leur culpabilité", a poursuivi le juge. "Ils ont payé pour les crimes qu’ils ont commis".

Un bourreau encagoulé a coupé avec un long couteau la main droite de chacun des deux hommes, qui avaient reçu des médicaments antidouleur.

"Une personne tenait le bras à amputer pendant que deux autres tenait le condamné, cela semblait vraiment douloureux", a rapporté un témoin, qui a dit s’appeler Muktar.

"Des femmes et des enfants regardaient cette horrible punition, et j’ai vu une femme vomir" pendant l’amputation, a témoigné de son côté Adan Yusuf.

Les shebab, qui contrôlent la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie, livrée à la guerre civile depuis 1991, y ont imposé une interprétation particulièrement radicale de la sharia, stipulant amputations et autres châtiments corporels, interdits vestimentaires, interdiction de la musique et de la plupart des divertissements.

_________________ 1 – Afrique en Ligne avec PANA

L’Union africaine s’engage à défaire les terroristes somaliens

L’Union africaine va utiliser toutes les lois pertinentes à sa disposition pour mettre fin au terrorisme et aux groupes terroristes, a indiqué sur place un haut fonctionnaire de l’UA, vendredi.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, a affirmé que bien que les enquêtes sur les attentats survenus en Ouganda pendant la coupe du monde soient en cours, l’organisation continentale était prête à faire face au fléau que constitue le terrorisme en utilisant les lois à sa disposition.

"Nous n’allons pas publier un communiqué détaillé sur les attentats terroristes de Kampala tant que les enquêtes ne seront pas terminées", a déclaré à la PANA, l’ambassadeur Lamamra.

Il a affirmé que l’UA allait mettre en oeuvre les différents traités contre le terrorisme récemment adoptés ces derniers temps pour réactiver la bataille continentale contre le terrorisme.

"L’UA est engagée dans la bataille contre le terrorisme pour mettre fin aux groupes terroristes et au terrorisme, a indiqué le commissaire.

Les dirigeants africains ont adopté une résolution lors d’une réunion à Syrte, en Libye, pour rechercher des mesures visant à stopper le financement du terrorisme et des organisations terroristes

L’ambassadeur Lanamra a indiqué que l’UA disposait de traités qui seront mis en oeuvre pour se prémunir contre le terrorisme.

La milice somalienne Al Shabab, liée au réseau terroriste Al-Qaida, a revendiqué la responsabilité des attentats qui ont eu lieu le 11 juillet et qui ciblaient des supporters de football qui visionnaient la finale de la coupe du monde en Afrique du sud.

L’attaque était destinée à faire peur à l’Ouganda pour l’empêcher d’envoyer des troupes supplémentaires au sein de la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM), qui dispose actuellement de 6.000 soldats.

Mais l’attentat, qui est intervenu quelques jours avant le début du sommet des chefs d’Etats africains à Kampala, est interprété comme un affront direct contre l’organisation continentale.

Des sources proches de l’UA ont indiqué qu’il y avait eu des efforts récents pour réexaminer les stratégies de l’union contre le terrorisme, à la lumière des récentes attaques qui menacent directement l’organisation.

Un fonctionnaire de l’ONU qui s’est exprimé sous couvert de l’anonymat, a indiqué que l’attentat a soulevé des motifs de préoccupation pour l’UA, mais c’était également un signe qu’Al-Shabab sentait sa défaite en Somalie.

20/07/10 (B561) Nouvelles de Somalie (2) – Cinquante-deux civils tués en sept jours de combats à Mogadiscio – Les USA misent sur l’impopularité d’Al Chabaab après Kampala – un humanitaire “détenu” et non enlevé, selon l’ONU – 14 civils tués dans un combat à Mogadiscio – (4 articles)

__________________ 4 – L’Express avec Reuters

Cinquante-deux civils tués en sept jours de combats à Mogadiscio

Les combats entre les islamistes de l’organisation Al Chabaab et les forces gouvernementales dans le nord de la capitale somalienne, Mogadiscio, ont fait au moins 52 morts et des dizaines de blessés parmi la population civile au cours des sept derniers jours, a déclaré une organisation de défense des droits de l’homme.

Les violences se sont intensifiées dans la capitale depuis que des kamikazes d’Al Chabaab se sont fait exploser et ont tué 73 personnes qui regardaient la finale de la Coupe du monde de football, à Kampala en Ouganda. Le conflit somalien devrait figurer en bonne place sur l’ordre du jour du sommet de l’Union africaine qui se tiendra cette semaine à Kampala.

Ce sont des soldats ougandais et burundais qui composent la mission de paix de l’Union africaine (Amisom), dont les 6.300 hommes protègent les sites clés de Mogadiscio.

"Les combats font rage sans relâche entre les forces gouvernementales et Al Chabaab dans le nord de Mogadiscio", a déclaré à Reuters Ali Yasin Gedi, vice-président de l’ONG des droits de l’homme Elman, basée en Somalie.

"Au moins 52 personnes ont péri et 129 autres ont été blessés dans les combats de cette semaine", a-t-il ajouté.

Abdi Sheikh,
Eric Faye pour le service français

__________________ 3 – Nouvel Obs avec Reuters

Les USA misent sur l’impopularité d’Al Chabaab après Kampala

Les Etats-Unis étudient les moyens de fomenter des divisions parmi les rebelles islamistes somaliens qui ont revendiqué les attentats à la bombe ayant coûté la vie à 73 clients d’établissements de Kampala qui suivaient à la télévision la finale de la Coupe du monde de football.

Le groupe Al Chabaab, qui combat le gouvernement intérimaire somalien soutenu par la communauté internationale, avait menacé de s’en prendre à l’Ouganda en représailles de sa participation à la Mission africaine en Somalie (Amisom), qui épaule l’armée régulière locale.

Un responsable américain qui souhaite rester anonyme a confié lundi que les alliés de Mogadiscio discutaient de la possibilité d’étendre le mandat de l’Amisom pour lui permettre de prendre l’initiative contre les rebelles. Elle n’est autorisée actuellement à recourir à la force qu’en cas de légitime défense.

Prié d’expliciter la stratégie des Etats-Unis face à la rébellion islamiste, ce responsable a précisé qu’ils tentaient de la diviser, bien que ceci s’avère délicat en raison de l’hostilité viscérale des Somaliens aux ingérences étrangères.

"Nous savons que rien ne les galvanise plus qu’une immixtion extérieure, si on ne fait pas preuve de prudence", a-t-il dit.

"Nous sommes en quête du meilleur moyen d’exploiter leurs divisions. Mais, en même temps, si on ne fait pas cela correctement, on risque d’aboutir à l’effet inverse, qui serait de resserrer leurs rangs."

Al Chabaab comprend aussi bien des nationalistes somaliens que des combattants étrangers qui s’inspirent des méthodes d’Al Qaïda. "Forment-ils un groupe authentiquement somalien, à ce stade, ou ne sont-ils que les marionnettes d’un groupe extrémiste extérieur? C’est ce que nous nous efforçons de tirer au clair", confie le responsable américain.

Il semble que le mouvement se rapproche de plus en plus des méthodes d’Al Qaïda et les Etats-Unis souhaitent enrayer cette dérive avant qu’elle ne déteigne sur les combattants de base d’Al Chabaab.

Le million et demi de Somaliens de la diaspora, qui envoient un milliard de dollars annuellement dans leur pays, seraient ainsi en position d’user de leur influence pour attiser l’antipathie envers les extrémistes islamistes qui existe au sein de la population.

Il y a de "fortes chances" que cette tendance s’affirme car les Somaliens exilés en Occident s’irritent de la plus grande surveillance policière dont ils font l’objet dans leurs pays d’accueil depuis les attentats de Kampala.

Si cela nuit à leurs commerces et qu’Al Chabaab met en danger le flux de leurs versements d’argent, il s’aliénera un peu plus la population, espère le même interlocuteur américain.

William MacLean,
Marc Delteil pour le service français,
édité par Gilles Trequesser

__________________ 2 – AFP

Somalie: un humanitaire "détenu" et non enlevé, selon l’ONU

Le Service de l’action antimines des Nations Unies (UNMAS) a indiqué lundi dans un communiqué, qu’un Somalien, sous contrat avec l’UNMAS, était détenu par les autorités locales en périphérie de Mogadiscio.

Un collègue et un proche de Said Moalim Bashir avaient rapporté dimanche à l’AFP son enlèvement à un barrage entre Mogadiscio et Teredishe, une localité en périphérie de la capitale abritant des milliers de familles de déplacés. Cette zone est contrôlée par les insurgés islamistes somaliens.

L’UNMAS a précisé dans son communiqué que son collaborateur n’avait pas été enlevé mais qu’il était "détenu par les autorités locales".

"Les autorités locales ont été contactées et des discussions sont en cours pour dissiper le malentendu", a expliqué l’UNMAS dans son communiqué, qui précise que M. Bashir est en bonne santé.

Un de ses proches avait expliqué dimanche à l’AFP que son véhicule avait été intercepté près d’un camp de déplacés par des hommes en arme.

__________________ 1 – Afriscoop.net avec XINHUA

Somalie : 14 civils tués dans un combat à Mogadiscio

Au moins 14 civils ont été tués et 23 autres blessés lundi dans un combat entre des insurgés somaliens et les forces gouvernementales à Mogadiscio, la capitale somalienne, ont rapporté des médias.

Le combat, qui s’est déclaré dans le nord-est de Mogadiscio dimanche soir, se poursuit ce lundi.

On ne dispose pas d’autre détail sur les violences.

Cette évolution intervient alors que le gouvernement somalien a annoncé dimanche qu’il allait renforcer la sécurité dans la capitale, en réponse à la revendication par un groupe islamiste local des attentats meurtriers perpétrés la semaine dernière à Kampala, la capitale ougandaise.

D’importantes forces de sécurité ont été déployées dans les principaux carrefours à l’intérieur de la zone sous contrôle gouvernemental à Mogadiscio, où les soldats contrôlent les piétons et les véhicules pour retrouver des armes et des munitions illégales.

20/07/10 (B561) Yémen Express – La mise en garde d’Al-Awlaki – arrestation de plus de 30 membres présumés d’Al-Qaïda – La rébellion chiite soutient un accord – Pouvoir et opposition jettent les bases pour un dialogue national – Le Yémen va libérer plus de 400 insurgés (5 articles)


__ 5 – Radio Canada avec AFP / AP / Courrier international

La mise en garde d’Al-Awlaki

Dans un message diffusé sur un site Internet islamiste, Anwar Al-Awlaki, un religieux yéménite né aux États-Unis, a averti mardi le président Barack Obama que le Yémen risquait de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

Quelques jours avant la diffusion de ce message, Al-Awlaki avait été placé par le Trésor américain sur sa liste noire en tant que « terroriste international », ce qui a pour conséquence de geler tout avoir qu’il pourrait posséder aux États-Unis.

« Si l’on se souvient de George W. Bush comme du président qui a enlisé l’Amérique en Afghanistan et en Irak, il semble que d’Obama on dira : “Voilà le président qui a enlisé l’Amérique au Yémen” », dit Al-Awlaki dans son message.

« Obama a déjà engagé sa guerre au Yémen avec le bombardement aérien d’Abian et de Chaboua », a-t-il poursuivi, en faisant allusion à deux provinces du sud du Yémen où des pilonnages ont pris pour cible des éléments d’Al-Qaïda.

L’administration américaine a accru son aide au Yémen, où les autorités sont aux prises avec la branche régionale de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda dans la péninsule arabique. En avril, Washington a autorisé le lancement d’opérations pour tenter de capturer ou de tuer Al-Awlaki.

Nouvelle vedette d’Al-Qaïda

Né au Nouveau-Mexique de parents yéménites, Anwar Al-Awlaki figure déjà sur une liste de cibles devant être arrêtées ou tuées, qui a été établie par le gouvernement américain.

Plusieurs personnes soupçonnées de planifier des attentats seraient inspirées par le discours de ce religieux, établi au Yémen depuis plusieurs années.

Âgé de 38 ans, il n’a jamais été accusé d’avoir personnellement posé des bombes. Mais les spécialistes du terrorisme estiment que son discours persuasif, en anglais, a contribué à pousser des musulmans occidentaux vers le terrorisme.

Il aurait échangé des courriers électroniques avec le psychiatre de l’armée accusé d’avoir tué 13 personnes en novembre dernier à Fort Hood, au Texas.

________ 4 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen: arrestation de plus de 30 membres présumés d’Al-Qaïda

Les forces de sécurité du Yémen ont arrêté plus de 30 membres présumes d’Al-Qaïda au cours d’une opération de ratissage dans deux provinces, a annoncé vendredi l’agence de presse yéménite Saba.

“Les opérations de sécurité contre Al-Qaïda ont conduit à l’arrestation de 19 suspects dans la province de Marib et 11 autres dans la province de Hadramount”, a déclaré le ministre de l’Intérieur Mutahar al-Marsi.

Selon le ministre, les tribus dans les deux provinces ont collaboré avec les forces de sécurité pour déloger les terroristes, suite à des attaques contre les installations pétrolières et les forces de sécurité dans la région.

Le Yémen fait face à une une résurgence des activités d’Al- Qaïda sur son territoire.

_________________ 3 – Europe 1

Yémen: La rébellion chiite soutient un accord

La rébellion chiite au Yémen a exprimé lundi son “soutien” au récent accord entre le parti au pouvoir et l’opposition sur l’amorce d’un dialogue national dans le pays, confronté à un mouvement séparatiste sudiste et à la violence d’Al-Qaïda.

Cet accord a été signé par le Congrès populaire général (CPG), au pouvoir, et le Forum commun, qui réunit plusieurs formations d’opposition parlementaire dont le parti Al-Islah, principal groupe islamiste, et le Parti socialiste yéménite (PSY).

Il porte sur la mise en œuvre d’un accord de février 2009 pour un dialogue national, devant sortir le Yémen, pays pauvre et à structure fortement tribale, d’une crise accentuée par un renforcement de la présence d’Al-Qaïda et un mouvement séparatiste dans le sud.

_________________ 2 – L’Orient – Le Jour (Liban)

Pouvoir et opposition jettent les bases pour un dialogue national

Le Congrès populaire général (CPG), parti au pouvoir au Yémen, et les partis de l’opposition parlementaire ont signé samedi un accord d’entente en vue d’un dialogue national, un geste salué par le président Ali Abdallah Saleh. L’accord d’entente a été signé par le CPG et le Forum commun, qui réunit plusieurs formations d’opposition, dont le parti al-Islah, principal groupe islamiste, et le Parti socialiste yéménite (PSY).

« C’est un pas positif vers la détente politique (…), nous débutons une nouvelle étape », a déclaré, à l’issue de la signature du texte, le président Saleh. « Nous sommes dans le même bateau et nous devons naviguer ensemble », a encore dit M. Saleh. Pour le faire avancer, « il doit y avoir une direction composée de tous les partis politiques et j’avais dit lors de mon discours en mai que la contribution de tous les partis politiques du Yémen était la bienvenue », a-t-il ajouté.

Le 21 mai, à l’occasion du 20e anniversaire de l’unification du Yémen, le président Saleh avait invité toutes les formations politiques « à l’intérieur et à l’extérieur » du Yémen à un « dialogue national responsable, dans le cadre des institutions constitutionnelles ».

Le Yémen, pays pauvre de la péninsule Arabique, est confronté à un mouvement sudiste séparatiste et à un renforcement d’el-Qaëda, alors qu’un nouvel épisode de la guerre avec les rebelles chiites a abouti à une trêve en février dernier. Sur ce plan, le gouvernement yéménite a décidé de libérer plus de 400 prisonniers, principalement des membres de groupes rebelles du nord du pays, a annoncé samedi un dirigeant de l’opposition.

Toutefois, les rebelles chiites dénoncent le refus du gouvernement d’appliquer la trêve qui prévoit la libération de tous les insurgés prisonniers. Sur leur site Internet, les rebelles accusent l’armée d’être responsable d’une embuscade qui a coûté la vie à trois de leurs membres vendredi. Le Yémen doit faire face aux pressions des gouvernements occidentaux, mais également de l’Arabie saoudite, pour mettre un terme à ses conflits internes et pour lutter contre el-Qaëda.

_________________________ 1 – JDD

Le Yémen va libérer plus de 400 insurgés

Le gouvernement yéménite, qui tente d’instaurer un dialogue avec les formations de l’opposition, a décidé de libérer plus de 400 prisonniers, principalement des membres de groupes rebelles du nord du pays, a annoncé un dirigeant de l’opposition samedi. Une coalition de l’opposition et le Congrès général du peuple (CGP), parti au pouvoir, ont signé samedi un accord créant une instance qui aura pu mission d’abriter un débat national, rapporte la presse locale.

20/07/10 (B561) Point de vue / Houssein Abdourahman Djama "Andoleh" nous transmet le fichier son de sa dernière intervention. A écouter ou télécharger le fichier son + une traduction en Français qui nous a été fournie par l’auteur.

___________A – Original sur le site djiboutii.net

Lien avec l’original en format MP3

___________ B – Ecouter en format WMA

___________ C – Télécharger en format MP3

Lien de téléchargement

___________ D – Synthèse en Français

Dans cette intervention, Houssein Abdourahman Djama "Andoleh" aborde deux points essentiels concernant l’évolution de la situation politique a Djibouti:

  • la volonté de  Monsieur Aboudourahman Boreh de rejoindre le camp des “Démocrates”
  • la problématique de l’Union de toute l’opposition Djiboutienne.

En ce qui concerne Mr A.Boreh, H. Andoleh exprime une opinion claire et précise.

A savoir que la Famille des “Démocrates” ne doit pas adopter, sur une simple demande, des individus qui viennent d’être rejetés par d’autres “Familles de délinquants politiques, d’auteurs de crimes socio-économiques etc…….”.



En ce qui concerne l’Union de l’Opposition, Andolleh estime que cette dernière doit se construire sur la base d’objectifs précis à atteindre, soutenus par une stratégie politique acceptée sans réserve par toutes ses composantes.